Be Quick or be Dead

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Tell all the people

Une année, un artiste, un album

Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 15:11

 

http://bluestormmusic.com/store/images/smallfaces_ogdens.jpgIl serait faux de dire qu’on parle là d’un groupe méconnu. Bien au contraire, c’est d’ailleurs ce qui est surement le plus dommage. Toute personne ayant un peu chercher à creuser dans l’histoire du Rock n’ Roll pour obtenir la réponse à certaines questions (en tête desquelles « Pourquoi Rod Stewart ? » et « Pourquoi Peter Frampton ? ») sera tombé sur le nom des Small Faces. Mais bizarrement, c’est un groupe qu’on ne cite pas plus osuvent que cela.

 

A la question « Beatles ou Stones ? », il y aura bien souvent un qui se croira malin en répondant Kinks, ou Who. Mais il faudrait vraiment être un sacré peigne-cul pour aller répondre « Small faces ». Poutant, on aurait tort de sous-estimer ce groupe. En effet, la discographie des Small Faces contient un certain nombre de pépites et pas des moindres. En particulier cet album assez fascinant qu’est « Ogden ‘s Nut Gone Flake »

C’est un disque un peu particulier, celui où le groupe mod par excellence, qui s’est fait connaître par des hymnes frekbeat démentiels (« Whatcha gonna do about it ? » ou le toujours aussi fabuleux « Here comes the Nice » (quelle chanson !)) prend la tangente vers le psyché tout juste né.

 

La face A, outre un instrumental d’ouverture ultra planant, reste assez classique, est un enchaînement assez classique de titres dont aucun n’est à jeter, tous dans une sorte d’ambiance bon enfant, des titres mignons assez… mignons et trippants. Je défie quiconque appréciant la pop 60’s de résister à un « Lazy Sunday », ou à un « Afterglow » sur lequel l’orgue fait des merveilles..

On retrouve donc assez bien l’esprit du groupe d’origine, même s’il s’offre le luxe de quelques orchestrations un peu plus complexes.

La face B, elle, s’offre le luxe d’un opéra-rock. En version réduite, mais quand même. Quand un groupe principalement connu pour ses singles tubesques décide de commettre l’hybris  rock n’ roll de la fin des 60’s (après, dans les 70’s, ce sera les guitares à plusieurs manches), on ne s’attend pas forcément à une réussite. De toutes façons, l’expérience le prouve : quand un groupe décide de faire un opéra-rock, c’est généralement qu’il n’y a plus grand-chose à en attendre.

Pour le « scénario », on ne s’étendra pas dessus, sinon pour dire que, si on me forçait à le noter, je dirais qu’il est plus crétin / drogué que Tommy, mais moins que The Lamb lies down on Broadway. (Je sais, dur de trouver échelle plus grande.)

 

http://i.telegraph.co.uk/telegraph/multimedia/archive/01451/small-faces_1451559i.jpg

Paul Weller et Paul McCartney se sont cachés dans cette image, les retrouveras-tu?

 

 

Reste que cette face B, qui fait assez penser aux Who de « Sell out » (l’ouverture d’Happiness Sam fait irrémédiablement penser à Silas Stingy, les interruptions du narrateur aux jingles – sauf que là, ça gâcherai plus qu’autre chose…), vaut le détour. Je suis le premier surpris de dire ça, mais, débarrassé de la necessité d’écrire des chansons – ou du moins d’en écrire des susceptibles de sortir en single- les Small Faces se libèrent, et s’offrent le luxe du psyché teinté de freakbeat et de soul. Sur Rollin’ Over  (fabuleux morceau présageant déjà du virage qui sera pris par les Faces – on jurerai Miss Judy’s Farm au début), on se dit que Steve Marriott n’a jamais aussi bien chanté a part peut-être sur la face A, on s’offre un gros triop à l’acide sur « The Journey », on vocode la voix avec du Farsifa, et on obtient une face entière magnifique et bizarrement peu connue. Ca dure six titres, ce n’est bizarrement pas très chiant… mais pas très original non plus  ( à peu près tout avait été déjà fait quelques…6 mois auparavant, par d’autres – mais je n’ai pas dit « mieux » parce que c’est faux)

Alors on pourrait qualifier un peu vite les Small Faces d’habiles faiseurs, mais ce serait un peu rapide. On a surtout un album quasiment parfait, sur lequel les deux faces font sens, qui est là pour nous rappeler que Immediate n’était pas le moindre des labels, que les Small Faces étaient ftranchement impressionants sur album aussi, et que c’est mesquin de leur en vouloir pour les conséquences négatives qu’ils ont pu avoir sur la musiqeu moderne (ils ne sont pas responsables directement de « Baby I love your way », ni de « Baby Jane ».)

Vraiment, un album à réécouter. Dommage, juste que ce narrateur vienne tout gâcher entre les morceaux.

 

 

 

 

 

 

 

Note : pour ceux qui ne seraient pas au courant – sait-on jamais. En 1969, Steve Marriott quitte les Small Faces. Il montera par la suite Humble Pie avec Peter Frampton, guitariste chanteur coupable de « Frampton comes alive », l’album n°1 dans tous les bacs à soldes du monde, parce que tout le monde l’a déjà et que plus personne ne le veux. Les trois autres membres des Small Faces recruteront au chant Rod Steward, le Johnny Halliday anglais (comprendre par là : très bon interprète, mais son répertoire propre est assez déplorable à partir de 1975)

Par Guic ' the old - Publié dans : Une année, un artiste, un album - Communauté : Le Monde du Rock
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 19:00

http://c5.img.v4.skyrock.net/c50/cam0uw-gram0ph0ne/pics/1668442944.jpgPlacebo. Dernier membre du Triumvirat de mes 15 ans. Voilà un groupe auprès duquel j'ai fini par observer des sentiments plus que mitigés, au point d'en faire une Mort en Rock avant l'heure.

Si j'ai toujours conservé le plus grand respect pour Radiohead au fil des ans, si j'ai toujours conservé une sympathie coupable à l'égard du trio de Matt Bellamy (jusqu'à très récemment),  Placebo par contre est un groupe qui a subi à plus d'une reprise mon ire et mon ironie. Pourtant j'ai passé un temps finalement incroyable à bramer tant bien que mal, mêlant accent anglais raté et voix nasillarde imitée ce "Piouuure Mornaing" qui ouvre "Without you I'm nothing".

Il était prévu de longue date que cet album figure dans cette sélection personnelle, et pourtant, il a un instant failli passer à la trappe (au profit d'une étude comparative de "Celebrity Skin" de Hole et d'"Adore" des Smashing Pumpkins, avant que je me rende compte que l'entreprise, même si non dénuée de sens, est bien trop grande pour un petit gratte – papier de ma trempe).

 

Puis le hasard (ou le Destin) a fait son œuvre, et, le jour ou j'ai failli ne pas reconnaître "Without you I'm nothing" (le morceau) lors d'un blind test (reconnaître Placebo étant à la portée du premier téléspectateur d'Ardisson venu, je me devais de retrouver le titre, absolument), je me suis dit que j'allais devoir réécouter cet album.

 

Cet album que j'ai toujours cité en référence, dont je sais qu'il est intimement lié à la période "romantisme noir" de mon adolescence, et que, finalement, le temps aidant, j'avais fini par moins écouter, voire pire: commencé à oublier.

 

Certains se disent très certainement devant leur écran "Ca y est, il nous refait le coup du certes c'est pas un album génial mais il a tellement changé ma vie que franchement…". Qu'ils se détrompent: cet album est toujours, plus de dix ans après sa sortie, un grand album.

 http://img370.imageshack.us/img370/5403/placebo1nn4.jpg
Où l'on voit que Brian hésite à se mettre à poils lui aussi.

 

 

Dès l'insertion du CD dans le lecteur, je me retrouvais à nouveau en terrain connu: Pure Morning, son frottement de cymbales, son alarme, on rythme entêtant, ses rimes en "-eed". Finalement, un hymne toujours aussi vif et vibrant. On a beau dire: c'est de la paresse que de vouloir écrire un hymne, c'est du génie que de parvenir à en écrire un malgré soi.

 

Certes, dix ans se sont écoulés depuis ma découverte de cet album, et il y a bien des choses que je ne réalise que maintenant. A quel point l'intro de "You don't care about us" sonne new—wave par exemple. Ou celle de "Allergic (to thoughts of mother Earth)" peut faire indus. Evidemment, je ne pouvais pas le réaliser à l'époque, vu que je ne connaissais pas ces genres musicaux. Et si je trouvais à l'époque que cet album était un chef-d'œuvre, je dois dire qu'aujourd'hui, si je lui ai retiré ce qualificatif, c'est pour lui apposer ceux de Grand album, et, surtout, d'album riche.

 

Un album riche en genres abordés, effleurés, attaqués de front. Riche en grands morceaux, qu'il s'agisse des tubes (Pure Morning, ou évidement Every you every me), ou de morceaux un peu moins connus (Scared of Girls, ou Burger Queen, qui eut l'honneur d'une version française, bien avant, et bien meilleure que "Protect me from what I want")

 

Bon, évidement, tout n'est pas parfait, et une ballade comme "Ask for answers", malgré l'émotion évidente qui s'en dégage, me laisse encore, aujourd'hui, de marbre. Au même titre qu'attendre que 15 minutes aient bien voulu défiler, le doigt coincé sur la touche ">>" de la télécommande pour entendre un vague riff en fond de Brian Molko consultant les messages de son répondeur rend à cette piste cachée une saveur bien amère, même si, avec le recul, je sais que c'est quand Placebo cessera de cacher des pistes à la fin de ses disques que la chute commencera véritablement.

 

Mais quand même… Without you I'm nothing et sa progression fatale, Every you every me, qui dix ans après n'a pas pris une ride, et toujours Pure morning, son son obsédant, hypnotisant, sa construction en anaphore, sa continuité, sa beauté…

 

C'était une époque lointaine, une époque ou Placebo pouvait encore paraître sulfureux sans avoir à attaquer Voici en justice (pour "cassage de cette image sulfureuse" (je résume)), où ce groupe était sexy, tendu, comme sa musique, une musique travaillée certes (plus que sur le premier album – l'autre grand album du groupe), mais toujours suffisamment brute pour toucher droit au cœur, pour qu'on y croie.

 

 

 

Depuis, Brian Molko, Samson moderne, a coupé ses cheveux et perdu l'inspiration. Ou peut-être est-ce moi qui ne peux plus le comprendre car j'ai coupé les miens. Mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller à la nostalgie: "Without you I'm nothing" est là, bien là, destiné à rester. Parce que, finalement, sans lui, je ne suis plus grand chose.

Par Guic ' the old - Publié dans : Une année, un artiste, un album - Communauté : Le Monde du Rock
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 16:26

J’ai l’impression que c’était il y a une éternité. (Ouais, je sais, on a fait plus original comme intro, mais c’était ça ou « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans », alors que non, j’en ai même pas trente, on va pas déconner.)

 

C’était l’année du bac. Et j’avais pas encore compris que jamais je ne serais un métalleux. Bon, j’avais des indices, c’est vrai, comme par exemple ces Best Of des Beatles trainant dans ma piaule. N’empêche, dans mes disques à moi, le binaire se conjuguait surtout avec une double pédale.

 

J’ai une excuse, c’était le début de la fin de la vague du néo-métal. Que j’avais certainement du suivre par mimétisme, ou un truc comme ça, vu qu’à part quelques titres de Deftones et de Korn, et le premier album de Slipknot, j’avais jamais réussi à trop accrocher au truc.

 

Alors autant dire que quand un jour on m’a sorti que System of A Down était un groupe affilié à cette vague, j’étais sur le cul. Pour une raison inconnue, j'étais incapable de mêler SOAD à cette vague: il y a chez eux un truc qui tranche d'avec les autres groupes de néo-métal. Puis, ça a fini par me sauter aux yeux : même s’il leur arrive de chanter des trucs tristes, SOAD se lamente quand même vachement moins qu'un Johnatan Davis (et se la pète moins qu'un Fred Durst), et même quand le propos est déprimant, la musique reste souvent franchement entraînante. La preuve, c’est que j’ai passé mes années d’études à pogotter en soirée sur « Chop Suey ! » qui parle quand même d’enfance maltraitée. C’est dire.

Bientôt on dansera des slows sur « Atrocity Exhibitions » à ce rythme là.

 

Reste que le petit effet madeleine reste là, et qu’à chaque fois que je réécoute cet album je me retrouve quelques années en arrière, à admirer le coucher de soleil par la fenêtre de ma piaule, pendant ces semaines de vide total qu’on appelle « attente des résultats. » Et je me souviens qu’à l’époque, je n’étais pas encore snob. Et je me réjouissais de l’engouement généralisé dans mon lycée pour cet album : pour la première fois depuis presque toujours, j’étais dans le même état d’esprit que les autres gens de ma génération.

 

 

 

Au troisième top, il sera 6... non, 2... non, 11, non... rhaaa putain!!!

 


 

Que je sois devenu snob ou que j’ai développé un sens du bon gout, j’en sais rien, reste que quand ce groupe a connu un succès énorme avec « Lonely Day », je trouvais l’album dont il était extrait pas mal à chier, quand même.

Eh ouais… encore un groupe victime du syndrome de Muse – Placebo. On en déduira donc que leur second album reste leur meilleur à ce jour, et que si j’en parle c’est bien parce qu’aujourd’hui encore, je le trouve vachement bon. Ce n’est certes pas le chef d’œuvre du métal, il n’est pas éternel. Mais c’est une excellente porte d’entrée, encore aujourd’hui.

 

Sorte de métal festif, lourd mais quand même mélodieux… Avec quelques accents orientalisants de ci de là. Tout pour que ça passe comme une lettre à la poste, avec en bonus la ballade de rigueur (ATWA), le tube bourrin en puissance (Toxicity) et le pont jeté pour rejoindre les rivages pop, qui lui aussi sera un tube (Aerials). Qui sera d’ailleurs un tube au point de squatter la première place du classement des auditeurs de Oüi FM pendant 2 mois et demi, soit bien plus que nécessaire pour me dégouter de ce titre.

 

Alors que l’été revient pointer son nez sur la capitale, j’ai eu idée de ressortir Toxicity des cartons numériques encombrant mon disque dur… disque dur que je n’avais pas à l’époque, c’est dire si c’était il y a longtemps. (Remarque: au moment de publier, je réalise que cet article traîne depuis 2 mois)

 

Et s’il y a une chose, une seule à dire sur cet album, c’est qu’il marche toujours aussi diablement bien. Oui Bounce me donne toujours autant envie de sautiller dans tous les sens, ATWA me déchire, ma tête se secoue toujours comme si j’avais des cheveux longs sur Toxicity, je me marre toujours autant en entendant les inflexions prises par la voix de Serge Tankian sur Needle (et sur Forest, mais là c’est moins normal)…

 

Mais en même temps, c’est facile : quand je l’écoute, j’ai 16 ans à nouveau, et c’est réglé ; et c’est facile à nouveau : le boulot c’est pour dans des années, on est jeunes, soyons fous, cons, faisons la fête, allons boire et draguer.

 

Autant dire que derrière ça le retour à la réalité est difficile. Faut sortir la grosse artillerie pour redescendre. Il faut un certain temps pour réaliser à nouveau que depuis, tout a changé et que mes potes de l'époque sont pour beaucoup bien loin, et qu'il y en a tant d’autres dont j’ai tout simplement perdu la trace. Sauf Serj Tankian, qui lui réussit à me décevoir régulièrement. Mais bon, c’était il y a une éternité tout ça, vous dis-je !

 

 




Par Guic ' the old - Publié dans : Une année, un artiste, un album - Communauté : Le Monde du Rock
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 19:21

Mon Dieu qu'elle est longue la liste des artistes qu'on découvre trop tard... La faute à une séparation. Un décès prématuré. A pas de chance, parfois, aussi.


On a tous une histoire à raconter au sujet de nos albums préférés. Parfois liée à son achat, parfois à sa découverte, parfois aux découvertes qu'il a entrainées.


Figure 8, c'est le seul album que j'ai découvert par deux fois. Oh oui, certes, il y a ces albums que j'ai écoutés, laissés de côté, et auxquels je suis revenu par la suite, plus mur pour les apprécier : Songs for The Deaf, Up the Bracket, The Queen is Dead...


Mais celui - ci je l'ai adoré les deux fois que je l'ai découvert.


En réalité, au détour d'une copie ratée, d'une archive mal extraite ou de je ne sais quelle mauvaise manipulation informatique, j'ai passé deux ans à écouter... un demi album d'Elliott Smith. « Figure 4 » quoi.

Là où se situait la feinte, c'est que cet album, intitulé Figure 8, se retrouvait du coup à posséder 8 titres - chose qui m'apparaissait logique. Et en plus, l'album s'achevait sur l'envolée de Stupidity Tries qui constituait pour moi une « envolée finale » comme je les aime, du genre dont je vous ai parlé récemment.


J'aimais beaucoup les autres albums d'Elliott Smith, certes, mais celui là c'était quand même celui qui me parlait le plus. Moins Folk, plus pop. Des orchestrations plus riches, dont feu Elliott profitait bien. Le pont de Son of Sam, l'intro (et ce que j'oserai appeler « le break » ) de Junk Bond Trader, le refrain et l'outro de Stupidity Tries... L'album voit Eliott s'éloigner de ses terres acoustiques et déployer une aisance mélodique fascinante. Doublée d'une certaine luxuriance des orchestrations qui magnifiait sa voix, qi cristalline et brisée à la fois... pour l'emmener bien loin de la discrétion d'un « Needle in the hay » par exemple. C'est déjà prégnant dans XO (son album d'avant), mais là, c'est vraiment de la pop pure et dure, de toute beauté. Il m'arrive de dire que c'est le meilleur truc que j'aie entendu depuis les Beatles... Je ne sais pas, moi-même, si c'est une blague ou pas.


La supercherie aura tenu 2 ans. (ou 3, je sais pas, entre les deux disons).


Jusqu'à ce que... je décide une première fois d'écrire cet article. Et que, histoire de pas encore me planter d'année (foutus albums sortis en décembre), j'aille jeter un œil sur Wikipedia. Stupeur : cet album contient en fait 16 titres.


La colère et la frustration nous faisant faire des trucs bizarres, Figure 8 a rejoint dès ce soir là ma discothèque. En vrai, en dur, en CD et en livret. Et j'ai été gâté comme un gamin de 5 ans un jour de Noël. J'avais droit à « mon » album, avec 8 bonus tracks en quelque sorte. Bien entendu, une crainte existait : que la fin de l'album soit décevante... Il n'en est rien. Sur cette « nouvelle fin » on s'offre le luxe de la petite envolée (« Can 't  make a sound » ), puis un petit instrumental terminal. Soit, réunis, les « concepts de fin » de rien moins que deux de mes albums préférés... OK Computer (Radiohead) et Adore (Smashing Pumpkins).

Cet album est d'une beauté surprenante, enregistrée par un Elliott qui voit s'éloigner ses vieux démons, et dont on sent qu'il espère lui aussi qu'ils resteront bien loin. Certes, ça ne l'empêche pas d'ouvrir le bal avec une chanson sur un serial killer, mais bon. Cela, si on y réfléchit, rend d'autant plus traumatisante sa triste fin. Elles sont nombreuses, les stars qu'on a découvertes alors qu'elles étaient déjà disparues. Mais elles ne sont pas si nombreuses celles dont la fin nous touche vraiment : Morrison, Lennon, ou même Cobain, sont certes décédés, eux aussi avant que je ne découvre leurs œuvres, mais bon, c'est comme ça, et ça a toujours été comme ça. Leur musique est c qu'elle est, et leur mort ne la transcende pas plus qu'elle ne la descend, c'est comme si l'artiste et son œuvre avaient toujours été dissociés pour moi.

 


Elliott nous offre sa version du "pourquoi Figure 8".



Mais à l'écoute de cet album, si beau, si limpide, et aussi si plein d'espoir... On se dit que la vie est une sale garce (mais la mort ne vaut pas mieux qu'elle d'ailleurs.)

Alors oui, j'aime cet album car... l'ironie du contexte me fascine. Le seul concurrent, en ce sens, c'est le « My Way » de Sid Vicious , eu égard au contexte : ce mec qui chante une chanson de vieillard mourant, à 21 ans, c'était déjà une provocation... Malheureusement trop juste. Rien que d'y penser, j'ai des frissons. Mais voilà.


Bien entendu, le fait est que mon histoire personnelle avec cet album fait que j'ai toujours l'impression d'écouter une sorte de double album dont j'aurais usé le premier disque jusqu'à la corde, et négligé le second... Mais bon, pourquoi pas. Si c'est le prix à payer pour que j'aie à ce point l'impression que ce disque m'appartient...


En l'écoutant, chaque fois, me revient cette idée : ah oui, elle est longue la liste des artistes qu'on a découverts trop tard. Et le problème c'est qu'elle ne peut que s'allonger.

 

 



Ca c'est l'idée que je me fais d'un pop song "parfaite".

Par Guic ' the old - Publié dans : Une année, un artiste, un album - Communauté : Le Monde du Rock
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 19:12

Allez avouez-le... Vous aussi, non ?


Vous aussi, vous avez écouté Rage Against the Machine à 17 ans, non ?


Vous aussi, vous avez d'un coup eu envie de faire la révolution, vous les avez cru quand ils vous gueulaient dans les oreilles que votre colère était un don, et que, non, on allait pas faire ce qu'on nous disait de faire.


Vous aussi, vous avez adoré ces titres qui ne sont pas des morceaux mais d'extraordinaires hymnes faits pour donner envie de tout réduire en cendre, de mettre le monde à feu et à sang, dans l'unique but de le changer, ou au moins de le faire bouger, non ?


Vous aussi, vous vous êtes dit que Rage avait la réponse, ou du moins était la meilleure illustration de vos colères, de vos frustrations d'adolescent qui est « pas encore majeur mais tu verras, dès que j'aurais mes 18 ans.... », non ?


Vous aussi, vous avez pogotté sur Killing in the Name dans une soirée étudiante, attendant patiemment la fin du dernier vrombissement de guitare pour placer à sa place exacte ce « Mother fuckeeeeer ! hin, han » conclusif du morceau à sa place exacte, en totale synchronie avec Zack de la Rocha, non ?


Vous aussi, vous avez été attristé par leur séparation et affligé par leur reformation, non ?


Vous aussi, vous vous êtes maudit de n'avoir qu'une guitare acoustique quand vous avez tenté de reprendre « Bombtrack », et que ca n'avait finalement rien d'une bombe, non ?


Mais vous aussi vous avez tenté de vous consoler en vous disant que beaucoup plus (beaucoup trop) de questions surgiraient si vous tentiez d'imiter le son du jeu de gratte de Tom Morello, non ?


Vous aussi, votre mère vous a dit de baisser cette musique, tandis que vous vous réjouissiez qu'elle n'entrave rien à l'anglais, sous risque qu'elle fasse une crise cardiaque en comprenant les textes, non ?


Vous aussi, vous vous êtes fait prendre en photo dans un carton, non?


Vous aussi, vous vous sentez vieux maintenant, calmé, posé, mais ressentez le « vous-jeune » s'agiter dans tous les sens dès que repasse un titre de cet album, non ?


Vous aussi, vous vous surprenez à réécouter ce disque quand le printemps revient, avec l'envie de retrouver votre jeunesse révoltée d'avant... avant d'enfiler votre costard pour faire votre boulot gentiment, avec une légère part de honte dans le métro, non ?


Vous aussi, quand vous réécoutez cet album, vous vous dites... « qu'est ce que j'étais con... Mais qu'est-ce que c'était bien », non ?


Vous aussi, vous arborez maintenant ce sourire mi-nostalgique, mi-niais quand vous voyez un « gamin » passer avec un T-shirt arborant une étoile rouge ou le portrait du Che, non ?


Pour vous aussi, Rage Against the Machine est un album important, non pas seulement dans le cadre de l'histoire du Rock, mais tout simplement dans le cadre de votre vie, non ?


Vous aussi, ça fait 4 ans que cet album est celui que vous choisissez de préférence pour mettre en fond et gueuler quand vous prenez une douche, non ?


Comment ça, « NON » ?


Allez... Avouez - le... Vous aussi.


Bon, OK, je vous le concède... Peut - être pas le dernier.



Par Guic ' the old - Publié dans : Une année, un artiste, un album - Communauté : Le Monde du Rock
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