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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:15

Lyon. Un week-end de 2007. Ou de 2008. Probablement 2008. Par contre, je n'arrive plus à me rappeler lequel, ni ce que je faisais à Lyon. Ca devait être 2008, parce que si j'ai écouté Nick Cave plus que de raison quand j'étais à Lyon en 2007, ce n'est qu'en 2008 que j'ai acquis Abattoir Blues / the Lyre of Orpheus. A Lyon pourtant. Ma mémoire n'est sûrement plus ce que je crois qu'elle était.

Toujours est il que je déambulais dans la Gare de la Part-Dieu quand c'est arrivé. Soudain, pour la première fois depuis des années, un titre, que j'avais pourtant déjà écouté quelques fois auparavant, m'a collé, d'un coup d'un seul, lors d'une montée / pont final, un sévère coup derrière la tête. Et me voilà, figé, frissonnant, au milieu de gens courant après leurs trains.

 

Hey, little train, wait for me. I once was blind, but now I see...

 

La seule raison pour laquelle je vous raconte ça, c'est que je ne me suis rappelé de ce moment de ma vie qu'hier soir. Elle est là la puissance de l’œuvre Cavienne (c'est cela dit le propre de l’œuvre de tout Grand), celle de nous dire, de nous rappeler de nous découvrir nous-mêmes.

 

Les Cavistes (que j'espère nombreux parmi les lecteurs de ces pages) ne devraient pas avoir besoin de plus que ça et de la setlist du concert d'hier pour comprendre à quel point j'ai passé une soirée extraordinaire. Mais c'est un peu court (jeune home) pour les autres, donc voilà.

 

http://blogs.lexpress.fr/judebox/wp-content/blogs.dir/687/files/2013/02/59ce89d2-630x630-300x300.jpgJ'ai décidé de prendre une place pour le concert de Nick Cave au Trianon pour la raison la plus con du monde : pour me venger de n'avoir pas pu avoir une place pour le concert de Pulp à l'Olympia. Je voulais y être, presque plus que je ne voulais y assister. Car voyez-vous, le petit problème, c'est que ce concert était là pour présenter le nouvel album. Nouvel album qui ne sort que lundi. Mais que tout le monde a déjà écouté. Sauf moi. Parce que tant qu'à faire, je voulais faire les choses bien. C'était ma première fois avec Nick Cave, tout de même.

 

Or justement, le problème c'est que l’œuvre du gars ces dernières années n'était pas vraiment à l'image de ses gloires passées. Si j'osais, j'avouerais que le dernier morceau de sa main qui m'ait vraiment entièrement convaincu, c'est « No Pussy Blues ». 2007, donc.

Enfin, ça c'était avant hier soir.

 

La salle du Trianon est charmante, avec ses sculptures et ses labris ses balcons en corbeille, sa moquette râpée de centre de Sécurité sociale. Le long rideau rouge pend sur la scène , et on se dit qu'au moins, le lieu est agréable – ce qui n'est pas plus mal vu qu'il faut y retourner dans quelques mois. En attendant qu'arrive Ska, et faute de pouvoir payer autrement que par carte bleue, je sirote un Jack Daniells 1 pour me mettre dans l'ambiance quand s'ouvre soudain le rideau rouge... sur un écran. Pour la diffusion du making of du dernier album. Ce n'est pas la chose la plus fascinante du monde, mais ça occupe. Surtout que (c'est le barman qui me l'a dit) le concert commençant à 20 h 30 ça ne devrait plus tarder.

 

C'est à ce moment que je retrouve Ska et sa chère et tendre. On discute quand le noir s'abat sur la scène. Les Bad Seeds ont tellement changés qu'on peine à reconnaître les musiciens, sauf évidement Warren « Robinson » Ellis. Il faudra que le Caveman himself excuse un Thomas Wylder malade pour réaliser que le batteur remplaçant de ce soir n'est autre que... Barry Adamson!2

Le groupe est accompagné, j'ai oublié de le dire, de plusieurs choristes : deux jeunes filles et quatre enfants, auprès desquels un Nick Cave étonnamment joueur avec son public ce soir ne cessera de s'excuser à chaque insulte proférée. (Enfin, à chaque « fuckin' ». Et ça fait fuckin' souvent).

 


 

Nick Cave, lui, n'arrive évidement qu'en dernier pour s'emparer du micro et saluer la salle, avant d'annoncer le programme de la soirée : Jouer d'abord le nouvel album dans l'ordre (« et non en shuffle comme tout le monde l'écouterai de nos jours »), puis ensuite jouer « some other old stuff ». On signe évidement des deux mains. Surtout pour les old stuff, parce qu'on vous rappellera ma situation : Cave ne m'a pas convaincu sur disque depuis … 2004 ?, et je ne sais pas encore vraiment à quoi ressemble l'album.

 

Dieu merci, les titres sont doux, Cave articule suffisamment bien pour que même dans les moments où je suis un peu moins convaincus (moments étonnamment rares, car, je le découvre ce soir même, l'album est plutôt très bon), je peux m'accrocher à l'écoute des paroles pour être certain de ne pas m'ennuyer un instant. Cela entraînera évidement quelques instants d'incompréhension (« Attends, c'est moi ou il vient bien de chanter « Wikipedia is heaven » ? Attends, il vient pas de dire « Hannah Montana » ? Faut croire, il vient de dire « Miley Cyrus ». Oh merde. Dans une chanson qui s'appele « Higgs Boson Blues »3)

 

Du nouvel album, je retiens surtout « We know who U R », ouverture sombre et tendre, « Jubilee Street » et « Finishing Jubilee Street », « Higgs Boson Blues », et le titre intitulant l'albm « Push the sky away » (Ce titre résonne particulièrement en ce jour de papauté démissionnaire, d'ailleurs...)

 

D'un certain côté, alors même que je me fais terrasser par certains titres, je sais que j'ai fait tout à la fois le bon et le mauvais choix. Découvrir Jubilee Street et son final, comme ça, sur scène, c'est le meilleur moyen de le découvrir, explosif, tranchant, impressionnant... Mais enfonçant fatalement, pour toujours, tout espoir d'être jamais réellement convaincu par son pendant studio qui n'atteindra jamais la même énergie, ne me mettra jamais, jamais, malgré toute la bonne volonté que le groupe comme moi pourraient y mêler, dans le même état que durant ces instants fugaces de communion.

Le même problème se posera pour « Higgs Boson Blues », même si l'incongruité des paroles me permettra de garder un peu plus les pieds sur terre.

Push the sky away conclut la première partie du set sur une note douceâtre, m'inspirant une image pas très inspirée à base de Leonard Cohen meets Kid A. La métaphore est pourrie, mais la chanson est belle.

 

Alors voilà. On est déjà très convaincu par l'album qu'on vient d'entendre. Mais d'un autre côté... C'est maintenant que l'excitation monte vraiment. Vraiment.

 

« And now, as promised, let's play some old stuff ».

 

On a à peine le temps de respirer qu'on abandonne tout ce qui faisait l'ambiance de la première moitié du concert. De halos pâles, la lumière s'ensanglante soudain, Nick saisit le micro et...

 

« I wanna tell you about a girl »

 

Non... Si.

 

From her to eternity, comme ça, direct. Plus de mélancolie, mais du sombre, du violent, Cave gesticulant, sautant, éructant... Nick Cavant. Il est en forme pour un vieux. Et il ne nous laisse pas vraiment de répit, nous entraînant dans la poisseur de sa discographie passée... Car à peine achevée cette performance sur un de ses titres de jeunesse... sonnent le glas. Non, sérieusement, Nick. Red Right Hand ? Maintenant, comme ça ? A croire qu'il veut convaincre au plus vite ceux qui auraient pu ne pas l'être suite à la première partie...


http://photo.parismatch.com/media/photos2/3.-photos-culture/musique/nick-cave-a-londres/5345693-2-fre-FR/Nick-Cave-a-Londres_articlephoto.jpg

 

Mais bon, on ne peut pas tout faire dans la poix... Il est donc temps de remettre un peu de lumière dans ce théâtre. Ce sera O Children, qui, une fois que j'aurais compris qu'en fait ce n'était pas Easy Money, me bloquera à mi chemin entre le Trianon en 2013 et la Gare de la Part-Dieu en 2008. Oui, disons 2008, vous l'aurez deviné.

Et afin de vraiment poser les choses, de calmer l'ambiance à nouveau, ce sera the Ship Song, avant de dire bye-bye aux choristes (il est 22h, c'est l'heure de coucher les enfants.) Et ainsi, pendant encore quelques titres, les Bad Seeds, entre eux, de nous offrir, selon l'humeur, ce savant mélange de sang, de sueur, de larmes et de foutre qui constitue le cocktail unique de l’œuvre de Nick Cave.

A nouveau, on repart d'un sommet de violence avec Jack the Ripper, menée de main (de fer) de maître.4 Et on se surprend à découvrir ce groupe, ancien, rodé, déroulant ces titres avec une fougue et une énergie et une bonhomie (j'ose le terme) attendrissante. Pro, mais humains. Sauf le grand maître de cérémonie, pénétré, qui aimante le regard. Il y a là un déséquilibre aussi fascinant que frappant, ant, derrière lui, le groupe semble s'amuser tandis que lui prend les choses au sérieux.... Sauf que... sauf qu'il est un moment ou tous doivent s'amuser, et ce sera Deanna. On connaît tous ce titre, ce n'est pas lui le pic de la carrière des Bad Seeds, c'est, mais il est impossible de bouder son plaisir, surtout sur une version live aussi entraînante5.

 

Maintenant on s'en doute, il est temps de rebaisser le ton d'un cran, et le patron de s'installer au piano (dont on découvre l'existence à ce moment à vu qu'il n'avait pas servi jusqu'à présent!). C'est le moment souffrance. Your Funeral, my Trial, puis... Love Letter. Love Letter, Love Letter...

Paradoxalement, ce sera le moment « bas » de cette session (enfin à mes yeux), ce qui est surtout le preuve (sinon de mon manque de goût diront certains) du côté relevé de ce menu best of. Qui doit bien évidement s'achever en feu d'artifice...

 

I begin to warm and chill... To objects and their field....

 

Évidement. En plus la gonzesse derrière moi arrêtera enfin de gueuler « The Mercy Seat » à la fin de chaque morceau. Sauf que. Insatisfait par le démarrage, le groupe reprend le morceau, à l'instigation de son chanteur, depuis le début. Pour finir en apothéose, avec cette coda démente qu'on connaît tous (si vous ne connaissez pas, vous devriez).

 

Essoufflé, ravi, fasciné, même pas vraiment capable de râler que j'ai pas entendu telle chansons tellement je suis ravi et convaincu, j'attends. J'attends le retour, le rappel. Qui bien évidement viendra. Dum dududum... tou doudoudoum. Voilà. La conclusion. La folie, le sang, la sueur, le foutre, les larmes et le Diable : Stagger Lee. On ne saurait rêver meilleure conclusion. Les lumières se rallument pour nous indiquer la sortie, on a pas envie, mais bon.

 

Je sais, je ne suis pas à la hauteur pour résumer ce concert qui aura su me donner la chair de poule comme peu y sont parvenus auparavant... J'en suis désolé. Mais j'ai vu l'Apocalypse, et c'était beau.

 

Il est temps pour certain d'aller chercher les enfants, pour d'autres de rentrer... Et d'aller se coucher, en glissant dans le radio-réveil « The Lyre of Orpheus »...

 

O Children... Rejoice. Rejoice.

 


 

 

 

Setlist : Je vous ai détaillé tous les titres, donc c'est pas la peine non plus....

 

 

1 Oui, c'est décidé, vu les échos que j'ai eus de mon compte rendu de Rock en Seine, j'ai désormais décider de détailler toutes mes boissons dans les compte-rendus de concert. Rassurez-vous, je varierai les breuvages, et c'était mon seul verre de la soirée.

2 Je sais, ça ne peut faire (sou)rire que les cavistes nerds, et encore.

3 Cette chanson m'a bizarrement touché, en ce sens que j'y associe plein de trucs, eut égard à son truc, qui ne sont pas dedans. D'une part le blues du but atteint sans but vers lequel aller après – comme ont du le ressentir les physicien qui cherchaient à prouver l'existence dudit boson... Et se sont fait doubler. D'autre part, le fait que j'en ai appris la découverte via un texto qu'on m'a envoyé alors que j'étais en route pour un enterrement. Dieu que c'est triste un boson en Juillet.

4 On signalera que cette chanson fut présentée par le Caveman himself de la façon suivante : Vous savez, dans la vie à un moment ou à un autre, on atteint un pic, et à partir de là, tout ne fait que chuter … Blaaaah... Cette chanson est mon pic personnel ».

5 D'ailleurs, c'est peut-être la fréquentation trop assidue des concerts garage de Montreuil, mais j'avais bien l'impression d'être le seul en train de twister sur Deanna. Les gens ne savent plus s'amuser.

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:31

http://www.sourdoreille.net/beta/wp-content/uploads/2011/09/Smashing-pumpkins-2011-welovemusic.gifCa y est, j’ai enfin vu les Smashing Pumpkins sur scène. C’est purement et simplement un rêve de « moi à 16 ans » qui se réalise. Et autant le dire dès le début de cet article, ce ne fut pas le plus grand concert que j’aie jamais vu. Cela dit, ce fut tout de même une très bonne soirée.

 

Les appréhensions que j’avais avant le concert résument finalement assez bien mon ressenti du concert lui-même. Comprenez : alors que j’allais enfin les voir sur scène, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Un peu comme quand on va voir un groupe qu’on adore pour la première fois quand celui-ci vient de sortir son pire album, on fait tout pour ne pas bouder son plaisir, mais pourtant, on a du mal à ne pas regretter de les avoir ratés sur la tournée d’avant.

 

Enfin. Bien installés dans la fosse du Zénith (pluriel, car concert familial : ce n’était que justice que d’embarquer ma frangine – à qui je dois en grande partie mon amour des citrouilles pour ce concert, et le « moi à 16 ans est aussi présent, surtout que quand on voit Ouï FM sponsoriser un concert des Pumpkins, on a l’impression d’être de retour en 2000…), on endure la première partie en attendant qu’arrive le vrai show. Pour la première partie, on dira juste que ce groupe cumulait les bonnes idées et références (viennent d’Austin, TX, influences Sonic Youth / Jesus & Mary Chain, bassiste en jupette / bas) mais c’est comme la morue aux fraises, c’est pas parce qu’on ajoute mille bon trucs qu’on évite d’obtenir une bouillie dégueulasse.

 

21 h 15 : Ca y est, le groupe entre en scène, salue discrètement le public, le rideau tombe pour révéler un décor de pseudo fête foraine dorée et attaque. Nouveau morceau. Puis encore un nouveau morceau. Logique, le groupe a un album qui doit sortir en début 2012, il est logique de venir le défendre… Mais le concert commence exactement comme je le redoutais : le public, les nouveaux morceaux, il s’en fout. Il est là pour réentendre les tubes de sa jeunesse. De plus, les nouveaux morceaux ne sont pas grandioses. Un peu trop fouillis, encore.  Mais heureusement pour les nostalgiques, Le groupe a une autre actu : la prochaine réédition de ses deux premiers albums (fin du mois). J’avais un peu peur de bouffer trop de Gish et des Siamese Dream et j’avais a moitié raison* Mais cela ne se fera pas sans petit clin d’œil / cadeau pour les fans : on commence par s’enchaîner, après ces deux inédits, donc,  Starla (face B du premier single du groupe – I am One** - et accessoirement chef d’œuvre caché), Geek U.S.A., un Muzzle qui fait plaisir par où il passe (And I knew… the meaning of the world ) puis … Window Paine. Clairement le morceau que je ne m’attendais pas vraiment à entendre.

Et après ce moment de joie n°1, nouveau morceau (enfin, pas inédit, mais un récent : Lightning Strikes, et là, bam, le public se calme. Et ce sera comme ça toute la soirée. Par moments, j’avais limite mal pour le groupe de voir ainsi le public ne pas réagir aux nouveaux titres… Mais d’un autre côté, je me dois d’avouer que les nouveaux titres ne valent pas tous qu’on s’enflamme, loin de là. Et le rythme de la soirée est ainsi donné : 2/3 vieux morceaux qui enflamment la salle suivis de 2 morceaux récents qui plombent tout. En toute logique, c’est pourquoi le concert ne fut pas dantesque, mais plein de bon moments et de bons morceaux. Par exemple, juste alors que l’ambiance est calmée par ce morceau récent (que j’ai l’impression que personne, mais personne connait dans l’assistance…), voilà, tout s’enflamme à nouveau sur Siva / Soma… Puis nouveau morceau… Puis nouvelle plongée dans Pisces Iscariot (Frail & Bedazzled). L’indispensable Silverfuck  - moi qui ne suis pas le plus grand agité de la fosse, j’en fus pour mes frais, j’ai encore des courbatures deux jours après -histoire de bien mettre le feu avant de te recalmer tout le monde avec des nouveaux morceaux, et longs en plus ! Je ne suis pas tendre avec les nouveaux morceaux, je vous l’accorde. Mais je verrais sur l’album. Je dois admettre que par moments, les basses et la grosse caisse surpuissantes résonnant dans le Zénith me faisaient littéralement mal et que j’étais pas forcément dans le meilleur état pour apprécier.

 

Quoiqu’il en soit, à partir de là le concert claque un quasi… non, un sans faute, sérieux. Thru the Eyes of Ruby (The night has come… to hold us young…), qui dégénère en I am one, pour rouvrir sur Cherub Rock fut véritablement le meilleur moment du concert – et peut-être le plus éprouvant physiquement. Derrière ça, les nouveautés sont rafraichissantes : Owata (déjà connue) et My Love is Winter (à venir) sont deux morceaux mignons et plein d’entrain qui ne sont pas sans rappeler Zwan et sont idéales pour reprendre son souffle, se laissant écouter sans déplaisir aucun. Et le set de s’achever sur (enfin !) un morceau de Adore, le déchirant For Martha – qui ne fut pas si déchirant que cela bizarrement, et tint plutôt de salut cordial et émouvant au public.

 

IMAG0441---Tony-Metal-Trashy1.jpg

 Portrait du critique en fan.

A ce moment… On sait que le groupe reviendra (logique de Setlist : trop de tubes manquent) mais on réalise aussi qu’on a eu droit à deux belles heures de concert. Fatigué,  peut-être pas heureux non plus, mais quand même très content, clairement (surtout que ce concert m’a permis de redécouvrir des morceaux dont j’avais oublié qu’ils étaient si bons…).

Et le groupe de revenir pour le rappel peut-être le plus téléphoné de l’histoire, mais peut-être aussi le meilleur que j’aie vu. Après avoir discuté un peu avec le public ( pour la première fois du concert : Corgan donne beaucoup pendant les morceau, mais entre, juste quelques mercis.), expliquant : «  When I came into this showroom earlier today, I realised that I’ve already come in this place. It was in 1992. But, I wasn’t playing with the Smashing Pumpkins, I was in the audiance, over there, and I came to see play The Rita Mitsouko. Do you know the Rita Mitsouko? Tiny Woman. Tiny, tiny, but noisy woman. Was great .»

Et le rappel d’éclater, Zero puis Bullet with Butterflies Wings. Et bye – bye. Lights on. Bien sur, oj’ai un pincement au cœur en pensant aux chansons qui n’ont pas été jouées (Today, Tonight, tonight, 1979…) mais d’un autre côté, je suis pleinement repu, et content. Pas le meilleur concert de ma vie (par contre, pour ma sœur, je sais pas), mais assurément, je me sens bien, car je viens de boucler une boucle, et de régler un compte avec moi-même : moi à 16 ans ne peut plus me reprocher de ne pas avoir tenté plus de convaincre mes parents de me laisser aller les voir en 2001, de les avoir ratés au Rex en 2007. Et Corgan a toujours une classe et une présence affolantes. Certains passages a cappella sur Silverfuck ou Siva, où le public fermait enfin sa gueule... Voilà un truc où le terme mystique retrouve son sens.

Allez, moi à 16 ans, je t’emmènerais peut-être voir Radiohead en 2012, mais Mc Cartney c’est trop cher. Au pire, on retournera voir les Pumpkins en 2012, si l’album est bon. Mais pour l’instant, profite tout ton saooul de la chance qu’on a eu. C’était bien, hein ?

 

Setlist: Quasar / Panopticon / Starla / Geek U.S.A. / Muzzle / Window Paine / Lightning Strikes / Soma / Siva / Oceania / Frail and Bedazzled / Silverfuck / Pinwheels / Pale Horse / Thru the Eyes of Ruby / Cherub Rock / Owata / My love is winter / For Martha

Rappel: Zero / Bullet with Butterflies wings

 

 

Pour la vidéo, heu, ben, y en a plein sur Youtube... Alors j'ai pris celle ci, parce que vraiment ce fut la claque que je n'attendais pas ce morceau. L'image est pas top, le son est étonnament bon pour une vidéo youtube de concert.

 

 

 

* En fait, il s’avère qu’on a jamais trop de Siamese Dream en fait.

** I am one qui fut, disons.. . une sorte de running gag du concert, Corgan en chantant quelques paroles durant le pont de Siva, puis le groupe en enchainant intro, solo et outro pour finir Thru the Eyes of Ruby (mais ça on y revient)

 

 

PS: Nicole F., si tu me lis, tu as atteint la seconde place du "top des bassiste de Guic" en dépassant alégrement D'arcy. Ta tenue de mercredi t'as aidé beaucoup. Le mugshot de D'arcy aussi.


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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 15:41

http://www.reallysharpband.com/pb/wp_bb60fb3f/images/img1200648a078ebd44a7.jpgTout est parti de l'idée suivante: tiens, et si je fouillais histoire de voir s'il n'y a pas un concert sympa à se faire? Parce que je suis comme ça, moi, si j'ai pas un concert que j'attends avec impatience, ma place bien rangée sur le baffle gauche de la mini-chaîne, je me sens tout nu, je dépéris. C'est comme ça.

 

Et puis, alors que je déambulais dans les allées virtuelles d'un refourgueur de places de concert de grande distribution, j'ai soudain eu l'impression d'être en train de fouiller le rayon disques. Zappa plays Zappa's Apostrophe, à l'Olympia. Patti Smith joue Horses, Salle Pleyel. Roger Waters, The Wall à Bercy. C'est quoi cette nouvelle mode? C'est pas justement l'intérêt le plus basique du concert, que de ne pas aller écouter le disque régurgité sur scène telle quel? Parce qu'en plus, tous ces concerts sont d'ores et déjà complets, ce qui ne m'avance pas.

 

Oh, certes, on ne parle pas là d'albums mineurs, ni de débutants (Qui a dit "vieilles gloires sur le retour"?), mais pourtant, sur le principe, ça me pose problème. Ce que j'aime, moi, en concert, c'est… d'être surpris. Cette surprise, elle peut se caractériser de plein de manières, évidement: Une réorchestration originale d'un vieux morceau, une reprise bien sentie ou inattendue (Genre Courtney Love qui reprend Pearl Jam), voire même un invité surprise…

Pourtant, la surprise la plus basique de toutes, c'est (et ça devait rester, m'est avis) la setlist quand même! Bien sur, des fois, c'est pas plus mal de coller un peu à l'album dont on tire les morceaux. Quand les Queens of the Stone Age démarrent en balançant Feel Good Hit of the Summer / Lost Art of Keeping a Secret1, je suis bien loin de bouder mon plaisir, voire même plus, je suis content de retrouver cette transition, ces deux morceaux s'enchaînant, il faut l'avouer, plutôt bien. Par contre, derrière, si c'est pour se bouffer tout l'album, très peu pour moi. De même, Placebo a passé dix ans à enchaîner Bionic et 36 Degrees en concert, on aurait pas idée de s'en plaindre. Et je ne parle pas des des enchaînements "spécial concert" devenus mythiques par la force des choses – genre Neighbourhood #3 / Rebellion (Lies) d'Arcade Fire, dont on aurait plutôt tendance à déplorer l'éventuelle absence – là n'est pas le sujet de l'article, d'ailleurs.

 

Reste que cette idée de jouer, sur scène, des albums tels qu'ils sont sur disque me laisse perplexe. Ce n'est pas nouveau, certes: Pink Floyd jouait déjà "The Wall" en entier à l'époque, les Who ont déjà, à plusieurs reprises, interprété l'intégrale de leurs operas-rock en live: Je le sais, j'ai le coffret 3 DVD pour les Who, et bizarrement, c'est le DVD avec les rappels en mode Best Of qui a le plus tourné. (Et ce, malgré la présence de Billy Idol dans chacun des deux concerts)

Et encore, dans le cadre d'un opéra rock…Ca me gênerait presque moins, même si, pour mauvais qu'ils soient, je vois plus logique d'en faire des films – ou des comédies musicales (ne riez pas, ils adaptent Greenday à Broadway en ce moment – j'ai peur que ça débarque à Mogador)

Mais pour les concept-albums (et encore, Horses est-il un concept album?)… C'est juste super bizarre, selon moi. Parce que le concept album, c'est en quelque sorte (théoriquement) le degré supérieur de la "galette", une idée qui existe par et pour le disque, par et pour l'album concerné, mais qu'on ne va pas forcément chercher à adapter en live tel quel. On en prendra des morceaux, on les placera à des moments stratégiques, mais on ne jouera pas l'album en ordre: suffit de regarder la setlist des concerts de Bowie période Ziggy, pour voir que dès le départ, c'était pas ça l'idée!

Et encore, s'il n'était question que de concept-albums… Mais quand je vois Weezer envisager de jouer le Blue et Pinkerton en intégralité sur scène… Alors qu'ils ne sont même pas vraiment une vieille gloire sur le retour… Et qu'on ne parle pas non plus d'album concept sur ce coup là… Ca sonne bizarrement faux. On se dit que ça devient vraiment une sorte de nouvelle mode… Plus feignant encore que de jouer la même setlist sur toutes les dates de la tournée, maintenant, on va jouer la setlist écrite au dos de l'album. Et ainsi gâcher un des plus grands des plaisirs des concerts: ce frisson dans le bas du dos qu'on ressent quand on entend résonner les premières notes de ce titre qu'on avait envie d'entendre et qu'on ne savait pas s'ils le joueraient, ou pas (oui, généralement, c'est pas le single qui fait cet effet là, donc le doute peut exister – le single, lui, il sert à savoir que le concert est pas encore fini tant qu'il est pas joué.)

 

C'est marrant de se dire qu'il y a quarante ans, le premier concept – album était un faux concert, repris sur disque. Aujourd'hui, on refait le chemin en sens inverse. Au final, je sais pas trop si c'est boucler la boucle ou reculer.

 

N'empêche, je sais toujours pas ce que je vais aller voir en concert moi….

 

 

 

 

1 Binôme ouvrant l'album Rated R

2 Plages 3 et 4 du premier album

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 15:26

Bon, je ne vous cacherai pas que… j'ai une fâcheuse tendance à écrire mes articles au coup sur coup.

Et que là, j'ai une grave non-motivation à l'idée de vous écrire un truc sur le dimanche de Rock en Seine. Surtout qu'en plus j'ai des idées et des embryons d'articles vachement mieux qui arrivent. (Et pour une fois, c'est pas des mots en l'air, ça va chier dans les semaines à venir)

 

Pourtant, j'avais plusieurs phrases d'attaque qui me paraissaient bien:

 

"Rock!!!", "But you blew my mind", " Brothers and Sisters, let's go!", 3 phrases qu'on eut la joie de crier en ce dimanche avant de subir la pire des frustrations.

 

Il existe 3 façons de se faire pourrir un concert: le temps (quand on est en plein air), les balances mal réglées, les grands cons d'1m90 qui viennent se plater devant vous. En ce dimanche, on a eu les trois.

 

Mais derrière, à chaque fois, j'avais rien. Et puis comme Xavier a livré un compte rendu nickel, et bien plus érudit que moi en matière d'Eels, ça me démotive un peu.

 

Je préciserai juste (étant plus érudit que l'ami Xavier en matière de Roxy Music) que le concert de Roxy fut ouvert sur un Re-make / Re-model fabuleux, enchaîné d'un "Out of the Blue" qu'on aurait préféré que ce soit pas le seul morceau de Country Life joué (vu qu'on en préfère… tous les autres)…

Puis un morceau d'Avalon étiré en longueur ou on s'ennuie un peu…

Puis on repart sur un enchaînement parfait, avec, dans le désordre: Ladytron, In every Dreamhome a heartache, Editions of you, Love is the drug, A song for Europe, Virginia Plain… Malheureusement, tout du long, des basses trop fortes gâchent un peu l'ensemble. Mais Brian Ferry a tellement la classe qu'il pet se permettre d'arborer, en 2010, une cravate à bouts carrés sans être ridicule.

 

 http://images.telerama.fr/medias/2010/08/media_59471/rock-en-seine-j3,M41626.jpg

(Photo: Telerama* - notre sponsor du dimanche soir pluvieux.)

 

 

On frôle la perfection, mais malheureusement on a du partir plus tôt pour assister au concert d'Arcade Fire, pendant "Do the Strand".

 

De loin, on entendra "Jealous Guy".

 

Et Arcade Fire…. L'interruption du concert fut d'autant plus frustrante qu'ils venaient tout juste de parvenir à me convaincre, sur scène, avec un morceau du dernier album, comme je n'osais l'espérer un mois à peine plus tôt (en l'occurrence, avec "We used to wait", et son redémarrage final – Chtif a le flair pour voir comme certains morceaux peuvent prendre toute leur ampleur sur scène, dites-moi).

 

Au final, ce festival fut fort agréable, même si un peu cher (les places, mais aussi la bouffe, la boisson, et pas un seul distributeur dans l'enceinte du festival!) On ne sait pas si l'on reviendra en 2011 (Faudrait vraiment une programmation dantesque, mais sait-on jamais), mais on ne regrette quand même pas d'être venu cette année. On regrettera par contre d'être tellement une feignasse qu'on arrive pas à faire un compte-rendu du dimanche aussi bon (en toute modestie) que ceux des jours précédents.

 

 

* Vous imaginez pas à quel pont ce fût un régal pour moi, le vendredi soir en regardant les banderoles ceignant l'enceinte du festival, de me dire que je venais d'assister à un concert de Blink - 182 sponsorisé par Télérama.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 14:28

Le vendredi, on avait lutté pour sortir du festival. Samedi, c'est l'inverse. Convaincus que, quitte à se planter et à sortir par le parking plutôt que la sortie piétonne, il valait mieux y être garé, au parking, on tente d'y trouver une place. Enfin, déjà, il aurait fallu trouver l'entrée.

Après l'avoir loupée, s'être offert un détour dans Boulogne, avoir tenté de demander au GPS de trouver un parking pas trop loin…. Et qu'il nous croie arrivés après nous avoir guidés sur la bretelle d'autoroute qui passait au-dessus du parking en question, on a pris la décision qu'on aurait du prendre dès le départ: Retourner se garer au parking en centre ville où on était garés la veille, et rentrer par l'entrée piétonne.

 

(Marrant, dit comme ça, ça parait simple – et ça l'est – mais ça paraissait presque trop simple sur le coup)


 

Et là on retrouve Thomas et madame, on attaque les bières. Je voudrais bien voir Stereophonics (second et dernier compte à régler à mon adolescence), mais Thomas, ça le branche moyen. Le compromis se trouvera de lui-même: d'où on est, on entend assez bien, et j'arrive à voir les écrans sans problème. En plus, on a pas grand chemin à faire pour retourner chercher des bières.

 

Stereophonics a compris ce que Blink n'avait pas compris la veille: nous ce qu'on veut c'est du concert best of, avec les trucs qui passaient à la radio quand on était jeunes, ces morceaux qui ont fait qu'on les a découverts et aimés avant de les renier, et que si c'était possible de pas jouer le morceau sur lequel on s'est pris ce râteau déchirant en terminale ce serait un plus.

Alors là, contrat rempli. Moi qui n'ai pas du écouter leurs nouveaux albums depuis près de 5 ans, j'ai reconnu tous les titres, principalement issus des 3 (voire même des deux) premiers. Arrivés un peu tard pour "A thousand trees", on a quand même pu profiter de " Just lookin'", "Mr. Writer" (si, Thomas), et même un "Local Boy in the photograph" qui fait un bien fou.

 

Ce n'était bien entendu pas un concert exceptionnel, mais c'était un concert agréable: sans surprise et donc sans déception, où on a droit à ce qu'on était venu voir, simplement, autour d'une bière… une certaine idée du bonheur et de la simplicité, tout bêtement.

 

C'est alors qu'on s'est dirigés tranquillement, sur conseil de Thomas, vers le concert de Marina (sic – moi ) Topley Bird, dont je ne connaissais rien. Alors il parait, en vrac, que c'est l'ex de Tricky, qu'elle chante sur les albums de Massive et de Tricky, et que c'est vachement bien. Il parait aussi qu'elle a fait une très bonne reprise de Tricky pendant ce concert.

 

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Moi ça m'a permis de découvrir à quel point c'est quand même ardu de s'intéresser à un concert d'un artiste qu'on ne connaît pas (j'imagine rétrospectivement le calvaire que ça a du être pour le douce demoiselle m'accompagnant tout ce WE… Désolé). Ce fut cependant un moment très agréable, le soleil pointant le bout de son nez, et moi pouvant me livrer à la pire de mes tares sans problème, à savoir: discuter pendant les concerts.

 

Et puis surtout, à ce moment là, dans ma tête, c'est surtout la set list parfaite pour le concert à venir qui prend forme, parce que bon, dans quelques minutes, je vois pour la première fois les Queens of the Stone Age (prononcer "kwotsa") sur scène.

On arrive devant la grande scène, et on est rejoints par Klak. Qui lui, est venu un peu pour ce concert là plus que les autres, avec son beau T-shirt "Songs for the Deaf" – moi perso j'arbore un T-Shirt Oasis du meilleur goût en ce Rock en Seine 2010. On a pas le temps de jeter un œil au stand de T-shirts le plus proche qu'on entend déjà résonner le début du concert.

 

Nicotine Valium Vicodin Marijuana Ecstasy and Alcohol….

 

Ah putain que c'est bon. "Feel Good Hit of the Summer". Autant le Summer c'est pas trop ça, autant je Feel Good.

Et puis les morceaux s'enchaînent… Dès le départ, c'est complètement limpide (Derrière "Feel Good…", "Lost Art of keeping a secret", enchaînement logique), petit détour du côté des meilleurs morceaux du dernier album ("3's & 7's", "Sick, Sick, Sick", et un morceau dont on va être obligé d'aller fouiller les setlists sur le net pour voir que c'était "Misfit Love" – comme quoi on a pas trop écouté cet album depuis sa sortie…)

Et maintenant, on tourne autour de "Lullabies to paralyze", avec Burn the witch.

 

Appel à un pote qu'on appellera "Condottiere" pendant le morceau.

 

Condottiere: Merci Mec, Chtif apprécie aussi (plus que ton article sur Arcade Fire)

Moi: Demande lui pdt quel morceau de roxy music je l'appelle demain! Et le nouvel arcade… A euy de me prouüer que g tort, sur scene, demain ;-)

 

(Les fautes sont d'origine)

 

Chtif: Ladytron.  Et: we used to wait d,arcade

 

Bon, pendant cet échange, le concert continue sur la grande scène. "Monsters in the Parasol" (c'est Thomas qu'est content, là), "Long Slow goodbye" (pour moi)… (et à peu près tous les morceaux joués pour klak.)

 

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Une chose est sure, on apprécie tous bien ce concert, qui, bien que carré, réglé comme un métronome, respire l'envie et la vie, et puis, bordel, Josh Homme, quelle classe! (J'ai pas l'habitude d'envier les gens, mais là, je donnerai je sais pas quoi pour avoir le quart de son charisme.)

Et puis, d'un coup, on commence à tilter: on a eu droit à des morceaux de tous les albums, sauf le premier (mais ça on s'y attendait), et… Songs for the deaf. Gros manque. T'inquiètes, Guic, Josh et ses potes sont là pour t'emmener bien loin, pour quitter St Cloud et son temps moyen, pour une bonne ballade dans le désert du Mojave.

Apothéose et apocalypse: Go with the flow / No One knows / A song for the Dead.

Et bye-bye.

Et merci.

 

Pendant "No one knows", j'appelle un de mes potes, qu'on appellera "Seb", un des plus gros fans des QOTSA dans mon entourage, et sa réponse résume à elle seule à quel point j'ai adoré ce concert (en creux):

 

Seb: Profites bien ptit salopard.jsuis deg tu me raconteras.bises

 

(Evidement, comme je suis un salopard, je l'ai rappelé pendant "A song for the Dead", notre préférée à tous deux.)

 

Très bon concert, assurément. Et pas que pour moi. Jetant un coup d'œil occasionnel à Thomas et à klak, je peux vous dire qu'on remuait la tête avec une motivation exemplaire, et totalement en phase. Je ne saurais être très objectif, car c'est la première fois que je les voyais sur scène, mais un tel set d'une petite heure ne donne qu'une envie: prendre sa place quand ils passeront dans en tête d'affiche à Paris.

(Et ce coup-ci, Seb, tu viendras squatter à la maison, on ira les voir ensemble.)

 

Pause repas pour klak &co, vu que nous on s'est sustentés avant le concert des Reines de l'Age de Pierre.

Et dilemme. Pendant qu'on entend, vite fait, en fond, LCD Soundsystem, on se pose la question: Massive Attack ou Jello Biafra?

Quel degré de légende? Quel degré d'activité? Tête d'affiche ou Fou furieux injustement relégué en dernière ligne sur l'affiche? Grande scène ou toute petite scène (= concert sur écran ou in flesh). Déjà que moi, je me poserai vraiment la question, le fait est que je ne suis pas seul, et j'ai bien du mal à deviner ce qui ferait le plus plaisir, comme concert, à ma moitié.

 

http://hangout.altsounds.com/geek/gars/images/5/4/7/1/phpafhtouam.jpgA posteriori, la réponse, c'était Massive Attack, mais Thomas et Carole m'offrent l'opportunité idéale pour esquiver l'enchaînement documentaire / pub / générique de Dr House, et aller prendre une bonne dose de folie furieuse dans la gueule.

 

(N'empêche, je vends vachement mal les concerts – on le verra demain, mais "un chanteur de punk hardcore avec une voix de méchant de dessin animé", c'était ptêt pas la description la plus convaincante.)

 

Et Jello… Ah, Jello. Je veux être dans cet état à cet âge là. Une présence, une force, une joie de vivre communicative… Et un don pour la harangue qui impressionne vraiment. Ca bondit, ce gesticule, c'est plein de rage et de hargne, plein de force et de colère… C'est du vrai, du beau, du bon punk. Purement fascinant.

Et quand résonnent les premières notes de basse, puis un "I am governor Schwarzenegger", on sait qu'on était au bon concert ce soir là (impression renforcée par un Josh Homme dodelinant, sourire aux lèvres, sur le côté de la scène), et on est là pour reprendre, en cœur avec les … 300 / 400 autres personnes présentes "California! Über alles! California üüüüber alles!"

 

Les morceaux de "The Guantanamo school of medicine" sont bons1, certes, et c'est un bonheur de voir Jello s'agiter dessus. Mais c'est quand l'équipe décide de nous ressortir les grands classiques des Dead Kennedys qu'on sent vraiment une vague déferler, emporter le public dans un délire, et, bizarrement, pendant un instant, on a beau savoir qu'il y a fort peu de chances que ça arrive, mais on croit au plus profond de soi que la musique peut vraiment faire bouger les choses.

 

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Et au bout d'une bonne dizaine de morceaux, de discours (éminemment justes et… fins. Ca se limite pas à des "fuck les conservateurs", Jello est plus qu'un chanteur de punk, c'est un activiste), on se fait assomer par l'enchainement Holyday in Cambodia (putain, le public entonnant "Pol… Pot! Pol… Pot!" en chœur…) / Too Drunk to Fuck.

Puis Jello est a peine parti qu'il nous revient, nous laissant la porte ouverte, et le choix entre Police Truck, Let's lynch the landlord et "Something New". C'est bien évidement l'hymne caché du premier album qui en sort vainqueur. Let's lynch the landlord et bye-bye.

 

Et on redescend… On reprend une bière… on se dit que c'était quand même putain de bien.

 

Ce jour-ci, le retour se fera sans encombres, malgré le froid… Et moi sur un petit nuage de "quand même, la musique peut encore avoir cette puissance pour autre chose que me donner envie de me flinguer, de nos jours?"

 

Grande journée, vraiment.

 

 

Crédit photo (toutes photos): Cissie

 

1 Si j'osais la comparaison, je dirais que Jello nous a fait une setlist un peu du même ordre que Blink la veille. Pas mal du dernier album, mais aussi des bons tubes du temps passé. La grosse différence, c'est que le dernier album de Jello (a) date de l'an dernier, (b) est bon.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 13:32

 

Remarque préliminaire: Ayant, dans le courant du festival, échangé pas mal de SMS avec des collègues blogueurs, ou reçu certains après avoir appelé des potes pendant les concerts, je vous reproduis, à fin d'illustration, des extraits de ces conversations en italique (dans le cadre, bien évidement, du Fair Use)

 

 

Enfoirés d'habitués (ou de locaux, je sais pas trop).

 

Excusez-moi de démarrer ainsi ce petit récit, mais vraiment, je lui en veux, au mec qui nous a indiqué le pont qui passe par-dessus l'autoroute pour accéder au Parc de Saint-Cloud, et non pas le passage souterrain que tout le monde empruntait. Parce que bon: une fois dans le parc, en se guidant au son, on a réussi à trouver l'entrée du festival, au bout de quelques temps, sans trop de mal. En plus, comme on débarquait par l'entrée qui correspondait aux parkings, il y avait pas trop de monde dans la queue, on est entré assez vite.

 

N'empêche, ça faisait bien novice, quand même.1

 

http://www.staragora.com/images/flux/250x250/7/0/070a47ce59c55545b1c72e09e74025f14c540aa674856.jpgQuoiqu'il en soit, c'est une fois posés dans les transats SFR2 qu'on est rejoints par Klak. On en profite pour s'attaquer aux premières bières du festival, histoire de saluer en beauté la montée à Paris de notre collègue et ami du Sud-Ouest.

 

Au loin, sur la grande scène, on annonce "Kélé". A savoir, donc, le chanteur de Bloc Party en solo.

Nous sommes, je l'espère, d'accord pour dire que généralement, les carrières solo sont moins réussies que la partie "carrière en groupe". (Je suis d'ailleurs infoutu de vous fournir un contre-exemple). Alors franchement, déjà que Bloc Party, bon, on se comprend… Là, Kélé et son electro-world-pop, on était bien contents de l'entendre seulement de loin. Et puis il y avait un brin de soleil de temps en temps, c'était quand même pas désagréable.

 

Accessoirement, on ne saurait ignorer que c'est ce soir là que doit jouer Blink-182, vu le nombre de gens arborant un T-shirt à leurs couleurs (T-shirt Blink dont les stand de merchandising dégueuleront tout le WE, proposant bien plus de modèles, et durant bien plus longtemps, que pour la plupart des autres groupes.)

 

Moi: Pas vu une telle profusion de T-shirts Blink depuis mon bac!

Thom du Golb: Ah tu y es aujourd'hui? Désolé je ne savais pas. Amuse toi bien.

Moi: 3 jours!

Thom du Golb: C'est presque du vice

 

Finalement, on se dit qu'on est quand même là pour voir des concerts, et qu'il serait temps de se diriger vers une scène. Ce sera la scène de la Cascade, où a lieu le concert de Foals. (Remarque: il y a 3 scènes. La Grande, La Cascade (moyenne), l'Industrie (petite). Quand il y a concert à la Cascade, c'est le seul en cours. Quand il y a concert sur la Grande, l'Industrie tourne en parallèle. Donc à cette heure là, on avait pas le choix, si vous voulez.)

 

Moi: Dis-moi, foals, c'est un tribute band de Cure en fait, non?

Thom du Golb: C'est chiant, hein? :)

 

En effet, Foals, c'est… sympa, mais la voix du chanteur, décalque parfaite de  celle de Robert Smith, m'a quand même assez sévèrement traumatisé.

 

Passé le concert de Foals (qui s'est achevé sous une pluie torrentielle, de 10 minutes certes, mais quand même impressionnante), on se dit qu'il commence à faire faim, et on va casser une graine.

 

On se dirige vers la grande scène pour observer Cypress Hill. De loin, parce que juste après il y a Black Rebel Motorcycle Club qui commence et on préfère rater la fin du concert des rappeurs  que le début de celui de nos Hell's Angels préférés.

 

Il s'agissait là du premier concert de rap de votre serviteur, qui a assez sincèrement apprécié. En fait, le seul terme que je trouve, c'est "ça envoie". En plus, on a eu la chance qu'ils balancent "How I could just kill a man" (le seul morceau que je connaissais) dans les premiers, pour pas partir trop déçus, laissant Klak là avec des amis à lui.

 

http://4.bp.blogspot.com/_yYnc79mrVZE/S8NUl9K_fnI/AAAAAAAABn8/g8NmONtOg4k/s1600/webone.jpgB.R.M.C. On les avait ratés au Bataclan suite à une mauvaise gestion des dates, ce coup-ci on les verra. Avec en tête les échos en demi teinte qui nous étaient parvenus après le concert (trop long, parfois chiant…) en se disant qu'un concert de festival (soit une petite heure douche comprise, dans le cas présent) était peut-être le cadre idéal pour que B.R.M.C. se cantonne aux morceaux pêchus, aux hymnes, et évite de nous jouer une demi-heure de morceaux acoustiques tirés de "Howl".

Et on avait bien raison. Après un "Beat the Devil's Tatoo" d'ouverture qui pose parfaitement le décor (riffs pesants, batterie lourde aussi, basse ronflante), le groupe enchaîne un parfait mélange de titres de dernier album et d'hymnes tirés des précédents ("Stop", qui e fait toujours autant penser à du Oasis super heavy), avant de conclure sur un brelan d'As: Berlin, Weapon of Choice, Whatever happened to my rock n' roll.

 

Après ces trois titres, on quitte la scène de la Cascade repus, contents, prêts à aller en découdre avec son adolescence (même si on se retrouvera à rater le rappel de BRMC): Blink-182 nous attend.

 

Eh ben, pour les quadras bedonnants qu'on m'avait annoncé, ils tiennent encore la forme, les ados éternels du skate-punk californien. Ca chante toujours aussi  faux, et derrière, Travis Barker tabasse toujours comme un animal sauvage.

 

Et même mieux: le concert part très fort. Dumpweed / Feeling This /The Rock Show / What's my age again?. Ainsi délayé, Feeling This, passe encore a peu près bien. Mais derrière, j'assiste au pire ventre mou que j'ai jamais expérimenté en concert (voire même sur disque aussi): en fait ce groupe n'a pas encore compris, 6 ans plus tard, que son dernier album était à la fois chiant et plombant, et dépourvu d'émotion, et que c'est certainement pas pour entendre les morceaux de cet album qu'on vient les voir sur scène. Alors oui, ils ont entrecoupé cette série de morceaux d'autres albums. Genre "Stay together for the kids". Bonne idée à la con.

Heureusement, arrive "Always" (seul morceau du dernier qu'on a réussi à à peu près digérer), puis un peu plus tard "First Date", et on repart en arrière, vers les albums plus anciens, vers la fin du XX ème siècle… On alterne les morceaux de "Enema of the state" et de "Take of your Pants and Jacket", "All the small things" réveille la fosse, et on va même jusqu'à jeter un oeil du côté de "Dude Ranch" le temps de "Josie", avant de conclure le set sur "Anthem part 2".

 

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/robinet_a_breves_new_2010-08-28/photo_1282982099772-1-0.jpg

(Crédit photo: piquée chez Klak)

 


 

Bon, les choses sont fixées: j'apprécie toujours autant certaines de leurs chansons (c'est quand même vachement entraînant par moments), mais par contre les blagues entre les morceaux passaient moyen (j'ai plus 15 ans – ouah le scoop). Par contre, leur running gag de "je sors tous les mots que je connais en français", c'est con, mais ça m'a fait rire. (Oui, "Merci Soufflé Chateaubriand", moi ça me fait marrer, je peux pas toujours être au top)

Accessoirement, le "c'est notre dernier morceau, même s'il y en a encore 2 écrits en dessous" avant la conclusion du set m'a mis en joie. Peut-être que le rappel me convaincrait totalement (jusque là, presque rien de "Dude Ranch", très peu de "Enema…" sauf les tubes et les classiques – sauf Aliens Exist…)

 

Et ça s'ouvre sur… Travis Barker et sa batterie, sur une plateforme, avec un harnais, et c'est parti pour ce qu'on qualifiera de "moment de Tommy Leeisme", ça parle par soi même. J'aurais pas cru ça possible en 2010, ben si. C'est sans intérêt (comme à peu près tout solo de batterie) mais c'est marrant.

 

Puis le "vrai" rappel, a.k.a. l'erreur stratégique: Carrousel (tiré de "Cheshire Cat" et Dammit (tiré de "Dude Ranch"). Deux morceaux que j'adore, et sur lesquels j'ai vraiment été content d'être là… Contrairement, à, on dirait, le reste du public, qui dans sa grande majorité ne connaît pas ce qui furent les deux premiers tubes du trio californien… dans son pays. Parce que c'est quand même quelque chose comme 4 ans après Carrousel que Blink a été connu en France.

Alors quand Tom DeLonge a voulu faire chanter le public sur Carrousel… Je vous raconte pas le four. Je devais être dans les 0.5 % qui chantaient, mais j'étais trop loin.

Mais c'était sympa. Pas grandiose, mais sympa.

 


 

Et là, il faut rentrer. Et évidement, on sort par là où on est entrés. C'est-à-dire la sortie vers le parking. Mais comment sortir à pied via le parking??? Eh bien, c'est à croire que les voitures non plus n'ont pas du pouvoir sortir aisément vu qu'aucune des personnes indiquant aux voitures la direction de la sortie n'était foutue de nous dire par où on devait, nous, sortir. S'ensuit une longue errance, pleine de fatigue amplifiée par le froid de la nuit, dans le parc de St Cloud, de grille fermée en mur infranchissable. Jusqu'à ce que… Un gars, dont on ignore vraiment qui il était ne nous indique une grille fermée, certes, mais "franchissable". Comprendre: en se pliant bien comme il faut, on peut, une fois monté sur le muret adjacent, essayer de contourner les pics sur le côté de la grille et peut être sortir du parc indemne.

Ca fait beaucoup de conditionnels, pourtant certains du groupe de 30 personnes qui s'était formé au gré de nos pérégrinations s'y attaquent déjà.

Heureusement, alors qu'on inspectait la chute à supporter dans l'hypothèse où on préfèrerait se laisser glisser de l'autre côté du muret (environ 3 m / 3 m 50), le gardien est arrivé, et nous a ouvert la porte de sortie, non sans nous avoir copieusement engueulés: on peut s'en retourner vers le centre ville récupérer la voiture, et rentrer dormir du sommeil du juste: une copieuse journée nous attend le lendemain.

 

 

 

 

 

1 Novice, oui. Mais pas "provincial" comme celui qui a confondu "Porte de Saint-Cloud" et "Pont de Saint-Cloud".

2 On a beau pas être sponsorisés ici, je me verrais sûrement dans l'obligation d'évoquer quelques-uns uns des "marchands du temple Rock" dans le cadre de cet article à des fins de géo-localisation du lecteur.

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 15:10

 

On ("on" désignant l'équipe de choc dépêchée pour admirer Ernesto sur scène) était pas arrivés* dans l'enceinte de l'école qu'on tombait sur Ernesto s'allumant une sèche. (Là, je réalise qu'en fait, je ne l'aurais pas imaginé fumant autre choses que des roulées, et j'avais raison). Au cours de cette rapide discussion, il nous appris que c'était, réellement, son second concert seulement, qu'il avait prévu deux sets d'environ 1 heure chacun, et que bon, il fait soif. Direction le foyer.

 

Le Foyer de l'ENS, c'est un peu le cliché ultime du foyer étudiant: en sous – sol, recouvert de graffitis divers et sentant bon un mélange si caractéristique de bière éventée, de tabac froid et d'autres substances, froides elles aussi. Des canapés qu'on arrive pas à imaginer neufs, et pourtant bien confortables, et, au milieu, une scène. Etonnant comme ce foyer est bien équipé pour recevoir les concerts. Alors qu'on entre dans cet antre c'est Led Zep (le premier si mes souvenirs sont bons), qui résonne. On prend des bières (elles sont si peu chères qu'on se croirait pas à Paris – et on comprend pourquoi même les normaliens n'ayant rien à foutre du concert traînent dans le foyer en ce vendredi soir plutôt que d'aller draguer dans les bistrots de la Rue Mouffetard avoisinante).

 

DSC00476.JPGFinalement, on discute 10 minutes, et Ernesto nous laisse, du pas décidé du mec qui, finalement, s'en fout. Le concert s'ouvre sur un extrait du premier album, peu écouté par votre serviteur, mais qui se rattrape depuis ce concert, "Love don't tame the Drunk", juste génial. On part sur les chapeaux de roues. Je ne vous ferais pas le détail de l'ensemble, mais bon, retenons en quelques grandes lignes:

 

Ernesto chante dans un anglais vraiment splendide, avec pour conséquence qu'on comprend aisément les paroles, y compris des titres joués ce soir là en avant première de son nouvel album (un double LP à symbolique biblique, on a hâte).

 

Même si on regrettera l'absence de petites feintes d'orchestration qu'on aimait sur disque (la petite guitare électrique de "Song against Darwin" en tête), la prestation offerte, seul en scène, ce soir là est quand même vraiment impressionnante – au point qu'on doute ici que ce soit seulement son second concert (on doute juste pour se rassurer: un artiste accompli à ce point, alors qu'il est plus jeune que moi, ça me frustre à mort. Alex Turner, lui, a la décence d'offrir des prestations scéniques sympa mais pas parfaites, au moins.)

 

Pour preuve, cette façon amusante de jouer avec son public au gré d'annonce toutes plus marrantes et/ ou perturbantes les unes que les autres: "Voici un medley de mes 3 tubes", "Maintenatn, le grand final, oui, grand, parce qu'il fait 6 titres", "ceci est une reprise d'un chant traditionnel qui a été repris par Led Zeppel… Qui a été très mal repris par Led Zeppelin", et tutti quanti.

 

Finalement, cette atmosphère (cave enfumée, relents de houblon, foule qui s'en tape du concert) s'avère être quasiment le cadre idéal pour écouter Ernesto interpréter ses titres (dont certains s'avèrent sublimés), les montées en puissances devenant l'occasion de voir l'ami Violin martyriser un peu plus sa guitare et sa voix pour se faire mieux entendre, et offrant au public, enfin à moi, quelques frissons contrastant sévèrement avec l'atmosphère embuée du lieu. Et moi de me dire que, finalement, la musique de Viol est faite pour être entendue dans ce genre de conditions: Atmosphère un brin glauque, au milieu d'un bar enfumé, un bar de marins quoi, un coin où l'interprète lutte pour se faire entendre, tout de rage intérieure, forçant juste ce qu'il faut pour acquérir définitivement à sa cause ceux qui sont là pour l'écouter.

 

Alors certes, je suis râleur, donc capable d'emettre quelques menues réserves, de – ci de là, sur ce qui fut pourtant un concert presque parfait, mené de main de maître de bout en bou par un Ernesto qu'on sent plus à l'aise entre sa guitare et sa bière qu'au milieu d'une foule d'admirateurs.

Sans compter que chacun eut droit à son morceau à lui, de "Frownland", à "Love Boat" en passant par, évidement, "Song against Darwin". Et ce, sans compter des reprises fascinantes (si fascinante que certains cons (moi) iront dire que c'est leur préféré parmi les nouveaux titres), parmi lesquelles "Diary of a Monk" surnage largement à  mes yeux (si vous voyiez de quelle facture sont les autres, vous pourriez espérer le meilleur de ce titre, et ce serait justifié.)

 

Le concert terminé, on se rue (c'est une image), sur le pressage exceptionnel qui a été fait des albums du sieur, on glane une dédicace, puis on vide quelques bières… [ la suite de cette soirée, en plus d'être floue, a été censurée par la rédaction de "Laisseriez – vous…" ]

 

http://2.bp.blogspot.com/_Uxg-z1DnraA/Sj0rG7wPxnI/AAAAAAAABB4/Qs5F93qnF7A/s200/LoveBoat.jpgLe lendemain, une fois le mal de crâne évacué (et encore), il est temps de ressaisir les albums, de se les repasser encore une fois, puis de les ranger. Pas définitivement, loin de là, pour être honnête, je n'ai jamais autant écouté Viol que depuis ce concert.

Mais lorsqu'ils sont rangés…

 

Monsieur Violin, s'il vous arrivait d'errer sur ces pages, sachez que, chez moi, vous êtes placé entre Boris Vian et les Violent Femmes. Bizarrement, je trouve que cette place vous va bien, et j'espère qu'elle vous satisfait. Encore merci, et rendez – vous lors de votre prochain concert (à Polytechnique, sûrement).

 

 

N'oubliez pas, l'album "Love Boat" est en téléchargement gratuit ICI.

 

 

 

* Question à destination de tous les Bernard Pivot et assimilés de cette planète: quand "on" a valeur de "nous", les adjectifs, on les accorde comme avec "on", ou comme avec "nous"?? (Ex: "on est génial", ou "on est géniaux"?)

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 10:00

Tout commence au métro Oberkampf, un peu avant 19 h 30. Je retrouve un camarade de mon ancienne école aujourd'hui thésard, qu'on nommera dans la suite de ce récit (par souci de commodité), François.

 

Car voyez – vous, depuis la débandade PJ Harvey, je redoute deux choses. 1) Faire un concert en solo, en connaissant personne (si tu te fais chier tu peux même pas dire du mal…) 2) Le Bataclan. Et ne pouvant négocier le point deux, je contrecarrais le premier, ravi de plus de recroiser François, que je savais friand du groupe. C'est juste que je savais pas à quel point. Car s'il est comme moi un fan de la première heure, lui, c'est un fan historique: de son propre aveu, il "traînait sur Eiffelnews 1 à l'époque où [ils] étaient juste 5 à flooder sur un forum". Ben tiens, d'ailleurs, en voilà le webmaster, bien le bonjour, ça va, ah, t'étais déjà au concert d'hier, c'était bien? Oui c'était bien. Outre quelques private jokes un peu surprenantes ("T'as amené des confettis?"), ces gens ne tarissent pas d'anecdotes sur les multiples concerts du group qu'ils ont vu (St Amand les Eaux, ou encore le jour où "Ca a fini en acoustique parce que la salle était tellement petite que la sono a lâché").

 

Bref, me voilà à faire la queue au milieu de gens fort sympathiques (et vachement accueillants!!) qui donnent tous l'impression de connaître la moitié de la salle. La soirée s'annonce bien.

 

 

Nous voici entrés dans la salle. Directement, sans même un détour au bar, nous nous dirigeons vers le pied de la scène, et nous plaçons, tranquillement, au troisième rang. On est tellement bien, tellement en confiance qu'on confie nos sacs à la surveillance de demoiselles du premier rang (des connaissances de connaissances, ok, mais on est à Paris!), et on commence à discuter.

 

Puis le silence se fait (et se mue très vite en hurlements) quand Romain Humeau monte sur scène pour introduire la première partie. Il porte un T-shirt des Pixies, petit détail qui me réjouit quand même. Et, même si après m'être fait la réflexion que je commence à me faire vieux, j'ai accepté la paire de bouchon d'oreilles que m'offrait gentiment mon voisin, je me dis que la soirée commence bien.

 

Kid Bombardos, donc. Quatuor bordelais. Quand ils montent sur scène la bière à la main, la première réflexion que je me fais reste: mais à leur âge, ils ont pas le droit de boire de l'alcool non? En effet, ils sont jeunes, très jeunes. J'a même pensé à Hanson. (C'est d'autant plus ironique qu'après vérification, trois des membres du groupe sont frères.)

Reste que quand le groupe se met à jouer… Non j'ai pas non plus été scotché, halluciné par la qualité du groupe, mais bon. Reste que c'était une prestation tout à fait honnête, enjouée, motivée et motivante, bref du bon rock qui donne envie de bouger, entre les Strokes et Franz Ferdinand… Bref, une confirmation de plus que le revival rock 2000's n'est pas rien: c'est la porte d'entrée qu'auront empruntée une bonne partie des groupes qui vont pas tarder à débarquer.

 


 

Juste une question: y a-t-il un contrat tacite, ou une loi fondamentale qui veut qu'un groupe qui fait une première partie à le droit de dire 4 fois merci, 3 fois son nom et d'annoncer le titre d'un morceau, pas plus pas moins?

 

Et là, entre les deux concerts, je m'attendais à passer une sale demie-heure, vu qu'étant au pied de la scène, je ne pouvais pas me permettre d'aller chercher un truc au bar sans risquer de passer l'intégralité du concert accoudé à ce même bar.

 

Sauf qu'il s'est passé un truc purement hallucinant pour l'habitué des concerts industriels que je suis. Dans les cinq minutes suivant la première partie, juste après installation de la batterie par un roadie entre sur scène Estelle, la bassiste (une de plus à mettre sur la longue liste des bassistes craquantes que je tiens depuis ma découverte des Pumpkins). Qui… s'accorde. Puis Romain, qui fait de même, puis le mec que j'avais vu sur le côté de la scène (un mélange, physiquement, de Jarvis Cocker, Frederic Beigbeder et… Garth Hallgar), qui est en fait Nicolas, second guitariste.

Bref, tout ce petit monde fait les derniers réglages, sous nos yeux, plutôt que d'envoyer les autres le faire à leur place.

Manque de moyens ou habitude (je dirais habitude, vu la non surprise affichée par des ahuris qui ne le sont pas autour de moi), je comprends pourquoi un groupe aussi… simple ne peut que créer un lien si particulier avec son public.


 

Les accordages finis, tout ce petit monde disparaît… Pour mieux revenir 2 minutes plus tard, et attaquer le concert. Alors que la première partie s'est achevée il y a pas 10 minutes. L'ahuri, sur le moment, c'était moi.

 

Et Romain ouvre avec… Minouche, titre introductif du dernier album. Une bonne mise en jambe, mais bon, on attends un peu que ça envoie du Rock n' Roll, quand même. Ce sera chose faite dès le second titre, "Le Cœur Australie", de dernier album également, joué en trombe, le sourire hargneux et la rage aux lèvres.

 

Ca  se calme un instant, Romain salue le public et le remercie d'être venu, puis l'ambiance s'allourdit soudain. Il pleut des cordes. Et pour un mec censé être un arbre, il bouge beaucoup le Romain, sautillant toujours plus haut, avec toujours plus de pèche.

Reste que je suis encore un peu sur ma faim (il m'en faut beaucoup, moi, je suis comme ça.) J'ai faim de Tandoori. Et je vais être servi.

 


 

Saoul et le génial Ma part d'ombre. Comme ça, à la file, d'un coup, sans prévenir. Ou comment me convaincre en moins de 10 minutes. On se calme un moment pour accueillir le tube "Tu vois loin", puis on se calme encore un peu pour "Mort J'appelle".

 

Les lumières changent, et c'est le moment de "A tout moment la rue", qui se révèle alors, plus qu'un énorme morceau, qu'un génial single, comme un hymne fait pour être repris en cœur par une foule dont la colère se réveille un peu plus à chaque mesure.

 

Le concert contine tranquillement, alternant moments de calme émouvant, instants rageurs (dantesque bigger than the biggest), le tout, avec, en permanence, cette sincéritè et cette simplicité (Romain pris d'un fou rire à mi- chemin de "Dispersés" parce qu'un mec a hurlé "Spersééééés" du balcon… C'est très con, mais ça réjouit) qui ne peuvent que toucher même le plus blasé des Rock – critics.

 

Le set s'achève dans la sueur et la joie, avec un enchainement de titres remue – tripes: "Mille voix rauques", " Inverse-moi" (qui est à coup sur le vrai tube d'Eiffel, le chouchou de son public, le morceau dont on serait déçu qu'il ne soit pas là), et "Sombre". Les lumières se ralument, mais pour le suspens on repassera: il est impossible que le groupe parte sans rappel, a fortiori sans jouer "Hype", non?

 

Le groupe revient. Bon, "Les yeux fermés", ok. "Ma Blonde", oui. Et là…

Romain s'empare du micro pour nous dire "On va faire un truc qu'on a envie de faire depuis longtemps… Une reprise… On va vous jouer "Search & Destroy" (imaginez qu'il a presque l'air de s'excuser en disant ça…).

 

Moi dans ma fosse, j'ai pas forcément tout compris, parce que, comme Romain a accordé sa gratte avec le riff de "Seek & Destroy" de Metallica, je flotte en plein doute. Mais quand résonnent les premières notes, il se passe un truc en moi que je ne saisis pas. Moi, le mec calme, le mec qui supporte pas de se prendre un slammeur dans le dos en concert, le réfracteire du pogo, me voilà soudainement en train de sauter, me tordre, beugler "Somebody gotta save my soul", ressentir le Rock n' Roll m'emplir, me donner cette force que je recherche si souvent et trouve si peu.

 

Un pur moment de Rock n' Roll.

 

Derrière ça, "Hype", moment paroxystique du concert, est presque moins réjouissant – même si c'est un truc à voir, quand, comme moi, on l'a jamais vu. Comme sur le live, Romain en profite pour geindre à quelques reprises "I've got a broken face", histoire de rappeler d'où il vient…

Et alors qu'au milieu d'un public acquis depuis longtemps, je continue à gueuler "Hype! Hype! Hype!", les lumières se ralument.

 

On rappelle le groupe une seconde fois, et le titre du morceau réclamé est sans appell: "Douce Adolescence". Quiconque a posé une oreille sur "Les Yeux Fermés", comprendra pourquoi, et comprendra pourquoi, moi aussi, je le hurle.

 

Mais non. Ce sera "Je voudrais pas crever". Bref, les frissons assurés pour conclure. L'émotion, la colonne qui tremble, les larmes aux yeux, je regarde Romain conclure le morceau en jouant de la table d'éveil Playskool 2.

 

Les lumières se rallument vraiment… Et personnellement, je suis tellement réjoui, encore à quelques pieds de hauteurs, que je ne pense même pas à essayer de récupérer une set-list ou un truc comme ça: le simple souvenir du concert lui-même me suffira amplement.

 

Bref, heureux et conquis, j'ai pas eu droit à "Douce Adolescence", mais bon, qui sait… On se reprendra une place pour le concert parisien de fin de tournée histoire d'espérer l'entendre à nouveau, vu que, par défaut, ce sera quand même un putain de bon concert, à coup sur.

 

 


 

Setlist: Minouche / Le Cœur Australie / Il pleut des cordes / Saoul / Ma part d’ombre / Tu vois loin / Mort J’Appelle / A tout moment la rue / Sous Ton Aile / Je M’Obstine / Bigger than the Biggest / Dispersés / Mille Voix Rauques / Inverse-moi / Sombre
Rappel : Les Yeux Fermés / Ma Blonde / Search & Destroy / Hype
Rappel 2 : Je voudrais pas crever

 

 

 

 

1 Permettez moi une parenthèse ici. Le site Eiffelnews s'avère très important rapport au groupe. A l'origine site de fans, il est devenu avec le temps, tout d'abord le "site alternatif" au site officiel du groupe (géré, lui, par leur label – Labels), puis à la demande de Romain Humeau himself le site officiel du groupe. (C'est du moins ce qu'on m'a raconté le soir du concert). Il est également le lien entre le groupe et sa fan base, Romain y faisant parvenir régulièrement quelques mots, et le repère des ahuris (non que se donnent les fans du groupes).

Principal fait d'armes: quand le groupe s'est fait lâcher par son label peu après la sortie de Tandoori, avec, sur les bras, un Olympia à remplir, mais sans pub aucune… C'est le prosélytisme des ahuris dévoués à leur groupe qui permettra de remplir la salle mythique.

Voilà, c'est fini pour le passage historico- sociologico – anthropologique.

 

 

2 Comme je suis quand même du genre à toujours faire du mauvais esprit, je me demande quand même à quoi ressemble la partition (Cheval Cheval Cheval Vache?)

 

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:24

Woodstock. Ca fait rêver, hein ?

 

Oh que oui ça fait rêver. Et pas qu’un peu. Et surtout quand on a pas 20 ans.

 

Woodstock a 40 ans. Ce serait une personne que Woodstock aurait un labrador une Safrane et deux momes qui jouent dans le jardin. Janis et Jimi. C’est triste de se dire que le plus grand symbole de ce que peut être la jeunesse vieillit. On devrait pas fêter les anniversaires.

 

Mais bon, pour moi, tout ça c’est juste un prétexte. Un prétexte pour évoquer rapidement des artistes dont je ne parlais pas dans ma sélection annuelle, au prétexte qu’ils n’ont pas sorti d’album suffisamment bon dans son intégralité pour y figurer… Mais pourtant il y en a pas mal dont j’adore nombre de titres.

 

Par exemple, bizarrement, je me dis parfois que rien n’est meilleur qu’un bon best of de Creedance Clearwater Revival. C’est mon côté Dude. (Oserais-je le dire ? C’est leur version, la meilleure version de « I heard it through the grapevine ». ca y est c’est dit). Bold as love est sûrement une des toutes meilleures chansons que je connaisse… Mais elle conclue un album qui m’emmerde profondément. Les exemples seraient nombreux.

 

En plus, bizarrement, j’ai découvert cette période quand j’avais l’age qu’avaient mes parents à cette époque. Vous vous douterez bien qu’à cet âge là, j’étais loin d’avoir le recul suffisant pour me dire que Woodstock n’a réuni « que » 0.012% de la population mondiale. Et donc, évidement, pour moi il était inconcevable que mes parents n’aient même pas voulu y aller – alors qu’en fait ils n’étaient sûrement même pas au courant que ça avait lieu…

Et cherchez pas, pour Mont-de-Marsan, il était déjà trop tard.

 

Reste que je fus toujours surpris quand, lors d’une écoute d’oldies de la période, ma mère surgît en se réjouissant d’entendre un morceau lui rappelant sa jeunesse : il m’a toujours paru inconcevable que Joplin, Hendrix, ou même, dernier en date dans cette longue lignée, Black Sabbath passent en radio, en France, sous Pompidou. Totalement effarant pour moi ce truc. N’allez pas chercher plus loin pourquoi j’arrive à avoir la nostalgie d’une époque que je n’ai pas vécue, et qui se résume par cette équation insoluble : si j’avais vécu dans les années 60, j’aurais été un putain de hippie (et peut être même que j’aurais passé une nuit au poste en Mai 68)… Sauf que si j’avais vécu dans les années 60, il y a bien peu de chances que j’aie été le moi que je suis maintenant et qui aurait voulu être hippie…* (Et puis à 18 ans, ce qui fait le plus rêver dans le mythe hippie, c’est quand même le côté « cul » de l’histoire.)**

 

La nostalgie, c’est déjà légèrement con en soi, alors la nostalgie d’une époque qu’on a pas vécu…

 

Mais bon, il y a de quoi.

 

Comme c’est les 40 ans de Woodstock, et que je serai spas le seul à y avoir pensé, et que d’autres auront certainement des trucs bien plus interessants à dire que moi… Je vais faire ce que je préfère : laisser parler la musique (et l’image, aussi)***

Ouais, vous auriez pas cru, mais si, c’est encore un top 5. Il parait que je suis plus foutu d’écrire des vrais articles, dit-on.

 

Allez, en ordre de passage.

 

 

Creedance Cleerwater Revival – Born on the Bayou (par défaut, hein...)

 

Organique. C’est le seul adjectif que je suis capable de foutre sur la musique de « Cridanse ». Si je les aime tant, c’est aussi, en grande partie parce qu’à l’écoute de leurs disques, on a l’impression d’être là, avec eux, dans le studio. Cette pop ricaine ma fascine : beaucoup plus rock que la pop anglaise, beaucoup trop légère pour être du rock cependant. Et comme « prock », ou « rop », c’est moche, j’en reste là. « pop ricaine ». Et j’écoute, et je me dis que c’est bien. N’empèche que « Have you ever seen the rain » est une des rares chansons qui me déchirent les entrailles.

 


 

 

Janis Joplin – Summertime

 

C’est con hein ? Mon morceau préféré de Janis Joplin est une reprise. En plus si je l’adore, c’est à cause de la guitare. Enfin, n’empêche, Janis est extraordinaire là-dessus aussi, et en livre une version particulièrement déchirante.****

(pas de vidéo dispo, juste le son – mais ça suffit)

 

 



 

 

The Who – See Me, Feel Me

 

C’est juste un des plus beaux trucs que j’ai jamais vu : le soleil commence à se lever sur Woodstock alors que les Who achèvent Tommy (il reste encore un peu de set à jouer derrière) et décide d’en profiter. A fond, jusqu’au bout. Daltrey est rayonnant, et Townshend, la main en sang, continue de mouliner comme un malade… Donnant la plus belle illustration qui soit de cette sorte d’honneur Rock n’ Roll que j’apprécie (et idéalise) tant. Se donner pour son public, donner quelque chose à son public, c’est bien plus que déverser des litres de sueur. C’est tout dans l’émotion. Vous l’aurez compris : j’adore cette vidéo.

 

 

 



 

Joe Cocker – With a little Help from my friends.

 

J’en aid it du mal de cette version de Joe Cocker… Pour être clair une bonne fois pour toutes : Oui, cette reprise est peut-être meilleure que l’originale, mais vu que l’original est chanté par Ringo, c’est pas dur. Ce qui me gonfle dans la reprise, c’est cette version studio qu’on trouve partout avec des choristes gospel qui me gonfle, là, avec le guitariste qui chante d’une voix de fausset, j’aime déjà beaucoup plus. Enfin, sans l’image, c’est quand même moins drôle.

 

 


 

 

Jimi Hendrix – Foxey Lady

 

Eh non, eh, oh, vous croyiez quoi ? « Star Spangled banner » ? Attendez, faut bien que je fasse mon petit malin quand même. Et puis l’hymne, de toutes façons, au bout d’une minute, on le reconnait plus, on n’entend que dissonance et larsen.

Foxey Lady, par contre, ça c’est un morceau qui fait se remuer, qui contient ce truc bizarre… Une sorte de vibe primitive, de binaire sauvage, qui donne envie de bouger son derche.

(Tiens, le voilà le truc qui m’énerve avec Hendrix. Tout le monde se rappelle du talent de technicien de Hendrix, même ceux qui l’ont jamais écouté, alors que merde… le Jimi Hendrix Experience a composé des chansons extraordinaires (Technique vs. Musique, le retour.))

 

 

 



* Tout cela explique très bien un truc : Je suis un passionné de théories sur les voyages dans le temps et les paradoxes temporels. C’est pas pour rien que j’ai du voir facilement un quinzaine de fois Retour vers le Futur.

** Sachez d’ailleurs que la plus belle femme du monde existe : elle apparaît 3 secondes dans le film du live à l’île de Wight des Who, c’est la petite brune avec des fleurs dans les cheveux qu’on apperçoit un instant pendant l’intro de Young Man Blues. Bon, certes, maintenant, elle a – au moins – l’âge de ma mère.

*** »Laissons parler la musique » : locution utilisée par le Rock critic lorsqu’il a la flemme, ou n’a pas trouvé d’anecdote amusante ou raconter, ou en a trouvé, mais les considère trop infamantes vis-à-vis d’un artiste qu’il apprécie beaucoup.

**** Qui a dit « déchirée, surtout » ?


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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 11:28
Une annonce en direct de ma boite mail...

Madame, Monsieur,

 

Nous vous annonçons que la manifestation   MORRISSEY LE 02 JUIN 2009 A 20H00 A PARIS   pour laquelle vous aviez réservé des places auprès de nos services, vient d’être Annulée.

La vie est une chienne.

Published by Guic ' the old - dans It's a Live
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