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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 15:26

Bon, je ne vous cacherai pas que… j'ai une fâcheuse tendance à écrire mes articles au coup sur coup.

Et que là, j'ai une grave non-motivation à l'idée de vous écrire un truc sur le dimanche de Rock en Seine. Surtout qu'en plus j'ai des idées et des embryons d'articles vachement mieux qui arrivent. (Et pour une fois, c'est pas des mots en l'air, ça va chier dans les semaines à venir)

 

Pourtant, j'avais plusieurs phrases d'attaque qui me paraissaient bien:

 

"Rock!!!", "But you blew my mind", " Brothers and Sisters, let's go!", 3 phrases qu'on eut la joie de crier en ce dimanche avant de subir la pire des frustrations.

 

Il existe 3 façons de se faire pourrir un concert: le temps (quand on est en plein air), les balances mal réglées, les grands cons d'1m90 qui viennent se plater devant vous. En ce dimanche, on a eu les trois.

 

Mais derrière, à chaque fois, j'avais rien. Et puis comme Xavier a livré un compte rendu nickel, et bien plus érudit que moi en matière d'Eels, ça me démotive un peu.

 

Je préciserai juste (étant plus érudit que l'ami Xavier en matière de Roxy Music) que le concert de Roxy fut ouvert sur un Re-make / Re-model fabuleux, enchaîné d'un "Out of the Blue" qu'on aurait préféré que ce soit pas le seul morceau de Country Life joué (vu qu'on en préfère… tous les autres)…

Puis un morceau d'Avalon étiré en longueur ou on s'ennuie un peu…

Puis on repart sur un enchaînement parfait, avec, dans le désordre: Ladytron, In every Dreamhome a heartache, Editions of you, Love is the drug, A song for Europe, Virginia Plain… Malheureusement, tout du long, des basses trop fortes gâchent un peu l'ensemble. Mais Brian Ferry a tellement la classe qu'il pet se permettre d'arborer, en 2010, une cravate à bouts carrés sans être ridicule.

 

 http://images.telerama.fr/medias/2010/08/media_59471/rock-en-seine-j3,M41626.jpg

(Photo: Telerama* - notre sponsor du dimanche soir pluvieux.)

 

 

On frôle la perfection, mais malheureusement on a du partir plus tôt pour assister au concert d'Arcade Fire, pendant "Do the Strand".

 

De loin, on entendra "Jealous Guy".

 

Et Arcade Fire…. L'interruption du concert fut d'autant plus frustrante qu'ils venaient tout juste de parvenir à me convaincre, sur scène, avec un morceau du dernier album, comme je n'osais l'espérer un mois à peine plus tôt (en l'occurrence, avec "We used to wait", et son redémarrage final – Chtif a le flair pour voir comme certains morceaux peuvent prendre toute leur ampleur sur scène, dites-moi).

 

Au final, ce festival fut fort agréable, même si un peu cher (les places, mais aussi la bouffe, la boisson, et pas un seul distributeur dans l'enceinte du festival!) On ne sait pas si l'on reviendra en 2011 (Faudrait vraiment une programmation dantesque, mais sait-on jamais), mais on ne regrette quand même pas d'être venu cette année. On regrettera par contre d'être tellement une feignasse qu'on arrive pas à faire un compte-rendu du dimanche aussi bon (en toute modestie) que ceux des jours précédents.

 

 

* Vous imaginez pas à quel pont ce fût un régal pour moi, le vendredi soir en regardant les banderoles ceignant l'enceinte du festival, de me dire que je venais d'assister à un concert de Blink - 182 sponsorisé par Télérama.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 14:28

Le vendredi, on avait lutté pour sortir du festival. Samedi, c'est l'inverse. Convaincus que, quitte à se planter et à sortir par le parking plutôt que la sortie piétonne, il valait mieux y être garé, au parking, on tente d'y trouver une place. Enfin, déjà, il aurait fallu trouver l'entrée.

Après l'avoir loupée, s'être offert un détour dans Boulogne, avoir tenté de demander au GPS de trouver un parking pas trop loin…. Et qu'il nous croie arrivés après nous avoir guidés sur la bretelle d'autoroute qui passait au-dessus du parking en question, on a pris la décision qu'on aurait du prendre dès le départ: Retourner se garer au parking en centre ville où on était garés la veille, et rentrer par l'entrée piétonne.

 

(Marrant, dit comme ça, ça parait simple – et ça l'est – mais ça paraissait presque trop simple sur le coup)


 

Et là on retrouve Thomas et madame, on attaque les bières. Je voudrais bien voir Stereophonics (second et dernier compte à régler à mon adolescence), mais Thomas, ça le branche moyen. Le compromis se trouvera de lui-même: d'où on est, on entend assez bien, et j'arrive à voir les écrans sans problème. En plus, on a pas grand chemin à faire pour retourner chercher des bières.

 

Stereophonics a compris ce que Blink n'avait pas compris la veille: nous ce qu'on veut c'est du concert best of, avec les trucs qui passaient à la radio quand on était jeunes, ces morceaux qui ont fait qu'on les a découverts et aimés avant de les renier, et que si c'était possible de pas jouer le morceau sur lequel on s'est pris ce râteau déchirant en terminale ce serait un plus.

Alors là, contrat rempli. Moi qui n'ai pas du écouter leurs nouveaux albums depuis près de 5 ans, j'ai reconnu tous les titres, principalement issus des 3 (voire même des deux) premiers. Arrivés un peu tard pour "A thousand trees", on a quand même pu profiter de " Just lookin'", "Mr. Writer" (si, Thomas), et même un "Local Boy in the photograph" qui fait un bien fou.

 

Ce n'était bien entendu pas un concert exceptionnel, mais c'était un concert agréable: sans surprise et donc sans déception, où on a droit à ce qu'on était venu voir, simplement, autour d'une bière… une certaine idée du bonheur et de la simplicité, tout bêtement.

 

C'est alors qu'on s'est dirigés tranquillement, sur conseil de Thomas, vers le concert de Marina (sic – moi ) Topley Bird, dont je ne connaissais rien. Alors il parait, en vrac, que c'est l'ex de Tricky, qu'elle chante sur les albums de Massive et de Tricky, et que c'est vachement bien. Il parait aussi qu'elle a fait une très bonne reprise de Tricky pendant ce concert.

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs364.snc4/44758_1590270514504_1168091021_1694789_2786793_n.jpg


Moi ça m'a permis de découvrir à quel point c'est quand même ardu de s'intéresser à un concert d'un artiste qu'on ne connaît pas (j'imagine rétrospectivement le calvaire que ça a du être pour le douce demoiselle m'accompagnant tout ce WE… Désolé). Ce fut cependant un moment très agréable, le soleil pointant le bout de son nez, et moi pouvant me livrer à la pire de mes tares sans problème, à savoir: discuter pendant les concerts.

 

Et puis surtout, à ce moment là, dans ma tête, c'est surtout la set list parfaite pour le concert à venir qui prend forme, parce que bon, dans quelques minutes, je vois pour la première fois les Queens of the Stone Age (prononcer "kwotsa") sur scène.

On arrive devant la grande scène, et on est rejoints par Klak. Qui lui, est venu un peu pour ce concert là plus que les autres, avec son beau T-shirt "Songs for the Deaf" – moi perso j'arbore un T-Shirt Oasis du meilleur goût en ce Rock en Seine 2010. On a pas le temps de jeter un œil au stand de T-shirts le plus proche qu'on entend déjà résonner le début du concert.

 

Nicotine Valium Vicodin Marijuana Ecstasy and Alcohol….

 

Ah putain que c'est bon. "Feel Good Hit of the Summer". Autant le Summer c'est pas trop ça, autant je Feel Good.

Et puis les morceaux s'enchaînent… Dès le départ, c'est complètement limpide (Derrière "Feel Good…", "Lost Art of keeping a secret", enchaînement logique), petit détour du côté des meilleurs morceaux du dernier album ("3's & 7's", "Sick, Sick, Sick", et un morceau dont on va être obligé d'aller fouiller les setlists sur le net pour voir que c'était "Misfit Love" – comme quoi on a pas trop écouté cet album depuis sa sortie…)

Et maintenant, on tourne autour de "Lullabies to paralyze", avec Burn the witch.

 

Appel à un pote qu'on appellera "Condottiere" pendant le morceau.

 

Condottiere: Merci Mec, Chtif apprécie aussi (plus que ton article sur Arcade Fire)

Moi: Demande lui pdt quel morceau de roxy music je l'appelle demain! Et le nouvel arcade… A euy de me prouüer que g tort, sur scene, demain ;-)

 

(Les fautes sont d'origine)

 

Chtif: Ladytron.  Et: we used to wait d,arcade

 

Bon, pendant cet échange, le concert continue sur la grande scène. "Monsters in the Parasol" (c'est Thomas qu'est content, là), "Long Slow goodbye" (pour moi)… (et à peu près tous les morceaux joués pour klak.)

 

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Une chose est sure, on apprécie tous bien ce concert, qui, bien que carré, réglé comme un métronome, respire l'envie et la vie, et puis, bordel, Josh Homme, quelle classe! (J'ai pas l'habitude d'envier les gens, mais là, je donnerai je sais pas quoi pour avoir le quart de son charisme.)

Et puis, d'un coup, on commence à tilter: on a eu droit à des morceaux de tous les albums, sauf le premier (mais ça on s'y attendait), et… Songs for the deaf. Gros manque. T'inquiètes, Guic, Josh et ses potes sont là pour t'emmener bien loin, pour quitter St Cloud et son temps moyen, pour une bonne ballade dans le désert du Mojave.

Apothéose et apocalypse: Go with the flow / No One knows / A song for the Dead.

Et bye-bye.

Et merci.

 

Pendant "No one knows", j'appelle un de mes potes, qu'on appellera "Seb", un des plus gros fans des QOTSA dans mon entourage, et sa réponse résume à elle seule à quel point j'ai adoré ce concert (en creux):

 

Seb: Profites bien ptit salopard.jsuis deg tu me raconteras.bises

 

(Evidement, comme je suis un salopard, je l'ai rappelé pendant "A song for the Dead", notre préférée à tous deux.)

 

Très bon concert, assurément. Et pas que pour moi. Jetant un coup d'œil occasionnel à Thomas et à klak, je peux vous dire qu'on remuait la tête avec une motivation exemplaire, et totalement en phase. Je ne saurais être très objectif, car c'est la première fois que je les voyais sur scène, mais un tel set d'une petite heure ne donne qu'une envie: prendre sa place quand ils passeront dans en tête d'affiche à Paris.

(Et ce coup-ci, Seb, tu viendras squatter à la maison, on ira les voir ensemble.)

 

Pause repas pour klak &co, vu que nous on s'est sustentés avant le concert des Reines de l'Age de Pierre.

Et dilemme. Pendant qu'on entend, vite fait, en fond, LCD Soundsystem, on se pose la question: Massive Attack ou Jello Biafra?

Quel degré de légende? Quel degré d'activité? Tête d'affiche ou Fou furieux injustement relégué en dernière ligne sur l'affiche? Grande scène ou toute petite scène (= concert sur écran ou in flesh). Déjà que moi, je me poserai vraiment la question, le fait est que je ne suis pas seul, et j'ai bien du mal à deviner ce qui ferait le plus plaisir, comme concert, à ma moitié.

 

http://hangout.altsounds.com/geek/gars/images/5/4/7/1/phpafhtouam.jpgA posteriori, la réponse, c'était Massive Attack, mais Thomas et Carole m'offrent l'opportunité idéale pour esquiver l'enchaînement documentaire / pub / générique de Dr House, et aller prendre une bonne dose de folie furieuse dans la gueule.

 

(N'empêche, je vends vachement mal les concerts – on le verra demain, mais "un chanteur de punk hardcore avec une voix de méchant de dessin animé", c'était ptêt pas la description la plus convaincante.)

 

Et Jello… Ah, Jello. Je veux être dans cet état à cet âge là. Une présence, une force, une joie de vivre communicative… Et un don pour la harangue qui impressionne vraiment. Ca bondit, ce gesticule, c'est plein de rage et de hargne, plein de force et de colère… C'est du vrai, du beau, du bon punk. Purement fascinant.

Et quand résonnent les premières notes de basse, puis un "I am governor Schwarzenegger", on sait qu'on était au bon concert ce soir là (impression renforcée par un Josh Homme dodelinant, sourire aux lèvres, sur le côté de la scène), et on est là pour reprendre, en cœur avec les … 300 / 400 autres personnes présentes "California! Über alles! California üüüüber alles!"

 

Les morceaux de "The Guantanamo school of medicine" sont bons1, certes, et c'est un bonheur de voir Jello s'agiter dessus. Mais c'est quand l'équipe décide de nous ressortir les grands classiques des Dead Kennedys qu'on sent vraiment une vague déferler, emporter le public dans un délire, et, bizarrement, pendant un instant, on a beau savoir qu'il y a fort peu de chances que ça arrive, mais on croit au plus profond de soi que la musique peut vraiment faire bouger les choses.

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs185.ash2/44843_1590273994591_1168091021_1694802_6002615_n.jpg

 

Et au bout d'une bonne dizaine de morceaux, de discours (éminemment justes et… fins. Ca se limite pas à des "fuck les conservateurs", Jello est plus qu'un chanteur de punk, c'est un activiste), on se fait assomer par l'enchainement Holyday in Cambodia (putain, le public entonnant "Pol… Pot! Pol… Pot!" en chœur…) / Too Drunk to Fuck.

Puis Jello est a peine parti qu'il nous revient, nous laissant la porte ouverte, et le choix entre Police Truck, Let's lynch the landlord et "Something New". C'est bien évidement l'hymne caché du premier album qui en sort vainqueur. Let's lynch the landlord et bye-bye.

 

Et on redescend… On reprend une bière… on se dit que c'était quand même putain de bien.

 

Ce jour-ci, le retour se fera sans encombres, malgré le froid… Et moi sur un petit nuage de "quand même, la musique peut encore avoir cette puissance pour autre chose que me donner envie de me flinguer, de nos jours?"

 

Grande journée, vraiment.

 

 

Crédit photo (toutes photos): Cissie

 

1 Si j'osais la comparaison, je dirais que Jello nous a fait une setlist un peu du même ordre que Blink la veille. Pas mal du dernier album, mais aussi des bons tubes du temps passé. La grosse différence, c'est que le dernier album de Jello (a) date de l'an dernier, (b) est bon.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 13:32

 

Remarque préliminaire: Ayant, dans le courant du festival, échangé pas mal de SMS avec des collègues blogueurs, ou reçu certains après avoir appelé des potes pendant les concerts, je vous reproduis, à fin d'illustration, des extraits de ces conversations en italique (dans le cadre, bien évidement, du Fair Use)

 

 

Enfoirés d'habitués (ou de locaux, je sais pas trop).

 

Excusez-moi de démarrer ainsi ce petit récit, mais vraiment, je lui en veux, au mec qui nous a indiqué le pont qui passe par-dessus l'autoroute pour accéder au Parc de Saint-Cloud, et non pas le passage souterrain que tout le monde empruntait. Parce que bon: une fois dans le parc, en se guidant au son, on a réussi à trouver l'entrée du festival, au bout de quelques temps, sans trop de mal. En plus, comme on débarquait par l'entrée qui correspondait aux parkings, il y avait pas trop de monde dans la queue, on est entré assez vite.

 

N'empêche, ça faisait bien novice, quand même.1

 

http://www.staragora.com/images/flux/250x250/7/0/070a47ce59c55545b1c72e09e74025f14c540aa674856.jpgQuoiqu'il en soit, c'est une fois posés dans les transats SFR2 qu'on est rejoints par Klak. On en profite pour s'attaquer aux premières bières du festival, histoire de saluer en beauté la montée à Paris de notre collègue et ami du Sud-Ouest.

 

Au loin, sur la grande scène, on annonce "Kélé". A savoir, donc, le chanteur de Bloc Party en solo.

Nous sommes, je l'espère, d'accord pour dire que généralement, les carrières solo sont moins réussies que la partie "carrière en groupe". (Je suis d'ailleurs infoutu de vous fournir un contre-exemple). Alors franchement, déjà que Bloc Party, bon, on se comprend… Là, Kélé et son electro-world-pop, on était bien contents de l'entendre seulement de loin. Et puis il y avait un brin de soleil de temps en temps, c'était quand même pas désagréable.

 

Accessoirement, on ne saurait ignorer que c'est ce soir là que doit jouer Blink-182, vu le nombre de gens arborant un T-shirt à leurs couleurs (T-shirt Blink dont les stand de merchandising dégueuleront tout le WE, proposant bien plus de modèles, et durant bien plus longtemps, que pour la plupart des autres groupes.)

 

Moi: Pas vu une telle profusion de T-shirts Blink depuis mon bac!

Thom du Golb: Ah tu y es aujourd'hui? Désolé je ne savais pas. Amuse toi bien.

Moi: 3 jours!

Thom du Golb: C'est presque du vice

 

Finalement, on se dit qu'on est quand même là pour voir des concerts, et qu'il serait temps de se diriger vers une scène. Ce sera la scène de la Cascade, où a lieu le concert de Foals. (Remarque: il y a 3 scènes. La Grande, La Cascade (moyenne), l'Industrie (petite). Quand il y a concert à la Cascade, c'est le seul en cours. Quand il y a concert sur la Grande, l'Industrie tourne en parallèle. Donc à cette heure là, on avait pas le choix, si vous voulez.)

 

Moi: Dis-moi, foals, c'est un tribute band de Cure en fait, non?

Thom du Golb: C'est chiant, hein? :)

 

En effet, Foals, c'est… sympa, mais la voix du chanteur, décalque parfaite de  celle de Robert Smith, m'a quand même assez sévèrement traumatisé.

 

Passé le concert de Foals (qui s'est achevé sous une pluie torrentielle, de 10 minutes certes, mais quand même impressionnante), on se dit qu'il commence à faire faim, et on va casser une graine.

 

On se dirige vers la grande scène pour observer Cypress Hill. De loin, parce que juste après il y a Black Rebel Motorcycle Club qui commence et on préfère rater la fin du concert des rappeurs  que le début de celui de nos Hell's Angels préférés.

 

Il s'agissait là du premier concert de rap de votre serviteur, qui a assez sincèrement apprécié. En fait, le seul terme que je trouve, c'est "ça envoie". En plus, on a eu la chance qu'ils balancent "How I could just kill a man" (le seul morceau que je connaissais) dans les premiers, pour pas partir trop déçus, laissant Klak là avec des amis à lui.

 

http://4.bp.blogspot.com/_yYnc79mrVZE/S8NUl9K_fnI/AAAAAAAABn8/g8NmONtOg4k/s1600/webone.jpgB.R.M.C. On les avait ratés au Bataclan suite à une mauvaise gestion des dates, ce coup-ci on les verra. Avec en tête les échos en demi teinte qui nous étaient parvenus après le concert (trop long, parfois chiant…) en se disant qu'un concert de festival (soit une petite heure douche comprise, dans le cas présent) était peut-être le cadre idéal pour que B.R.M.C. se cantonne aux morceaux pêchus, aux hymnes, et évite de nous jouer une demi-heure de morceaux acoustiques tirés de "Howl".

Et on avait bien raison. Après un "Beat the Devil's Tatoo" d'ouverture qui pose parfaitement le décor (riffs pesants, batterie lourde aussi, basse ronflante), le groupe enchaîne un parfait mélange de titres de dernier album et d'hymnes tirés des précédents ("Stop", qui e fait toujours autant penser à du Oasis super heavy), avant de conclure sur un brelan d'As: Berlin, Weapon of Choice, Whatever happened to my rock n' roll.

 

Après ces trois titres, on quitte la scène de la Cascade repus, contents, prêts à aller en découdre avec son adolescence (même si on se retrouvera à rater le rappel de BRMC): Blink-182 nous attend.

 

Eh ben, pour les quadras bedonnants qu'on m'avait annoncé, ils tiennent encore la forme, les ados éternels du skate-punk californien. Ca chante toujours aussi  faux, et derrière, Travis Barker tabasse toujours comme un animal sauvage.

 

Et même mieux: le concert part très fort. Dumpweed / Feeling This /The Rock Show / What's my age again?. Ainsi délayé, Feeling This, passe encore a peu près bien. Mais derrière, j'assiste au pire ventre mou que j'ai jamais expérimenté en concert (voire même sur disque aussi): en fait ce groupe n'a pas encore compris, 6 ans plus tard, que son dernier album était à la fois chiant et plombant, et dépourvu d'émotion, et que c'est certainement pas pour entendre les morceaux de cet album qu'on vient les voir sur scène. Alors oui, ils ont entrecoupé cette série de morceaux d'autres albums. Genre "Stay together for the kids". Bonne idée à la con.

Heureusement, arrive "Always" (seul morceau du dernier qu'on a réussi à à peu près digérer), puis un peu plus tard "First Date", et on repart en arrière, vers les albums plus anciens, vers la fin du XX ème siècle… On alterne les morceaux de "Enema of the state" et de "Take of your Pants and Jacket", "All the small things" réveille la fosse, et on va même jusqu'à jeter un oeil du côté de "Dude Ranch" le temps de "Josie", avant de conclure le set sur "Anthem part 2".

 

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/robinet_a_breves_new_2010-08-28/photo_1282982099772-1-0.jpg

(Crédit photo: piquée chez Klak)

 


 

Bon, les choses sont fixées: j'apprécie toujours autant certaines de leurs chansons (c'est quand même vachement entraînant par moments), mais par contre les blagues entre les morceaux passaient moyen (j'ai plus 15 ans – ouah le scoop). Par contre, leur running gag de "je sors tous les mots que je connais en français", c'est con, mais ça m'a fait rire. (Oui, "Merci Soufflé Chateaubriand", moi ça me fait marrer, je peux pas toujours être au top)

Accessoirement, le "c'est notre dernier morceau, même s'il y en a encore 2 écrits en dessous" avant la conclusion du set m'a mis en joie. Peut-être que le rappel me convaincrait totalement (jusque là, presque rien de "Dude Ranch", très peu de "Enema…" sauf les tubes et les classiques – sauf Aliens Exist…)

 

Et ça s'ouvre sur… Travis Barker et sa batterie, sur une plateforme, avec un harnais, et c'est parti pour ce qu'on qualifiera de "moment de Tommy Leeisme", ça parle par soi même. J'aurais pas cru ça possible en 2010, ben si. C'est sans intérêt (comme à peu près tout solo de batterie) mais c'est marrant.

 

Puis le "vrai" rappel, a.k.a. l'erreur stratégique: Carrousel (tiré de "Cheshire Cat" et Dammit (tiré de "Dude Ranch"). Deux morceaux que j'adore, et sur lesquels j'ai vraiment été content d'être là… Contrairement, à, on dirait, le reste du public, qui dans sa grande majorité ne connaît pas ce qui furent les deux premiers tubes du trio californien… dans son pays. Parce que c'est quand même quelque chose comme 4 ans après Carrousel que Blink a été connu en France.

Alors quand Tom DeLonge a voulu faire chanter le public sur Carrousel… Je vous raconte pas le four. Je devais être dans les 0.5 % qui chantaient, mais j'étais trop loin.

Mais c'était sympa. Pas grandiose, mais sympa.

 


 

Et là, il faut rentrer. Et évidement, on sort par là où on est entrés. C'est-à-dire la sortie vers le parking. Mais comment sortir à pied via le parking??? Eh bien, c'est à croire que les voitures non plus n'ont pas du pouvoir sortir aisément vu qu'aucune des personnes indiquant aux voitures la direction de la sortie n'était foutue de nous dire par où on devait, nous, sortir. S'ensuit une longue errance, pleine de fatigue amplifiée par le froid de la nuit, dans le parc de St Cloud, de grille fermée en mur infranchissable. Jusqu'à ce que… Un gars, dont on ignore vraiment qui il était ne nous indique une grille fermée, certes, mais "franchissable". Comprendre: en se pliant bien comme il faut, on peut, une fois monté sur le muret adjacent, essayer de contourner les pics sur le côté de la grille et peut être sortir du parc indemne.

Ca fait beaucoup de conditionnels, pourtant certains du groupe de 30 personnes qui s'était formé au gré de nos pérégrinations s'y attaquent déjà.

Heureusement, alors qu'on inspectait la chute à supporter dans l'hypothèse où on préfèrerait se laisser glisser de l'autre côté du muret (environ 3 m / 3 m 50), le gardien est arrivé, et nous a ouvert la porte de sortie, non sans nous avoir copieusement engueulés: on peut s'en retourner vers le centre ville récupérer la voiture, et rentrer dormir du sommeil du juste: une copieuse journée nous attend le lendemain.

 

 

 

 

 

1 Novice, oui. Mais pas "provincial" comme celui qui a confondu "Porte de Saint-Cloud" et "Pont de Saint-Cloud".

2 On a beau pas être sponsorisés ici, je me verrais sûrement dans l'obligation d'évoquer quelques-uns uns des "marchands du temple Rock" dans le cadre de cet article à des fins de géo-localisation du lecteur.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 14:37

A peine ai-je recommencé à publier avec un brin de régularité que je m'offre le luxe de partir en vacances pour un temps.

 

Sale feignasse que je suis.


Retour prévu... un de ces quatre (à chaque fois que j'annonce un truc ici, je tiens pas mes promesses, que c'en est effrayant), avec (en vrac), des compte-rendus de concert (Nada Surf, Harlem, et bien évidement Rock en Seine), des articles à base de prise de têy

te sur les Smiths et Weezer (analyse sociologique vendue à part), et, peut-être, le retour de "Le Rock-Critic est un con?" mais vous réjouissez pas trop, il risque d'être de la même veine que le dernier en date: introspectif, empli de doute, mais qui met le doigt là où ça fait mal.

 

Let's go today... In a heartbeat!

 


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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 11:56

 

Les Pistols c'est sympa, mais ça va 5 minutes. Surtout que dès qu'on commence, à 18 ans, à placer les Pistols sur un piédestal, on réalise bien vite à quel point celui-ci s'avère fragile et, surtout, difficile à consolider. Il faut être bien naïf pour croire que seul McLaren est le méchant de l'histoire. Il faut être con pour trouver le renvoi de Matlock (et son remplacement par Vicious) "trop bien". Il faut ne s'être pas renseigné pour croire encore cette légende selon laquelle les Pistols ont sauvé l'Angleterre d'un Rock progressif qui n'a jamais été une menace. Il faut être ado pour trouver géniale leur façon de dire "Fuck" à tout sans jamais rien apporter en solution. Enfin, il faut être sourd pour croire un instant que la musique des Pistols est effectivement ce "retour au Rock des sources" que clamait l'esthétique punk de l'époque.

 

http://www.jetfm.asso.fr/site/IMG/jpg_johnny_thunders.jpgJe ne dis pas que les Pistols sont dénués d'intérêt, non. Juste qu'on les a fait porte-étendard de bien plus de choses que la raison et la logique n'auraient du l'autoriser, amalgamant toutes les définitions possible d'un mouvement pas si bien défini que ça autour d'un unique groupe.

 

Mais surtout, le paradoxe ne saurait s'arrêter là. A ce moment là (et même un peu avant), de l'autre côté de l'Atlantique, la scène punk se monte. La, oui, et pas une. La vraie, l'originale, celle des Patti Smith, Ramones, Television, et bien sur Heartbreakers. Ceux de Thunders, Johnny Thunders.

Celui-là même qui, 5 ans auparavant avait, avec les New-York Dolls*, avait américanisé le Glam Rock. Glam que les Pistols jouaient à leurs débuts, avant que Malcolm McLaren, ex-manager des NY Dolls ne les rencontre et les convainque de jouer du punk. Style que Nolan et Thunders, démissionaires des Dolls en 1975 (un an après l'arrivée de McLaren au management des Dolls) jouent avec les Heartbreakers.**

 

Dans une telle situation, le sale gros réac que je suis ne supporte pas de voir ces petits paltoquets de Sex Pistols, sous couvert de provocation à pas cher et de contestation de trône, balancer une chanson comme New York, qui se résume plus ou moins bien à un gros Fuck à la gueule des New York Dolls… Sans lesquels ils ne seraient surement pas là où ils en sont quand sort "Nevermind the Bollocks".

 

 

Les paroles, ici.

 

S'ils ont un mérite, c'est de pas se cacher. Parce qu'avec les références à "Looking for a kiss", entre autres, ils sont un peu grillés à des kilomètres les Tontons Flingueurs du U.K.

 

http://images.uulyrics.com/cover/j/johnny-thunders/album-so-alone.jpgCe genre de comportement me déplait assez fortement, personnellement. C'est entre autres à cause de ce fort sens moral que je ne suis une personne qu'assez peu Rock n' Roll. Mais y a pas qu'à moi que ça déplait pas. Thunders non plus n'a pas aimé. Et sa réponse est tout simplement une des plus grandes chansons qui soit, et surtout une des plus jouissives qui soit. C'est sur le premier album solo de Thunders (So Alone), et ça s'appelle London Boys. Et voilà du punk junkie mais intelligent. Un vrai retour au Rock n'Roll (avec un solo de guitare tout à fait raisonnable! Voilà un truc que je n'ai jamais compris: Comment se targuer d'un "retour au rock n' roll des débuts" tout en supprimant purement et simplement le concept de solo de guitare, alors que ceux-ci magnifient certains morceaux de, au hasard, Chuck Berry (Si c'est pas du vrai Rock n' Roll de base, ça, putain je sais pas ce que c'est) ? Si le but c'est de montrer aux groupes de prog qu'ils se plantent avec leurs solos de 15 minutes, pourquoi ne pas leur montrer comment en caler un correct en termes de durée, d'intensité, et de "comment l'amener" plutôt que de contourner le problème en le collant sous le tapis du studio? A part évidement... si on est pas foutu d'en torcher un. Quoique, certains ne seraient pas gênés)

Sans compter que Thunders, gentiment traité de "faggot" et cordialement inviter à fermer sa gueule dans le morceau incriminé, fait ici preuve d'une finesse dans la réponse qui la rend encore plus virulente. L'invective plutôt que l'injure. La véritable hargne plutôt que la provoc'. Le cassage en règle, en toute distinction, face à la pose, aux rots, et aux fucks balancés pour choquer le bourgeois. Face à la vulgarité, en fait.

 

Avec les Paroles, ici.

 

 

 

Voilà. Ca c'est du punk. Ca c'est mon punk.

 

Et puis accessoirement, comment ne pas prendre parti pour celui qui a écrit la plus grande, la plus belle et la plus honnête des chansons jamais écrites sur la nostalgie et ses effets pervers?

 


 

(Et merci à Xavier, qui, alors que je lui confiait mes soucis de manque d'inspiration en Juillet dernier m'a dit, aporès que je lui aie narré l'histoire des ces deux chansons: "Mais putain, pourquoi t'écris pas sur ça, je la connaissais pas, moi, cette histoire!")

 

 

 

* C'est non sans difficulté que je cache mon émotion à l'idée d'être intronisé "Quatrième personne qui parle encore des New York Dolls en 2010" après Stephen Morrissey, Philippe Manœuvre et Thomas Sinaeve.

 

**Je vous l'accorde, ma façon de vous raconter l'histoire ressemble à un épisode d'Amour Gloire et Beauté (enfin, non, il se passe tellement de choses que ça  ferait 10 épisodes)

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 12:24

http://2.bp.blogspot.com/_kkCHUk87bYc/SHkGZLMSr-I/AAAAAAAAHkk/Flaqv5BflkQ/s400/The+Pogues+-+If+I+Should+Fall+From+Grace+With+God.jpgDe nos jours, les gens ne respectent plus rien. Quand on leur dit qu'on écoute les Pogues, ils ne peuvent s'empêcher de faire une remarque bidon, à base de jeu de mot sur les "Pogs" qui ont envahi les cours de récré à un époque ou je n'étais même pas encore entré au collège.

C'est ridicule. Parce que quand on connaît les Pogues, on a envie de tout sauf de plaisanter avec, tant c'est beau et bon. C'est encore plus ridicule quand la personne faisant la blague n'a pas connu les Pogs en question, parce qu'à l'époque elle bossait déjà.

 

Pour corriger cette erreur, je me sens obligé de vous expliquer, très simplement, pourquoi il faut écouter les Pogues, en quelques points.


 

1. Parce que c'est celtique (un peu):  Dans un pays qui porte suffisamment d'attention à la musique folklorique bretonne pour diffuser le défile du festival interceltique de Lorient sur une chaîne nationale, et dans lequel Tri Yann arrive à remplir un Bercy, le succès modéré d'un groupe comme les Pogues, ça fait tache. Il est temps d'y remédier.


 

2. Parce que c'est dansant (pas mal): et en plus, c'est dansant sans même qu'on ai besoin de boire, même si ça arrange un peu les choses. Je vous mets au défi de pas avoir envie de sautiller un peu partout en gueulant des "Far Away" à l'écoute de Sally McLellane.


 

3. La voix de Shane McGowan: Parce que c'est une de ces voix directement reconnaissables, et qu'elle est vraie. Nombreux sont ceux que les abus de Bourbon et de tabac ont pourvu d'une belle voix caverneuse et ténébreuse: Tom Waits, Mark Lannegan, Garou… Avec le même régime (à ceci près que le Whiskey remplace le bourbon, ont est en Irlande), McGowan s'offre une voix éraillée, braillarde, qui rappelle parfois le cri du mec en train d'essayer de s'endormir sous la table alors que le patron vient tenter de le déloger parce que c'est l'heure, on ferme, pochtron. Pas aussi agréable, mais tellement plus vraie, tangible, et, fatalement, émouvante.


 

4. Parce que c'est émouvant (quand c'est pas dansant): des ballades de marin avec chœurs, fabuleuses et émouvantes, tendres, il y en a aussi. A pair of brown eyes, A rainy night in Soho, ou la fabuleuse Fairytale of New-York, en duo avec Kirsty Mac Coll (et là, l'alternance des deux voix c'est vraiment magnifique)


 

5. Parce que même pillé, ça reste d'enfer: Oui, Fiesta a servi de générique à une émission de Patrick Sébastien dans les années 90. N'empêche, une fois passé le léger sentiment de rejet à l'écoute de la trompette d'intro (soit la partie utilisée comme générique), on est dedans, dans ce trip celtico-mexicain, et on se laisse emporter, et c'est bon. Come on you ramblin' boys of pleasure


 

6. Parce que c'est plein d'enseignements et de conseils sur la vie:

 

There's nothing ever gained by a wet thing called a tear
When the world is too dark and I need the light inside of me
I'll go into a bar and drink fifteen pints of beer

 

(Streams of Whiskey, sur Red Roses For me, 1984)

 

 

7. Parce qu'ils mettent en application leurs propres conseils.(cf. point précédent)


McGowan avant:

http://membres.multimania.fr/pogues/images/shane.jpeg


 

Maintenant:


http://forgottenjournal.com/wp-content/uploads/2007/12/pogues-singer-shane-macgowan.jpg

 

8. Parce que l'accordéon: après tous les groupes franchouillards qui ont essayé de ressortir le piano à bretelles de son ghetto musette en y arrivant plus ou moins bien, il est temps de se réconcilier avec l'instrument: les Pogues, c'est une bien meilleure façon que la Rue Ketanou ou les Ogres de Barback.


 

9. Parce qu'ils vengent l'Irlande: rendez-vous compte, ce pays nous a envoyé les Corrs, les Cranberries et U2. De ce point de vue, seul le Québec arrive à battre l'Irlande dans la catégorie "Fournisseur douteux" (L'Allemagne a laissé la place libre à l'orée des années 1990, quand ils ont compris que la disco c'était over, et qu'on s'est rendu compte qu'ils étaient fans de David Hasselhoff en tant que chanteur!) Les Pogues, c'est le groupe qui vient racheter leurs péchés, et le Québec n'a pas d'équivalent (Les Trois accords ne compte pas.)


 

10. Parce que "The Body of an American". Une chanson magnifique, entendue nombre de fois dans ce que les specialistes considèrent comme une des meilleures séries de tous les temps: The Wire. (The Wire, considérée comme la seule bonne circonstance d'écouter les Pogues d'après le Dictionnaire de la mauvaise foi musicale. Qui prouve ainsi qu'il porte bien son titre.)


 

Hors-Concours: Parce que les Pogues, une terrasse au soleil mais pas trop, une Guinness: c'est peut-être ça, en fait, le bonheur.

 

Allez, sortez la bière du frigo (si vous n'en avez pas dans le frigo, je ne comprends même pas que vous me lisiez), et écoutez-moi ça:

 


A la votre!

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 12:08

Chers Win et Régine,

 

J'espère que vous vous portez bien depuis la dernière fois qu'on s'est vus, ce qui remonte quand même à trois ans de là. Mais si, putain, le petit endimanché, au second rang, derrière le gros italien qui squattai les barrières, c'était moi. Je sais que ça fait longtemps que j'ai pas donné de nouvelles, mais d'un autre côté, jusqu'à l'arrivée de votre dernière production, vous en avez pas donné des masses non plus. Enfin bref, toutes mes excuses.

 

Si je suis si cordial et poli au début de cette lettre, autant vous le dire, c'est parce que je crois que je vais pas pouvoir le rester très longtemps.

 

http://1.bp.blogspot.com/_iY28eFWQM_Q/TD9S5et2BDI/AAAAAAAAAnU/1DKuwyIJgWY/s1600/TheSuburbs_Artwork_cover1.jpgEn effet, j'ai bien écouté votre "The Suburbs", et… dites-moi… C'est quand même un peu à chier, non? Qu'est-ce qui vous a pris, dites-moi? J'ai passé l'intégralité de l'album à attendre que ça démarre! Je me suis fait avoir quand au bout de 7 minutes de musique, Win a annoncé "Now I'm ready to start" – pour se recalmer aussitôt… Je me suis fait avoir quand le riff de "Month of May" est venu rappeler à mon bon souvenir un "Laika" qui parait si loin maintenant… Entre temps j'ai cru que l'arrivée de Régine au chant (super tardive, quand même, faut attendre la plage 5) vienne sauver le truc… mais non… Rhaaaa.

 

Mais qu'est-ce qu'il t'arrive, Win? Tu nous fais une crise de conscience et tu as peur de perdre ta voix si jamais tu pousses un peu haut, ou fort? Tout au long de l'album, ta vois est à l'image de tes potes violonistes (c'est évident sur "Modern Man"): ça monte, ça monte, ça monte, et au moment ou on voudrait que ça explose, d'un coup, tu te calmes!!

 

Il vous arrive quoi? Il est où le joyeux bordel qui a fait qu'on vous aimait les mecs (et les filles)? La folie, l'emphase, le jeu avec les limites du pompiérisme, tout ça c'est où? "Rococo" (ce titre….) y arriverait presque, vu ta façon de lancer un dernier "Rococo" avant l'irruption des violons, l'espace d'un instant, on croit qu'on est dans le bon… Mais bon, d'un autre côté, c'est une telle scie ce morceau qu'après l'avoir écouté j'en suis presque à vouloir entendre "It's a small small world" pour pouvoir me sortir ce refrain affligeant de la tête)

 

(Là vous voyez pourquoi j'étais super courtois au début.)

 

En fait, disons qu'au moment ou vous réussissez à nous rappeler votre grandeur passée, c'est surtout en sortant des morceaux rappelant ceux qu'on aimait pas sur Neon Bible. (Empty Room, c'est "Antichrist Television Blues", mais chanté par Régine, même nous on s'en rend compte, nous prenez pas pour des cons.)

 

Neon BibleNeon Bible qu'à l'écoute de cette dernière production on a envie d'accuser de tous les maux. Je me rappelle qu'à sa sortie, tout le monde s'accordait à le trouver meilleur que Funeral (sauf moi et quelques autres – c'est pas par snobisme que je dis ça: je rappellerai juste qu'il m'a fallu vous voir jouer les morceaux de Neon Bible sur scène – donc en version "gros bordel" pour que je les apprécie vraiment), sous des prétextes fallacieux genre "ils se sont enfin calmés, maîtrisent mieux leur truc, ils se font enfin lyriques et c'est plus le gros marasme de Funeral", et tout le monde s'en réjouissait et vous en félicitait.

Pendant ce temps là, les fans de Funeral ne pouvaient pas nier l'évidence, oui, l'album était très bon, mais continuaient de penser par-devers eux que le petit nouveau paraissait finalement vachement plus mort que le précédent (ironie suprème.)

 

La question reste posée: pourquoi c'est ceux-là que vous avez écoutés? Pourquoi écouter les Rock-critics? A quoi ça sert que je vous rappelle régulièrement que ce sont des cons?

La question jumelle étant évidement: qu'attendait-on de ce "The Suburbs"? Les fans en attendaient certainement une fusion des deux précédents: la maîtrise mélodique de Neon Bible au service de l'explosion de joie et de vie que constituait au final Funeral.

Les Rockcritics… eux, évidement, ils n'en attendaient foutrement rien. Depuis Mars 2007 (date à laquelle est sorti Neon Bible), et une fois leur critique publiée et le concert passé, ils ont du réécouter l'album 3 fois, et encore, la dernière c'est juste qu'ils se sont gourés, ils voulaient sortir le dernier animal collective et puis quelqu'un les a interpellés, ils ont pris le disque d'à côté, voilà, ils se sont dit que c'était bizarre, ça ressemble pas trop à Animal Collective (ben oui, il y a une mélodie), qu'est-ce que… rha mais j'suis con!, Ah ouais, Arcade Fire, il était sympa cet album tu t'en souviens, allez, passe moi le bon disque, on va pas se le réécouter quand même. Bon, évidement, ils considèrent "The Suburbs" comme un des albums les plus attendus de l'année, mais ne nous voilons pas la face, c'est juste parce que le nouveau Radiohead est attendu pour Janvier 2011.

 

http://www.voir.ca/blogs/popculture_quebec/Arcade%20Fire.jpg

 

Et donc, ce "The Suburbs"? Eh bien, c'est un album de pop carré aux entournures, jamais désagréable, mais jamais surprenant. (En un sens, l'opposé parfait de celui dont je parlais dans l'article précédent). Je n'ai rien contre les petits albums de pop carrée et sympa, la preuve j'ai été voir Nada Surf en concert y a deux jours. Mais d'Arcade Fire, j'attendais un peu plus que du carré, et, surtout, ce qui me gène le plus: désincarné. A aucun moment la voix ne m'a vraiment embarqué, à aucun moment je n'ai retrouvé cette emphase qui me faisait frissonner sur le précédent, les quelques moments voulus de bravoure m'ont laissé de marbre (la fin de "Suburban War" par exemple, réussie, mais tellement prévisible que, ben en fait elle est ratée*…)

Vraiment, j'attendais plus de vous, oui, d'Arcade Fire, le groupe qui a forcé les Rock-Critics à ressortir le terme "Organique" de leurs tiroirs à clichés en 2005, j'attendais plus qu'un bon album de pop. J'attendais tout sauf l'album de la maturité, car c'était pour moi un groupe qui ne devait surtout pas mûrir… sous peine de pourrir.

 

The Suburbs? Banlieue dortoir, oui.

 

J'envisage même de passer cet album à ma très chère sœur. Ma sœur, sa collection d'albums de U2, sa sonnerie de portable Coldplay, sa tendance à apprécier les groupes avec laquelle je l'ai tannée pendant 5 ans (soit le temps des deux premiers albums) une fois que je les ai reniés (soit à partir du quatrième): Placebo, Muse, la liste est longue.

Je parie que "The Suburbs" lui plairait.

 

J'évoque Placebo, Muse, Coldplay, ce n'est pas anodin. Si je vous écris cette lettre, c'est surtout par égoïsme. Dans 3 ans, quand sortira votre quatrième album, que vous remplirez Bercy dans un concert sponsorisé par Virgin Radio, et que la majorité des gens que je connais chanteront vos louanges alors que je vous renierais définitivement, je veux avoir une trace écrite à leur montrer, pour leur prouver que non, ce n'est pas par snobisme que je vous ai renié une fois que vous avez commencé à vendre des disques par palettes. Non, c'est vraiment par goût, par amour contrarié pour votre musique que je me verrais obligé de prendre un chemin autre que le vôtre.

 

Malgré cela, c'est avec plaisir que je vous verrais sur scène à la fin du mois. Enfin j'espère. Prouvez-moi que j'ai tort, faites mentir le paragraphe précédent, embarquez moi avec vous, histoire que je ne passe pas une heure à espérer entendre enfin résonner la batterie de l'intro de "Rebellion (Lies)". Faites-moi mentir, je ne demande que ça.

 

Allez, je vous embrasse fort tous deux (surtout Régine) et vous dit à bientôt. Passez le Bonjour aux six autres.

 

Guic'.

 

 

 

 

 

 

* Je ne parle même pas de "Sprawl II (Mountains beyond Mountains)" qui m'a fait croire l'espace d'un instant que j'étais tombé sur un inédit de Rose Laurens.

 

A lire aussi: L'avis de Benjamin sur Playlist Society

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 17:36

 

La vache. Ca devait faire au moins 5 ans que j'avais pas écouté cet album, convaincu que j'étais (et suis toujours) de son effet néfaste sur mon moral (effet confirmé d'aiileurs). Je n'ai jamais été un énorme fan de Marilyn Manson, pour des raisons que je ne saisis pas bien moi-même, tant le personnage a toute ma sympathie, par rapport à, au hasard, les Jonas Brothers). Disons que j'aime bien, mais n'écoute jamais ses albums directement à leur sortie, et, pour être honnête, à part peut-être les singles, aucun de ses albums d'après "Holy Wood" n'a du dépasser les 5 écoutes de par chez moi.

 

http://i50.photobucket.com/albums/f335/rOOkrOc/marilynmanson_mechanical.jpgPourtant, je réussis à avoir un vague souvenir d'une époque où "Mechanical Animals" a tourné plus qu'à son tour dans ma piaule (avec, évidement, des chœurs additionnels des parents reprenant "Mais baisse ta musique de dégénéré s'il te plaît"). Après une introduction au monde Mansonien via le live de la tournée ayant suivi la sortie de cet album, je m'étais, à l'époque, penché sur ce"Mechanical Animals" car il contenait le titre le plus populaire de MM en ce temps, "Rock is Dead" (oui, le plus connu, enfin celui connu de tous, c'est la reprise de "Sweet Dreams", mais à cette époque là, parmi les gens que je fréquentais, non), merci Matrix*

 

Mechanical Animals, donc. L'album dit "glam" de Manson, second pan de la trilogie Antichrist / Mechanical / Hollywood. Et comme souvent dans les trilogies, c'est le second tome qui est le meilleur**

 

Le meilleur, car le plus humain. Manson se lance pour cet album dans une relecture à sa sauce du "mythe" de Ziggy Stradust (constituant ici avec son groupe "Omega and the Mechanical Animals"), et laisse plus grande part à sa part sentimentale.*** La simple écoute de "Great Big White World", ouvrant l'album, peut surprendre quand on est habitué aux cavalcades martiales de "Antichrist Superstar". Même si la musique est toujours aussi fortement influencé par le hard rock, le métal, et l'indus (l'album précédent ayant été, rappelons –le si besoin, produit par Trent Reznor (leader, rappelons-le si besoin, de Nine Inch Nails (groupe qui, si vous avez besoin qu'on vous rappelle cela, vous feriez peut-être mieux de passer votre chemin direct parce qu'on est sacrément mal barrés, a pour ainsi dire inventé l'indus.))), il est surprenant de voir à quel point ces morceaux ont une teneur… sacrément, non, pas pop, quand même pas, mais bel et bien mélodique. L'ami Brian chante au lieu d'éructer, et sur le refrain entre autres, c'est même sacrément joli.

 

Mais méfions-nous, c'est là qu'est l'entourloupe. Ce n'est pas parce que cet album est doux à l'oreille la plupart du temps que c'est une sinécure. Entre les boucles new-waviennes qui tapissent chacun des morceaux, le chant de Brian Warner, qui se lamente plus qu'il ne chantonne, il y a là – dedans autant de choses plombantes, glauques et malsaines qu'il faut redouter. Car si danger il y a dans cet album, c'est bel et bien son côté… vénéneux.

 

 

Si la musique s'est lissée en apparence, c'est pour y gagner en vice, en mahttp://userserve-ak.last.fm/serve/_/27983093/Marilyn+Manson+omega.jpglsain. Ne rebuter personne au départ pour en saisir plus dans un filet englué et suffocant. Suffisamment agréable pour qu'on y revienne, mais suffisamment dérangeant pour qu'on ne s'y sente jamais vraiment bien. Où comment cet album finit par devenir une parfaite incarnation de son propos, à savoir (c'est quand même le gros du propos), l'addiction aux drogues dures. (The Dope Show, The Speed of Pain, Coma White, ou encore Dissociative, narration d'un bad trip qui vire presque à la Near Death Experience, et, peut-être – bizarrement quoiqu'il en soit- un des morceaux les plus émouvants du Révérend.****). Un tour de maître qu'il ne parviendra jamais à rééditer, trop occupé à se marier avec de pulpeuses brunettes et à diriger un des groupes au line-up les plus mouvants qu'on ait jamais rencontrés.

 

Et le fait est que, presque 10 ans après l'avoir découvert, et même si les circonstances ont changé depuis l'époque ou je l'écoutais seul, enfermé dans ma chambre en me disant que le glauque c'est trop cool… Je n'arrive toujours pas à écouter cet album sans me traîner une boule désagréable dans le ventre, une sensation de malaise, limit de nausée… Capable de virer au début de crise d'angoisse au milieu de "Last Day on Earth".

Et ça a beau ne pas être agréable, c'est peut-être là la marque des grands.

 

Reste que si vous ne supportez pas Manson par a priori, ce qui pourrait être tout à fait compréhensible, tant la majorité des fans hardcore du Révérend que j'ai eu l'occasion de croiser… ne donnent aucune envie de découvrir plus avant leur idole, repenchez-vous sur cet album, non sans oublier d'aller faire des emplettes de Lexomyl auparavant, tant le voyage, même fascinant, est dur.

 

Allez, posez un premier pied dans ce monde malsain mais si délicat au goût:

 


 

 

* On n'insistera jamais assez sur l'importance symbolique de ce film pour les gens qui auront eu dans les 15 ans vers l'an 2000. C'est, pour beaucoup, le premier film possédé en DVD et/ou en DivX, et sa B.O. un grand succès dans les graveurs naissants qui servit porte d'intro, entre autres, à RATM, et à toute une catégorie de musique type métal / indus.

 

** Matrix, cependant, fait exception à cette règle, tiens.

 

*** Il est à noter que si l'on s'intéresse uniquement au concept de chacun des trois albums de cette trilogie, chacun reprend, un peu à sa manière, un concept album réalisé par un autre de par le passé. Mechanical Animals serait Ziggy, oui, et à côté de cela, Antichrist Superstar serait la relecture de The Wall, Holy Wood, celle de Downward Spiral. (Cette façon de voir, qui ne prend en compte les concepts mansonniens que de façon très superficielle, n'engage que moi, cela va sans dire.)

 

**** Marilyn Manson, fait. Brian Warner, fait. Révérend, fait. Désolé, là je suis à court, je vais devoir me répéter. Excusez-m'en par avance.

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 09:41

Chers lecteurs / trices,

 

Ce n'est pas dans mes habitudes que de servir la soupe à mes camarades bloguiens, mais le fait est que, là, la morale me l'impose.

 

Notre cher collègue DPC nous fait aujourd'hui le cadeau d'un fabuleux article sur "quel T-shirt choisir pour aller à un concert?" qui, je dois l'avouer, ferait un putain de bon "Le Rock-Critic est un con".

 

Donc, bravo à lui, et vous, ruez vous pour lire cet article qui déchire grave.

 

Bien cordialement,

 

Guic' the old

 

PS: En plus il a collé une reprise des Pogues par BRMC en B.O., alors franchement, si vous avez pas encore cliqué, je sais pas ce qu'il vous faut.

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 11:47

Vous vous en êtes rendus compte, sûrement, mais là, sur "Laisseriez-vous votre fille coucher avec un Rock-addict?", c'est grille d'été, et grosse glande.

Mais bon, on va quand même éviter de donner dans la rediffusion donc, je vous propose simplement, parce que c'est facile, tranquille, et que ça me laisse libre choix, de vous parler un peu de chansons que j'adore et qu'on aura pas l'opportunité de voir passer dans les Top 5.

 

A tout Seigneur tout honneur, ouvrons le bal avec du gros boucan, de la bière, et de la testostérone.

 

 

Je suis pas un métalleux dans l'âme et je ne l'ai jamais été. Je ne suis pas un punk dans l'âme et ne le serais jamais. Au final seuls ma qualité d'être humain de sexe masculin et le fait que j'ai fait allemand LV1 m'ont jamais prédisposé à apprécier Mötörhead (le second critère a fait également d'autres ravages, d'ailleurs.)

 

Lemmy*, dont le sang parait-il, permet de guérir la cirrhose du foie, disait de l'album "Overkill", qu'il permet de faire la différence entre les vrais hommes et les fillettes. Et c'est clair que le morceau même, Overkill, ça reste une grande démonstration, passez moi l'expression, de c******* sur la table.

 

Des paroles cons (en gros: voilà de la vraie musique, forte, puissante, dans ta gueule), une batterie qui tape et une basse qui virevolte (mais qui virevolte comme un routier – rat de l'opéra), devant, une guitare qui claque des solos sans fin, des pauses et des redémarrages… Ca fait du bien, ça fait plaisir, ça fait mal, ça défoule, ça calme.

 

Metallica l'a repris sur Garage Inc. Même Metallica n'arrive pas à faire aussi fort. C'est dire. Allez, c'est parti

 

 

 

 

 

 

* Je sais pas si vous avez remarqué, mais Lemmy, on connaît son nom de famille mais on l'utilise pas. C'est comme ça, comme une évidence, Lemmy c'est un pote. (Et perso je préfère l'avoir avec moi que contre moi dans une baston, c'est une autre évidence)

 

PS: Désolé, mais j'ai pas écrit depuis un mois, j'essaye de me remettre en route, je suis un peu diesel quand même.

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