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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 19:44

Bon, OK, ca arrive comme un cheveu sur la soupe cet article, et moi-même je me demande pourquoi je l'écris, disons juste qu'il faut que ça sorte, et maintenant, avant d'avoir été influencé par les autres critiques.

 

Donc désolé pour ce demi-article  qui est publié maintenant alors que ni le nouveau design ni la nouvelle bannière ne sont en place.


(Remarque: si entre le moment ou vous lisez l'article et celui ou vous postez un commentaire, le design a totalement changé, c'est normal.)





Bon, vous savez que je suis fan de Pete Doherty au point de prédire sa mort, mais là, bon, c'est pas tout ça, mais c'est trop.


Grace / Wastelands est le premier album solo du gars Pete. Un album à dominante acoustique, qui plus est. Moi qui adore quand il s'énerve (sur, au hasard, Fuck Forever ou French Dog Blues), mais qui baille dès l'instant ou il lève le pied (sauf sur Albion), vous comprendrez bien que cet album j'y allais à reculons.


Surtout que tout le monde encensait cet album. Oui, de la même façon que tout le monde (entendez par là, « les journaux ») ont glorifié le dernier Springsteen et (beurk) le dernier U2, on aurait dit que tout d'un coup, soit ils découvraient que Pete a du talent, soit... J'en sais rien en fait.


Si l'on s'en tient à l'album, plusieurs constatations s'imposent : la première, c'est que je n'ai rien compris à ce que signifiait « acoustique », parce que moi je le voyais déjà enchainer les titre à la guitare Folk, mais non, là, on observe un répertoire étonnant d'instruments utilisés, avec du piano, de la guitare évidement, des arrangements de cordes forts intéressants, et même, j'en ai peur, du mélodica ou un truc approchant. J'ai d'énormes progrès à faire en matière de vocabulaire. Mais avouez qu'imaginer Doherty au piano... n'était pas une évidence.


Non, en fait, acoustique, pour une fois, chez Doherty, est bien loin de rimer avec ennui : Sweet by & by est sautillante, Arcady vachement sympa... Et quand le tempo se ralentit, Doherty réussit pour la première fois à m'émouvoir, et là je dis bravo (1939 Returning, Broken Love Song). Surtout qu'il ose parfois quelques petites envolées qui surprennent, qui rendent joyeux, qui font plaisir (New Love Grows on trees, Broken Love song, again).


Alors quoi ? Ben, alors on se réjouit, on est content d'entendre un album de l'ami Doherty qui ne souffre que de peu de défauts (à mon humble avis), qui coule tout seul. Si certains l'accusent de céder à la facilité (et c'est peut être pas faux), on se demande franchement ce que ca donnerait s'il faisait un effort. (Peut être changerait-il la face de la musique - sait-on jamais.)


Là où je commence à me poser la question, c'est que, aux premières écoutes je le trouvais banal et ne comprenait pas l'engouement général : maintenant je ne vaux pas mieux que les autres. Enfin si, parce que j'ai le recul suffisant pour me demander où on va bien pouvoir aller maintenant.



Quelles conséquences funestes va avoir ce disque ? Il plait à tout le monde, merde ! On est foutus : il va s'écouler par palettes, ca va faire de Pete une nouvelle idole... Certes, il est déjà une idole, mais pour un monde réduit. Maintenant... Enfin, bon : il est certainement en passe d'être (enfin) connu pour autre chose que ses frasques.

A croire qu'il a décidé d'échanger de vie avec son amie Winehouse : elle, on oublie de plus en plus qu'en fait elle chante aussi, lui, les gens vont pas tarder à découvrir ses talents de compositeur.


C'est là que moi je commence à flipper, parce qu'il y a une évidence qu'on va peut-être vérifier : Pete(r) Doherty n'est pas fait pour avoir un succès grand public. Trop fragile. Trop simple. Trop supporter de club de ligue 2 anglaise.


Que va-t-il lui arriver ? Un syndrome Muse / Placebo ? A l'évidence non, puisque cet album n'est certainement pas le plus mauvais qu'il ait fait (de toutes façons, il n'a à l'évidence jamais fait d'album totalement mauvais, juste on préfère l'un, ou l'autre...)


Non, la réponse pour moi, c'est que... mais ils vont nous le tuer !  D'abord symboliquement, parce que non, je ne veux pas partager mon Pete avec la ménagère de plus ou moins 50 ans. Je ne veux pas qu'il passe sur RTL 2 (merde trop tard, Delivery y bouclait).  Alors qu'il s'est sorti le nez de la dope, le succès est le meilleur moyen de lui offrir ce fameux « Palace of Bone »* qu'il veut s'acheter plage 8 ! D'où la mort pas symbolique du tout. Syndrome Cobain / Morrison.


Taxez moi d'oiseau de mauvais augure, mais bon... je commence à avoir peur. Ca doit être à cause des 4 « f » téléramesques collé sur l'emballage du disque. « f » comme funeste.


Mais bon. Voyons le bon côté des choses. Si c'est ça, la fin... oui, je prends. Même si j'aurais bien voulu une reformation des Libertines ! Ouais... C'aurait été bien.


Allez, concluons par la vidéo de "Last of the English Roses", ou l'on voit Pete(r) prendre soin de sa santé.










* Pour ceux qui ne sont pas familiers de l'argot anglais, « Bone », c'est le crack. Du moins dans le contexte de ce titre.

26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 18:57

Bon. C'était le moment de se bouger le cul, de dépoussiérer « Laisseriez-vous votre fille coucher avec un Rock addict ? », de faire quelques chose.


Parce que voyez vous, là, tout le monde y va de sa petite innovation, entre Klak qui change sa formule au profit de l'hebdomadairité, Arbobo et Ama-L qui s'amusent à transformer leurs site via des logiciels que même Steve Jobs ne comprend pas, et puis voilà qu'il ya même pas 2 jours Thom nous annonce l'arrivée imminente du Golb 2.0, moi je dis, tout ça c'est trop de nouveauté, ca sent la course à la hype, et je vous le dis franchement, c'est scandaleux.


Alors la rédaction, c'est-à-dire moi ,a décidé d'agir. En créant une nouvelle rubrique : Les Disques du mois. Oui, c'est ridicule comme action,  c'est minable, c'est pas original en plus.


Mais ca va me forcer à :


1. Chroniquer des disques parce que quand même plus le temps passe moins je le fais.

2. En plus y en aura un sorti dans le mois à chaque fois, la classe.

3. Ca me permettra, à moi, de me rappeler à la fin de l'année mon parcours musical de 2009, mais bon, ca c'est un argument qui n'a de valeur que pour moi.


Donc, en gros, chaque mois, Une critique d'un album sorti dans le mois (positive ou négative), une critique d'un album sorti il y a une paye (généralement positive), et pour finir, une bonne grosse daube qui m'a fait marrer dans le mois pour détendre l'atmosphère... C'est parti.



Le Disque du mois :


Tonight : Franz Ferdinand : Voyage au bout de la Nuit (titre facile, je me rode...)


Le voilà enfin. Enfin un album de Franz Ferdinand qui me plait, vraiment. Comme tout le monde, il m'est arrivé de gentiment taper du pied sur Take me out ou de chantonner do you do you wanna, à l'occasion. Mais passé cela, un album des Franz, c'était un peu la croix et la bannière à écouter : quand le refrain joué ad lib sert d'outro pendant plus longtemps que la chanson elle - même, j'ai une fâcheuse tendance à bloquer un peu.

Mais là, après trois ans de macération et une mini-arlésienne (cet album est quand même annoncé pour le mois prochain depuis Janvier 2008, en gros) et un livre des bonnes recettes de cuisine de Tonton Kapranos, les FF ont changé, et en bien. Rock n rollement parlant, j'entends. C'est simple : Ulysses est le titre qui m'a redonné foi en eux, dès la fin 2008. Pour la première fois, une chanson de Franz Ferdinand ne virait pas à la bête répétition permanente, était vraiment...construite. De l'intro (basse en avant) au majestueux breaks de batterie finaux (You're never going home... la la la la. Oui, les lala restent quand même.) Tout, je dis bien tout, dans ce titre est intéressant, bien fait, et bien plus original que ce qu'on pouvait trouver sur la presque totalité de leurs albums précédents. Et ce, tout en gardant les refrains entrainants et les couplets bondissants qui sont leur marque de fabrique et des expressions constituant un passage obligé pour toute personne écrivant sur eux.


Et il y a un autre passage important dans ce titre (si j'insiste dessus, c'est parce qu'il est vraiment représentatif de l'album) : quand on nous chante à l'oreille « Last Night was wild », le morceau devient d'un seul coup franchement...sexy. Et un peu plus sombre.

Preuve en est avec le clip du morceau, dans lequel les Franz apparaissent au sortir d'une soirée qu'on suppose arrosée et - cris d'horreur des groupies - décoiffés.


Sombre. Sexy. Construit. Voilà les trois qualités nouvelles qu'on rencontre dans cet album. Rythmé. Dansant. Celles qu'on avait trouvé aux précédents et qu'on a pas perdu ici.


Bref : les anciens gendres idéaux de Franz Ferdinand ont commencé à se taper des groupies sans les rappeler le lendemain. Et leur musique en ressort grandie, et pour tout dire... Cet album me fascine.


J'arrive pas à savoir si cet album est un concept album en tant que tel, ou si c'est juste qu'il est si cohérent et réussi que le concept s'y dessine sans que ce soit voulu.


Cet album... C'est la B.O. idéale pour une soirée de grosse cuite. (J'ai d'ailleurs fini par élaborrer toute une histoire collant à cet album au titre par titre, que je me ferais un plaisir de vous envoyer sur demande, à la seule condition que vous ayez déjà bien écouté l'album avant : je ne voudrais pas vous imposer mon point de vue dessus.)


Tu sais que ca va mal partir, parce que t'es chez toi t'as pas forcément envie de sortir mais il y a tes potes qui passent et qui réussissent à te convaincre de te bouger, c'est Ulysses, et c'est réglé, You're never going home.,  Après, je ne saurais trop détailler, mais on sent bien que le voyage recèle ses épisodes de drague (Kiss me, Bite Hard, What she came for)...ses grandes théories alcoolisées (Live alone), ses délires éthyliques pas trop volontaires sur le dancefloor (Twilight Omens), et peut être se ramener quand même une petite à la maison (Lucid Dreams), voire se réveiller à ses côtés (Katherine Kiss me).



L'apogée de l'album se trouve (comme une évidence) être Lucid Dreams. C'est marrant, parce que Lucid Dreams a été le premier extrait qu'on a pu entendre de l'album, et c'était de bonne facture, du Franz standard, ca fait plaisir à entendre, mais on passe vite dessus. Sauf que la version qu'on a là, c'est pas un « radio edit » du tout, c'est pas la version qu'on pouvait entendre sur leur myspace, c'est... un morceau de 9 minutes difficile à relier à la version qu'on avait déjà entendue, avec la voix en arrière, sous - mixée à mort, et le morceau s'achève sur un truc que je ne parviens à qualifier que de « jam electro »... A coup sur le morceau le plus tordu de l'album, un des plus bizarres aussi, mais une sacrée réussite. S'il faut le relier à un moment de la soirée, c'est simple : c'est le moment ou on se couche dans son lit, et qu'on se dit « oh putain, ca tourne », et qu'on décide de s'allonger en position latérale de sécurité de son propre chef, au cas ou, en tentant de s'endormir et en maudissant les boites de nuit de mettre le son si fort qu'on garde cette saloperie de buzz persistant dans les oreilles.


L'album se clôt alors sur deux titres acoustiques : le sommeil retrouvé, le calme... L'oubli. Parce que demain on aura tout oublié, on ira demander aux autres potes qui étaient avec nous ce qu'on a fait comme conneries encore, et on recommencera les mêmes conneries un peu plus tard. Mais pour l'instant... on est bien, on a retrouvé la douceur de son foyer, heureux comme Ulysse à son retour à Ithaque.


Tout en sachant que le pire c'est que demain on remet ça.







Et l'auditeur de se dire que, d'une part, Franz Ferdinand a réussi à sortir son premier album véritablement bon (parce que jusqu'à présent c'était plutôt un groupe à singles qui s'ignorait), et que rien qu'avec ce disque, 2009 enfonce largement l'année précédente.


La vieillerie :


Reign in Blood, Slayer : Voyage au bout de l'enfer ( je me rode toujours)


Alors qu'on sort de la période bien pensante des fêtes de fins d'année, qu'on se force à souhaiter la bonne année à tous, y compris à des gens qu'on peut pas blairer, et qu'on commence à se lasser d'aller bosser, enfin, d'aller au boulot pour rien foutre sinon attendre que l'heure tourne... Il reste une alternative : Slayer.


Franchement, si je devais résumer, je dirais simplement un truc genre « Putain c'que c'est bon », ou « Putain ca fait du bien ». Ou je gueulerais un bon coup « METAAAAAL ». Et ca suffirait.


Reign in Blood est le plus mythique des albums de Slayer, et pour tout dire c'est le seul que j'aie jamais écouté en entier. C'est un concentré de rage, de violence, de bourrinage, bref c'est une tuerie comme disent les jeunes.



Le truc franchement bizarre avec cet album, c'est que bon... Je trouve (j'ai bien dit je trouve) que tous les morceaux de l'album se ressemblent. C'est un peu chiant de le sens que tu me les passe en Blind test, et ben, a part Angel of Death et Rainin' Blood, jamais je marque de point, vu qu'entre Necrophobic ou Epidemic, je ferais pas la différence. Mais d'un autre côté c'est ce qui fait que cet album s'écoute d'une traite, tel une symphonie maudite, une ode à la gloire du mal en 10 mouvements tous plus virulents les uns que les autres. Et des mouvements t'en fais aussi en écoutant : c'est quand même rempli de roulements de batterie à se faire tout seul le cou du lapin en headbanguant.


En fait, il n'y a pas vraiment besoin de tergiverser sur les qualités évidentes de ce manifeste du métal qui fait mal... Juste commencer par un bon petit Angel of Death et de libérer l'animal enragé qui vit en soi. Après ça dure une demi-heure, derrière on est vidé, défoulé, bien.


Ca vaut bien toutes les parties de squash du monde.







Je ne suis pas le seul à en parler, d'autres l'ont fait bien mieux que moi, et tous nous arrivons à une conclusion commune, au moins une : il n'existe pas de mot assez fort dans la langue française pour décrire à quel point cet album est empli de haine puissance dix, fondamentalement mauvais et méchant, le tout au carré.


Mais que cela ne vous empèche pas d'aller consulter leurs avis, ici ou là.


La Daube du Mois :


Bon, soyons sérieux, je vais pas vous parler d'un truc pourri dans le but pur et simple de vous parler d'un truc pourri. C'est pourquoi je vais me limiter, dans l'ensemble, à des trucs pourris mais franchement drôles, du moins selon mes critères.


C'est pourquoi, selon toute logique, je vais commencer par ce qui constitue pour moi la quintessence du morceau mauvais mais tellement drôle au final que je me le passe quand même par paquets de douze : Poison, d'Alice Cooper.


Entendons nous bien, Alice a peut être été un grand artiste au début des années 70 (et même : il l'a été , sans « peut-être »), mais à la fin des années 80, il est franchement ridicule (quoique peut être hype dans l'esprit de l'époque.) Dans ce morceau, l'ami Vincent / Alice nous décrit les sentiments d'attirance/répulsion, d'amour / dégout qu'il a pour une femme (imaginons la jeune.) Un peu comme quand, au collège, on ressentait une attirance inexplicable pour une fille qu'on haïssait légitimement, sans forcément comprendre pourquoi, mais la conséquence reste qu'on la fait chier pour attirer son attention sans pour autant vouloir lui faire comprendre qu'on la trouve ravissante. Mais d'une façon à la fois plus romantique et plus bourrine : un tirage de couettes Musset / Heavy Metal.








Bien évidement, hors de question de passer à côté du clip, mythique, avec des symboliques splendidement Shakespeariennes, une côté « Entretien avec un vampire » avant l'heure... et du cuir et du maquillage dégoulinant. Mon détail préféré là dedans, c'est quand même que, du premier au second couplet, on change carrément de fille... enfin, on passe d'une brune à une blonde, peut - être est-ce la même vu que... (non, je ne vais pas vous gâcher le rebondissement final), enfin, bref, un petit chef d'œuvre du clip vidéo minable.


Régalez-vous.




Bon, voilà pour la première édition... rendez-vous fin Février.