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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 21:00

Comme vous vous en doutez sûrement, quand je ne suis pas en train de remplir ces pages de mes délires, j'ai une vraie vie, disons une vie "civile". Et dans le civil, je bosse aussi. Un boulot classique, dans un bureau, avec des gens en costume – cravate qui boivent des cafés en réunion. Bon, en fait je suis dans un "opeune spèce", je porte pas la cravate et j'ai très peu de réunions, mais bon, question café je me rattrape.

 

Le fait étant que je ne suis pas la personne la plus Rock n' Roll du monde, je réussis presque à me fondre dans la masse. Pourtant, ma condition de Rock-Critic a eu l'occasion de fuiter pour de nombreuses raisons:

 

-         je m'enflamme extrêmement vite dès qu'une conversation porte sur la musique


-         je me réfugie dès que possible dans le doux confort que m'offrent mes écouteurs et leur délicate musique.


-         Je bois mon café dans un mug Rolling Stones.


-         Je ne peux m'empêcher de faire une mine renfrognée quand un ou une de mes collègues dit qu'il/elle est allé(e) voir (ou va voir) en concert Coldplay ou Nightwish (pour la quatrième fois)


-         La phrase que mes collègues m'ont le plus souvent entendu prononcer (si l'on excepte "Putain!") doit être "faut que je passe chez le disquaire" (et ses variantes).


 

Reste que, alors que je m'attendais à ce que ma passion revête le côté un peu ridicule de celle du collectionneur d'étiquettes de camembert, j'ai eu l'impression bizarre que pour mes collègues, c'était totalement l'inverse. A leurs yeux, le fait d'avoir une passion (a fortiori une passion pour un truc culturellement acceptable), c'est presque classe, c'est une motivation, une chance. D'autant plus que je réussis miraculeusement à me contrôler et à m'empêcher d'aligner les jugements péremptoires tombant comme des couperets sur les goûts de mes collègues. Mais par contre je multiplie les arguments bidon (me drappant d'une connaissance des choses de l'esthétique que vous savez, vous, lecteurs fidèles, bien lacunaire chez moi). Sauf sur Coldplay, parce que non, là, je peux pas. A quoi bon argumenter face à quelqu'un ayant entendu le nom de Brian Eno pour la première fois en 2008?

 

 

Là, vous l'aurez deviné, j'ai une vie profondément schizo: autant ici, je reste dans mon rôle de jeune padawan, avide de savoir et convaincu de rien connaître à rien au milieu de la meute des érudits, autant dans le civil… Et que j'y vais de ma petite phrase assassine, et que je me gargarise à sortir des noms de groupes que personne connaît, et vas-y que je te raconte les concerts de groupes que tu connais pas dans des salles dont tu ignorais l'existence. Bref, dans le civil, je suis un petit con snob et suffisant dès qu'on parle de musique.

 

Pourtant… pourtant je me retrouve à être considéré comme un gars qui s'y connaît. Si quelqu'un cherche un album un peu rock, il n'hésitera pas à me demander si je l'ai et peux lui passer… Et ce genre de trucs, après des années de "Fous-nous la paix avec ta musique de vieux", c'est véritablement grisant.

Certes, c'est une évolution réjouissante: De "Fous-nous la paix",  je trouve d'autres grands barges comme moi sur les blogs, calme mon ton, apprends à parler moins mais mieux, puis, enfin, la respectabilité de ma passion. Foutrement réjouissant. Pendant quelques mois malgré ma distribution de jugements sans appel sur quelques-unes des galettes préférées de mes collègues, je suis resté le gars avec lequel on peut parler musique, parfois apprendre un truc ou un autre… Et Dieu sait que j'ai adoré ça.

 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et là, comme tout héros victime de son Destin… j'ai fini par me condamner moi-même. Ca doit être ça, l'ironie du sort.

 

Car voyez-vous, bien que me posant en mec qui s'y connaît, à aucun moment je n'ai caché mon goût malsain pour l'écoute de certains trucs qu'on qualifierait de honteux: Billy Idol, Mötley Crüe, oui, je cite toujours les mêmes, mais bon, je n'ai pas que des goûts de merde non plus. Bref. La méconnaissance des ces artistes (doublé du fait qu'au fond, tout le monde s'en fout), m'avait préservé de la déchéance.

 

Et puis un jour, comme ça, on discutait, tranquillement. Je ne me rappelle plus du contexte précis, mais on devait parler de musique, à tous les coups, d'albums à passer ou que sais-je… reste qu'à un moment, j'ai laissé échapper la phrase qui scellera mon Destin (scélérat, mon destin!):

 

"Si tu veux, je peux te passer aussi l'album des BB Brunes, le nouveau."

 

Réponse (prévisible): "Non, mais tu plaisantes, t'as quand même pas ça?!"

 

"Ben si…. Attends…"

 

Alors que je gratte ces mots, je réalise qu'à cet instant là, en fait, il y a une issue de secours (métaphorique) au dessus de laquelle clignote en lettres de néon rouge géantes "Mais non, rhôoo j'déconne!". Sauf que dans l'instant, j'ai fait tout autre chose. J'ai sorti mon iPod, l'ai allumé et ai tendu vers mes collègues effarés l'écran, affichant la pochette noir et blanche et rose de Nico Teen Love.

 

Silence dans la salle puis éclats de rires moqueurs.

 

Sans même m'en rendre compte, je viens de perdre d'un coup toute crédibilité, tout droit à la critique (même de Coldplay), toute la respectabilité de mon bon goût, tous mes acquis ces derniers mois.

 

Et donc, depuis une semaine, mon tout nouvel album chouchou est devenu le running gag. On se moque, de mes goûts, à moi! Moi dont le bon goût était resté indiscuté pendant de longs mois, moi le conseiller en chef, moi le… spécialiste, l'érudit, rhaa putain, merde.

 

 

Pourtant, je vous le dis ici (je suis plus à une moquerie près), je l'aime vraiment bien, ce Nico Teen Love. Certes, c'est pas non plus le chef d'œuvre absolu, et, fatalement, les trucs de rock chantés en français étant généralement si indigents (à part Eiffel, bien sur) je partais forcément avec un a priori positif, moi qui avait déjà trouvé le premier album pas si mal (son gros problème était de commencer très bien et d'être un peu plus en roue libre sur la fin: on aurait cru un EP avec du remplissage pour tenir le LP)

 

Et là, je n'ai pas été peu surpris d'entendre un album qui s'affine au fil des écoutes, agréable, presque poétique par moment (Britty Boy), un peu plus pop et abouti que le précédent.

 

Oh bien sur, les textes restent très "jeunes": On nique et on picole dans tous les sens. Sauf que pas seulement, et le tout est au service d'une sorte d'imagerie romantique glauque voire même parfois un peu morbide (Peut-être pas cette fois) qui me plait automatiquement… Ne vous fiez pas à l'allure enjouée de la musique. La gentille comptine peut dissimuler une histoire pas si joyeuse (Gare au Loup).

 

Oh, certes, certains trucs sont énervants, entre autres une voix qui à certains moments rappelle… Jean – Louis Aubert, voire Raphaël,  mais ce n'est rien, pour un album qui développe, cette fois ci, vraiment une démarche pop-rock à la française… Oui, il y a de la pose (et ces gamins sont d'extraordinaires têtes à claques), mais ils ne ressentent pas la nécessité de prendre cette pose de rebelles beaux gosses et dangereux mais qu'on présenterait bien à sa mère quand même… Non, là on est en plein dans le lover loser, l'ado romantique torturé dans ce qu'il a de plus cliché… Mais bon, on ne se refait pas, les lovers losers, j'adore.

 

(De toutes façons, l'adolescence, c'est cliché: c'est l'âge où on croit tous être des marginaux, tous être des incompris avec une démarche trop originale pour être compris… Mais fatalement, comme tout le monde le croit, on est comme tout le monde.)

 

J'ai bien du mal à le défendre cet album, car je sais que c'est peine perdue. Moi –même j'ai eu beaucoup de mal à assumer qu'il me plaise à ce point. Il a fallu que mon PC me dise que j'ai écouté en moyenne 7 à 10 fois par jour cette dernière semaine, pour que je réussisse à m'avouer que le titre "Cola Maya" m'obsède véritablement, me fascine, et ce pour deux misérables lignes de chant qui me foutent sur le cul à chaque fois ,vers les 2 minutes.

 

Voilà… Bizarrement je me réjouis (pour la première fois depuis longtemps) d'un engouement adolescent général… Et ce, non pas parce que "c'est mieux que la Star Ac'", mais justement, parce que ces petits gars sont foutus de trousser des petites chansons qui ne payent pas de mine mais sont putain de bien au final. Et pourtant je m'en veux, oui, je sais pertinement que pour être un esthète, je me dois de le mépriser, et ce ne sont pas les arguments contre qui manquent, je sais qu'ici j'ai quand même mille fois plus de chance de prêcher des convertis à la cause adverse qu'autre chose, mais bon… Voilà, moi cet album, il me plaît, je l'aime, il est doux, un peu sombre juste ce qu'il faut, et pourtant, bizarrement, il est quand même frais (Seul ou accompagné est imparable, pour moi), voire ensoleillé, et vous n'imaginez pas à quel point je déplore le fait qu'il soit sorti en ce gris mois de Septembre et non pas en Mars, putain ce que j'aurais aimé passer le printemps à l'écouter en flanant dans les ruelles parisiennes, ou sur les quais ou leurs adeptes se mettent leurs premières cuites en regardant passer les bateaux – mouches.

 

Mais ne vous en faites pas, je garde mon sens critique: j'ai toujours autant de leur claque le beignet. Voire même plus encore qu'avant.

 

Alors autant vous dire que mes collègues qui passent leur temps à me rappeler que je suis pas une gamine de 14 ans… ils me font bien marrer.

 

Chacun son tour. Au votre maintenant.

 


9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:19

Selon une étude récente, la vie sentimentale de tout adolescent mâle né dans le dernier quart du vingtième siècle serait composée de 40 % de bons moments, 20 % de remords, 20% de regrets, et 20 % d'alcool en volume. (Etude réalisée sur un échantillon de 1 personne)

 

 

 


 

Quand j'ai choisi, dans le cadre de "Songs of the Beatles", de vous parler de "The Night Before", G.T., organisateur de cette réjouissance, m'a fait remarquer que j'étais l'un des rares à avoir sélectionné une chanson de leur "première période".

 

Je n'ai pu retenir un sourire en coin.

 

Car en effet, c'est une chanson de la seconde période des Beatles, pas de la première. Reste que je ne sais pas s'il s'agit là d'un désaccord sur les limites ou sur les périodes. J'explique.

 

Pour moi, il y a chez les Beatles, 3 (voire 3.5) périodes. La discographie des Beatles, c'est comme la vie faite musique.


D'abord il y a l'enfance. La joie, le sourire, la simplicité, la naïveté. Bien, sur, occasionnellement, quelques gros chagrins, mais rien de bien gravissime. Chez les Beatles, ça va de Love me do à A hard day's night.

Puis l'adolescence, le temps des questionnements comme le veut la formule consacrée, mais surtout le temps des remises en questions: de soi, des autres, de tout ce qui est déjà bien en place, et, bien entendu le temps des expérimentations. Chez les Beatles, cela va de Beatles for Sale (qui s'ouvre sur le fabuleux "I'm a loser") à Revolver.

Enfin, à l'âge adulte (d'ailleurs on voit qu'ils ont fini leur puberté), on sait enfin ce que l'on veut faire, et on le fait, jusqu'à l'épuisement. Chez les Beatles, ça s'ouvre avec Sgt Pepper's (enfin, disons, symboliquement, avec Strawberry fields / Penny Lane), et ça se ferme avec… Disons Abbey Road, la dernière demi-période étant dès lors "Let it be" qu'on peut considérer comme la cotisation des derniers points retraite.

 

Dans l'enfance Beatlesienne l'amour c'est cool et mignon. A l'adolescence, c'est douloureux. Une fois "adultes", les Fab Four s'autorisent à parler de cul, certes, mais les setiments restent prédominants sur l'ensemble de leur discographie. Parce que les Beatles ne sont pas "juste un autre groupe de Rock".

 

 

En effet,  s'il y a une chose plus souvent évoquée que les stupéfiants dans le monde du Rock, c'est fatalement le Sex, et parfois, mais seulement parfois, son corollaire qu'est le sentiment amoureux. En effet, dans le fabuleux monde du Rock n' Roll le sexe précède l'amour, c'est bien connu et éprouvé: Elvis pilonnait déjà l'Amérique puritaine à grands coups de bassin avant de réclamer de l'amour tendre, tout comme les Stones faisaient des trucs bizarres avec leurs pouces avant de demander à Angie de rester.

 

Ca c'est le Rock n' Roll.

 

Mais les Beatles ne font pas du Rock n' Roll, ils font de la Pop. Les Stones draguent, séduisent, envoûtent, choppent, se tapent des gonzesses, alors que les Beatles tombent bêtement amoureux.

 

C'est pour ça que, fatalement, ils sont plus à même de plaire à n'importe quel crétin acnéique. (comme celui que j'ai été, évidement, vous croyiez quand même pas que j'allais oublier de ramener ma petite existence dans l'affaire, quand même.)

 

Ben oui: on rêve d'être Mick Jagger, mais la vie fait qu'on est le plus souvent (toute velléité de génie mise à part) des Mc Cartney, voire, pour les moins chanceux d'entre nous, des Ringo.

 

Bref.

 

Qu'en est-il de ce fameux "The Night Before"? Eh bien ce n'est rien d'autre qu'une de ces anecdotes à la con de l'adolescence, ce genre de passage obligé qu'on passera une bonne partie de sa vie à regretter, ce genre de chose idiotes qui font qu'on devient ce qu'on est (ouais, l'adolescence quoi.)

 

C'est juste un lendemain de soirée. Mais de quelle soirée! Une soirée sympathique, où, au cours d'une fête (boum, party, chouille, le terme dépend de votre âge), une chose en amenant une autre, on s'est retrouvé, à sa grande joie, avec une délicieuse jeune fille dans les bras. Une fille qui nous plaisait déjà avant, mais qu'on avait pas forcément osé aborder auparavant – quoique.

Mais l'atmosphère de la soirée aidant, et peut-être un peu l'alcool aussi, on a réussi à la conquérir, certes un peu piteusement, mais on s'en réjouit. On passe la soirée sans se lâcher, on l'embrasse, on veut profiter de la grisante sensation de ses lèvres sur les siennes, s'en rendre encore plus ivre qu'on ne l'est déjà, on fait, sans s'en rendre vraiment compte (enfin pas intentionnellement disons), le tour de tous ses potes, on discute avec eux, on leur paye un coup à boire, mais avec sa conquête à ses côtés, discrètement mais ostensiblement quand même, oui c'est antinomique et alors, on se sent bien, bizarrement, ce soir là, on se sent différent, passablement joyeux, soudainement confiant en soi, sur de l'avenir, et si certains ne sont pas là pour assister à votre réussite (et s'en réjouir avec vous, parce qu'ils savent, eux, à quel point cette fille vous tient à cœur), eh bien, à la faveur d'un court éloignement de votre toute fraîche moitié, vous vous isolerez pour leur envoyer un message téléphonique – certes à des heures indues, mais votre victoire sur votre propre lose ne peut que réjouir n'importe qui, même au réveil, je sais pas, c'est tellement génial, le monde vous appartient, oui, cette fille, elle est là, là à vos côtés, et ce n'est assurément que le début d'une histoire qui sera couronnée de succès – c'est obligé.

 

Puis vous la raccompagnez chez elle. Avant de rentrer chez vous, évidement, quelle utilité de vouloir "consommer" cette union maintenant, hors de questions de passer pour un misérable goujat aviné, quelle utilité oui, vu que cette histoire ne peut que durer, et qu'on en aura l'occasion de multiples, d'innombrables fois!

 

Puis le réveil sonne.

 

On ne tient pas en place, on ne peut focaliser ses pensées sur autre chose que l'après – midi qui s'annonce, oui, à 16 h 30 précises on doit passer chez elle la saluer, on lui a promis la veille, on va la revoir, et les choses seront enfin différentes, finie la gène, la maladresse, on va pouvoir assumer enfin ses sentiments, certes sans les déclarer clairement, mais on pourra les laisser se manifester, rhaaa… vivement cet après – midi!

 

Cet après – midi, où, alors que vous rentrez dans son appartement… Elle vous fait la bise.

 

C'es cette après – midi là, durant cette entrevue précise que "The Night Before" a sa place, et prend tout son sens.

 


 

(Les paroles pour ceux qui en ont besoin:


We said our goodbyes, ah, the night before.
Love was in your eyes, ah, the night before.
Now today I find you have changed your mind.
Treat me like you did the night before.
Were you telling lies, ah, the night before?
Was I so unwise, ah, the night before?
When I held you near you were so sincere.
Treat me like you did the night before.

Last night is a night I will remember you by.
When I think of things we did it makes me wanna cry. )


 

Durant cette après – midi, celle précédent la nuit où vous vous repasserez la soirée de la veille en boucle dans votre cerveau, cherchant à comprendre le pourquoi du comment de ce changement d'avis, de ce soudain rejet, et de vous sentir à nouveau tel un moins que rien. Et d'avoir, en la recroisant plus tard, l'obligation de dissimuler son amour, plage suivante.

 

 

Il est là, le génie des Beatles. A partir de leur adolescence discographique, les Beatles n'ont de fait plus écrit de chanson d'amour. Mais un paquet de chansons sur l'amour.

 

Vous remarquerez que les chansons d'amour, en général, se divisent en deux catégories: "Tu me plais, sors avec moi", et "Tu m'as quitté, ça fait mal". Chez les Beatles, l'amour revêt (pour une fois) de multiples facettes, tout comme la conquête et la rupture. Rupture douloureuse et passive (Yesterday), violente et méchante (Run for your life), ruprure qu'on ne s'avoue pas (For no one) ou non-conquête difficile à vivre (I want you), ou simple déclaration d'amour et ode à la simplicité de cet amour (Something).

 


S'il te plait Ringo tu me regardes meilleur, merci.

 


 

Et donc, du retournement d'opinion de lendemain de soirée dans "The Night before", cette chanson qui, l'air de rien, dès ses premières notes, nous propulse au sein de cette surprise-party  qui défile, défile, et défile encore derrière nos yeux, et dont on cherche à se souvenir du moindre détail pour mettre des raisons sur ces petites souffrances mesquines.

 

Les Beatles sont des ados, les Beatles sont l'Ado. Mais surtout des génies, susceptibles de parler à tous, en ne parlant en fait que de détails et de cas particuliers.

 

Et donc capables, à la faveur d'une chanson vieille de plus de quarante ans, de relater une soirée particulière, perdue au milieu de monceaux de souvenirs brumeux d'un mois de Mars nancéien.

 

 

 

(Par contre, comme les Beatles n'ont pas écrit de chanson s'appelant "Will you please, dear get the fuck out of my heart and memory", je laisserai des punks conclure en beauté, avec la chanson qu'on qualifiera de chanson "du surlendemain.")

 

 

 



La prochaine fois : Les filles, arrêtez de nous saouler avec votre « il m’a pas rappelé », nous on a le « elle répond pas » et c’est pire. 

 

23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:43

Je dois l'avouer, j'ai parfois un faible pour les trucs foncièrement nuls, kitsch, parfois même pompiers, en un mot : ridicules.

J'ai beau apprécier le musique dite de qualité, ils sont nombreux les morcceaux que j'aime juste parce que bon, ils me font marrer. En ce sens, les années 80 sont une mine d'or. Le  Hard Rock 80 encore plus. Jamais je ne cracherai sur un petit Motley Crue (peu de choses sont aussi délirantes que gueuler « Shout at the Devil » seul avec Vince Neil ou  se dandiner sur « Dr Feelgood »... tant qu'on reste bien, entendu, à l'abri des regards.)


Ces derniers temps, deux des morceaux que j'ai le plus écouté sont de cet accabit, puisqu'il s'agit de... « Poison » d'Alice Cooper (morceau sur lequel nous reviendrons sous peu), courtesy of . G.T., et de « 18 and life » de Skid Row (courtesy of Chtif), morceau dans lequel le « Yeah yeah, yeah yeah... » à 2 min 40 que nous envoie Sebastian Bach déclenche chez moi des convulsions de rire gras qui ne sont pas sans rappeler les grandes heures de Philippe Bouvard et Thierry Roland réunis.


D'autant plus que ces morceaux sont soutenus par des clips d'un mauvais gout que d'aucuns qualifieraient d'affligeants, et que personnellement je trouve à la limite du génie.


Et au milieu de tout cela, il y a... Billy Idol. Alors là on va très loin.


C'est l'apothéose de tout ça, et Billy ne peut que régaler la partie de moi qui s'enquiert toujours d'un peu plus de nullité.


Replaçons les choses : Billy Idol est issu de génération X, groupe dit « de punk » mais renié par beaucoup, comme quoi ils seraient arrivés trop tard, que ce seraient des suiveurs, tout ça... Je ne connais pas la véritable histoire (si jamais il y en a une), mais bon, admettons qu'on s'en fout totalement, parce que désolé, celui qui oserai qualifier « Dancing with myself » de morceau punk est soit sourd, soit croit que Calogéro est vraiment un artiste Pop-Rock. Pourtant ce morceau contient déjà en germe, tout ce qui fera Billy Idol.


Billy, c'est plus qu'une idole. C'est un concept. Avant il y avait des concept albums, lui il est le concept singer. Il n'a de punk que l'attirail (cheveux hérissés, cuir, ... et mine patibulaire). Entouré de guitar heroes, il livre une sorte de hard FM croisé avec un punk discoïde aseptisé, sans aucune aspérité, sur fond de synthétiseurs post new wave... En gros il réussit à cristalliser dans chacun de ses morceaux tout ce qui a pu être fait dans les années 80 et qui a de suite été renié sauf par quelques monomaniaques. Et dans les clips on atteint le summum.






Ecouter un best of de Billy Idol est un truc à vivre. Chaque morceau touche au génie tant on est assailli sous une vague d'orchestrations qui réussissent à être tout à la fois surchargées, pompeuses et pourtant livrées dans un dénuement le plus total. Chacun de ses titres aurait gagné à être plus court. Et les plus courts de ses titres auraient aussi gagnés à être plus court au point de ne pas exister ! Et pourtant... l'écoute de chacun d'eux me procure un grand moment de bonheur.


Un exemple idéal serait ce "Eyes without a face", ou l'on sent une volonté de construire une ballade, un truc désemparé, triste, peut être même émouvant... Mais Billy ne peut s'empécher de caler un passage plus énervé.... Et fout tout le titre en l'air. LA seul description cohérente de ce morceau qui me vient à l'esprit, c'est... "Behind Blue Eyes du pauvre".






Ma recherche d'une musique qui me plairait issue des années 80 m'a amené aux Smiths. Morrissey est, comme chacun sait, un grand parolier. Quand j'écoute un de leurs morceaux, sans lire les paroles, et que j'en comprends un bout (anglais affiné, mais quand même...) à chaque fois, ma réaction est « waouh, quand même, c'est bien tourné, bien dit, bien torché. ».

En ce sens, Billy Idol est l'anti-Morrissey par excellence. Quand je saisis un bout de ses paroles, je suis obligé d'avoir une sorte de rictus croisé entre le rire nerveux et l'expression affligée, comme devant un épisode de Benny Hill ou un sketch de Bigard, devant lequel si l'on rit, ce n'est pas parce que c'est drôle en soi, mais parce qu'on est affligé de l'existence même d'une forme d'humour aussi basse, aussi ridicule. Billy c'est pareil : on se demande comment on peut oser publier des morceaux avec de telles paroles.


Prenons le tube « Flesh for fantasy » (qui se traduirait, vu le contexte fortement sexuel de la chose, par « Chair à fantasme », de la même façon qu'on pourrait dire « Fromage à raclette ».)


Face to face and back to back

You see and feel

My sex attack

(Flesh)

Flesh for fantasy...






Ce refrain, personnellement, fait mon régal. Considérons les mots « Back to back you see [...] my sex attack" avec l'esprit cartésien qui est le mien... Et intéressons nous à leur romantisme militaire... Et nous savons que nous sommes là en face d'un authentique chef d'œuvre.


Et Billy Idol est un génie. Oui, je n'ai pas peur d'employer le mot, juste peur que vous ne le compreniez pas dans le sens ou je l'entends... Mais le fait est que, si faire un album ou toutes les chansons sont de petits chefs d'œuvre relève du coup de génie, c'est tout autant génial que de réaliser coup sur coup autant de morceaux si sauvagement mauvais. Cet homme est un impressionnant cliché ambulant...


Mon premier contact avec lui, ce fut un enregistrement public de Tommy des Who. Ou il incarne Cousin Kevin. Puis un autre, de Quadrophenia, ou il est le « Bell Boy ». Arborant son éternel cuir et sa décoloration  qui commence à être en fait une coloration... Il m'est tout de suite apparu sympathique. Surtout, voir un vieux punk ridé jouer un rôle de rebelle adolescent, ca fait toujours plaisir.

De plus, ne nions pas les choses... Billy Idol est un has been. Un vrai. Dans les années 2000, qui s'est réclamé de Billy Idol, à part Spike de Buffy contre les vampires? Personne. Pas même lui-même dont j'ignore totalement ce qu'il est devenu depuis 1997.


Et bizarrement, toute cette accumulation... me le rend étrangement sympathique, fait que j'aime m'écouter de façon totalement premier degré « Rebel Yell », admirer cette façon qu'il a de quand même balancer la sauce dans « Eyes witout a face » alors qu'on avait l'impression qu'il tentait de faire une ballade, mais que bon a un moment il y tient plus...


Et se repasser ces clips, summum du mauvais gout 80's, bariolés et plein de formes géométrique, sauf « Dancing with myself », joyeusement peuplé de... zombies dansant.






Voilà...c'est assez franchement ridicule, d'un mauvais gout déroutant, mais si agréable à se repasser !!


29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 00:00


... Ou "Esthétique et Ressenti" par l'exemple et à l'envers


En ces derniers jours de superposition du Top of the Flop of the Pop of the Blogs et du Rock n' Roll Hall of Shame .... Offrons nous le luxe d'un article bipolaire.


Avant d'avoir 15 ans, j'en ai eu 10. A cette époque seuls 2 groupes typés Rock entraient dans le cadre d'écoutes régulières sur mon petit poste à cassettes : Queen, et les Beach Boys. Donc, malgré tout ce que j'ai pu dire et vais dire sur ces groupes, j'aurais toujours une tendresse particulière pour ces groupes.


Alors imaginez quand, des années plus tard, l'excitation que j'ai pu ressentir quand j'ai enfin mis la main sur cet album considéré unanimement comme « Le Chef d'œuvre des Beach Boys » : Pet Sounds. Et là : rien. Même pas le choc que j'aurais tant espéré ressentir. Wouldn't it be nice, titre d'ouverture, appartient à la terre familière, il est sur tous les best Of du groupe.... God only knows, me rappelle une scène d'un film dont je tairais le nom sous peine de perdre également ma crédibilité cinématographique, mais le reste...me laisse froid. Stupeur.


Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Cet album est bon. Très bon, même. C'est un chef d'œuvre, oui, sans problème. MAIS .Ce disque ne me parle pas. Il me laisse totalement insensible, et s'il me procure un sentiment, c'est certainement celui qui est le plus dangereux de tous en matière de musique : l'ennui.


Ce disque entre les mains, c'est avoir quinze ans et un rencard avec les filles de ses rêves. L'écouter, pour moi, a été un peu équivalent à découvrir qu'en fait c'est un mec.


Mais c'est là tout le drame des classiques : Personne ne dira jamais que Germinal est un livre de merde, ce serait objectivement faux. Par contre on admettra sans problème qu'on puisse s'ennuyer durant sa lecture. Pourquoi n'aurait on pas ce droit en matière de musique, et a fortiori de pop ? Les classiques sont ce qu'ils sont : eux aussi subissent les outrages du temps. Ils sont classiques car ils ont eu le mérite d'apporter quelque chose de nouveau, qu'ils ont ouvert des perspectives et enfoncé des portes qui seraient peut être restées fermées sans eux. C'est pourquoi on doit, dès l'instant où l'on se targue d'aimer la musique, un certain respect aux classiques. Mais personne n'a le droit de vous forcer à les aimer.

Et surtout : quand on a déjà eu l'occasion d'écouter près de 40 ans de conséquences... la cause peut paraître franchement dépassée.


Je n'aime pas Pet Sounds. Les harmonies vocales y sont réussies, les mélodies très belles, certains instants (God only knows en tête) sont émouvants, oui. Mais ce disque se refuse à mon cœur, ne me parle pas, ne veut pas me parler, je ne pourrais par conséquent l'aimer ! Et vous ignorez à quel point cet amour impossible me traumatise... Ca a commencé comme ça entre moi et Pink Floyd. Vous savez comment ça a fini.


Dans son article - manifeste - essentiel « Esthétique et Ressenti », G.T. nous invitait à nous "débarrasser " (je caricature) de notre ressenti pour pouvoir évaluer « objectivement » (du moins le plus objectivement possible) la qualité esthétique d'un album. Mais on ne pourrait séparer son cœur de son cerveau (sinon on meurt, évidemment...), et, si le ressenti peut nous faire nous enthousiasmer pour des albums pas si bons que ça, ne rien ressentir peut aussi jouer son rôle, en inversé. C'est justement le cas ici.


Franchement.... Cette photo se passe de commentaires.


Pet Sounds est donc selon moi le meilleur des disques que je n'écoute jamais parce que je ne les aime pas. (Oui, il y a aussi les disques que je n'écoute jamais parce que je les connais par cœur, qui, eux, sont tous très bons.)


Et pourtant, à l'opposé, je me laisse entrainer sans honte, sans problème par les morceaux les plus basiques de la période "Surf" de ce groupe, les « Surfin' USA » et autres « Barbara Ann » qui ont bercé mon enfance. C'est ce côté « Fun, fun, fun », qui fait que, malgré tout, j'aime les Beach Boys. Vraiment.




Cette musique, tant décriée avec le recul, car oui, putassière, commerciale, et pas franchement originale, c'est pour moi LA vraie musique des Beach Boys, ils portent ce nom pour jouer ça, et pas Pet Sounds... On est jeunes et on fait les cons et on assume. Bref, le Rock n' Roll dans son acceptation première.

Bref les Beach Boys, ca sous entend les surfeurs, pas les éleveurs de chèvres.


Que retenir de ceci ? D'une part que je sais quand même apprécier les Beach Boys à leur juste valeur. Pas pour les bonnes raisons, mais à leur juste valeur. D'autre part que mes futures participations au Rock n' Roll Hall of Shame seront placés sous le signe de la jeunesse et de la musique qui redonne le sourire.


La dernière chose ? J'aime beaucoup Good Vibrations. Comme quoi tout n'est pas perdu !






PS : je préfère publier cet article-ci dès maintenant parce que vu ce qui va débarquer bientôt.... Je préfère avoir encore un tant soit peu de crédibilité au moment ou vous me lirez.

Mais rassurez vous, il y a aussi des gens quiaiment bien cet album... comme ici


De plus vous remarquerez a quel point j'ai fait l'effort de pas être agressif envers les Beach Boys ou leur œuvre (en particulier ma capacitéé à éviter tout mauvais jeu de mots sur letitre de l'album). En conséquence, si vous êtes un Beach Boy, un de leurs descendants ou ayant droit, un membre de la famille de Charles Manson ou tout simplement un fan forcené, veuillez me signaler ce qui vous dérange dans cet article avant de planifier toute tentive de procès en diffamation ou d'assanit. Vous serez bien aimables.

7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 18:57

 Parfois on se surprend soi même. La preuve, je vais vous parler de… pas de Rock, mais de chanson française (oui, je suis pas aussi sectaire qu’on voudrait bien le croire…).

 
 
 

Alors o.K., la chanson française, il y a du bon et du mauvais, du niais et du (généralement faussement) provoc’, et il y en a quelques uns qui, eux, réussissent à sortir du lot. Tout en étant extrèmement populaires (oui, désolé, les Bashung, Arno, bien que reconnus, je les considère pas comme ayant un succès populaire démentiel…). Non, aujourd’hui il est question du plus grand esthète que la chanson française nous ait offert. Alain Souchon.

 
 
 

Bon, je m’excuse d’avance pour cet article qui ne sera peut être pas extraordinaire, car Souchon fait typiquement partie de ces artistes qui me parlent.

 

Bon, entendons nous… Souchon, c’est surtout Souchon-Voulzy. Mais c’est Souchon qui s’occupe des textes. Oui, car bien sur, qui dit chanson française dit Textes. Si on arrive parfois à les négliger ou à les yaourtiser quand ils sont en anglais, là c’est pas possible de négliger.

 
 
 

Bon, au niveau textes… Souchon est un génie pour utiliser des mots communs avec une élégance, une poésie surprenante. Ce qui a fait qu’on l’a propulsé « parrain » de la « Nouvelle Chanson Française » sans qu’il l’ait forcément demandé. Ce qui est très con, parce que ce genre de chanson n’a rien de nouveau au final, ca fait 30 ans que Souchon fait ça, avec toujours le même talent. Et le name-dropping à la Delerm aussi d’ailleurs. Réécoutez « Tout m’fait peur ».

 
 
 

undefinedLes textes… ah. Souchon réussit donc à sortir des textes tout à fait poétiques avec des mots communs, ce n’est pas une qualité au final, c’est ne pas avoir le défaut de la plupart des paroliers français, qui voudraient qu’on compare leur production à du Baudelaire. Mais aussi un langage au final très enfantin, et je parle pas des « J’ai 10 ans » ou « Jamais content ». Souchon ne parle pas des femmes. Il parle des filles, de ses amies, copines. « C’était menti », y en a beaucoup d’entre vous qui ont utilisé cette phrase dans cette formulation passé vos 12 ans ? Ca pourrait être ridicule, et ben là c’est juste émouvant. Les rêves, l’espièglerie, les amours simples et mignonnes, tout ça ne mourra jamais, et ce grace à lui. Au cinéma, pour ça, on a Tim Burton ou Michel Gondry, et en musique, Souchon. Pas besoin d’écouter Henry Des pour retomber en enfance, et oublier son crédit à 12,6% échelonné sur 25 ans le temps d’une chanson.

 

Et quand il décide de devenir adulte, il ne peut s’empêcher de stagner à l’adolescence, en sortant des chansons narquoises, colériques, rebelles mais pleines d’humour et d’ironie. « J’veux du cuir », ou encore « C’est comme vous voulez », qui chronique la prostitution des artistes auprès de l’argent de leur labels avant même que je naisse…Bon, l’orchestration de ces titre a vieilli mais ecoutez une version live récente… Et ne nions pas son gout pour le jeu de mot, pas forcément facile à prononcer, mais… Petit tas tombé, petit a sans petit b…On nous prend faut pas déconner dès qu’on est nés pour des cons alors qu’on est… Rien que pour réussir à chanter ça, il mérite le respect.

 
 
 

Après, Souchon me parle. Quand on rêve en secret d’être une Rock Star (mais bon, c’est assez difficile quand on a aucun talent contrairement a l’idée reçue et au succès de Jean Louis Aubert, ça c’est fait), mais qu’on s’apprête à devenir cadre, écouter « Le Bagad de Lann-Bihoué », ca fait bizarre. Je défie quiconque de ne pas avoir au moins un pincement au cœur en écoutant « Ultra – Moderne Solitude ». J’avoue sans honte que j’adore siffloter « J’ai 10 ans », « Jamais Content » ou « Bidon » à l’occasion…

 

Et cette voix… vaporeuse, délicate, hésitante… Quand il chante « Le Baiser », Souchonundefined est un ado boutonneux et hésitant de 55 ans, c’est tout.

 
 
 

Mais parlons maintenant de musique. Et là on parle de Souchon – Voulzy. Deux jeunes français élevés à la pop anglaise, Rockcollection (qui ne signifie pas « collection de pierres ») faisant foi. Pas besoin de violons pour faire passer l’émotion. Une guitare, une batterie, une basse, un clavier… ca suffit. Surtout quand, comme lui, on sait s’entourer de musiciens de talent. Franchement, le solo de guitare d’ »Ultra moderne solitude » a tout ce qu’on peut demander à un solo de guitare ! En particulier de durer juste la longueur qu’il faut.

 
 
 
 
 

Et au final, qu’est ce qu’on a ? Simplement de belles chansons, simples, agréables, et qui sonnent juste, profondes… humaines.

 
 
 

Voilà, je viens de vous présenter un de mes péchés mignons, dont je n’ai pas honte, et que je n’ai pas à défendre devant vous. Les suivants, ce sera plus dur.

 
 
 

Je vous laisse avec deux de mes préférés , et c’est pas facile de choisir, en l’occurrence C’était menti et Jamais content.

free music
 



Cet article est dédié au final à (je sais, ca fait niais, mais faut être honnète) ma mère (qui est quand même plus Voulzy, mais bon…), a feue sa platine vinyle, et au 6-titres bizarres que j’ai du lui achever, contenant J’ai 10 ans, Jamais content, Allo maman bobo, Quand je serais K.O., Papa Mambo et Y a de la Rumba dans l’air.

 

J’y associerais une morale à l’égard des jeunes adolescents en crise qui risqueraient de me lire : c’est pas parce que ca a été publié avant votre naissance et que c’est ce que vos parents écoutent que c’est FORCEMENT mauvais. Vous risqueriez de rater des trucs.

  

Note à l’égard de ceux qui trouvent que je suis trop gentil en ce moment, un gros blogage pour le prochain article.