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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 18:22

http://sphotos-a.xx.fbcdn.net/hphotos-ash4/p480x480/483579_510864845618153_1728900662_n.jpgDemain c’est le fameux « Disquaire Day ». Vous ne pouvez pas ne pas être au courant à moins de vivre dans une cave privée d’Internet, et même à la radio et à la télé ils en parlent. Eh bien, tout discophile que je sois, je pense que je vais m’offrir le luxe d’une grasse matinée, car je vais être honnête avec vous : je n’en peux plus. Je ne supporte plus d’en entendre parler, je ne supporte plus ce débordement d’enthousiasme feint et sans fin.

 

L’amour dure trois ans

 

Pourtant la première année j’étais plutôt du genre motivé, enjoué moi aussi. J’avais traversé Paris dans tous les sens, retrouvé des potes dans quatre boutiques différentes et achevé ma soirée en voyant Jay Mascis en concert, il n’y avait vraiment pas de quoi se plaindre. Mais depuis… Eh bien depuis, déjà, je suis devenu sinon plus blasé, du moins plus connaisseur. Quand il s’agit d’aller quérir des vinyles, maintenant, je sais où je dois aller, je sais quelles boutiques m’intéressent, pour quels disques. Alors peut-être que je ne comprends pas ce jour parce qu’il ne me concerne pas vraiment (surement de la même manière que  - enfin peut-être, en vrai j’en sais rien – les gothiques trouvent qu’Halloween c’est naze).

 

Déjà l’an dernier, en me présentant devant un Gibert Joseph lyonnais bondé à l’ouverture, j’étais plus dubitatif quant à l’évènement. Parce que j’ai vu de mes yeux l’existence de ce que je suspectais pourtant mais qu’une part de moi (le hippie vivant en moi) refusait d’accepter : les spéculateurs. Et ça m’a juste gonflé au plus haut point de me faire bousculer par des mecs qui se rue sur la moindre édition (très) limitée. Sont-ce des collectionneurs maniaques ou juste, comme mon cerveau l’imaginait dans cet instant, des personnages méprisables qui seront connectés sur eBay moins de 10 minutes après leur passage en caisse, je n’en sais rien. Toujours est-il que j’ai chopé la réédition de « Face to Face » en partie pour empêcher le mec qui avait déjà pris « Something Else » et « Arthur » d’avoir la complète (édition limitée disais-je : un exemplaire de chaque dans le magasin). Ça reste un des disques les plus… cons de ma discothèque (le pricipe de la réédition 2 LP avec l’album en mono sur un et en stéréo sur l’autre, c’est un peu débile) ça reste un bel objet, et un album fabuleux. Mais je reste un brin amer en repensant aux circonstances de son achat. Mais bon, j’avais fait picoler Xavier, j’avais des bons disques à réécouter le lendemain, j’allais pas me plaindre. Et puis…

 

Aussi belle qu’une balle (dans le pied)

 

Enfin, pour être pleinement honnête, je trouve que l’initiative est bonne. Créer un jour pour rappeler l’importance que peut avoir un disquaire en tant que conseiller c’est une bonne chose. Un disquaire, c’est pas le mec en gilet de la Fnac (voire pire – de Virgin1), c’est pas non plus la rubrique « les acheteurs de ce produit ont également acheté… »  Un vrai disquaire, c’est l’ami de vos oreilles et l’ennemi de votre portefeuille. C’est quelqu’un qui finit par connaître tes gouts, et qui te conseille des trucs qui te plaisent même si tu lui demande rien. C’est un passionné qui a franchi un cap que toi tu n’as pas franchi : dévouer, à sa façon, sa vie à partager son goût pour la musique. C’est le prêtre de la grande confrérie des geeks musicaux, chacun a sa paroisse, ce qui n’empêche pas d’aller prêcher ou se faire sermonner dans d’autres chapelles, à l’occasion.

 

Sauf qu’évidement, un simple « jour des disquaires », pour noble qu’il serait, ne serait surement pas efficace. Il faut, si j’ose dire, de la matière. Des disques. Le disquaire Day sans disques spéciaux, ce serait comme le Téléthon sans Gérard Holtz qui te dit de te mobiliser. Et qui fait les disques ? Les maisons de disques. Ca y est, l’arme est chargée.

On sait tous que des années durant, les majors ont infiniment plus préféré traiter avec… les majors disquaires (donc les Fnac et Virgin – je ne sais pas si Gibert compte vraiment aussi ou pas… Et c’est volontairement que je ne compte pas les « Espaces Culturels Leclerc ») parce que ça facilité les circuits de distribution et que ca permet de toucher plus de monde. Il y a une logique au fait que les disquaires survivants qu’on peut trouver aux quatre coins de Paris soient généralement axés « vinyle ». Ils ont survécu parce qu’ils dealaient ce que les gros avaient arrêté de produire et ce que les autres gros ne voulaient pas vendre.

 

Bref, faire intervenir les maisons de disques dans la célébration des disquaires, c’est une idée qui paraît presque logique à la base, mais dans les faits… C’est comme de demander à Phillip Morris d’organiser la journée mondiale anti-tabac.

 

Vinyl Vidi Vici.

 

Il manque juste un petit détail pour finir de mettre en place le piège. Et ce détail… Il est là depuis un an. Mais il est aussi là depuis quoi… 60, 70 ans ? C’est évidemment le vinyle. Format qui ne cesse de faire son retour en force. Depuis dix ans. Au moins.

On ne compte plus les reportages sur « le retour du vinyle », il y a même eu un article sur le sujet dans Télérama, et tout le monde a en tête cette citation d’un grand philosophe français amateur des pantalons en pied-de-poule : « Les gens se remettent à acheter du vinyle. On a même pressé le dernier Marc Lavoine sur ce support ».

Et la grande valse des arguments spécieux de commencer, comme s’il avait fallu 30 ans aux gens pour réaliser que la pochette est plus grande sur un vinyle que sur un CD. Oui, bien sur il y a une part de snobisme là-dedans. De la part des gens se remettant à acheter des vinyles , par volonté de pas faire comme tout le monde, par envie de montrer qu’on est pas n’importe qui, qu’on sait vraiment apprécier la musique et qu’on sait que le son du vinyle est plus chaleureux (« depuis que j’ai encodé mon vinyle de Woodkid en USB, mes mp3 sonnent plus tendre dans mon oreille ».) De la mienne évidement, qui ne veut surtout pas, surtout pas, ô grand jamais être confondu avec ces gens. Une fois on m’a sorti qu’acheter des vinyles c’était un truc de hipster. C’est super dur de contredire une telle accusation. Parce qu’il est toujours plus facile de faire quelque chose que d’expliquer aux impies les causes profondes qui t’amènent à le faire.

Bref, le retour du vinyle, c’est la poule aux œufs d’or qui fait fantasmer l’industrie musicale mourante. L’option qui va la sauver. L’évidence. Vendons de la merde, oui, mais en vinyle. Parce que le truc génial, c’est que le vinyle, c’est plus cher que le CD. Ben oui. Quoi ? Comment ça, quand le CD est sorti c’était plus cher que le vinyle et c’est resté comme ça pendant presque toutes les années 90 ? Affabulations, jeune homme, le vinyle est plus cher forcément, vu que c’est plus beau et plus fragile. Alors quand en plus il est rare…

 

Medium Rare

 

Tout est prêt. Il suffit de sortir des vinyles, spécialement pour l’occasion, à tirage limité. Très limité. Trop limité. Créer du « collector immédiat », du truc qui sera tiré à quelque 100, 300, 500 exemplaires max. Et profiter de la possible perspective d’en tirer le double, triple sur eBay, pour faire grimper un peu les prix. Dès l’instant où les gens foutent les pieds chez le disquaire et achète quelque chose, le contrat du Disquaire Day est rempli, non ?

Sauf que l’amateur n’y trouve pas son compte. 300 exemplaires répartis sur toute la France, la probabilité de foutre la main sur un est quasi-nulle si on est pas au bon magasin à l’ouverture. Bon, certes, on peut espérer un peu en le mauvais goût des gens pour nous laisser des trucs, mais on n’est pas là pour ramasser les miettes des sandwiches que d’autres auront beurré. Que voulez-vous, l’égo.

 

Je n’ai rien contre les tirages limités, ceci dit. Quand ils sont justifiés. Des disques tirés à 300, 500 exemplaires, il y en a plein, souvent parce que l’investissement est conséquent, qu’il faut pouvoir les écouler. Bon, ok, pour amuser les gens on en fera 200 sur vinyle coloré, mais bon, on va pas limiter le pressage à ça. Et peut-être que si on vend tout, on en repressera. Mais le but de base reste de faire circuler, faire découvrir quelque chose.

Là, ce n’est pas la même chose. La volonté de créer du collector, puis la nécessité de dispatcher à l’échelle européenne font que… les disques les plus intéressants se trouveront en nombre oscillant entre 50 et 150 exemplaires à l’échelle de la France. Or ce n’est pas comme si EMI ou Universal  risquaient leur PEL à presser quelques exemplaires de plus d’un vinyle, malgré ce qu’ils racontent.

 

Prenons un exemple fort simple : Demain parait l’enregistrement live de Stephen Malkmus reprenant, avec quelques amis, l’album Ege Bayamsi de Can. Le truc est suffisamment intriguant, intéressant, pour que sans trop y réfléchir, je décide de l’acheter. En plus, c’est publié par Domino, qui a une politique tarifaire plutôt réglo concernant les vinyles. Sauf que, nombre d’exemplaires en vente en France : 100.

Passé la déception et la colère, le bilan à en tirer est simple : je vais pas pouvoir mettre la main dessus, et quand bien même j’y arriverais, je suis dans l’instant tellement gonflé par le fait qu’il y en ait si peu qu’il est possible que je le prenne même pas. Corollaire : par contre, je vais pas me priver d’essayer de le choper en mp3.

Même ordre d’idée (amusant) : l’an dernier, pour contenter les fans de Bowie, EMI a décider d’éditer un 45 tours de « Starman » en picture disc. Même si je suis pas fan des picture disc, je dois avouer que l’objet était plutôt joli, et puis, on le sait tous, le titre est fabuleux… Mais bon, le prix était tel que pour un ou deux euros de plus, il était possible de s’acheter l’album entier sur vinyle. Qui est également un objet plutôt joli, et avec encore plus de titres fabuleux, non ? (Remarquez : cette année, ils remettent ça avec « Drive-in Saturday »)

 

You go bangin’ on

 

Reste la question essentielle : ce jour-là profite-t-il aux disquaires eux – mêmes ? C’est beaucoup d’organisation, de travail, de stress (on n’est pas à l’abri d’une commande qui n’arrive pas)… Cela en vaut-il le coup ?

 http://i500.listal.com/image/2075460/500full.jpg

Huh? 7" by Coldplay? Get the Hell out of my store!


Bon, entre le ram dam fait autour du truc, la présence toujours possible de collectionneur obsessionnel et les spéculateurs, je ne doute pas que ce jour s’avère rentable du point de vue strictement financier. Par contre, la question reste de savoir si cet évènement permet vraiment de se faire découvrir par de nouveaux clients ? D’expérience, j’aurais tendance à en douter. Le nombre de gens ayant si j’ose dire la « politesse » de ne serait-ce que dans les rayons non estampillés « Record Store Day » paraît minime. Alors y acheter…

Un peu comme un magasin de fringues pendant les soldes, sauf que les gens se ruent sur les trucs plus chers que d’habitude.

 

Le plus joli des (passez-moi l’expression) « coups de pute » autour du Disquaire Day 2013 vient, étonnamment… des maisons de disques elles-mêmes (enfin de certaines), qui n’ont pas l’air d’avoir tout compris. Je vais pas me gêner pour les citer : demain, PIAS et Tricatel (et peut-être d’autres, je ne sais pas , n’hésitez à me dire lesquels) décident d’ouvrir un disquaire éphémère dans leur locaux, pour écouler leurs disques. C’est une bonne idée, j’aime beaucoup le fait de couper les intermédiaires… Mais pourquoi concurrencer soudain les disquaires lors du jour où l’on est censé les faire découvrir et les célébrer ? Où est la logique ? Il vous reste 364 jours par an pour faire votre opération portes ouvertes, les gars, oh ! Je comprends que vous ayez envie de participer, mais… c’est quand même un fabuleux coup de couteau dans le dos de certains de ceux qui vous permettent de tenir tout le reste de l’année, non ?

 

 

Mais mis à part ce petit coup en traitre, le Disquaire Day permet – il aux disquaires indépendants  de se faire de nouveau clients, ou juste de subir une journée en enfer, en ayant cependant l’occasion de voir l’adresse de leur échoppe recensée sur le site de l’évènement ? Sincèrement, je n’en sais rien. Mais j’espère vraiment que d’une certaine façon ça leur réussit. Parce que je sais que mon disquaire remplit pour moi le rôle que les maisons de disque et la radio ne sont pas foutues de remplir, et que j’aimerais bien, moi, qu’il en tire quelque chose : que plus de personnes se mettent à l’appeler « mon disquaire »

En attendant d’en savoir plus, je continuerais à considérer que le Disquaire Day est à la musique ce que la Saint Valentin est à l’Amour : un jour où l’on se sent obligé d’acheter une connerie pour montrer à quel point c’est important pour soi. Reste que demain, je vais peut-être rester couché, et passer seulement quand après la vague, ou peut-être pas. Pour deux raisons. La première, c’est qu’avec moi, c’est Disquaire Day toutes les semaines, je n’ai pas besoin qu’on me dise quel jour je dois passer. La seconde, c’est qu’il y a de grandes chances qu’au milieu de la foule, la seule chose que j’aie vraiment envie d’acheter soit une arme. Une arme blanche, bien évidemment, restons analogique jusqu’au bout.

 


 

PS : Je suis le premier surpris d’écrire un article aussi « sérieux ». Promis je le referais pas.

 

1 C’est pas mon genre de tirer sur les ambulances, mais… Je me rappelle, au moment de la liquidation de Virgin, avoir eu une conversation avec quelqu’un m’ayant sorti « quand on voit ce qui se passe avec Virgin, j’ai décidé de ne plus acheter sur Amazon »… Après avoir ri il m’a paru utile de rétablir la vérité : Virgin, en termes de musique, c’était quand même des prix (hors promos 4 disques pour 20 €) rédhibitoires, des stocks pourris (comprendre : de la merde à la pelle, mais plein de simplement absents – et je parle même pas du classement « stylistique » fait avec les pieds - même à celui des Champs-Elysées) et des vendeurs conseillers désagréables et incompétents. Mais ça personne il l’a dit à la radio.

 

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Published by Guic ' the old - dans Le Rock-Critic est un con
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commentaires

Patrick V. /M. Rambler 13/09/2013 10:23


Très bonne analyse sur le Disquaire Day ! Le retour du vinyl est une bonne chose mais quand j'entends le mot spéculation, je sors mon flingue moi aussi ! Ces fumiers nous vendront même la corde
pour les pendre comme disait lénine ou je ne sais plus qui...


Bonne continuation !

Montreal Nightlife 13/05/2013 18:59


je le trouve tres interessant votre blog et surtout cet article :)

Xavier 23/04/2013 09:40


ah, et je vais orienter Yosemite sur ton articl, il pourra peut etre répondre à certaines de tes questions...

Xavier 23/04/2013 09:38


mais si faut que tu continues les articles "sérieux", celui ci est excellent ! - Le Espritorture dans toute sa splendeur  - La comparaison Disquaire Day/ St Valentin, c'est super bien trouvé.


en fait, tu rejoins des reflexions que je me suis faite cette année aussi. Pour moi, le principe du disquaire day sympa, c'est le groupe qui enregistre spécialement une chanson pour cette
occasion et qui sort un 45T le jour J. Je trouve que là ca a un sens, c'est fun. en revanche la réédition d'un Bowie, d'un stones ou d'un Mylène Farmer en édition ultra limitée, c'est vraiment le
coté pompe à fric du business musical qui me débecte (ce qui ne veut pas dire que je m'y vautre pas régulièrement, mais je vais essayer de résister à max juste le disquaire day...) Et puis j'ai
pas attendu le DD pour acheter des trucs à la con très cher pour collectionneurs, ni des vinyles (j'ai toujours acheté du vinyle depuis que j'achète des disques, ca me fait un bon argument à ceux
qui me traiteraient de hipster).


 


bref, moi j'étais en week end famille le jour J. et puis Ben m'a appellé pour me dire qu'il y ferait un saut. du coup j'ai consulté la liste, et je suis tombé sur le Malkmus qui m'a semblé
effectivement un truc bien sympa. Je lui ai dit qu'il me le prenne s'il tombait dessus. Il s'est balladé en fin d'aprem et il l'a déniché, et me l'a ramené hier soir. C'est seulement maintenant
que je m'apercois que j'ai eu un gros coup de cul. Va falloir que je trouve l'occase de l'écouter maintenant. Parce que le vinyle c'est sympa, mais quand la platine trone dans le salon
familial.....


 


 

Guic ' the old 21/04/2013 11:58


Schattra: Ben d'une certaine façon, tu pointes du doigt un des problèmes majeurs de cet évènement: je doute très fortement que ça ne
prèche pas QUE des convertis comme truc. Les seuls gens que je connais y portant un intérêt sont déjà des gens sinon habitués qui font quand même les disquaires. Alors à l'exception des
collectionneurs manaiques qui vont chercher à posséder tout ce qu'un artiste peut publier (fans de Johnny et de Mylene Farmer que j'ai croisés hier, bien le bonjour), est-ce que ça permet de
toucher un public "nouveau"? J'en doute.


 


Thomas: Le paradoxe est évidement risible. Mais c'est.... l'éternel paradoxe des mouvements de jeunesse. Le nombre de hipsters que j'ai
croisés hier (oui, tiens, j'ai pas évoqué comment le vinyle est aussi, souvent, un vecteur de "je ne fais pas comme tout le monde" suivi par tout le monde...) Oui, il y a toujours cette sorte de
"prostitution de son indépendance" qui est assez hilarante.


Après, faut-il sauver les disquaires?... Bon, déjà, je te reconnais bien dans cette capacité à retourner les problèmes. Ensuite, je serais incapable de te dire s'il le faut, mais je sais
qu'à mon échelle, moi je suis pour. Mais pour les mêmes raisons que je suis pour la sauvegarde de bouchers, quoi. Un boucher, il va me dire comment cuire le truc, ce que ne fera pas le
responsable du rayon viande du supermarché. Le disquaire c'est pareil. Parfois, ses conseils sont utiles pour ne pas dire indispensables. (Tu sais que ton disquaire est un bon disquaire quand il
te dit que ce truc là, non, vaut mieux pas le prendre)


Et le coup des prix cassés, bon, ok, c'est surement irréalisable, mais c'est sur que c'est pas en mettant en vente des trucs à des prix exorbitants qu'ils vont arriver à leurs
fins!


 


Joris: Moi non plus je sais pas où je veux en venir, je le sais jamais ;-)


Pour ce que tu dis sur les disquaires, je vois tout à fait ce que tu veux dire. Je ne donnerais pas de noms, mais je connais certains disquaires parisiens qui ont l'attrait d'un vieux
taxi parisien (tu sais, celui conduit par un vieux que t'as l'impression qu'il a peur que tu salisses sa voiture quand tu montes dedans). Bon, après, c'es ptet ma faute aussi. Faire les
disquaires en rentrant du boulot, et donc se retrouver en costard chez un disquaire garage punk, il y a que dans mon cerveau que ca peut se passer bien (ls punks ont - étonnament - du mal à voir
par dela l'apparence). Alors oui je comprends, l'enve que t'as parfois de claquer la gueule au mec pas foutu de dire bonjour, l'énervement qu'engendrent les "habitués" qui squattent le comptoir,
la facon qu'ils ont parfois de te regarder de haut... Parce que je peux te lister les disquaires comme ca.


Après, il y a aussi des échoppes pus accueillants, cool, avec des vendeurs de bon conseil. Et des ou tu vas quand meme parce que les prix sont attractifs (les rééitions vinyle à 10 / 12 €
ca fait toujours plaisir, mais je connais... 1 ou 2 boutiques comme ca, et une autre avec les meilleurs bacs à soldes "tout à 3 €")


Après, Virgin / Fnac... bonj'avoue cherger un peu Virgin parce que l'autre jour à la Défense où je cherchais le denrier Nick Cave (sorti depuis 2 semaies) on m'a répondu "Qui? Ah non on a
pas". Nick Cave quoi, c'est pas Joe le clodo), et que le Virgin etait le magasin le plus proche de mo lycée et que je me rappelle avoir toujours préféré les tarifs de la Fnac. Mais dnas les
faits, je vais à Gibert en général...


 


lyle: Oui, voilà, c'est ce que je disais en réponse au premier commentaire, les chance que ca ouvre les portes des disquaires à d'autres
gens sont minimes. Donc le truc foire son coup, automatiquement. Moi perso c'est la réédition du premier EP de Tame Implala que je regrette de pas avoir pu choper. (Et je sais que je suis pas le
seul)


Après, je me doute bien que les gros magasins se sont fait niquer par leur hiérarchie (privilégier le chiffre à la culture, quoi... Pas surprenant). Mais que la commande d'une album neuf
(frais de port inclus) revienne moins cher sur Amazon ou quoi que ce soit que d'aller le cherche rau coin de ta rue dans une grosse enseigne... J'ai beau saisir les principe de la mondialisation,
mais.... Ca déconne quelque part à la base, non? Pas étonnant qu'ils perdent la bataille.


 


Alex: Merci pour ce commentaire de pur fanboy ;)


Je suis dans l'ensemble d'accord avec toi, même si je ne partage pas le même enthousiasme, mais j'ai plus de mal à être d'accord avec toi sur "ce qui ne savent pas apprécier cela passent
à coté de quelque chose en particulier s'ils sont passionnés de musique". On peut très bien être passionné de musique et se passer totalement de cela qui tient preque plus du decorum ou du bonus
que de la véritable passion pour la musique. 


Je suis évidement d'accord avec toi sur le côté "lieu de rassemblement", les capacités de consel du disquaire apres moi j'en sais rien pour le "monter un groupe ou un label"... T'as plus
d'expérience que moi dans le domaine...


Mais je vois également comment on peut être insupporté par le côté un brin snob des tauliers comme des habitués.... En fat, qu'on devienne habitué, c'est une chose. Par contre il est
insupportable qu'il faille le devenir pour que le lieu devienne agréble (cette histoire de barrière a franchir et tout)


Mais rassure toi, moi aussi je serais triste si ca fermait.


 


Ska: Etonnant oui. Mais c'est clair que la premiere année, c'était ethousiasmant... Mais cette année c'est juste gonflant.


 A part ça, oui, j'ai acheté des disques. En fait, malgré tout ce que jai dit, j'espérais essayer de choper la réédition du premier EP de Tame Impala, mais sans me presser. Donc j'ai
du me ramener chez ce disquaire que je conaissais pas, vers la Petite Roquette, qui était censé l'avoir.... Et après, ben j'ai fait une halte chez les disquaires que je connais entre là et la
Gare de Lyon sur le chemin du retour.


Mais le seul truc "Disquaire Day related" c'est le 4 titres Trouble in mind avec Jacco Gardner, les Resonnars, Maston et MMOSS qui font chacun une reprise...


(Les autres c'était: A date with Elvis des Cramps, Oddyssey and Oracle des Zombies, deux rééditions pas chères)


Et puis Boulevard Voltaire je suis tombé sur une brocante ou j'ai trouvé le live at Fillmore '71 de Zappa & the Mothers of Invention. Alors me suis pas privé.