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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 18:17

Bon, vu qu’a priori certains n’ont pas saisi, et qu’en plus je suis d’assez mauvaise humeur (enfin, on va plutôt dire que je suis d’humeur mauvaise), je ne vois pas d’autre solution que de vous livrer la version 2.0 d’un article passé, certes, mais plus d’actualité que jamais. On va dire que c’est un hommage à mon propre passage en v 2.0 (je vous remercie pour votre fidélité et votre volubilité sans lesquelles ce ne serait pas arrivé de sitôt.)

 

Voilà, c’est donc le second round de ce combat dantesque, plus fort qu’Alien vs Predator : Pink Floyd vs. Guic’ the old. Au moins après ça leschoses seront claires et il n'y aura aucune raison de tergiverser. Je précise qu'à aucun moment dans ce réquisitoire je ne suis de mauvaise foi, sauf indication contraire. Mon mépris de Pink Floyd est concret justifié et réel.

 
 
 

Bon, je le repète (et là je déconne pas, vraiment, je le jure) : je hais Pink Floyd. J’honnis, j’abhorre, je méprise ce groupe de tout ce que j’ai de cœur, de tripes, de foie.

5 raisons de haïr Pink Floyd et de ne pas perdre son précieux temps à essayer de les écouter pink-floyd.jpg:

-        L’absence de Syd Barrett. Syd fut le leader de Pink Floyd. Celui qui a permis au groupe de créer les plus belles, et surtout les plus écoutables de ses chansons. Ces comptines psychédéliques, ces petites perles pop de l’époque… Ca c’est agréable à écouter. De la découlent :

 

-        Les paradoxes de Pink Floyd : La musique de Pink Floyd est tortueuse, incroyablement réfléchie, tordue et difficile d’abord. Comme « réservée à une élite ». A des « auditeurs supérieurs ». Une sorte d’art contemporain musical. Or ce sont ceux qui disent qu’ils préfèrent le Pink Floyd de l’époque Syd Barrett qui se font traiter de snob. Y a pas un problème là ?

 

-         L’hypocrisie du Pink Floyd de Roger Waters : Wish you were here. Vibrant hommage à l’ami disparu, l’ami qui a sombré dans le délire suite à l’abus de LSD. Sachant qu’à partir du moment ou il s’est cloitré chez sa mère, les contacts de Syd Barrett avec Roger Waters ont été totalement rompus. (A l’opposé par exemple de Gilmour qui aida Syd à la réalisation de son album solo). Mais bon… Rappeler les fantômes du passé en y ajoutant une touche d’émotion et de sensibilité, ça a toujours fait vendre, c’est sur.

 

-     


   
Le surréalisme des pochettes. Quitte à faire une musique inaudible… C’est aussi bien que la pochette, elle aussi, donne l’impression d’être intelligente. Après le sympathique kaleidoscope du groupe en 67, c’est le début de la débauche. La photo de la photo de la photo sur Ummaguma, Le prisme option « Tiens, on a découvert les lois de l’optique » sur Dark Side of the Moon, La jolie usine survollée par un cochon flottant (microscopique sur la pochette au final) de « Animals «  et enfin le dictionnaire multilingue « un mot un image » de The Wall (ce qui signifie « Le Mur »). Un business du foutage de gueule sur lequel Capital n’a toujours enquété.

pink-floyd-animals2.jpg
 

-       
 
Les concepts à la con !!! Alors là. Il y en a une pelletée. Les couverts de cuisine. Après avoir rencontré un succès que je ne qualifierais pas de mérité mais d’incompréhensible avec Dark Side of the Moon (dont seul le sympathique mais très long Money est à sauver), PF a envisagé de faire un album de musique concrète juste à base de bruit enregistré dans une cuisine (j’ose même pas imaginer le nom qu’ils aurait donné à l’album s’ils avaient été jusqu’au bout … The Kitchen Tapes qui, une fois codé, référencé aurait donné un truc genre Keats takes a bath ou je sais pas quoi. Mais là je suis de mauvaise foi). Bref, ils ne sont pas allés jusqu’au bout. Grand bien leur fasse, mais ils ont incorporé des bruits de bouteille dans Shine on you Crazy Diamond, son synthé soupe au choux, ses 18 minutes, son hypocrisie flagrante (Fracnhement, vous imaginez les Beatles faire une chansons sur Pete Best ? Non. Et ben eux au moins étaient sincères). Autre concept définitivement con, Animals, l’adaptation « musicale » de la ferme des animaux de George Orwell. De deux choses l’une, soit ils ont admis que 1984 c’était trop haut pour eux, soit c’était déjà pris. Ou alors dans un éclair de lucidité ils ont décidé de faire un truc original. Mais ca veut pas dire de bon gout pour autant. Et le dernier, c’est bien sur The Wall, histoire sans queue ni tête… enfin. Les aventures d’un type que les hasards d’une vie pas facile à supporter entraînent à se refermer sur lui-même et à se couper du monde… Je ne me permettrais pas de dire que c’est un peu ce qu’il se passe dans les 5 premiers titres de Tommy (de The Who), mais bon.

 
 B000006TRV.08.LZZZZZZZ.jpg
 



Non. Franchement. Si vous voulez vraiment écouter des guitares qui se lancent dans des soli déments, sur des morceaux de ¼ d’heure, avec une influence jazz manifeste, des pochettes qui n’ont pas toujours grand sens, un sens génial de l’impro, une présence des paroles assez minimales (paroles qui en plus veulent rien dire), perdez pas votre temps avec Pink Floyd : écoutez Zappa.

 
 
 

Cet article, je le dédicace à G.T. pour plusieurs raisons. La première c’est qu’il fut celui dont l’intervention m’a donné envie de m’intéresser plus à ce groupe (suite à mon premier réquisitoire). Ce sans que je parvienne à aimer ce groupe, mais bon.

 

Ensuite, parce que je sais qu’il a assez d’humour pour ne pas prendre ombrage de ce mitraillage en règle.

 
 Pink-Floyd-9.jpg
Les responsables de ma haine et de mon mépris pour tout ce qui peut être prog d'une manière ou d'une autre...
 

Enfin parce qu’il y a peu, Il s’est autorisé une présentation des travers du Hard Rock 80’s. Présentation sur laquelle des hordes de fans se sont rués pour dénoncer l’ignominie de cette entreprise : « A quoi ca sert de parler de trucs que tu n’aimes pas ? » (J’ai enlevé les insultes). La raison est simple, mes amis : la vie est courte, on n’aura jamais le temps (ni les moyens) d’écouter tous les disques parus dans le monde. Alors l’intérêt d’un article de ce type, c’est de vous faire écnomiser du temps, et d’expliquer pourquoi, moi, j’ai décidé de plus perdre mon temps avec ce groupe. J’assume : je me sens pas incapable d’apprécier la belle musique à sa juste valeur sous prétexte que Pink Floyd je peux pas… Pink Floyd n’est pas un groupe de Rock.

 

Alors non, je en veux plus perdre mon temps à essayer de comprendre cette musique, pas plus que je ne veux le perdre à m’interesser à la carrière de Vitaa, à apprendre à passer mon pied derrière ma tête, à apprendre (enfin) à cuisiner une tarte Tatin décente (quoique ce dernier point….) Bref tous ces trucs qu’on a pas besoin d’aller voir bien loin qu’on vivra pas plus mal sans… voire même, on vivra mieux sans.

 

Alors oui, je le clame haut et fort : Dire qu’on hait un truc est constructif. C’est permettre à ceux qui accordent un intérêt à tes gouts de gagner du temps. Après, simplement, personne n’est obligé de croire tout ce qu’il voit sur le Net et de le prendre comme argent comptant.

 
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 09:30

S’il y a un truc que je dois reprocher à Ska, c’est pas sa playlist, c’est sa bannière : le truc le plus dur à copier coller de cette entreprise. Sinon,  après Bruno mi electro- mi rock, on a ici Ska, à la croisée des chemins, entre variété française et rock… Franchement, entre Brassens et AC /DC, c’est le grand écart, mais… de haut niveau !!

 

Un peu de pub (vu le mal que je me suis donné…. !!)

 


 
 
 
Voyages
Michel Polnareff
Moon River
Audrey Hepburn
Needle in the Hay
Elliott Smith
B + A
Beta Band
Good Times Bad Times
Led Zeppelin
Back in Black
AC/DC
Silver Groover
FFF
Comment certains vivent
Dominique A
Regarde un peu la France
Miossec

La ballade des gens qui sont nés quelque part

Georges Brassens
Hexagone
Renaud

The Ghost of Tom Joad

Rage Against the Machine
Est-ce que ma guitare est un fusil
Jacques Higelin
Tostaky
Noir Désir
Sure Shot
Beastie Boys
Devil’s Haircut
Beck
Funhouse
The Stooges
Hearts Filthy Lessons
David Bowie
Rid of Me
PJ Harvey
Le film de Polanski
Yves Simon
America
Simon & Garfunkel
Jungleland
Bruce Springsteen


C'est malin ça... Aucun chronomètre disponible!! Bref on ne saurait juger du respect des règles... Mais bon! Pour les commentaires, les jugement de valeurs les critiques les reproches, vous connaissez le chemin!!
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:32
Oui, c'est mon genre, ça. La fixette. La découverte qui reste. La découverte (ou la redécouverte) d'un morceau qui va boucler, bouler jusqu'à ce que je m'en dégoute. J'ai évoqué dans un article précédent ma fixette du moment, mon pacours du combattant à la découverte de ce qu'a bien pu faire un grand artiste... Les lecteurs habitués auront reconnu, je laisse aux moins habitués le soi de se rendre compte en images...

Cette chanson, bizarrement, me fait toujours le même effet, me colle un sourire de dément, me donne limite envie de danser. Ce qui n'est pas fréquent dans le répertoire de... Titre magnifique, hommage à la Muse, à son absence, et à l'instant magique de la création... Enfin c'est comme ca qu je la voit. Le meme instant subi il y a peu quand je me suis dit qu'à force de présenter chaque chanson qui me plait dans le moment comme "la plus grande chanson de tous les temps", j'allais bien en faire une catégorie...

Bref, j'espère que ce titre vous plaira autant qu'i me plait à moi en ce moment. Il le mérite.

Sur ce je vous laisse en (très) bonne compagnie*.




* Ne serais ce que la seconde choriste en partant de la gauche.

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 09:30
Ciselée, délicate, choisie, la sélection d'Alex va chercher la petite perle là ou on l'attend pas forcément... Prenez le premier titre par exemple. On vous dit Kinks, vous vous dites "You really Got me", ou "Sunny Afternoon". Moi - meme, de la part d'Alex, je m'attendais plutôt à un "I'm not like everybdy else"... Eh bien non: "Shangri la". Le ton est posé, ce sera la liste pour connaisseurs et gens de bonne éducation. Delectez vous.

Le traditionnel petit coup de pub:



The Kinks
Shangri-la
5'17
The Who

I can see for miles

4'06
Pixies
N°13 Baby
3'50

Queens of the stone age

Go with the flow
3'06
Weezer
Undone (The sweater song)
5'05
Franz Ferdinand

The Dark of the matinée

4'03
Air
Radio #1
4'22
Love
Alone again or
3'17
The Beatles

Norvegian wood (This bird has flown)

2'05
The Libertines
The good old days
2'59
Nada Surf
Popular
3'29
The White Stripes
Hypnotize
1'48
Joy Division
Transmission
3'01
Ramones
Blitzkrieg Bop
2'14
Primal Scream
Kill all hippies
4'58
Pixies
Gouge away
2'11
Blur
This is a low
5'01
The Velvet Underground
Venus in furs
5'11
Air
J'ai dormi sous l'eau
5'42
Kraftwerk
Radioactivity
6'44



D'après sa créatrice, c'est "
une petite séléction qui doit aller chercher dans les 78 minutes"... Je vous laisse le soin de vérifier.

Des avis, des commentaires, des reproches???
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 08:28
Oui, beaucoup de monde a participé à cette grande entreprise, mais certains ont décidé de le faire de leur côté. Certes, c'est pas fair-pla, mais cela nous permet finalement d'admirer chez eux des articles de haute volée ou leur playlist, justifiée par leur soin, apprait dans son élément naturel. Revue de blogs, vous trouverez les playlist perso en cliquant sur l'image...


Art-Rock, chez G.T... Une playlist à l'image d'Art-Rock... J'en connais pas le tiers!!!




Chronik n' Roll, chez Alf... The Mid'nite Blues Soundtrack. C'est beau, mais triste. Mais c'est bien.


Du Bruit qui Pense, chez Ama-L... On a 80 minutes pour faire le tour de ses oreilles, avec goût et diversité

bandeau.jpg


Art of Soul... C'est Arbobo qui nous offre encore une sélection de haute volée, avec (ô surprise et délectation pour moi) une apparition... remarquée de Television.

header-article-tmpphpfoMEJS.jpg
Noise Pollution... is Rock n' Roll ? C'est Simon qui s'y est collé, également, pour notre plus grand plaisir!!

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 09:30

Eh ouais, c’est scandaleux, je parle de moi à la troisième personne…

La position de ma sélection s’est simplement déterminée par le moment ou je me suis motivé à rédiger cette liste… J’ai essayé de faire preuve d’un peu d’originalité, mais bon, comme vous pouvez le voir… Certains de mes travers auront reprise le dessus !!


 

The Clash

White riot

02:01

Smashing Pumpkins

Today

03:22

The Beatles

While my guitar gently weeps

04:44

The Rolling Stones

Gimme shelter

04:36

Bob Dylan

Like a rolling stone

06:09

Led Zepellin

Babe i'm gonna leave you

06:41

The Who

Heaven & Hell

04:50

Radiohead

Let down

04:59

Metallica

For Whom the bell tolls (Live S&M)

04:52

Marvin Gaye

Let's get it on

04:52

Beastie Boys

Sure shot

03:20

Lou Reed

Perfect day

03:36

David Bowie

Rock n' Roll Suicide

02:57

The Libertines

Can't stand me now

03:23

Smashing Pumpkins

Tonight tonight

04:14

Sex Pistols

God Save the Queen

03:20

Dead Kennedys

Viva Las Vegas

02:42

The Pixies

Where is my mind?

03:46

The Beatles

Yesterday

02:03

The Doors

Moonlight Drive

03:05



Durée Totale : 79’32 (Juste...)

 

Des avis, des commentaires, des réclamations, mais pas trop ?





free music
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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 08:00


Bon. Excusez-Moi. Excusez moi, excusez moi, mais je vous ai menti. Cela devient trop lourd à porter, alors, en cette soirée, l’alcool aidant… je suis obligé de vous livrer ma confession. Tout cela est à mon avis allé trop loin, et je suis obligé de stopper les choses. Oui je vous ai menti : j’abhorre les Smashing Pumpkins. (Non, c’est pas une faute de frappe, c’est bien j’ABHORRE, pas j’adore. De toutes façons, c’aurait été un jeu de mots bien trop minable pour que j’ose le poser par écrit.). Billy Corgan, sa Calvitie et ses pantalons de cuir me révulsent. Et je me répugne tout autant d’avoir voulu vous faire croire en mon amour de ce groupe, pour des raisons qui dépassent mon entendement. Surement un snobisme de bas étage, qui a voulu que, soudainement, je prenne la défense de l’éternel numéro 2, du loser patenté. Tout le monde est toujours du côté de Guignol.


 

Mais là c’en est trop. L’article qui a mis le feu à mes poudres se trouve ici. Et les commentaires dithyrambiques que j’ai fait sur ce groupe, dans cet article, ne m’amusent même plus. Et, avec le recul, la moindre des choses que je puisse faire pour mériter votre pardon est de dénoncer cette immense entreprise de désinformation lancée à votre égard par le camarade Thom, entreprise qui risquerait presque, tant elle est réussie, à vous faire écouter certaines de pires productions des années 90… voire même de la musique tout court.



Alors déjà, mettons fin à cette rumeur (franchement minable et ridicule) qui veut que les Pumpkins (comme les appellent leur « fans ») soient le plus grand groupe des années 90. Mais déjà, ou vous avez vu ca, ce délire selon lequel chaque décennie à un grand groupe ? Hein ? Les Beatles ont été le groupe qui a marqué les 60’s, OK, et depuis on en cherche un pour chaque décennie ? Quelle originalité !! Mais pas plus qu’il n’y a eu de groupe principal de 70’s ou des 80’s, ben les années 90… non plus. A la rigueur, il y a eu 2 grands groupes en ces années : Nirvana de 1991 à 1994, et Radiohead de 1995 à 2000. Si vraiment vous cherchez un grand groupe qui a su faire preuve de talent et de constance tout le long des années 90, le seul envisageable, c’est U2. C’est tout.


 

En fait c’est très simple : on ne peut pas haïr les Smashing Pumpkins, pour une raison très simple. ce n’est pas un groupe. On hait Billy Corgan. De la même manière que Bénabar est un artiste solo qui enregistre ses albums avec les mêmes musiciens, et part en tournée avec eux derrière, les Smashing Pumpkins ne sont qu’un groupe de musiciens de studio que « Sa Majesté auto-déclarée » Billy Corgan daigne emmener avec lui sur scène. Car oui, n’oublions pas, deux choses caractérisent Billy Corgan de façon encore plus flagrante que sa coiffure de détergent ménager : sa mégalomanie et sa voix nasillarde.



Franchement, vous vous marrez pas, vous, quand vous l’entendez essayer d’être romantique avec sa voix de pivert enrhumé ? Franchement je le plains, il doit quand même avoir du mal à draguer, parce que dire « I love you » avec ce ton de porte de château hanté de chez Disney ça doit faire fuir plus d’une donzelle. (L’autre catégorie similaire qui m’intrigue, c’est les allemands, parce que dire des mots romantiques en allemand ca doit faire bizarre. Pourquoi Scorpions chantait en anglais d’après vous ?). Il y a bien une raison pour laquelle la seule chanson à peu près vraiment romantique, et presque touchante de ce groupe, c’est James Iha qui la chante ! (Ca s’appelle Believe, et c’est une face B, comme à peu près toutes les contributions des membres du groupe autres que B.C. his majesty himself.). L’apogée est quand même atteinte sur l’album Adore, que tous les fans des Pumpkins préfèrent ou presque (pour la même raison qu’ils aiment le groupe, simplement parce que c’est un flop retentissant en terme de ventes et de critiques, retour de leur snobisme forcené), où là, en plus de rester nasillard, Corgan sacrifie presque tous les musiciens pour s’achever en piano voix… ca donne Blank Page, ballade lénifiante, pesante… chiante en fait. Finalement, d’un point de vue musical, le plus gros défaut des Smashing Pumpkins, c’est Corgan lui-même.


 

Franchement, celle là je l'adore perso...


Ah… Billy, Billy… remarquez à quel point ca rime bien avec mégalomanie. Celui-là même qui clamait vouloir écrire, en 1995, le « The Wall » de la génération X… Deux références (Pink Floyd et D. Coupland) pour cacher un manque d’originalité évident, certes, mais…. Un gros accès de mégalo surtout ! Sa spécialité. Car oui, non content d’être leader, principal (pour pas dire unique) compositeur et songwriter, sur l’avant de la scène toujours à se faire remarquer, le Billy juge, il préside, il inspire, toutes choses dans son empire. Tu te drogues trop, DEHORS ! J’ai besoin d’un batteur, parce que franchement, sans batteur on vaut rien, REVIENS ! Franchement, même un batteur, ca reste plus ou moins un être humain quand même ! Et on se comporte pas comme ça avec les gens.

 


Et là ou on confine au ridicule, c’est franchement, dans l’alliance entre cette mégalomanie affichée, cette manière d’être persuadé d’apporter quelque chose à la musique, alliée à un mercantilisme forcené. Une volonté de réussir et d’être dans le coup qui finit par constituer une discographie franchement décousue. Comment peut on se vanter d’apporter quelque chose à la musique quand on est pas foutu de faire deux albums dans la continuité l’un de l’autre ?



Je vous ai rappelé récemment mon gout pour les albums de transition… ben là, la transition est inexistante, zappée. Quand Nirvana est au top, les Smashing Pumpkins font du grunge, ça donne Siamese Dream. Quand Marylin Manson commence à cartonner avec du glam-métal, ils en font, du glam-métal, et sortent Machina. Au moins sur ce coup là ils auront réussi à tenir un pari, un seul : être aussi pompeux, chiant, grandiloquent et ridicules que le Pink Floyd de The Wall. Pas de chance, c’est pas avec cet album là qu’ils l’avaient prévu, mais avec Mellon Collie and The Infinite Sadness. Ca aussi c’est un exemple de pompièrisme rarement égalé, ce titre. De toute façon, il faut être logique: c’est un pléonasme que d’accuser de pompiérisme un groupe dont Pink Floyd et Queen sont des références affichées.


La pop dépressive de Radiohead est à la mode ? Adore y répond.


Et c’est quasiment minuté, prêt à l’année près : 1991, Nevermind : 1993, Siamese Dream. 1997, OK Computer : 1998, Adore. 1998, Mechanical Animals : 2000 Machina I : The Machines of God. CQFD.


Non, c'est pas de la pose: les guitares disto et le cuir, c'est moi qui ait trouvé le premier que ça allait vachement bien ensembel (B.Corgan, 2000)

 

Et bien sur, quand on est un groupe d’une telle qualité, d’une telle importance quant à l’évolution du future de la musique, il est légitime de connaître sa place : en haut de l’affiche, mais pas trop près des fans. Les concerts, c’est juste histoire de faire rentrer des fonds… On fait un beau show à l’américaine, parce que finalement, c’est ça qui les amuse… et ca fait plaisir aux journalistes et aux critiques, parce que, finalement, c’est eux qui nous intéressent, c’est eux qui détiennent la vérité. Alors que franchement, cette troupe de badaud trop niais pour comprendre le sens de notre musique…. Certes, ils sont attendrissant, mais…


 

Eh ouais, car on a beau faire du Rock, on en est pas moins des vrais artistes…Et tant qu’a faire, autant qu’on nous étudie dans quelques années encore… John Lennon a écrit les paroles d’I am the Walrus dans le but précis que personne n’y comprenne rien. Des paroles sans aucun sens. Et si on construisait une carrière entière la dessus ?

Franchement, existe –t-il une personne, je ne sais pas, le fan le plus hardcore des Pumpkins, qui ait un jour compris de quoi parle la chanson Tonight, Tonight ?? Des fois ca atteint des niveaux ou ont croirait qu’il a utilisé la même méthode que celle choisie par Thom Yorke pour écrire les paroles de Kid A, à savoir sortir des bouts de phrases d’un chapeau…. Regardez plutôt :

 
amphetamine annie-dog
has her leash and a face
her velvet spleen, her shackle spine
her diamond curse, it comes with mine

a vessel she for violent I
confession arms awake


  Si ca c’est pas du foutage de gueule généralisé… quand même.


William Patrick "Billy" Corgan Jr et deux de ses victimes (1998)
 

Quoiqu’il arrive, à un moment ses jeunes camarades en ont eu marre à un moment. D’Arcy, la bassiste du groupe, se tire sans autre forme de procès, on ne sait toujours pas ce qu’elle est devenue. Alors, à qui Billy fait –il appel pour la remplacer… à son ex, ex-bassiste du groupe d’une autre de ses ex (car oui, le Billy a du succès avec les femmes quand même, ca on peut pas le nier) : Melissa Auf der Maur, la bassiste la plus incompétente de l’Univers. Enfin, n°2 on va dire… laissons son titre à Sid Vicious.


Puis, après la tournée, c’est l’implosion : MADM va enregistrer un album solo, ou tous les invités vont lui permettre d’honorer son titre de Jean Claude Brialy du rock indé des 90’s (Dave Grohl ou Josh Homme sont allés se compromettre sur ce douteux « Auf der Maur »). James Iha va rejoindre A Perfect Circle (oui, même Maynard laisse plus de place sur scène à ses zicos que Corgan, c’est dire…).


Et Corgan va monter un groupe. Avec Chamberlain à la batterie, oui, ce même batteur qu’il avait viré puis repris. Ce serait vraiment petit de justifier un comportement aussi bizarre par le passé de toxicomane de cet homme, mais le doute subsiste). Bide. Oui, les fans n’aiment pas quand Billy chante (…) des trucs joyeux. Ca ne lui va pas.

Alors il dissous son groupe comme un efferalgan un lendemain de cuite. Et se lance dans la production d’un nouvel album. Solo. Parce que c’est là qu’il se sent bien, seul. Ah oui, il faut préciser un truc… Là encore, il expérimente dans l’espoir de trouver un truc qui plaise au public… Pop légère et joyeuse avec Zwan…. New Wave avec son solo….


Non, c'est clair maintenant, "I'm not the messiah" ... Et j'en suis très attristé (B. Corgan, 2007)



Mais le gaillard est malin et a le sens du commerce (je suis sur qu’il doit avoir l’équivalent américain d’un BTS action de vente mais j’arrive pas à le prouver). Le jour même de la sortie de son album, il publie sur une page pleine de Chicago Times un article annonçant son envie de reformer les Smashing Pumpkins.

Franchement c’est un coup de génie : beaucoup de gens sont assez naïfs pour considérer les Smashing Pumpkins comme un grand groupe. Dès lors ils pensent que son leader est certainement doué aussi en solo. Ici Corgan rappelle d’un coup :


Qu’il est l’ex leader des Smashing Pumpkins
Qu’il sort un album aujourd’hui même

Que c’est certainement le seul album solo qu’il fera, alors ce serait dommage de le louper. (Ah oui, parce qu’il colle une pub pour l’album solo dans le coin, pas fou. Et une photo de lui sur la moitié de la page.

 


Bien sur il rappelle tout cela après un passage émouvant ou il explique à quel point sa ville de Chicago lui tient à cœur et comment il a voulu y rendre hommage à travers sa musique. Rappelons au passage que cette musique donne un peu envie de se tirer une balle. Chicago l’en remercie tous les jours, je suis sur. Il a du bien booster le tourisme. Mais plutôt celui des habitants de Chicago.

 

Mais je vais quand même vous laisser déguster le meilleur passage de la lettre en V.O. (pour lire cette page en entier, RDV ICI ).


For a year now I have walked around with a secret, a secret I chose to keep. But now I want you to be among the first to know that I have made plans to renew and revive The Smashing Pumpkins. I want my band back, and my songs, and my dreams .In this desire I feel I have come home again.”


 C’est quand même beau non? Comptez les « my » et les « I ». Il parle d’un groupe, mais…. A la première personne du singulier. Non, ce n’est pas une auto fiction, c’est une auto réclame.

 

Bref cet année est sorti l’album le plus médiocre de leur carrière, resucée ratée de leur passé…

Mais, pour vous laisser tranquilles et vous laisser juger sur pièce, je vous offre cette splendide tentative progressive et bruitiste, un truc ridicule comme on en avait pas fait depuis…. Les Smashing Pumpkins avec XYU. Quand les Smashing Pumpkins, enfin ce qu’il en reste… essaye de faire que Queens of the Stone Age mais n’y arrive pas, ca donne le sommet de Zeitgeist : United States. Régalez vous. Riez bien.

 


 



Révolution, Révolution clame –t-il. La révolution pour Corgan, ce serait peut être de faire une musique simple, audible, agréable, et compréhensible… Comme ces chefs d’œuvres de Queen dont il dit être fan….

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 09:30

De tous ceux qui ont participle, Ned est celui qui a le MOINS respecté les 80 minutes, ne pouvant décement se séparer d’une si grande partie de son moi (enfin, son lui) discographique. C’est pourquoi il nous propose, non pas « 80 minutes » mais « 2*80 minutes » pour son éternité perso (ce qui sous entendrait qu’il se sent deux fois plus éternel que vous et moi ? Merde, j’ai perdu le fil.

Enfin bref, 40 ans de Rock n’ Roll résumé (hum hum…) en presque 3 heures et dans un ordre presque chronologique…

Je dois cependant avouer que c’est aussi en partie un étalage de mon inculture vu que la moitié de ces titres (enfin, 16 sur 40) je les connais même pas. Oui, ce grand œuvre va m’apprendre plein de trucs…

 

Un peu de pub :

 


Disc One

The Sonics

Strychnine

02:13

Janis Joplin

Summertime

04:02

The Doors

My eyes have seen you

02:32

The Velvet Underground

I'm waiting for the man

04:37

CCR

I put a spell on you

04:33

The Beatles

I want you

07:47

Bob Dylan

Stuck inside a mobile with the Memphis Blues again

07:05

Simon & Garfunkel

Wednesday Morning 3 AM

02:13

The Pretty Things

Come and see me

02:30

The Remains

Why do I cry ?

03:00

Fleetwood Mac

Black Magic Woman

02:48

Jefferson Airplane

She has funny cars

03:12

The Rolling Stones

Live with me

03:31

Hot Tuna

Walkin' blues

04:00

Jimi Hendrix

Spanish Castle Magic

03:00

Neil Young

Don't let it bring you down

02:56

The Band

The Weight

04:38

Nick Brake

Black eyed dog

02:30

Deep Purple

Lazy

07:19

The Who

Bargain

05:33

Disc Two

Led Zeppelin

Rock n' Roll

03:40

Slade

Mama weer all crazee now

03:00

Grand Funk Railroad

High falootin' woman

03:00

Black Sabbath

Planet Caravan

04:34

AC/DC

Shot down in flames

03:26

Roxy Music

Bogus man

09:20

The Stooges

Down on the street

03:42

The New York Dolls

Looking for a kiss

03:20

The Ramones

Cretin Hop

01:55

The Sex Pistols

Pretty Vacant

03:18

The Clash

I'm so bored with the U.S.A.

02:24

Gang of Four

Damaged Goods

03:29

Joy Division

Disorder

03:32

The Cure

Seveteen Seconds

04:02

Pixies

Monkey gone to heaven

02:56

Nirvana

Heart Shaped Box

04:39

Alice in Chains

Nutshell

04:19

Rage Against the Machine

People of the sun

02:30

Radiohead

I might be wrong

04:54

Queens of the Stone Age

Better living through the chemistry

05:49



Durée totale...quelques 158 minutes...

Des opinions, des commentaires, des idées???
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 03:50

Je vais vous parler d’un album dont j’ai déjà parlé. Ici même. Quand ce côté « Discothèque idéale » du blog n’était pas encore structuré en années. Je vais vous parler d’un album tellement important que je ressens le besoin de le Re Critiquer, enfin, commenter, de telle sorte qu’il ait enfin une exposition décente en ce lieu. Parce qu’il est important. Parce qu’il est grand. Parce que je sais que nous serons unanimes… Parce que tout ça a bien du commencer un jour.


 
 
 

10/10/07 : In Rainbows, 7ème album studio de Radiohead, parait sur leur site officiel. Et uniquement sur leur site officiel. Lubie d’informaticien ? Non : le groupe n’a plus de maison de Disques, et ne ressent pas le besoin d’en retrouver une. Hail to the Thief marquait la fin de son contrat avec E.M.I., le groupe n’a pas jugé bon, pas nécessaire de renouveler celui-ci. Culoté, non ? Ou plutôt dingue ? Ni l’un ni l’autre : les génies ne sont pas fous : ils sont excentriques. Et Radiohead est excentrique à lier. Normal, c’est le plus grand groupe de Rock du monde

 
 




 

16/06/97 : Radiohead sort OK Computer. Radiohead a eu deux grands succès : Creep, ballade romantico-dépressive qui a failli les faire cataloguer directement One Hit Wonder. Et The Bends, leur second album, complètement pop, sublime, lumineux dans la musique mais sombre dans les textes, du valium pour les oreilles. OK Computer s’impose comme la claque de l’année 97. Comme la claque de toute une vie pour certains, moi le premier.


 

Ce disque est marqué par l’apparition extrêmement bien maitrisée des machines : Boucles, voix robotiques, les ordinateurs sont utilisés, au cœur d’un album de Rock, de la meilleure manière qui soit. Et avec une ironie mordante : cet album extrêmement sophistiqué, technologique est là pour dénoncer la robotisation du monde, sorte d’appel à l’ordre d’un être humain perdu qui désire le rester (humain, pas perdu). Un cri désespéré qui, faute de meilleur environnement, ne peut que résonner dans un écho métallique, se désincarner un peu plus à chaque rebond contre une paroi froide, vide et inhumaine.


 

Cet album n’est pas vraiment comme beaucoup ont voulu le montrer ou le croire, moi le premier, un concept album. Il ne recèle pas de message caché. Il est simplement dense, complet, cohérent comme pas permis, bourré de références plus ou moins bien dissimulées, de coups de génie… C’est aussi pour ça qu’on s’est retrouvé à y chercher une démarche secondaire de réalisation, une vision plus complexe. Alors, s’il y a des références directes à Dylan (Subterranean Homesick Blues), à H2G2 (Paranoid Android), s’il y en a des plus difficiles à dénicher à H2G2, toujours, à 1984 (mais vraiment tirées par les cheveux…)… La seule clé que nous offre cet album, c’est qu’on pourra chercher, on n’y trouvera pas un plan précis, fini… une sorte de prophétie j’oserai dire. OK Computer est un album qui se consomme, qui se découvre a posteriori. On ne trouvera pas les références dans OK Computer, mais dans les références elles-mêmes…

 


 

Quant à l’utilisation des machines… Radiohead a beau être un groupe réfléchi, posé, et fort intelligent, il n’en reste pas moins un groupe de Rock. S’il utilise les machines, ce n’est pas dans le but ultime de les utiliser. C’est pour en dénicher un son qu’on aurait surement pas réussi à avoir avec des instruments traditionnels, des guitares, des basses, des batteries. Ce qui rend le jugement sur cet album très difficile, son appréciation insidieuse, et son succès total. Les amateurs de prog y verront du prog mélodique. Les amateurs de pop, une pop expérimentale. Mais ici, point de masturbation mentale quand à la recherche de la note ultime qui pourrait suivre un do dièse. Simplement de la musique, de la vraie, celle qui vient des tripes et du cœur.



 

Cet album ne peut que plaire… et effrayer. Par sa dimension fondamentalement dépressive d’abord. Ce qui constitue, à mon avis, la première erreur que tout le monde fait sur cet album. A mon avis, The Bends, avec ses histoires de rupture, d’amour faux, ses trahisons, est mille fois plus déprimant qu’OK Computer. Certes, la voix trainante, lancinante de Thom Yorke inspire plutôt l’image d’une assemblée pleurant un requiem dans une église de campagne que la joie d’un feu d’artifice sur la plage un 14 Juillet. Et le dénuement métallique apporté par les machines n’arrange pas les choses. Mais il faudrait voir à pas oublier, que la voix déprimante, elle dit des mots, des paroles, qui, chez Radiohead, sont toujours bien, très bien écrites.

 

 


Et sur OK Computer, la majorité des titres s’achèvent sur une note d’espoir (certes, c’est un espoir tout ce qu’il y a de plus relatif, mais bon) : It will be alright à la fin de Subterranean Homesick Blues, I’m gonna grow wings à la fin de Let Down, An Airbag saved my life tout le long d’Airbag… Seule Fitter Happier (Voix de logiciel de dialogue pour Mac sur fond de piano crépusculaire) s’achève vraiment dans un marasme désespérant : A pig. In a cage. On antibiotics. Oui, ce disque est la revue de détails d’une société qui perd toute humanité, ou les comportements sont alignés sur une norme, ou les gens se robotisent de leur plein gré… Bref une société ou il ne fait pas bon vivre, mais alors pas du tout, mais c’est aussi (et à mon humble avis surtout) un recueil d’appels à s’en sortir, on nous donne pas la recette, on sait pas la solution… mais on sait qu’il faut aller à l’encontre de ça… Et c’est là toute la force de ce disque. Désabusé vraiment, limite pessimiste sur la situation actuelle. Mais finalement plein d’espoir sur la possibilité de s’en sortir. Et c’est peut être ca qu’il faut retenir de ce disque.

 


 

C’est marrant, parce que les gens ont une fâcheuse tendance à se foutre de moi quand j’ai le malheur de dire qu’en cas de coup de blues, ma solution, c’est d’écouter OK Computer. Pourtant, je viens de vous montrer pourquoi… du moins j’espère.


Eh oui... Maintenant qu'on est les plus grands on peut s'acheter des vraies Ray - Ban


 

Mais après toutes ces théories toutes plus tordues et fausses les unes que les autres, je me rends compte que je n’ai évoqué qu’à grand peine ce que, finalement, j’ai évoqué comme moteur principal de ce disque sans en parler… La musique elle-même. L’album s’ouvre sur le son de guitare électrique de J. Greenwood, lancé à plein tube, et vite rejoint par un Ed O’Brien au charleston endiablé…. Airbag lance les hostilités, sur un ton très rock… Paranoid Android... est fait pour être, et est, tout simplement, le Hapiness is a warm gun des années 90 : une chanson en plusieurs axes, une symphonie de 6 minutes, aux différents mouvements… un chef d’œuvre quoi*. Je suis bien parti pour, certes, mais en fait j’ai pas envie de donner dans le détail titre par titre en fait…. Chaque morceau contient une petite perle du point de vue musique, qui fait qu’on le retient d’une manière ou d’une autre… Les premiers mots, susurrés, de Exit Music (for a film)Wake, from your sleep… L’arpège de guitare qui introduit Let Down… La boite à musique de  No Surprises**… Ou bien sur cette boucle de bip bip lancinants en fin de Karma Police… C’est marrant de se dire qu’au milieu d’une chanson, on s’arrête à un détail, un truc comme ça, qui marque… alors que le groupe s’est acharné à concevoir une chanson dans son intégralité…


 


 


Après, OK Computer se situe dans la discographie de Radiohead come l’album de transition par excellence : transition entre les guitares et les machines, transition entre la dominante pop et la dominante électro. Hail to the Thief, 6 ans plus tard, lui fait en quelque sorte écho, sauf qu’il ne s’agit plus pour celui-là de transition, mais d’œuvre – somme, de bilan de 10 ans d’activité sur le devant de la scène mondiale. Je dois avoir un gout pour les albums de transition. OK Computer, évidement, de la pop vers l’électro… Mellon Collie, d’un truc typé Grunge à… autre chose. Rubber Soul, transition de la pop pour gamines en pleurs à une pop plus mature, plus adulte, celle de Revolver… Let Love In, découvert récemment mais qui contient, on le sent, le passage de la sauvagerie des débuts au crooning des années suivantes… Surement que ces albums, dont on ne peut juger du caractère de transition qu’à la lueur des albums suivants contiennent en eux une évolution, une avancée sous –jacente, déterminée juste par notre inconscient, mais qui justement nous ferait voir de l’avant d’une manière ou d’une autre… Mais je m’égare. D’ailleurs, en parlant de transition, d’évolution, je crois avoir oublié dans tout ceci une date importante…

 


 

04/11/00 : On m’offre OK Computer. Les choses ne seront plus jamais les mêmes.

 
 

 
 
 

* Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand on parle d’une chanson en plusieurs mouvements comme ça, on pense tout de suite à ce morceau des Beatles… Alors que merde, les premiers à avoir fait ça, quand même c’est les Who avec A quick one while is away !! (Autre chanson à tendance grivoise d’ailleurs)

 

** Qui est, je le rappelle, un morceau de Radiohead présent sur OK Computer. Ceci n’est PAS « la musique de l’Auberge espagnole », tout comme Iggy Pop ne devrait pas se définir comme  « le mec qui danse en caleçon dans la pub SFR. »

 
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 09:30
La sélection de Pyrox... variée et eclectique aussi, on touche ici un peu à tout... Je ne ferais pas de commentaire sur la présence de Pink Floyd ou de Queen (vu que c'est là quelques uns des rares titres de ces groupes que j'arrive à peu près à aimer...)
Pyrox tu m'excuseras de zapper tes commentaires sur le choix de tes titres, mais vu que personne d'autre ne s'y est lancé... J'ai préféré garder une certaines coherence dans la selection.

Un peu de pub:




Pink Floyd

Wish You Were Here

5,2

Bob Marley

Redemption Song

3,46

Dire Straits

Down To The Waterline

4

Cat Stevens

Father And Son

3,45

Neil Young

Four Strong Winds

3,4

Santana

Samba Pa Ti

4,33

Eric Clapton

Old Love

6,24

JJ Goldman

C'est pas de l'amour

4,28

Renaud

Mistral Gagnant

2,46

The Band

Up On Criple Creek

3,2

The Rolling Stones

Honky Tonk Woman

3,06

John Fogerty

Bad Moon Rising

2,18

Queen

Crazy Little Thing Called Love

2,43

Dylan

Girl Of The North Country

3,43

Fonky Family

Tonight

4,32

Pélican City

Sesame Street

5,08

Orange Street

What A Night

3,48

Led Zeppelin

Since I've Been Loving You

7,23

Passi

Emeutes

3,47

Bruce Springsteen

The River

5


Durée totale: 80'10 (arrrgh!!!)

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