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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 12:29

Et ainsi nous nous retrouvons pour ce nouveau classement du mois, et pour une fois pas trop à la bourre. J’en suis le premier surpris et ravi.[NDLR : Je vous jure que quand j’ai tapé cette phrase, vers le 4 Juin, elle faisait sens. Au moment de la parution, par contre, c’est plus discutable, je vous l’accorde) Un mois placé sous la double égide antinomique ou presque de Gainsbourg et des Pogues. Et il y a pas à dire, mais moi, quand je me fais une fixette, je mel a fais à fond, que je réalise.

 

http://img8.abload.de/img/coverql58.jpgL’anamour – Serge Gainsbourg (Serge Gainsbourg / Jane Birkin, 1969)

Comment peut-on envisage ne serait-ce qu’un instant d’écrire une chanson quand on a entendu celle là? Chaque écoute s’accompagne d’un mini syndrome de Sthendal pour moi. Un texte fabuleux (chef d’œuvre de versification), une musique qui en fait une merveille pop à la française… Je sais pas, ce morceau est juste fabuleux. (Heureusement, sur l’album,, derrière, il y a « Orang-outang » pour se calmer.)


http://tendances.blogs.sudouest.com/media/01/00/831512370.jpgAnother Girl, Another Planet – The Only Ones (The Only Ones, 1978)

Lorsque, il y a bientôt un an, fût lancée ce qui est resté dans les mémoires comme « la bataille des Libertines »,  le nom des Only Ones, habilement placé entre ceux de Johnny Thunders et Richard Hell (entre autres) m’a tapé dans l’œil. Et quand j’ai découvert leur œuvre, j’en ai surtout retenu cette chanson, en fait. Et j’ai pris un malin plaisir à faire découvrir ce titre, qui est comme qui dirait « une chanson parfaite » (et elle a vraiment que des qualités on dirait). Maintenant, faire découvrir des titres c’est une chose. Faire découvrir un titre à un dangereux maniaque capable de passer en boucle la même chanson (parfois même capable de fixer sur la même durant 3 ans !) un soir ou c’est mon lecteur qui sert de sono, en accès ouvert…. C’est pas forcément la meilleure des idées. Merci Chtif, j’ai du l’écouter 4 ou 5 fois, moi, mais si on compte cette dizaine supplémentaire…

 

http://www.qobuz.com/images/jaquettes/0073/0073145486092_600.jpgBaudelaire – Serge Gainsbourg (N°4, 1962)

Bon pour celle là je vais pas dire que la versification est géniale (quel cuistre je ferais…). Mais cette douce musique, ces vers qui se déroulent… Quel beau morceau .

 


 

http://wristpect.com/wp-content/uploads/2008/12/the-hurting.jpgMad World – Tears for Fears (The Hurting, 1981)

J’ai honte de le dire (quoique, c’est un secret de Polichinelle), mais là c’est l’effet nouvelle star. Il y en a un qui a chanté ce morceau (enfin, il a repris la reprise qui en avait été faite pour la B.O. de Donnie Darko), et en fait… j’ai découvert que c’était une reprise de Tears for Fears. Là, moi je me dis « tiens, j’en ai un album en vinyle mais je l’ai jamais écouté. » Et là, bam ! Elle est dessus. Après avoir nettoyé l’album (après avoir découvert la galette a moitié couverte de moisi – et donc découvert qu’un vinyle peut subir ce genre d’outrage du temps), j’ai découvert l’original. Qui est suffisamment sympa pour que je le fasse tourner un paquet de fois en mp3 derrière.


http://i44.tinypic.com/mr9xu.jpgCannabis – Serge Gainsbourg (B.O.F. Cannabis, 1970)

Résumons. Gainsbourg, entre 66 et 78. Forcément bien. Morceau pop  super bien gaulé, voix enfumée, chef d’œuvre.

 



http://omundocaindo.files.wordpress.com/2009/06/b0006957rq-02-lzzzzzzz.jpgStreams of Whiskey – The Pogues (Red Roses for me, 1984)

Marrant comme une chanson peut vous changer le moral. Alors que je trainais mon ennui et mon moral en berne par les allées du beau parc de la Tête D’or, d’un coup, via les surprises du mode shuffle, ce fut Shane Mc Gowan qui est venu m’abreuver de bons conseils (susceptibles d’entrainer des complications hépatiques, certes) et de mélodies joyeuses.

 

http://vivienlos90s.com/wp-content/uploads/oasis-definitely-maybe.jpgDigsy’s Dinner – Oasis (Definitely Maybe, 1994)

Un jour, on écoute un album bêtement pour la millième fois et bizarrement, une chanson qu’on a pourtant entendu plein de fois vous apparait bien plus agréable soudainement, parfaite pour le moment… Vous trouvez que ça ressemble au cliché absolu de la rencontre amoureuse qu’on trouve dans les films avec Hugh Grant… Ben c’est un peu ça, ouais. Sauf que c’est un peu moins classe (Liam Gallagher, quoi), et vachement plus fun.

 

http://en.academic.ru/pictures/enwiki/82/Rum_sodomy_and_the_lash.jpgA rainy night in Soho – The Pogues (Rum Sodomy and the Lash, 1985)

De retour à le tête d’or… En direction du muse d’Art Contemporain, Shane continue de chanter, et c’est toujours aussi bien. Mais on vire plus émouvant, avec certainement la plus belle chanson sur rien qu’on ait écrit. J’adore les chansons à interprétation ouvertes, définitivement.


http://ambijans.files.wordpress.com/2009/08/pe-arctic-monkeys-humbug.jpgThe Jeweller’s Hands – Arctic Monkeys ( Humbug, 2009)

C’était mon album préféré de 2009. Il tourne moins souvent, ces derniers, temps, et plus souvent en vinyle que dans le lecteur mp3, mais il est toujours là, ce qaui est finalement le cas d’assez peu des disques qui m’ont plu ces dernières années. Et puis ce morceau final est quand même d’une terrifiante beauté.

 

http://2.bp.blogspot.com/_IyEPQ3u0cyk/SdzjxqFpoDI/AAAAAAAAAHQ/d8lnH5lRc_U/s400/3c14225b9da01db8f1fa2110.L.jpgDon’t want to know if you are lonely – Hüsker Dü (Candy Apple Grey,1985 )

J’ai découvert Hüsker Dü (le nom) via l’histoire de la petite annonce ayant permis aux Pixies de se créer. Et puis un jour, faut bien se motiver à mettrez une musique sur les noms. C’était il y a pas longtemps, et ce titre (avec « Sorry Somehow ») fait partie de ces petites chansons qui ne sont pas extraordinaire, mais sont toujours aussi agréables à écouter.

 

 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 10:29

http://www.magnetmagazine.com/wp-content/uploads/2009/04/pixies360.jpgBon, je vous ai déjà évoqué ma rencontre avec les Pixies ICI. J'ai découvert les Pixies quand ils étaient déjà séparés depuis longtemps, Franck Black était déjà gros (plus que de raison) et ses albums étaient sans intérêt, mais il n'avait pas encore décidé de reformer le groupe.

Autant dire que le groupe était mythique. Plus pour longtemps, mais il l'était. C'est dans ces conditions que j'ai rencontré la bande au gros Black Francis, et tout de suite je me suis pris d'affection pour eux. En fait, c'est un groupe, on a beau se dire qu'ils sont sévèrement allumés (en soi, parce que vestimentairement aussi, mais on met ça sur le compte des années 80), mais qu'on irait bien boire une bière avec eux.

 

En fait, après "l'affaire Fight Club", j'ai acquis Surfer Rosa / Come on Pilgrim. Puis Doolittle. Puis les autres. J'ai tout découvert dans l'ordre, tout en gardant ma préférence pour Doolittle.

 

Et alors qu'il s'agit d'en dresser le top 5, nous nous offrons le luxe d'accueillir en guest Alex La Baronne , en direct de son nouveau domaine,  Pop-Rock.com, sur lequel on trouvera sa sélection.

 

Passons maintenant à la mienne...

 

Caribou

 

Dans la catégorie "Beuglement porcins" il fallait faire un choix. Et afin d'éviter la Doolittle Mania, on va éviter "Tame", pourtant référence du genre, et prendre Caribou, non pas par défaut, mais par goùt du malsain. Caribou qui commence presque comme un slow, comme une délicate bluette, puis, soudain, Black Francis qui nous enjoins à nous repentir, avec dans la voix une douceur … totalement absente. Ce "Reeeeepppeeent" à ne pas imiter sous peine de graves lésions larynghales, en voilà un moment mythique des Pixies.


 

Where is my mind?

 

C'est pas parce que tout le monde ne connaît que ce morceau, que c'est devenu un tube près de 20 ans après sa sortie, et parce que finalement tout le monde aime ce morceau qu'il faut pas le sélectionner, merde. A force, on finirait presque par oublier à quel point ce morceau est fabuleux, parfaitement produit, vivant et pourtant si froid. Et puis ça a été ma porte d'entrée. C'est pas rien ça.


 

I Bleed

 

Il fut un temps, j'étais pas très prise de tête. Je prenais les paroles de chanson comme elles venaient, sans jamais y chercher de références quelconques. Puis, un jour, j'ai écouté les Pixies, dont ce I Bleed. Outre une basse obsédante (et pourtant si simple), le truc qui m'a marqué dedans c'est… les références religieuses. Avant Nick Cave, c'est avec les Pixies que j'ai appris à découvrir des références religieuses (et par conséquent à m'interesser à ce dont tout cela vient, à savoir les textes eux-mêmes), et avec les Pixies, y a pas à dire, on est gatés. A noter: le retournement final (échange des deux voix) qui annonce déjà le retournement de la fin de l'album


 

Gouge Away


On résume top souvent les Pixies à cette litanie (qui leur a été piquée par Nirvana, évidement): Couplet calme / Refrain énervé. Mais de la même façon que le roi du sonnet n'est jamais aussi fascinant que quand il écrit des vers libres, le meilleur morceau des Pixies (oui, pour moi, celui – ci est vraiment LE meilleur) est celui où ils brisent le carcan qu'ils ont eux-mêmes créé. Et ici il ne s'agit pas seulement de casser la règle, non, c'est plus vicieux: ils ne font que l'inverser. Couplet énervé / Refrain calme. Ca pourrait être une révolution petits – bras, mais non, c'est juste une putain de bonne idée.


 

U-Mass

 

Je fais l'impasse sur Bossanova, que j'adore pourtant, simplement parce qu'aucun morceau ne s'en distingue particulièrement, du moins, parmi ceux à même d'petre choisis. Sur Trompe Le Monde, par contre, ce "U-Mass" claque comme un manifeste, une déclaration haineuse et virulente (et pleine de vérité fielleuse) à l'encontre du "être bien" des juenes universaitaires dans le coup. Quelques années plus tard, les jeunes Nada Surf nous sortiront "Popular"… Bonne chanson, mais l'attaque a déjà eu lieu, et de quelle façon!

 


 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:55

Paul Gray, bassiste de Slipknot, est mort cette nuit.

 

Ca n'a jamais été un de mes groupes préférés, même dans mes pires années de perdition musicale.

Je n'en ai jamais été fan, et j'ai arrêté de suivre les mésaventures de ce groupe peu après leur second album (il y a donc quelque chose comme 8 ans, sûrement)

 

Pourtant, en 2001, on m'avait prêté leur premier album: ma porte d'entrée dans le monde du métal, via une porte néo / thrash… Le côté masqué nous intriguait, et avec le recul, je me dis qu'on a du avoir les mêmes interrogations que les fans de Kiss dans les années 70.

 

Du bruit, de la fureur, de la violence. Un fabuleux défouloir. Aujourd'hui, c'est le gamin de 14 ans que j'ai été qui se dit que tiens, un bout de sa jeunesse est partie.

 

(Et là je me dis que le décès de Damien Saez aussi risque de me faire bizarre, ce qui est loin de me rassurer.)

 

Il est facile de moquer ce groupe de clowns, de bourrins masqués dont le leader a créé un des pires groupes de post-grunge qui soit (influences Nickelback / Chris Cornell solo), mais n'oublions pas qu'en 1999, ce premier album de Slipknot avait tout d'une tuerie démentielle et réjouissante. Putain c'était bon quand même.

 

Ca ne mérite pas une mort en Rock, mais j'allais pas me priver d'une part d'un accès de nostalgie, d'autre part, de l'occasion de vous coller ce titre que j'aime encore beaucoup aujourd'hui, et dont je n'aurais jamais parlé autrement…

 


 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 11:56

Je ne vous le cacherai pas, je ne suis que très moyennement motive à l'idée de vous présenter la sélection des chansons du mois d'Avril 2010. Les raisons sont assez diverses. La toute première c'est qu'Avril fut pour moi un mois assez déprimant, et que maintenant que ça va mieux, j'ai pas forcément envie, non plus, de me replonger dedans – chose assez logique. La seconde, c'est que, je vous le cacherai pas… La sélection du mois est franchement, je trouve, assez loin d'être bandante (pardonnez-moi l'expression.) Donc on va faire ça vite, "histoire de", excusez-moi de pas détailler plus.


[EDIT rajouté une fois l'article tapé: En fait, le "vite fait" se résume à un "pas de playlist". J'ai été plus en verve que je n'aurais cru. ]


Quelques bonnes nouvelles cependant. La première, c'est qu'on va être débarrassés des Guns pour le reste de l'année, vu qu'avec les deux titres supplémentaires qui apparaissent ce mois-ci, on a fait le tour de leur discographie (excepté le très moyen "Spaghetti incident", et "Chinese Democracy", mais je vous en prie, restons sérieux mes amis, la probabilité que je le réécoute est excessivement faible.) La seconde c'est que Mai s'annonce vachement plus intéressant.


 

http://www.redimg.net/archivos/429/GunsAndRoses-LiveEra87-93.jpgUsed to love her -  Guns n' Roses (Live Era 87 – 93, 1999)


C'est simple, je trouve cette chanson à la fois géniale et hilarante. Pour une fois, la pose sert totalement le propos, et cette grosse farce ("I used to love her, but i had to kill her") est superbement mise en musique. En plus on s'offre le luxe d'un beau Misheard Lyrics: "I used to love her, but i had Tequila", merci Axl de chanter si mal.



http://dummidumbwit.files.wordpress.com/2010/03/roxy_music_siren.jpgLove is the drug – Roxy Music (Siren, 1975)


Pour celle-ci, il faut prendre en compte qu'avec 3 écoutes supplémentaires, elle est Presque côte à côte avec la reprise qui en a été faite par The Hot Rats. Et franchement, y a pas à dire, Roxy ça reste la classe, la distinction, et ça ferait limite danser. En bref, voilà un morceau très bon, qui se retrouve ici vie une "prime à la régularité", en fait…



http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:tKScBt5UvthJLM:http://www.quebec-team.net/loader.php%3Fimg%3Dhttp://img233.imageshack.us/img233/2632/lies.jpgOne in a million – Guns N' Roses (GNR Lies, 1988)


La chanson du scandale. Sous prétexte de jeu de narration ("Axl dans la peau d'un redneck"), les paroles alignent les remarques racistes, homophobes et j'en passe… Mais putain, ce que Slash est bon à l'acoustique bordel!



http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:xr2afSRbCmNz-M:http://img442.imageshack.us/img442/4570/goodmorningspider.jpgSick of goodbyes – Sparklehorse (Good Morning Spider, 1998)


La mort de Mark Linkous m'a fait me pencher, finalement, sur la discographie de Sparklehorse, dont je ne connaissais jusqu'à présent que "Dark nigh of the Soul". Je vous le dirait très simplement: j'accroche pas plus que ça, dans l'ensemble. Mais un certain nombre de morceaux, en général les plus "enlevés", me plaisent quand même vachement. Dont ce "Sick of Goodbyes", qui est quand même fabuleux.



http://3.bp.blogspot.com/_mrvd_4uYyUM/S5eCCpnHMrI/AAAAAAAAACk/BKEKc0IGJkQ/s1600/01AwcamQACywQAYAIBAAAAKU2oM1g%2B.jpgTreasure Island – Viol (Love Boat, 2009)


Comment dire sans me faire accuser de lobbying et de cirage de pompes? Cet album ça fait un bon bout de temps qu'il a pas quitté mon iPod en fait. (Ce qui n'est pas du tout sa place, il devrait être écouté sur un walkman, un vrai, un à cassettes, je trouve) Et je ne l'écoute pas forcément souvent, mais bon, quand même, il reste assez fabuleux cet album. Prime à la régularité donc. Aussi.



http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:nfijjDcC9tj-rM:http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2009/10/Oasis-Be-Here-Now.jpgI hope I think I know – Oasis (Be Here Now, 1997)


J'en ai parlé dans l'article precedent. Magnifique "Feel good hit of the Spring", celle là.

 

 

 


 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:9zAWDzEB7rw_gM:http://t.douban.com/lpic/s2716975.jpgSomeday I will treat you good  – Sparklehorse (Vivadixiesubmarinetransmissionplot, 1995)


La mort de Mark Linkous m'a fait me pencher, finalement, sur la discographie de Sparklehorse, dont je ne connaissais jusqu'à présent que "Dark nigh of the Soul". Je vous le dirait très simplement: j'accroche pas plus que ça, dans l'ensemble. Mais un certain nombre de morceaux, en général les plus "enlevés", me plaisent quand même vachement. Dont ce "Someday I will treat you good", qui est quand même fabuleux.

(Si ce commentaire a un air de déjà lu, c'est normal. Sinon, c'est pas pour me vanter, mais j'ai réussi à retenir le nom et l'orthographe tu titre de cet album… Ma mémoire ne me fait donc plus défaut. Voilà une bonne chose.)


 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:X39zArHNBnKawM:http://geordierussell.instone.net/Jukebox/Img/S/Supergrass-IShouldCoco1911439_f.jpgCaught by the fuzz – Supergrass (I should Coco, 1995)


Supergrass est un groupe particulier. Un groupe que j'ai toujours défendu bec et ongles, sans pour autant jamais vraimpent l'écouter. C'est-à-dire que j'aime bien, et à chaque fois qu'n album est sorti, je l'ai écouté, le plus souvent apprécié, mais…. Au final c'est quand même un groupe que j'écoute jamais. Et puis, dans un moment de perdition, j'ai décidé de ressortir I should Coco, pour redécouvrir, qu'il est bien loin de se limiter à "Alright"… Et qu'entre "I'd like to know", "Strange Ones", et ce splendide "Caught by the fuzz", il est franchement toujours putain de bon.



http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:NhvI99a7XaB09M:http://harryfree.free.fr/images/news/elliott.jpgSay yes - Elliott smith (Live at L'Olympia, 2000)


J'ai trouvé moyen de foutre la main sur un gisement de bootlegs d'Elliott Smith, et j'en ai écouté à me faire éclater les tympans. Des reprises géniales, des versions live presque supérieures aux versions studio (Needle in the Hay électrique, quel bonheur)… Alors pourquoi cette chanson, et cette version, en tête? J'en sais rien. Je dirais que ma tentative de l'apprendre à la gratte a du jouer.



http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:GpjwGEuzHdu96M:http://popmusicology.files.wordpress.com/2008/11/pavement-brighten-the-corners.jpgDate with Ikea – Pavement ( Brighten the Corners, 1997)


Rien que ce titre, déjà, je suis fan. Et puis l'album (récemment acheté en vinyle, de plus) est un régal. Et puis en fait, il y a un truc que j'aime bien avec Pavement: les albums de Pavement que j'aime, je trouve la pochette jolie, ceux que j'aime pas, je la trouve moche. C'est pratique. Mais il y a un truc que j'aime pas trop avec Pavement: je sais jamais quoi dire quand j'essaie d'en parler. Alors là, dans l'instant, ça c'est pas pratique du tout.

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 19:48

Arrêtons les conneries : un mois de pause c’est bien suffisant.

 

http://music-4ever.ifrance.com/Photos/Oasis.jpgOasis, ou l'un des rares groupes que je connaissais déjà avant même de m'intéresser vraiment à la musique. Le clip de Don't look back in anger,  les mélodies faciles à retenir, plein de choses qui ont fait que dès que j'ai commencer à apprécier le rock, et avant même de commencer à me passionner pour celui-ci (période très restreinte dans ma vie, 6 mois tout au plus en fait, mais charnière), Oasis faisait dès le début partie de ces groupes que je savais que je me devais de découvrir.

 

Et si le groupe est aujourd'hui moqué et conspué avec une aise à la limite de l'impudeur voire de la vulgarité. Pourtant, pour déjà pas mal de gens de ma génération (et surement pour encore plus de la génération de tout juste avant – soit celle de ma frangine), , Oasis c'est surement le plus extraordinaire groupe de passeurs qui ai jamais existé. Leur plus grande qualité fut d'être "un groupe de notre génération" qui jouait la musique de quelques générations avant. On est très con quand on est jeune, parce qu'on aime ce qui est jeune. La musique des parents, c'est… la musique des parents. A 10 ans, les Beatles, on refuse d'y toucher, parce que c'est la musique des parents. Et les Beatles ne sont qu'un exemple parmi d'autres, la liste serait longue.

 

On oublie trop souvent de laisser un pourboire au portier, alors que sans lui on se prendrait la vitre dans la gueule. Ceci est le mien pour (feu) Oasis.

 

Sélection.

 

Live Forever

 

C'est absurde. Je sais qu'une anecdote se cache derrière cette chanson, et la découverte que j'en ai faite. Je sais qu'au départ, sur Definitely Maybe, "Supersonic" me plaisait beaucoup plus. Et qu'un jour, quelqu'un a attiré mon attention sur celle-ci plus particulièrement. Reste que ce titre, fascinamment joyeux par rapport à ce que j'avais l'habitude d'écouter à l'époque… Et encore aujourd'hui, quand tout va bien, ou même quand une seule chose se passe bien au milieu d'un marasme quotidien, c'est avec plaisir que j'entonne ce "Live Forever"… Accessoirement le morceau que je joue automatiquement les rares fois où je me motive à empoigner ma guitare.

 

Champagne Supernova

 

Dire que c'est juste maintenant que je me rappelle qu'un des disques les plus importants de mes jeunes années, en fait, je vous en ai jamais parlé: Réservoir Rock 3, compilation empruntée à la médiathèque, dont j'ai découvert, après recherche sur le Net qu'en fait le tracklisting est franchement pas dégueu. Avant recherche, je me rappelais deux titres présents dessus: Aeroplane par les Red Hot, et Champagne Supernova. Mes titres préférés de cette compilation copiés en vrac sur une cassette, j'étais à l'époque parti en Irlande. C'est là que me renvoie chaque écoute de ce morceau. Son roulement de vagues me renvoie sur les bords de l'Atlantique, longeant les côtes du Connemara au fond d'un bus de tourisme, jeune, au calme, découvrant le plaisir de l'isolement que peut procurer la musique, et sa capacité à entrer en adéquation avec ce que je fais, ce que je vis… Au final, aucun morceau ne pourra sûrement détrôner ce titre d'Oasis, cette apogée de leur carrière, dans mon petit cœur de post-ado nostalgique.

 

I Hope, I think, I know


Je ne le nierai pas: j'aime bien "Be here now". Parce que c'est le premier album d'Oasis que j'ai écouté, pour des raisons de disponibilités à la médiathèque. C'est aussi par conséquent le premier album "pas des Pumpkins" que j'ai appris à apprécier en tant qu'album. Reste au final un sentiment que finalement, l'album qui fut celui du désaveu de la part de tous fut celui de la reconnaissance par mes soins. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est bon, non, il est même parfois très chiant. Mais bon… Il garde quelques pépites, dont ce morceau-ci.

 

Fuckin' in the bushes

 

Effet cinéma. Au début, je n'aimais pas ce morceau (je commençais plage 2). Pas plus que je n'aimais vraiment cet album (que je n'aime d'ailleurs toujours pas plus que ça.), lui préférant son pendant live sorti peu après (parce qu'il y a moins de morceaux de "Standing on the shoulders of Giants" (ce titre…) que sur l'album lui – même –logique, oui).

Jusqu'au jour où j'ai vu "Snatch" de Guy Richie. Très bon film, d'une part, mais surtout, une scène fascinante au son d'Oasis, de l'intrumental d'Oasis – qu'on – croirait – pas – que – c'est – eux.

Maintenant, chaque fois que je l'entends (car je l'entends plus souvent que je ne l'écoute, je dois l'avouer), me voilà retransporté dans ce combat,  ainsi que dans quelques vieux souvenirs (eu égard à des films monté par des potes sur ce morceau. Des fans de Snatch, vu que le "Golden Brown" des Stranglers a eu la même utilisation)

 

The Shock of lightning

 

La dernière étincelle avant que l'ampoule ne grille son filament. Le dernier single flamboyant d'Oasis. Et bien sur la question… S'ils étaient restés ensemble, quelle direction auraient-ils pris… Pour l'instant la question reste la même: droit dans le mur sur la route de Saint Cloud… Et mine de rien ça me fait chier. Pourtant j'aurais pas cru.

 

Allez, playlist!

 


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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 10:43

Sometimes, you eat the ball, and sometimes, the ball eats you

Jeff "The Dude" Lebowski

 

 « N’empèche, t’as de la chance d’avoir cette passion pour la musique, toi. Moi j’ai pas vraiment de truc qui me passionne, c’est un truc qui me manque… »

 

Combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Et ce, pour répondre un nombré égal de fois par un « ouais… » gêné, un sourire en coin (gêné, lui aussi), et une légère inclinaison de la tête…  En tous cas, jamais en répondant la vérité. Vérité qui est : « Tu n’as pas de passion, certes. Mais tu n’as pas idée de la chance que tu as. »

Car oui, j’entretiens depuis 10 ans maintenant une passion pour la musique. Le terme passion est important. Car il faudrait éviter d’oublier, là dedans, que la passion n’est jamais chose positive. La passion est dévorante, brûlante, destructrice, entraîne au crime, mais jamais ô grand jamais on n’entendra parler de « passion soft » (si j’ose dire). La passion amoureuse se solde toujours par l’échec et la destruction. La passion musicale, au même titre, ne peut, finalement,  pas apporter grand-chose de positif.


10 ans que j’ai découvert ce fameux « disque qui a changé ma vie », et que je réécoute pour une fois que je ne saurais compter alors que je tape ces mots. 10 ans que le virage a été pris. Et donc, fatalement, cela veut dire qu’il y a dix ans j’étais totalement, foncièrement, maladivement dysfonctionnel d’un point de vue social. Il est totalement anormal que ce soit un disque  qui ait changé ma vie. J’aurais pu l’adorer, et l’écouter encore à l’heure actuelle. Mais non. Il a fallu que sa découverte me marque à tout jamais, moralement, mentalement, socialement. Il fait partie intégrante de ma personnalité, il y a 10 ans comme aujourd’hui. On pourra détailler tous les « parcours musicaux » qu’on veut, cela n’a aucun intérêt. Comme de coutume, l’arrivée n’est pas importante. Mais à l’encontre de la coutume, cette fois –ci, le trajet non plus n’a aucun intérêt. La clé, c’est le point de départ. La brisure originelle, le germe sur lequel tout a cristallisé. La façon qu’on a eu d’autoriser à un moment à la musique à « Laisser son fiel s’insinuer dans les  moindres fêlures d’un cœur fragile ».  Fallait-il que je sois, dès le départ, sacrément handicapé pour me retrouver, me reconnaître avec plus d’aisance dans le chaos musical et dans les paroles (même pas dans ma langue) que proférait un illustre inconnu de 35 ans (et chauve de surcroît) vivant à Chicago que dans tout ce qu’était à même de me dire mes amis de l’époque ? Il va sans dire qu’évidemment les choses ne se sont pas arrangées : maintenant je suis capable de me reconnaître dans les dires d’un anglais mort cinq ans avant ma naissance. Et toujours très peu dans les dires de mes semblables.

 

Les choses évidement, ne peuvent que s’empirer sous le joug de la passion. Si Romeo et Juliette sont effectivement ensemble dans l’éternité, je me permets de vous le dire quitte à casser un mythe : ils ne peuvent plus se sacquer. La passion les a dévorés jusqu’à ce que l’un ne soit plus qu’une annexe de l’autre, chose qu’il n’a pas supportée. De la même façon, au bout d’un moment, la passion de la musique finit par bouffer le passionné. Si l’on m’enlève la musique, que reste-t-il de moi, de ma personnalité ? C’est la grande question qui fait que je ne supporte quasiment plus d’entendre la petite phrase inaugurale de cet article.


10 ans de passion musicale. 10 ans de lecture assidue de livres et magazines sur le sujet, également. 10 ans d’acquisition d’infos, de connaissance, de goûts qui… ne sont peut-être même pas les miens. Oh bien sur, il y a bien des choses que j’aime et qui sont respectables. Mais le fait est là : quand le moral est en berne, ce sont des choses qu’une grande majorité des mélomanes (mélomanes dont je clame à qui veut l’entendre mon appartenance)  que je connais honnissent qui me redonne du courage. A commencer par Oasis et les Guns N’ Roses. C’est dire. Pour être honnête, j’ai atteint le point où j’ai peur qu’un jour de mal être pas comme les autres, j’entende un morceau à la radio (genre au supermarché, je n’écoute pas la radio chez moi – tiens, encore un truc qui passe pour une forme de snobisme), et me dise que c’est pas mal, voire que ce morceau parvienne à me redonner un instant le sourire, avant que l’animateur n’annonce que c’était le nouveau Coldplay. Autant vous dire que si jamais ça arrive, je ne réponds plus de rien.

 

10 ans de connaissances musicales : groupes, albums, courants, années de sortie, nom des membres, influences amont et aval... j’en retiens des trucs, au final. Quand on rencontre de nouvelles personnes, c’est impressionnant pour eux. Ils ont une sorte de respect pour ce genre de choses. On leur fait découvrir avec plaisir de nouvelles choses, accueillies plus ou moins bien, et l’on est heureux de partager sa passion. Puis le masque se craquèle, et les questions se multiplient : et si cette façon de parler sans cesse de musique n’était qu’un paravent dissimulant la totale vacuité de l’amateur ? De même, cette façon de parler alambiquée (croyez moi si vous voulez, mais en général je parle comme j’écris), cette façon d’énoncer comme des banalités des choses qui n’en sont pas, et surtout cette façon de ne s’exprimer presque que par références et citations, tout cela n’est-il pas là pour cacher que derrière, il n’y a rien ? De là vient la peur. Comme on craint les clébards quand on est sur le chemin du retour de la boucherie, on craint de parler de musique en présence de passionné, car il est impossible pour lui de ne pas y aller de son petit commentaire tantôt exalté, tantôt condescendant. L’arrivée est simple : le passionné, à vouloir faire partager sa passion, en dégoute. Et peut même à l’occasion dégouter de sa personne tout entière –  ce qui ne serait que peu étonnant, tant sa personne est sa musique.  Comme les gens qui vous répètent cent fois qu’il faut voir tel ou tel film finissent par vous ôter toute envie d’y jeter un œil. Et c’est sans compter que derrière la plus atroce des questions se pose : est-il plus grave de ne pas savoir exprimer ses pensées et sentiments, ou de savoir le faire parfaitement, mais avec les mots des autres ?


Pourtant on a coutume de dire que la musique est un exutoire. Ce n’est qu’à moitié des foutaises. Pour ceux qui en font, c’est très certainement vrai. Mais pour celui qui en écoute, la musique n’est pas un exutoire, c’est tout au plus un paravent, une déviation, une esquive. La musique peut, on s’en convainc, aider à traverser de mauvaises  passes. Mais non. Elle permet d’oublier, d’éloigner le moment désagréable où la réalité va reprendre le dessus. La musique révèle les sentiments de celui qui la fait, mais anesthésie ceux de celui qui l’écoute, et qui se retrouve tour à tour triste, goguenard ou plein d’espoir selon les aléas et le bon  vouloir du musicien. Et c’est ainsi que, privée de ses sentiments, la personnalité se meurt pour laisser place à l’encyclopédie des sentiments des autres, au cliché ambulant du Rock critic.


Prenons notre exemple préféré : Tonton Philippe. Faites en une description rapide, et regardez. Je vous parie ce que vous voulez que dans les cinq premiers mots, on trouvera Ray-Ban, Perfecto, Rolling Stones. Et qu’aucun des cinq mots ne portera sur qui il est vraiment, mais uniquement sur sa dégaine et ses goûts. En voilà un qui a été bouffé par la passion. Oh, certes, certains réussiront à gagner au jeu de la passion la plus dévorante, et à finalement bouffer la musique plutôt que de se faire bouffer par elle. Malheureusement, je ne me sens ni le courage, ni la force, ni le talent de m’approprier cette partenaire par trop exigeante.  Oui, m’approprier. Car c’est là la clé de mon échec. Ma passion, mon accumulation de connaissances n’ont jamais débouché que sur elles-mêmes. A l’heure actuelle, je sais plus que je n’ai vécu. Et c’est peut-être le moment d’inverser la tendance, et d’enfin devenir plus que ma discothèque. Car même des milliers de CDs (bon, j’en suis seulement à quelques centaines) ne remplaceront jamais une personne.

 

On lit parfois que « la passion s’éteint ». Ce qu’on ne précise jamais, c’est que c’est uniquement faute de combustible. Et dix ans après, il est peut-être temps d’arrêter d’être « your lover, your zero », et de nettoyer le miroir pour à nouveau affronter son reflet.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 19:10

http://www.olympic.asso.fr/IMG/jpg/Art_Brut_Cover_039.jpgEmily Kane – Art Brut (Bang Bang Rock n’ Roll, 2005)

Autant le dire directement, ce mois-ci était place sous le signe d’Eddie Argos. Emily Kane… Où une chanson qui cumule bon, riff, paroles hilarantes, amours adolescentes et nostalgie… « M’aurait étonné que tu l’aimes pas cette chanson là » m’a dit une connaissance. Et ben elle avait raison, moi aussi, ça m’aurait étonné.

 

http://www.arbobo.fr/wp-content/uploads/2009/04/art-brut-satan.jpgAlcoholic Unanimous – Art Brut (Art Brut vs. Satan, 2009)

Eddie Argos, épisode 2.” Art Brut vs. Satan” est, laissez-moi vous le dire, un putain de bon album. Sauf qu’il faut écouter les paroles, qui ne sont certes pas parfaites, mais hilarantes. A commencer par celles de ce titre. Vous trouvez que « Désolé pour hier soir » c’est une chanson drôle et réaliste sur les lendemains de cuite ? C’est que vous n’avez jamais écouté Unanimous Alcoholics, celle où le mal de crâne sonne vrai.

 

http://www.smahut.com/BlogQuenelle/wp-content/uploads/2010/01/TheHotRats-TurnsOns.jpgThe Lovecats – The Hot Rats (Turn Ons, 2010)

C’est marrant, ça, parce qu’au début, je me disais “ouais, bof, ça a beau être les mecs de Supergrass, ça reste un album de reprises » (snobisme du à l’habitude, on va dire). Et au final, j’y reviens vachement souvent. Un album vachement sympa, avec uniquement des titres que j’aime beaucoup, dans des versions pas dégueu. Même « Queen Bitch » : si la reprise est ratée, le morceau n’en est pas pour autant inaudible. Après, pourquoi Lovecats ? Hasard : voici un album qui s’écoute parfaitement en shuffle, alors je m’en prive pas.

 

G.I.R.L.F.R.E.N. (You know) -  EWITFR…N! (Fixin’ the charts, vol. 1, 2010)

Eddie Argos suite et fin. Cet album, hilarant lui encore, que Thomas a parfaitement chroniqué ICI, je n’en aime pas tous les titres, (c’est pourquoi le plus écouté est… le second de l’album) mais c’est vraiment fascinant en fait. Des chansons sympa, bien jouées, et drôles (parfois même dans la musique elle-même, cf. Billy’s Genes), alors pas étonnant qu’on trouve ce titre par ici.

 

Cut your Hair – Pavement (Crooked Rain, Crooked Rain, 1994)

Pavement se reforme, tous leurs albums ressortent en vinyle à pas cher, du coup je me retrouve à les réécouter assez régulièrement ces derniers temps.  Alors « Cut your hair », l’hymne pavementien, le premier et le plus efficace, encore à l’heure actuelle. Et puis ça fait plaisir à écouter avec le retour du beau temps.

 

The Comeback – Shout out louds (Howl Howl Gaff Gaff, 2005)

Alors que je faisais écouter Sunset Rubdown à un ami érudit Rock, celui-ci y vit, tout comme moi, un lein avec Arcade Fire. Puis renchérit avec un « tiens, si tu veux, ça aussi c’est un peu style Arcade Fire. C’était « Howl Howl Gaff Gaff ». Et deux semaines plus tard, je suis tombé dessus , en occase. Evidement je l’ai pris.  Et si je ne trouve pas cet album très bon sur l’ensemble, autant ce titre là, eh ben, il est quand même pas dégueu.

 

Godless – Dandy Warhols (13 tales of Urban Bohemia, 2000)

Soyons précis : pas « Godless ». Mais la trilogie « Godless – Mohammed – Nietzsche », à savoir donc la meilleure ouverture d’album publiée durant les années 2000. Je ne détaille pas plus, parce qu’un jour, quand même, faudra que j’écrive vraiment un truc sur ces 15 minutes démentes.

 

Dream On – Aerosmith (A little South of sanity, 1998)

Je ne suis pas plus fan que cela d’Aerosmith. Cependant, j’adore les bluettes qu’ils ont été foutus de sortir. Et puis j’ai un truc que je dois préparer moi, sur lequel je reviendrai sous peu. Mais croyez moi ou pas, je m’étais jamais vraiment penché sur le cas « Dream On ». Ce n’est certes pas la meilleure (j’ai suffisamment mauvais goût pour lui préférer « Cryin’ »), mais quand même, elle est splendide.

 

Berlin – BRMC (Baby 81, 2007)

Ben quoi ? J’ai un concert en Mai pour lequel je dois me préparer, moi !!!

 

Blasphemous Rumours – Depeche Mode (Some Great Reward, 1984)

Je ne suis pas fan de Depeche Mode. Mais j’adore vraiment certaines de leurs chansons. Et certaines, pour  des détails. Une ligne de voix, une boucle, un refrain… ce qui est le cas avec ce « I don’t want to start any Blasphemous Rumours, but I think that God’s got a sick sense of humour ».  Une simple phrase, à même de provoquer en moi une fascination suffisante pour que la chanson boucle.

 

Je n’étais qu’assez peu en verve ce mois ci, je vous l’accorde. Mais faut l’avouer, une panne de Net… c’est à vous plomber le moral. Et puis c’est incroyable comme on rouille vite, vous trouvez pas ? Allez, Playlist!

 

 


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:35

http://www.buffalospree.com/Blogs/Talk-about-Arts/November-2009/The-Box-Tops-In-Niagara-Falls-Friday/alex-chilton-sized.jpgLa faucheuse ne prend décidément jamais de congés. Déjà, elle ne respecte pas les fêtes sacrées (Vic Chesnutt, le jour de Noël), mais maintenant elle s’en prend aux autres fêtes.  Et ce coup-ci,  elle s’est carrément attaquée à la plus Rock n’ Roll des fêtes. La mort d’Alex Chilton pour la Saint Patrick, c’est pas le meilleur des cadeaux. A la rigueur, je crois que j’aurais encore préféré un chapeau Guinness ridicule.
 

Alex Chilton est né William Alexander Chilton le 28 décembre 1950, à Memphis. Le fameux berceau du Rock. Alex Chilton a réussi à scorer dans les deux catégories les moins enviées qui soient dans le Rock. One Hit Wonder 60’s, à 16 ans, avec les Box Tops, pour « The Letter ». Membre d’un groupe culte des années 70, ensuite, avec Big Star.


Ah… Big Star
. #1 Record et Radio City. Deux albums comme deux classiques confidentiels, qu’on découvre souvent par un détour presqu’infini au sein d’une quête musicale guidée par la seule curiosité. Alors que Big Star, de par son influence sur les générations d’après, on en entend, en quelque sorte, presque tous les jours. Mais voilà deux albums qui ressemblent furieusement à des anomalies. Deux albums de pop tout à la fois « lumineuse et mélancolique », d’une simplicité désarmante et aux mélodies imparables (In the Street est à ce sens un chef d’œuvre), dont on a du mal à croire qu’ils sont effectivement parus en ce début des années 70 où le monde n’a d’yeux que pour le Hard Rock et le Glam. La pop semble morte et enterrée, certes pour mieux renaître, mais Chilton, avec Chris Bell, puis sans lui, parvient à sortir deux albums beaux, simples, émouvants, et qui semblent appelés à ne jamais vieillir.
 

http://3.bp.blogspot.com/_tRg73iZIquM/Syd84URAyKI/AAAAAAAAd_M/5WyLgAgppiw/s320/big+star+debut.jpg

Après un troisième album et la dissolution (la vraie) de Big Star, Chilton mènera une carrière solo qui, bien qu’il se voit érigé petit à petit comme parrain d’une nouvelle scène musicale (en gros la power pop et une partie de la pop indé), restera finalement assez confidentielle (quel artiste américain à succès viendrait signer sur un label indé français, je vous le demande ?)

C’est bien des années plus tard, 30 ans après la sortie de « Radio City », que, sous la houlette des Posies, il se décidera à donner une suite à l’aventure Big Star, avec  l’album « In space ».

Et le voici mort, le 17 Mars 2010, des conséquences d’une crise cardiaque, à la Nouvelle – Orléans. Naître dans le berceau du Rock pour finir ses jours dans celui du jazz, à même pas 60 ans…

 http://riekels.files.wordpress.com/2009/07/big-star-radio-city-album-cover.jpg


Je me sens au final un peu ridicule d’en savoir aussi peu que ça sur Chilton. L’impression de ne pas être digne de me sentir touché par sa mort. Pourtant, parmi tous les groupes des années 70 que j’ai eu l’occasion de découvrir, seul Big Star me touche ainsi. J’aime bien des groupes de cette période. Pourtant, aucun ne me donne l’impression d’être mien. Black Sabbath, Led Zeppelin, les Pistols, Clash, voilà des groupes que j’aime admire et respecte, mais… Seul Big Star, avec ses mélodies tendres, son inclinaison à la mélancolie, sa vision sentimentale des choses, et pourtant ce côté rêche qui perce de temps en temps…  Est capable de me donner l’impression de me parler, à moi, à 30 ans de distance.


J’aurais voulu être triste, vraiment, pour les disparus de la musique depuis le début d’année… Et je ne le suis que pour celui dont, finalement, tout le monde à l’air de se foutre un peu. Et cette mort et d’autant plus ironique que je ne connais quasiment aucun album capable de rivaliser avec
#1 Record pour agrémenter la sensation que peuvent faire ressentir les premiers crépuscules printaniers. Trop vieux pour que ce soit  surprenant, trop jeune pour qu’on s’apitoye vraiment, trop oublié pour qu’on en parle, et surtout une mort trop banale pour faire rockstar (contrairement par exemple à son ancien camarade étoile filante Chris Bell.)

Autant dire qu’il meurt comme il a vécu. Dans un silence qui finalement ne dérange que ceux à qui il parlait droit au cœur.

 

Et si comme moi vous avez une fâcheuse tendance à découvrir les gens seulement une fois qu’on a parlé d’eux pour cause de décès, une rapide playlist (tirée presqu’exclusivement des deux premiers Big Star) : 

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 14:10

http://4.bp.blogspot.com/_iRTj3YHEhNY/SMrN7lzptnI/AAAAAAAAEys/tAo2yV0CnBk/s400/1989+-+Tin+Machine+-+Front.jpgL'envie. Voilà quelque chose de Beau. Voilà ce qui nous motive, ce qui nous porte, ce qui nous fait rester en vie.

Si le terme, lorsqu'il désigne autre chose que le péché capital du même nom ou ce foutu bout de peau qui s'effiloche sur le côté du doigt (et qui fatalement se terminera par une petite zone de votre index écorchée vive et source de douleurs atroces) a été totalement fourvoyé par Johnny Hallyday (bien aidé en cela par Jean-Jacques Goldman, qu'on ne remercie pas), le sentiment associé est incroyablement noble.

 

C'est l'envie qui fait que j'écris ici. C'est l'envie qui fait que j'écoute des disques. En choisir un plutôt qu'un autre? L'envie, encore.

 

Bien évidement, c'est facile de jouer sur les mots, et, bien souvent, l'envie n'est jamais qu'un besoin dont on veut faire croire qu'on le contrôle. Par exemple, moi, j'ai souvent envie de fumer, et, bizarrement, je n'en ai jamais besoin. Un besoin, c'est nul, c'est sale. Une envie, c'est classe, c'est maîtrisé, c'est assumé. J'ai si souvent envie d'aller acheter des disques que c'en est pathologique, mais jamais, ô grand jamais je n'avouerais que j'ai besoin de traîner les étalages et rayonnages de galettes, alors que merde, je suis discomane, je le sais.

 

C'est comme ça qu'on reconnaît un adulte d'un enfant. L'enfant essaye de convaincre ses parents que, ce dont il a envie, il en a besoin. L'adulte, dans toute sa splendide vanité, considère que tous ses besoins sont des envies. Par exemple, le soir, il ne se demande pas ce qu'il a besoin de manger, mais ce qu'il a envie de manger. Pourtant, s'il ne cède pas à cette envie, il risque de pas tenir très longtemps.

 

Quand on a envie de rien, ça commence à être grave. "Boarf, j'ai pas envie" qu'on dit. Généralement, c'est le signe qu'on est amoureux, ou dépressif, ce qui finalement revient à la même chose, à ceci près que quand on est amoureux, la dépression a un petit nom, qu'on trouve en général charmant (et ce, même si c'est  Justine ou Casimir (là vous devinez que j'ai eu envie de regarder le calendrier à début Mars pour trouver des prénoms moches – désolé si vous avez des Justine et des Casimir dans vos familles) ce qui prouve que le manque d'envie fait perdre le sens des réalités).

 

L'envie me fait écouter une centaine de disques nouveaux par an. Pas plus, parce que j'en ai pas envie. J'écoute des disques par envie, pas par curiosité, boulimie, ou volonté d'exhaustivité, non. Par envie. Juste histoire de ne pas perdre le goût des choses: j'ai trop souvent voulu être au fait de tout par le passé, j'ai trop souvent risqué de perdre goût et envie, je veux pas jouer au con.

 

L'envie… voilà le moteur tant de mon goût musical que du fonctionnement de nombre d'artistes que j'apprécie. Trop d'artistes font des albums qu'ils disent faire par envie alors qu'ils ne les font que par besoin: besoin d'argent, besoin d'un prétexte pour repartir en tournée histoire de recycler une fois de plus le vieux répertoire, besoin de retrouver un succès passé, besoin d'exposition médiatique. Vanité que tout cela.

Mais certains travaillent à l'envie. Quand les Smashing Pumpkins décident de balancer un album entier gratos à leurs fans, c'est bien qu'ils avaient envie de le faire. (Les mauvaises langues diront besoin de se faire remarquer, certes… C'est là aussi qu'est la faille de mon raisonnement: ce qui sera une envie selon l'un serait un besoin selon l'autre, ah, beauté de la critique ou tout peut se dire de deux façons différentes selon qu'on aime ou pas)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/b/b3/Tin_machine.jpg


Par exemple là, je n'avais pas envie de mettre une image, mais j'en avais besoin par souci de lisibilité.


Mais revenons donc à ce sujet qui nous intéresse (moyennement, en fait). Dans les années 70, Bowie a toujours travaillé à l'envie. Envie de faire de la musique, sacrifice du groupe qui l'a porté au pinacle par peur de ne plus avoir envie, de s'essouffler… L'envie l'a mené tour à tour au succès, puis à l'avant-garde, à l'aube des années 80.

Puis, dans les années 80, le besoin le cède à l'envie. Au lieu d'être en avance sur la mode, David la suit (et c'est pas toujours heureux.) Ce n'est plus l'envie d'essayer qui domine, mais le besoin de réussir, le besoin d'être sur le devant de la scène.

 

On en arrive alors en 1989, deux ans après le minable Never Let me Down.Bowie, au détour, surement d'une descente de came, ou peut-être parce qu'il a vu ce que donnait son clip d'avec Mick Jagger, a décidé soudain d'arrêter les conneries.

Reste que soudain, Bowie a eu envie de redevenir un artiste musicalement valable. Et il s'est dit que pour arriver à ses fins, il avait besoin de disparaître quelques temps. Mais comme il a besoin de faire de la musique… L'idéal est de devenir membre d'un groupe (synonyme, pour un artiste qui compte, de rétrogradation en National, d'habitude, on quitte un groupe pour une carrière solo, pas l'inverse).

 

Puis, après deux albums, il dissout Tin Machine. Même si dans le Rock & Folk de Mars 1992, ils disent que le groupe se porte très bien et envisage de sortir un live, un an plus tard David ressortait son premier album solo depuis 6 ans, sur lequel on va quand même pas revenir.

 

Maintenant, la question se pose: en 2010, qu'est-ce qui peut donner envie à quelqu'un d'écouter cet album? Réponse: rien. Mais vraiment. Qui a quoi que ce soit à foutre de Tin Machine? De toutes façons, même pour un gros maniaque Bowien tel que moi (c'est quand même le seul artiste dont j'ai tant de disques que je peux pas les faire tenir sur une seule étagère dans mes tours! *), il y a un trou dans la discographie de Bowie entre 1983 et 1995 – et dans ma discothèque, aussi. C'est vraiment le pervers du dernier degré, le maniaque de l'exhaustivité qui va avoir envie de fouiller dans cette période, qu'il s'appelle Xavier ou Thomas.

 

Au départ, je voulais faire une chronique ironique, mais ça ne tenait que deux titres: Effectivement, "Bus Stop" est super pour attendre le bus, et "Run run run" ferait magnifiquement tapis d'une pub Nike (pour les premières Nike Air, par exemple).

Et puis je me suis dit que ça tenait pas debout. Puis j'ai réalisé que finalement, ce qu'il manque à cet album… C'est de la niaque. De... (tous en chœur!)... l'envie . Sur cet album, Bowie doit très certainement être le seul à se faire plus chier que l'auditeur. Qui lui, passé la quatrième minute de l'album, fait déjà autre chose. Parce qu'il est là le problème. Non seulement j'avais pas vraiment envie de l'écouter cet album (j'étais contraint et forcé par un accord tacite passé avec le magnat du David Bowie Blog Tour), mais j'y arrivais même pas. Ca ressemblait vraiment à du boulot. J'étais contraint de la faire, et la moindre raison d'y échapper faisait l'affaire, même, parfois, sans faire gaffe. J'en arrivait presque à siffloter un air n'ayant rien à voir alors que j'avais "Under the God" qui crachait à fond dans mes oreilles. Impossible de me concentrer. Obligé de penser à autre chose, ou alors je dérivais de moi-même, au hasard des choses.

 

 

D'ailleurs, si j'ai réussi mon œuvre, on atteint ici le point de non retour, celui où vous vous y êtes déjà pris à trois fois pour relire le dernier paragraphe, relisant de plus chaque phrase deux fois, sans pour autant toujours les saisir. Cet article vous gonfle malgré vous et vous pensez déjà à celui que vous devriez écrire, au menu de votre repas du soir, au gamin qui beugle, au prochain match du XV de France, à l'endroit ou vous avez rangé le Doliprane.

 

Dans ce cas, vous comprenez ce que j'ai ressenti en écoutant "Tin Machine", l'album que David Bowie n'avait pas vraiment envie de faire.

 

Et que moi, j'avais pas vraiment envie de chroniquer.

(Mais bon, Xavier avait besoin de cette chronique.  David Bowie Blog Tour oblige)

 

 

* Nick Cave, c'est pas pareil, c'est les coffrets qui le font tricher

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 19:35

Rapide rappel du règlement en vigueur:

Les morceaux sont classés par nombre de lecture total à partir du 1er Janvier 2010. Seul les morceaux dont la dernière lecture date du mois en cours sont pris en considération. Pour des raisons d’exposition et de prise en compte privilégiée des morceaux du mois considéré, les morceaux cités les mois précédents et les albums sur lesquels ils figurent sont éliminés d’office du classement du mois. Un seul morceau par album (le plus lu).

Le classement général, complet, sera publié en fin d’année.

 

Passons donc au mois de Février.

 

http://cdn.pitchfork.com/media/1602-the-coral.jpgThe Coral – Dreaming of you (The Coral, 2002)

Effet Saint Valentin ou quoi ou qu’est-ce cette chanson a trusté mes premiers quinze jours du mois. Une chanson juste parfaite. Du genre que, quant elle est fine, on se retrouve à se dire « fais chier, elle est trop courte cette chanson ». Espèce d’abruti ! C’est justement sa brièveté qui fait qu’elle est parfaite cette chanson ! Comme ça elle a pas de temps mort, en plus elle démarre déjà à fond, dès l’intro, pas de longue outro chiante, non, tout comme il faut, de bout en bout. Alors au lieu de raler qu’elle est trop courte, on la réécoute, plutôt.

 
 

26768 1380572919594 1390051708 1046119 5434097 nViol – Make me believe in Santa Again (Welfare Heart, 2010)

Bon, celle-ci est très bien, je la trouve très bonne, et, en 10 jours à peine, elle se retrouve à se coltiner avec celle qui est en tête. Cependant, on ne va pas y revenir.

 
 

La chanson qui est en troisième place

Non, désolé, il y a déjà assez de truc qui vont me coller la honte derrière, alors, s’il vous plait, je vais garder celle-ci sous silence. Disons juste que c’est lié à une série, et que si j’en parle pas c’est juste que c’est trop Horrible.

 
 

http://static.rateyourmusic.com/album_images/s20402.jpgWarrant – Cherry Pie (Cherry Pie, 1990)

Bon, ici aussi c’est lié à la redécouverte de cette chanson dans une série. Certes, c’est du glam métal (de la fin en plus, celui qui a aucune excuse). Certes c’est très con. Mais écoutez un peu, c’est pas un titre qui vous colle un grand sourire ça ? Un peu de fun, bordel, ça fait jamais de mal. Et puis, franchement, elle est pas si mal que ça quand même cette chanson… Non, bopn, oui,  'est pourri, mais bon...

 
 
http://www.rankopedia.com/CandidatePix/2179.gifGuns N’ Roses – November Rain (Use your illusion 1, 1991), ex aequo avec
Guns N’ Roses – Civil War (Use your illusion 2, 1991)

Axl Rose s’acharne à vouloir squatter mes oreilles. Après « Appetite » le mois dernier, me voilà à passer et repasser l’œuvre voulue pharaonique  des défoncés californiens.  C’est certes un peu plus honteux que le précédent, mais le mélange martyr du piano par, conjointement,  le pianiste et les semelles de Slash c’est quand même la classe ultime. En fait… encore une fois cette petite histoire de truc qui marche, et qui fait qu’entre beugler « I don’t need no civil war » avec Axl ou vibrer sur le solo final de November Rain… ben moi j’y trouve mon compte, tranquillement. Et j’adore.

Bon, cependant en fait c’est pas un vrai ex aequo, November Rain l’emporte pour cause découte du live également. Live dont Civil War est absente.

 
 

http://4.bp.blogspot.com/_qV_lN5A0b5Y/SpB2VfuY0xI/AAAAAAAAAEY/lwqn30ZGHKU/S271/pulp-this-is-hardcore.jpgPulp – The Fear (This is hardcore, 2000)

Les amis, il y a deux mois, je disais du mal de la carrier post  “Different Classes” de Pulp. Enfin, pas du mal, juste que ça me touchait pas. Oubliez ce que j’ai dit et excusez-moi, je me repends : This is Hardcore est un très bon, voire très grand album. De plus il est idéal pour s’endormir. Mais il est surtout très beau, et bien moins mou du cul que dans mon souvenir. C’est là « The Fear » qui est en tête, mais suivent derrière « Help the aged », « This is Hardcore », ou encore « I’m a man » autres petites pépites à aller dénicher dans cet album fascinant aux allures de manifeste de post-britpop.

 
 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/6/6f/PJYield.jpgPearl Jam – Do the Evolution (Yield, 1998)

J’ai longtemps été totalement réfractaire à Pearl Jam. Pourtant je connais plein de gens, normalement constitués, ayant des goûts musicaux parfaitement honorables, et qui sont capables de vous dire que c’est un des groupes les plus importants à leurs yeux. Ce genre de trucs, je peux comprendre. Mais merde pourquoi Pearl Jam ? Pendant longtemps, c’est ça que j’ai pas compris. Mais ça commence à changer. Je sais que jamais je ne pourrais m’approprier ce groupe (c’est trop tard), mais musicalement, ça commence à passer… En particulier ce morceau, rythmé, droit devant, pêchu, très très bon. Détail qui tue et entraîne la réécoute : le passage avec les chœurs.

 

http://img15.nnm.ru/2/9/3/1/f/86459c250e49e7782854a98aae6.jpgBeatallica – Ktulu (He’s so heavy) (Sergent Hettfield Motorbreath Pub Band, 2007)

Allez – y marrez vous. Vous connaissez, Beatallica? En gros c’est un groupe qui reprend les Beatles à la sauce Metallica. Et c’est très drôle. Et très bon.Pas de qualité, certes (enfin bon, les titres sont souvent hilarants, la palme à Everybody’s got a ticked to ride except for me and my lightning. Et évidement, ils ont fait un « Grey Album ». Mais surtout, ce titres est fascinant. Autant au début, il est hilarant, le chanteur tentant de faire tenir « Chtulu » là où devrait être « I want you », ce qui donne… « Keu – tou – lou ». Mais la fin… La fin…On est en train d’écouter le riff hypnotique des Beatles, un peu distordu certes, il boucle, boucle, boucle comme à l’habitude, et puis, d’un coup, à la sortie d’une impressionante transition, on se retrouve en train d’écouter l’envolée de « Call of Chtulu ». Juste fascinant. (oui, un rien me fascine, et alors ?)

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51k%2B46xTZdL._SL500_AA240_.jpgHayseed Dixie – Breaking the Law (Weapons of grass destruction, 2007)

Marrant que les deux soient ensemble. Alors, Hayseed Dixie, Chtif en avait parlé, c’est à l’origine un groupe qui reprend AC/DC version Country / Bluegrass. Puis ils se sont attaqués à Kiss. Puis… Ils ont laché les vannes. Pistols, Mötörhead, Beatles, et même Poison d’Alice Cooper y sont passé. Et donc Breaking the Law, que je ne connaissait pas avant (quoique je connaissait l’espèce de pont / solo sur 5 notes à un moment, et qui rend magnifiquement ici, joué au banjo.) Au moins, ça c’est de la musique qui fait bosser avec le sourire.

 

Allez, RDV dans un peu moins d’un mois, en espérant que Mars ce soit un peu moins… La honte, disons le tout net. En attendant, player de Fevrier: 

 

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