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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 22:26
C'est assez idiot et un brin mégalo, mais ça fait du bien.

Voyez-vous, cet été, je vais fêter en toute discrétion les 10 ans de ce que j'appellerai mon passage au Rock. 10 ans que j'ai délaissé un monceau de conneries de plus ou moins bon gout et que je ne détaillerai pas ici pour me tourner vers les guitares saillantes, les roulements de caisse claire et tout ces trucs qui font ce qu'on appelle le Rock.

Alors, histoire de marquer quand même le coup, je me suis offert un coup d'oeil dans le rétro. Autant le dire, ça surprend.

D'où cette petite playlist: un morceau par an, des morceaux qui m'ont marqué lors des dix derniers été. Comprenez bien: marqué. Ce n'est pas qu'ils ont été ce que j'ai écouté de meilleur pendant cette période, enfin pas toujours, mais ce sont les premiers qui me sont venus à l'esprit en réfléchissant à ces périodes (parfois par un album, parfois en tant que tel.)

Alors les voilà, 10 morceaux, livrés à votre propre vision de comment on peut évoluer... Je vous dispense des anecdotes et description du pourquoi du comment, je les laisse tels quels.

Le truc marrant c'est que finalement, ça colle assez aux sorties des différents étés passés: un bilan avant les dix années à venir?


Sinon, je ne sais pas encore si les autres saisons auront droit au même traitement, ça dépendra de si les images sont aussi claires dans ma tête que pour ces étés.






Remarque:
cette idée est évidement influencée par plein d'articles de vos différents blogs: je ne détaille pas, mais bon, merci en vrac à GT., Thom et Systool principalement, de ne pas m'attaquer en Justice pour violation de copyright.


Published by Guic ' the old - dans Megalomania
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 20:01

Bon, autant l'annoncer directement : ne cherchez aucune logique intrinsèque à cet article, ou du moins aucune logique en dehors de ce qui constitue mon existence, et que, de fait, vous ne connaissez pas. Disons simplement qu'avant quelques modification à venir, ainsi qu'une absence de la blogosphère rock qui nous tient tant à cœur, je vais un peu « vraquer » mes dernières idées dans cet article totalement foutraque pour la simple raison que la simple idée d'écrire un article qui fasse moins de 3 pages m'est désormais intolérable. (De même que l'idée d'écrire une phrase sujet-verbe-complément, j'ai l'impression). Ou qu'un article sans incipit.



Enfin, tout ça pour dire que cet article comprend, en vrac, un bout de « Megalomania », un bout de « Laisseriez-vous votre fille tenir un blog ? », un mini « Le Rock Critic est un con », et aussi une « Compilation pirate ». Alors vous étonnez pas si c'est le bordel...




Bon, autant lâcher la bombe de suite : je pars. Pas bien longtemps, pas bien loin, c'est juste que je déménage, et que, n'ayant toujours pas fait l'effort d'appeler un quelconque fournisseur de chaispasquoi-box je vais devoir me passer de l'internet à domicile un temps encore inconnu.


D'où des mises à jour de cette page certainement très peu fréquentes au cours des semaines a venir (dit le mec qui a laissé son blog en plan depuis presque une semaine déjà). Bon, d'un autre côté, je resterai quand même présent, à traîner dans vos chez-vous, et même par ici, parce que bon, il faut bien passer le temps au boulot.


CE temps passé à l'écart sera mis à profit (j'espère, mais j'en sais rien), pour parachever quelques articles dont l'idée me trotte en tête et que je me refuse à bacler (pour tout vous avouer, la prochaine « Mort en Rock » en est à sa troisième version, et j'en suis toujours pas satisfait...), et aussi en profiter pour fignoler une banière décente ainsi que refaire le design ici suite aux nombreuses plaintes reçues de la part de myopes, migraineux et autres daltoniens. Et en profiter pour remettre à jour la page de liens, chose que j'ai pas faite depuis un paye, et pourtant, elle en a bien besoin.


Je dois donc faire... Ô, bien des choses en somme.


Voici pour les affaires générales.




Passons maintenant à la partie « moins guindée » de l'article. Qui part d'une simple constatation : j'ai découvert que je suis un grand malade. Car voyez vous, j'ai déjà commencé à ranger disques et livres dans les bibliothèques de mon nouvel appartement. D'une, part, le fait que je m'attaque à ce rangement avant même d'avoir déménagé mes vêtements, est un signe d'anormalité, certes. Mais face aux étagères range-CD, j'ai passé tellement de temps à me prendre la tête avec des questions inutiles que... ben je me suis senti obligé de vous en faire part, surtout que vous savez déjà à quel point je souffre quand j'en viens à trier mes fichiers sur mon PC.


Bref, là, debout devant les étagères qui me tendaient les bras, j'avais déjà un premier choix à faire : Est-ce que je fais un classement continu le long des deux étagères, ou d'abord dans une, la fin dans l'autre ? A ce moment là, on se dit qu'une tour de CD c'est quand même moins prise de tête, sauf que : de haut en bas ou de bas en haut ? Question que ne se pose même pas pour l'étagère, ou alors faut vraiment être tordu.

Passé cela, l'ordre de rangement reste le même que celui qu'il a toujours été : par ordre alphabétique d'artiste, puis ordre chronologique de sortie des albums. La beauté de l'ordre chronologique est qu'il n'est pas discutable. Du moins pour les albums. Pour les live, la question de la différence entre la date d'enregistrement et la date de sortie se pose. J'ai personnellement opté pour la date d'enregistrement afin de garder une... « progression logique ». De la même façon, les hypothétiques Best Of que je possède sont placés à leur date de sortie.


Par contre, l'ordre alphabétique... est l'objet d'une terrible schizophrénie. Il y a l'ordre alphabétique « Strict » (qui prend comme référence le nom du groupe, ou le nom de famille de l'artiste solo), et le réglage par défaut de mon cerveau, qui a tendance à me faire chercher Dylan dans les B, et les Clash dans les T. Pj Harvey, classée à H, je la cherche dans les P en premier, avant de me rappeler que non, elle est à H. Nick Cave ? Même problème, confusion C/N. Beaucoup de groupes, je les chercherai à « The » avant de les chercher à la bonne lettre, à quelques très rares exceptions : Sex Pistols (de toutes facons, il n'y en a qu'un avec en plus une tranche rose fluo, ême pas besoin de chercher pour le trouver), Smashing Pumpkins, Beatles, Velvet Underground.

Et encore, je passe sur ma tendance à cher Transformer dans les disques du Velvet ou Viva Hate dans les disques des Smiths.


Et à côté... le même problème se pose, identique, pour les disques gravés. Qui sont rangés après, car même si les tranches des CD peuvent jurer entre elles déjà en tant que telles, je ne supporterais pas de voir la blancheur d'une tranche de CD-R, et encore moins un boitier slim s'incruster au milieu de ça.


Je ne sais pas quand j'ai commencé à souffrir de telles névroses, surtout que ca ne doit faire que... 4 ans que ma discothèque contient plus d'originaux que de gravés. Cela dit, l'épreuve reste quand même raisonnable dans la durée, ma discothèque ne comptant qu'un peu plus de 400 CD. Et encore, un quart d'entre eux sont encore dans des cartons répartis aux 4 coins de l'Est.


Mais... (là vous devez commencer à avoir peur)... Il reste les livres. Et les livres... C'est pire. Parce qu'il y a une sorte de cohérence entre les livres d'une même collection (NOTA : j'ai quasiment que des livres de poche). Mais que bon, les auteurs n'ont pas toujours publiés tous les livres dans la même collection poche (point bonus pour Beigbeder : sa « trilogie Marronnier », y en a pas deux chez le même éditeur) Alors que bon, le CD, c'est un format standard.


Donc là le classement revêt une catégorie supplémentaire : classement par collection, puis ordre alphabétique d'auteur, puis ordre chronologique de sortie



Maintenant, question : après « Folio », on met « Livre de Poche », ou « Points » ? Je cherche encore une réponse à l'heure actuelle pour tout dire.

Sans compter que les bouquins, dans la bibliothèque, il y en a deux rangées. L'une devant l'autre. Qui aura la primeur de la première rangée ? Longue, longue tergiversation.

Et les annales du Disque-Monde, qui elles se voient partager entre une première partie, tout en Français, et une seconde, en anglais, moitié chez l'éditeur américain, moitié chez l'éditeur anglais ?

Et les livres « Grand format », eux, qui restent avec l'honneur de l'étagère centrale, classés, eux, en catégories : roman, documents rock, documents autres... Sauf que l'étagère centrale est pas assez large pour tous les contenir.


Et, à côté de ça, les DVD. Eux, pour une raison que j'ignore totalement, ils peuvent être rangés n'importe comment, je m'en contrefous.


Et quand je pense qu'on m'accuse d'être bordélique. Et quand je pense qu'après un tel rangement, mais disons, pas plus d'une semaine après, ce sera déjà l'anarchie, CD rangés dans les mauvais boitiers (en général dans le boitier de celui qui l'a suivi sur la platine), livres aux quatres coins de l'appart...



Vous comprendrez donc qu'au milieu de toutes ces considérations métaphysiques (que je pense que vous aussi, mélomane avertis, vous devez partager, je le crains), je n'ai finalement eu que peu de temps pour m'occuper de ces pages, y fignoler moult articles talentueux,  ou même des articles tout court, sans compter une léger manque d'idées. Quelques vacances ne me feront par conséquent que le plus grand bien.


Cependant, il serait bon de partir en musique, et non pas en silence. Aussi saute-je sur l'occasion proposée par G.T., et le concept de playlist rock (ce qui me fait marrer, c'est que l'idée de « concours de la meilleure playlist Rock » est tellement simple qu'en fait personne y avait pensé avant). Voici donc une playlist qui est tendue, nerveuse, bref tout ce qu'a demandé G.T., mais dans les limites du catalogue Deezer.







Published by Guic ' the old - dans Megalomania
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 20:45

Depuis le temps que j'écoute de la musique, enfin, que j'en écoute vraiment, et d'autant plus depuis que j'écris dans ces pages, j'ai eu l'occasion de remarquer certaines redondances dans mon comportement musical annuel. Automatiquement, presque inconsciemment, certains groupes, certains albums, reviennent à une certaines période de l'année. Je ne dirais pas que j'en ai un pour chaque mois, ça non, mais bon... Il y a des automatismes liés à mon histoire personnelle avec ces disques... qui m'apparaissent plus évidents chaque année.


Cette année de plus dans ma besace est pour moi l'occasion de faire le point, et, via quelques anecdotes pas édifiantes du tout, de vous livrer un semblant de parcours musical... A défaut d'en publier un complet.


A tout seigneur tout honneur... Occupons-nous de la douce saison automnale, que, pourtant, je déteste. (C'est nul, l'automne.)



Septembre : Songs for the Deaf


Replaçons les choses. 2007, Lyon. Je bosse. Des journées pas forcément harassantes, mais très longues : pas encore l'habitude de faire 9 h 18 h, ca me change de mon rythme habituel, celui des écoliers. Le soir, pour rejoindre mon petit appart', je prends, tranquillement, le tram. (Mon parcours changera dans les moins qui suivent, quand j'aurais découvert qu'une combinaison tram + métro diminue amplement mon temps de trajet.

Durant cette période, c'est, bizarrement, « Songs for the Deaf » que je suis en train de redécouvrir. Quand il était sorti, je l'avais écouté et apprécié modérément... Puis quelques titres se sont imposés à moi à force d'écoutes répétées, dans divers apparts, avec divers potes, consommant diverses marques de bière.

Et là, dans ce tram... « The sky is fallin' », un des titres que j'aime le moins, commence à résonner dans mes oreilles... Tandis que le soleil commence à se coucher et que le ciel commence à se colorer de rouge... C'est très con, mais je suis sur de détenir là le moment idéal pour écouter ce morceau. Encore aujourd'hui, ces images sont imprégnées dans mon esprit quand je dois évoquer ce disque...


Cette expérience aboutira évidement à la chronique de cet album en ces pages... Première chronique de la série des « chroniques barrées » qu'on peut y trouver.


Octobre : Up the Bracket


Celui-là, je l'avais acheté dès sa sortie. Pas le jour même, mais bon, pas longtemps après. En octobre 2002 donc. Sur les conseils de Rock & Folk, si je me souviens bien. La première écoute était... assez décevante. Pas prêt, que je me dis que j'étais, avec le recul. A l'époque j'avais encore mon bon vieux walkman à cassette, et sur celle que j'écoutais à cette période (c'était toujours des compilations maisons, j'ai rarement eu un album entier dessus, à part peut-être Surfer Rosa...). Sur ce coup là, j'avais gardé les 3 premières, et « Up the Bracket », la chanson-titre. Pas le meilleur choix possible, avec le recul, en fait.

Pourtant... pourtant que je le veuille ou non, cet album m'a marqué. Il correspond exactement à la période ou j'ai commencé à « fignoler mon style » (qui au final n'a rien de MON style tant il est commun : Dr Martens et manteau noir, tout le monde l'a fait ou presque. Quant aux cheveux longs ou presque, on va y venir.), au début de mes années de taupe, et, maintenant, dès que résonnent les premières notes de « Vertigo », je me revois, vouté comme à l'habitude, attendant mon RER avec une mine patibulaire sur le quai de la gare de Lyon.

Cette image est d'autant plus mystérieuse pour moi que mon changement se faisait à Chatelet en temps normal... Au moins ça explique la sale tête, ca sous-entend qu'il y avait encore eu un problème d'interconnexion sur mon RER maudit.

Quelques années plus tard, j'avais déjà laissé cet album de côté, quand j'ai posé une oreille distraite sur le second album de ceux que je n'aurais jamais qualifié à l'époque de « Likely Lads »... Album qui a tourné quelques années plus tard, quand, cette fois ci, j'arpentais la Gare Montparnasse pour aller bosser à l'autre bout de Paris, « Can't stand me now » déchirant la membrane des écouteurs de mon iPod.

Puis j'en suis revenu au premier. Puis aux EP précédant ce premier album. Encore aujourd'hui, mes titres préférés du quatuor sont « What a waster » et « Don't look back into the Sun »... A ce rythme là, je vais devoir me mettre à écouter les enregistrements qu'ils ont fait avant de créer le groupe.


Et à chaque mois d'octobre, leur discographie complète revient faire un tour dans le lecteur. C'est comme ça. Et puis c'est pas pour la place que ça prend.




Novembre : Strange Days.


17 ans. C'est l'age que j'avais quand je suis devenu fan des Doors. Et de Jim Morrison. Surtout de Jm, à l'époque. C'est l'âge auquel j'ai décidé de me faire pousser les cheveux, par exemple. C'est l'anniversaire pour lequel on m'a offert un double best of des Doors. Mais aussi une biographie de Morrison (un mini - livre de chez Maxi - Livres...)

Et aussi des vacances (à moins qu'il s'agisse d'un WE prolongé pour cause de 11 Novembre ?) dans la maison familiale, à la campagne, dans cette période de nuit qui tombe trop tôt, de température qui chute trop bas, d'ennui qui se fait trop pesant. Encore et toujours des cassettes qui tournent...

On avait fêté les 30 ans de la mort du Lizard King, et c'est comme ça que j'avais entendu parler un peu plus que d'usage de ce groupe. Et pourtant... Pourtant, j'arrive pas à comprendre le souvenir que j'ai de cette période. Découvrir les Doors, OK, mais quand même... Mes plus gros chocs, c'étaient les classiques, les « Break on Through », « Light my fire », « The End »... Ma préférée a toujours été « Moonlight Drive »...

Et pourtant...l'image de moi-même que me renvoie cette période a pour fond sonore « People are Strange » et « You're lost little girl ». Pourquoi pas les autres ? Non, je suis là, léthargique, en train de finir ce livre minuscule, à admirer une photo du buste qui a longtemps orné la tombe de Jim, allongé, et écoutant ces deux morceaux, certainement les plus déprimants du groupe... Voilà ce dont je me souviens. Depuis, à chaque mois de Novembre, j'ai une période « Doors ». Et, encore cette année, ça loupe pas vu que je suis en train de lire la biographie de John Densmore... Sur fond de « When the music's over ».



Décembre : OK Computer.


Alors, oui, de par son histoire avec moi, OK Computer devrait avoir le mois de Novembre à lui, mais bon. Le fait est qu'à partir du moment ou cet album est entré dans mon champ musical, les choses ont été très vite et que finalement il a coïncidé avec un évènement qu'il faut bien vivre une fois dans sa vie, à savoir se faire larguer. Et se faire virer avec OK Computer qui t'attend dans la platine, ca magnifie l'expérience dans des proportions qu'on va passer le reste de sa vie à éviter. En Décembre, les jours sont trop court, c'est déprimant, mais les jours sont beaux. Rien n'est plus agréable qu'on bon soleil d'hiver.

C'est un disque à la fois beau et dangereux, en ce sens qu'il magnifie la déprime, et... donnerai presque gout à cet état. Heureusement ça passe, et un peu après on se met à focaliser sur l'avenir.... Et la dimension du disque change, on l'écoute pour se remémorer les moments passés à se lamenter... pour deux raisons, suivant les cas : soit avec nostalgie, en se disant que quand même, c'était bien le bon vieux temps ou on se prenait la tête pour des conneries, ou pour se dire que, finalement, c'est passé ce mauvais moment, et que donc... le mauvais moment actuel finira bien par passer lui aussi.



Janvier : Velvet Underground & Nico.


L'hiver, à Nancy, il fait froid. Mais il fait beau. Le soleil d'hiver est beaucoup plus fréquent dans l'Est que dans ma région parisienne originelle, et les dimanche après midi ont beau être tristes car courts et parsemés des conséquences de la veille, ils sont agréables. Mon cher voisin de l'appartement 105 a une facheuse tendance à oublier ce qu'il a fait de ses soirées, et a pris l'habitude de passer chez moi pour en avoir un compte rendu détaillé. Certains dimanches, vers 15 heures, mon appart résonne d'un « Guicard, qu'est ce que j'ai fait hier soir ? » qui fait plaisir à entendre. Mon voisin du 105  est un fan d'électro, d'abstract hip hop et d'autres courants dont les noms m'échappent. Pourtant, il aime beaucoup l'album « The Velvet Underground and Nico ». Alors, pendant que je lui raconte sa soirée de la veille, devant un bon café (enfin... une lavasse comme je sais les faire...), « Venus in Furs » tourne, tranquillement, sur le PC qui trône dans mon petit appart aux murs recouverts de posters.

Quand, à l'occasion d'un squat lyonnais impromptu, deux ans plus tard, pendant un réveil des plus difficiles pour lui commme pour moi, je verrais ce disque en évidence sur son bureau, je ne saurais m'empêcher de sourire. Certaines choses ne changent jamais.


Février : Funeral


A Nancy, certains de mes potes font du théatre. Ca m'aurait pas déplu d'en faire, mais je suis revenu de stage trop tard pour pouvoir me joindre à la troupe. Débarquer en Janvier pour jouer mi-février, c'est un peu juste. Mais bon. Leur metteur en scène est un thésard de l'école, sympa, guitariste, fan de musique, pire que moi, et ça c'est réconfortant. En plus, j'ai pris mes habitudes avec eux. Le mercredi soir, quand la répétition est finie, on va se poser au Bar du Faubourg, un rade tout ce qu'il y a de plus banal (imaginez ce qu'on appelle couramment un PMU, mais sans personne qui parie sur les chevaux ni d'écran où défilent les résultats du Rapido), la bière est pas chère, et à partir de la troisième semaine, le patron a commencé à nous offrir, altrenativement, soit des olives, soit une tournée. Et pendant ce temps là, on discute, on raconte des conneries, et on joue au « contrat » (que d'aucun appelle « Tarot africain ». Ca se joue avec les atouts d'un jeu de tarot, mais comme on a pas ca, on joue avec les cœurs, les piques, et les 7, 8, 9, 10 et Valet de carreau d'un jeu de 32 cartes.) Puis, de temps en temps, on finit chez notre collègue thésard qui blinde de musique les 2 Go de mémoire de mon iPod. Parfois, un film (Spinal Tap, entre autres), mais surtout, ce Funeral... Cet album d'automne, pourtant si resplendissant dans une lumière d'hiver, dans ce soleil blanc mais bon là il fait nuit. « Tu veux quoi, une Chimay ou un Four Roses ? » « Attends, y a une vidéo qu'il faut que j'te montre absolument, tu verras c'est du grand n'importe quoi » « mes chaussons de Rock n Roll »... Plein de phrases sont associées à ce grand appart en bordel permanent croulant sous les BD et les CD, les DVD et les vinyles... On en a passé des soirées dans cet appart, toutes plus folles les unes que les autres, et j'en ai découverts des morceaux, des albums grandioses... Mais aucun n'arrivera à égaler l'émotion ressentie à la première écoute de Funeral. L'émotion ressentie quand on se rend compte que le « Ca, je suis sur que ca va te plaire, je te jure » du Patron sonne très souvent juste. Tout comme sa variante chez les disquaires : « Franchement, prends ça, si ça te plait pas je te le rachète, je l'ai pas en CD, mais bon, je suis sur que ca va te plaire. »


A suivre...

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 19:41

Je l'ai. En main, enfin, devant moi. En vrai. Cette fois ci, la question ne s'est même pas posée. Quand je l'ai vu dans le rayonnage, je l'ai pris de suite. Si j'ai regardé le prix, c'était vraiment à titre indicatif. Pour me faire une idée. Après... je me suis rué à la caisse. Pas parce que je me suis dit que, non, décidément, ce serait pas sérieux de prendre un autre disque, mais juste parce que... j'aurais pas pu trouver autre chose, mieux, ou même tout simplement intéressant après ça. Pas la peine de se prendre la tête.


Ce disque... j'en ai pas révé non plus, mais j'y ai beaucoup pensé. Dès l'instant où j'ai connu l'existence de cette édition, je savais que jamais je n'achèterais l'édition « classique ». C'est aussi simple que ça. Je ne suis pas un collectionneur. Juste... un doux réveur. Dont le rêve s'est réalisé aujourd'hui, et, par conséquent, a été brisé.


Une fois sorti du magasin... Je ne pouvais pas rentrer, comme ça, chez moi. Parce que, par habitude, je déshabille le CD dans le RER, au retour, impatient d'en découvrir le livret, le visuel, avant de me faire une idée du contenu musical. Là, c'aurait été... une insulte. Je suis donc rentré dans un petit café, place de la Sorbonne, ce café ou j'ai tant traîné à l'époque de mes études parisiennes. Il a le mérite d'être agréable, bien situé, et pas cher du tout. J'ai commandé un grand café, allumé une cigarette, et, pour la première fois depuis très longtemps, commencé à écrire, sur un carnet qui traînait dans mon sac. Ecrire, pas taper. Ecrire, décrire mes sensations, sachant déjà que.... Je risquais de l'oublier cette sensation.


Mon grand café est arrivé, et moi j'ai sorti l'objet. Et hésité. Hésité à le sortir de son emballage plastique. Alors j'ai déjà ouvert l'autre. Trout mask replica. Réalisant à quel point était ridicule mon plaisir de le trouver à pas cher du tout, cet album dont on m'a tant parlé. Et qui d'ores et déjà est relégué au rang de coéquipier. Il n e sera jamais pour moi le « génial album de Beefheart », mais « l'album que j'ai acheté le même jour que ».


Finalement.... Je dois ouvrir mon Graal. D'abord hésitants, mes doigts bourrus sont finalement pris d'une sorte d'hystérie, dépiautent le plastique souple, le réduisent en miettes. Puis le boîtier est là, nu devant moi. L'hésitation me reprend, à l'idée, de, cette fois, l'ouvrir. Et si cette occase était de mauvaise qualité ? Ou tout simplement pas à la hauteur de l'image fantasmée que j'en ai ? La raison reprend le dessus, Guic', tu es franchement ridicule, même les touristes anglais de la table d'à côté pourraient dire à quel point. Mais je les emmerde ! C'est mon grand moment à moi, le moment qui sanctifie 8 ans, presque, un peu plus en fait, de fanatisme, d'adoration de ce disque, bordel ! Bon. Je l'ouvre.



Le livret n'est pas celui que je connaissais. Il est brun, avec un côté « vieux livre », papier vélin, encadrement crénelé... Il ne contient que les paroles. Parce que pour les crédits, le reste de ce que contient le livret standard de ce disque, il y en a un second, en couleurs celui-ci...

Chose inhabituelle, l'intérieur des faces papier du disque sont imprimées, là, au centre du CD !! Oui, la conclusion est claire... L'objet est magnifique. Il y a beau ne pas y avoir les titres supplémentaires que je croyais y trouver dans ma version fantasmée (qui sont donc uniquement sur le vinyle), je me sens.... Bien, heureux, ravi, soulagé.... Etrangement complet.


Puis, d'un coup... le vide. Le rêve a disparu, il s'est brisé, ok, c'est parce qu'il s'est réalisé, mais.... Bref, c'est un sentiment aussi con qu'on cours de philo de terminale, mais il est là et il est dur à digérer ce sentiment. A quoi ca servira, maintenant, de faire les occases, vu que l'occase que j'ai espérée si longtemps est là, entre mes mains ? Je sais pas, que peut-il m'arriver de plus grandiose que ça, musicalement j'entends ? Trouver un exemplaire vinyle du Double Blanc numéroté, à 3 € dans une brocante ? Me faire une ligne de coke avec Pete Doherty ? Non, franchement ?


Alors on va rentrer, et taper un article là-dessus. Parce que cette sensation, si on en ressant le mauvais côté maintenant, on se sent bien de l'avoir vécue, au moins pour l'instant de joie, la découverte, la réjouissance.


Et vous savez c'est quoi le plus con ? C'est que depuis que je suis rentré... Je ne l'ai toujours pas écouté. Pas parce que je le connais par cœur, ça c'est rien... Mais parce que j'ai cette sensation qui fait que je ne trouve aucun système de sonorisation chez moi (entre le PC, le radio CD réveil, le poste.... Comme quoi c'est pourtant pas le choix qui manque), aucun système dis-je qui soit assez ... « digne » à mes yeux de le diffuser. Bizarre.


Mais bon...je sais bien que cette façon d'adorer ce CD va passer, d'ici peu il sera un disque parmi tant d'autres dans ma discothèque, peut être aurais-je un petit pincement en lorgnant dessus, de temps en temps... Peut être un sourire, par rapport à mon côté ridicule le jour de son achat... Mais plus la révérence que j'ai envers lui aujourd'hui.


Et c'est peut être ça le plus triste.



Quelques photos de l'objet du délit, quand même...





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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:58
Bonjour à tous,

Je prends juste le temps de vous donner quelques nouvelles, à commencer par celle-ci: Le Tout, Rien, et, sur Tout, n'importe quoi est mort.

Non, ne pleurez pas. Car comme j'ai un gros problème avec les calendriers (et les dates en général)… (en fait, je retiens bien les dates, anniversaires, morts de Rock stars, dates de rendu de projets, mais… je sais jamais le combien on est ce qui est très gênant au final.), j'ai tout simplement décidé de célébrer Pâques au moment de la Pentecôte et ce blog ressuscitera, plus fort, plus beau, plus classe que jamais d'ici … peu, et surtout sous un autre nom.

Oui, un autre nom, la propale élue, est, bizarrement, celle qui a été le plus plébiscitée, même si elle souffrira quelques modifications… Mais l'esprit reste.

Donc bientôt, nouvelle bannière, nouveau design… nouveaux articles aussi, ce serait pas plus mal.

En cette occasion je vais m'éfforcer de répondre à toutes les questions que vous auriez pu vous poser sur le nom de ce truc, car, comme dirait Fab:

"Avec "Tout Rien machin" tu avais tant bien que mal masqué l'"espritorture.bidule" de l'adresse, mais c'est vrai que c'est pas le genre de blog duquel on avait envie de parler dans la société réelle. "Alors tu vois, c'est un blog sur le rock mais qui dit qu'il parle de rien comme si son créateur l'avait ouvert juste pour se regarder exister sur le net, mais en fait l'adresse, c'est celle d'un adolescent pseudo-rebelle..."

Alors.

L'adresse: ce blog a été créé en Avril 2006. Avec, comme simple but d'en faire un truc "parodique" à l'attention de mes potes (que je n'ai bien sur JAMAIS mis au courant de l'existence de ces pages) justement sur le mode de l'adolescent pseudo-rebelle. Pas la peine de chercher les articles
Mais se sont alors passés deux évènements qui en fait ne sont qu'un: je suis parti en stage… et n'ai donc pas pu continuer à écrire pour le journal de mon école (dont je fus le talentueux rédacteur en chef deux ans durant.)
D'ou les débuts en tant que chroniqueur de disques que j'ai fait ici, et franchement, c'est marrant, mais comme on a beaucoup plus de retours sur le net que via papier, j'ai réalisé que mes critiques ont plus changé en un an de blog qu'en 2 ans de journal…
Mais rendez vous bien compte que à partir de là, mon nom ne passait plus, mais j'allais quand même pas changer d'adresse (et surtout pas d'hébergeur, OB est quand même vachement bien.)
D'ou, le Tout, Rien, et, Sur Tout, N'importe quoi.


D'ou la seconde question de Fab (c'est un peu la star du jour…)

""sur tout, n'importe quoi" je comprends ce que ça peut vouloir dire. Mais "Le Tout virgule Rien virgule", là je sèche. Pourrais-tu nous exposer ce que tu as voulu exprimer de la sorte ?"

J'ai voulu exprimer Tout, Rien, et n'importe quoi. Mais c'était pris. Ce blog parle de Tout. il parle aussi de Rien. Mais N'importe comment, et un peu sur N'importe quoi. Le N'importe quoi étant déjà quelque chose, il ne peut pas porter sur le rien. Par conséquent il est une partie du Tout, d'où le "Sur Tout N'Importe quoi" en deux mots. Ce qui permet le jeu de mots Sur Tout / Surtout par la même.

Ne vous en faites pas cette explication n'était pas réfléchie lors du choix de ce nom elle n'est qu'une justification qui m'est venue plus tard. En plus, comme c'est pas clair, ca fait tout de suite plus sérieux.

De la même manière que j'arrive à justfier l'adresse "espritorture" comme une version classe de dire "branlette intellectuelle"

Voilà, vous savez tout ce qu'il y a à dire sur ces noms divers et varié, et si "espritorture" va rester, Tout Rien et N'importe quoi vont dégager…
Ce qui me désolerais presque c'est de me dire que vous aller tous devoir changer les lien correspondant, et en particulier je pense à un qui perd tout son sens avec le changement de nom.. ici-même.

Enfin, quoi qu'il en soit, moi je vous laisse, je vais passer mon WE les yeux dans la bière, le nez dans l'herbe et la bouche pleine de boue (ah, le Rugby)…
Puis la semaine à venir, les yeux éclatés par mon PC, le nez dans le CSS et les dents serrées.

A bientôt donc, pour un retour avec tous les potards à 11 (evidement)


Published by Guic ' the old - dans Megalomania
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 15:29
Ou il est question de mon rapport à la musique, de ma découverte du rock, de mon comportement de fan, de mon gout our les citroulles... Bref un article bordélique car écrit au fildes envies et des émotions.


Suite à la conversation (en commentaire de l'article trucullent sur les Smashing Pumpkins à Colmar, chez Alex la Baronne) sur les groupes qu'on a écouté dans son adolescence, je me sens obligé d'en faire un article. Parce que si j'en avais fait un com', trois pages, je me serais fait tuer.

Oui, c'est définitif, la musique qu'on écoute à ses 15 ans, c'est fondamental. Un exemple? Quand je bossais comme ébéniste, en stage, j'ai deviné l'age précis de mon patron grace à la radio. J'écoutais Oui FM en bossant, et , quand il passait, il sifflotait certains des morceaux qui passaient, d'autres pas. Ce qu'il sifflait? Come as you are, Enter Sandman, et d'autres... tous sortis en 1991/1992. Partant de l'idée qu'il avait 15 ans à ce moment, je me suis pas gourré.


Moi aussi la musique de mes 15 ans est fortement gravée en moi. A ceci près que j'écoutais des trucs plus vieux que ca...


Retour sur cette période entre la seconde et la première. J'étais à l'époque inscrit à la médiathèque de ma ville et atteint d'une boulimie de CD. Replacons les choses, j'étais à la recherche de bruit. Après une période ou j'ai écouté du rap fraçais (oui...) un pote m'avait passé de quoi me faire un début de culture, à laquelle j'ai plus ou moins accroché. Je cite, en vrac: des albums de Korn, le premier album de Slipknot, Midnight Vultures de Beck, l'anthologie des Beastie Boys... Bref j'étais quand même plutot dans une période métal rebellion et tout... mais c'est une premère évolution vers le rock


C'est le début de ma recherche Rock ,et la médiathèque a son importance: étant à la base de mes expérimentations musicales, elle caractérise encore mon approche de la musique: la fixette (pas dans le sens drogue, dans le sens obsession) Citons, en vrac: Radiohead, les Doors, les Beatles (les best of rouge et bleu de ma mère n'ont que difficilement quitté ma chambre durant 2 ans), les Who, David Bowie, Nick Cave (l'actuelle fixette), et bien sur les Smashing Pumpkins. Premiers de tous.


L'absence de graveurs de CD à la maison me faisait copier tout ca sur cassette, avec des jaquettes maisons de bristol de couleur ou étaient reproduits: le logo du groupe CORRESPONDANT A L'ALBUM, le titre dans la police présente sur le pochette de l'album, et à l'intérieur les titres. Oasis avait les jaquettes vertes, je m'en souviens, les Pumpkins les bleues. Sur les quatres disques que j'avais le droit d'emprunter, il etait possible que les quatre soient du meme groupe mais c'etait rare à cause de l'approvisionnement. Parmi ces cassettes, celle de mon été entre 14 et 15 ans: Ava Adore. Combiné à une déprime sentimentale adolescente, la première addiction était lancée. Anniversaire de mes 15 ans: on m'offre Black Market Music de Placebo et OK Computer de Radiohead. Anniversaire suvant: Best of des Doors. Suivant: Best of Stones, best of Bowie. 17/18 ans: c'est fait, ma (dé)formation est ammorcée. Prépa: la médiathèque se voit remplacé par le disquaire d'occasions jouxtant mon école. J'aurais jamais cru utiliser le terme « jouxtant » un jour.


Maintenant, qu'en est-il des disques de mon adolescence? Ils sont là, en moi. Tous les groupes que je viens de vous citer, je ne les écoute quasiment presque plus (exception faite des best of, qui souvent ont évolué en intégrale, dans laquelle quelques albums ont été sélectionnés). Comme presque tous les albums dont je vous parle ici. Ils sont dans cette partie de notre mémoire, mystérieuse mais foutrement excitante qu'on nomme « juke box mental ». Ces chansons qu'on connait par coeur sans s'en souvenir. Celle que si on fait exprés d'essayer de les fredonner, on ne se rappelle plus de paroles, mais il suffit de l'écouter pour que toutes les paroles, chaque note de chaque qolo, chaque variation du morceau revienne en tête immédiatement et refasse son chemin dasn notre coeur. Seule ne autre catégorie de disques peut atteindre ce stade... ceux qui sot définitivement associés à une fille.Adore fut, finelement, le premier de cette catégorie aussi. Suivirent Neon Balroom de Silverchair, JEEP des Stéréophonics (en particulier Rooftop), Aegaetis Birjun de Sigur Ros... Bon ok, il y en a c'est pas grave.


Alors oui, ces albums qui ont forgé mon adolescence, que je n'hésite pas à qualifier d'albums fétiches, favoris, géniaux (oui, je suis du genre à ne jamais tarrir d'éloges) (meme remarque pour tarrir que pour jouxtant)... sont certainement les albums que j'écoute le moins.

Je n'ai pas touché à Adore depuis 3 ans je pense. Un morceau de ci de là en version live à l'occasion, quoi. Mellon Collie, j'en ai écouté 3 titres depuis le chronique que j'en ai fait ici (oui, je réécoute les albums avant de les chroniquer, quand même!).

OK Computer? Je sais meme pas. Ca doit bien faire 6 mois que j'ai pas écouté un morceau de Radiohead. Les seuls à tojours être là, c'est la trilogie magique Stones Beatles Bowie: dans mon iPod, j'ai toujours au moins un album des Beatles, une sélection de titres des Stones, et minimum le morceau Station to Station de Bowie, parfois Ziggy Stardust, en ce moment Aladin Sane. Tiens, ca fait combien de temps que j'ai pas écouté Grace? Sais pas. Le Live at Leeds? J'écoute plein de Live des Who, des bootlegs, le Royal Albert Hall avec plein de gens dessus... mais celui là, je sais pas.


Après... pourquoi? Encore une fois, je ne sais...


Finalement, j'ai peut être envie de me dire que j'ai fais au moins un truc bien à 15 ans...


Mais toutça est gravé quelque part. La musique fournit des émotions, fusionne parfois avec elles. Nos vies sont parcourues d'une B.O. Qu'on leur construit, tiens tel albumm je l'écoutais à tel moment, tiens, j'ai décidé d'écouter ca quand... des fois ca confine au ridicule. Quand j'ai eu mes concours, j'ai mis Today des Pumpkins dans ma chaine. C'est con, hein?


Ah, les Pumpkins. C'etait le but de départ de cet article, son origine et là ou je veux en venir. Pour une raison que j'ignore c'est le groupe de ma vie et celui que j'écoute le moins. Ca a commencé avec Mellon Collie et la « fameuse » cassette (cf chronique), puis Adore (médiathèque), gish (médiathèque), Siamese Dream (acheté à la Fnac de Créteil un jour ou j'ai réussi à y trainer mon père), Machina (gravé), Machina II (téléchargé par un pote, puis gravé, sur 2 CD, 18 titres sur le premier, 6 sur le second.) Zwan (acheté en import 1 mois avant sa sortie francaise, Gibert Joseph, Paris)... Oui,je me souviens de tout ça. J'ai écris les paroles de Mellon Collie sur mes cahiers de lycée. J'ai tenté de draguer des filles sur Zero (n'essayez pas).


Puis est venu le 10 Juillet 2007. En ce jour du septième mois de l'année 2007 sort le septième album des Pumpkins que j'attends avec plus d'impatience que le septième tome de Harry Potter... Acheté le jour meme de sa sortie francais à Gibert Joseph, Lyon.


Je n'ai pas été déçu: lors du redémarrage péchu sur Tarantula, je chialais de bonheur. Oui, j'ai compris que je suis un FAN. Un vrai, un con, un maniaque. La voix de Corgan, les dérappages de guitare, les roulements interminables et permanent de Chamberlain sont gravés en moi, résonnent et entrent en résonance avec mon coeur (attention cette partie est réservée aux physiciens).


Bon, finalement, que dire de plus, comment finir ce texte? J'en sais rien, peut être un merci Corgan, je sais pas. Il y a un coté « il fallait que ca sorte »... Autant laissé ca inachevé, comme (je l'espère) la carrière de ceux à qui je dédie ces mots sans qu'ils le sachent: James Iha, D'Arcy Wrestsky, Jimmy Chaberlain, Mellissa Auf Der Maur et le divin chauve William Patrick Corgan.


PS: Un article vachement long pas structuré et pour rien dire? Ouh là!

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