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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 19:51

Note au lecteur occasionnel :

si tu es un fan hardcore de Mickael Jackson et que tu arrives ici au hasard d'une recherche Google, passe ton chemin. S'il te plait.

Idem si tu es fan de Coldplay, mais ça, c'est juste parce que je suis un connard sectaire. Cordialement.



Alors ca y est. Mickael Jackson, le King of Pop, l'idole des trentenaires nostalgiques (avec, bien évidement, Casimir) a passé l'arme à gauche. Et que ça va y aller de son hommage posthume, de son ode au génie de la pop, de  condoléances en remerciements, ad lib.


Certes, je ne saurais que trop me réjouir de voir enfin un peu de reconnaissance suite au décès d'un musicien d'ailleurs qu'en France, et ces hommages nous changerons de l'énième émission hommage à Claude François, de l'ultime reportage télé sur la carrière de Mike Brandt, ou du biopic de trop sur Dalida*. Mais bon, d'un autre côté, je sais bien que quand mourront les grands (du moins,  ceux que je vois comme grands), les Lou Reed, les Bowie, les Iggy... allez, 3 min en fin du journal de Pernault ?


Enfin, reste que la mort de MJ est surtout... un exemple type de tout ce qu'il ne faut pas faire pour vivre une belle mort en Rock. D'où l'affliction qui me touche aujourd'hui.


En même temps, remarquez... C'était le King of Pop. Pas le King of Rock, a fortiori, encore moins le King tout court. Parce que bon, quand on doit te trouver un surnom parce que t'es le meilleur... King, ca vient tout seul. Mais bon, un King il y en avait déjà un. King II ca passe moyen... Donc, allez, King of Pop. Ce qui est d'ailleurs assez ridicule, parce que ce « of pop » est ultra réducteur... C'est un peu comme le gars qui a un poste super élevé pour diriger personne. Un directeur de département avec 3 employés au dessous de lui (dont un stagiaire et un qui attend la retraite). Un mec qu'on surnommerait  The Voice ... mais of Speed Metal. Bref, ca perd de l'ampleur, bref, MJ c'était un peu le Albert de Monaco de la musique.

Mais bon, on s'en fout, « King » (of pop ou autre), c'était juste là pour rappeler à Prince qu'il était moins bon.

 

Il voulait faire croire qu'il venait en paix...

 


Reste que... quand on se fait ainsi surnommer, la comparaison est O-BLI-GA-TOIRE !! Alors c'est que, je te le dis, si jamais tu me lis de là ou t'es (en haut, en bas, ou sur l'ile de Lost, peu importe)... t'as raté ton coup mec. T'as pas pensé qu'on allait faire la comparaison, quand t'as commencé à te gaver de médocs dans ta propriété privée (même si la tienne, elle est en dépôt de bilan) ?  Manquerait plus qu'on apprenne d'ici quelques années que t'es mort, en plus, dans les lieux d'aisance, et qu'en 1990 t'avais proposé à Bush père de dresser une liste des communistes et irakiens bossant avec toi, tiens.


Bon, si, t'as quand même été original sur un truc. T'es mort ni en pleine gloire, ni après avoir pris ta retraite, mais entre les deux. Pas avant tes 40, pas après tes 60, 50, pile, bravo. Bon, OK, il y aussi un certain Elvis, qui lui aussi préparait une nouvelle tournée, mais... passons. Le seul problème, c'est qu'on est ni dans la grande surpise du au jeune âge, ni dans la souffrance de voir quelqu'un qu'on aime chuter (enfin, sur toi ca se voyait plus depuis longtemps, ok), donc... on s'en fout un peu. Alors venant de toi qui nous sortait des plans marketing dont un élève de HEC complètement bourré n'oserai même rêver**... c'est décevant, tu l'admettras, quand même !


A la rigueur... Je dis bien à la rigueur... T'as quand même l'effet de surprise avec toi. Tu nous a fait un peu une Bon Scott. Mourir comme un autre, mais à un moment ou on s'y attendait pas trop. Surtout que tu prévoyais ton grand retour ! Mais... (t'as compris que je te laisserai rien passer, non ?) mais tout ceux qui se sont offert le luxe de mourir en phase de grand retour, ont fait quelque chose, avant de clamser. Morrison venait de sortir avec les Doors son meilleur album depuis 3 ans (à l'échelle de l'an 2000, ce serait depuis 10 ans). Johnny Cash a livré les American Recordings, quand même !!  Tiens, en voilà un exemple. Cash était au fond du trou, oublié par certains, lâché par d'autre, il se remet le pied à l'étrier, publie 4 premiers volumes extraordinaires, et... meurt juste avant la sortie du cinquième. Célébration, hommages, biopic, tout ça. Mais toi, non. T'as rien fait pendant dix ans, on attendait rien de toi, et on a même pas eu l'occasion d'avoir l'impression d'un retour, t'as pas réussi à faire un seul concert avant de jeter l'éponge de la vie... Tout ce qu'on sait sur ton retour, c'est que tu voulais une chorale d'enfants qui parle le sourd muet. Euh... non. Qui « parle la langue des signes » qu'ils avaient dit au journal. Au moins ça,  ça m'aura fait marrer. Mais bon, on sait pas pour quel titre tu voulais ça. Thriller, peut - être.

 

 

 

Mais ce qu'il veut vraiment... C'est du cerveau frais!!!

 



Et puis tiens, j'en parlais il y a 3 minutes... les biopics, t'y as pensé ? Non, évidement. Attends, Mike, t'as une vie de rêve pour faire un film. Une enfance de star, mais enfance pourrie... Avant de se muer, en solo, en génie visionnaire et milliardaire... puis la chute, irrémédiable, dans les bas fonds tant moraux que financiers (et rajoute moi des failles psychologiques, des scandales graveleux, et des scènes de chirurgie trash à la nip/tuck)... C'était le moment de revenir, mais non, toi t'as préféré overdoser ou un truc du genre, on ne sait pas encore trop quoi. Et pour tout dire, on s'en fout. On a même pas envie de crier au complot, pas envie de se dire qu'il y a du mystère. T'en as conscience de ça ? T'en as conscience que le public va sortir de la salle de ciné en se disant que c'était pas mal mais que la fin était à chier ? Et encore, faudrait qu'il vienne. Un film pourri qu'on va voir juste parce que c'est pas cher parce qu'en ce moment c'est la fête du cinéma, voilà ce que ça va être ton biopic !


Ouais, je parle de biopic, parce que bon, on va pas parler musique non plus. Parce que bon, ton retour sur scène était un peu comme celui de RATM, privé de nouveaux morceaux, on se doute bien qu'on va pas être assailli d'inédits, de nouveautés... Juste le conventionnel : un nouveau best of, une promo exceptionnelle sur un de tes albums (4 ,99 €, de préférence un de ceux qui s'est le moins vendu, genre le dernier), peut-être un live inédit. Mais ca va pas faire bézef. Mais faisons confiance aux gens de ta maison de disques, ainsi qu'à ton entourage et à tes ayants droit...Sachant que parmi tes deux ex-femmes, on se dit bien qu'il y en a au moins une qui doit s'y connaître en gestion de patrimoine. Neverland ou comment se faire d'un coup Disneyland et Graceland dans la même journée.


Bon, allez, on va te laisser reposer en paix. Là où t'es, tu pourras peut être enfin régler tes problèmes psycho en collant une bonne rouste à ton daron - juste retour des choses. Mais par contre va pas faire chier le vrai King, parait qu'il est super balèze en karaté. Non, pas en karaoké, en karaté.



Non, quand même, j'suis salaud. Tu nous aura laissé quelques pétites.


 



Voir aussi:

L'hommage de G.T.
L'hommage d'Arbobo
L'"hommage" de Christophe




* Oui, j'ai remarqué ça, mais... quand à la télé il y a des hommages à des artistes disparus, c'est toujours à ceux que j'aime pas. Combien d'hommage à l'horripilant blondinet bondissant pour un hommage à Brel ? Combien de Dalida pour un Brassens ? Et le pire, c'est que Johnny est encore vivant... Imaginez la suite.

 

** Et t'approprier les bonnes idées, hein ? Quand je vois plein de gens félicitant ta « géniale » utilisation du morphing dans le clip de Black & White alors que merde, c'est quand meme l'informaticien, ou l'ingé image qui l'a fabriqué le vrai génie... Personne pour dire que toi, t'as juste eu une idée qui coûte cher en fait.

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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:21

Chers lecteurs, très chères lectrices,



Désolé, je ne trouve pas trop le temps d'alimenter ce blog en ce moment. Du boulot par-dessus la tête (en été, évidement...), une vie sociale ou presque, et une erreur fondamentale, qui est de s'être offert Guitar Hero spécial Metallica que j'en ai des courbatures dans les avant bras.



Cependant, promis, on va continuer de tenir la barque le mieux possible, avec :


Tout d'abord, pour la fin de semaine, l'étape 5 des « Best Of de poche », including notre premier Guest.


A venir ensuite (outre l'étape 6, la 7...), quelques mots (assez énervés)sur « Nous sommes jeunes, nous sommes fiers : la culture jeune d'Elvis à Myspace », de Benoit Sabatier.


Un article « de fond » où je vais encore vous raconter ma vie (titre de travail : « Oui, je lis encore Rock & Folk et je vous emmerde, mais je vais vous dire pourquoi quand même »)


Une chronique de disques ou deux où je risque encore de vous raconter ma vie : l'album de 2001, « Les 5 albums que le jeu des Dates écarte de la sélection « Une année etc... », mais dont j'aurais bien aimé parler quand même » et peut être des trucs plus intéressants (qui a dit « intéressant tout court ce serait déjà pas mal » ?).


Vous allez vous dire « Mais il se gène pas, il fait du teasing comme si son prochain article c'était le sixième film de Harry Potter , pour qui il se prend ?? »... Honnêtement, c'est juste une feinte : au moins, si je vous annonce ces articles, je suis sur que je vais être obligé de les gratter. Parce que là si je fais mes fonds de disque dur, des articles entamés et pas finis, j'en ai assez pour alimenter ces pages pendant 3 mois. Mais ce serait franchement nul.


Allez, au boulot Guic.


Cordialement,


Guic' the old.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 19:41

Bon, j'aurais préféré essayer d'éviter ça, deux étapes de « top » à la file, mais bon... D'une part c'est plus facile à écrire, d'autre part, celui-ci n'est pas comme les autres : c'est le premier « Hors série » des top, à savoir ceux consacrés à des artistes français, qui n'ont pas forcément leur place sur ce blog volontairement axé « Rock », mais qui ont une place importante dans mes gouts musicaux. Avant toute remarque de Ska, je tiens à préciser que non, Benabar n'y sera pas.

Notez que les hors série seront effectivement classés eux aussi alphabétiquement, mais pas forcément à leur place par rapport à la série courante...




Ah... écouter Brel. C'est un pas important. Dans une vie, dans la mienne a fortiori en ce sens que, là, c'est vraiment écouter la musique de mes parents. Car si ma mère possède une belle collection de 45 tours pop, ses 30 cm sont bien gravés dans la langue de Rabelais : Brel, Brassens. Idem pour la collection paternelle. Et si le gout de la pop a passé chez ma mère l'âge venant, c'est carrément le gout pour la musique qui est passé chez mon père, la mort de ces deux là arrivant.


Un jour, on décide de s'attaquer au monument. On en connaît bien quelques titres, les « Ne me quitte pas », les « Quand on a que l'amour », les belles déclarations, mais bon... C'est de la chanson, quoi. Je savais qu'Amsterdamla valse a Mille Temps... « Rosa » voyait ses paroles écrites sur mon cahier de Latin, aussi... par ironie, par lassitude, par pédanterie, je sais pas. Désir de connivence avec le prof, peut-être. J'étais un petit con à l'époque. était une grande chanson, connaissait


Et j'y suis arrivé, finalement, par plusieurs voix : la satire, l'humour, d'abord : En bon parisien, le sens d'une chanson comme « Les F... » m'échappait complètement (et m'échappe très certainement encore pas mal), mais elle contient une charge dont la virulence est assez grande pour satisfaire un ado, mais bon, là je veux parler de « la parlotte ». Pour avoir trainé et les collèges et les bistros, je peux vous dire qu'une telle chanson... et super bien vue, et même si écrite dans les années 60 est encore d'une actualité surprenante : a croire que la personnalité humaine ne changera jamais.


Puis j'ai prêté l'oreille aux autres chansons, qui m'ont offert quelques rudiments en matière de distinction des styles : la valse a mille temps étant effectivement une valse, Rosa un Tango... on a les oreilles qui s'ouvrent bien vite.


Puis j'ai grandi, muri, utilisez le terme que vous voulez... et bizarrement, chaque fois, je reviens vers Brel. Car c'est vraiment celui qui fait mentir ma distinction personnelle de la chanson et de la pop, a savoir que chez Brel, jamais le texte ne prime sur l'arrangement (ou presque jamais), musique et paroles sont intimement liées. C'est d'ailleurs quand j'écoute le Grand Jacques que je regrette de pas m'être penché plus avant sur l'étude théorique de la musique tant les mots pour décrire tout ce que j'aime dans son œuvre.  Certainement le seul chanteur pour lequel j'oserai presque utiliser le terme de « progression narrative » tant des titres comme « Ces gens là » ou « La quête » reposent sur une montée en puissance... qui échappe d'ailleurs à tous ceux qui veulent reprendre ce dernier titre et l'attaquent quasi-toujours en bramant, tambour battant, des les premiers vers.


Il y a certainement une seule et unique chose sur laquelle je serais toujours d'accord avec mon paternel : on ne reprend pas Brel. Les reprises de Brel sont presque toujours des massacres. Mais j'y apporterai personnellement une nuance : on peut, par contre, reprendre ses chansons. Bowie l'a fait avec un talent certain - au point que je préfèrerai presque « son » Amsterdam. « Ces gens là », repris par Noir Désir, ça passe... grâce à la montée en puissance des instruments. Mais il manque ces cuivres, ces cuivres éclatants qui frappent, comme toujours, au moment le plus opportun*. Brel, l'homme qui m'a fait découvrir la véritable puissance des cuivres, et m'a même fait apprécier l'accordéon. C'est dire.


Même le plus grand des interprètes ne pourraient pas reprendre correctement Brel... Enfin, justement, surtout le plus grand. Car ce qui rend ces chansons parfaites ce sont leurs défauts. « La Quête » sans ses R roulés, ce n'est plus la même chose, et, pour tout dire... c'est moins bien. Regardez -M- qui reprend « Au suivant »... C'est mignon, mais c'est lisse comme le sont ses « Suivant ! ». Tandis que Brel interprète, vraiment, il est autant chanteur qu'acteur, et oui, on y croit, on y est dans ce bordel de campagne, c'est glauque, ca pue, et on maudit en vrac les militaires et les putains**...


L'apogée du ressenti musical, c'est très certainement, soit les larmes (fort peu agréable en soi, mais ça prouve que l'auteur touche à son but), soit le frisson. Ce frisson que je parviens si souvent à ressentir en écoutant, je ne sais pas moi, Jef, Ces Gens là, etc... la liste est longue.


Subséquemment... ce que je préfère faire, avec ces chansons, c'est m'en priver. Parce que, comme la clope qui arrive après de longues heures de privations offre le fugace étourdissement qu'on a ressenti en fumant la toute première de sa vie, retrouver Brel après l'avoir laissé un peu de côté... c'est la garantie d'une session de frissons, de larmes, mais aussi de rires, parfois.


Reste qu'elle est bien longue, cette « introduction ». Et bien bordelique. Mais vu que je ne parlerai très certainement qu'une seule fois de Brel... autant y dire tout ce que j'avais à dire.


Ah, une dernière chose (promis, après on passe à la sélection) : en promenade bruxelloise il y a peu, les gens ont du me prendre pour un barge, vu que j'ai quand même pris des photos... un peu bizarres. A cause de ca justement. Et je vous en aurait meme bien offert deux en pature, mais bon, là, over blog a décidé de refuser de les uploader. Le salaud. Elles sont meme pas sous copyright en plus. Bon, on va passer aux choses serieuses alors.








La sélection : 5 titres, comme d'hab, même si j'aurais plus de facilité à en sélectionner 5 que je n'aime pas en fait. Et encore... Mais bon, la sélection sera faite ainsi : que des chanson qui « me parlent. ». En gros.



Jef : Parce que c'est un splendide hymne a l'amitié. Malgré la chute finale (qui me déprime à chaque fois).


Les Bourgeois : Parce que là, j'en suis au second couplet dans ma vie... Espérons que je n'atteigne jamais le troisième.


Mathilde : Ah... la fatalité de l'amour. La volonté qui plie... C'est horrible mais c'est vrai.


L'air de la bêtise : Parce qu'on devrait toujours se rappeler que « Les Putains, les vraies sont celles qui font payer pas avant, mais après ».


La Bière :  Oui, quand ça sent la bière, Dieu qu'on est bien.

 

 




OK, j'ai été laconique sur le choix des morceaux, ok. Mais bon... Considérez que tous ceux cités (ou même juste évoqués) mériteraient d'y être, et que j'ai essayé d'éviter l'écueil des classiques... Et aussi que, comme je l'ai dit, je ne sais pas comment en parler justement.





*  C'est un des grands mystères de ma vie : j'adore le son des cuivres, et j'aime leur irruption dans la chanson, dans le rock... mais le jazz (et aussi la musique militaire, tiens) c'est pas vraiment ma tasse de café. Oui, j'aime pas trop le thé non plus.


** Second point traumatisant : quand on se fait engueuler par ses parents parce qu'à 15 ans on jure(déjà) comme un charretier (habitude que je n'ai toujours pas perdue), et qu'en même temps, on voit qu'ils considèrent comme chef-d'œuvre ces chansons au langage pour le moins fleuri, quand même... On en perd ses repères.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:04

The Clash. Groupe punk ultime? Surement. Groupe punk adulte surtout. D'abord on s'enflamme pour la folie furieuse des Sex Pistols, puis on se calme, on apprécie plus l'engagement et la maitrise du Clash. Oui, le Clash, dont on se plait à rappeler, au détour d'un snobisme finalement commun, que c'est « le », pas « les », Joe Strummer l'a répété à longueur d'interviews.


Alors, quand est passée la décharge d'électricité, que reste-t-il ? Eh ben un groupe qu'on continue à aimer, qui garde son efficacité, et qui s'est bien installé dans nos oreilles... Pour un bout de temps encore, espère - t- on.


Passons à la sélection.


White Riot


Ou comment commencer par le début. Parce que tout y est. Parce que pour moi, c'est ça, c'est ce morceau là le punk que j'aime. 2 minutes, envoyées plein pot, avec un solo de 5 secondes qui « dépotte  à mort », et basta. La tête qui bouge, les pieds qui sautent, l'envie de coller des droites.

Et aussi parce que la scène d'ouverture de « Joe Strummer, the future is unwritten » nous montre l'ami Joe, en studio, enregistrant les lyrics de ce titre. A cappella. Et que jamais je n'ai ressenti une telle puissance brute depuis.

 



London's Burning


Alors, bon... Autant l'admettre, j'aurais très bien pu faire un simple top 4. Avec les 4 autres chansons de ce top. Ou un top 10, ou j'aurais pu rajouter des trucs un peu honteux comme « Rock the casbah », que j'adore, quand même.

Mais bon, un top 5, c'est un top 5. Cette cinquième place aurait pu très certainement être occupée par n'importe quel titre du parfait premier album du Clash, mais bon, il faut choisir... Donc, London's Burning, before drowning.

 

 




London Calling


C'est bizarre. J'ai toujours connu ce titre, j'ai l'impression. De toute façon, j'ai l'impression d'avoir toujours connu le Clash, mais sans savoir que c'était le Clash. Là, c'est l'exemple type. J'aurais, de longues années entendu ce morceau sans vraiment avoir la moindre idée que ça, c'était censé être punk. Mais bon, c'était bien. Et puis, d'ailleurs, ça l'est toujours : jamais 12 Notes de Basses pour un riff haché n'ont eu plus grand effet.

 

 





Guns of Brixton


Un jour, un morceau de musique n'a pas la même saveur que les autres. Moins de sucre, un peu plus de soufre, tout simplement. Un jour, on comprend que la chanson engagée peut être autre chose que ce qu'on en a toujours entendu, a savoir un moustachu vantant les qualités des Alpes et un anar décoiffé vantant les mérites des Chiens.  Un jour, une chanson s'avère engagée, et en plus vous parle... Mais bon, depuis j'ose plus ouvrir la porte sans être armé.

 

 

 

 




The Magnificent Seven


Ben quoi? On a bien le droit d'aimer danser quand même. Chacun sa façon de se rebeler, et encore ici, pour le troisième morceau consécutif, c'est la basse chaloupée de Paul Simonon qui donne le rythme et qui fait qu'on a envie de sauter sur ses deux pieds. Magnificent.

 



Bon, nous sommes d'accord: sur ce coup là, ma sélection manque totalement (encore, dirons certains) d'originalité... J'essaye de me rattraper pour la prochaine!



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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:21

Mon Dieu qu'elle est longue la liste des artistes qu'on découvre trop tard... La faute à une séparation. Un décès prématuré. A pas de chance, parfois, aussi.


On a tous une histoire à raconter au sujet de nos albums préférés. Parfois liée à son achat, parfois à sa découverte, parfois aux découvertes qu'il a entrainées.


Figure 8, c'est le seul album que j'ai découvert par deux fois. Oh oui, certes, il y a ces albums que j'ai écoutés, laissés de côté, et auxquels je suis revenu par la suite, plus mur pour les apprécier : Songs for The Deaf, Up the Bracket, The Queen is Dead...


Mais celui - ci je l'ai adoré les deux fois que je l'ai découvert.


En réalité, au détour d'une copie ratée, d'une archive mal extraite ou de je ne sais quelle mauvaise manipulation informatique, j'ai passé deux ans à écouter... un demi album d'Elliott Smith. « Figure 4 » quoi.

Là où se situait la feinte, c'est que cet album, intitulé Figure 8, se retrouvait du coup à posséder 8 titres - chose qui m'apparaissait logique. Et en plus, l'album s'achevait sur l'envolée de Stupidity Tries qui constituait pour moi une « envolée finale » comme je les aime, du genre dont je vous ai parlé récemment.


J'aimais beaucoup les autres albums d'Elliott Smith, certes, mais celui là c'était quand même celui qui me parlait le plus. Moins Folk, plus pop. Des orchestrations plus riches, dont feu Elliott profitait bien. Le pont de Son of Sam, l'intro (et ce que j'oserai appeler « le break » ) de Junk Bond Trader, le refrain et l'outro de Stupidity Tries... L'album voit Eliott s'éloigner de ses terres acoustiques et déployer une aisance mélodique fascinante. Doublée d'une certaine luxuriance des orchestrations qui magnifiait sa voix, qi cristalline et brisée à la fois... pour l'emmener bien loin de la discrétion d'un « Needle in the hay » par exemple. C'est déjà prégnant dans XO (son album d'avant), mais là, c'est vraiment de la pop pure et dure, de toute beauté. Il m'arrive de dire que c'est le meilleur truc que j'aie entendu depuis les Beatles... Je ne sais pas, moi-même, si c'est une blague ou pas.


La supercherie aura tenu 2 ans. (ou 3, je sais pas, entre les deux disons).


Jusqu'à ce que... je décide une première fois d'écrire cet article. Et que, histoire de pas encore me planter d'année (foutus albums sortis en décembre), j'aille jeter un œil sur Wikipedia. Stupeur : cet album contient en fait 16 titres.


La colère et la frustration nous faisant faire des trucs bizarres, Figure 8 a rejoint dès ce soir là ma discothèque. En vrai, en dur, en CD et en livret. Et j'ai été gâté comme un gamin de 5 ans un jour de Noël. J'avais droit à « mon » album, avec 8 bonus tracks en quelque sorte. Bien entendu, une crainte existait : que la fin de l'album soit décevante... Il n'en est rien. Sur cette « nouvelle fin » on s'offre le luxe de la petite envolée (« Can 't  make a sound » ), puis un petit instrumental terminal. Soit, réunis, les « concepts de fin » de rien moins que deux de mes albums préférés... OK Computer (Radiohead) et Adore (Smashing Pumpkins).

Cet album est d'une beauté surprenante, enregistrée par un Elliott qui voit s'éloigner ses vieux démons, et dont on sent qu'il espère lui aussi qu'ils resteront bien loin. Certes, ça ne l'empêche pas d'ouvrir le bal avec une chanson sur un serial killer, mais bon. Cela, si on y réfléchit, rend d'autant plus traumatisante sa triste fin. Elles sont nombreuses, les stars qu'on a découvertes alors qu'elles étaient déjà disparues. Mais elles ne sont pas si nombreuses celles dont la fin nous touche vraiment : Morrison, Lennon, ou même Cobain, sont certes décédés, eux aussi avant que je ne découvre leurs œuvres, mais bon, c'est comme ça, et ça a toujours été comme ça. Leur musique est c qu'elle est, et leur mort ne la transcende pas plus qu'elle ne la descend, c'est comme si l'artiste et son œuvre avaient toujours été dissociés pour moi.

 


Elliott nous offre sa version du "pourquoi Figure 8".



Mais à l'écoute de cet album, si beau, si limpide, et aussi si plein d'espoir... On se dit que la vie est une sale garce (mais la mort ne vaut pas mieux qu'elle d'ailleurs.)

Alors oui, j'aime cet album car... l'ironie du contexte me fascine. Le seul concurrent, en ce sens, c'est le « My Way » de Sid Vicious , eu égard au contexte : ce mec qui chante une chanson de vieillard mourant, à 21 ans, c'était déjà une provocation... Malheureusement trop juste. Rien que d'y penser, j'ai des frissons. Mais voilà.


Bien entendu, le fait est que mon histoire personnelle avec cet album fait que j'ai toujours l'impression d'écouter une sorte de double album dont j'aurais usé le premier disque jusqu'à la corde, et négligé le second... Mais bon, pourquoi pas. Si c'est le prix à payer pour que j'aie à ce point l'impression que ce disque m'appartient...


En l'écoutant, chaque fois, me revient cette idée : ah oui, elle est longue la liste des artistes qu'on a découverts trop tard. Et le problème c'est qu'elle ne peut que s'allonger.

 

 



Ca c'est l'idée que je me fais d'un pop song "parfaite".

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 11:28
Une annonce en direct de ma boite mail...

Madame, Monsieur,

 

Nous vous annonçons que la manifestation   MORRISSEY LE 02 JUIN 2009 A 20H00 A PARIS   pour laquelle vous aviez réservé des places auprès de nos services, vient d’être Annulée.

La vie est une chienne.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 12:30

David Bowie...

Ce nom veut dire tellement de choses maintenant. Figure emblématique, exemple type choisi pour le terme « touche à tout de génie ». Mais Bowie, c'est... l'artiste toujours en avance sur son temps, qui donne le la, qui lance la mode. Et quand par malheur il a eu l'idée d'avoir juste un peu de retard, il devient fer de lance, leader incontesté et incontestable. Chuter cent fois pour se relever cent, avec la manière en plus. 40 ans de carrière tout à la fois exemplaire et franchement Rock n' Roll, le talent mélé aux excès, la morgue et la classe, toujours.


Choisir 5 titres au cœur de 40 ans de carrière, ce n'est pas facile... Mais bon, autant essayer. Attention, sélection 100 % ressenti, option, poils qui se dressent sur les bras.



Life on Mars?


Ce morceau pour moi, c'est la pop dans son essence la plus pure et la plus directe. Ce piano délicat, puis ces cordes qui entrent en scène... Peu importent les paroles (je ne les connais d'ailleurs toujours pas vraiment), la musique et la voix forment un tout qui transporte... Et cela suffit amplement.

 

 






Rock n' Roll Suicide


C'est peut-être par ce titre  que j'ai compris, enfin, ce que signifiait le terme « album en tant qu'album » (album cohérent si vous préférez). Car cette chanson est pour moi l'archétype de la chanson de fin d'album. Finir sur une envolée, comme ça, qui laisse pantelant l'auditeur qui sait que c'est fini, j'en connais au final assez peu de cette qualité. Et même prise isolément comme je le fais ici, cette notion de final grandiose reste ancré dans ce titre, que je ne saurais écouter sans joindre le geste à la parole de Ziggy : la clope au bec, évidement.


 

 





Cracked Actors


Si Ziggy est l'album le plus souvent cité comme emblème du Glam, c'est pour moi Aladdin Sane qui recèle le plus de titres vraiment Glam Rock en fait. Et Cracked Actors, c'est l'emblème de l'idée que je m'en fais, moi, du glam-rock : un truc sexy, binaire, sexy, sulfureux, sexy, légèrement dansant. Et puis sexy, aussi. Un peu.

 

 



 


Station to Station


Apprécier la partie « Station to Station »  - « Lodger » de l'œuvre de Bowie, et par là j'entends, l'aimer sincèrement, l'apprécier, c'est un peu une sorte de Graal pour l'amateur de Rock. Disons une première étape, un Graal de bronze : c'est la marque que son ressenti approche d'un accord avec l'esthétique globale, car, avouons le, on a fait plus « easy-listening ». Station to Station, le morceau, j'ai trouvé moyen de bloquer dessus plus d'un mois entier, et au final, il me fascine toujours autant : des morceaux de dix minutes qui paraissent en durer 3, il n'y en a pas tant que ça. Et tous sont bons.*

 

 

 




 



Heroes


Outre la bande son d'une éreintante publicité pour un FAI, ce morceau fait surtout office de surprenante respiration au cœur de l'axe glauque évoqué plus tôt  et que d'autres appellent « Station to Station et la trilogie berlinoise ». Un morceau niais, mais niais questions paroles, mais qui joint la musique à la parole : il respire l'espoir et fait que, bon, ... on y croit.

Yes, we can be heroes, just for one day. (But a little longer would be nice).

 

 

 






* A noter que certains morceaux de trois minutes qui paraissent en durer dix sont bons aussi (Hapiness is a Warm Gun), mais pas tous (tout Calogéro)

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 19:36

 Ma chère Polly Jean (tu permets que je t’appelle Polly Jean ?),


 

 

Ca fait maintenant quelques années que je suis ta carrière d’un bon œil. Depuis un peu avant « Uh uh her » si tu veux. Et je dois l’avouer, moi j’aime bien ton côté rocker. Rockeuse, pardon. Mais d’un autre coté, tu ne m’as jamais autant plu que sur « Stories from the city, stories from the sea ». Autant dire que mes sentiments vis-à-vis de toi sont assez confus. Quoique non : Je t’aime, Polly, ça c’est une certitude, mais bon, des fois plus, des fois moins. Ce sont les aléas de toute relation.

 

Alors quand l’autre jour, je suis venu te voir sur scène, je ne savais pas à quoi m’attendre. Parce que bon, quelque soit la Polly que je préfère, je n’ai connu que la Polly "d’intérieur". En live, bon, qu’est ce que ca pouvait donner ?

 

Bon, ok, on peut le dire, c’est pas…. La « vraie Polly » qu’on a vu, vu que le concert c’était « PJ Harvey and John Parish » (chose que tu t’es empressée de rappeler a peine arrivée sur scène, annonçant par la même qu’on aurait pas droit à mes titres préférés, mais autant te l’avouer : je m’en doutais.) Mais cela n’empêche que c’était la première fois que je pouvais te voir, comme ça. Tu étais, permets moi de te le dire, ravissante dans cette petite robe. Bon, Pieds nus, aussi. Au moins, on était raccord avec le clip de « Black Hearted Love », le morceau que vous nous avez balancé direct dans les oreilles.

 

Mais bon, quelque chose était… bizarre. Tu étais, certes belle et talentueuse, mais pas tout à fait conforme à l’idée que je me faisais de notre rencontre. Mutine et légèrement bravache.

 

Car vois-tu, PJ, quand je pense à nous deux, je ne te vois pas comme l’allumeuse que tu as incarné ce soir, cette fille qui séduit pour mieux se dérober… comme tu l’as fait, par exemple, dansant aux quatre coins de la scène, durant la partie instrumentale de « A woman a man Walked by », moment profondément bipolaire, ou tu nous hurlais « I want your fuckin’ ass » avant de te mettre à tourner et virevolter comme une danseuse de boîte à musique dans un mauvais téléfilm de Noël.

Non, quand je pense à nous, tu ne te dérobes pas comme ça… mais par contre, bien présente, « entière », tu es là pour t’imposer, pour rappeler qu’on doit compter avec toi et qu’on a pas intérêt à te marcher sur les pieds, parce que sinon… non, pas « sinon tu t’en vas », mais « sinon je vais en chier ».

 

Alors voilà… certes, Ska l’a déjà dit, et je ne fais qu’en donner ma version, mais si j’ai vu PJ Harvey ce soir là, et ait apprécié franchement le concert (sauf quelques passages, ou il y avait une cantatrice d’opéra un peu chiante qui prenait ta place, Polly), ne serais-ce que pour la prestation des musiciens et l’ambiance bastringue de la Nouvelle – Orléans créée à grands renforts de fumées denses et d’éclairages ocre… Ma chance, aussi, de découvrir une salle agréable, même si on y crève de chaud.

Et puis ce fut aussi l’occasion de voir sur scène un demi – Pixies, et ça aussi c’est une chance.

Au final, déambulant, éreinté par la chaleur de la salle et la moiteur du dehors, j’ai réfléchi à notre relation, Polly. Et je me suis dit que ce soir, il y avait maldonne. Donc, promis, la prochaine fois que tu passes, je te redonne une chance, mais ce coup ci, juste toi, moi (et 1500 autres), mais toi seule sur scène, avec ton répertoire à toi toute seule. Et on verra bien si je suis toujours aussi prompt à t’apporter mon amour.


 

Soyez assurée, ma chère, de l’assurance de mes sentiments distingués (soit : bises),


 

Guic’ the old.

 


 

 

 



Plus de PJ et JP au Bataclan ICI, et aussi ICI.

 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 00:01
Le 9 Septembre, faudra commencer à courir...

Comme vous le savez déjà surement tous, les « fameuses » rééditions remasterisées des albums des Beatles sortiront le 9 Septembre prochain. 10 ans que tout le monde les attends, et les voilà, enfin, elles vont exister, ça y est, on va encore perdre une arlésienne du Rock.

Mais bon, en fait, tout le monde s'en fout, et dans l'idéal, il faudrait carrément boycotter l'événement. Pourquoi ? Plusieurs raisons à ça.

 



1. Parce que c'est trop tard : elles seraient sorties il y a 10 ans, je sais pas, ça aurait pu être une bonne idée doublée d'un succès, mais faut pas déconner non plus ;presque tout le monde s'accorde à dire que le CD c'est mort. Et c'est maintenant que ca se réveille du côté d'EMI : ça sent vraiment l'opportunisme, ça, de publier enfin un truc que les auditeurs réclament depuis dix ans au moment ou ils se désintéressent du support.



2. Parce que c'est l'occasion ou jamais d'acheter les éditions pas remasterisées. Ben oui, avec la sortie de ces nouvelles versions, selon toute logique, ça devrait enfin faire baisser les prix des premières éditions CD... Ce serait trop bête de ne pas enfin les acheter, vu qu'elles passeront peut être pour la première fois sous la barre des 20 € (mais pas sous les 15, faut pas déconner)



3. Parce que les éditions Remasters des Doors : elles sont sorties en 2007, et étaient déjà dans les bacs à soldes. La cause ? Un pur massacre. Pourtant c'était marqué sur la pochette que ca a été supervisé par les 3 Doors survivants et leur producteur de l'époque. Mais bon, « mon » L.A. Woman ne se trouve pas gratifié en intro de Kriegger grattant God Save the Queen. Alors sachant que la il n'y en a plus que deux des survivants, et que Yoko s'en sera surement mêlée... Fuyons.



4. Parce que de toutes façons, ce sera pas « mes » Beatles. C'est quand même pas n'importe quel groupe. Le premier contact avec eux est déterminant, c'est un truc unique... Et certains de leurs morceaux, je les ai écoutés des centaines de fois, j'en connais le moindre détail... Certes de la version CD et pas vinyle, mais bon... C'est ça, « mes Beatles ». Ce sont ces versions qui m'accompagnent depuis des années... Et ont assuré une grande partie de ma formation musicale. Alors bon, quand bien même ils seraient entrain de me proposer une Rolls pour remplacer ma R5 j'ai trop de liens avec elle pour la laisser.



5. Parce que c'est une initiative de Mephistophéles. Ou Baal, je sais pas.  Parce que bon, le vrai fan des Beatles, le Paulisdeadophile, sait que, quand même, les Beatles c'est plus intéressant à l'envers qu'à l'endroit.* Alors si on prend la date de sortie de ces remasters : 9/9/9, retournez les, c'est le nombre du démon !! Alors gageons que les remasters du Double Blanc seront truffés de messages subliminaux qui engendrerons une nouvelle « Manson Family ». Pour éviter le massacre, Gardons-nous d'écouter ce carnage annoncé.


 


En plus, y en a qu'on a vraiment pas envie d'entendre "Remasterisées"...



* Le snob qui n'aime pas les Beatles, le dit aussi. Mais bon.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 22:00

Remarque préliminaire: même probleme avec Deezer que pour AC/DC. La norme originelle va devenir exception, je le sens.



Faut -il que mon esprit soit pervers pour que je m'inflige ainsi, dès la seconde séance, la pire des tortures ? Sélectionner 5 titres des Beatles, dans la discographie, certes pas la plus grosse qui soit, mais la plus riche et la plus complète, quand même ? Déjà, sélectionner mes 5 albums préférés serait un supplice...

(Non, je déconne : Help, Rubber Soul, Revolver, White Album, Abbey Road)

 


Je dois quand même avouer que je suis le premier à être étonné de ma propre sélection, au final. Aucun titre de Revolver, ni du double blanc dans la sélection de base. Tout simplement, surement, parce que la sélection est trop ardue à faire au cœur de ces chefs d'œuvre. (Bizarrement, c'est plus facile au cœur de Sgt Pepper)


Mais bon... C'est une de mes convictions personnelles que les Beatles, plus que tout autre, est un groupe avec lequel chacun élabore un lien très personnel... Mais c'est quelques chose sur lequel je reviendrai sous peu. Dans la semaine, par exemple. Passons à la sélection.


A hard day's night


Tout d'abord, parce que c'est l'essence de la pop music. Une chanson simple, couplet refrain couplet refrain pont refrain refrain. Ensuite, pour cet accord d'ouverture, qui résonne un rien, et qui finalement marque à jamais. Enfin parce que c'est à l'heure actuelle encore mon record personnel en Blind test, la seule chanson que j'aie reconnu en moins d'une seconde.* Rien que pour ça, je devais la choisir (à noter qu'elle a écarté au tout dernier moment Eight days a week.)



 



The Word


La voilà, ma perle à moi, mon trésor enfoui. Bon, il est pas enfoui bien loin, ce n'est pas une obscure face B... Juste un des morceaux non single-isé de Rubber Soul (mon fétiche !). Un morceau qui, littéralement, me fascine, car totalement banal (ou presque, aucun morceau des Beatles n'est vraiment « banal »), paroles sévèrement niaises, mais... une descente de guitare délicieuse en arrière, un rythme saccadé du plus bel effet... Bon, écoutez, et puis voilà !

 



A Day in the life


Bon, j'étais obligé. C'est vrai que c'est objectivement un des morceaux les plus aboutis du groupe. De plus, en le plaçant, je satisfais tous ceux considérant que mon mépris de Sgt Pepper est la marque de l'infamie sur ma pauvre tête. Mais la raison est plus... scientifique, pour moi. Tous les amateurs éclairés connaissent la façon dont a été élaborée cette motée de cordes finales (les amateurs non éclairés sont invités à jeter un œil sur Wikipedia) : notes de départ et d'arrivées communes à tous les instruments, seule consigne, monter dans les aigus, mais le chemin de notes emprunté est laissé à la liberté de chaque musicien.

Et ça rend de façon magnifique. Moi qui déteste cette forme d'intellectualisation de la manière de composer (L'analyse doit pour moi être une conséquence de la musique et pas son processus de cration), je me retrouve à chaque fois le cul par terre à la fin de ce morceau. Indispensable.

 

 

 

 



Something


Un jour j'ai eu le malheur de dire à un pote que « je devais surement être en train de vieillir, car plus le temps passe, plus je me sens plus Lennon que McCartney ». Ce à quoi il a rien trouvé de mieux à répondre que « T'en fais pas... l'étape suivante c'est de devenir plus Harrison. »

Le pire c'est qu'il avait raison, ce con. Dont acte.

 

 

 



I want you (She's so heavy)


Juste parce que c'est le meilleur morceau de rock planant qui soit pour le détesteur de Pink Floyd que je suis. Enfin, planant... c'est hypnotique, légèrement glauque, parfois nerveux, souvent tendu, virevoltant avant de tomber plus lourdement... Le dernier grand chef d'œuvre de l'ère Beatles issu de l'esprit dérangé de Lennon. Bon, le fait est que j'ai longuement hésité. Mais le fait que le medley McCartnesque soit effectivement un medley et non pas un titre en soi a permis de faire le tri. Mais ca m'a fait mal au cœur de devoir abandonner par la même le solo de batterie le plus drôle du monde, sachez le.

 

 




Reste cependant un regret : aucune ballade dans cette sélection : en choisir une aurait été trop crève cœur, ou alors j'aurais du feinter, faire un top 5 des Top 5 des Beatles... bon, bref, quand même, je m'autorise 5 ballades Beatlesiennes : Yesterday, For no one, In my life, Girl, et You've got to hide your love away.


 

On finit sur un petit bonus : The Dirty Mac - Yer Blues

 

 

En l'honneur du Rolling Stones Rock n' Roll Circus, un supergroupe reprend le « Yer Blues » du White Album : Lennon au chant, Clapton à la guitare, Keith Richards à la basse, et Mitch Mitchell (du Hendrix Experience) à la batterie. Grande version.

 




Concluons : j'avais promis de faire court dans cette sréie, mais faire court quand on parle des Beatles s'apparenterait presque à un crime de lèse-majesté dans mon système moral personnel. Désolé.




* Le seul autre titre pouvant rivaliser, c'est "Les lacs du Connemara" de Sardou, que je reconnais au second coup de vent.

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