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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 02:00

C’est marrant… Ce site existe depuis un peu plus de quatre ans, et si je regarde en arrière, je me dis que c’était il y a une éternité. Depuis, des choses on changé, certains sont tombés au champ d’honneur dit de la vraie vie, et puis, bon, tout le monde change, tout le monde évolue.

 

Mais parfois, c’est la nostalgie qui me gagne quand je repense à cette époque où, finalement, on écrivait tous par goût et par besoin de parler plus que par envie d’être lu. Ah, les débuts des blogs… Sorte d’île de Lost avant la découverte du Smoke Monster : tout le monde « content » d’être là, chacun se découvrant des points communs avec les autres, une sorte de bonne humeur de type do it yourself, la simplicité, et puis, bon, on est pas des milliers, faut bien s’entraider.

 

Ah, c’était loin. Simple. Pur. Parce que personne n’avait rien à foutre des blogs et de leur pseudo-influence. Puis tout s’est mis à … changer. Les gens ont commencé à prendre les blogs au sérieux. Les blogueurs ont commencé à se prendre au sérieux. Les journalistes ont commencé prendre les blogueurs au sérieux. Les blogueurs ont commencé à se prendre pour des journalistes. Les maisons de disque et boîtes de com’ ont commencé à faire croire aux blogueurs qu’elles les prenaient au sérieux.

 

Et là, ça a commencé à puer parce que quelque chose de pourri (au royaume de l’Internet musical) se planquait sous le tapis.

 

Voilà où nous en sommes. Comme tout mouvement du rock, la blogosphère s’est fait rattraper par l’entertainment et tourne trop souvent à vide.  Comme le psyché en 70, le punk en 80, le grunge en 94. Il n’y a pas non plus un effort grandiose à effectuer pour se rendre compte que :


-         Les blogs étaient beaucoup plus agréables à lire quand le sérieux et certaines campagnes de promo abusive (échouant à ce que tout le monde parle du même truc sans intérêt au même moment) n’avaient pas encore pris le dessus sur la personnalité de chacun.


-         C’est bien mignon que d’être en rapport avec les boîtes de com… mais tout de même : Je n’avais jamais eu autant l’impression d’être pris pour un con que quand j’ai reçu il y a peu ce magnifique mail que je vous résume ainsi : « Chers blogueurs, XXXX a sorti son nouveau clip, visible ici. Faites-en bon usage. » (Le pire pour moi, c'est le côté tacite de la dernière phrase. Et, surtout, pas de merci, non, un bel impératif auquel ne manque qu'un "sinon…" – Peut-être que je prends les choses trop au pied de la lettre, me direz-vous, mais pour moi les mots et les tournures ont un sens. Et quand on veut faire de la communication, c'est le minimum que de savoir en jouer.)


-         Finalement, il sera toujours plus enrichissant, intéressant et en accord avec mes principes et ma passion d’écouter pour la millième fois un album des Kinks ou même des Smashing Pumpkins que la dernière nouveauté qu’on cherche à me vendre…


-         Et ce, parce que… les blogs permettent de découvrir des trucs, mais n’offriront jamais le paratexte qui va avec : l’histoire qui se construit dans une vie personnelle autour de la découverte d’un disque, le mythe qui ondule parfois autour dudit disque, tant de choses qui ont a mes yeux autant d’importance que la musique elle-même, toutes ces choses qui font que finalement, c’est vers le rock que mes goûts musicaux se sont tournés et pas un autre style.

 


C’est pourquoi j’ai décidé de m’offrir le luxe d’un an de retour aux sources. Aux sources de ce blog, aux sources du Rock, aux sources de la passion et du fun.

Et je vous invite bien sur à me suivre…ICI.

 

Remarque : Laisseriez-vous… ne ferme pas ses portes pour autant. Je sais bien qu’un de ces quatre j’aurais une inspiration soudaine qui ne cadrera pas avec la ligne éditoriale de ma résidence secondaire, auquel cas je me montrerai évidement en ces pages à nouveau.

4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 16:05

Cette année, je ne me suis pas rué sur mon bilan de 2010. Car il n'a rien de bien original: 2010 était, musicalement, une année bromure. Mais je me devais le faire, symboliquement. En effet, en 2011, Laisseriez-vous… sera mis en veille, avec des publications un peu moins fréquentes (quoi? C'est possible? Oui oui…).

Mais ne vous en faites pas, c'est juste que je vais me consacrer à un projet parallèle qui risque de me prendre un peu de temps, et dont je vous parlerais plus en détails en temps et en heure mais vous en faites pas, "en temps et en heure", c'est sous peu. J'y reviens bientôt. Enfin bref.

 

 

Finalement, en 2010… Je crois que le sentiment le plus présent fut la frustration: frustration de ne pas arriver à écrire, de ne pas rencontrer de grands disques, de voir les artistes dont j'attendais quelque chose publier des albums médiocres, bref, j'ai fulminé, ralé, me suis un brin refermé sur les valeurs sures, en 2010.

 

Restent quelques disques, cependant, de cette année qui ne restera pas dans les annales.


 

Harlem – Hippies.

 

http://www.popnews.com/popnews/harlem-hippies/harlem-hippies.jpgIl est mon disque de l'année pour des raisons devant autant à la qualité qu'à la symbolique: ça n'invente rien, cet album reste, finalement, une simple compilation de chansons (mais bon, Rubber Soul aussi)… Mais quelles chansons! Rafraîchissantes, joyeuses, sautillantes, simples et drôles. Du sourire sonore, une superbe découverte, un de ces disques dont on sait qu'on ne convaincra personne qu'il est un chef-d'œuvre, mais qu'on écoutera et réécoutera avec plaisir et régularité.

 

Ecouter en priorité: Cloud Pleaser, Someday Soon, Gay Human Bones

 

 

 

MGMT – Congratulations:

 

http://www.artistikrezo.com/images/resized/images/stories/redac3/mgmt_congratulations_200_200.jpgC'est simple, je n'attendais rien de MGMT.Et dans cet album, on trouve de tout. De l'inventivité accessible, surtout. La preuve qu'on peut avoir des ambitions musicales en continuant à trousser des mélodies qui apparaissent dès la première écoute, sans avoir à en passer par le syndrome de Stockholm du Rock – Critic1. Un plaisir, une folie, un moment agréable, un grand disque.

 

Ecouter en priorité: Brian Eno, Flash Delirium, Siberian Breaks

 

 

 


Viol – Welfare Heart

 

http://img.over-blog.com/300x251/0/32/02/56/Images-2/26768_1380572919594_1390051708_1046119_5434097_n.jpgC'était au début de l'année. J'en avais parlé, et, finalement, cet album ne m'a a aucun moment quitté. Au contraire, il a été rejoint par d'autres albums du sieur Violin, des d'avant se faisant plus présents, des d'après gagnant leur place. Mais toujours, au milieu, celui-ci. Que je n'écoute certes plus dans son intégralité – enfin, quasiment jamais dans osn intégralité. Mais certains de ses titres furent écoutés, en boucle et en boucle, tout le long de l'année. Toujours aussi beaux, convenant à tous les temps. Un album imparfait, mais un album qui a fini par m'appartenir (déjà qu'au début on était que 5…)

 

Ecouter en priorité: Make me believe in Santa Again, The Flavor of Love, The Bridge.

 

 

 

Rendez-vous… sous peu (j'allais mettre demain mais je peux rien promettre) pour trois autres albums.

 

 

 

 

1 Le syndrome de Stockholm du Rock – Critic est un phénomène particulier, lié à la fréquentation d'autres Rock-Critics. Prenons un disque, disons de pop indé electro ambiant depressive. Le Rock Critic voit que d'autres amateurs de musique tels que lui l'encensent. Devant ce fait, il décide de l'écouter – et le trouve inaudible. Cependant, ces gens ne peuvent pas l'avoir encensé sans raison – le Rock-critic se dit qu'il a du passer à côté de quelque chose. Il réécoute donc ce disque, à la recherche de quelque chose de marquant. Une fois, dix fois, vingt fois, il se force à écouter ce disque atroce pour comprendre pourquoi. Finalement, à force de séquestration de lui-même en compagnie de ce disque, i finit par lui trouver des qualités, voire commence à aimer ce disque. Il finira par rédiger une chronique dithyrambique de cet album "audacieux" dans laquelle "inaudible" aura été remplacé par l'expression consacrée "difficile d'accès". Critique qui contaminera à son tour d'autres Rock-Critics.

Exemples 2010: Gonjasufi, Sufjan Stevens, Zola Jesus . Les études montrent également que 60 % des artistes responsables ont un nom à la con (Zola Jesus. Pourquoi pas Balzac Buddha tant qu'ils y sont. Non mais.)

16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 12:21

http://lyricsfever.net/images/b/billy-corgan--img-m03e04ddc8b286938d63dc83dd77f785a.jpg Encore une fois, G.T. a eu idée d'une chaîne qui n'en est pas une, encore une fois j'ai eu envie de contribuer… Mais cette fois- ci je le fais.

 

Donc c'est censé être une "Carte d'identité musicale". Mais bon, en fait ça permet de publier un truc sans trop réfléchir, en attendant validation des autres articles (désolé de te décevoir Xavier)

 

C'est parti

 

Musicien que vous admirez le plus :  Alors là… J'aurais tendance à dire Paul McCartney, même si ça tient un peu de la réponse par défaut. Parce que réussir a faire ET Yesterday ET Ob-la-di Ob-la-da, ça force mon respect.

 

Groupes / artistes qui ont le plus compté dans votre adolescence (5 max.) :  Smashing Pumpkins, Radiohead,  Beatles, Muse (eh oui.) (+ Smiths si on considère qu'à 22 ans j'étais toujours adolescent)

 

Styles musicaux favoris :  Rock. Pop-rock. Punk-Rock. Jazz-Rock. Power Pop. Hard Rock. Metal. Le Rock, en gros. (Non, j'ai pas dit "Le Rock, quoi"!)

 

Un album : Adore, des Smashing Pumpkins (marrant y a encore quelques années j'aurais dit Mellon Collie sans me poser la question un instant. Je dois vieillir)

 

Une chanson : Ca ça pourrait facilement changer du tout au tout d'un quart d'heure sur l'autre… Ces derniers temps, "Across the Sea" de Weezer.

 

Une oeuvre classique Free Bird, de Lynyrd Skynyrd (du classic-rock, finalement) – Non mais sinon, dans un manque total d'originalité, le quatrième mouvement de la cinquième symphonie de Beethoven (En même temps j'écoute quasiment pas de classique, alors…)

 

Groupes / artistes qui vous ont le plus marqué (par ordre d’apparition dans votre vie, et 15 max.) :  Smashing Pumpkins, Radiohead, Beatles, Oasis, Metallica, Bowie, Weezer, Who, Queens of the Stone Age, Pixies, Libertines, Clash, Le Peuple de l'Herbe, Nick Cave, The Smiths, The Pogues, Gainsbourg, NTM.

 

L'artiste qui vous a le plus fasciné en live : Arcade Fire, Fourvière 2007 je dirais. Si on parle bien de fascination.

 

Plaisir coupable (3 max) :

 

Generation Swine, de Mötley Crüe. (Oui, là c'est hardcore quand même)

 

Dancing with myself, de Billy Idol

 

Certains des morceaux de la mauvaise période de Gainsbourg, genre "Five Easy Pisseuses".

 

Jouez-vous (ou avez-vous joué) d’un instrument, si oui, le(s)quel(s) : Je suis l'heureux possesseur d'une guitare. Mais ayant des mains de boucher, je m'en sors mieux avec une basse, bien que n'en possédant pas.

 

Ce que vous préférez en musique :  Les morceaux qui vont crescendo pendant 5 à 10 minutes et qu'à la fin tu es là à te dire "Whaou putain c'était trop bon, faut que je le remette", mais que si tu le remets, tu reviens au début où c'est calme et ça te parait chiant, et donc tu laisses tomber… Mais quand tu y reviens ça te refais le même effet (I know it's over, Stairway to heaven, Free Bird…) Et ceux qui te font le même effet en moins de cinq minutes (While my guitar gently weeps, Go to the mirror…)

 

Par quel biais découvrez-vous de nouveaux artistes et albums :  Blogs, Net, Journal, et on l'oublie un peu, mais les vraies gens aussi jouent un rôle primordial. Quand même.

 

Lisez-vous toujours la presse musicale (si oui, quels magazines) : Rock & Folk forever, Voxpop aussi un peu.

 

Combien de temps passez-vous à écouter de la musique : Trop. Cette question est absurde. Qu'est-ce qu'écouter? Le disque que je mets en fond en lisant, je le compte avec un coeff 0,5? Si c'est en jouant à la console, coeff. 0.25? Et vraiment attentivement, coeff. 2? En fait, la réponse ça doit être ça:

 

Toute la journée

–        quand je regarde des séries ou la télé

–        ma demi-heure de radio, le matin pour les infos

–        quand je dors (et encore, je m'endors avec la musique…)

--------------------------------------------------------------------------

Temps passé à écouter de la musique.

 

 

 

 

Hors de votre univers musical :

 

 

Groupe / artiste “respecté” que vous n’avez jamais supporté :  Massive Attack.

 

Styles musicaux que vous détestez le plus (3 max.) :  Le trip-hop m'emmerde avec la dernière énergie. Disons, dans l'ensemble, toute musique dont les amateurs se prennent au sérieux (c'est pour ça que je pourrais jamais détester le métal, alors que d'autres styles qui me plaisent plus, je pourrais en être dégouté par ses fans. )

 

Genre musical qui ne vous a jamais touché, mais que vous ne méprisez pas pour autant :

Je crois qu'on a légalement pas le droit de dire que le jazz c'est chiant, sous peine d'être radié, non? Alors on va le mettre là.

 

Ce qui vous rebute le plus en musique :  L'absence d'énergie, la molesse. Ce qui ne veut pas dire la lenteur. Mais il faut qu'il se passe quelque chose, à un moment, sinon ça va pas.

 

Chanteurs que vous détestez viscéralement (5 max) (On sent bien que c'est G.T. qu'a fait le quiz, parce que c'est pas "artistes", ou "groupes", mais "chanteurs", donc un appel du pied à caler Sardou ou Obispo):  Pour moi, ce sera:

Supertramp, Bono (après 1993), Chris Martin,

 

Trois tubes que vous haïssez plus que tout (vous avez beau être pacifique, le simple fait de les entendre vous donne des envies de meurtre) :

 

Tout Supertramp, mention spéciale pour "Dreamer".

Another Brick in the wall part. 2 (j'en peux plus, beaucoup trop entendu)

Grégoire, "Toi plus machin, plus truc, plus tout le monde, plus …" (J'ai jamais vraiment aimé les maths en fait)

 

C'est pas "plus que tout", c'est juste que ce sont les premiers auxquels j'ai pensé.

 

Pour finir sur une note positive, vos dernières grandes claques musicales cette année (3 max.) :  

Cette année?

Les deux albums d'Ernesto Violin.

Le dernier MGMT (grosse claque parce que j'en attendais rien, mais alors rien…)

Et puis… Ben disons l'album de Someone Still Loves you Boris Yeltsin, parce qu'il est vachement bien.

(Et le Harlem, aussi, mais c'était pas trop un claque, un très bon album, mais pas une claque)

 

 

Bon, ben voilà, une bonne chose de faite.

 

Un peu de musique pour la route:

 

 

20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 14:37

A peine ai-je recommencé à publier avec un brin de régularité que je m'offre le luxe de partir en vacances pour un temps.

 

Sale feignasse que je suis.


Retour prévu... un de ces quatre (à chaque fois que j'annonce un truc ici, je tiens pas mes promesses, que c'en est effrayant), avec (en vrac), des compte-rendus de concert (Nada Surf, Harlem, et bien évidement Rock en Seine), des articles à base de prise de têy

te sur les Smiths et Weezer (analyse sociologique vendue à part), et, peut-être, le retour de "Le Rock-Critic est un con?" mais vous réjouissez pas trop, il risque d'être de la même veine que le dernier en date: introspectif, empli de doute, mais qui met le doigt là où ça fait mal.

 

Let's go today... In a heartbeat!

 


22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:00

Voilà.

Voilà voilà voilà… Nouveau design (« très pro » qu’on m’a dit…), nouvelle bannière (« digne de ce nom » qu’on m’a sorti) … Voilà… Bon ben plus d’excuse pour rien foutre alors… Va falloir envoyer de l’article, du scoop saignant, de l’analyse sérieuse et tout ça…

Pas sur que ça soit vraiment une bonne idée ce changement de design…

Bon, allez, bienvenue sur le Nouveau « Laisseriez – vous votre fille coucher avec un Rock-addict ? », le blog que ne changera plus de design… Jusqu’à la prochaine fois.

En attendant, je tiens à remercier publiquement Christophe / Mario, qui derrière ses névroses floodeuses et sa folie furieuse cache un cœur d’or, et qui m’a construit cette sublime bannière alors que j’en étais encore à « donner » dans la phrase « S’il te plaît, tu pourrais juste me donner un coup de main pour la bannière ? »

 

Bon, au boulot. Laissez moi juste deux jours pour me remettre en jambes.

7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 21:00

Revenons en donc à la "collection Philippe Manoeuvre".

 


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/4/5/9782842303549.jpg

Forte de … 2 titres, cette collection a publié "Cabala, Led Zeppelin occulte", de Pacôme Thiellement. Alors, je sais pas vous, mais moi, on me dit "Led Zep occulte", tout de suite je pense 1. Aleister Crowley, 2. Passer "Stairway to Heaven" à l'envers. Rien de tout cela dans ce livre, mais une sorte de longue, longue, longue étude sur le rapport entre la musique de Led Zep et la majorité des cultes païens passés, présents, et surement à venir. Pour résumer: ce livre qui utilise plus que de raison l'adjectif "hermétique" en son sens premier (relatif à Hermès, le Dieu, pas les foulerd, donc), l'est plus d'une fois en son sens second. A esquiver, sauf peut-être, au cas ou vous ne connaitriez pas l'histoire de la pochette intérieure de Led Zep 4 et le miroir. Je l'y ai découvert, je suis fan.

 

 

 


 http://www.canalb.fr/shows/un-poco-too-much/garageland.jpg

L'autre titre, c'est le « Garageland » de Nicolas Ungemuth, compilation sous forme de livre format 45 tours de tous les « Swinging London » passés et surement à venir, soit donc la rubrique sur les gloire souvent éphémères de la pop 60's, tous ces one hit wonders de type Easybeats et de nombreux autres. Si ce liovre n'est pas forcément une extraordinaire mine d'informations utiles (en fait, il l'est si on cherche des infos sur des groupes dont on ne soupçonnait même pas, en général, l'existence), il permet surtout de redécouvrir de nombreuses petites pépites du temps passé, et s'avère finalement un parfait symbole du retour « aux chansons plutôt qu'aux albums » auquel on pourrait croire assister ces derniers temps.

 

 

 

 

 


http://www.garage-gibraltar.ch/perso/ecrits/iggy.jpghttp://www.garage-gibraltar.ch/perso/ecrits/david.jpgTiens, d'ailleurs, en parlant de Nicolas Ungemuth (dont on ne sait toujours pas comment se prononce le nom, va falloir que je me décide à écrire à Rock & Folk), il ne faudrait pas faire l'impasse sur les deux mini biographies qu'il a sorti sur Bowie et Iggy Pop, ça se lit tout seul, le bougre réussit même parfois à proposer un angle de vue ou une approche original, bref, c'est pas cher, ça se lit vite, et c'est bien. Jettez vous dessus. Surtout le Bowie.

Sans compter que chacun de ces deux petits livres offre en fin un compilation de critiques de la discographie du sujet, et qu'on y retrouve la verve si réjouissante de celui qu'on appelle, dans ces pages, par devers-soi, "le cousin Nico" (y a bien tonton Philippe…)

 

 

 

 


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/3/9/9782351640937.jpgRestons chez Rock & Folk et évoquons donc le petit volume publié par Basile Farkas et son comparse Josselin Bordat: Le petit livre de la mauvaise foi musicale. Et là, franchement, il y a pas à dire…Mon "parlez – vous le Rock – Critic?" au même titre que les Lexiques du Guide du Rockeur de G.T. peuvent aller se rhabiller fissa. Si, si. Ce livre, pour l'amateur que je suis, n'est rien moins qu'une bible extraordinaire de vachetés, de vannes perfides car tout à la fois méchantes et justes, bref, un bonheur. D'ABBA à ZZ Top (logique), on assiste à un enfilage de définition toutes plus malines et drôles les unes que les autres (et quel ne fut pas mon plaisir en voyant: "Album de la maturité: troisième album qui se vend moins bien".).

Je pourrais vous citer tout le bouquin, quasiment, mais vais m'abstenir, et vous encourage, si jamais vous tombez dessus au détour d'un rayon, à vous jeter sur les définitions / liste de "pochette", "paroles", ou "nom (de groupe)"… Le bouquin finira à coup sur dans votre bibliothèque le soir même. Bon, le seul bémol que je pourrais voir, c'est le côté hermétique de certaines définitions pour le non-initié… Lire: "Nigel Godrich: producteur de Nathalie Imbruglia", perso, ça me fait éclater de rire… Je pense pas que ce soit le cas du commun des mortels.

 

 

 


 

http://www.yodawork.com/images/EDITIONS%20GENERALES%20FIRST/zf/9782754008198R1.JPGEnfin, on ne saurait éviter d'évoquer "Le Rock pour les Nuls", somme documentaire que nous livre notre estimé collègue Nicolas de chez Crosstown Traffic. Le premier truc qui fait que ce livre est bien, c'est le fait de citer ce blog dans l'annexe "Sites Internet", ce qui flatte mon ego (on y retrouve également SysTooL, Arbobo et bien d'autres…) et pas qu'un peu.

Ensuite, soyons bien clairs: je pense que tout passionné de musique Rock a un jour envisagé vaguement d'écrire ce genre de livre sur l'histoire du Rock. Et, même si l'on sait pertinement qu'on ne peut pas tout y mettre… tout ce qui n'y est pas nous saute aux yeux: "Pourquoi cette criante absence des Smashing Pumpkins, quand même Blink – 182 est évoqué ?!" hurlais-je dans ma chambrette l'autre jour, feuilletant l'index.

Disons que ce livre porte bien son titre, et constitue une formidable porte d'entrée. Plein de choses à y apprendre, même moi j'y ai découvert des trucs, des noms de groupes que j'avais délaissé, et d'autre part, c'est quand même assez exhaustif du point de vue genres, et, pour une fois, ça fait  vraiment plaisir de voir le Hard Rock (même le plus mauvais) vraiment évoqué, et pas juste au détour d'une vanne. En effet, c'est pas parce que Mötley Crüe c'est naze que ce n'est pas un groupe Important (sans Mötley, pas de rejet de Mötley, et donc pas de Grunge, je vous le dis.) par exemple.

Le livre est formidable et quasi exhaustif (du point de vue litanie de groupes importants) sur les années 60 – 70, très bon sur les 80 et un peu léger sur les années 90, mais c'est vrai que… Enfin bon. Pour résumer, ce livre est très bon, le problème c'est que je suis tellement maniaque que ses défauts (l'absence des Pumpkins, ou "Angel Dust" dans les dix albums les plus importants de tous les temps (un peu de modération, un semblant d'objectivité siouplaît)) me sautent aux yeux. Reste que, courrez –y l'acheter, même si c'est pour l'offrir à votre sœur. Ce bouquin est extrêmement réussi pour l'entreprise délirante que c'est, ce serait trop bête de le négliger.

 

Allez, Fini de parler bouquins. Pour un an encore?

(Faute de temps, il y aura un peu de latence avant la fin du bilan annuel. Veuillez m'en excuser)

6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 21:00

Une fois par an n'est pas tout à fait coutume, parlons bouquins. Parce qu'au final, je le réalise maintenant, en 2009, j'en aurais bouffé du livre sur le Rock. Et pas qu'un peu.

Plutôt que de vous en livrer de longues critiques complètes et exhaustives comme je sais si peu les faire, je vous propose de passer en revue les plus et les moins les hauts et les bas accueillis cette année par ma bibliothèque.

 

Nous sommes jeunes nous sommes fiers, la culture jeune d'Elvis à Myspace, par Benoît Sabatier.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51IPoYbLI8L._SL500_AA240_.jpgVoilà, ça a commencé avec ça. Un énorme pavé sur l'évolution de la culture jeune, écrit par le rédac chef adjoint de Teknikart, et, promis, je l'avais déjà acheté quand je m'en suis rendu compte. Et franchement, si la somme documentaire est impressionante, j'en suis ressorti avec une sorte de goût amer, à cause d'un livre qui… sent un peu le vieux. Une sorte de côté assez réac, qui est là pour soutenir une thèse tout à fait honorable, par des moyens qui le sont moins.

L'idée c'est de considérer 1984 comme une année charnière avec, dans cette année là, Madonna, Mickael Jackson et MTV qui explosent… Et les dérives associées qui vont avec. Et, pour moi, pas de problème, je veux bien y croire. Mais chercher à faire de l'avant 1984 un monde idyllique de productivité et d'art pur et dur, pour l'opposer à un après 1984 purement mercantile et basé sur l'exploitation et l'abêtissement de l'ado commun et de son porte feuille, on a connu plus fin, et, surtout plus vrai.

Heureusement d'ailleurs que Cobain a fini par se suicider, il est le seul à trouver grâce aux yeux de l'auteur, pour qui chaque personne rencontrant le succès est forcément le pillard des idées des anonymes, d'Elvis aux Beastie Boys.

Je passerai rapidement sur le bien fondé de l'idée de prendre Taxi Girl comme exemple parf&ait de cette évolution: un groupe connu d'une personne sur six et apprécié d'une personne sur douze, on a fait mieux.*

 

http://pan5.fotovista.com/dev/5/5/03676755/l_03676755.jpgAlors évidement, derrière ça, souillé (beuh, Teknikart) et piteux, je suis revenu vers la maison mère: "Génération Rock & Folk, 40 ans de culture rock".. Il me faisait de l'œil depuis un bout de temps, je me sentais mal, pas sur de moi, piteux, vaguement honteux, je me suis pas fait prier. Bon, faut être lecteur régulier pour apprécier toutes les subtilités, mais les autres peuvent apprécier aussi. Parce qu'outre le destin (bourré de remous) d'un magazine qui, qu'on le veuille ou non, est historique, c'est surtout 40 ans de pop qui sont réusmés ainsi, des évolutions, des trains pris en marche ou ratés, des aiguillages mal agencés, un récit fascinant entrecoupé d'extraits d'articles pour certains quasi mythiques , de "Je chante le Rock électrique" aux fameux "40 pires groupes de Rock".

Bon, la continuation logique, derrière ça, ça reste le fait que j'aihttp://medias.fluctuat.net/livres/44/4418-medium.jpg lu, oui, je l'avoue, "Dur à cuir", le recueil d'articles de Philippe Manœuvre, que, je dois l'avouer, j'ai adoré. Car il faut pas oublier qu'avant d'aller se pavaner tout en Ray – Ban et T-shirt Stones sur la plateau de la Nouvelle Star, tonton Philippe fut avant tout un journaliste de Rock à la plume alerte qui a vu du pays. Et qu'il aille à un concert de Status Quo ou suive Mötorhead en tournée de concert ou Gainsbourg en tournée des bars, il a (avait, malheureusement), une gouaille typique au service de la création d'un personnage, d'un "rock – critic" à moitié mythomane dont on suit les aventures avec plaisir…

Et n'oublions pas non plus les extraits de la rubrique "simplet", véritables collection d'anathèmes et d'aphorismes sur les singles de l'époque dont certains sont (malheureusement) encore d'actualité…

Bref, un grand moment de réjouissance… qui malheureusement laisse vite place à la rancœur à la lecteur de n'importe quel édito de n'importe quel R&F de l'année (sauf celui sur la proposition de l'ouverture de coffee shops pour lutter contre la crise, celui là c'était drôle au moins.)

 

De Tonton Philippe à la "collection Philippe Manœuvre" des éditions Hoebecke, il n'y a qu'un pas, que constitue ce paragraphe. Mais nous verrons cela demain.

5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 21:00

Voici donc la suite... et c'est ici que les dates risquent d'un peu se brouiller...



Arctic Monkeys – Humbug

 

http://4.bp.blogspot.com/_BFUfxr95HAU/SpZOe03MfkI/AAAAAAAAAJ0/8S6P8ubMT1Y/s320/arctic-monkeys-humbug-300x300.jpgEh ben... Pour un groupe qui jusqu'à présent m'avait pas plus convaincu que ça, le retournement de situation est grandiose, y a pas à dire. Moi qui trouvait les albums précédents trop longs, pas assez fin, trop... trop chiant pour le premier, trop bourrin pour le second. Et là, enfin, un album mélodieux mais sombre, puissant mais sans être bourrin... un album quasi – parfait. Au point que non content d'avoir l'album, le 45 tours de Crying Lightning (avec une reprise de Nick Cave en face B)... Quand j'ai appris que Cornerstone sortait en EP avec 3 inédits, je me suis rué dessus. Un groupe à même de me faire acheter, sans attendre la baisse de prix ou l'occase, 3 de ses disques dans la même année, voilà qui se fait très très (trop) rare.

 

 



Sunset Rubdown – Dragonslayer


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Bizarrement, la grosse découverte de l'année, à l'occasion d'une visite chez le disquaire (et pas n'importe lequel, mais le disquaire le plus « in » des bords de Rhône). Alambiqué, chargé sans être lourd, tout empli d'une voix vibrante et émouvante, beau, envoutant. Je ne sais pas comment le mettre plus en valeur qu'en vous disant de vous ruer dessus... Mais vraiment, un album splendide, plein, parfait ou presque (juste le dernier titre qui est un peu long, mais tout ce qu'il y a avant est si grandiose qu'on pardonne.)

 








Peter Doherty – Grace / Wastelands.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51LvIPmIDeL._SL500_AA240_.jpgC'est tellement cliché en fait, que c'est à peine étonnant de la part de Doherty... Faire un troisième album (oui, personnellement, je considère les Babyshambles comme étant déjà plus ou moins sa carrière solo, donc pour moi, ça c'est le troisième album qu'il sort en solo...), dit « de la maturité » en acoustique. Quoiqu'il en soit, et au delà des clichés comme des préjugés, c'est surement le meilleur album qu'il ait sorti depuis sa première couverture de Voici. Un album qui, par génie du timing est sorti pile au bon moment: un album printanier, qu'on apprécie d'écouter en voyant les arbres retrouver leurs feuilles, en flânant dans la rue, tranquillement... et dont on profitera encore au printemps 2010, plus intrigué qu'inquiet pour la suite de la carrière du mec pas coiffé préféré de ces pages.

 



 

Sparklehorse and Danger Mouse – Dark Night of the Soul.


 

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Un album bizarre, foutraque, avec une liste de guests longue comme un jour sans pain (mais un jour sans pain qui ferait plaisir. Alors certes, on s'y perd un peu, le passage d'un morceau contemplatif à une petite bourrinerie ne se fait pas toujours sans problème, et pourtant, la magie opère, on se laisse prendre dans le tourbillon, on s'excite à l'idée d'être surpris, pris à revers par le morceau suivant, et on finit par se laisser emporter dans un voyage aussi bizarre que réjouissant. Et bizarrement, quelques mois plus tard, on se surprend à avoir envie de remettre un petit coup de voyage dans la platine.

 

 

 

 


 

Et tout ça, sans oublier le Years of Refusal et le Swords de Morrissey, le Century of Self de Trail of Dead, le Nico Teen Love des BB Brunes, Et bien sur A tout moment d'Eiffel, sur lequel je voudrais pouvoir m'épancher plus longtemps, mais à part dire que c'est un grand album prouvant que le Rock français existe et est loin d'être moribond, je vois pas quoi dire d'autre.

Demain, on parle bouquins. Enfin, on commmence.

4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:00

Interessons - nous ici aux albums qui m'auront accompagné dans l'année, avec ici en gros lle premier semestre. Je n'ai pas forcément les dates de sortie précises en tête, donc ne m'en voulez pas. De toutes façons, cette remarque reste valable plus pour la deuxième partie, je sans même pas pourquoi je l'écris ici...



Franz Ferdinand – Tonight Franz Ferdinand

 

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J'en avais parlé à l'époque, et, si je n'écoute plus cet album aussi souvent que j'étais susceptible de l'écouter en Janvier dernier, mon avis n'a pas vraiment changé à son sujet. Cet album a été la vraie bonne surprise du début d'année, un album qui, pour un album de Franz Ferdinand, se montre franchement abouti, au point, comme je le disais à l'époque, d'être une sorte d'album pas concept avec un concept. Quelques ajouts électro, suffisamment pour paraître original sans pour autant dénaturer le côté purement binaire de la musique de FF et... et puis merde, cet album est tout simplement foutu de me faire danser, et ça, c'est déjà énorme.

 

 


 

Jarvis Cocker – Further Complications

 

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C'est bizarre... J'adore sans mesure aucune les deux albums britpop de Pulp (Different Class et His n' Hers), mais pas le Pulp d'avant, ni celui d'après. Et le premier album solo de Cocker, mis à part « Cunts are still running the world » (peut – être son meilleur titre), c'était pas ça... La raison? Malgré des paroles géniales, des rythmes trop lents, bref des morceaux pop, ok, mais pas assez entrainants pour le gars convaincu via « Common People » que je suis resté. Et là, un album de rock, étonnamment dur de la part du dandy pop des 90's, la faute à la production de Steve Albini, surement, mais en tout cas de morceaux très lourds, et pourtant entrainants comme on en attendant de l'auteur de Disco 2000. Et à côté de cela, des ballades, douces mais pas chiantes, dans lesquelles l'accent de prof d'anglais de Jarvis est si limpides que les paroles se dévoilent d'elles – mêmes, et ça, moi, perso, j'aime.

 

 

 

 


Les Wampas – Les Wampas sont la preuve que Dieu existe


 

Mon album préféré des Wampas, c'était, et en fait ça rhttp://www.spirit-of-rock.com/les%20goupes/L/Les%20Wampas/Les%20Wampas%20Sont%20la%20Preuve%20Que%20Dieu%20Existe/Les%20Wampas%20Sont%20la%20Preuve%20Que%20Dieu%20Existe.jpgeste, Chicoutimi. Celui de tous les hymnes (Oï, For the Rock, Jalabert, etc...). Et ce dernier album est le seul à l'heure actuelle à même de receler du même potentiel hymnique: Elle est où ma loge?, Les Wampas sont la preuve que Dieu existe, bref, tout ce qui fait la formule Wampas: des mélodies simples des paroles à peu près aussi drôles que fondamentalement cons (c'est pour ça qu'on les aime)... Alors autant reprendre en coeur U.N.I.V.E.R.S.A.L. Et oublier cinq minutes la recherche à tout prix d'une musique fine ou intelligente ou de bon goùt, et juste apprécier une bonnne fois pour toutes un disque dont la grande qualité est le fun. Et on en a bien besoin.

 

 


 

Rivers Cuomo – Alone II

 

http://www.waxx-music.com/photos/editorial/chroniques/web/Rivers-Cuomo-House-recordin.jpgLa grosse déprime de l'année, quand même, non? A la fin de l'année sortait le dernier Weezer... décevant, selon la majorité des avis, décevant mais avec quelques morceaux à sauver, eh, oh, quand même, selon quelques autres. Ce second, c'est le mien, mais je rajouterai quand même super déprimant, vu l'opus solo enregistré en live in the garage dont le nerd binoclard préféré des amateurs de pop-rock nous avait gratifiés en début d'année... Symboliquement,, 2009, c'est un peu comme les années 2000 en résumé pour Cuomo et Weezer... Au début, on avait notre nerd binoclard loser et dépressif mais bourré de talent pour écrire des titres qui remuaient les tripes d'entre autres le nerd binoclard loser et déprimé que j'ai été et resterai toujours un peu, et en fin 2009 il est marié, apaisé, a découvert les joies de la méditation et sort des titres auxquels on a beaucoup plus de mal a croire. Raison supplémentaire de chérir cet album, parce qu'on va quand même pas souhaiter qu'il arrive malheur au petit Rivers.




 

Viol – Love Boat

 

On va pas en reparler, et surtout je ne serais pas capable de faire une critique ni objective, ni très avisée de cet album, mais il est important pour moi qui suis surement le plus « mainstream » de http://2.bp.blogspot.com/_Uxg-z1DnraA/Sj0rG7wPxnI/AAAAAAAABB4/Qs5F93qnF7A/s200/LoveBoat.jpgce côté de la blogosphère, de rappeler que cet album se place parmi mes préférés de l'année passée, que c'est (répétons nous), un petit bijou, que pour un album autoproduit, les arrangements sont tout à la fois très bien trouvés et très bien gérés (quand on voit le nombre de mecs signés qui, quand ils mettent des violons ou de l'orgue juste histoire d'en mettre, sans savoir ni qu'en faire ni trouver un mec foutu d'en jouer correctement, on hallucine de se dire que VIOL se démerde par lui-même)... Bref, je ne saurais tarir d'éloges (quoique le seul fait que j'aime cet album alors que je ne suis pas plus folk que cela devrait suffire), mais je vais me limiter à ça: c'est l'album idéal pour se réveiller avec une énorme gueule de bois, quand le soleil filtre déjà à travers les volets.

 

(La Suite Demain...)

3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:29
http://www.evasion.cc/images/blog/evasion/happy-new-2009.jpg

Si je voulais me la péter, je dirais que, moi, au moins, j'ai attendu que 2009 soit achevée pour faire mon bilan de cette année. La vérité c'est que je suis totalement à la bourre, et, surtout, avouons le tout net: 2009 c'était pas très bandant.

 

Je ne sais pas, c'est bizarre. Entre des sorties attendues qui se sont montrées décevantes, des découvertes réjouissantes, et quelques très bonnes surprises... Ce fut une année bizarre, et assez peu complète. Disons surtout que je crains ne pas avoir été dans le bon état d'esprit: cette année, j'avais envie d'aller de l'avant, de bouger, pas de me lamenter sur ma condition de loser pas foutu d'accorder une guitare correctement...

 

Voilà, si je dois retenir une chose de cette année c'est bien celle là: le revival rock 00's touche à sa fin, mais ses conséquences se font déjà sentir: foin de garage bands dans tous les sens (it's so passé), et les survivants qui avaient un album à sortir cette année, suivant la ligne déjà tracée par leurs seconds albums (ou pas): Arctic Monkeys vers un rock plus posé et plus tendu sous la houlette de Josh « dans tous les bons coups » Homme, Franz Ferdinand assume son côté disco rock à grands renforts de bidouillages électro, et l'ami Pete Doherty, histoire de conclure la décennie qui aura fait de lui un symbole (de quoi, on verra en 2010), nous sort le classique album acoustique de la maturité et de la rédemption, comme si, a défaut d'y arriver par la désintox, Pete a eu besoin de la musique pour comprendre ce que voulait dire sobriété.

 

Le revers de la médaille, c'est qu'on perd un revival pour finalement en gagner un autre: l'indie – rock est de retour.

Bon, je suis d'accord, ce n'est pas un revival au sens premier du terme, ce genre n'a pas disparu avant de revenir, mais, sans doute parce que le rock est redevenu médiatiquement à la mode ces derniers temps, les albums qu'on pourrait classer comme indie ont eu droit à plus d'exposition que jamais cette année.

 

Conséquence directe: en Décembre 2009, la seule phrase que j'aurais eue à la bouche si j'avais eu à parler des derniers albums dont j'ai entendu du bien était la suivante: « C'est pas parce que Sonic Youth a sorti un album pourri cette année qu'il faut encenser n'importe quel crétin qui a enregistré un album avec les guitares en open tuning et la voix sous – mixée, quand même, merde, soyons sérieux... (ad lib). »

(Kurt Vile, si tu me lis...) Vous imaginez pas à quel point, en cette fin d'année, le concept même d'open tuning me gonfle, ni à quel point entendre une voix mixée en arrière est foutue de me faire couper le son direct. Pas étonnant que j'aie finalement passé mon mois de Décembre à écouter des vieilleries des années 70, l'époque ou on pensait encore que si la voix portait les paroles, c'est bien que c'est pas « un instrument comme les autres » (rhaa ça m'énerve quand j'entends dire ça....) En effet, conséquence habituelle de l'indigestion de disques de fin d'année, une certaine amertume personnelle à l'écoute de certains trucs...

 

Enfin bref. Là j'ai a peine esquissé le bilan que déjà j'ai presque rempli une page, donc je sens qu'on va découper ça en plusieurs partie, histoire de pas vous accabler trop.

 

Reste que 2009 fut pour moi à l'image de ces dernières années : une permanente oscillation entre la gargarisation de choix esthétiques et la jubilations de trucs pas glorieux mais qui me plaisent tellement... et l'attente, toujours, l'attente d'un truc pouvant mêler les deux, ce truc si rare. Ce truc qui, en 2009, ne sera arrivé qu'à … quatre ou cinq reprises... Mais on détaillera cela demain.  Oui, ce bilan sera une série dite (A suivre...)