Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:35

http://www.buffalospree.com/Blogs/Talk-about-Arts/November-2009/The-Box-Tops-In-Niagara-Falls-Friday/alex-chilton-sized.jpgLa faucheuse ne prend décidément jamais de congés. Déjà, elle ne respecte pas les fêtes sacrées (Vic Chesnutt, le jour de Noël), mais maintenant elle s’en prend aux autres fêtes.  Et ce coup-ci,  elle s’est carrément attaquée à la plus Rock n’ Roll des fêtes. La mort d’Alex Chilton pour la Saint Patrick, c’est pas le meilleur des cadeaux. A la rigueur, je crois que j’aurais encore préféré un chapeau Guinness ridicule.
 

Alex Chilton est né William Alexander Chilton le 28 décembre 1950, à Memphis. Le fameux berceau du Rock. Alex Chilton a réussi à scorer dans les deux catégories les moins enviées qui soient dans le Rock. One Hit Wonder 60’s, à 16 ans, avec les Box Tops, pour « The Letter ». Membre d’un groupe culte des années 70, ensuite, avec Big Star.


Ah… Big Star
. #1 Record et Radio City. Deux albums comme deux classiques confidentiels, qu’on découvre souvent par un détour presqu’infini au sein d’une quête musicale guidée par la seule curiosité. Alors que Big Star, de par son influence sur les générations d’après, on en entend, en quelque sorte, presque tous les jours. Mais voilà deux albums qui ressemblent furieusement à des anomalies. Deux albums de pop tout à la fois « lumineuse et mélancolique », d’une simplicité désarmante et aux mélodies imparables (In the Street est à ce sens un chef d’œuvre), dont on a du mal à croire qu’ils sont effectivement parus en ce début des années 70 où le monde n’a d’yeux que pour le Hard Rock et le Glam. La pop semble morte et enterrée, certes pour mieux renaître, mais Chilton, avec Chris Bell, puis sans lui, parvient à sortir deux albums beaux, simples, émouvants, et qui semblent appelés à ne jamais vieillir.
 

http://3.bp.blogspot.com/_tRg73iZIquM/Syd84URAyKI/AAAAAAAAd_M/5WyLgAgppiw/s320/big+star+debut.jpg

Après un troisième album et la dissolution (la vraie) de Big Star, Chilton mènera une carrière solo qui, bien qu’il se voit érigé petit à petit comme parrain d’une nouvelle scène musicale (en gros la power pop et une partie de la pop indé), restera finalement assez confidentielle (quel artiste américain à succès viendrait signer sur un label indé français, je vous le demande ?)

C’est bien des années plus tard, 30 ans après la sortie de « Radio City », que, sous la houlette des Posies, il se décidera à donner une suite à l’aventure Big Star, avec  l’album « In space ».

Et le voici mort, le 17 Mars 2010, des conséquences d’une crise cardiaque, à la Nouvelle – Orléans. Naître dans le berceau du Rock pour finir ses jours dans celui du jazz, à même pas 60 ans…

 http://riekels.files.wordpress.com/2009/07/big-star-radio-city-album-cover.jpg


Je me sens au final un peu ridicule d’en savoir aussi peu que ça sur Chilton. L’impression de ne pas être digne de me sentir touché par sa mort. Pourtant, parmi tous les groupes des années 70 que j’ai eu l’occasion de découvrir, seul Big Star me touche ainsi. J’aime bien des groupes de cette période. Pourtant, aucun ne me donne l’impression d’être mien. Black Sabbath, Led Zeppelin, les Pistols, Clash, voilà des groupes que j’aime admire et respecte, mais… Seul Big Star, avec ses mélodies tendres, son inclinaison à la mélancolie, sa vision sentimentale des choses, et pourtant ce côté rêche qui perce de temps en temps…  Est capable de me donner l’impression de me parler, à moi, à 30 ans de distance.


J’aurais voulu être triste, vraiment, pour les disparus de la musique depuis le début d’année… Et je ne le suis que pour celui dont, finalement, tout le monde à l’air de se foutre un peu. Et cette mort et d’autant plus ironique que je ne connais quasiment aucun album capable de rivaliser avec
#1 Record pour agrémenter la sensation que peuvent faire ressentir les premiers crépuscules printaniers. Trop vieux pour que ce soit  surprenant, trop jeune pour qu’on s’apitoye vraiment, trop oublié pour qu’on en parle, et surtout une mort trop banale pour faire rockstar (contrairement par exemple à son ancien camarade étoile filante Chris Bell.)

Autant dire qu’il meurt comme il a vécu. Dans un silence qui finalement ne dérange que ceux à qui il parlait droit au cœur.

 

Et si comme moi vous avez une fâcheuse tendance à découvrir les gens seulement une fois qu’on a parlé d’eux pour cause de décès, une rapide playlist (tirée presqu’exclusivement des deux premiers Big Star) : 

 

Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 10:43
Eh oui, contrairement à annoncé il y a même pas 24 h, je sors de ma réserve. Mais comprenez moi: certes, en 2009 on a perdu Ron Asheton, Lux Interior, Bashung, etc... Et bizarrement, là, alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ça me touche plus que tout.


C'est pas qu'Oasis était un groupe vraiment important à mes yeux, ce n'est même pas un de mes groupes préférés de tous les temps, mais... sur mon parcours initiatique du rock n roll ce doit être le troisième ou quatrièmpe groupe que j'ai croisé.
(What's the story ?) Morning Glory est quand même un album que j'adore, et rentrant dans ce cercle très fermés des albums "parfaits", c'est à dire ces albums dont j'aime toutes les chansons, chaque note, chaque mot, chaque pont.

Mais bon, c'est surtout que... Oasis était un groupe pas comme les autres: non contents de la clamer dans "Live Forever", c'était vraiment le groupe que je croyais increvable, revenu de tout, et plus fort que les autres: ni les dissensions, ni les égarements musicaux, ni les changements de line - up, ni l'insuccès ou la ringardisation prématurée n'avaient eu raison d'eux... jusqu'à présent.

Finalement... C'est un peu comme quand un couple d'amis, ensemble de longue date, décide de se séparer, alors qu'on les croyais unis pour toujours. D'un coup, on a beaucoup plus de mal à croire en l'amour. Eh bien moi, aujourd'hui, j'ai beaucoup plus de mal à croire en la force démentielle du Rock n Roll.

Voilà: je suis comme foudroyé à l'idée que ce groupe ne vivra pas éternellement. Mais bon, ne regardons pas le passé avec rancoeur. Quelques hymnes, une paire d'album fondamentaux, un style reconnaissable, et tant de choses. C'est bizarre: personne est mort, et j'ai du mal à ironiser. Enfin, si: c'est pas la première fois, donc peut-être que dans 6 mois on les verra se repointer dans le coin. Sait - on jamais.
Faut pas que j'oublie qu'ils nous ont (et surtout m'ont) offertt quelques unes des chansons respirant le plus l'espoir que je connaisse.

Prenons en une comme ça, pour se dire que, ben voilà.







Cet article manque d'interet, OK, mais c'est pour marquer le coup. Et accuser le coup, aussi

Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 19:51

Note au lecteur occasionnel :

si tu es un fan hardcore de Mickael Jackson et que tu arrives ici au hasard d'une recherche Google, passe ton chemin. S'il te plait.

Idem si tu es fan de Coldplay, mais ça, c'est juste parce que je suis un connard sectaire. Cordialement.



Alors ca y est. Mickael Jackson, le King of Pop, l'idole des trentenaires nostalgiques (avec, bien évidement, Casimir) a passé l'arme à gauche. Et que ça va y aller de son hommage posthume, de son ode au génie de la pop, de  condoléances en remerciements, ad lib.


Certes, je ne saurais que trop me réjouir de voir enfin un peu de reconnaissance suite au décès d'un musicien d'ailleurs qu'en France, et ces hommages nous changerons de l'énième émission hommage à Claude François, de l'ultime reportage télé sur la carrière de Mike Brandt, ou du biopic de trop sur Dalida*. Mais bon, d'un autre côté, je sais bien que quand mourront les grands (du moins,  ceux que je vois comme grands), les Lou Reed, les Bowie, les Iggy... allez, 3 min en fin du journal de Pernault ?


Enfin, reste que la mort de MJ est surtout... un exemple type de tout ce qu'il ne faut pas faire pour vivre une belle mort en Rock. D'où l'affliction qui me touche aujourd'hui.


En même temps, remarquez... C'était le King of Pop. Pas le King of Rock, a fortiori, encore moins le King tout court. Parce que bon, quand on doit te trouver un surnom parce que t'es le meilleur... King, ca vient tout seul. Mais bon, un King il y en avait déjà un. King II ca passe moyen... Donc, allez, King of Pop. Ce qui est d'ailleurs assez ridicule, parce que ce « of pop » est ultra réducteur... C'est un peu comme le gars qui a un poste super élevé pour diriger personne. Un directeur de département avec 3 employés au dessous de lui (dont un stagiaire et un qui attend la retraite). Un mec qu'on surnommerait  The Voice ... mais of Speed Metal. Bref, ca perd de l'ampleur, bref, MJ c'était un peu le Albert de Monaco de la musique.

Mais bon, on s'en fout, « King » (of pop ou autre), c'était juste là pour rappeler à Prince qu'il était moins bon.

 

Il voulait faire croire qu'il venait en paix...

 


Reste que... quand on se fait ainsi surnommer, la comparaison est O-BLI-GA-TOIRE !! Alors c'est que, je te le dis, si jamais tu me lis de là ou t'es (en haut, en bas, ou sur l'ile de Lost, peu importe)... t'as raté ton coup mec. T'as pas pensé qu'on allait faire la comparaison, quand t'as commencé à te gaver de médocs dans ta propriété privée (même si la tienne, elle est en dépôt de bilan) ?  Manquerait plus qu'on apprenne d'ici quelques années que t'es mort, en plus, dans les lieux d'aisance, et qu'en 1990 t'avais proposé à Bush père de dresser une liste des communistes et irakiens bossant avec toi, tiens.


Bon, si, t'as quand même été original sur un truc. T'es mort ni en pleine gloire, ni après avoir pris ta retraite, mais entre les deux. Pas avant tes 40, pas après tes 60, 50, pile, bravo. Bon, OK, il y aussi un certain Elvis, qui lui aussi préparait une nouvelle tournée, mais... passons. Le seul problème, c'est qu'on est ni dans la grande surpise du au jeune âge, ni dans la souffrance de voir quelqu'un qu'on aime chuter (enfin, sur toi ca se voyait plus depuis longtemps, ok), donc... on s'en fout un peu. Alors venant de toi qui nous sortait des plans marketing dont un élève de HEC complètement bourré n'oserai même rêver**... c'est décevant, tu l'admettras, quand même !


A la rigueur... Je dis bien à la rigueur... T'as quand même l'effet de surprise avec toi. Tu nous a fait un peu une Bon Scott. Mourir comme un autre, mais à un moment ou on s'y attendait pas trop. Surtout que tu prévoyais ton grand retour ! Mais... (t'as compris que je te laisserai rien passer, non ?) mais tout ceux qui se sont offert le luxe de mourir en phase de grand retour, ont fait quelque chose, avant de clamser. Morrison venait de sortir avec les Doors son meilleur album depuis 3 ans (à l'échelle de l'an 2000, ce serait depuis 10 ans). Johnny Cash a livré les American Recordings, quand même !!  Tiens, en voilà un exemple. Cash était au fond du trou, oublié par certains, lâché par d'autre, il se remet le pied à l'étrier, publie 4 premiers volumes extraordinaires, et... meurt juste avant la sortie du cinquième. Célébration, hommages, biopic, tout ça. Mais toi, non. T'as rien fait pendant dix ans, on attendait rien de toi, et on a même pas eu l'occasion d'avoir l'impression d'un retour, t'as pas réussi à faire un seul concert avant de jeter l'éponge de la vie... Tout ce qu'on sait sur ton retour, c'est que tu voulais une chorale d'enfants qui parle le sourd muet. Euh... non. Qui « parle la langue des signes » qu'ils avaient dit au journal. Au moins ça,  ça m'aura fait marrer. Mais bon, on sait pas pour quel titre tu voulais ça. Thriller, peut - être.

 

 

 

Mais ce qu'il veut vraiment... C'est du cerveau frais!!!

 



Et puis tiens, j'en parlais il y a 3 minutes... les biopics, t'y as pensé ? Non, évidement. Attends, Mike, t'as une vie de rêve pour faire un film. Une enfance de star, mais enfance pourrie... Avant de se muer, en solo, en génie visionnaire et milliardaire... puis la chute, irrémédiable, dans les bas fonds tant moraux que financiers (et rajoute moi des failles psychologiques, des scandales graveleux, et des scènes de chirurgie trash à la nip/tuck)... C'était le moment de revenir, mais non, toi t'as préféré overdoser ou un truc du genre, on ne sait pas encore trop quoi. Et pour tout dire, on s'en fout. On a même pas envie de crier au complot, pas envie de se dire qu'il y a du mystère. T'en as conscience de ça ? T'en as conscience que le public va sortir de la salle de ciné en se disant que c'était pas mal mais que la fin était à chier ? Et encore, faudrait qu'il vienne. Un film pourri qu'on va voir juste parce que c'est pas cher parce qu'en ce moment c'est la fête du cinéma, voilà ce que ça va être ton biopic !


Ouais, je parle de biopic, parce que bon, on va pas parler musique non plus. Parce que bon, ton retour sur scène était un peu comme celui de RATM, privé de nouveaux morceaux, on se doute bien qu'on va pas être assailli d'inédits, de nouveautés... Juste le conventionnel : un nouveau best of, une promo exceptionnelle sur un de tes albums (4 ,99 €, de préférence un de ceux qui s'est le moins vendu, genre le dernier), peut-être un live inédit. Mais ca va pas faire bézef. Mais faisons confiance aux gens de ta maison de disques, ainsi qu'à ton entourage et à tes ayants droit...Sachant que parmi tes deux ex-femmes, on se dit bien qu'il y en a au moins une qui doit s'y connaître en gestion de patrimoine. Neverland ou comment se faire d'un coup Disneyland et Graceland dans la même journée.


Bon, allez, on va te laisser reposer en paix. Là où t'es, tu pourras peut être enfin régler tes problèmes psycho en collant une bonne rouste à ton daron - juste retour des choses. Mais par contre va pas faire chier le vrai King, parait qu'il est super balèze en karaté. Non, pas en karaoké, en karaté.



Non, quand même, j'suis salaud. Tu nous aura laissé quelques pétites.


 



Voir aussi:

L'hommage de G.T.
L'hommage d'Arbobo
L'"hommage" de Christophe




* Oui, j'ai remarqué ça, mais... quand à la télé il y a des hommages à des artistes disparus, c'est toujours à ceux que j'aime pas. Combien d'hommage à l'horripilant blondinet bondissant pour un hommage à Brel ? Combien de Dalida pour un Brassens ? Et le pire, c'est que Johnny est encore vivant... Imaginez la suite.

 

** Et t'approprier les bonnes idées, hein ? Quand je vois plein de gens félicitant ta « géniale » utilisation du morphing dans le clip de Black & White alors que merde, c'est quand meme l'informaticien, ou l'ingé image qui l'a fabriqué le vrai génie... Personne pour dire que toi, t'as juste eu une idée qui coûte cher en fait.

Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 00:01
Keith John Moon (23 Aout 1946 - 7 Septembre 1978) - The Who, Batteur.

Ah... ça fait bien longtemps maintenant qu'on a pas été faire un tour un tour du côté du cimetière des Rock Stars. Un vrai tour, j'entend, les deux dernières « Mort en Rock » parlant de personnes encore vivante, du moins physiquement.

Ca fait donc... depuis Janvier que je n'ai pas abordé avec vous le monde fabuleux des décès de Rockstar.


Pour la peine, et pour vous montrer que je me fous pas de vous, premier (et plus conséquent) volume d'un diptyque de la mort en Rock, avec des effets spéciaux dignes d'Hollywood. En espérant que ça motivera Chtif à revenir


Soyons clairs : les Who sont le groupe de Rock le plus Rock n' Roll qui ait jamais existé. Alors que les Stones, les Mötley Crüe, et tout ça, ceux qu'on appellerait les "sulfureux" se sont longtemps amusés à faire des conneries comme saccager des hôtels, sniffer des trucs bizarres, se travestir... Les Who (et plus particulièrement Keith Moon, oui), ont fait la même chose, sauf que : eux, au moins, sont allés jusqu'au bout, et sont mort d'une façon presqu'aussi conne qu'un téléviseur jeté du troisième, directement dans la piscine du Hilton.


Keith Moon est connu pour être un des rockeurs les plus déjantés, les plus dangereux, les plus fous qui aient jamais été, héritant ainsi du surnom de Moon the Loon. Le petit Keith John Moon est né le 23 aout 1946, à Londres. Sa jeunesse est agitée : hyperactif, il ne s'interesse qu'à la musique, et, si certains de ses professeurs (enfin, ceux qui ne le croient pas attardé) sont surpris par le jeu bordelique qui fera au final sa réputation, les écoles d'art ne le sont pas. Il abandonne les études, sans diplôme, à 15 ans, rejoint les Who à 17, connaît le succès à 18, se marie et devient père à 20.Impossible de savoir quand précisément il a commencé à se droguer, à picoler, mais par contre on sait qu'il a toujours eu le jeu anarchique et unique qui a fait sa réputation. On sait qu'il adorait chanter même s'il chantait foutrement mal.

 

Et je peux vraiment casser TOUT CA ?!


Moon est aussi connu pour ses frasques que pour son jeu. Il est toujours de bon ton de rappeler, pour montrer qu'on connaît ses références, que c'est lui qui a donné son nom à Led Zep. De rappeler que non, c'est pas vraiment sur qu'il ait conduit une Rolls dans une piscine (que c'était peut etre un lac, peut etre une Lincoln, que cette histoire en cumule peut etre plusieurs autres.). De rappeler que présumant de ses forces, et refusant de se limiter à un demi cachet (parce que non, c'etait pas n'importe quel drogué, c'était Keith Moon), il est tombé dans les pommes en milieu de concert et est resté amorphe en fauteuil roulant pendant 2 jours après, en 1973, suite à un mélange Cognac / Anesthésiant pour cheval. Qu'il avait loisir de louer des costumes d'officier nazi, et se brouilla avec Steve McQueen quand il s'introduisit dans sa propriété de Malibu « pour refaire « La Grande Evasion » ».


Ce qui est sur, c'est qu'en 1970, il a roulé et tué son ami et garde du corps Neil Hammond, et, même s'il s'agissait d'un accident, ne s'en est jamais vraiment remis.


Et c'est marrant comme tout le monde en reste là : Moon, le batteur doué, chaotique, fou,... mais tellement attendrissant. En oubliant totalement que les Who étaient entièrement soudés autour de lui. Plus jeune du groupe, plus fou, oui, mais aussi le membre du groupe que les trois autres appréciaient sans réserve pendant qu'ils se tiraient dans les pattes. A croire que les Who se sont jamais séparés de son vivant pour pas avoir à débattre de qui aurait la garde du gosse, et, surtout, pour pas le traumatiser.

Keith Moon, finalement...un grand enfant...


Le groupe, présent pour l'aider à sortir de la dépendance dans laquelle il s'enlisait : regardez la séquence Barbara Ann dans le documentaire « The Kids are Alright » pour voir à quel point ils sont autour de lui pour qu'il se reprennent.Ils le laissent chanter et même Townshend rit tellement c'est mauvais.


Le 7 Septembre 1978, de retour d'une avant-première à laquelle il avait été convié par Paul McCartney, et de retour à son appartement de Curzon Place, London, au 9, appartement n° 12. L'appartement où Mama Cass Elliot est décédé.

Alors qu'elle faisait la sieste sur le sofa (Keith étant un gros ronfleur), sa copine Annette, se réveille, et inquiète du fait d'un appartement trop calme, tente de réveiller Keith... Vous imaginez la suite.


L'autopsie confirmera l'overdose de Clomethiazole (Heminevrin). Son docteur lui en avait donné 100 comprimés, à prendre selon sa convenance, pour lui contre sa tendance à l'alcoolisme. On en retrouva 32 dans son estomac. Ah, vivre dans l'excès...


Lors de la cérémonie funèbre, Roger Daltrey fera preuve d'un humour qu'on ne soupçonnait pas chez lui, en offrant une couronne funéraire qui fera mémoire dans l'histoire des couronnes funéraires : une bouteille de Champagne encastrée dans un poste de télévision.


Keith Moon, légende du Rock internationale, est morte il y a trente ans exactement. Mais ça, évidement, à la télé, évidemment, personne n'ose le dire.




Allez, on se quitte avec un double hommage vidéo. L'un, pour ses frasques, l'autre, pour son talent.

 




 


Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:55

ou "C'est pas parce qu'on est pas mort qu'on est vivant", ou plus simplement : « Kill your idols ».


J'ai écrit il y a pas longtemps qu'on déteste toujours ce qui nous renvoie à ce qu'on a pu être. J'ai écrit aussi qu'on reste marqué à jamais par la musique qu'on écoute quand on quinze ans. J'ai écrit qu'un de mes plus gros chocs musicaux fut de recevoir OK Computer pour mes 15 ans.


Je ne vous ai jamais menti. Sur ce coup là. J'ai juste caché une partie de la vérité.


OK Computer n'était pas tout seul ce jour là. Il était accompagné de Showbiz de Muse et de Black Market Music de Placebo. Deux albums que j'ai tout autant révérés... à l'époque. Car le présent n'est pas toujours beau à voir. On devrait vivre le présent en oubliant tout du passé.


Placebo, Muse. Deux groupes que j'aurais forcément placés en tête de mes goûts si on me les avait demandé à l'époque. Deux groupes qui font partie de mes souvenirs douloureux aujourd'hui. Deux groupes qui se ressemblent plus qu'on veut bien le croire.


Muse d'abord : ils étaient jeunes, beau gosses, talentueux. Matthew Bellamy était et reste un multi instrumentiste de génie, qui a l'époque était capable de chanter des trucs d‘une naïveté et d'une simplicité émouvantes. Sur l'album Showbiz, on a tout ce qu'on peut espérer d'un groupe débutant, ballade calme et émouvante (Unintended), Hymnes en puissance (Sunburn, Muscle Museum, ou on se rend compte que la surenchère d'effets peut servir le morceau), et construction d'ambiances glauques et oppressantes (Showbiz)... Un album qui fait franchement du bien et laisse espérer en une nouvelle génération...de qualité.

 

 

Placebo, de son côté, en était déjà à son second album à ce moment là... Le premier était l'incarnation de l'adolescence, brut, plein de colère et de provocation... L'ensemble du groupe arborait un look androgyne et restait sexy en diable. Tout pour en faire un groupe risquant de secouer le monde la musique, bien calme tout de même à ce moment là. Le second album, Without you I'm nothing est plus posé, plus travaillé, plus mur, plus abouti en somme. Ca restera pour longtemps leur chef d'œuvre.

 

 


Le second album de Muse, lui, Origin of Symmetry, les fait passer un peu plus loin dans le domaine des expérimentations. Les nappes de clavier et les arrangements bordeliques de Space Dementia (entre autres) sont là pour le prouver. Les morceaux sont plus tortueux, plus fous, plus longs aussi, les paroles plus codées (on a l'impression d'assister à la crise mystique d'un ingénieur informaticien)... Mais l'album reste bon, tous s'accordent à le désigner comme leur meilleur, ceux qui aiment comme ceux qui n'aiment pas.

 

 


Puis vient l'année 2003. Les trois groupes qui firent leur apparition dans ma vie en 2000 sortent un album. Heureusement qu'Hail to the Thief en fait partie, sinon il y a de quoi décider de se crever les tympans.


Ces deux albums ont en commun d'être... disons vicieux. Pour quelqu'un qui se délecte par avance de l'écoute du nouvel album de ses groupes préférés, la première écoute est agréable. Mais arrive le second effet Kiss Cool : ces albums deviennent lassants à la 5 ème écoute, désagréable à la 10 ème, inaudible à la 20 ème.

Et ils ont la particularité d'avoir un troisième effet Kiss Cool : être les plus gros succès de vente de leurs auteurs, être les albums qui les feront connaître aux States, passer en rotation lourde sur MTV.

C'est foutu. On comprend alors ce qu'ont ressenti les premiers fans de la scène Grunge quand ce mouvement est devenu populaire.

Et réglons son compte à ce que vont dire tous les mauvais coucheurs... On les a pas trouvés mauvais du jour ou ils sont devenus connus, mais ils sont devenus connus du jours ou ils ont commencé à être mauvais. Entendons nous bien là-dessus.


Ces deux albums sont évidement Sleeping with Ghosts pour Placebo et Absolution pour Muse.









 

 






Muse décide de faire un album écolo - politico -S.F., commence à se prendre pour le Rachmaninov du XXI ème (influence revendiquée par Matthew Bellamy, mais qu'on cherche toujours, parce qu'au final on pense plus à Queen), récupère l'ingénieur du son de Tom Morello et fait faire ses pochettes par le gars qui s'est occupé decelle de Pink Floyd, rajoute partout des nappes de claviers, des cordes, se prend pour une cantatrice, remplit les stades, fait hurler les gamines de 13 ans qui ne savent pas qui sont Rachmaninov et Tom Morello.


Brian Molko se coupe les cheveux, perd la rebellitude (ah, si, quand même, il met du mascara, comme Greenday), fait un gosse, des concerts d'une heure (quand avant les concerts de Placebo duraient 2 h au bas mot), fait un duo avec Indochine, font hurler des gamines de 13 ans qui les ont découvert via Indochine, qu'elles prenaient pour une influence de Tokio Hotel.


- Eh, regardez, il y a une terre avec une lune dans le ciel... Concept, non?

- Ouah putain, trop fort!


Il suffit d'écouter Black Holes & Revelations, l'album politico - mystico -  S.F. de Muse pour comprendre. Un groupe qu'on connaît depuis leur premier album, on a une tendresse particulière pour lui. Surtout quand ils ont commencé alors qu'on s'ouvrait juste au rock. Muse est pour ainsi dire intimement lié à mon histoire personnelle.

La simple écoute de cet album me donne une bonne idée de ce que doit ressentir une mère quand elle apprend que ses enfants se droguent.

Je vais être honnète : cet album je suis en train de l‘écouter alors que j'écris cet article, et, franchement, j'en sauverais 2 à 3 titres, et encore, « Knights of Cydonia » c'est juste parce qu'il me fait  franchement marrer.


A leurs débuts, Muse passait pour une pâle copie de Radiohead mâtinée de Jeff Buckley. Depuis ils ont réussi à s'émanciper de cette influence. Mais franchement, c'aurait pas été plus mal de la garder plutôt que de s'enfoncer dans ce marasme de superposition de claviers, de guitares vrombissantes et de cordes superflues.

Avant: Une bande de potes vachement Rock n' Roll


Placebo, à leurs débuts, étaient parrainés si l'on ose dire par David Bowie. Et ils finissent par enregistrer leurs albums avec un mec qui a produit Kylie Minogue.


Avant: Sex, vernis à ongles et Rock n' Roll


Et surtout, quand on a 15 ans, on est fier d'écouter une musique qui n'est pas « commerciale » (entendez par là qui ne passe pas en radio). Sur ce coup là j'ai bien l'impression d'avoir été trahi. Faisons plutôt le bilan :


Muse : 4 albums, 3 Live officiels et autant de DVD live, 1 disque de B sides (avec le premier CD live, et encore, qui ne comporte pas les meilleures, comme Host, Pink Ego Box...). Sans compter une moyenne de 5 singles par album (max 14 plages par album), chaque fois regroupés dans un coffret au final. 9 ans de carrière (effective, comptée à partir du 1er album)


2008: Muse réussit là ou U2 et Brain May ont échoué. Organisation d'un séminaire d'astrophysique pour les nuls à Wembley



Placebo : 5 albums (dont « Sleeping with ghosts » édité 3 fois : première réédition avec en bonus « Protect me » version Despentes, puis le même avec en plus un disque de Reprises), 1 Live officiel sorti en DVD aussi, 1 Greatest Hits, 1 disques de B sides - reprises, une moyenne de 4 singles par album (max 12 pistes par album), 1 et bientôt 2 album réédités... spécial 10 ans. 12 ans de carrière (effective, à partir du 1er album). Transformation de « C'est quoi ces drogués ? »  en « Tu sais, le groupe avec le petit gars qui parle bien français » auprès de ma mère.


2008: Placebo réussit là où Johnny et Alice Cooper ont échoué et deviennent la nouvelle égérie de Gap pour la saison printemps été.


Alors, O.K., je sais que certains vont me dire que c'est facile d'attaquer ces groupes et que c'est un peu comme tirer sur une ambulance... Il faudra cependant qu'ils sachent que taper cet article me coûte beaucoup. Ce n'est pas que je renie ces groupes que j'ai adoré (écouter les deux premiers albums de chacun reste un plaisir), c'est juste que... C'est douloureux de voir que « Copain d'avant » n'existe pas pour le Rock n' Roll. Jamais Muse ne m'enverra un mail pour me dire qu'ils sont en concert pas loin de chez moi ou qu'ils viennent de se marier même si je m'en fous...

Comme ces amis avec lesquels on s'est perdu de vue alors qu'on s'était promis de s'écrire... J'ai perdu le lien avec ces groupes. Nos chemins se sont séparés. Tout ce qu'il me reste ce sont de bons souvenirs et une forme de reconnaissance.


Parce que c'est facile de critiquer tous ces groupes entre deux eaux, ces groupes de Rock qui n'en sont pas forcément, et qui virent de plus en plus radiomical. Mais il en faut, pour espérer qu'en les écoutant de nouvelles générations de Rock - addicts apparaissent... Personnellement j'en serais pas là sans Muse, Placebo, Offspring et d'autres que je n'oserai citer, ou que j'ai tout simplement oubliés.


Alors oui, disons le, n'ayons pas peur.... Black Holes & Revelations ou Sleeping with Ghosts, c'est de la merde. Mais si on arrive un peu à être indulgent avec c'est que... C'est un peu comme les enfants des amis on arrive jamais à dire clairement qu'ils sont moches.


Cet article, comme je viens de le montrer, ne peut pas être un Top of The Flops « pur »... C'est juste que ca fait encore plus mal quand ce sont nos amis qui nous trahissent. Et que ces albums rentrent donc au Panthéon des grosses déceptions musicales personnelles.


Allez, oublions tout ça, il suffit d'en rire... Rions donc !


Pour cela : Knights Of Cydonia, évidement... Remarquez que c'est le moment pour Matt Bellamy de monter sa secte, vu comme le public est à fond dedans...



Et « Protect me from what I want », traduction de Virginie Despentes, qui prouve que parfois, c'est mieux quand on comprend pas les paroles !! Remarquez également que Brian Molko, autrefois considéré comme un potentiel successeur de David Bowie, a adopté la dégaine de Freddie Mercury maintenant... on attend avec impatience sa reprise de "Under Pressure" en duo avec lui - même.


PS: Je me doute que beaucoup de vous ont déjà écrit sur ces groupes, mais honnêtement j'ai un peu la flemme de mettre tous les liens... Je vous invite à les poster en commentaires.

Cordialement,

Guic.

Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 12:00

Allez continuons à crossoverer... Des articles qui sont inclassables car mélangent tout, restons dans l'esprit "Mort et Rock n' Roll" encore un peu!!


Il y a un peu plus d’un mois, je faisais le tour des blogs où j’ai mes habitudes. Comme je n’avais pas pu me connecter durant le WE, j’attendais avec impatience de lire la Chronique du Dépressif du WE. Et là j’en ai vu le titre. « La Mort en Rock ». Et j’ai su que c’était la fin. Et soyons honnêtes, si vous n’avez pas lu cette chronique, vous allez rien comprendre à ce que j’écris derrière. C’était pas un éclair de lucidité, juste que comme je détiens les droits sur cette expression mon compte avait été crédité d’une somme exceptionnelle dont j’ignorais l’existence.  (Ne vous en faites pas, en fait l’expression est libre de droits et en fait j’avais juste touché un remboursement de soins dentaires). Mais je m’étais renseigné sur l’usurpateur qui m’avait annoncé qu’il voulait finir ainsi.

 

C’est marrant mais ça m’a fait un choc. Le Journal du Dépressif est à la fois l’œuvre littéraire que j’ai mis le moins de temps à lire (comptez vingt minutes pour 8 pages) et celle que j’ai mis le plus de temps à lire. 2 ans. Et là j’ai commencé à avoir des idées à la con. Plein d’idées à la con. Sur la narration en musique. Sur les artistes Caméléons. Sur le fait que le Golb est une unité, même s’il y a plusieurs catégories diverses dans cette même œuvre. Et j’ai décidé de pousser les limites de l’indécence jusqu’à renvoyer cet ascenseur virtuel… Voici La Mort en Rock de Thom, le personnage, mais surtout les réflexions qu’elles ont fait naître en moi, petit Chuck Klosterman de banlieue.

 

Oui, le personnage. L’incarnation, une des incarnations, de son auteur. Pourquoi j’ai pensé aux artistes caméléons ? Parce qu’en lisant cette chronique, j’ai pensé à Lay me Low, de Nick Cave. Cette façon de décrire la fin et ce qui se passerait derrière, ça m’a bizarrement frappé. Nick Cave, qui avait fait l’objet d’un Rekapituleidoscope. Comme Corgan, caméléon aussi. Comme Bowie. Et voilà, ça y est, on y est. Bowie. La 100ème chronique s’ouvrait sur un extrait de « Five Years ». La dernière s’achève dans un Rock n’ Roll Suicide. Et Ziggy Stardust fut un personnage, une incarnation, qui a vécu deux ans. Comme Thom, le personnage. Voilà, c’était parti pour une de ces séances de masturbation mentale dont j’ai le secret, sauf que celle-ci j’ai senti la nécessité de la coucher sur le papier. La voici.

 

Les morts qui attristent le plus ne sont pas forcément celles de gens réels. La mort de certains personnages vous attristeront plus que celle de son auteur (la mort de Jean Valjean, de Gavroche, de Javert n’est elle pas mille fois plus triste que celle de Victor Hugo lui-même ?)

 

bowiepatch_228x393.jpgC’est pour ça que, dans un nombre d’années que j’espère énorme, quand David Bowie passera l’arme à gauche, il sera pleuré, mais mille fois moins que n’a pu l’être son alter ego le plus célèbre : Ziggy Stardust, sacrifié sur l’autel scénique en 1973. Après presque deux ans de bons et loyaux services, par peur d’être enfermé dans son personnage d’extraterrestre glam venu sauver la terre d’une catastrophe (ce qu’il rate lamentablement, rappelons le, mais ça ne l’empêche pas d’être sympathique), David, le grand David Bowie décide d’abandonner ses habits de Starman. *

Ziggy ne sauvera plus jamais la terre de ce danger invisible qui la menace. Et son Rock n’ Roll suicide l’empêchera d’y parvenir pour un bout de temps.

 

Ziggy hantera Bowie pendant longtemps. Mais il se renouvellera, changera quatorze fois de personnage, et s’imposera comme un grand.

 

Il en est un autre qui est fan de Bowie. Un autre qui a voulu sauver sinon la Terre, au moins une partie de la Normandie. Un autre qui était un Personnage. Un autre qui fut sacrifié récemment sur l’autel de la littérature. Un autre qui nous l’avait annoncé. Un autre qui fut sacrifié par son auteur. Un autre qui a certainement été pleuré, mais pas trop quand même faut pas déconner…

 

C’était un fan de Bowie, la preuve, il s’appelait Thom. Si c’est pas un hommage flagrant à Space Oddity, qu’est-ce que c’est, hein ? Un hasard du calendrier ? Lui aussi a voulu sauver une partie de l’humanité. Car lui, il avait identifié le mal : la connerie humaine. Dont il s’était auto-déclaré médecin de garde.  Mais bon, la tache était ardue, et lui aussi a échoué, mais en est sorti grandi. Comme Ziggy. Son auteur aussi y a pris des habitudes, de la pratique, une expérience intéressante, enfin c’est ce qu’on espère pour lui. Comme Bowie.

 

Cependant, la tache étant trop ardue, il fallut se résoudre qu’il était temps d’en finir. Avec la mission, avec Major Thom. Pour que Thomas, derrière, retrouve sa liberté. Comme Bowie, mais sans les paillettes. Alors on nous l’a annoncé. Par sous entendus d’abord, puis, pour sa centième apparition, c’était clair : c’était le début de la fin. Le début du chant du cygne, le début de « The Rise and Fall of Major Thom and the human stupidity doctors ».

 

 

I had to cram so many things to store everything in there
And all the fat-skinny people, and all the tall-short people
And all the nobody people, and all the somebody people
I never thought I'd need...so many people

 

 

 

Tout s’est fini donc. De la façon dont ça devait finir. Evidement. In a Rock n’ Roll Suicide. Comme son prédécesseur.

 

C’est marrant de voir ça. Et j’en suis arrivé à me poser cette autre question quant à la rédaction des textes de chansons, une question qu’on se pose pas assez… Une question pourtant souvent posée dans les chroniques du Dépressif. Dans un Roman, ça se devine à peu près qui est le narrateur dans l’histoire, en quoi il peut se permettre de parler à la première personne, de savoir tel ou tel truc, de dire ceci ou cela à untel ou une telle. Mais, c’est marrant, en musique, tout le monde s’en fout. Bon, O.K., on devine facilement à qui s’adresse C. Jérome dans « Et tu danses avec lui », mais bon, là n’est pas le problème. Vous vous doutez que j’ai pas mal écouté Ziggy Stadust, l’album, pendant que je grattais ça. Pour réaliser que Bowie/ Ziggy, on sait jamais qui c’est qui parle. Dans « Moonage Daydream », qui présente le personnage de Ziggy, on est à la première personne, c’est « I’m an alligator ». Mais si on prend « Ziggy Stardust », le titre, c’est tout à la troisième personne… « Ziggy played guitar ». A partir de là, on peut se poser plein de questions, tout en ayant à l’idée qu’il s’agit là d’un album concept, d’un opéra Rock, qui donc doit raconter une histoire et rester cohérent. Alors, le David, il a voulu faire quoi en fait ? Ecrire une chanson extérieure au truc, un retour à la narration de l’extérieur ? Ou alors il a voulu montrer le côté mégalo de Ziggy devenu star en le faisant parler de lui à la troisième personne ? Ou alors c’est simplement que cette chanson ayant été écrite avant le reste de l’album, elle est pas écrite sur le même mode mais il y a pas touché et je suis en train de me prendre la tête pour des conneries ? Franchement quand on voit ce que fait cette chanson sur moi, heureusement qu’il le tue deux titres plus tard… (Et encore,dans Rock n’ Roll suicide il y a ce « You’re not alone », que je pense adressé à Ziggy, ce qui nous fait un troisième système de narration… enfin bref).

 

Et quand on voit ce qu’un article, ou plus précisément une chronique peut me faire me poser comme question, c’est vrai… qu’il fallait en faire quelque chose… Comme cet ersatz de chronique, sur une oeuvre qu'on aurait très bien pu choisir pour le crossover des blogs 2008 par exemple.

 

Alors voilà, ça y est, il a tué son Ziggy Stardust. J’attends de pied ferme son Thin White Duke, sa trilogie berlinoise, pour l’imposer définitivement. Pas trop son Let’s Dance.  Bon courage Thomas. Adieu Thom, décédé d’un sale coup de son auteur le Samedi 2 Février 2008. Et une pensée pour Chtif, G.T. et Alex La Baronne disparue via qui j’ai découvert cette joie bihebdomadaire qui n’est désormais plus.

 

 

Bon, excusez moi pour cet article finalement impudique (même si il est techniquement aussi impudique que n’importe laquelle de mes critiques positives pour lesquelles l’artiste pourrait me lire), et ce trop plein de compliments… Mais quand je parlais de repousser les limites de l’indécence, là je crois avoir réussi. Et désolé pour Thom, qui, je sais a horreur qu’on cherche à comprendre sa psyché…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Cette mort là correspond au suicide de Ziggy par son créateur. Son meurtre sera commis quelques années plus tard et sa dépouille profannée exhibée sur scène, dans une mise en scène grotesque : Ca s’appelle Starmania

 

Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 18:00

 

Jim Morrison… Ah. Jim. Ce nom évoque tant de choses. Quiconque s’est un peu intéressé au rock, surtout au « vieux rock » (avant 1975 dans ma vision) aura été passionné par le personnage. Quelle meilleure incarnation du triptyque « Sex, Drugs & Rock n’ Roll » ?
 
Morrison, sex symbol, compositeur, parolier, chanteur pour les Doors. La provocation faite homme, et qui aurait enfilé un pantalon de cuir. LE Lizard King.
 
Les choses auront commencé pour moi à 17 ans, quand on m’a offert un best of des Doors. On avait pas mal entendu parler de lui à ce moment là : il était mort il y a 30 ans. J’avais vu sa tombe pour la première fois sans vraiment savoir qui c’était. Depuis, cette tombe… J’ai du m’y rendre plus souvent que sur celle de certains membres de ma famille. J’ai une excuse, qui est celle de la distance, quand même. Ce personnage m’a littéralement passionné. J’ai du lire au moins 3 ou 4 biographies, toutes moins renseignées les unes que les autres, mais bon, j’étais pas aussi exigeant que je peux l’être maintenant. Et d’ailleurs, quand j’y pense, je me dis que c’est peut être un reportage sur la Cinq vu à l’époque qui a déclenché en moi cette passion. Un instant précis, en fait : Une télé américaine ou le groupe jouait « Moonlight Drive », titre qui reste certainement mon préféré. Sachant cela, parlons du personnage. Je vais essayer de vous en parler uniquement avec ce que je me souviens de sa vie, vous verrez ainsi l’importance que peut avoir Wikipedia dans la rédaction des articles de la Mort en Rock. Ca ne rendra que le pied de page de ce blog plus vrai que jamais.
 
 
Jim Morrison est né en 1948 en Floride. Son père était dans l’armée. Dans les années 60, il décide d’entrer à la faculté de cinéma de San Fransisco (ou c’était UCLA, à L.A. comme disent les jeunes.. ?). Enfin bon, il est passionné par les poètes romantiques français du XIX eme siècle comme les Rimbaud Verlaine et tout ça. Il s’intéresse aussi beaucoup au mouvement dadaïste. Ceci constituera ses références principales d’un point de vue artistique. Vous en déduirez bien vite que ses films, personne n’y capte rien (peut même que lui non plus ne les comprenez même pas d’ailleurs…). Enfin bref, ses études d’aspirant cinéaste sont un échec. Mais il rencontre Ray Mankzarek, futur clavier des Doors, qui cherche un membre pour son groupe de rock. Une nuit changera le cours de leurs vies à tous : sur une plage californienne, tous sous LSD et variantes, réunis, ils écoutent Morrison déclamer un poème commençant ainsi : Let’s swim to the moon, let’s climb to the tide, penetrate the evening where the city slips to hide... Ce soir là, les Doors seront en fait créés, tenant leur nom du livre sur les drogues indiennes de Aldous Huxley, The Doors of perception. Qui lui-même tient son titre d’un poème de, je crois, William Blake.
 

1483_738395332_jim_morrison_15_H195959_L.jpg
Meuh non, j'suis pas bourré j'te dis!!

 


Les Doors sont signés sur Elektra, et sortent en 1967 leur premier album, album sans titre, on va pas dire éponyme, ça va énerver Arbobo…) Porté par Break on Through et Light my fire (qui a été, rappelons le, composée par Robbie Krieger, oui, on l’accuse toujours d’avoir commis The Soft Parade, ce qui est vrai, mais quand même reconnaissons lui ce mérite sur un titre phare du groupe), l’album cartonne, c’est sur. Au milieu du mouvement psychédélique, les Doors, avec leur côté sombre, défoncé, pas trop trop fun, font figure d’opposant. Ce ne sont pas de vulgaires défoncés prônant l’amour et la paix. Ce sont de sales défoncés qui veulent briser les règles et faire ressortir le côté sombre de l’humain. Et leur Frontman, en plus, est beau gosse, charismatique, et hypnotise les foules. En plus il porte un pantalon de cuir, ce qui fait toujours son petit effet.

 
Je ne vous ferait pas le détail des albums suivants, sinon pour dire que Strange Days, sorti peu après, est très bon, puis que ça commence à chuter petit a petit , pour sombrer jusqu’à The Soft parade, dont, oui, Krieger est coupable (beuh, ces cuivres, ce symphonisme pompier raté… Comme me l’a dit un jour un pote éminemment cultivé, « Krieger, il serait né 10 ans plus tard, on le retrouvait dans Queen ». Tout est dit.) Puis ça remonte petit à petit au fur et à mesure que le groupe en revient à ses racines blues et que Morrison laisse pousser sa barbe (et son bide) : Morrison Hotel, puis  LA Woman.
 
undefinedDu point de vue personnel, Morisson devient de plus en plus défoncé, et alcoolique, passant plus de temps dans les bistros que sur scène ou en studio. Quand il est pas au poste ou au tribunal. Ce qui lui laisse peu de temps.
Le côté sex symbol se pert, au profit d’un profil d’ermite tombé en disgrace, de prophète renié. Sa relation plus qu’agitée avec Pamela Courson, ex model et régulière de l’ami Jim, qui en bon Lizard King  a tendance à laisser traîner certain de ses attributs un peu n’importe où, n’améliore pas son état ou sa passion pour les troquets. En plus, il a eu le bonheur de faire publier certaines de ses poésies, qui, malheur, ont fait un four (non, je ferais pas un jeu de mots pourri sur « bide »).
 
Bref, lassé, il décide de partir. Pour une ville qu’il aime, une ville ou il peut passer incognito, flâner chez les bouquinistes, et cette ville s’appelle Paris. Il s’installe au 17, rue Beautreillis, 3 eme gauche. (Ami fan des Doors en quête de pèlerinage, voilà pour toi plus original que le père Lachaise ! Tu pars de Bastille, tu remontes la rue du Faubourg Saint Antoine, c’est la seconde ou la troisième sur ta gauche. Tu avances jusqu’au 17, qui sera sur ta droite, en face d’un restaurant népalais. Le troisième gauche c’est là où il y a des jardinières blanches avec des géranium roses dedans. En plus, les photos avec flash sont acceptées !! Rock n Roll !!)
 
Il s’installe avec Pam. Lui aime l’alcool, elle, elle aime l’héroïne. Bon ben vous avez compris, tout ce qui est nécessaire pour nouer un drame est là… Jim va tenter l’héro alors qu’il est pas habitué, et mourra dans sa baignoire (quel comble, mourir comme Marat alors qu’on habite à Bastille), le 3 Juillet 1971, concluant la série des 3J. (Note à l’attention des non initiés : Non, c’est pas les promos de la Samaritaine, c’est Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison)
 
Il sera enterré au Père Lachaise, ou il aiundefinedmait traîner de temps en temps pour écrire à l’ombre des arbres centenaires, devant une foule de 5 personnes. Pam, 2 membres des Doors, Alain Resnais et sa femme. Rejoignant ainsi Oscar Wilde, Guillaume Apollinaire et  bientôt rejoint par Yves Montand.
 
Voilà pour la vie de James Douglas Morrison. Je laisse le soin à G.T., le fan inconditionnel, et à Chtif, le destructeur de mythes forcené de signaler toutes les erreurs, omissions et contresens que j’aurais pu faire. Ou pour me féliciter de la façon la plus dithyrambique qui soit. Libre à vous.
 
MAIS :
 
La vraie question n’est pas que Morrison ait été un génie incompris, poète et rocker dans l’âme ou un sale drogué montrant sa b*** en concert qui n’aurait jamais du sortir du caniveau ou ses parents l’avaient finalement jeté, et qui en plus se prenait pour un poète.
Le seul truc, c’est qu’un mec qui a aidé tant de jeunes gars à traverser l’adolescence, qui les a entraîné dans une tentative rapidement avortée de se faire pousser les cheveux (avant de se rendre compte que c’est moche et chiant à coiffer, et qu’en plus on a pas les mêmes jolies frisettes), qui leur a enseigné au moins une définition du mot Rock n Roll utilisé comme adjectif, ne peut être que quelqu’un qui a été vraiment important, au final.
Merci Jim. Je passe te voir dès que possible.
Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 17:31
Franchement la programmation de la publication des articles à l'avance sur Over-blog c'est n'importe quoi!! Cet article devait être publié le 18 Janvier 2015, mais là je sais pas ce qu'Over-blog vient de me faire... Désolé, toutes Mes excuses.



Peter Doherty (27 Mars 1979 - 27 Juillet 2012)
- The Libertines, The Babyshambles - Chant, Guitare

Le jeune Peter Doherty nait le 27 Mars 1979 à Hexham, dans le Northumberland, en Angleterre. Son père est militaire dans la British Army, donc le petit Peter voit du pays très jeune, de l’Allemagne à l’Irlande, de Catterick au Dorset. Il a 2 sœurs, Emily et Amy Jo (comme quoi les 4 filles du Dr March ont fait des ravages à toute époque).

Tout jeune, le petit Pete réussit très bien ses études, et à 16 il gagne un voyage en Russie en remportant un concours de poésie. Plus tard, il s’installe dans l’appartement de sa Grand-mère à Londres, et poursuivant des études de littérature pas bien loin, vu qu’il les abandonne au bout d’un an, il devient un temps fossoyeur au Willesden Cemetery, passant le plus clair de son temps à bouquiner et à écrire, posé sur les tombes alentours. Mais comme toute chose cette oisiveté funèbre finit par lasser. Il s’installe alors dans un autre appart londonien avec un pote musicien (en fait un ancien copain de fac de sa grande sœur), un dénommé Carl Barat. C’est le début de la grande aventure des Libertines.

 

La grande aventure de Lib’s, tout le monde la connait. Ou presque. Le groupe fondé par Pete et Carl fait son trou dans la scène Underground de Londres. Ils enregistrent, avec Mick Jones (ancien guitariste DU Clash) un premier album unanimement salué par la critique (sauf OK Podium) et le public (sauf une ex à moi mais elle n’a jamais eu de goût). Cet album, aujourd’hui classique et classé #3 du « Top des 100 meilleurs albums que si vous les avez pas écouté vous êtes vraiment nuls » récemment publié par Gustave Naast, le rédac chef de R&F, c’est bien évidement Up The Bracket.

C’est la première descente aux enfers. Eh oui, s’il y a une chose qui n’as jamais réussi à Doherty, c’est bien le succès, chacun de ses tops musicaux s’étant suivi d’un gros flop personnel. La première rencontre de Pete avec la drogue. Le succès, les femmes, l’héroïne, la trilogie gagnante du Rock depuis toujours. Pete n’y coupe pas. Et se fait renvoyer du groupe le temps qu’il se désintoxique. Son addiction atteint un sommet qui fait désormais partie du cirque Rock n’ Roll : il se fait arrêter et prend 6 mois ferme pour avoir cambriolé l’appartement de son comparse Carl dans une crise de manque. Fâchés pour toujours, les deux compères se rapprochent durant l’incarcération de Pete, et, le jour de sa libération anticipée, au bout de deux mois, les meilleurs ennemis les plus célèbres d’Albion se font une petite session dans un pub le soir même. Le groupe est réuni et planche sur un nouvel album.

Ce nouvel album, c’est The Libertines, plus posé, plus mélodieux, parfois en forme de confession de ces deux frères ennemis, accessoirement génies musicaux. Pour plus de détails je vous reporte à ma vieille chronique sur cet album.

Pendant la post production de cet album, Pete tente une desintox « originale », une desintox « bio » : la désintoxication Thaïlandaise, ont le principe (très efficace, parait il contre l’addiction au crack et à l’héro) et de se faire frapper chaque jour avec un bambou et de ne se nourrir que de décoctions de plantes à l’action vomitive. Pete tiens 3 jours et rentre à Londres. Mais bon, la medaille a son revers : il se fait virer du groupe. Définitivement.



C’est le premier virage de sa carrière, la formation de son nouveau groupe, les Babyshambles, qui seront toujours comparés au groupe de son ancien compère, Carl Barat, les Dirty Pretty Things. Aves les Baby, Pete assume pleinement, dans ses textes et sa musique, ses inspirations, aspirations et obsessions. Ses inspirations, les Smiths, le Clash. Ses obsessions, Arcadia, le monde sans règles, et Albion, le bateau qui y mène. L’album Down in Albion sort en Novembre 2005, le single Fuck Forever atteindra la 4ème place des charts anglais. En parlant de ça, c’est vers cette époque que Pete Doherty commence à sortir avec celle qu’on appelle aujourd’hui la Yoko Ono de l’an 2000, le top model Kate Moss. Le nez dans la Coke, pas la boisson, la poudre, Kate et Pete (ou Pete et Kate, ca dépend lequel vous avez connu en premier) font à cette époque plus souvent la couverture du Sun que du NME ou de Vogue. Mais petit à petit le rythme de vie du couple se calme. Une semaine en prison, une semaine de tournée, une semaine de désintox, Pete s’organise, et arrive à gérer vie familiale et professionnelle en arrivant à croiser parfois Kate quand elle est pas en désintox pendant sa semaine de tournée. On en oublierait presque de parler de l’album dites donc ! ET ben oui. Cet album est bien-recu-mais-quand-meme-c’est-pas-la-meme-chose-que-les-libs. Pour le public. La critique adhère un peu moins.

Lorsque sort l’album Shotter’s Nation (La Nation des dealers), on apprend la rupture du couple qui a fait le bonheur des tabloïds anglais en mal de sensations fortes et de puritanisme pré – Mayflowerien pendant près de deux ans.

Cet album, produit par Stephen Street, ancien producteur des Smiths et de Blur*, est salué de toutes parts comme un album de la résurrection, Pete Doherty est un « miraculé », une sorte de Christ pop… Ils n’imaginaient certainement pas avoir à ce point raison.

Autre fait marquant à cette époque, le 12 Avril 2007, Carl Barat rejoins son âme damnée sur scène et tous y voient le symbole d’une possible reformation des Libertines.



Tiraillé au final entre la possibilité de retrouver son meilleur comparse et le succès véritable de son nouveau groupe, Pete est perdu. On lui prête à l’époque de nombreuses relations, avec Courtney Love, Amy Winehouse et autres… Mais son unique amour, le seul auquel il reste fidèle, c’est la poudre. Le 18 Janvier 2008, il est hospitalisé pour overdose, alors qu’il était en tournée avec les Babyshambes à Prague. C’est durant sa convalescence et sa désintoxication que sera écrit la majeure partie de ce qui sera son unique album solo : The Arcadia Redemption. On y retrouve les thèmes chers à Doherty, auxquels s’ajoutent la souffrance de la désintox et de la solitude, ainsi que de nombreuses références à ses auteurs préférés, tels Sade ou Baudelaire. Il enchaine avec une tournée européenne dans des sales intimistes, seul à la guitare acoustique ou électrique. Cette tournée s’achève, comme elle a commencé, au Hackney Empire, à Londres. Rejoint sur scène par les membres de Babyshambles puis ceux des Libertines, ce concert est paru sous le titre Pete Doherty : The Hackney Redemption en Janvier 2010.

C’est suite à ces retrouvailles, et à la cleanitude de Doherty depuis 2 ans, les Libertines envisagent une tournée de reformation, suivie de l’enregistrement d’un album. Le groupe reprend les Babyshambles sessions, comme au début du groupe, afin de composer de nouveaux titres. Puis fait une première tournée en Angleterre.  Puis en Europe. Puis… Pete replonge. Lors des sessions d’enregistrement du nouvel album, Pete recommence à se shooter. La tournée de promotion du troisième album des Libertines, sobrement intitulé Likely Lads, est repoussée le temps de la cure de désintox (une de plus).

La tournée débute finalement le 15 Juillet 2007. Lors d’une date à Brighton, le 27 Juillet, Pete s’effondre sur scène. Les médecins arrivent trop tard : Pete Doherty décède sur scène d’un cocktail Alcool + médicaments foudroyant à 33 ans. Comme le Christ. Et Jeff Buckley. Quitte à être rock star autant mourir à un age symbolique. L'autopsie est formelle: Alcohol and drugs poisonning. Il est enterré 4 jours plus tard, en présence de ses deux groupes.

 

Pete Doherty est aujourd’hui enterré au cimetière de Willesden, là ou il a découvert Baudelaire, Camus, Keats, et tous ceux qui lui ont inspiré ces ballades mélancoliques qu’on garde en mémoire, comme Falling without anyone, Outlining Dark Blue ou The First spike is Painless.

 

* Merci à Thom sans qui je saurais pas ça....


Bon, vous vous doutez bien que j'espère avoir tort... mais pas sur tout.

 


Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 13:25
Jeff Buckley (17 Novembre 1966 - 29 Mai 1997) - Artiste solo ou presque - Chant, Guitare

Jeff Buckley, tout le monde connait, surtout les moins de 30 ans. Le chanteur de Grace. Pour les autres, c’est le fils de Tim Buckley.

Sinon… c’est que la pop vous vous en tapez.

Bref, Jeff nait à Orange County, Califormie, en 1966, le 17 Novembre pour être précis (un Scorpion). Fils de Tim Buckley (Hello & Goodbye, tout ça…) et de Mary Guibert (ex musicienne, récente businesswoman), divorcés, il vit au milieu de la musique. Son père meurt, à 28 ans, en 1975. Le petit Jeffrey Scott Buckley a neuf ans.

Bon, ne nous préoccupons pas de sa jeunesse, passons en 1992/1994, quand ca devient intéressant. A cette époque Jeff écume un peu les bars, fait gentiment son trou, en particulier au Sin–é, d’où sera tiré un live extrêmement classe. Il rencontre Gary Lucas, qui sera son mentor, et sera à l’origine de Grace, son premier album, qui finalement sera son seul album.

Jeff commence à se faire VRAIMENT un nom, aux influences et multiples, reçues ou transmises. Thom Yorke dira qu’il a écrit Fake Plastic Trees en revenant, bouleversé (« upset »). Jeff est même appelé à la rescousse par Patti Smith pour qu’il chante sur « Beneath The Southern Cross «  avec, derrière, Patti Smith, John Cale et Tom Verlaine (de Television). Tom Verlaine qu’il choisira comme producteur pour son second album « My sweetheart the drunk ». Mais ca se passe mal, Jeff arrete l’enregistrement, crevé qu’il est pas 2 ans de tournée non stop et de collaborations diverses. Il fait une pause, compose, et se repose. Il en sortira de nouvelles chansons, il rameute tout son groupe pour aller enregistrer a Memphis.

 

Et c’est comme ça que se noue la tragédie d’une des morts les plus connes du Rock…

Attendant leur arrivée, Jeff se promène au bord du boueux affluent Wolf River avec son ami Keith Foti (je ne sais pas qui il est ni d'ou il sort, mais bon il était là.) et décide d’aller se baigner, tout habillé (!!) , au son de Led Zeppelin II (!!), les jeunes gens ayant embarqué le ghetto-blaster(!!). Si le décor est pas planté pour un drame, là... Son corps est retrouvé dans le Mississipi six jours plus tard (Admirez mon talent de l’ellipse).

Dans Killing Yourself to live, Chuck Klosterman dit ceci: "Avant que Buckley ne meure, Grace était simplement un album au dessus de la norme. C’est sa mort qui en a fait un classic album". Bien vu Chuck.

Mais surtout, Jeff Buckley fait partie du cercle pas si fermé que ca des gens qui ont publié plus d’albums morts que vivants. Et ce, grace au talent de sa mère comme manageuse posthume.



Vivant : Grace.


Mort : Sketches for My Sweetheart The Drunk , Mystery White Boy, Live In Chicago, Live à L'Olympia, Songs To No One 1991-1992, Live at Sin-é Legacy Edition,Grace EP's , Grace (Legacy Edition)


Buckley admirait Nina Simone, Piaf, Brel. Il aura eu la carrière de Bob Marley, Mike Brandt et Dalida. Dommage.




Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article
1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:01

Sid Vicious (John Ritchie)  (10 Juin 1957 – 2 Fevrier 1979) – Sex Pistols – Bassiste en formation

 

John Ritchie, c’est mignon comme nom pourtant ?

On le croirait sorti tout droit de Happy Days… Pourtant cet homme est considéré par certains comme celui qui a inventé le pogo. Quoi qu’il en soit, il est devenu le musicien au rapport succés/ talent le plus élevé de tous les temps, surement.


Né le 10 Juin 1957 à Londres, le petit John est élevé par une mère qui a deux passions dans sa ve : son fils et l’héroïne. On a connu mieux. Quoiqu’il en soit il grandit et rencontre John Lydon, le futur Johnny Rotten, qui lui offre son surnom de Sid Vicious, qui était à l’origine celui de feu le hamster de Rotten.

Rotten devenu le « chanteur » qu’on connaît, Vicious fait parti du noyau dur de fans des Sex Pistols. Il devient ensuite batteur des futurs Siouxsie and the banshees (formation nommée Suzy and the banshees…) et se fait virer pour manque de rythme. Génant pour un batteur. Même quand on marche aux amphèts.




Puis, ô chance, Glenn Matlock quitte les Sex Pistols, et Sid décide de reprendre cette basse dont il ne sait pas jouer quitte à harceler leur manager jusqu’à ce qu’il craque… Et, bien que désireux d’apprendre à vraiment jouer de la basse, il découvre deux nouvelles passions : Nancy Spungen, et l’héroïne. Comme quoi il tenait de sa mère. Puis les Pistols se séparent. Vicious enregistre sa version de « My Way », ou il prouve qu’il a presque plus de talent en temps que chanteur qu’en tant que musicien. Et s’installe à New York, au Chelsea Hotel, avec sa belle.

Le 12 Octobre 1978, c’est le drame. Nancy est retrouvée morte, assassinée de plusieus coups de poignards, dans la chambre du Chelsea hotel. Sid ne sait même pas si c’est lui le coupable, et commence à alterner prison et désintoxication…

Il finit hébergé par sa mère, qui, gentiment, lui fait TOUTES ses courses, y compris de l’héroïne chez les dealers du Bronx avec lesquels John a quelques problèmes. Dans la nuit du 1er au 2 Février 1979, il meurt d’overdose.

 
Moralité : Freud avait raison. Vous pouvez faire toutes les conneries du monde, si derrière vous avez des problèmes, c’est la faute de votre mère.


 
Et pour finir en beauté, une petite vidéo qui fait plaisir…
 
Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
commenter cet article