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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 10:43
Eh oui, contrairement à annoncé il y a même pas 24 h, je sors de ma réserve. Mais comprenez moi: certes, en 2009 on a perdu Ron Asheton, Lux Interior, Bashung, etc... Et bizarrement, là, alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ça me touche plus que tout.


C'est pas qu'Oasis était un groupe vraiment important à mes yeux, ce n'est même pas un de mes groupes préférés de tous les temps, mais... sur mon parcours initiatique du rock n roll ce doit être le troisième ou quatrièmpe groupe que j'ai croisé.
(What's the story ?) Morning Glory est quand même un album que j'adore, et rentrant dans ce cercle très fermés des albums "parfaits", c'est à dire ces albums dont j'aime toutes les chansons, chaque note, chaque mot, chaque pont.

Mais bon, c'est surtout que... Oasis était un groupe pas comme les autres: non contents de la clamer dans "Live Forever", c'était vraiment le groupe que je croyais increvable, revenu de tout, et plus fort que les autres: ni les dissensions, ni les égarements musicaux, ni les changements de line - up, ni l'insuccès ou la ringardisation prématurée n'avaient eu raison d'eux... jusqu'à présent.

Finalement... C'est un peu comme quand un couple d'amis, ensemble de longue date, décide de se séparer, alors qu'on les croyais unis pour toujours. D'un coup, on a beaucoup plus de mal à croire en l'amour. Eh bien moi, aujourd'hui, j'ai beaucoup plus de mal à croire en la force démentielle du Rock n Roll.

Voilà: je suis comme foudroyé à l'idée que ce groupe ne vivra pas éternellement. Mais bon, ne regardons pas le passé avec rancoeur. Quelques hymnes, une paire d'album fondamentaux, un style reconnaissable, et tant de choses. C'est bizarre: personne est mort, et j'ai du mal à ironiser. Enfin, si: c'est pas la première fois, donc peut-être que dans 6 mois on les verra se repointer dans le coin. Sait - on jamais.
Faut pas que j'oublie qu'ils nous ont (et surtout m'ont) offertt quelques unes des chansons respirant le plus l'espoir que je connaisse.

Prenons en une comme ça, pour se dire que, ben voilà.







Cet article manque d'interet, OK, mais c'est pour marquer le coup. Et accuser le coup, aussi

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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 22:23

Je me suis longtemps demandé comment gérer le fait, que, dans le contexte actuel, les Libertines soient les suivants sur ma liste. Devais – je me justifier de les aimer ? Les rabaisser ? Appeler à la raison ?

 

Bon ben finalement, j’ai décidé de partir en vacances une semaine après publication de cet article. Tout simplement. Libre à vous de vous écharper.

Au moins, ce serait dans l’esprit d’un « Up the bracket ! »

 

Mais histoire de faire un peu dans l’originalité, je m’offre une revue de détails. Oui, car parfois, ce sont des petits détails qui nous font aimer de grandes chansons.  (Et j’ai quand même pas été faire mon pervers qui va piocher des titres dans le Legs 11 et des trucs comme ça…)

 

La sélection est donc la suivante :

 

« I get along » (version du single « What a Waster »)

 

Parce que dans cet hymne, dont j’ai choisi cette version, non par snobisme, mais pour qu’il soit chronologiquement premier, les petits londoniens règlent très simplement leurs comptes avec tous ceux qui seraient susceptibles de les dénigrer: “I get along, just singin my song, people telle me I’m wrong… fuck’ em.” Dont acte.

 

« Up the Bracket »

 

Ce cri… mais ce cri !! Ce beuglement de sortie de pub qui annonce déjà la bagarre qui nous attends à la sortie, et donc on va tenter de se sortir tant bien que mal… En cachant sa lâcheté derrière une défiance un peu absurde. Et si c’était ça l’adolescence ?

 

« The Good old days »

 

Une ballade… ou presque. Qui s’énerve… mais pas trop. Une chanson sur la nostalgie (ben tiens, nostalgique, à 23 ans ?? Quelle belle idée à la con… Mais cette montée, mes amis, cette montée, cette beauté, cette arrivée de la saturation, avec cet arpège devant lequel Doherty s’égosille sans crier pourtant, déroule tranquillement son texte… « Things we said we’d do tomorrooooow… ». Et une constatation bizarre : la rage leur convient formidablement, mais, paradoxale, le calme les rendrait presque plus hargneux.

 

« Don’t look back into the sun ».

 

Z’en connaissez beaucoup des chansons comme ça qui, entendue au détour d’une playlist va finir par vous marquer si durablement? Je pourrais dire que c’est le « Yihai » de début, les petits riffs deci de la, les paroles… Non, j’ai pas de détail là-dessus, c’est juste une putain de bonne (de grande !) chanson. Allez, si : le rythme sautillant, bondissant… et en même temps tranchant.

 

« Can’t stand me now »

 

Au moment ou il ne reste de la place que pour un titre, on s’appercoit qu’on a pas évoqué le second album… Et on se sent con, vu que c’est celui qu’on a encensé il y a deux ans. (On, c’est moi)

Alors, au débotté, reste une hésitation, entre ce titre et « What became of the likely lads ? », titres respectivement ouvrant et fermant l’album sur deux décharges électriques résignées, symboles d’une amitié retrouvé mais fragile.

Mais bon, l’harmonica, quand même. (« Et la voix, elle pète ! » dirait un collègue…)

 

La playlist (faute de mieux, c’est la version album de « I get along ») :

 

 

 


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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:26

J’ai l’impression que c’était il y a une éternité. (Ouais, je sais, on a fait plus original comme intro, mais c’était ça ou « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans », alors que non, j’en ai même pas trente, on va pas déconner.)

 

C’était l’année du bac. Et j’avais pas encore compris que jamais je ne serais un métalleux. Bon, j’avais des indices, c’est vrai, comme par exemple ces Best Of des Beatles trainant dans ma piaule. N’empêche, dans mes disques à moi, le binaire se conjuguait surtout avec une double pédale.

 

J’ai une excuse, c’était le début de la fin de la vague du néo-métal. Que j’avais certainement du suivre par mimétisme, ou un truc comme ça, vu qu’à part quelques titres de Deftones et de Korn, et le premier album de Slipknot, j’avais jamais réussi à trop accrocher au truc.

 

Alors autant dire que quand un jour on m’a sorti que System of A Down était un groupe affilié à cette vague, j’étais sur le cul. Pour une raison inconnue, j'étais incapable de mêler SOAD à cette vague: il y a chez eux un truc qui tranche d'avec les autres groupes de néo-métal. Puis, ça a fini par me sauter aux yeux : même s’il leur arrive de chanter des trucs tristes, SOAD se lamente quand même vachement moins qu'un Johnatan Davis (et se la pète moins qu'un Fred Durst), et même quand le propos est déprimant, la musique reste souvent franchement entraînante. La preuve, c’est que j’ai passé mes années d’études à pogotter en soirée sur « Chop Suey ! » qui parle quand même d’enfance maltraitée. C’est dire.

Bientôt on dansera des slows sur « Atrocity Exhibitions » à ce rythme là.

 

Reste que le petit effet madeleine reste là, et qu’à chaque fois que je réécoute cet album je me retrouve quelques années en arrière, à admirer le coucher de soleil par la fenêtre de ma piaule, pendant ces semaines de vide total qu’on appelle « attente des résultats. » Et je me souviens qu’à l’époque, je n’étais pas encore snob. Et je me réjouissais de l’engouement généralisé dans mon lycée pour cet album : pour la première fois depuis presque toujours, j’étais dans le même état d’esprit que les autres gens de ma génération.

 

 

 

Au troisième top, il sera 6... non, 2... non, 11, non... rhaaa putain!!!

 


 

Que je sois devenu snob ou que j’ai développé un sens du bon gout, j’en sais rien, reste que quand ce groupe a connu un succès énorme avec « Lonely Day », je trouvais l’album dont il était extrait pas mal à chier, quand même.

Eh ouais… encore un groupe victime du syndrome de Muse – Placebo. On en déduira donc que leur second album reste leur meilleur à ce jour, et que si j’en parle c’est bien parce qu’aujourd’hui encore, je le trouve vachement bon. Ce n’est certes pas le chef d’œuvre du métal, il n’est pas éternel. Mais c’est une excellente porte d’entrée, encore aujourd’hui.

 

Sorte de métal festif, lourd mais quand même mélodieux… Avec quelques accents orientalisants de ci de là. Tout pour que ça passe comme une lettre à la poste, avec en bonus la ballade de rigueur (ATWA), le tube bourrin en puissance (Toxicity) et le pont jeté pour rejoindre les rivages pop, qui lui aussi sera un tube (Aerials). Qui sera d’ailleurs un tube au point de squatter la première place du classement des auditeurs de Oüi FM pendant 2 mois et demi, soit bien plus que nécessaire pour me dégouter de ce titre.

 

Alors que l’été revient pointer son nez sur la capitale, j’ai eu idée de ressortir Toxicity des cartons numériques encombrant mon disque dur… disque dur que je n’avais pas à l’époque, c’est dire si c’était il y a longtemps. (Remarque: au moment de publier, je réalise que cet article traîne depuis 2 mois)

 

Et s’il y a une chose, une seule à dire sur cet album, c’est qu’il marche toujours aussi diablement bien. Oui Bounce me donne toujours autant envie de sautiller dans tous les sens, ATWA me déchire, ma tête se secoue toujours comme si j’avais des cheveux longs sur Toxicity, je me marre toujours autant en entendant les inflexions prises par la voix de Serge Tankian sur Needle (et sur Forest, mais là c’est moins normal)…

 

Mais en même temps, c’est facile : quand je l’écoute, j’ai 16 ans à nouveau, et c’est réglé ; et c’est facile à nouveau : le boulot c’est pour dans des années, on est jeunes, soyons fous, cons, faisons la fête, allons boire et draguer.

 

Autant dire que derrière ça le retour à la réalité est difficile. Faut sortir la grosse artillerie pour redescendre. Il faut un certain temps pour réaliser à nouveau que depuis, tout a changé et que mes potes de l'époque sont pour beaucoup bien loin, et qu'il y en a tant d’autres dont j’ai tout simplement perdu la trace. Sauf Serj Tankian, qui lui réussit à me décevoir régulièrement. Mais bon, c’était il y a une éternité tout ça, vous dis-je !

 

 




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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 21:37

Led Zep, donc. Le meilleur et pire groupe jamais créé, et, pour tout dire, le seul et unique groupe dont je reconnais l'importance, que, de plus, j'apprécie, et que , pourtant… je n'écoute jamais. Véritablement. Pour faire cette sélection, je me suis retyrouvé à écouter leur disco pour la première fois depuis… au moins deux ans. Oh, certes, j'ai écouté Stairway to heaven, isolé, il y a peut-être un an … Mais c'est tout.

 

Parce que Led Zep est un groupe distant, ou du moins trop éloigné. Leur best of a beau avoir longuement bouclé dans ma chambre alors que j'avais 17 ans, je n'ai jamais réussi à m'approprier leur œuvre comme j'ai pu le faire avec, au hasard, les Pumpkins, les Smiths, Radiohead… tous mes groupes préférés quoi.

 

Car Led Zep est comme une fille trop belle pour moi: je l'admire, mais jamais elle ne me parle. Sans compter sur le fait que… tout le monde aime Led Zep. D'ailleurs, tout le monde dit Led Zep. Pas Zeppelin entier (sauf dans That 70's Show en fait).

 

J'avais eu une super bonne idée, jusqu'à ce que je réalise qu'en fait elle n'était pas de moi mais que je l'avais lue dans ce livre, mais il n'empêche qu'elle est vraie: tout ado de sexe masculin a été fan  de Led Zep. Ca peut avoir duré une minute, un jour, un an, une vie, mais c'est le lot de chacun. C'est immuable, c'est comme ça.

Mes potes ont été fans de Led Zep, mes collègues de boulot sont fans de Led Zep, mon beauf a été fan de Led Zep, seul mon père semble être une exception à cette règle, mais ça doit juste être parce qu'il ne sait pas qui est Led Zep en fait.

J'ai même eu un voisin (et accessoirement ami) dont je savais qu'il avait rompu avec sa copine (ce qui arrivait avec une régularité métronomique) quand "Since I've been lovin' you" résonnait au travers de sa porte. C'est dire.

 

Enfin bref. Pourquoi Led Zep? Parce que c'est symboliquement le premier groupe que j'ai admiré et respecté sans pouvoir l'aimer (Et donc celui que je considère comme le premier groupe de Rockstars, plutôt que de rockers en fait (mais c'est surement faux)). De toutes façons, bien assez de personnes s'en chargent à ma place. N'empêche, je me poserai toujours cette question à leur sujet: "Comment considérer un groupe qui regroupe 75% des clichés associés au Hard Rock… quand c'est lui qui les a créés?".

 

 Et donc, la sélection "Led Zep" est composée de....

 

        Dazed and confused

 

Quand on aime pas Pink Floyd, le trip hop, et toute musique trop calme, c'est assez difficile de trouver des titres "hypnotiques" qui vous plaisent.  Ces montées, descentes, accélérations, décellérations sont autant d'étapes d'un voyage qui ne dure, certes, que 6 minutes, mais qui est quand même susceptible de vous embarquer assez loin.

 

        Heartbreaker

 

Ca c'est une face du rock assez fascinante. Du rock bourrin, qui se la pète completement, et pourtant, on a pas de sensation de rejet, on adhère, on admire. On envie. Chez Led Zep, le rock n' roll rejoint très (trop?) souvent le sexe et toute une imagerie quand même pas mal misogyne qui pourtant (malgré toute la bonne éducation qu'on a pu recevoir) fascine. Et c'est pas parce que ça flatte nos bas instincts: c'est juste que Plant draguant avec une délicatesse de routier, c'est tout ce qu'on osera jamais faire. Mais lui il peut: il est rockstar.


        Since I've been loving you

 

Fais toi larguer. Prends une bière. Allume une clope. Convoque des potes. Mets ce morceau. Ca c'est la vraie vie. Et de toutes façons c'était qu'une connasse.

C'est juste trop con que le choix de ce morceau prouve que tu t'en fous pas tant que ça en fait.

 

        Stairway to heaven

 

Attendez. Me dites pas que vous avez cru un seul instant que j'allais peut – être ne pas la mettre! (Ma volonté de me faire remarquer a des limites) Il n'y a qu'une chose a dire: cette chanson est un mythe. C'est une ballade qui va crescendo durant 8 minutes, s'offrant sur la fin le luxe d'un emballement total du groupe. Les paroles sont mystérieuses, fascinantes, ont une touche mystique, et sont facilement mémorisables. Des gens ont entendu des déclarations sataniques en passant ce disque à l'envers. Une des personnes jouant dessus est morte étouffée dans son vomi.

 

Il vous faut quoi de plus que ça, pour créer un mythe Rock n' Roll?


 

        In my time of Dying

 

Ca c'est ma petite perle perso, découverte au fil d'un exemplaire de Physical Graffiti prété par un pote., il y a longtemps. Long morceau (10 minutes!) au riff imparable, idéal pour s'allonger et rêvasser après une longue journée. En répétant, évidement, que « Ce boulot me tue ».

 

Allez, finissons par le player.

 


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:24

Woodstock. Ca fait rêver, hein ?

 

Oh que oui ça fait rêver. Et pas qu’un peu. Et surtout quand on a pas 20 ans.

 

Woodstock a 40 ans. Ce serait une personne que Woodstock aurait un labrador une Safrane et deux momes qui jouent dans le jardin. Janis et Jimi. C’est triste de se dire que le plus grand symbole de ce que peut être la jeunesse vieillit. On devrait pas fêter les anniversaires.

 

Mais bon, pour moi, tout ça c’est juste un prétexte. Un prétexte pour évoquer rapidement des artistes dont je ne parlais pas dans ma sélection annuelle, au prétexte qu’ils n’ont pas sorti d’album suffisamment bon dans son intégralité pour y figurer… Mais pourtant il y en a pas mal dont j’adore nombre de titres.

 

Par exemple, bizarrement, je me dis parfois que rien n’est meilleur qu’un bon best of de Creedance Clearwater Revival. C’est mon côté Dude. (Oserais-je le dire ? C’est leur version, la meilleure version de « I heard it through the grapevine ». ca y est c’est dit). Bold as love est sûrement une des toutes meilleures chansons que je connaisse… Mais elle conclue un album qui m’emmerde profondément. Les exemples seraient nombreux.

 

En plus, bizarrement, j’ai découvert cette période quand j’avais l’age qu’avaient mes parents à cette époque. Vous vous douterez bien qu’à cet âge là, j’étais loin d’avoir le recul suffisant pour me dire que Woodstock n’a réuni « que » 0.012% de la population mondiale. Et donc, évidement, pour moi il était inconcevable que mes parents n’aient même pas voulu y aller – alors qu’en fait ils n’étaient sûrement même pas au courant que ça avait lieu…

Et cherchez pas, pour Mont-de-Marsan, il était déjà trop tard.

 

Reste que je fus toujours surpris quand, lors d’une écoute d’oldies de la période, ma mère surgît en se réjouissant d’entendre un morceau lui rappelant sa jeunesse : il m’a toujours paru inconcevable que Joplin, Hendrix, ou même, dernier en date dans cette longue lignée, Black Sabbath passent en radio, en France, sous Pompidou. Totalement effarant pour moi ce truc. N’allez pas chercher plus loin pourquoi j’arrive à avoir la nostalgie d’une époque que je n’ai pas vécue, et qui se résume par cette équation insoluble : si j’avais vécu dans les années 60, j’aurais été un putain de hippie (et peut être même que j’aurais passé une nuit au poste en Mai 68)… Sauf que si j’avais vécu dans les années 60, il y a bien peu de chances que j’aie été le moi que je suis maintenant et qui aurait voulu être hippie…* (Et puis à 18 ans, ce qui fait le plus rêver dans le mythe hippie, c’est quand même le côté « cul » de l’histoire.)**

 

La nostalgie, c’est déjà légèrement con en soi, alors la nostalgie d’une époque qu’on a pas vécu…

 

Mais bon, il y a de quoi.

 

Comme c’est les 40 ans de Woodstock, et que je serai spas le seul à y avoir pensé, et que d’autres auront certainement des trucs bien plus interessants à dire que moi… Je vais faire ce que je préfère : laisser parler la musique (et l’image, aussi)***

Ouais, vous auriez pas cru, mais si, c’est encore un top 5. Il parait que je suis plus foutu d’écrire des vrais articles, dit-on.

 

Allez, en ordre de passage.

 

 

Creedance Cleerwater Revival – Born on the Bayou (par défaut, hein...)

 

Organique. C’est le seul adjectif que je suis capable de foutre sur la musique de « Cridanse ». Si je les aime tant, c’est aussi, en grande partie parce qu’à l’écoute de leurs disques, on a l’impression d’être là, avec eux, dans le studio. Cette pop ricaine ma fascine : beaucoup plus rock que la pop anglaise, beaucoup trop légère pour être du rock cependant. Et comme « prock », ou « rop », c’est moche, j’en reste là. « pop ricaine ». Et j’écoute, et je me dis que c’est bien. N’empèche que « Have you ever seen the rain » est une des rares chansons qui me déchirent les entrailles.

 


 

 

Janis Joplin – Summertime

 

C’est con hein ? Mon morceau préféré de Janis Joplin est une reprise. En plus si je l’adore, c’est à cause de la guitare. Enfin, n’empêche, Janis est extraordinaire là-dessus aussi, et en livre une version particulièrement déchirante.****

(pas de vidéo dispo, juste le son – mais ça suffit)

 

 



 

 

The Who – See Me, Feel Me

 

C’est juste un des plus beaux trucs que j’ai jamais vu : le soleil commence à se lever sur Woodstock alors que les Who achèvent Tommy (il reste encore un peu de set à jouer derrière) et décide d’en profiter. A fond, jusqu’au bout. Daltrey est rayonnant, et Townshend, la main en sang, continue de mouliner comme un malade… Donnant la plus belle illustration qui soit de cette sorte d’honneur Rock n’ Roll que j’apprécie (et idéalise) tant. Se donner pour son public, donner quelque chose à son public, c’est bien plus que déverser des litres de sueur. C’est tout dans l’émotion. Vous l’aurez compris : j’adore cette vidéo.

 

 

 



 

Joe Cocker – With a little Help from my friends.

 

J’en aid it du mal de cette version de Joe Cocker… Pour être clair une bonne fois pour toutes : Oui, cette reprise est peut-être meilleure que l’originale, mais vu que l’original est chanté par Ringo, c’est pas dur. Ce qui me gonfle dans la reprise, c’est cette version studio qu’on trouve partout avec des choristes gospel qui me gonfle, là, avec le guitariste qui chante d’une voix de fausset, j’aime déjà beaucoup plus. Enfin, sans l’image, c’est quand même moins drôle.

 

 


 

 

Jimi Hendrix – Foxey Lady

 

Eh non, eh, oh, vous croyiez quoi ? « Star Spangled banner » ? Attendez, faut bien que je fasse mon petit malin quand même. Et puis l’hymne, de toutes façons, au bout d’une minute, on le reconnait plus, on n’entend que dissonance et larsen.

Foxey Lady, par contre, ça c’est un morceau qui fait se remuer, qui contient ce truc bizarre… Une sorte de vibe primitive, de binaire sauvage, qui donne envie de bouger son derche.

(Tiens, le voilà le truc qui m’énerve avec Hendrix. Tout le monde se rappelle du talent de technicien de Hendrix, même ceux qui l’ont jamais écouté, alors que merde… le Jimi Hendrix Experience a composé des chansons extraordinaires (Technique vs. Musique, le retour.))

 

 

 



* Tout cela explique très bien un truc : Je suis un passionné de théories sur les voyages dans le temps et les paradoxes temporels. C’est pas pour rien que j’ai du voir facilement un quinzaine de fois Retour vers le Futur.

** Sachez d’ailleurs que la plus belle femme du monde existe : elle apparaît 3 secondes dans le film du live à l’île de Wight des Who, c’est la petite brune avec des fleurs dans les cheveux qu’on apperçoit un instant pendant l’intro de Young Man Blues. Bon, certes, maintenant, elle a – au moins – l’âge de ma mère.

*** »Laissons parler la musique » : locution utilisée par le Rock critic lorsqu’il a la flemme, ou n’a pas trouvé d’anecdote amusante ou raconter, ou en a trouvé, mais les considère trop infamantes vis-à-vis d’un artiste qu’il apprécie beaucoup.

**** Qui a dit « déchirée, surtout » ?


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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 15:00

Rhàlala. Quelle idée à la con j’ai eu de vouloir mettre les Kinks dans cette selection. Non pas que je trouve cela totalement impossible de sélectionner 5 titres des Kinks. Non, de toutes façons, j’ai même pas peur de l’impossible, je me suis bien amusé à choisir 5 titres de Dylan. Alors si ça ça prouve pas que j’ai peur de rien.

 

Non, j’ai un double problème. De un, j’arrive sans problème à faire ressortir finalement, disons, 8 titres, enfin disons une petite dizaine (vingtaine) de préférés. Donc ca se dispute dans le bas du podium. Et de deux (et surtout), je sais pas, mais… vous en avez pas un peu marre, vous, des Kinks ? Non, pas de leur musique, mais du fait que bizarrement, les Kinks par ci les Kinks par là… Depuis qu’une poignée de nos amis révisionnistes musicaux ont décidé qu’en fait, les Kinks étaient meilleurs que le Beatles, on en bouffe à toutes les sauces, des Kinks. A peine un groupe sort – il un album un tant soit peu mélodique que voilà, bam ! quelqu’un passera pour y aposer directement l’adjectif « kinksien », Preuve assurée de bon goût (je suppose).

A croire qu’un grand plan a été voté pour leur offrir en deux ans l’exposition médiatique qui leur a manqué pendant 40 ans… Bon, pas étonnant que ça me gonfle un peu…

 

Mais faisons parler plutôt la musique, car finalement, c’est elle qui compte, et les Kinks étaient quand même de sacrés bons orfèvres de la pop ouvragée (cliché inside).

 

Mais pour parler des Kinks, la section Top à… s’offre le luxe d’un troisième invité consécutive, ou plutôt d’une invitée, puisque c’est Cissie, live reporter kinksomane de Ma Musique et moi, qui nous fait le plaisir de nous offrir sa sélection perso.

 

 

 

Ma Selection :

 

 

You really got me

 

« Guic’, c’est bien, au moins comme ça on a compris que t’allais pas donner dans l’originalité », que je vous entends déjà dire. Eh bien, ça a beau être vrai, vous vous trompez de raison. Au départ, justement, je ne voulais surtout pas mettre ce titre. Pure vanité, simple envie de faire mon malin (ou mon connaisseur). Et puis, je l’ai réentendu et d’un coup, j’ai réalisé un truc : ce titre est le dernier titre qui soit devenu un standard du rock. Même si on sait que ce sont les Kinks qui l’ont faite, « You really got me » est plus « You really got me » que « You really got me, des kinks » (vous suivez là ?)

Elle est là, coincée entre « Twist and Shout » et «  Louie Louie ». Eternelle, parce que tous les petits groupes qui débutent voudront se faire les dents dessus. Et c’est tant mieux.

 

Dedicated Follower of fashion

 

Là, j’ai choisi celle-ci, mais bon, sincèrement, ce pourrait être beaucoup d’autres en fait (A well respected man en tête). Elle est là pour représenter ces chansons des Kinks sur lesquelles tout à déjà tellement été dit que la moindre chose me passant par l’esprit est immanquablement un cliché. Disons donc juste que… il y a comme ça des petites chansons qui ne payent pas de mine, mais qui en fait s’avèrent être juste parfaites. Des chansons sur lesquelles on a beau chercher, il n’y a rien à modifier, les textes sont fins, drôles et émouvants tout à la fois, les mélodies faciles à retenir, entêtantes mais pas au point d’énerver quand elles restent en tête…

Il y a une certaine magie dans ces chansons, qui, en plus, n’ont pas pris une ride (enfin je trouve)

 

Sunny Afternoon

 

Ploum, ploum, ploum, ploum (*4). La simple écoute de cette descente d’accords, et ça y est, le soleil brille. Plus grande chanson, et d’été, et de remontage de moral jamais écrite, idéale à déguster telle qu’elle se décrit : en terrasse, avec une bière bien fraiche. Sans se prendre la tête. Et donc sans faire défiler le chapelet d’adjectifs consacrés : chef d’œuvre de la pop, perle pop parfaite et intemporelle… Merde, je l’ai fait quand même.

 

 

Village Green

 

Même s’il s’agit là, surement, avec « Village Green preservation Society » de mon album préféré du groupe (en partie par snobisme, en partie par anticonformisme snob en fait), il fut ardu d’en extraire une chanson, là, comme ça. Alors finalement, ça s’est fait au feeling, en balançant la seule chanson d’eux susceptible de me faire venir les larmes. Ode à la nostalgie (comme tout l’album) mais doublée de cette tendresse un peu triste qu’on a envers qui on a été et les erreurs qu’on a pu faire, les occasions manquées, et les regrets qu’on ne regrette plus… Sous une forme fort vicieuse : celle de la petite comptine qu’on garde en tête et qu’on se surprend à siffloter sans s’en rendre compte.

 

Shangri-là

 

Ca voudrait passer pour une chanson conventionnelle, mais on est quand même plus proche, bizarrement, de ces chansons en poupées russes : une chanson composée de plusieurs petites. Alors au milieu d’une épopée musicale concept telle qu’ « Arthur », l’effet miroir collerait presque le vertige.Une chanson en plusieurs mouvements, tous plus fascinants les uns que les autres, à écouter dans son Shangri-là personnel.


 

Sinon, vous remarquerez quand meme que j'ai cherché à faire mon original: pas de titre de "Something Else". C'était ça ou je mettais tout l'album, alors...

 

 

Et maintenant, le Player (la présentation laisse à désirer, car Village Green n’est pas sur Jiwa…. donc vidéo immobile à la place) :

 

 

 

 

 

Et bien entendu la sélection de Cissie que vous trouverez ICI.

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 22:40

Des fois, je me fais peur. Des fois, je me dis qu'il doit y avoir un truc qui tourne pas rond avec moi, un truc qui s'est déréglé au fur et à mesure des années. Par exemple, mon tempérament vis-à-vis de la musique est extraordinairement fluctuant. Un habile mélange de lassitude, de gout esthétique, de vécu et de goût pour la nostalgie fait que, bizarrement, je ne ressens pas les albums ou même de simples titres comme il le faut.


C'est d'autant plus con que souvent ce sont des trucs que j'adore et me plait à citer régulièrement.


Ben tiens, Adore, justement.

Bon, vous aurez deviné que c'est un de mes albums préférés. D'ailleurs, si je devais être honnête, c'est même mon album préféré des Pumpkins. (Mellon Collie n'est « que » le plus important pour moi, et accessoirement l'album le plus important de ma vie). Vous serez d'accord avec moi (si vous l'avez écouté - sinon je vous enjoins de le faire) que c'est probablement un des albums les plus tristes, les plus déprimants qui existent.*

 Eh bien... c'est pourtant l'album vers lequel je me tournerais le plus facilement si jamais, justement, ça ne va pas. Ca tient, peut-être, pour partie, à un rituel, à une habitude : ado, j'avais tendance à écouter des albums déprimants quand j'avais pas le moral, justement persuadé qu'en écoutant des gens plus tristes que moi se lamenter ça aller me remonter le moral. Faut pas s'étonner que j'aie adoré Fight Club dès le premier ¼ d'heure tiens. Mais il n'y a pas que ça. L'âge venant, je m'y sens de mieux en mieux. C'est un des rares disques dont j'ai l'impression qu'ils font... partie de moi. Il est partie intégrante de ma vie au même titre que bien des trucs que j'ai vécu, c'est comme une anecdote dont on finit par rire, quand bien même à ce moment là on faisait pas le malin.**

Avec ce disque, bizarrement, je suis à la maison. Tranquille.

 



Mais il n'y a pas que ça. Je crains d'avoir réussi, via ce rituel auto - dépressif, a  faire sauter un interrupteur dans un recoin de mon cerveau. Ouais, étant plus jeune j'étais dans ce trip limite associal auto destructeur, mais moralement.  Vous en connaissez tous : ceux convaincus d'être des losers et qui, voyant le truc comme une sorte de malediction, font rien pour s'en sortir (vu que ça sert à rien...). J'avais un certain talent pour ça assorti d'une hypothèse peut-être très intelligente logiquement, mais bon, la logique et la vie... enfin : « Si je m'attends à ce qu'il ne m'arrive que des merdes, je suis forcément gagnant . S'il m'arrive une merde, je suis prêt, s'il m'arrive un truc bien, ça ne fera qu'amplifier la joie que ce truc bien m'arrive ».***

Bon, je vous rappelle qu'à l'époque j'étais fan de Radiohead, des Smashing Pumpkins, de Muse et de Placebo. (Comment ça, « C'est pas une raison » ?)



Peut-être qu'à force de gaver mon cerveau de trucs qui plombent le moral, celui-ci, dans un réflexe d'auto-préservation acquis par l'humanité à travers des siècles d'évolution, a décidé de bouger les frontières quand il s'est dit que c'était trop. Ceci expliquerait peut-être pourquoi, quand j'ai découvert Funeral d'Arcade Fire, je l'ai trouvé extrêmement enjoué cet album. Idem avec les Smiths. A la rigueur j'arrive à comprendre que I know it's over est triste, et j'aime bien me lamenter dessus (je suis un cliché humain), mais non, j'arrive pas à la trouver vraiment triste. Déchirante, oui, elle l'est... en théorie : j'ai totalement consciente qu'elle l'est, et qu'elle boxe dans une catégorie vachement élevée, mais par contre, non, elle ne me déchire pas moi-même, désolé.


Et des trucs comme ça, il y en a une palanquée : The Bends a été l'album de fond de nombre de mes lectures (jusqu'à ce que je m'intéresse aux paroles en fait). Yesterday me remplit d'un confort totalement incompatible avec ce titre... Je vais pas tout énumérer, juste vous coller une rapide playlist à la fin. (Mais bon, sachez que pour me donner du baume au cœur, j'écoute « Mathilde » de Brel.)

 

Bon, comment dire... je trouvais pas d'image pour illustrer l'article, j'ai décidé de taper des trucs dans Google Images... Et puis je suis tombé sur ça en tappant "le lycée m'emmerde"... Alors je me suis dit pourquoi pas.



Bizarrement, j'en ai établi (pour, très certainement, combler ma propre vanité), que j'avais évolué, et que ma sensibilité pour la beauté de ces titres, de ces albums, l'a emporté sur le sentiment qu'ils cherchent à me faire passer. Toucher ainsi à la beauté la plus pure est fascinant... Comment peut-on se laisser aller à la tristesse en écoutant un To Sheila alors qu'en fait, on a l'extraordinaire chance de l'écouter, de connaître ce titre... (j'allais dire « d'être un élu »). Enfin, quel que soit ce mécanisme, je vous jure qu'il a pris le dessus. Pour preuve : j'ai réécouté une bonne dizaine de fois cet album  la semaine passée (c'est une tradition aussi : c'est mon « album d'été ». Cherchez pas.) Eh bien, rien, pas une larme, pas de nœud dans le ventre, pas un malaise vagal, rien. Sinon une somptueuse sensation de bien-être.


Enfin bref... Vous vous doutez bien, quand même, que la victoire n'est pas non plus éclatante. Car chaque médaille a son revers (oui, je suis resté un réservoir à clichés), et ici, la tristesse a gagné du terrain sur un autre côté. Parce que c'est bien sympa de connaître tous ces titres splendides... Mais c'est bien désespérant, au milieu de ce désert musical que je traverse (depuis 2007, aucun album sorti récemment n'est resté bien longtemps sur ma platine : beaucoup de bonne surprises, mais pas d'adoration ni de révélation extraordinaire), de se dire que tous ces titres que j'aime, je ne les redécouvrirais jamais. Et ça me rend malade. La découverte d'un Sexy Sadie, d'un Sunny Afternoon, ou même d'un Sure Shot, ou un Initials BB, c'est une sensation si agréable, si pleine de joie, qu'il est honteux qu'on ne puisse en profiter qu'une fois. Des fois, j'ai envie de recommencer le jeu, sur une nouvelle sauvegarde : certes, ce sera parfois moins exaltant ; les passages chiants le resteront, mais foutre leur raclée aux boss sera toujours aussi sympa. En plus, ce sera plus facile, je saurais peut être déjà où ils sont.


C'est le piège de ma propre nostalgie : je ne suis pas nostalgique des évènements. La passé est le passé, ce qui est arrivé est arrivé et basta. Je le suis des sentiments et sensations. Parce que eux, on croit qu'on pourra les revivre : rien du tout. C'est bien plus vicieux.



Chose promise, chose due... Le player, avec, certes, quelques merdes, mais des merdes déprimantes (mais qui ne me rendent même pas tristes, si vous avez suivi vous avez compris) quand même, et même pas au second degré. Comme je suis gentil à la fin y a de quoi redonner un peu de moral. Au cas ou.






* Pas LE plus déprimant : pour moi, le « Marble Index » de Nico est indétronnable.


** Un peu comme un contrôle de papiers quand on déambule bourré à 5 h du matin, mais vu du moment ou on le raconte à ses potes le lendemain.


*** La continuité du truc, malheureusement, c'est que ce comportement fait qu'il t'arrive pas grand-chose de bien, malheureusement : retour au point 1 du raisonnement.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 22:26
C'est assez idiot et un brin mégalo, mais ça fait du bien.

Voyez-vous, cet été, je vais fêter en toute discrétion les 10 ans de ce que j'appellerai mon passage au Rock. 10 ans que j'ai délaissé un monceau de conneries de plus ou moins bon gout et que je ne détaillerai pas ici pour me tourner vers les guitares saillantes, les roulements de caisse claire et tout ces trucs qui font ce qu'on appelle le Rock.

Alors, histoire de marquer quand même le coup, je me suis offert un coup d'oeil dans le rétro. Autant le dire, ça surprend.

D'où cette petite playlist: un morceau par an, des morceaux qui m'ont marqué lors des dix derniers été. Comprenez bien: marqué. Ce n'est pas qu'ils ont été ce que j'ai écouté de meilleur pendant cette période, enfin pas toujours, mais ce sont les premiers qui me sont venus à l'esprit en réfléchissant à ces périodes (parfois par un album, parfois en tant que tel.)

Alors les voilà, 10 morceaux, livrés à votre propre vision de comment on peut évoluer... Je vous dispense des anecdotes et description du pourquoi du comment, je les laisse tels quels.

Le truc marrant c'est que finalement, ça colle assez aux sorties des différents étés passés: un bilan avant les dix années à venir?


Sinon, je ne sais pas encore si les autres saisons auront droit au même traitement, ça dépendra de si les images sont aussi claires dans ma tête que pour ces étés.






Remarque:
cette idée est évidement influencée par plein d'articles de vos différents blogs: je ne détaille pas, mais bon, merci en vrac à GT., Thom et Systool principalement, de ne pas m'attaquer en Justice pour violation de copyright.


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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:00

 

Bob Dylan. Monument intouchable, génie intemporel, chantre de la folk-song engagée...

Quoiqu'il arrive, rencontrer Dylan dans une vie, c'est pas rien. Pour moi ça c'est fait par le biais d'un coffret promotionnel 3 CD comme il en fleurit pléthore chaque mois de Décembre, coffret contenant quand même pas rien, vu que c'était quand même ce qu'on pourra qualifier de trio gagnant toutes catégories : Bringing it all back Home, Highway 61 Revisited, Blonde on Blonde.


Vous imaginez la claque que ça peut être de mettre un disque, comme ça, au hasard, qu'on a acheté parce que bon, on m'a dit que Dylan c'est important, et se prendre direct « Like a rolling Stone »  dans les ratiches ? Ben j'espère pour parce que je vois pas grand-chose qui puisse s'avérer plus fort.


Alors c'est sur s'attaquer à Dylan pour le réduire à un top 5, c'est quand même pas une sinécure. Ca peut même faire flipper. Et d'ailleurs ça en a fait flipper un qui a décidé finalement de se rabattre sur d'autres alors que la place de guest était apportée sur un plateau d'argent pour l'hommage au Zim.


Heureusement, une charmante jeune fille a décidé de relever bien haut le défi, mais en même temps, quand on a piqué son nom de blog à une chanson du gars en question, faut assumer.


Ce sera donc pour honorer Bob que notre seconde guest interviendra, et c'est rien moins que la pourfendeuse de Lemmy, tenancière des carnets de culture estampillés 115th Dream, Laiezza, qui nous fait l'honneur de sa sélection Zimmermaniaque.



Ma sélection :


Bon, elle est presque banale, pas de petite perle plaquée au milieu de nulle part qui ressurgi comme ça, et focalisée sur la période 62 - 76 en gros, c'est-à-dire avant les Ray-Ban (quoique) et les hommages à Jésus.



Don't think twice it's alright


Et si c'était ça, la meilleure chanson de tous les temps? Comment on peut réussir à écrire une chanson de rupture si subtile, et surtout intelligente ?  Pourquoi quand je quitte une gonzesse (ce qui ne m'arrive certes pas tous les jours, mais bon), je suis pas foutu d'afficher cette extraordinaire morgue, ce mépris dont on comprend qu'il est la pour cacher une réelle tristesse... Comment on réussit à faire une chanson de rupture qui soit pas déprimante, car sarcastique, tout en étant quand même vachement émouvante... Ca me dépasse.


En fait voilà. Ca peut pas être la plus grande chanson du monde, parce que ce n'est malheureusement qu'une chanson.



Like a Rolling Stone


Ah bah voilà. Y aura toujours un snob pour dire "J'adore Highway 61 mais je zappe toujours "Like a Rolling Stone, comme il y en aura un pour dire "J'adore le premier album des Doors mais pas The End" ou un pour dire « J'adore les Beatles mais Sgt Pepper m'emmerde ».

Si le troisième a effectivement raison, n'écoutez pas les autres. « Like a Rolling Stone », c'est la grosse claque bien violente, la révélation, une chanson obsédante, mystérieuse, parfaite, 6 minutes fascinantes gravées pour l'éternité... Vous voulez du Dylan « intemporel » ? Ben en voilà.



I want you


Il est quand même fort ce Dylan. Non content de faire la chanson de rupture parfaite (LES chansons de rupture parfaites, même), le voilà qui nous sort l'ultime chanson de drague. Non, pas de drague : de séduction. Une mélodie fraîche, un refrain pas trop dur à retenir, on dodeline gentiment en rêvassant à toutes les filles auxquelles on a jamais eu le courage de déclarer sa flamme, et on se dit que la prochaine fois qu'on fera une mixtape on mettre celle là à la fin (penser à garder de la place). Puis d'un coup on réalise qu'on a plus 15 ans, et ça fait chier.



If you see her say hello


Ben tiens. La voilà la seconde meilleure chanson de rupture de tous les temps. Enfin, c'est plutôt une chanson de post-rupture. Peut être est ce la suite de la première, qui sait... Enfin bref : c'est triste, souffreteux, beau, et vrai. Et ça fait mal. (Rajoutez moi « I know it's over » derrière , et bam, vous êtes bons pour planquer tous les objets contondants.)



Hurricane


Pourquoi je l'ai foutue là celle là ? Parce que bon, faut quand même remarquer que c'est le début de la première fin de Dylan l'album « Desire ». (C'est celui ou il part chasser des ours à l'arc sur la pochette). Limite ce serait le seul titre de l'album digne d'être sauvé, en exagérant quand même. Bon allez, on va donner deux raisons quand même. 1. C'est le premier titre de Dylan que j'ai jamais entendu (sauf qu'à l'époque je savais pas que c'était lui). 2. C'est le premier solo d'Harmonica qui m'aie collé des frissons.

Raison subsidiaire : ce titre n'a pas été gâché par Hugues Aufray.



Et maintenant, le player





La sélection de Laiezza se trouve ici.



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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 00:01

Les Doors donc, soit une des rencontres musicales les plus importantes dans ma carrrière de mélomane en devenir. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer plus d'une fois mon intérêt pour ce groupe, tout comme de me le voir reproché, aussi.

Reste que la fin de ma seconde décennie sur cette planète restera marquée à jamais du sceau de Morrison et de sa bande et de l'infamie capillaire.


Reste qu'au moment de faire le choix... c'est tout de suite plus dur. Alors, comme on ne peut pas y couper, non plus, on décide de feinter... C'est pourquoi les Doors seront l'occasion d'accueillir notre premier Guest, en l'occurrence un Guest de luxe : G.T., grand timmonier du classement des blogueurs, musicologue reconnu par la médiathèque d'Albertville et admirateur de James Douglas Morrison et des influences de celui-ci devant l'éternel au point d'y avoir consacré un article-somme comme on dit dans le jargon.


Vous trouverez sa sélection à lui de ce côté - ci, et je vous le dis de suite (au moment ou je tape ces lignes, je n'ai pas idée de ce qu'il a choisi) : tous les morceaux qu'il a choisi aurait tout aussi bien pu se trouver ici*. Mais espérons que chacun aura son angle !



Ma sélection :

 



Break on Through


Il y a des morceaux, comme ça, qui auraient pu être enregistrés avant - hier. Comprenez par là que certains morceaux des années 60 ne vieilliront certainement jamais. « My Generation », par exemple, est éternel. « (I can't get no) Satisfaction » de même. Break on Through, de même, entre cri primal, beat dansant et fracas assourdissant : il faut être déjà snob à 16 ans, pour ne pas s'y retrouver.


Take it as it comes


Des décennies avant Mika, Jim nous enjoignait déjà de prendre les choses à la coule... Sauf que lui on arrivait à le croire vachement plus facilement. Le résultat ? Une des chansons les plus entrainantes des Doors, et une des rares (à mon avis) qui soit purement une chanson pop, distrayante et sans autre prétention.


Moonlight Drive


Merci Arte. Pur les 30 ans de la mort de Jim Morrison, la chaine franco-allemand »e avait diffusé un reportage sur le mythe des Doors, entrecoupé d'extraits de prestations live. Alors que la formation des Doors est évoquée, on voit alors leur premiere chanson apparaitr, invoquée par Jim : Let's swim to the moon, Let's climb to the tide... Le clavier en fond, et cette guitare qui vient puis repart, mimant la marée... Peut être le premier choc musical vraiment innatendu que j'aie eu.



L'America


Si la musique des Doors aime à conduire vers une sensation de malaise (du moins, c'est un des buts avoués de celle-ci), on peut dire que sur ce coup là... C'est réussi. La première moitié du morceau est certainement le truc le plus glauque, malsain, ca pue et c'est aigre... que j'aie entendu... jusqu'à Closer en fait.



Riders on the Storm


Bon, j'étais bien obligé, dans une sélection sur les Doors, de mettre un morceau-fleuve comme ils en ont fait tant (trop?). The End, c'est quand même le seul morceau qui m'ait vraiment foutu dans un état de flip. When the music's over est peut être un peu trop long et bordélique, mais... si bon. Mais bon, au final, ce sera Riders on the Storm, parce que, symboliquement, c'est le dernier morceau des Doors... A jamais. Et c'est un super bon morceau, alors pourquoi s'en priver !

 

 

 

La sélection de G.T.

 



Et bien sur, pour finir, le player:

 




* Clause secrete en petit caractères en bas: si jamais G.T. a sélectionné « The Soft Parade » ou « Celebration of the lizard », considerez la phrase précédente comme nulle et non avenue.

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