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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:11

 

http://bluestormmusic.com/store/images/smallfaces_ogdens.jpgIl serait faux de dire qu’on parle là d’un groupe méconnu. Bien au contraire, c’est d’ailleurs ce qui est surement le plus dommage. Toute personne ayant un peu chercher à creuser dans l’histoire du Rock n’ Roll pour obtenir la réponse à certaines questions (en tête desquelles « Pourquoi Rod Stewart ? » et « Pourquoi Peter Frampton ? ») sera tombé sur le nom des Small Faces. Mais bizarrement, c’est un groupe qu’on ne cite pas plus osuvent que cela.

 

A la question « Beatles ou Stones ? », il y aura bien souvent un qui se croira malin en répondant Kinks, ou Who. Mais il faudrait vraiment être un sacré peigne-cul pour aller répondre « Small faces ». Poutant, on aurait tort de sous-estimer ce groupe. En effet, la discographie des Small Faces contient un certain nombre de pépites et pas des moindres. En particulier cet album assez fascinant qu’est « Ogden ‘s Nut Gone Flake »

C’est un disque un peu particulier, celui où le groupe mod par excellence, qui s’est fait connaître par des hymnes frekbeat démentiels (« Whatcha gonna do about it ? » ou le toujours aussi fabuleux « Here comes the Nice » (quelle chanson !)) prend la tangente vers le psyché tout juste né.

 

La face A, outre un instrumental d’ouverture ultra planant, reste assez classique, est un enchaînement assez classique de titres dont aucun n’est à jeter, tous dans une sorte d’ambiance bon enfant, des titres mignons assez… mignons et trippants. Je défie quiconque appréciant la pop 60’s de résister à un « Lazy Sunday », ou à un « Afterglow » sur lequel l’orgue fait des merveilles..

On retrouve donc assez bien l’esprit du groupe d’origine, même s’il s’offre le luxe de quelques orchestrations un peu plus complexes.

La face B, elle, s’offre le luxe d’un opéra-rock. En version réduite, mais quand même. Quand un groupe principalement connu pour ses singles tubesques décide de commettre l’hybris  rock n’ roll de la fin des 60’s (après, dans les 70’s, ce sera les guitares à plusieurs manches), on ne s’attend pas forcément à une réussite. De toutes façons, l’expérience le prouve : quand un groupe décide de faire un opéra-rock, c’est généralement qu’il n’y a plus grand-chose à en attendre.

Pour le « scénario », on ne s’étendra pas dessus, sinon pour dire que, si on me forçait à le noter, je dirais qu’il est plus crétin / drogué que Tommy, mais moins que The Lamb lies down on Broadway. (Je sais, dur de trouver échelle plus grande.)

 

http://i.telegraph.co.uk/telegraph/multimedia/archive/01451/small-faces_1451559i.jpg

Paul Weller et Paul McCartney se sont cachés dans cette image, les retrouveras-tu?

 

 

Reste que cette face B, qui fait assez penser aux Who de « Sell out » (l’ouverture d’Happiness Sam fait irrémédiablement penser à Silas Stingy, les interruptions du narrateur aux jingles – sauf que là, ça gâcherai plus qu’autre chose…), vaut le détour. Je suis le premier surpris de dire ça, mais, débarrassé de la necessité d’écrire des chansons – ou du moins d’en écrire des susceptibles de sortir en single- les Small Faces se libèrent, et s’offrent le luxe du psyché teinté de freakbeat et de soul. Sur Rollin’ Over  (fabuleux morceau présageant déjà du virage qui sera pris par les Faces – on jurerai Miss Judy’s Farm au début), on se dit que Steve Marriott n’a jamais aussi bien chanté a part peut-être sur la face A, on s’offre un gros triop à l’acide sur « The Journey », on vocode la voix avec du Farsifa, et on obtient une face entière magnifique et bizarrement peu connue. Ca dure six titres, ce n’est bizarrement pas très chiant… mais pas très original non plus  ( à peu près tout avait été déjà fait quelques…6 mois auparavant, par d’autres – mais je n’ai pas dit « mieux » parce que c’est faux)

Alors on pourrait qualifier un peu vite les Small Faces d’habiles faiseurs, mais ce serait un peu rapide. On a surtout un album quasiment parfait, sur lequel les deux faces font sens, qui est là pour nous rappeler que Immediate n’était pas le moindre des labels, que les Small Faces étaient ftranchement impressionants sur album aussi, et que c’est mesquin de leur en vouloir pour les conséquences négatives qu’ils ont pu avoir sur la musiqeu moderne (ils ne sont pas responsables directement de « Baby I love your way », ni de « Baby Jane ».)

Vraiment, un album à réécouter. Dommage, juste que ce narrateur vienne tout gâcher entre les morceaux.

 

 

 

 

 

 

 

Note : pour ceux qui ne seraient pas au courant – sait-on jamais. En 1969, Steve Marriott quitte les Small Faces. Il montera par la suite Humble Pie avec Peter Frampton, guitariste chanteur coupable de « Frampton comes alive », l’album n°1 dans tous les bacs à soldes du monde, parce que tout le monde l’a déjà et que plus personne ne le veux. Les trois autres membres des Small Faces recruteront au chant Rod Steward, le Johnny Halliday anglais (comprendre par là : très bon interprète, mais son répertoire propre est assez déplorable à partir de 1975)

23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 19:00

http://c5.img.v4.skyrock.net/c50/cam0uw-gram0ph0ne/pics/1668442944.jpgPlacebo. Dernier membre du Triumvirat de mes 15 ans. Voilà un groupe auprès duquel j'ai fini par observer des sentiments plus que mitigés, au point d'en faire une Mort en Rock avant l'heure.

Si j'ai toujours conservé le plus grand respect pour Radiohead au fil des ans, si j'ai toujours conservé une sympathie coupable à l'égard du trio de Matt Bellamy (jusqu'à très récemment),  Placebo par contre est un groupe qui a subi à plus d'une reprise mon ire et mon ironie. Pourtant j'ai passé un temps finalement incroyable à bramer tant bien que mal, mêlant accent anglais raté et voix nasillarde imitée ce "Piouuure Mornaing" qui ouvre "Without you I'm nothing".

Il était prévu de longue date que cet album figure dans cette sélection personnelle, et pourtant, il a un instant failli passer à la trappe (au profit d'une étude comparative de "Celebrity Skin" de Hole et d'"Adore" des Smashing Pumpkins, avant que je me rende compte que l'entreprise, même si non dénuée de sens, est bien trop grande pour un petit gratte – papier de ma trempe).

 

Puis le hasard (ou le Destin) a fait son œuvre, et, le jour ou j'ai failli ne pas reconnaître "Without you I'm nothing" (le morceau) lors d'un blind test (reconnaître Placebo étant à la portée du premier téléspectateur d'Ardisson venu, je me devais de retrouver le titre, absolument), je me suis dit que j'allais devoir réécouter cet album.

 

Cet album que j'ai toujours cité en référence, dont je sais qu'il est intimement lié à la période "romantisme noir" de mon adolescence, et que, finalement, le temps aidant, j'avais fini par moins écouter, voire pire: commencé à oublier.

 

Certains se disent très certainement devant leur écran "Ca y est, il nous refait le coup du certes c'est pas un album génial mais il a tellement changé ma vie que franchement…". Qu'ils se détrompent: cet album est toujours, plus de dix ans après sa sortie, un grand album.

 http://img370.imageshack.us/img370/5403/placebo1nn4.jpg
Où l'on voit que Brian hésite à se mettre à poils lui aussi.

 

 

Dès l'insertion du CD dans le lecteur, je me retrouvais à nouveau en terrain connu: Pure Morning, son frottement de cymbales, son alarme, on rythme entêtant, ses rimes en "-eed". Finalement, un hymne toujours aussi vif et vibrant. On a beau dire: c'est de la paresse que de vouloir écrire un hymne, c'est du génie que de parvenir à en écrire un malgré soi.

 

Certes, dix ans se sont écoulés depuis ma découverte de cet album, et il y a bien des choses que je ne réalise que maintenant. A quel point l'intro de "You don't care about us" sonne new—wave par exemple. Ou celle de "Allergic (to thoughts of mother Earth)" peut faire indus. Evidemment, je ne pouvais pas le réaliser à l'époque, vu que je ne connaissais pas ces genres musicaux. Et si je trouvais à l'époque que cet album était un chef-d'œuvre, je dois dire qu'aujourd'hui, si je lui ai retiré ce qualificatif, c'est pour lui apposer ceux de Grand album, et, surtout, d'album riche.

 

Un album riche en genres abordés, effleurés, attaqués de front. Riche en grands morceaux, qu'il s'agisse des tubes (Pure Morning, ou évidement Every you every me), ou de morceaux un peu moins connus (Scared of Girls, ou Burger Queen, qui eut l'honneur d'une version française, bien avant, et bien meilleure que "Protect me from what I want")

 

Bon, évidement, tout n'est pas parfait, et une ballade comme "Ask for answers", malgré l'émotion évidente qui s'en dégage, me laisse encore, aujourd'hui, de marbre. Au même titre qu'attendre que 15 minutes aient bien voulu défiler, le doigt coincé sur la touche ">>" de la télécommande pour entendre un vague riff en fond de Brian Molko consultant les messages de son répondeur rend à cette piste cachée une saveur bien amère, même si, avec le recul, je sais que c'est quand Placebo cessera de cacher des pistes à la fin de ses disques que la chute commencera véritablement.

 

Mais quand même… Without you I'm nothing et sa progression fatale, Every you every me, qui dix ans après n'a pas pris une ride, et toujours Pure morning, son son obsédant, hypnotisant, sa construction en anaphore, sa continuité, sa beauté…

 

C'était une époque lointaine, une époque ou Placebo pouvait encore paraître sulfureux sans avoir à attaquer Voici en justice (pour "cassage de cette image sulfureuse" (je résume)), où ce groupe était sexy, tendu, comme sa musique, une musique travaillée certes (plus que sur le premier album – l'autre grand album du groupe), mais toujours suffisamment brute pour toucher droit au cœur, pour qu'on y croie.

 

 

 

Depuis, Brian Molko, Samson moderne, a coupé ses cheveux et perdu l'inspiration. Ou peut-être est-ce moi qui ne peux plus le comprendre car j'ai coupé les miens. Mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller à la nostalgie: "Without you I'm nothing" est là, bien là, destiné à rester. Parce que, finalement, sans lui, je ne suis plus grand chose.

22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:26

J’ai l’impression que c’était il y a une éternité. (Ouais, je sais, on a fait plus original comme intro, mais c’était ça ou « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans », alors que non, j’en ai même pas trente, on va pas déconner.)

 

C’était l’année du bac. Et j’avais pas encore compris que jamais je ne serais un métalleux. Bon, j’avais des indices, c’est vrai, comme par exemple ces Best Of des Beatles trainant dans ma piaule. N’empêche, dans mes disques à moi, le binaire se conjuguait surtout avec une double pédale.

 

J’ai une excuse, c’était le début de la fin de la vague du néo-métal. Que j’avais certainement du suivre par mimétisme, ou un truc comme ça, vu qu’à part quelques titres de Deftones et de Korn, et le premier album de Slipknot, j’avais jamais réussi à trop accrocher au truc.

 

Alors autant dire que quand un jour on m’a sorti que System of A Down était un groupe affilié à cette vague, j’étais sur le cul. Pour une raison inconnue, j'étais incapable de mêler SOAD à cette vague: il y a chez eux un truc qui tranche d'avec les autres groupes de néo-métal. Puis, ça a fini par me sauter aux yeux : même s’il leur arrive de chanter des trucs tristes, SOAD se lamente quand même vachement moins qu'un Johnatan Davis (et se la pète moins qu'un Fred Durst), et même quand le propos est déprimant, la musique reste souvent franchement entraînante. La preuve, c’est que j’ai passé mes années d’études à pogotter en soirée sur « Chop Suey ! » qui parle quand même d’enfance maltraitée. C’est dire.

Bientôt on dansera des slows sur « Atrocity Exhibitions » à ce rythme là.

 

Reste que le petit effet madeleine reste là, et qu’à chaque fois que je réécoute cet album je me retrouve quelques années en arrière, à admirer le coucher de soleil par la fenêtre de ma piaule, pendant ces semaines de vide total qu’on appelle « attente des résultats. » Et je me souviens qu’à l’époque, je n’étais pas encore snob. Et je me réjouissais de l’engouement généralisé dans mon lycée pour cet album : pour la première fois depuis presque toujours, j’étais dans le même état d’esprit que les autres gens de ma génération.

 

 

 

Au troisième top, il sera 6... non, 2... non, 11, non... rhaaa putain!!!

 


 

Que je sois devenu snob ou que j’ai développé un sens du bon gout, j’en sais rien, reste que quand ce groupe a connu un succès énorme avec « Lonely Day », je trouvais l’album dont il était extrait pas mal à chier, quand même.

Eh ouais… encore un groupe victime du syndrome de Muse – Placebo. On en déduira donc que leur second album reste leur meilleur à ce jour, et que si j’en parle c’est bien parce qu’aujourd’hui encore, je le trouve vachement bon. Ce n’est certes pas le chef d’œuvre du métal, il n’est pas éternel. Mais c’est une excellente porte d’entrée, encore aujourd’hui.

 

Sorte de métal festif, lourd mais quand même mélodieux… Avec quelques accents orientalisants de ci de là. Tout pour que ça passe comme une lettre à la poste, avec en bonus la ballade de rigueur (ATWA), le tube bourrin en puissance (Toxicity) et le pont jeté pour rejoindre les rivages pop, qui lui aussi sera un tube (Aerials). Qui sera d’ailleurs un tube au point de squatter la première place du classement des auditeurs de Oüi FM pendant 2 mois et demi, soit bien plus que nécessaire pour me dégouter de ce titre.

 

Alors que l’été revient pointer son nez sur la capitale, j’ai eu idée de ressortir Toxicity des cartons numériques encombrant mon disque dur… disque dur que je n’avais pas à l’époque, c’est dire si c’était il y a longtemps. (Remarque: au moment de publier, je réalise que cet article traîne depuis 2 mois)

 

Et s’il y a une chose, une seule à dire sur cet album, c’est qu’il marche toujours aussi diablement bien. Oui Bounce me donne toujours autant envie de sautiller dans tous les sens, ATWA me déchire, ma tête se secoue toujours comme si j’avais des cheveux longs sur Toxicity, je me marre toujours autant en entendant les inflexions prises par la voix de Serge Tankian sur Needle (et sur Forest, mais là c’est moins normal)…

 

Mais en même temps, c’est facile : quand je l’écoute, j’ai 16 ans à nouveau, et c’est réglé ; et c’est facile à nouveau : le boulot c’est pour dans des années, on est jeunes, soyons fous, cons, faisons la fête, allons boire et draguer.

 

Autant dire que derrière ça le retour à la réalité est difficile. Faut sortir la grosse artillerie pour redescendre. Il faut un certain temps pour réaliser à nouveau que depuis, tout a changé et que mes potes de l'époque sont pour beaucoup bien loin, et qu'il y en a tant d’autres dont j’ai tout simplement perdu la trace. Sauf Serj Tankian, qui lui réussit à me décevoir régulièrement. Mais bon, c’était il y a une éternité tout ça, vous dis-je !

 

 




2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:21

Mon Dieu qu'elle est longue la liste des artistes qu'on découvre trop tard... La faute à une séparation. Un décès prématuré. A pas de chance, parfois, aussi.


On a tous une histoire à raconter au sujet de nos albums préférés. Parfois liée à son achat, parfois à sa découverte, parfois aux découvertes qu'il a entrainées.


Figure 8, c'est le seul album que j'ai découvert par deux fois. Oh oui, certes, il y a ces albums que j'ai écoutés, laissés de côté, et auxquels je suis revenu par la suite, plus mur pour les apprécier : Songs for The Deaf, Up the Bracket, The Queen is Dead...


Mais celui - ci je l'ai adoré les deux fois que je l'ai découvert.


En réalité, au détour d'une copie ratée, d'une archive mal extraite ou de je ne sais quelle mauvaise manipulation informatique, j'ai passé deux ans à écouter... un demi album d'Elliott Smith. « Figure 4 » quoi.

Là où se situait la feinte, c'est que cet album, intitulé Figure 8, se retrouvait du coup à posséder 8 titres - chose qui m'apparaissait logique. Et en plus, l'album s'achevait sur l'envolée de Stupidity Tries qui constituait pour moi une « envolée finale » comme je les aime, du genre dont je vous ai parlé récemment.


J'aimais beaucoup les autres albums d'Elliott Smith, certes, mais celui là c'était quand même celui qui me parlait le plus. Moins Folk, plus pop. Des orchestrations plus riches, dont feu Elliott profitait bien. Le pont de Son of Sam, l'intro (et ce que j'oserai appeler « le break » ) de Junk Bond Trader, le refrain et l'outro de Stupidity Tries... L'album voit Eliott s'éloigner de ses terres acoustiques et déployer une aisance mélodique fascinante. Doublée d'une certaine luxuriance des orchestrations qui magnifiait sa voix, qi cristalline et brisée à la fois... pour l'emmener bien loin de la discrétion d'un « Needle in the hay » par exemple. C'est déjà prégnant dans XO (son album d'avant), mais là, c'est vraiment de la pop pure et dure, de toute beauté. Il m'arrive de dire que c'est le meilleur truc que j'aie entendu depuis les Beatles... Je ne sais pas, moi-même, si c'est une blague ou pas.


La supercherie aura tenu 2 ans. (ou 3, je sais pas, entre les deux disons).


Jusqu'à ce que... je décide une première fois d'écrire cet article. Et que, histoire de pas encore me planter d'année (foutus albums sortis en décembre), j'aille jeter un œil sur Wikipedia. Stupeur : cet album contient en fait 16 titres.


La colère et la frustration nous faisant faire des trucs bizarres, Figure 8 a rejoint dès ce soir là ma discothèque. En vrai, en dur, en CD et en livret. Et j'ai été gâté comme un gamin de 5 ans un jour de Noël. J'avais droit à « mon » album, avec 8 bonus tracks en quelque sorte. Bien entendu, une crainte existait : que la fin de l'album soit décevante... Il n'en est rien. Sur cette « nouvelle fin » on s'offre le luxe de la petite envolée (« Can 't  make a sound » ), puis un petit instrumental terminal. Soit, réunis, les « concepts de fin » de rien moins que deux de mes albums préférés... OK Computer (Radiohead) et Adore (Smashing Pumpkins).

Cet album est d'une beauté surprenante, enregistrée par un Elliott qui voit s'éloigner ses vieux démons, et dont on sent qu'il espère lui aussi qu'ils resteront bien loin. Certes, ça ne l'empêche pas d'ouvrir le bal avec une chanson sur un serial killer, mais bon. Cela, si on y réfléchit, rend d'autant plus traumatisante sa triste fin. Elles sont nombreuses, les stars qu'on a découvertes alors qu'elles étaient déjà disparues. Mais elles ne sont pas si nombreuses celles dont la fin nous touche vraiment : Morrison, Lennon, ou même Cobain, sont certes décédés, eux aussi avant que je ne découvre leurs œuvres, mais bon, c'est comme ça, et ça a toujours été comme ça. Leur musique est c qu'elle est, et leur mort ne la transcende pas plus qu'elle ne la descend, c'est comme si l'artiste et son œuvre avaient toujours été dissociés pour moi.

 


Elliott nous offre sa version du "pourquoi Figure 8".



Mais à l'écoute de cet album, si beau, si limpide, et aussi si plein d'espoir... On se dit que la vie est une sale garce (mais la mort ne vaut pas mieux qu'elle d'ailleurs.)

Alors oui, j'aime cet album car... l'ironie du contexte me fascine. Le seul concurrent, en ce sens, c'est le « My Way » de Sid Vicious , eu égard au contexte : ce mec qui chante une chanson de vieillard mourant, à 21 ans, c'était déjà une provocation... Malheureusement trop juste. Rien que d'y penser, j'ai des frissons. Mais voilà.


Bien entendu, le fait est que mon histoire personnelle avec cet album fait que j'ai toujours l'impression d'écouter une sorte de double album dont j'aurais usé le premier disque jusqu'à la corde, et négligé le second... Mais bon, pourquoi pas. Si c'est le prix à payer pour que j'aie à ce point l'impression que ce disque m'appartient...


En l'écoutant, chaque fois, me revient cette idée : ah oui, elle est longue la liste des artistes qu'on a découverts trop tard. Et le problème c'est qu'elle ne peut que s'allonger.

 

 



Ca c'est l'idée que je me fais d'un pop song "parfaite".

18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 19:12

Allez avouez-le... Vous aussi, non ?


Vous aussi, vous avez écouté Rage Against the Machine à 17 ans, non ?


Vous aussi, vous avez d'un coup eu envie de faire la révolution, vous les avez cru quand ils vous gueulaient dans les oreilles que votre colère était un don, et que, non, on allait pas faire ce qu'on nous disait de faire.


Vous aussi, vous avez adoré ces titres qui ne sont pas des morceaux mais d'extraordinaires hymnes faits pour donner envie de tout réduire en cendre, de mettre le monde à feu et à sang, dans l'unique but de le changer, ou au moins de le faire bouger, non ?


Vous aussi, vous vous êtes dit que Rage avait la réponse, ou du moins était la meilleure illustration de vos colères, de vos frustrations d'adolescent qui est « pas encore majeur mais tu verras, dès que j'aurais mes 18 ans.... », non ?


Vous aussi, vous avez pogotté sur Killing in the Name dans une soirée étudiante, attendant patiemment la fin du dernier vrombissement de guitare pour placer à sa place exacte ce « Mother fuckeeeeer ! hin, han » conclusif du morceau à sa place exacte, en totale synchronie avec Zack de la Rocha, non ?


Vous aussi, vous avez été attristé par leur séparation et affligé par leur reformation, non ?


Vous aussi, vous vous êtes maudit de n'avoir qu'une guitare acoustique quand vous avez tenté de reprendre « Bombtrack », et que ca n'avait finalement rien d'une bombe, non ?


Mais vous aussi vous avez tenté de vous consoler en vous disant que beaucoup plus (beaucoup trop) de questions surgiraient si vous tentiez d'imiter le son du jeu de gratte de Tom Morello, non ?


Vous aussi, votre mère vous a dit de baisser cette musique, tandis que vous vous réjouissiez qu'elle n'entrave rien à l'anglais, sous risque qu'elle fasse une crise cardiaque en comprenant les textes, non ?


Vous aussi, vous vous êtes fait prendre en photo dans un carton, non?


Vous aussi, vous vous sentez vieux maintenant, calmé, posé, mais ressentez le « vous-jeune » s'agiter dans tous les sens dès que repasse un titre de cet album, non ?


Vous aussi, vous vous surprenez à réécouter ce disque quand le printemps revient, avec l'envie de retrouver votre jeunesse révoltée d'avant... avant d'enfiler votre costard pour faire votre boulot gentiment, avec une légère part de honte dans le métro, non ?


Vous aussi, quand vous réécoutez cet album, vous vous dites... « qu'est ce que j'étais con... Mais qu'est-ce que c'était bien », non ?


Vous aussi, vous arborez maintenant ce sourire mi-nostalgique, mi-niais quand vous voyez un « gamin » passer avec un T-shirt arborant une étoile rouge ou le portrait du Che, non ?


Pour vous aussi, Rage Against the Machine est un album important, non pas seulement dans le cadre de l'histoire du Rock, mais tout simplement dans le cadre de votre vie, non ?


Vous aussi, ça fait 4 ans que cet album est celui que vous choisissez de préférence pour mettre en fond et gueuler quand vous prenez une douche, non ?


Comment ça, « NON » ?


Allez... Avouez - le... Vous aussi.


Bon, OK, je vous le concède... Peut - être pas le dernier.



7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:40

Vu que c'est un disque que je ne saurais pas aborder... Je vais tout simplement pas vous en parler.


Ce week-end j'ai raté un concert. Un concert qui, dès le départ, se révélait bizarre. Pour la nuit blanche, Patti Smith donnait un... « concert ». On serait dans les années 60 et Patti serait Yoko Ono, on appellerait ça une performance. C'est-à-dire un truc bizarre qui risque d'attirer du monde.


Et samedi soir, devant l'église de Saint Germain des Prés, elle devait donner un concert inspirés de textes de Saint François de Salles, accompagnée de son fils et de sa fille. C'aurait été n'importe qui d'autre, j'aurais éclaté de rire, là non. Parce que... parce que c'est Patti Smith, et qu'elle pourrait chanter le bottin, j'y croirais quand même.


Cependant les choses (le destin ?) en ont décidé autrement, et ce soir là, j'étais à des bornes de la petite église que l'œil droit de Sartre pouvait contempler depuis le comptoir du Flore tandis que le gauche touillait un grand crème avec 2 sucres. A la place, ce jour là j'ai acheté « Wave », du Patti Smith Group, comme ça, comme un hommage, à défaut de pouvoir finir ma soirée devant un demi de Jupiler, à draguer la fille de Dame Patti, Patti Smith, la plus grande des poétesses punk, oui, la plus grande car la seule à qui on a apposé ce qualificatif ronflant. En posant le disque sur la platine la déception ne s'est pas fait attendre, oh non : Patti chantait.


Patti chantait. Juste.


Qu'y a-t-il de plus intolérable pour l'indécrottable fanatique de Horses que je suis, qu'une Patti Smith qui chante, comme la dernière des Debbies Harries ? Patti a le droit de parler, de déclamer, de geindre, de hurler, de s'égosiller... mais pas de chanter, et certainement pas juste ! C'est trop intime. Se rend-elle compte que c'est ce que certaines personnes font sous la douche ?


Non... la voix de Patti est faite pour porter un texte fort, tout en changements, sans réelle répétition, le couplet refrain, non, c'est trop banal... Or Patti est unique.


Horses est sorti en 1975. Patti était déjà la femme de Fred Smith, du MC5, un des groupes qui allait sans le savoir changer la face du monde. Monsieur est guitariste dans un groupe de rebelles (que j'oserai qualifier de proto-punk), et Madame est artiste. A eux deux, ils offrent les deux visages du punk, un résumé parfait et pourtant anticipateur de ce qui arrivera des années plus tard (bon, O.K., 2 années plus tard), à savoir ce monstre bicéphale nommé punk, Television vs. Sex Pistols.


Excusez moi de partir comme ça, mais on ne va pas me reprocher de donner dans l'envolée lyrique en parlant de Horses quand même !!


De l'autre coté de Horses, assis derrière la table de mixage... rien moins que John Cale. Le guitariste du Velvet Underground, le producteur de The Stooges, ... et producteur de Horses, également.


L'album s'ouvre sur une reprise, s'achève sur une autre (sur ma version CD!). On ouvre avec un piano, sombre et clair, qui joue les mêmes 4 accords en boucle... La voix arrive, presque décharné, aigre, amère... mais douce. Subtilement douce.


« Jesus died for somebody's sins but not mine... »


Pendant 3 minutes, la musique va s'emballer, tourner de plus en plus vite, avant d'exploser dans une somptueuse reprise de "Gloria"... et ça y est, vous êtes partis.


Tiens, parlons encore d'autre chose que de ce disque, tant que j'y pense. En Juin dernier, le 21 pour être précis, des groupes de jeunes à guitare et à cheveux gras et/ou long avaient envahi la Grand Rue de ma ville d'adoption : Nancy. A peine arrivé dans la rue, un groupe attire notre attention : Converses, jean slim.... Si jamais ils n'ont pas bon gout, on pourra toujours se foutre d'eux, ces Naast du pauvre. Plus ils jouent. Ils commencent un rappel que personne n'a réclamé, mais.... Pour une raison que j'ignore, les accords de guitare provoquent en moi un frisson, et cette interrogation : je connais, mais j'arrive pas à me rappeler... C'est quoi ?


Et, tout à coup (bon, vous l'aviez deviné...) :


« Jesus died for somebody's sins but not mine... »


Les morceaux en crescendo comme celui - ci ont cette beauté, cette force qui empêche qu'on s'en dégoute en les passant en boucle. Le début est beaucoup trop bas par rapport à cette fin en apothéose que... Il nous désintéresse soudain. Il est inaudible à ce moment là. Alors on attendra une heure, un jour, un an avant de le réécouter, avec cette excitation due au fait qu'on sait ce qui va arriver, qu'on l'attend, et que ca ne nous décoit pas quand ça arrive.


Patti déprime: elle vient d'être rétrogradée en 14 ème division.

 

Enfin quoiqu'il en soit, à ce moment c'est bon, vous êtes entré dans l'album, suite de morceaux inspirés de poèmes plus ou moins longs de Mme Smith, qu'elle déclame, chante plus ou moins bien. Parfois la musique et la voix élaborrent une véritable chanson, c'est le cas sur Free Money. Parfois, la musique ne fait qu'accompagner, illustrer le texte déclamé (et surtout pas chanté) ... Et là on atteint des sommets, on décole, on va "up up up up up up up up up up up up uuuuup uuuuuuuup" comme sur Birdland...

C'est amusanbt car en parlant de ça, ça me rappelle le jour où je suis allé voir Boulevard de la Mort" au cinéma... C'était un petit cinéma d'art et d'essai sans prétentions, aux sièges durs malgré la mousse centenaire qui les recouvre, au petit écran mais à la programmation impeccable. Le Zola. J'arrive dans la salle, un peu en avance, car.... je ne supporte pas de rater les bande-annonces. C'est comme ça, on a tous des tics, des obsessions plus ou moins graves. Moi c'est les bande-annonces. Or, dans ce petit cinéma... rien sur l'écran, sauf le film. Et avant... un piano délicat, une basse qui entre... et la voix, troublée, vibrante...

Every night before I go to sleep
Find a ticket, win a lottery,
Scoop the pearls up from the sea
Cash them in and buy you all the things you need
.

Free Money. Le film pouvait être pourri, je m'en foutais, la sortie était réussie. (Bon, déjà, le film était pas pourri, et en plus après Patti, on a eu droit à "Elevation" de Television, c'est dire si j'étais joyeux dans ce petit ciné.)


Tous les snobs du Rock ont l'habitude de faire une distinction entre "culte" et "classique". Pour résumer à l'attention de ceux qui n'ont pas tout suivi : l'artiste culte n'a pas forcément (et même rarement ) connu le succès du temps de son existence, mais a inspiré le groupe « classique » qui a vendu des disques par palettes . Les Pixies sont cultes par rapport au classique Nirvana. Par exemple.


Horses est un album complètement azimuté. Il aurait du rester culte. Mais il est si bon que... c'est devenu un classique. L'emblème Pattismithien. Personne n'ira citer directement de Patti Smith ses albums plus « classiques » dans la forme, les « Easter », « Wave »... Non, on citera Horses. Parce que c'est le plus Patti Smithien des albums de Patti Smith.


D'ailleurs, si on demande à un quelconque quidam de citer un album de Patti Smith, soit il dira Horses, soit il dira « Patti Qui ? ».


Et en parlant de Qui (art de la transition) cet album se referme (en tout cas sur ma version CD, mais je crois que c'est juste un bonus) sur une reprise de My Generation, plus... Plus, quoi. Plus violente, plus sauvage, presque plus rageuse que l'originale.... Pas meilleure, certes pas. Mais plus... punk.


Voilà, le mot est laché. Le reste appartient à l'histoire. Pas comme le concert de samedi.


Et pour pas mourir idiot... L'album est en écoute chez Jiwa.

Et pour ceux qui n'auraient le temps que pour... un déferlement dans leur tête, petit cadeau.

 



9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 15:00

(Un article entrant dans le cadre du Rock n' Roll Hall of Shame, bien évidement.)


Allez-y, riez. Bon, c'est bon, vous êtes calmés,  on peut y aller ?


Replaçons les choses dans leur contexte. J'ai découvert et surtout commencé à apprécier le Rock (enfin, tous les trucs avec des guitares) quand j'étais au lycée. Pas de chance pour moi je suis arrivé au mauvais moment. Cobain, mourrant en 94, marquait la fin de la période Grunge. Is this It ?, premier album des Strokes ne sortira qu'en 2001, amenant avec lui un renouveau médiatique du Rock dit « garage ». Ce timing a une importance capitale. Si seulement j'avais pu m'éveiller au rock, même via une sorte de « pop punk », quelques années plus tôt, quand sortaient les Dookie, Smash et autres ... And out come the Wolves... Mais non : moi, ce sera « Enema of the state ». Rien moins.


Sachant que c'allait pas être mon entourage familial qui allait me rendre enclin à jeter une oreille sur ce style musical, il fallait s'en remettre à un entourage de camarades aux goûts pas beaucoup plus formés que moi, mais qui présentaient un avantage indéniable : eux, ils avaient des graveurs de CD chez eux.


Le premier disque de « Rock » que j'ai écouté et apprécié au moment de sa sortie, c'est le Americana d'Offspring. A l'époque, « Pretty Fly (for a white guy) » passait dans toutes les soirées ou je pouvais aller. Mais c'était bel et bien le SEUL morceau de Rock qui passerait dans la soirée.

Et derrière, arrive ce fameux album, de blink - 182, faut surtout pas oublier le chiffre sous peine de passer pour un profane. L'album de ce fameux mois de Juin... Celui des beaux jours qui reviennent, des jours de lycée où on a le sourire parce que bon, l'année est bientôt finie. L'album qu'on est fier d'écouter car il ne passe pas en radio (ou du moins sur NRJ). L'album fait par des mecs tatoués. Des rebelles. Un album qui s'appelle « Enema of the state », titre dont on ne comprendra que trop tard qu'enema n'est pas une déformation argotique d'enemy (comme on aurait « see ya » par exemple), mais un mot signifiant « lavement ». Rappelons, chose importante, qu'à cette époque, on ne comprends que peu l'anglais, et, surtout, on s'offre des traductions approximatives. « Offspring ? C'est trop commercial, moi j'écoute blink ». (Putain ce qu'on peut être con au lycée * !! Ce que JE pouvais être con.)


Mais avec tout ça.... Qu'y a-t-il dans cet album ?? Eh bien, un petit lot de pop songs tendance punk rock (c'est-à-dire pas l'esprit, mais la construction basique du punk), agréables à écouter, et totalement régressives. Voir What's my age again pour comprendre ce qu'est la régression dans ce qu'elle a de plus... bas, en fait.) Un humour pipi caca version anglo saxonne (Dyssentry Gary, quel titre !) avec, au centre de l'album, la ballade de rigueur, Adam's song, ou on essaye d'être un peu plus sérieux... D'ailleurs, dans la suite des publications de ce groupe, les textes plus sérieux prendront peu à peu plus de place (Stay together for the kids, don't leave me... ) A tel point que leur dernier album, le classique album éponyme du retour aux sources, mins égratigné par la critique (mais quand meme défoncé, hein...) est celui que je n'aime pas: trop adulte. Et aussi tout simplement chiant, et jamais réellement joyeux.


Il est une notion qui est l'ennemi le plus complet de l'amateur de Rock : l'efficacité. Parce que c'est ce qu'on retrouve dans tous les titres de tous les groupes qu'on prendra un malin plaisir à détruire. Ces groupes, les U2, Coldplay etc... sont capables de composer des morceaux « efficaces ». Ce qui veut dire qu'ils plairont à tous. Ils ont « trouvé la recette »  ©, pour faire des morceaux totalement accessibles, qui tapent dans l'oreille et sont agréables dès la première  écoute (mais qu'on aura oublié 3 jours plus tard, certes.) Cet album est vraiment, fondamentalement, efficace. Tous les titres de cet album sont gentillets, agréables à écouter... donnent envie de bouger, sautiller (pas headbanguer, quand même...), et, bon, bref, ça passe tout seul. Même aujourd'hui. Pour celui qui a passé les 10 dernières années à boire du Champagne, le diabolo fraise, qui est pourtant bien moins "évolué" aura un gout particulièrement agréable.

 


"Une truite comme ça que j'te dis !"


Et pourtant, en parallèle, cet album nous a fait poser (« nous » renvoyant aux 15 adolescents boutonneux et à la voix modulable constituant l'auditoire blinkien de ma classe de première) une question fondamentale. « Blink est il, ou pas, punk ?» Au final, la réponse importe peu, même si on sait tous que c'est non, l'important c‘est l'apparition du mot punk dans le paysage. Je sais pas parmi ces 15 combien auront été creuser derrière, essayer de comprendre, mais je sais que moi j'en suis de ceux là, et que... c'est le genre de choses importantes au final quand on se targue d'être un amateur de rock.... J'ai une dette d'honneur envers ces petits gars là. J'y serais certainement venu de toutes façons, mais c'est à cause de Blink - 182 que j'en suis venu à écouter les Sex Pistols, les Clash, les Ramones, Patti Smith.



Alors finalement... Enema of the State est le dernier album totalement insouciant, « pur », complètement déconneur. Juste des chansons sympa, à un moment ou le groupe ne savait pas encore ce qu'était un piano ou un bidouillage électronique, et ne pensait pas qu'une chanson puisse dépasser 3 minutes 30. Et justement c'est ça qui fait que je l'aime encore.


Déjà, il n'a pas vieilli. Oui, ce disque est nul. Mais étant moisi à la base, le vieillissement n'a aucun effet sur lui.


Sauf que... son écoute non plus n'a pas vieilli ! En écoutant cet album, ça y est, je suis de retour en ce beau mois de Juin 2002, de nouveau je suis avec ces potes dont je n'ai pas de nouvelles depuis des années, et ont beau être mes "Friends" sur Facebook, à qui je n'adresse plus la parole et dont j'ignore aujourd'hui tout. On est de nouveau là, à élaborer une antenne en fil de fer pour capter les matches de la Coupe du Monde sur la télé de la salle de classe ou on est censés réviser notre bac. De nouveau je replonge en ces temps insouciants ou mon plus gros problème, ma plus grosse angoisse, c'était le fait de pas avoir de gonzesse  (ça, en plus GROS problème, mais c'était un temps béni !!), ou j'allais bosser avec le sourire, le soleil dans les arbres... Où je savais que de doutes façons j'allais l'avoir mon bac... Et donc m'en foutais totalement. En ce temps où, déjà, je voulais profiter des derniers instants de ce genre que je pouvais vivre.

Pardon. Sincérement. Acceptez ces quelques roses en symbole de notre repentir.

Eux aussi n'avaient pas envie de grandir, avaient envie de rester à faire les cons. Ils étaient... presque comme moi.(Oui, déjà jeune j'étais très prise de tête quand même... et ne pouvait donc pas pleinement me reconnaitre en 3 punkoïdes régressifs californiens.)


C'est marrant, avec le recul, j'en arriverais presque à me dire que Juin 2002 fut le plus génial mois de ma vie... Et cet album y reste associé.


Alors c'est pas parce que je suis devenu un petit con snobinard qui ose dire à sa sœur que U2 c'est pas non plus le plus grand groupe du monde (bah oui, c'est Radiohead le plus grand groupe du monde), parce que je me suis pris de passion pour des groupes tous plus morts les uns que les autres, aux textes (parfois) profonds ou (dans le cas « pas profonds ») incompréhensibles, que je n'ai pas le droit de me faire, avec plaisir, une petite injection de connerie juvénile et de joie puérile. La preuve, en réécoutant cet album pour écrire cet article, je me suis retrouvé à faire semblant de jouer de la batterie pour la première fois depuis.... Des années. (Quand j'ai réalisé que c'était ridicule, et dangereux pour les objets m'entourant.).


En plus, alors que j'approche de l' « age auquel personne ne t'aime », il serait trop con de ne plus apprécier un bon petit « What's my age again ? »... Non ?


« And that's about the time she walked away from me
Nobody likes you when your 23
And you still act like you're in Freshman year
What the hell is wrong with me? »






 * Juste une remarque, qui pourrait vous aider à saisir le contexte (mon influençabilité, le dégoût du « moi à cet âge là » que je peux avoir aujourd'hui...) un peu mieux : le lycée, pour moi, ça a duré de mes 13 ans à mes 16.

19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 17:28

Il y a des disques comme ça, qu'on aime, et point.

Dans cette série d'articles, il y a tout un type de disques qu'on pourrait qualifier de cette façon. Ce n'est pas forcément que j'ai peur de m'attaquer à un chef d'œuvre, ou d'en mal parler.... C'est juste que.... Il n'y a rien à dire. Ces disques se défendent d'eux-mêmes, et si un quelconque détracteur survient, et bien... On aura pas grand-chose à proposer pour le contredire. Ils sont impénétrables, et c'est justement ce qui fait leur force et les rend passionants.


Apostrophe (') est de ceux là. (Et c'est pas le seul, là est mon problème...)


Déjà, Zappa, c'est dur à décrire. Il est une évidence que c'est un guitariste (et un compositeur) de génie. Mais aussi que c'est pas la moitié d'un fou. S'il existe un mot qui ne se décollera jamais de Zappa, c'est « Dérision ». Ce n'est pas parce que la musique est un truc sérieux (j'ai failli écrire un « business sérieux »....) qu'on ne peut pas la tourner en dérision, s'amuser avec, où même en rire. Rappelons que c'est lui qui posera la question primordiale: "Does Humour Belong to music ?"


Un album commencant par un combat entre un esquimau et un trappeur, et qui s'achève par une discussion métaphysique entre  un homme  (qui pue des pieds) et son chien, qu'est-ce ? Grand bien vous fasse de savoir répondre à cette question. Allez de suite voir un psychiatre.

Cet album est à l'image de l'image que l'on peut se faire de l'esprit de Zappa. Tortueux, agité de coups de génie et de fulgurances, tantôt jazz, tantôt blues (le solo de Cosmik Debris, entre autres), tantôt très pop mais bon, on va pas non plus déconner c'est quand même Zappa, LE grand des années 70 qui a pas récolté de petit surnom (Le binôme Don't Eat the Yellow snow / Nanook Rubs it), et même une ballade au piano (Uncle Remus), Zappa se permet tout et réussit tout.


Si Elvis est le King, et si Clapton est God, Zappa est à coup sur The Fool.* Et en tant que tel il peut se prendre pour qui il veut, personne ne lui reprochera jamais. Comme sa façon de composer, sa voix peut se placer dans tous les registres, du conteur sadique du début, au philosophe canin de la fin, en passant par le prophète St Alphonso... Un album tellement concept qu'on ne saurait si c'est un concept album ou pas.


Sur certains morceaux, Zappa apparaît tel l'alchimiste parfait, le cuisinier forcené qui peut faire confiance à son talent : Il a beau en rajouter, des instruments, des notes supplémentaires, ça reste malgré tout digeste (lourd, mais tellement bon), et a aucun moment ça ne dépasse les limites de la nature, à aucun moment ça ne ressent le besoin d'exploser au visage de son créateur. Zappa peut se permettre toutes les folies et toutes les expérimentations, il reste audible et meme mélodieux.


Il n'est pas dans mes cordes de décrire correctement la musique de Zappa : je n'ai pas les connaissances nécessaires. Car derrière ses allures de rigolo et sa moustache, le gars est quand même un gars qui s'y connaît en Musique avec un grand M... Alors je n'ai que des comparaisons à fournir : Zappa est à la musique ce que Gotlib, ou Solé (les deux lui on rendu un brillant hommage en revisitant Stinkfoot en BD, et par la même on ne rappellera jamais assez la nécessité absolue de lire « Hamster Jovial et ses louveteaux »...) sont à la BD : le besoin de toujours en faire plus, d'en rajouter, la peur du vide...  Peur du vide qui rapproche le gars Zappa d'un Keith Haring s'il s'agissait de composition picturale...


Bref, à la lueur de ces comparaisons, qui ne peuvent pas, en tant que telles , servir d'arguments, c'est sur...on réalise bien que Zappa est un branleur qui n'a rien, mais alors rien fait avancer et a encore moins révolutionné quoi que ce soit... Evidement.

 

Ayant été recalé au Casting de Tarzan, le jeune Frank se recyclera dans la musique et la botanique.


Je ne détaille malheureusement pas l'ensemble des morceaux, mais chacun regorge de son lot de petites trouvailles, de malices, de tous ces petits « trop » qui font le tout de Zappa. Oui cet album rend philosophe. Et accorde une place d'importance à la race canine.

On pourra bien évidement me reprocher d'avoir choisi l'album salué par le plus grand succès public qu'il ait fait, mais bon, soyons logique : si le but est d'encourager à aller découvrir le monde fabuleux de Frank Zappa, ceci constitue, avec Hot Rats, la plus belle des portes d'entrée, non ? Car oui, Apostrphe est un album de Zappa accessible: rappelons que Zappa solo a l'habitude des alums de 4 morceaux dont 2 de 15 minutes, là on en est loin, et malgré les folies de l'intérieur des morceaux, il fait ici preuve d'une concision.... pop, n'ayons pas peur des mots.


Sur ce, je vous laisse avec ce petit montage réalisé par un illustre inconnu mais qui a du talent sur « Don't eat the Yellow Snow » (Bon, ok, c'est à partir de la version « single », qui contient, en version raccourcies, « Don't eat the yellow snow », « Nanook Rubs it » et l'intro au xylophone de « St. Alfonzo's Pancake Breakfast » en guise de conclusion) :

 



Vous pourrez également retrouver "Stink - Foot" dans la radio, à gauche, qui a pour l'occasion été remise à jour pour la première fois depuis une dizaine d'articles...

Et si vous en voulez plus, encore plus de Zappa chez Systool!

 

(Ceci était le premier article de notre nouvelle grande série "Je suis pas foutu d'en parler correctement, laissons les autres en parler, moi je vous dis juste que j'aime bien, hein.")


* Remarque: Ceci n'est en aucun cas un hommage ni à PAul McCartney, ni à Gilbert Montagné. Je dis ça parce qu'on ne sait jamais.

2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 18:48

Tout commence... tout commence il y a maintenant quelques années. 2002, je crois. A l'époque, je pouvais écouter Placebo ou Muse sans honte. Et je découvrais Internet, et je découvrais le concept de face B... C'est ainsi qu'on se retrouve à découvrir... les Smiths. Mais on est encore jeune, donc on se satisfait des titres, comme ça, mais on prend les originaux aussi, quand même.


Mais on en reste là. On a encore bien trop de choses à découvrir (c'est le début de la période Pixies, en fait.)






Et on se retrouve 5 ans plus tard. On a ouvert un blog, on parle de Rock, on aime pas les années 80, mais on se dit que merde, il va falloir essayer de jeter un œil, non ? Même si on a pas été convaincu par Joy Division, considéré comme un « grand groupe » par beaucoup, et que bon.. Police, U2, on a passé l'âge de s'extasier devant.


Et un jour on se retrouve à la Fnac... A choisir 3 CD pour profiter de la promo. Avec sa sœur (qui est fan de Police et surtout U2, et on s'excuse auprès d'elle pour les lignes précédentes).

Dans l'urgence (oui, elle, elle a choisi son CD... c'est un best of de Sting), on se retrouve face à un choix : Meat is Murder ou The queen is Dead ? (Hors de question de reposer « For Your Pleasure » et « Tender Prey ». Le recul dit qu'on aurait pu allègrement poser le second... surtout quand on dit qu'on est pas fan des années 80)

Dans le doute, j'envoie un texto à un ami érudit comme on peut en avoir... A priori plus calé que moi sur la question. La réponse sera un laconique « thequeen ». (Oui, c'est à croire qu'il y a des forfaits texto ou on paye à la lettre.). Le seul problème est que la réponse arrive trop tard qu'on est reparti avec, sous le bras, « The Head on the door » de Cure. On ne souffre pas encore avec les Smiths, mais bon... « A night like this » fera son œuvre destructrice.


Puis de nombreux rappels tombent... ici, ... Me rappelant à l'ordre à chaque fois, "Ecoute les Smiths et meurt pas idiot"....


Alors arrive Deezer. Quelques titres, de ci de là... Puis la décision de mettre la main sur ce disque, enfin. Celui qui contient « Bigmouth Strikes again », évidemment, mais aussi « The queen is dead », bien sur (qui complète le trio de titres des Smiths qui trainaient sur mon PC depuis quelques années), « Some girls are bigger than others », There is a light that neve goes out et, bien sûr, I know it's over. Qui prit tout son sens en ce mois de Juin 2008.

 

Par contre, entendons nous bien... Je veux bien écouter de la musique des années 80... Mais regarder, ça c'est une autre histoire. Mais regardez moi ces cheveux... (Merde, je deviens superficiel...)


Certes, mais il y a bien plus à voir dans les Smiths que juste des beaux titres. Morrissey est un parolier de premier ordre, capable de mêler classe, cynisme et sentiments comme on voudrait tous réussir à le faire au quotidien... Et derrière, la guitare de Johnny Marr, si elle est irrémédiablement datée, reste magnifique et porte les paroles du Moz avec une telle aisance...

Et seul Morrissey peut se permettre de te rappeler que t'es tout seul comme le dernier des losers chez toi, te rappeler que tu n'es pas aussi bien que tu croyais... et tu le prends avec un sourire sardonnique.


On me disait il y a peu que la passion pour Morrissey se déclenche toujours dans les moments difficiles... Et c'est quelque chose de tout à fait logique. Même s'il est un playboy, un mec classe, un beau gosse séducteur et talentueux, il reste un colosse aux pieds d'argile qui se confesse dans ses chansons... Pour un Bigmouth Strikes again, combien de titres déprimants et auto-dénigrants, même si ca se dit pas comme ça j'en suis sur...


Morrissey est arrivé pour moi en fin d'une ère...Quatre ans passés avec des gens, ça crée des liens... Alors, quand il s'agit de les quitter, diplôme en poche, pour aller se perdre dans les affres du chômage, le grand vite et le grand doute, oui... Mother, I can feel the soil falling over my head...


Alors, quand la question fut posée de savoir quelle citation je voulais placer lors de ma remise de diplomes (la technologie fait qu'on a droit de remplir une diapo powerpoint qui apparait quand on vient chercher son diplome... bassesses...), la  réponse ne se fit pas attendre.


« It's so easy to laugh

It's so easy to hate

It takes strength to be gentle and kind"


Parfait résumé pour quatres années qui m'ont marqué pour toujours. Parfaite manière d'avoir fait d'un album des années 80, pourtant extrêmement daté, un disque que je gardrais toujours par devers - moi. (Alors que pourtant, je le rappelle, les années 80 s'arrètent pour moi avec Back in Black pour se rouvrir avec Surfer Rosa, musicalement...)

Merci Stephen Patrick Morrissey, merci Johnny Marr, Merci Rourke (Andy, pas Mickey), Merci Joyce (Mike, pas James).


Une fois n'est pas coutume... Je finirais pas une vidéo avec les paroles. Car là, elles sont vraiment importantes. J'en profite pour remercier tous ceux et celles qui on traversé ces 4 dernières années en réussissant à me supporter. Même si ils ne me lisent pas!


I know it's over... Let's try to look ahead.


 

Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
And as I climb into an empty bed
Oh well. Enough said.
I know it's over - still I cling
I don't know where else I can go
Oh ...
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
See, the sea wants to take me
The knife wants to slit me
Do you think you can help me ?
Sad veiled bride, please be happy
Handsome groom, give her room
Loud, loutish lover, treat her kindly
(Though she needs you
More than she loves you)
And I know it's over - still I cling
I don't know where else I can go
Over and over and over and over
Over and over, la ...
I know it's over
And it never really began
But in my heart it was so real
And you even spoke to me, and said :
"If you're so funny
Then why are you on your own tonight ?
And if you're so clever
Then why are you on your own tonight ?
If you're so very entertaining
Then why are you on your own tonight ?
If you're so very good-looking
Why do you sleep alone tonight ?
I know ...
'Cause tonight is just like any other night
That's why you're on your own tonight
With your triumphs and your charms
While they're in each other's arms..."
It's so easy to laugh
It's so easy to hate
It takes strength to be gentle and kind
Over, over, over, over
It's so easy to laugh
It's so easy to hate
It takes guts to be gentle and kind
Over, over
Love is Natural and Real
But not for you, my love
Not tonight, my love
Love is Natural and Real
But not for such as you and I, my love
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my ...
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can even feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my ...

19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 20:00

OK, le choix n’est pas ce qu’on peut appeler des plus originaux. Mais bon, déjà, parler des Ramones, c’est déjà pas très original. Surtout depuis qu’ils ont été réhabilités, c'est-à-dire depuis qu’ils sont principalement morts. C’est con mais ca marche souvent comme ça. Alors parlons de live.

 

 

It’s alive est un album live. OK. Mais pire encore c’est un album live des Ramones. C'est-à-dire que pour pouvoir le décrire un peu correctement je vais finir par être obligé de faire appel à tous les clichés et les lieux communs que je pourrais trouver : Les guitares sont abrasives... Les mélodies expédiées à fond la caisse se déversent dans vos oreilles tel un métal en fusion…Non, décidément, je peux pas… Je ne peux donc que difficilement parler de cet album, je peux que vous envoyer l’écouter.

 

Il est juste la preuve que des fois les choses vous échappent, mais bon c’est toute l’histoire des Ramones… Ca veut être les nouveaux Beatles, ca entraine l’éclosion du Punk. Ca écrit de parfaites pop songs, mais comme ça joue un cran trop fort, malheureusement, ca n’aura jamais le succès mérité depuis la première heure.

 

Il est commun de dire que les quatre premiers albums des Ramones sont les meilleurs, plus bruts, plus vifs, plus… réussis, en fait. Ramones, Leave Home, Rocket to Russia, Road to Ruin. Et à partir de là les choses changeront. Parce que le groupe s’est fait devancer sur le devant de la scène par des petits jeunes, Clash, Pistols… Parce que le groupe va faire appel à Phil Spector pour qu’il lui donne une nouvelle jeunesse.

Et que par conséquent It’s alive est le parfait résumé de cette période. Mais finalement, mieux qu’un best of, il dégage toute l’énergie qu’on pourrait espérer d’un groupe de cette trempe. Et, pire que tout… il confirme la légende, l’aura de mythe dont est entouré le groupe.

 

Bon, après, les Ramones se verront toujours reprocher d’avoir des textes ridicules, absurdes, je ne sais quoi. A ceux là on pourra répondre que les Beatles avaient à leurs débuts (et un peu à la fin aussi) des textes niais et que l’Absurde fut quand même un grand mouvement littéraire.

 

Ce qui est marrant aussi, c’est de se dire que ceux qui risquent de vous sortir ça considèrent sûrement, en même temps, que Nevermind The Bollocks est un des plus grands albums du siècle.

 

Et puis de toutes facons, les Ramones sont en quelque sorte les chantres de l’absurde. L’évolution de leur carrière en est l’exemple le plus typique.

 

Quant à leur musique… elle mérite presque tous les adjectifs positifs qu’on pourrait accoler à un morceau : péchus joyeux, expédiés… Pendant un instant on a presque l’impression de renouer avec le Rock n’ Roll des débuts. Le Vrai. Qui a la particularité de pas traîner en longueur pour rien dire*. Comme cet article, qui doit laisser place au Rock, et fissa.

 

 


 Ca c'était le premier titre. Libre à vous d'aller écouter la suite. Ne pas le faire... Ce serait pas Rock n' Roll.

 

 

 

* Non, j’ai pas dit « comme un morceau de Pink Floyd ».