Guic is in the radio

Désolé, y a pas assez de place pour écrire "Guic is in the Radio" en entier, titre complètement mégalo permettant de présenter cette radio du blog. Des titres tirés des différents articles de ce blog, un peu au hasard... pour se faire une idée!




Mardi 30 juin 2009

Les Doors donc, soit une des rencontres musicales les plus importantes dans ma carrrière de mélomane en devenir. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer plus d'une fois mon intérêt pour ce groupe, tout comme de me le voir reproché, aussi.

Reste que la fin de ma seconde décennie sur cette planète restera marquée à jamais du sceau de Morrison et de sa bande et de l'infamie capillaire.


Reste qu'au moment de faire le choix... c'est tout de suite plus dur. Alors, comme on ne peut pas y couper, non plus, on décide de feinter... C'est pourquoi les Doors seront l'occasion d'accueillir notre premier Guest, en l'occurrence un Guest de luxe : G.T., grand timmonier du classement des blogueurs, musicologue reconnu par la médiathèque d'Albertville et admirateur de James Douglas Morrison et des influences de celui-ci devant l'éternel au point d'y avoir consacré un article-somme comme on dit dans le jargon.


Vous trouverez sa sélection à lui de ce côté - ci, et je vous le dis de suite (au moment ou je tape ces lignes, je n'ai pas idée de ce qu'il a choisi) : tous les morceaux qu'il a choisi aurait tout aussi bien pu se trouver ici*. Mais espérons que chacun aura son angle !



Ma sélection :

 



Break on Through


Il y a des morceaux, comme ça, qui auraient pu être enregistrés avant - hier. Comprenez par là que certains morceaux des années 60 ne vieilliront certainement jamais. « My Generation », par exemple, est éternel. « (I can't get no) Satisfaction » de même. Break on Through, de même, entre cri primal, beat dansant et fracas assourdissant : il faut être déjà snob à 16 ans, pour ne pas s'y retrouver.


Take it as it comes


Des décennies avant Mika, Jim nous enjoignait déjà de prendre les choses à la coule... Sauf que lui on arrivait à le croire vachement plus facilement. Le résultat ? Une des chansons les plus entrainantes des Doors, et une des rares (à mon avis) qui soit purement une chanson pop, distrayante et sans autre prétention.


Moonlight Drive


Merci Arte. Pur les 30 ans de la mort de Jim Morrison, la chaine franco-allemand »e avait diffusé un reportage sur le mythe des Doors, entrecoupé d'extraits de prestations live. Alors que la formation des Doors est évoquée, on voit alors leur premiere chanson apparaitr, invoquée par Jim : Let's swim to the moon, Let's climb to the tide... Le clavier en fond, et cette guitare qui vient puis repart, mimant la marée... Peut être le premier choc musical vraiment innatendu que j'aie eu.



L'America


Si la musique des Doors aime à conduire vers une sensation de malaise (du moins, c'est un des buts avoués de celle-ci), on peut dire que sur ce coup là... C'est réussi. La première moitié du morceau est certainement le truc le plus glauque, malsain, ca pue et c'est aigre... que j'aie entendu... jusqu'à Closer en fait.



Riders on the Storm


Bon, j'étais bien obligé, dans une sélection sur les Doors, de mettre un morceau-fleuve comme ils en ont fait tant (trop?). The End, c'est quand même le seul morceau qui m'ait vraiment foutu dans un état de flip. When the music's over est peut être un peu trop long et bordélique, mais... si bon. Mais bon, au final, ce sera Riders on the Storm, parce que, symboliquement, c'est le dernier morceau des Doors... A jamais. Et c'est un super bon morceau, alors pourquoi s'en priver !

 

 

 

La sélection de G.T.

 



Et bien sur, pour finir, le player:

 




* Clause secrete en petit caractères en bas: si jamais G.T. a sélectionné « The Soft Parade » ou « Celebration of the lizard », considerez la phrase précédente comme nulle et non avenue.

Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Vendredi 26 juin 2009

Note au lecteur occasionnel :

si tu es un fan hardcore de Mickael Jackson et que tu arrives ici au hasard d'une recherche Google, passe ton chemin. S'il te plait.

Idem si tu es fan de Coldplay, mais ça, c'est juste parce que je suis un connard sectaire. Cordialement.



Alors ca y est. Mickael Jackson, le King of Pop, l'idole des trentenaires nostalgiques (avec, bien évidement, Casimir) a passé l'arme à gauche. Et que ça va y aller de son hommage posthume, de son ode au génie de la pop, de  condoléances en remerciements, ad lib.


Certes, je ne saurais que trop me réjouir de voir enfin un peu de reconnaissance suite au décès d'un musicien d'ailleurs qu'en France, et ces hommages nous changerons de l'énième émission hommage à Claude François, de l'ultime reportage télé sur la carrière de Mike Brandt, ou du biopic de trop sur Dalida*. Mais bon, d'un autre côté, je sais bien que quand mourront les grands (du moins,  ceux que je vois comme grands), les Lou Reed, les Bowie, les Iggy... allez, 3 min en fin du journal de Pernault ?


Enfin, reste que la mort de MJ est surtout... un exemple type de tout ce qu'il ne faut pas faire pour vivre une belle mort en Rock. D'où l'affliction qui me touche aujourd'hui.


En même temps, remarquez... C'était le King of Pop. Pas le King of Rock, a fortiori, encore moins le King tout court. Parce que bon, quand on doit te trouver un surnom parce que t'es le meilleur... King, ca vient tout seul. Mais bon, un King il y en avait déjà un. King II ca passe moyen... Donc, allez, King of Pop. Ce qui est d'ailleurs assez ridicule, parce que ce « of pop » est ultra réducteur... C'est un peu comme le gars qui a un poste super élevé pour diriger personne. Un directeur de département avec 3 employés au dessous de lui (dont un stagiaire et un qui attend la retraite). Un mec qu'on surnommerait  The Voice ... mais of Speed Metal. Bref, ca perd de l'ampleur, bref, MJ c'était un peu le Albert de Monaco de la musique.

Mais bon, on s'en fout, « King » (of pop ou autre), c'était juste là pour rappeler à Prince qu'il était moins bon.

 

Il voulait faire croire qu'il venait en paix...

 


Reste que... quand on se fait ainsi surnommer, la comparaison est O-BLI-GA-TOIRE !! Alors c'est que, je te le dis, si jamais tu me lis de là ou t'es (en haut, en bas, ou sur l'ile de Lost, peu importe)... t'as raté ton coup mec. T'as pas pensé qu'on allait faire la comparaison, quand t'as commencé à te gaver de médocs dans ta propriété privée (même si la tienne, elle est en dépôt de bilan) ?  Manquerait plus qu'on apprenne d'ici quelques années que t'es mort, en plus, dans les lieux d'aisance, et qu'en 1990 t'avais proposé à Bush père de dresser une liste des communistes et irakiens bossant avec toi, tiens.


Bon, si, t'as quand même été original sur un truc. T'es mort ni en pleine gloire, ni après avoir pris ta retraite, mais entre les deux. Pas avant tes 40, pas après tes 60, 50, pile, bravo. Bon, OK, il y aussi un certain Elvis, qui lui aussi préparait une nouvelle tournée, mais... passons. Le seul problème, c'est qu'on est ni dans la grande surpise du au jeune âge, ni dans la souffrance de voir quelqu'un qu'on aime chuter (enfin, sur toi ca se voyait plus depuis longtemps, ok), donc... on s'en fout un peu. Alors venant de toi qui nous sortait des plans marketing dont un élève de HEC complètement bourré n'oserai même rêver**... c'est décevant, tu l'admettras, quand même !


A la rigueur... Je dis bien à la rigueur... T'as quand même l'effet de surprise avec toi. Tu nous a fait un peu une Bon Scott. Mourir comme un autre, mais à un moment ou on s'y attendait pas trop. Surtout que tu prévoyais ton grand retour ! Mais... (t'as compris que je te laisserai rien passer, non ?) mais tout ceux qui se sont offert le luxe de mourir en phase de grand retour, ont fait quelque chose, avant de clamser. Morrison venait de sortir avec les Doors son meilleur album depuis 3 ans (à l'échelle de l'an 2000, ce serait depuis 10 ans). Johnny Cash a livré les American Recordings, quand même !!  Tiens, en voilà un exemple. Cash était au fond du trou, oublié par certains, lâché par d'autre, il se remet le pied à l'étrier, publie 4 premiers volumes extraordinaires, et... meurt juste avant la sortie du cinquième. Célébration, hommages, biopic, tout ça. Mais toi, non. T'as rien fait pendant dix ans, on attendait rien de toi, et on a même pas eu l'occasion d'avoir l'impression d'un retour, t'as pas réussi à faire un seul concert avant de jeter l'éponge de la vie... Tout ce qu'on sait sur ton retour, c'est que tu voulais une chorale d'enfants qui parle le sourd muet. Euh... non. Qui « parle la langue des signes » qu'ils avaient dit au journal. Au moins ça,  ça m'aura fait marrer. Mais bon, on sait pas pour quel titre tu voulais ça. Thriller, peut - être.

 

 

 

Mais ce qu'il veut vraiment... C'est du cerveau frais!!!

 



Et puis tiens, j'en parlais il y a 3 minutes... les biopics, t'y as pensé ? Non, évidement. Attends, Mike, t'as une vie de rêve pour faire un film. Une enfance de star, mais enfance pourrie... Avant de se muer, en solo, en génie visionnaire et milliardaire... puis la chute, irrémédiable, dans les bas fonds tant moraux que financiers (et rajoute moi des failles psychologiques, des scandales graveleux, et des scènes de chirurgie trash à la nip/tuck)... C'était le moment de revenir, mais non, toi t'as préféré overdoser ou un truc du genre, on ne sait pas encore trop quoi. Et pour tout dire, on s'en fout. On a même pas envie de crier au complot, pas envie de se dire qu'il y a du mystère. T'en as conscience de ça ? T'en as conscience que le public va sortir de la salle de ciné en se disant que c'était pas mal mais que la fin était à chier ? Et encore, faudrait qu'il vienne. Un film pourri qu'on va voir juste parce que c'est pas cher parce qu'en ce moment c'est la fête du cinéma, voilà ce que ça va être ton biopic !


Ouais, je parle de biopic, parce que bon, on va pas parler musique non plus. Parce que bon, ton retour sur scène était un peu comme celui de RATM, privé de nouveaux morceaux, on se doute bien qu'on va pas être assailli d'inédits, de nouveautés... Juste le conventionnel : un nouveau best of, une promo exceptionnelle sur un de tes albums (4 ,99 €, de préférence un de ceux qui s'est le moins vendu, genre le dernier), peut-être un live inédit. Mais ca va pas faire bézef. Mais faisons confiance aux gens de ta maison de disques, ainsi qu'à ton entourage et à tes ayants droit...Sachant que parmi tes deux ex-femmes, on se dit bien qu'il y en a au moins une qui doit s'y connaître en gestion de patrimoine. Neverland ou comment se faire d'un coup Disneyland et Graceland dans la même journée.


Bon, allez, on va te laisser reposer en paix. Là où t'es, tu pourras peut être enfin régler tes problèmes psycho en collant une bonne rouste à ton daron - juste retour des choses. Mais par contre va pas faire chier le vrai King, parait qu'il est super balèze en karaté. Non, pas en karaoké, en karaté.



Non, quand même, j'suis salaud. Tu nous aura laissé quelques pétites.


 



Voir aussi:

L'hommage de G.T.
L'hommage d'Arbobo
L'"hommage" de Christophe




* Oui, j'ai remarqué ça, mais... quand à la télé il y a des hommages à des artistes disparus, c'est toujours à ceux que j'aime pas. Combien d'hommage à l'horripilant blondinet bondissant pour un hommage à Brel ? Combien de Dalida pour un Brassens ? Et le pire, c'est que Johnny est encore vivant... Imaginez la suite.

 

** Et t'approprier les bonnes idées, hein ? Quand je vois plein de gens félicitant ta « géniale » utilisation du morphing dans le clip de Black & White alors que merde, c'est quand meme l'informaticien, ou l'ingé image qui l'a fabriqué le vrai génie... Personne pour dire que toi, t'as juste eu une idée qui coûte cher en fait.

Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 37 commentaires
Mardi 23 juin 2009

Chers lecteurs, très chères lectrices,



Désolé, je ne trouve pas trop le temps d'alimenter ce blog en ce moment. Du boulot par-dessus la tête (en été, évidement...), une vie sociale ou presque, et une erreur fondamentale, qui est de s'être offert Guitar Hero spécial Metallica que j'en ai des courbatures dans les avant bras.



Cependant, promis, on va continuer de tenir la barque le mieux possible, avec :


Tout d'abord, pour la fin de semaine, l'étape 5 des « Best Of de poche », including notre premier Guest.


A venir ensuite (outre l'étape 6, la 7...), quelques mots (assez énervés)sur « Nous sommes jeunes, nous sommes fiers : la culture jeune d'Elvis à Myspace », de Benoit Sabatier.


Un article « de fond » où je vais encore vous raconter ma vie (titre de travail : « Oui, je lis encore Rock & Folk et je vous emmerde, mais je vais vous dire pourquoi quand même »)


Une chronique de disques ou deux où je risque encore de vous raconter ma vie : l'album de 2001, « Les 5 albums que le jeu des Dates écarte de la sélection « Une année etc... », mais dont j'aurais bien aimé parler quand même » et peut être des trucs plus intéressants (qui a dit « intéressant tout court ce serait déjà pas mal » ?).


Vous allez vous dire « Mais il se gène pas, il fait du teasing comme si son prochain article c'était le sixième film de Harry Potter , pour qui il se prend ?? »... Honnêtement, c'est juste une feinte : au moins, si je vous annonce ces articles, je suis sur que je vais être obligé de les gratter. Parce que là si je fais mes fonds de disque dur, des articles entamés et pas finis, j'en ai assez pour alimenter ces pages pendant 3 mois. Mais ce serait franchement nul.


Allez, au boulot Guic.


Cordialement,


Guic' the old.

Par Guic ' the old - Publié dans : Laisseriez vous votre fille tenir un blog ? - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mardi 16 juin 2009

Bon, j'aurais préféré essayer d'éviter ça, deux étapes de « top » à la file, mais bon... D'une part c'est plus facile à écrire, d'autre part, celui-ci n'est pas comme les autres : c'est le premier « Hors série » des top, à savoir ceux consacrés à des artistes français, qui n'ont pas forcément leur place sur ce blog volontairement axé « Rock », mais qui ont une place importante dans mes gouts musicaux. Avant toute remarque de Ska, je tiens à préciser que non, Benabar n'y sera pas.

Notez que les hors série seront effectivement classés eux aussi alphabétiquement, mais pas forcément à leur place par rapport à la série courante...




Ah... écouter Brel. C'est un pas important. Dans une vie, dans la mienne a fortiori en ce sens que, là, c'est vraiment écouter la musique de mes parents. Car si ma mère possède une belle collection de 45 tours pop, ses 30 cm sont bien gravés dans la langue de Rabelais : Brel, Brassens. Idem pour la collection paternelle. Et si le gout de la pop a passé chez ma mère l'âge venant, c'est carrément le gout pour la musique qui est passé chez mon père, la mort de ces deux là arrivant.


Un jour, on décide de s'attaquer au monument. On en connaît bien quelques titres, les « Ne me quitte pas », les « Quand on a que l'amour », les belles déclarations, mais bon... C'est de la chanson, quoi. Je savais qu'Amsterdamla valse a Mille Temps... « Rosa » voyait ses paroles écrites sur mon cahier de Latin, aussi... par ironie, par lassitude, par pédanterie, je sais pas. Désir de connivence avec le prof, peut-être. J'étais un petit con à l'époque. était une grande chanson, connaissait


Et j'y suis arrivé, finalement, par plusieurs voix : la satire, l'humour, d'abord : En bon parisien, le sens d'une chanson comme « Les F... » m'échappait complètement (et m'échappe très certainement encore pas mal), mais elle contient une charge dont la virulence est assez grande pour satisfaire un ado, mais bon, là je veux parler de « la parlotte ». Pour avoir trainé et les collèges et les bistros, je peux vous dire qu'une telle chanson... et super bien vue, et même si écrite dans les années 60 est encore d'une actualité surprenante : a croire que la personnalité humaine ne changera jamais.


Puis j'ai prêté l'oreille aux autres chansons, qui m'ont offert quelques rudiments en matière de distinction des styles : la valse a mille temps étant effectivement une valse, Rosa un Tango... on a les oreilles qui s'ouvrent bien vite.


Puis j'ai grandi, muri, utilisez le terme que vous voulez... et bizarrement, chaque fois, je reviens vers Brel. Car c'est vraiment celui qui fait mentir ma distinction personnelle de la chanson et de la pop, a savoir que chez Brel, jamais le texte ne prime sur l'arrangement (ou presque jamais), musique et paroles sont intimement liées. C'est d'ailleurs quand j'écoute le Grand Jacques que je regrette de pas m'être penché plus avant sur l'étude théorique de la musique tant les mots pour décrire tout ce que j'aime dans son œuvre.  Certainement le seul chanteur pour lequel j'oserai presque utiliser le terme de « progression narrative » tant des titres comme « Ces gens là » ou « La quête » reposent sur une montée en puissance... qui échappe d'ailleurs à tous ceux qui veulent reprendre ce dernier titre et l'attaquent quasi-toujours en bramant, tambour battant, des les premiers vers.


Il y a certainement une seule et unique chose sur laquelle je serais toujours d'accord avec mon paternel : on ne reprend pas Brel. Les reprises de Brel sont presque toujours des massacres. Mais j'y apporterai personnellement une nuance : on peut, par contre, reprendre ses chansons. Bowie l'a fait avec un talent certain - au point que je préfèrerai presque « son » Amsterdam. « Ces gens là », repris par Noir Désir, ça passe... grâce à la montée en puissance des instruments. Mais il manque ces cuivres, ces cuivres éclatants qui frappent, comme toujours, au moment le plus opportun*. Brel, l'homme qui m'a fait découvrir la véritable puissance des cuivres, et m'a même fait apprécier l'accordéon. C'est dire.


Même le plus grand des interprètes ne pourraient pas reprendre correctement Brel... Enfin, justement, surtout le plus grand. Car ce qui rend ces chansons parfaites ce sont leurs défauts. « La Quête » sans ses R roulés, ce n'est plus la même chose, et, pour tout dire... c'est moins bien. Regardez -M- qui reprend « Au suivant »... C'est mignon, mais c'est lisse comme le sont ses « Suivant ! ». Tandis que Brel interprète, vraiment, il est autant chanteur qu'acteur, et oui, on y croit, on y est dans ce bordel de campagne, c'est glauque, ca pue, et on maudit en vrac les militaires et les putains**...


L'apogée du ressenti musical, c'est très certainement, soit les larmes (fort peu agréable en soi, mais ça prouve que l'auteur touche à son but), soit le frisson. Ce frisson que je parviens si souvent à ressentir en écoutant, je ne sais pas moi, Jef, Ces Gens là, etc... la liste est longue.


Subséquemment... ce que je préfère faire, avec ces chansons, c'est m'en priver. Parce que, comme la clope qui arrive après de longues heures de privations offre le fugace étourdissement qu'on a ressenti en fumant la toute première de sa vie, retrouver Brel après l'avoir laissé un peu de côté... c'est la garantie d'une session de frissons, de larmes, mais aussi de rires, parfois.


Reste qu'elle est bien longue, cette « introduction ». Et bien bordelique. Mais vu que je ne parlerai très certainement qu'une seule fois de Brel... autant y dire tout ce que j'avais à dire.


Ah, une dernière chose (promis, après on passe à la sélection) : en promenade bruxelloise il y a peu, les gens ont du me prendre pour un barge, vu que j'ai quand même pris des photos... un peu bizarres. A cause de ca justement. Et je vous en aurait meme bien offert deux en pature, mais bon, là, over blog a décidé de refuser de les uploader. Le salaud. Elles sont meme pas sous copyright en plus. Bon, on va passer aux choses serieuses alors.








La sélection : 5 titres, comme d'hab, même si j'aurais plus de facilité à en sélectionner 5 que je n'aime pas en fait. Et encore... Mais bon, la sélection sera faite ainsi : que des chanson qui « me parlent. ». En gros.



Jef : Parce que c'est un splendide hymne a l'amitié. Malgré la chute finale (qui me déprime à chaque fois).


Les Bourgeois : Parce que là, j'en suis au second couplet dans ma vie... Espérons que je n'atteigne jamais le troisième.


Mathilde : Ah... la fatalité de l'amour. La volonté qui plie... C'est horrible mais c'est vrai.


L'air de la bêtise : Parce qu'on devrait toujours se rappeler que « Les Putains, les vraies sont celles qui font payer pas avant, mais après ».


La Bière :  Oui, quand ça sent la bière, Dieu qu'on est bien.

 

 




OK, j'ai été laconique sur le choix des morceaux, ok. Mais bon... Considérez que tous ceux cités (ou même juste évoqués) mériteraient d'y être, et que j'ai essayé d'éviter l'écueil des classiques... Et aussi que, comme je l'ai dit, je ne sais pas comment en parler justement.





*  C'est un des grands mystères de ma vie : j'adore le son des cuivres, et j'aime leur irruption dans la chanson, dans le rock... mais le jazz (et aussi la musique militaire, tiens) c'est pas vraiment ma tasse de café. Oui, j'aime pas trop le thé non plus.


** Second point traumatisant : quand on se fait engueuler par ses parents parce qu'à 15 ans on jure(déjà) comme un charretier (habitude que je n'ai toujours pas perdue), et qu'en même temps, on voit qu'ils considèrent comme chef-d'œuvre ces chansons au langage pour le moins fleuri, quand même... On en perd ses repères.

Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Mercredi 10 juin 2009

The Clash. Groupe punk ultime? Surement. Groupe punk adulte surtout. D'abord on s'enflamme pour la folie furieuse des Sex Pistols, puis on se calme, on apprécie plus l'engagement et la maitrise du Clash. Oui, le Clash, dont on se plait à rappeler, au détour d'un snobisme finalement commun, que c'est « le », pas « les », Joe Strummer l'a répété à longueur d'interviews.


Alors, quand est passée la décharge d'électricité, que reste-t-il ? Eh ben un groupe qu'on continue à aimer, qui garde son efficacité, et qui s'est bien installé dans nos oreilles... Pour un bout de temps encore, espère - t- on.


Passons à la sélection.


White Riot


Ou comment commencer par le début. Parce que tout y est. Parce que pour moi, c'est ça, c'est ce morceau là le punk que j'aime. 2 minutes, envoyées plein pot, avec un solo de 5 secondes qui « dépotte  à mort », et basta. La tête qui bouge, les pieds qui sautent, l'envie de coller des droites.

Et aussi parce que la scène d'ouverture de « Joe Strummer, the future is unwritten » nous montre l'ami Joe, en studio, enregistrant les lyrics de ce titre. A cappella. Et que jamais je n'ai ressenti une telle puissance brute depuis.

 



London's Burning


Alors, bon... Autant l'admettre, j'aurais très bien pu faire un simple top 4. Avec les 4 autres chansons de ce top. Ou un top 10, ou j'aurais pu rajouter des trucs un peu honteux comme « Rock the casbah », que j'adore, quand même.

Mais bon, un top 5, c'est un top 5. Cette cinquième place aurait pu très certainement être occupée par n'importe quel titre du parfait premier album du Clash, mais bon, il faut choisir... Donc, London's Burning, before drowning.

 

 




London Calling


C'est bizarre. J'ai toujours connu ce titre, j'ai l'impression. De toute façon, j'ai l'impression d'avoir toujours connu le Clash, mais sans savoir que c'était le Clash. Là, c'est l'exemple type. J'aurais, de longues années entendu ce morceau sans vraiment avoir la moindre idée que ça, c'était censé être punk. Mais bon, c'était bien. Et puis, d'ailleurs, ça l'est toujours : jamais 12 Notes de Basses pour un riff haché n'ont eu plus grand effet.

 

 





Guns of Brixton


Un jour, un morceau de musique n'a pas la même saveur que les autres. Moins de sucre, un peu plus de soufre, tout simplement. Un jour, on comprend que la chanson engagée peut être autre chose que ce qu'on en a toujours entendu, a savoir un moustachu vantant les qualités des Alpes et un anar décoiffé vantant les mérites des Chiens.  Un jour, une chanson s'avère engagée, et en plus vous parle... Mais bon, depuis j'ose plus ouvrir la porte sans être armé.

 

 

 

 




The Magnificent Seven


Ben quoi? On a bien le droit d'aimer danser quand même. Chacun sa façon de se rebeler, et encore ici, pour le troisième morceau consécutif, c'est la basse chaloupée de Paul Simonon qui donne le rythme et qui fait qu'on a envie de sauter sur ses deux pieds. Magnificent.

 



Bon, nous sommes d'accord: sur ce coup là, ma sélection manque totalement (encore, dirons certains) d'originalité... J'essaye de me rattraper pour la prochaine!



Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires

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