Guic is in the radio

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Lundi 9 novembre 2009

Selon une étude récente, la vie sentimentale de tout adolescent mâle né dans le dernier quart du vingtième siècle serait composée de 40 % de bons moments, 20 % de remords, 20% de regrets, et 20 % d'alcool en volume. (Etude réalisée sur un échantillon de 1 personne)

 

 

 


 

Quand j'ai choisi, dans le cadre de "Songs of the Beatles", de vous parler de "The Night Before", G.T., organisateur de cette réjouissance, m'a fait remarquer que j'étais l'un des rares à avoir sélectionné une chanson de leur "première période".

 

Je n'ai pu retenir un sourire en coin.

 

Car en effet, c'est une chanson de la seconde période des Beatles, pas de la première. Reste que je ne sais pas s'il s'agit là d'un désaccord sur les limites ou sur les périodes. J'explique.

 

Pour moi, il y a chez les Beatles, 3 (voire 3.5) périodes. La discographie des Beatles, c'est comme la vie faite musique.


D'abord il y a l'enfance. La joie, le sourire, la simplicité, la naïveté. Bien, sur, occasionnellement, quelques gros chagrins, mais rien de bien gravissime. Chez les Beatles, ça va de Love me do à A hard day's night.

Puis l'adolescence, le temps des questionnements comme le veut la formule consacrée, mais surtout le temps des remises en questions: de soi, des autres, de tout ce qui est déjà bien en place, et, bien entendu le temps des expérimentations. Chez les Beatles, cela va de Beatles for Sale (qui s'ouvre sur le fabuleux "I'm a loser") à Revolver.

Enfin, à l'âge adulte (d'ailleurs on voit qu'ils ont fini leur puberté), on sait enfin ce que l'on veut faire, et on le fait, jusqu'à l'épuisement. Chez les Beatles, ça s'ouvre avec Sgt Pepper's (enfin, disons, symboliquement, avec Strawberry fields / Penny Lane), et ça se ferme avec… Disons Abbey Road, la dernière demi-période étant dès lors "Let it be" qu'on peut considérer comme la cotisation des derniers points retraite.

 

Dans l'enfance Beatlesienne l'amour c'est cool et mignon. A l'adolescence, c'est douloureux. Une fois "adultes", les Fab Four s'autorisent à parler de cul, certes, mais les setiments restent prédominants sur l'ensemble de leur discographie. Parce que les Beatles ne sont pas "juste un autre groupe de Rock".

 

 

En effet,  s'il y a une chose plus souvent évoquée que les stupéfiants dans le monde du Rock, c'est fatalement le Sex, et parfois, mais seulement parfois, son corollaire qu'est le sentiment amoureux. En effet, dans le fabuleux monde du Rock n' Roll le sexe précède l'amour, c'est bien connu et éprouvé: Elvis pilonnait déjà l'Amérique puritaine à grands coups de bassin avant de réclamer de l'amour tendre, tout comme les Stones faisaient des trucs bizarres avec leurs pouces avant de demander à Angie de rester.

 

Ca c'est le Rock n' Roll.

 

Mais les Beatles ne font pas du Rock n' Roll, ils font de la Pop. Les Stones draguent, séduisent, envoûtent, choppent, se tapent des gonzesses, alors que les Beatles tombent bêtement amoureux.

 

C'est pour ça que, fatalement, ils sont plus à même de plaire à n'importe quel crétin acnéique. (comme celui que j'ai été, évidement, vous croyiez quand même pas que j'allais oublier de ramener ma petite existence dans l'affaire, quand même.)

 

Ben oui: on rêve d'être Mick Jagger, mais la vie fait qu'on est le plus souvent (toute velléité de génie mise à part) des Mc Cartney, voire, pour les moins chanceux d'entre nous, des Ringo.

 

Bref.

 

Qu'en est-il de ce fameux "The Night Before"? Eh bien ce n'est rien d'autre qu'une de ces anecdotes à la con de l'adolescence, ce genre de passage obligé qu'on passera une bonne partie de sa vie à regretter, ce genre de chose idiotes qui font qu'on devient ce qu'on est (ouais, l'adolescence quoi.)

 

C'est juste un lendemain de soirée. Mais de quelle soirée! Une soirée sympathique, où, au cours d'une fête (boum, party, chouille, le terme dépend de votre âge), une chose en amenant une autre, on s'est retrouvé, à sa grande joie, avec une délicieuse jeune fille dans les bras. Une fille qui nous plaisait déjà avant, mais qu'on avait pas forcément osé aborder auparavant – quoique.

Mais l'atmosphère de la soirée aidant, et peut-être un peu l'alcool aussi, on a réussi à la conquérir, certes un peu piteusement, mais on s'en réjouit. On passe la soirée sans se lâcher, on l'embrasse, on veut profiter de la grisante sensation de ses lèvres sur les siennes, s'en rendre encore plus ivre qu'on ne l'est déjà, on fait, sans s'en rendre vraiment compte (enfin pas intentionnellement disons), le tour de tous ses potes, on discute avec eux, on leur paye un coup à boire, mais avec sa conquête à ses côtés, discrètement mais ostensiblement quand même, oui c'est antinomique et alors, on se sent bien, bizarrement, ce soir là, on se sent différent, passablement joyeux, soudainement confiant en soi, sur de l'avenir, et si certains ne sont pas là pour assister à votre réussite (et s'en réjouir avec vous, parce qu'ils savent, eux, à quel point cette fille vous tient à cœur), eh bien, à la faveur d'un court éloignement de votre toute fraîche moitié, vous vous isolerez pour leur envoyer un message téléphonique – certes à des heures indues, mais votre victoire sur votre propre lose ne peut que réjouir n'importe qui, même au réveil, je sais pas, c'est tellement génial, le monde vous appartient, oui, cette fille, elle est là, là à vos côtés, et ce n'est assurément que le début d'une histoire qui sera couronnée de succès – c'est obligé.

 

Puis vous la raccompagnez chez elle. Avant de rentrer chez vous, évidement, quelle utilité de vouloir "consommer" cette union maintenant, hors de questions de passer pour un misérable goujat aviné, quelle utilité oui, vu que cette histoire ne peut que durer, et qu'on en aura l'occasion de multiples, d'innombrables fois!

 

Puis le réveil sonne.

 

On ne tient pas en place, on ne peut focaliser ses pensées sur autre chose que l'après – midi qui s'annonce, oui, à 16 h 30 précises on doit passer chez elle la saluer, on lui a promis la veille, on va la revoir, et les choses seront enfin différentes, finie la gène, la maladresse, on va pouvoir assumer enfin ses sentiments, certes sans les déclarer clairement, mais on pourra les laisser se manifester, rhaaa… vivement cet après – midi!

 

Cet après – midi, où, alors que vous rentrez dans son appartement… Elle vous fait la bise.

 

C'es cette après – midi là, durant cette entrevue précise que "The Night Before" a sa place, et prend tout son sens.

 


 

(Les paroles pour ceux qui en ont besoin:


We said our goodbyes, ah, the night before.
Love was in your eyes, ah, the night before.
Now today I find you have changed your mind.
Treat me like you did the night before.
Were you telling lies, ah, the night before?
Was I so unwise, ah, the night before?
When I held you near you were so sincere.
Treat me like you did the night before.

Last night is a night I will remember you by.
When I think of things we did it makes me wanna cry. )


 

Durant cette après – midi, celle précédent la nuit où vous vous repasserez la soirée de la veille en boucle dans votre cerveau, cherchant à comprendre le pourquoi du comment de ce changement d'avis, de ce soudain rejet, et de vous sentir à nouveau tel un moins que rien. Et d'avoir, en la recroisant plus tard, l'obligation de dissimuler son amour, plage suivante.

 

 

Il est là, le génie des Beatles. A partir de leur adolescence discographique, les Beatles n'ont de fait plus écrit de chanson d'amour. Mais un paquet de chansons sur l'amour.

 

Vous remarquerez que les chansons d'amour, en général, se divisent en deux catégories: "Tu me plais, sors avec moi", et "Tu m'as quitté, ça fait mal". Chez les Beatles, l'amour revêt (pour une fois) de multiples facettes, tout comme la conquête et la rupture. Rupture douloureuse et passive (Yesterday), violente et méchante (Run for your life), ruprure qu'on ne s'avoue pas (For no one) ou non-conquête difficile à vivre (I want you), ou simple déclaration d'amour et ode à la simplicité de cet amour (Something).

 


S'il te plait Ringo tu me regardes meilleur, merci.

 


 

Et donc, du retournement d'opinion de lendemain de soirée dans "The Night before", cette chanson qui, l'air de rien, dès ses premières notes, nous propulse au sein de cette surprise-party  qui défile, défile, et défile encore derrière nos yeux, et dont on cherche à se souvenir du moindre détail pour mettre des raisons sur ces petites souffrances mesquines.

 

Les Beatles sont des ados, les Beatles sont l'Ado. Mais surtout des génies, susceptibles de parler à tous, en ne parlant en fait que de détails et de cas particuliers.

 

Et donc capables, à la faveur d'une chanson vieille de plus de quarante ans, de relater une soirée particulière, perdue au milieu de monceaux de souvenirs brumeux d'un mois de Mars nancéien.

 

 

 

(Par contre, comme les Beatles n'ont pas écrit de chanson s'appelant "Will you please, dear get the fuck out of my heart and memory", je laisserai des punks conclure en beauté, avec la chanson qu'on qualifiera de chanson "du surlendemain.")

 

 

 



La prochaine fois : Les filles, arrêtez de nous saouler avec votre « il m’a pas rappelé », nous on a le « elle répond pas » et c’est pire. 

 

Par Guic ' the old - Publié dans : It's a long way to the top.... if you wanna rock - Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires
Mercredi 4 novembre 2009

Rha là là… 10 ans déjà. 10 ans, donc, que je sacrifie ma vie sociale au culte démesuré de la musique binaire, mon budget à l'acquisition de petites (et maintenant, aussi, de grandes) galettes, et bien sur, mes tympans.

 

10 ans que je vais me remémorer sans pudeur devant vous, histoire de faire mon bilan de la décennie tranquillement, avant tout le monde, parce que de toutes façons, fin décembre j'aurais pas plus de recul sur l'année qui vient de s'écouler alors autant la zapper du bilan (non?)

 

Si, le 4 Novembre 1999, on avait dit au jeune Guic' (tiens, ça va faire 10 ans que je me traîne le même surnom dans le civil, d'ailleurs), qu'en 2009, il aurait fini ses études, et passerait son temps à tergiverser sur la meilleure chanson des Beatles avec des gens qu'il ne connâit ni d'Eve ni d'Adam ou presque… Il aurait haussé les épaules, puis serait retourné bosser ses maths, sûrement, timide comme il était. Mais il n'en aurait pas pensé moins.

 

Mais en 10 ans, finalement… il y a tant de choses…

 

- 2,5 ans d'abonnement à Rock Sound.


- 8,5 ans de lecture plus ou moins régulière de Rock & Folk


- 4 ans d'errances blogosphèriennes.


- 4… numéros des Inrocks lus.


- 3 déménagements.


- Plus de 400 CDs achetés, empruntés et jamais rendus, rangés par ordre alphabético-chronologique.


- Je sais pas combien de gravés, copiés sur PC, perdus, donnés, offerts, prêtés et jamais retrouvés.


- Certains achetés à plusieurs reprises (Recordman: Doolittle des Pixies, 4 fois), entre autres à cause du point précédent


- La découverte du premier sampler de Rock n' Folk. Couverture du magazine: les Stones (étonnant). Contenu: "Up the Bracket", et "My Generation".


- Une douzaine d'idoles successives dont la moitiè était morte avant même ma naissance: Jim Morrison, Matt Bellamy (oui, j'étais jeune), Jimi Hendrix, Nick Cave, Keith Moon, Morrissey, … Paul McCartney puis John Lennon puis George Harrison et toujours pas Ringo


- Une quinzaine de visite au Père Lachaise pour aller saluer l'une d'entre elles.


- La découverte d'Elliott Smith, et la découverte que...trop tard.


- Vilnius.


- "Ma" première mort de Beatles.


- Des heures écumées à passer en revue les occases chez Gibert Joseph à Paris comme à Lyon, chez Crocodisc à Paris, Dangerhouse à Lyon, La Parenthèse et le Hall du livre à Nancy, et les bouquinistes des bords de Seine comme de Rhône, mais pas de Meurthe.


- Des heures, également, de déambulations, écouteurs vissés aux oreilles, à m'imaginer dans un film dont je choisirai la B.O., de préférence de nuit dans la ville (et si il pleut c'est mieux (remember: je suis un cliché ambulant)), mais aussi parfois à la campagne  au milieu de rien.


- Ben tiens: la passage du Walkman au discman à l'iPod à l'iPod touch.



 Essai stylistique: Les albums tirés de l'étagère sont ceux sortis entre 2000 et 2008...

 

 

 

Mais c'est aussi… plein de disques donc. Raison suffisante pour dresser la liste des albums qui m'auront le plus marqué, ou tout simplement accompagné tout au long de cette décennie.

Et je ne parle que de ceux publiés au cours de cette décennie, je ne saurais pas faire un bilan de mes découvertes issues du passé en moins de 10 pages. Surtout que le passé on n'a de cesse de le découvrir.

 

 

Allez. 20 albums grandioses ou du moins vachement bien qui m'auront marqué dans la décennie:

 

PJ Harvey – Stories from the city, Stories from the Sea (2000)

The Dandy Warhols - Thirteen tales from urban bohemia (2000)

Elliot Smith – Figure 8 (2000)

 

System of a down - Toxicity (2001)

The White Stripes - White blood cells (2001)

Muse – Origin of Symmetry (2001)

Weezer – Weezer (Green) (2001)

The Strokes – This is it (2001)

Dogs – Short, Fast and tight (Live, 2001)

 

Queens of the Stone Age - Songs for the Deaf  (2002)

The Libertines - Up the bracket (2002)

 

Radiohead – Hail to the Thief (2003)

 

Les Wampas – Never Trust a live! (Live, 2004)

Nick Cave and the Bad Seeds – Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus (2004)

 

Arcade Fire – Funeral (2005)

Hushpuppies – The Trap (2005)

Noir Désir – En Public (2005)

 

Smashing Pumpkins – Zeitgeist (2007)

The Hives – The Black and White album (2007)

 

Babyshambles – Oh what a lovely tour it was (Live, 2008)

 

 

Certains disques (genre Gomm, La Maison Tellier, I love UFO – tiens, que des trucs dont a parlé Chtif (et klak, aussi.)) ont finalement été supprimés, pour revenir à 20, d'une façon permettant finalement de résumer ma position actuelle: celle d'un connaisseur, d'un amateur éclairé, mais qui n'en a strictement rien à foutre de dénicher le future grand talent, et qui vit très bien de ne pas pouvoir se vanter d'avoir assisté à la première date française de telle ou telle nouvelle sensation.

 

Traitez-moi de mainstream si vous voulez: vous aurez raison. Et je suis fier de vous dire que je m'en fous. (Oui, en dix ans, j'ai appris à m'affirmer)

 

 

5 albums qui par la force des choses seront rentés dans le club très fermé de mes albums fétiches:

 

(Remarque: il y en a là-dedans qui sont carrément meilleurs que certains dans la liste précédente, mais j'ai un lien tout particulier avec ceux-là, en fait)


 

… And you will know us by the trail of Dead – Sources, Tags and Codes (2002)

Dirty Pretty Things – Waterloo to anywhere (2006)

Eiffel – Tandoori (2007)

The Bishops – The Bishops (2007)

Brimstone Howl – We came in peace (2008)

 

 

5 albums qui n'ont pas grand-chose à voir avec ce dont je vous parle ici, mais que j'adore quand même, n'empêche.

 

Rubin Steiner - Lo-fi Nu Jazz #2 (2000)

Amon Tobin – Out, from out where (2002)

Kid Koala – Some of my best friends are DJ (2003)

The Herbalizer – Take London (2005)

Le Peuple de l'herbe – Cube (2005)


 

 

Et totalement à part:

 

Alain Souchon – J'veux du live (Live, 2002)

 

 

J'aurais pu faire plus long, mais je ne veux pas non plus vous innonder.

 


Voilà. Comme ça …

 

1. J'ai fait mon bilan.


2. Je l'ai fait avant tout le monde (enfin sauf klak, mais comment lutter?) pour faire mon malin (mais vous couperez pas au bilan de 2009)


3. J'ai contrecarré le problème de pas trouver, cette année, de chanson avec mon âge dans les paroles (si vous en trouvez une, je suis preneur.)


4. Je peux garder l'esprit tranquille, c'est bon, c'est publié.


5. Je rappelle à leurs détracteurs que je "kiffe" les Libertines (et les DPT, et les Babyshambles)


6. Je rappelle que l'album de reformation des Pumpkins était pas si dégueu.


7. Je rappelle ma maniaquerie des Pumpkins (Ca faisait longtemps) (10 ans de maniaquerie!)


8. Je montre que quand même je suis vachement éclectique (Attends, j'aime beaucoup ces… 5 disques d'électro / abstract / trucs comme ça…)


9. Je suis d'autant plus éclectique que je vous ai quand même casé un grand écart Wampas / Nick Cave sur 2004 qui force mon propre respect.


10. Au moins, pendant que j'ai écrit cet article, j'ai pas pensé que pma maniaquerie de la musique aura déjà duré … 41,7 % de mon temps d'existence.

 

Allez… On est repartis pour un an, cinq ans, dix ans comme ça! Ouais, voilà, rendez vous pour le bilan de la décennie 2010, je devrais bien trouver du temps, entre le Scénic, le Labrador et les Gosses (1 Garçon, Stephen, et une fille, Courtney: ne vous moquez pas, aveat, j'envisageai Pierre et Marie.)

 

A bientôt.

Par Guic ' the old - Publié dans : Laisseriez vous votre fille tenir un blog ? - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Lundi 2 novembre 2009

Nick Cave. Voilà un nom qui a une résonance toute particulière pour tout fan de rock. Car bizarrement, où qu'on aille quoiqu'on cherche, ce nom est là, tapis, prêt à bondir à la face de l'aspirant Rock-addict que chacun a été un jour, ou est peut-être encore.

 

Et si la musique de certains peut attirer des sentiments mêlés d'attirance, de sympathie, voir de reconnaissance (comprenez par là qu'il existe des chansons dans lesquelles on se reconnaît), la musique de Nick Cave (en particulier, et c'est le cas qui nous intéresse, avec l'appui des Bad Seeds, groupe au line-up aussi vacillant que son talent est important, en apporte un que d'autres échoueront toujours à faire naître: la fascination.

 

Et le goût pour les phrases interminables, ai-je aussi l'impression.

 

De plus, dans mon cas personnel (qui s'avère être celui qui nous préoccupe ici), Nick Cave est peut-être le premier que j'aie rencontré et qui m'ait à ce point fasciné à faire partie de la caste des "Rockeurs lettrés". (Evidement, plus tard, arriveront Morrissey et Jarvis Cocker, mais là on est en 2006 et je suis encore en formation, si vous permettez)

 

En fait c'est presque flippant: aucun album des Bad Seeds n'est vraiment mauvais. Oh, bien sur, il en existe des "un ton en dessous", mais qui sont tous, toujours, sauvés, par quelques chansons purement géniales. Car Cave est un extraordinaire songwriter, un génie concernant l'alchimie Musique / Paroles, et les Bad Seeds un groupe complet, au service d'un leader, certes, mais oeuvrant main dans la main avec lui: rien d'étonnant, donc, que chaque changement de line-up donne l'impression d'un nouveau départ, d'une nouvelle orientation de la musique du collectif.

 

C'est par conséquent assez difficile de sélectionner cinq titres sur une carrière en comptant je ne sais combien, dont la majorité sont des joyaux. Alors, ça s'est fait plus ou moins au premier arrivé premier servi… Et je m'octroie le droit de livrer un bonus.

 

Mais malgré cela, alors que je tape ces lignes, me viennent en tête tant de titres, pour certains des classiques, pour d'autres des monuments, que je regrette déjà de n'avoir pas mis… Je vous serais donc reconnaissant de ne pas me lister mes oublis. (Et tapant cela, je sais déjà que certains vont s'empresser de le faire)

 

Ah, j'oubliais, un dernier petit détail: Nick Cave, c'est aussi… le premier artiste vraiment important dans mon existence que j'ai découvert via mes errances blogosphériennes… Donc merci.

 


 

Papa won’t leave you Henry

 

La version du Live Seeds s'il vous plait. Vous le saviez, vous, qu'avec une guitare acoustique on peut arriver à être mille fois plus violent qu'avec des litres de disto sur une Ibanez mal accordée?

Eh bien moi, non, en tout cas jusqu'à la découverte de ce morceau, rageur, puissant, et qui malgré son titre ne recèle pas beaucoup d'espoir… Du Cave tendu à son meilleur.

 


 

 

Lay me low

 

Cette chanson, je veux qu'on la joue à mon enterrement! Voilà, au moins, maintenant, ce sera écrit quelque part.

Cette chanson devrait être au programme de toutes les écoles de Rock – addiction, Coef. 20, mention: "Pourquoi il FAUT écouter les paroles des chansons" (Ben oui, si les paroles n'avaient pas d'importance, on ferait des instrumentaux.)

Sans prendre en compte les paroles, cette chanson est belle. En les comprenant mal, elle est sublime. En les comprenant vraiment, elle est… splendidement atroce. Car Nick Cave (ou Henry?) y décrit rien moins que son propre enterrement et ses conséquences: et là, toute la noirceur de l'âme humaine se révèle à la lueur de la mort des autres: l'hypocrisie, l'égoïsme, la vanité des gens… sur cette musique si apaisante pourtant… Comme écartelé, on est incapable de savoir à quoi s'en tenir… Quand je vous parlais de fascination.

 


 

 

 

Stagger Lee

 

Ca commence par une basse hypnotique et profonde… Ca finit dans un déluge de larsens et de stridences. Entre temps, Cave nous aura narré une mésaventure de western, glauque à souhait comme la majorité des Murder Ballads.* Sauf que… Le gros problème avec Cave, c'est sa capacité à tout distancier, en particulier, distancier la musique des paroles. Et donc, quand même, un carnage aussi funky, aussi chaloupé si on veut, c'est quand même un coup à se poser des questions… Mais surtout à se remettre le truc sur la platine.

 


 

 

Oh my Lord

 

C'est glauque, et ça monte, ça monte, c'est beau… Et pourtant bizarrement, quand on écoute bien, si ça c'est pas déprimant, de la descente aux enfers comme Orphée n'aurait jamais osé la pratiquer…

En plein milieu de l'album le plus déprimant jamais écrit par notre ami Nick cette chanson arrive, pleine de vigueur désespérée, côte à côte de la lumineuse "God is in the house", et terrasse définitivement un auditeur  déjà bien amoché…

Fatal.

 


 

There she goes, my beautiful world

 

Il fallait quand même finir sur une note positive non? Alors, voilà, une splendide chanson, codée, lumineuse et joyeuse, plein d'hommages en vrac aux inspirateurs, à l'inspiration elle-même d'ailleurs. Ah qu'il est dur de se dire que ce titre splendide, fascinant, risque de ne jamais être cité comme référence de l'œuvre des Bad Seeds…Que j'aime ce titre, qu'il est agréable de l'écouter, un dimanche matin, accoudé à la fenêtre, à admirer passer la vie dans la rue, vers le mois de Mars… Ah…

 


 

 


Et le Bonus:

 

No pussy blues, par Grinderman.


Simplement parce que le mec qui vous offre cette sélection, c'est quand même le loser ultime qui s'amuse à vous narrer ses mésaventures pathético – sentimentales sur fond de Rock n’Roll à longueur de "Le Rock Critic est un con".

Par conséquent, pas étonnant que ce titre soit un de mes préférés. En plus, ce morceau est terrassant.

 

Et puis ce titre, aussi…

 


 

Et pensez bien que je suis le premier marri de ne pas avoir trouvé de video live de "Lay me low".

 

 

 

 


 

* Thomas, si tu peux me dire à laquelle de tes critiques (voire lesquelles) j'ai trouvé moyen de piquer cette intro, ce serait sympa: parce que je me suis rendu compte du plagiat psychique seulement à la relecture, mais depuis ça m'obsède.

Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Dimanche 18 octobre 2009

"Non mais j'vais te dire un truc: la musique ça part en couille. En même temps, c'est les majors, là, mais si les gros bonnets du disque là, ceux qui passent leur temps à râler qu'ils perdent de la thune à la télé, la crise du disque et tout ça, mais bon. D'un côté, notre crise à nous, ils sont pas au courant ou quoi? Et pis en plus, franchement, vu tout ce qu'ils dépensent en pub pour nous refourguer le dernier album de l'autre, là… mais si, là, le castrat qu'était dans le Roi Lion… Mais putain, si, le truc sur Louis XVI… Enfin bon, toute la thune qu'ils dépensent en pub, ben ils la garderaient, ptêt qu'ils nous feraient plus chier…

 

Et puis de toutes façons, je sais pas comment ils font, mais genre, t'as un groupe, que t'aime bien… Un jour il veut faire un album avec un peu plus de budget que là où il est. Il décide de signer sur une des majors, là… Et ben tu peux être sur que ça va être lisse, chiant, que tu vas pas retrouver ce que t'aimais chez eux. Et pourquoi? Mais c'est des histoires de gros sous ça! Ils veulent leur single, leur album banquable, là, comme ils disent les mecs des écoles de commerce, ils s'en foutent de la recherche esthétique et tout ça.

 

(…)

 

Mais me fait pas chier avec tes indés, toi! Parce que franchement. Les Indés. Y a quoi?... 2 types d'indés en gros. T'as les gros indés… Et ben en fait c'est rien d'autres que des petites majors, ils valent pas mieux, le fric, le fric, le fric tout ça… OK, surement qu'ils laissent un peu plus de place pour la recherche esthétique tout ça, c'que j'en sais moi, mais quand même: le fric, voilà. Et puis t'as les petits indés, eux ils sont réglos, ils sont sympas, ils bossent par goût de la musique, c'est limite la maison de disques parfaite… Sauf que bon, tu me permettras de te rappeller que je suis pas foutu, et toi non plus surement d'ailleurs de citer le nom d'une seule d'entre elles de ces super maisons de disques! C'est vrai ou c'est pas vrai? Eh ben c'est vrai, ils peuvent être aussi géniaux que tu veux tes petits indés, le seul truc c'est qu'à part eux personne sait qu'ils existent, merde!

 

(…)

 

Rhoo mais ouais bien sur! Et moi j'suis Albert de Monaco. La presse Rock. Kestucrois? Eux aussi ils ont des obligations à cause de la pub et tout ça. Eux aussi ils veulent vendre, faire du chiffre.Regarde, roquéfolk. Roquéfok, moi j'me rappelle, quand j'ai commencé à le lire, c'était vachement bien, même si c'était déjà Manœuvre, c'était intéressant, j'ai appris plein de trucs sur tous les groupes qu'ils sont devenus mes préférés depuis dedans. Et d'ailleurs, j'te l'dis, c'est bien pour ça que jamais JAMAIS tu m'entends, j'en dirais que c'est à chier. Je leur dois trop. M'enfin, n'empeche que leurs trips mégalos, ça commence à saouler sévère. En fait, depuis kek'temps, moi j'l'achète tous les mois pendant quoi, 5 ou 6 mois, et puis après je laisse tomber 4 ou 5 mois, et puis j'redémarre. Pask'en fait (attends, tiens, j'vais t'faire une métaphore: ) Roquéfok, c'est comme quand t'es jeune et que tu reviens en vacances dans ta famille. Au début c'est super, tu retrouves tout tes repères, tes onc' un peu chiants avec leurs mêmes vannes depuis ta naissance ils te font marrer un peu, et tout… Mais ça te saoule vite quand même, au final. Alors t'es content de repartir, mais après t'es content de revenir. Moi je vois bien, le premier que je rachète, je le lis entier (même les annonces et les articles de l'autre, là, la fan de Doherty, c'est dire), et pis à la fin, le dernier avant la pause, je lis les brèves et pis les rééditions. Pasque au moins, les rééditions, il est drôle, le mec. Même si je sais toujours pas comment qu'on prononce son nom.

Non mais tu vois, c'est ptet le magazine le plus pourri du monde pour toi, mais c'est mon magazine pourri à moi. Même si ce seraient des connards, tes parents c'est tes parents et tu les aimes quand même. Merde,v'là que j'me mets à citer Eudeline maintenant moi.

 

(…)

 

Mais tes Inrocks, mais Fuck bordel. Attends, arrête, là tu vas m'enerver. Attends, question: Est-ce que tu trouve que la fille qui fait la rubrique musique dans l'émission à Denisot c'est une référence en matière de musique? Non, ben non, évidement, tu vois, on est d'accord. Eh ben kestuviens me faire chier avec tes Inrocks. Regarde, toi qui t'y connais un peu en rock, si j'te dis NME, tu vas me dire quoi? Versatilité? Monte en épingle des groupes qui servent à rien? Hype, vu que t'es bilingue, toi? Eh ben d'une part ça veut dire que, quand même t'en tiens une plus légère que moi (paske bon, là chuis plus trop en état de prononcer correctement versatimachin), et d'autre aprt que désolé, mais tu peux pas te permettre de dire du mal du énémi et du bien des Inrocks en même temps pask'ils font le même sale boulot.

 

(…)

 

Nan mais d'tout'façon on est dans une impasse pasqu'on compare du pas comparable. Moi j'te dis que dans tes Inrocks ils font chier avec, soit des groupes arty que ça j'y reviendrais pas c'était la discussion d'l'aut'jour, soit des groupes de jeunes qui jouent de la musique comme les vieux, alors que chez roquéfok, ils parlent des groupes de vieux qu'essayent de nous faire croire qu'ils sont jeunes. Les deux ils sont ridicules, ok. Sauf que les vieux ils ont un passé que tes jeunes, là ils ont rien. D'toute façon y a que ceux qui ont pas d'avenir qui reprochent aux autres de se reposer sur les lauriers de leur passé. Bon OK, ceux qui se reposent sur leur passé aussi ils ont pas d'avenir, ouais. Mais on a dit qu'on arrêtait avec Eudeline, merde.

 

(…)

 

P'tain, ouais, Internet. Comment qu't'appelles ça, déjà, des Webzines? Des bogues? Ouaif, c'est sympa. Mais bon. J'me rappelle j'avais été traîner dessus, genre pas longtemps après la mort de Jackson. Eh ben ils en parlaient tous, juste pour en plus dire que ça allait créer un emballement médiatique (ils adorent c't'expression chais pas pourquoi) de tous les diables et que c'était une connerie. Mais en même temps, ça ressemeblait à une quète du scoop minable, et pis, franchement, l'emballement machin, là, finalement, ils en faisaient partie aussi. C'est con hein. Mais bon, les mecs, ils écrivent, c'est sympa, et puis des fois ils ont pas trop mauvais goût, même si finalement ils passent leur temps à critiquer des albums qu'on sait qu'ils sont bons et que des milliers d'autres sont passés avant. L'autre truc qu'est marrant c'est qu'ils passent leur temps à torcher des trucs qui font des pages et des pages en se plaignant dès qu'un autre fait un article qui passe les quinze lignes. Moi c'qui m'a fait marrer, c'est l'jour ou chuis tombé sur un mec, sur son bogue, y avait une rubrique "le Rock-critic est un con", ou il s'amusait, genre, à démanteler comment qu'ça marche un rock critic à se moquer vite fait des habitudes à la con, sauf que… ben la majorité du temps, il parle de son adolescence comme Eudeline, avec une sorte d'argot titi parisien du Faubourg Saint Antoine comme Manœuvre, et genre le gars te dis que la critique Rock c'est cliché mais lui-même c'est un p'tain de cliché ambulant.

 

(…)

 

Limite il entendrait notre conversation qu'il se sentirait obligé de la reproduire et d'l'analyser. Lol comme qu'ils disent."

 

 

 

L'analyse, la voilà: En fait, un Rock-Critic, c'est jamais rien d'autre qu'un pilier de PMU qui a une putain de discothèque.

 

Par Guic ' the old - Publié dans : Le Rock-Critic est un con - Ecrire un commentaire - Voir les 27 commentaires
Mardi 13 octobre 2009

C'est marrant, depuis que j'ai commencé ces tops, c'est donc la seconde fois que l'ordre alphabétique se retrouve à se recouper avec l'actualité. Bon, on verra plus tard si c'est une bonne ou une mauvaise chose.

 

Alors donc, pour parler de Muse, je n'ai pas le choix. Je dois convoquer le jeune Guicard, plus connu dans ces pages sous le nom de "Moi quand j'avais 16 ans". Parce que finalement, seul lui pourra parler de ce groupe, si important dans mon existence, sans se sentir obligé de pratiquer l'ironie ou le sarcasme qu'imposent les deux dernières productions du trio anglais. (On le rappellera, d'ailleurs, quand il faudra parler de Placebo, je pense)

 

Muse est un groupe comme on en rencontre peu dans une vie de fan de rock… Un groupe qu'on trouve talentueux, grand, et éminemment sympathique alors que ses membres ont tout juste quelques années de plus que vous. Et donc évidement un groupe qui donne envie de se passionner encore plus pour la musique, mais aussi qui vous fait caresser le rêve bizarre d'un jour en faire. Pendant mes années de prépa, les rares fois où je parvenais à rêver d'autres choses que d'équations, je rêvais qu'un artiste que j'admirais me faisait monter sur scène avec lui (j'exagère, ce genre de rêves n'a du m'arriver que trois fois… Les artistes, hein, parce que les équations…)

 

Et finalement… c'est resté à l'état de rêve. Mais ce n'est pas plus mal. Reste que j'ai envers eux une dette, et qui, bizarrement, j'ai l'impression qu'ils ont une dette envers moi: garder vivant l'ado que j'ai été et croit être encore.

Alors passons maintenant à la sélection.



Showbiz

 

Issu de l'album du meme nom, ce morceau reste un must. Représentation idéale de mots que j'ai depuis utilisé à m'en faire péter la jugulaire, à savoir "montée en puissance", "tension", "explosion" etc… je n'arrive toujours pas à me lasser de ce titre. Il est beau, ses paroles (niaises, oh mon Dieu qu'elles sont niaises) restent gravées dans mon mental, il est fascinant, il est… l'incarnation de ce que j'aurais voulu que Muse reste. Simple mais pourtant puissant.


 

Host

 

Attention, quota de snobisme en vue. Mais c'est doublement logique: Muse est le premier groupe dont j'ai commencé à collectionner les faces B. Et certaines de leurs faces B sont leurs meilleurs morceaux. Host en fait partie. Une légère fuzz pour une intro splendidement sombre, qui s'achève dans une débauche d'effets, une explosion de souffrance… Bref, un grand moment de bipolarité adolescente. Un petit moment de vie dans le corps d'un ado.

 

 

Hate this and I’ll love you

 

J'ai hésité entre ce titre ci, et "Escape". Finalement j'ai gardé la ballade. Pour les incursions de bruit d'oiseau et de ruissellement d'eau claire tout droit sortis d'un disque de relaxation new age. Pour les paroles, oui, les paroles, codées, mais surtout à interprétations multiples, comme j'aime… Et puis pour la voix, haute, pompeuse, emphatique, qui, malgré le temps, le reniement, et le vieillissement, réussit toujours à faire un petit quelque chose au vieux que je suis devenu.


 

New Born

 

Choix de morceau purement symbolique. Septembre 2001, je traîne les magasins pour les courses de rentrée avec ma génitrice: je vais rentrer en terminale. Au détour d'un rayonnage du Leclerc, je tombe sur cet album. J'aimais déjà bien Muse, j'avais entendu cet album, qui m'avait paru pas dégueu au détour d'une soirée chez un pote, à l'autre bout de la ville, au mois de Juin précédent. Je n'avais pas réussi à ma le fournir (par contre, aucun problème pour récupérer le dernier Blink, sorti une semaine plus tard – étonnant.)

Je ne détaillerais pas plus, mais… Rentrant chez moi, je glisse l'album dans ma (regrettée) chaîne de l'époque. Et, même si j'avais déjà entendu le morceau en radio, l'irruption du riff de New Born, au bout d'une petite minute… Ca m'a juste cloué sur place. Oh certes, j'aime nombre de titres sur cet album (la reprise de Feeling Good est peut-être le seul qui me saoule – trop entendu – et Micro cuts le seul qui me gonfle…), il y a Plug In baby, Dark Shines, que j'adore… Mais non, New Born, ses paroles à la con, son riff démentiel… Oui, toujours, encore, New Born.

Ah, oui, j'oubliais. Cet album quittera la rotation lourde de ma chaîne hifi seulement quand sortira le live associé. C'est-à-dire en Juillet 2002.

 

 

The Small Print

 

Tiens, continuons dans la symbolique. Novembre 2003. Prepa. J'achete cet album le jour même de sa sortie, durant ma pause de midi. Copié sur cassette, il tournera des heures, des heures dans mon walkman. Mais bon, à ce moment là, je connais déjà plus de choses. Par exemple, mon best of des Doors et celui de Bowie ont déjà bien tourné dans ma ch&mbre et mes oreilles. Je n'en ai pas encore conscience, mais je m'élève (musicalement) en quelque sorte.

Conséquence, cet album n'aura pas le loisir de rotationner aussi lourdement que son prédecesseur. Celui-ci, ce n'est pas sa rotation, mais lui-même qui est d'une lourdeur impressionante. Et pourtant… Pourtant, au milieu de tout cela, on dirait que le "vieux" Muse a eu un sursaut d'orgueil. Le temps d'un titre, on laisse tomber les samples, les pianos, les clochettes, les artifices. Et on s'offre un morceau de Rock, de vrai, bien rentre dedans, bien direct.

A l'heure actuelle… Il est encore le seul morceau parfaitement réussi qu'ait offert ce groupe dans lequel j'avais placé tant d'espoirs… aujourd'hui déçus.

 

Eh ben putain j'ai fait long quand même… Allez, player.

 

 


Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

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