Rock (beaucoup), littérature (un soupçon), et mauvaise foi (surtout).
OK, le choix n’est pas ce qu’on peut appeler des plus originaux. Mais bon, déjà, parler des Ramones, c’est déjà pas très original. Surtout depuis qu’ils ont été réhabilités, c'est-à-dire depuis qu’ils sont principalement morts. C’est con mais ca marche souvent comme ça. Alors parlons de live.
Il est juste la preuve que des fois les choses vous échappent, mais bon c’est toute l’histoire des Ramones… Ca veut être les nouveaux Beatles, ca entraine l’éclosion du Punk. Ca écrit de parfaites pop songs, mais comme ça joue un cran trop fort, malheureusement, ca n’aura jamais le succès mérité depuis la première heure.
Il est commun de dire que les quatre premiers albums des Ramones sont les meilleurs, plus bruts, plus vifs, plus… réussis, en fait. Ramones, Leave Home, Rocket to Russia, Road to Ruin. Et à partir de là les choses changeront. Parce que le groupe s’est fait devancer sur le devant de la scène par des petits jeunes, Clash, Pistols… Parce que le groupe va faire appel à Phil Spector pour qu’il lui donne une nouvelle jeunesse.
Et que par conséquent It’s alive est le parfait résumé de cette période. Mais finalement, mieux qu’un best of, il dégage toute l’énergie qu’on pourrait espérer d’un groupe de cette trempe. Et, pire que tout… il confirme la légende, l’aura de mythe dont est entouré le groupe.
Bon, après, les Ramones se verront toujours reprocher d’avoir des textes ridicules, absurdes, je ne sais quoi. A ceux là on pourra répondre que les Beatles avaient à leurs débuts (et un peu à la fin aussi) des textes niais et que l’Absurde fut quand même un grand mouvement littéraire.
Ce qui est marrant aussi, c’est de se dire que ceux qui risquent de vous sortir ça considèrent sûrement, en même temps, que Nevermind The Bollocks est un des plus grands albums du siècle.
Et puis de toutes facons, les Ramones sont en quelque sorte les chantres de l’absurde. L’évolution de leur carrière en est l’exemple le plus typique.
Quant à leur musique… elle mérite presque tous les adjectifs positifs qu’on pourrait accoler à un morceau : péchus joyeux, expédiés… Pendant un instant on a presque l’impression de renouer avec le Rock n’ Roll des débuts. Le Vrai. Qui a la particularité de pas traîner en longueur pour rien dire*. Comme cet article, qui doit laisser place au Rock, et fissa.
Ca c'était le premier titre. Libre à vous d'aller écouter la suite. Ne pas le faire... Ce serait pas Rock n' Roll.
* Non, j’ai pas dit « comme un morceau de Pink Floyd ».