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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 21:09

L.A. Woman… est-ce le meilleur album des Doors ? Les avis sont partagés. Une chose est sure, ça ne peut pas être le plus mauvais puisque les Doors ont commis The Soft Parade. Seconde chose certaine, cet album, livré en Avril 1971 sera le dernier des véritables Doors, vu que Jim Morrison quitte le groupe peu après pour se réfugier à Paris.

 

 

 

Jim en a vu des vertes et des pas mures avant d’en arriver à cet album… Barbu, bouffi, en a assez du showbiz et, quitte à faire de la musique, veut qu’on la reconnaisse pour elle-même , pas pour l’aura qu’il insufle aux morceaux qu’il joue sur scène. D’ailleurs, à mon sens, Morisson est un de ceux qui a le plus contribué à l’élévation de la devise Sex, Drugs & Rock n’roll… Enfin passons.

 

 

 

 

 

« I’m a changeling, see me change »: dès The Changeling, premier morceau de l’album, et par « I need a brand new friend », sur Hyacinth House, le ton est donné, ce ne sera pas un album des Doors conventionnel. The Changeling et son petit rythme de clavier, en arrière-plan qui me fait penser, je ne sais pas pourquoi, à Funkytown (réécoutez, vous verrez). L.A. Woman est un retour aux sources, entre autres au blues, rythm n’ blues, bref les musiques qui ont fait exister le groupe.Et aussi aux thèmes fétiches du Morrison poète: le sexe, le jeu, "la ville" (L.A.) et la Mort.

 

Bien sur, on retrouve des morceaux typiques de la touche Doors, en particulier Love her Madly, petit morceau sympa qui coule tout seul. Et une envolée chamanique sur L.A. Woman, envolée pleine de folie et en même temps de sensualité (le fameux Mr. Mojo Risin’, anagramme de Jim Morisson, son Mr Hyde en gros…).

 

Mais dans l’ensemble on entrevoit un retour au bon vieux blues, sur  Been Down so Long, Cars Hiss by my window, ou même Crawling King Snake, une reprise de John Lee Hooker, que Morisson arrive à emplir d’une sensualité malsaine, de telle sorte que ce morceau représente pour moi un sommet du groupe.

 

 

 

L.A. Woman est un morceau génial, certes, mais les Doors parviennent à offrir deux sommets de la musique à ambiance prépondérante que sont L’America et Riders on the Storm. L’America et son clavier obsédant, malsain, qui colle mal à l’aise mais qu’on écoute jusqu’au bout, une vision désespérée et desespérante… une ambiance comme le groupe n’en avait pas créée depuis The End. Et Riders on the Storm, ses gouttes d’eau, sa mélodie calme de clavier et de guitare, limite disque de relaxation Feng Shui, et ces paroles : « Riders on the storm, there’s a killer on the road » (qui, si je ne m’abuse, font référence à Charles Manson). Un bon contrepied.

 

 

 

 

Au bistrot. Avec les potes. Normal, c'est samedi.


Arrivé ici, comment conclure ? Plus j’écris cette chronique, plus je doute de son utilité…. Pourquoi cet album, hormis le fait que les autres dates sont prises par d’autres disques… Est-ce la maturité qui m’a fait passer de « Strange Days » à L.A. Woman ? (via l’album éponyme quand même..)

 

Parler des Doors est toujours difficile. Parce qu’il s’agit surtout de parler de Morisson. Et c’est pas facile de toucher à une icône, surtout quand c’a été l’une des votres (je pense que le Roi Lezard a son influence dans ma période « je veux porter les cheveux longs ») On a tous découvert les Doors un jour ou l’autre et au même moment on se passionne pour Morisson, sa classe, ses élucubrations, arrestations, sa mort mystérieuses, ses pantalons en cuir. On l’admire, on l’adore, comme si on avait été là à l’époque, c’est une sorte de rêve américain anti-américain, et comme ça, on (enfin moi en tous cas) se retrouve au Père Lachaise, ou à bloquer 10 minute en regardant le balcon de l’appart du 3eme gauche du 17, rue Beautreillis à Paris…

 

Puis on vieillit un peu, ses délires chamaniques ne nous passionent plus autant, puis nous saoulent, et on se dit que quand même les morceaux des Dorrs les plus agréables, c’est Moonlight drive ou Take it as it comes, du rock sexy mais sans outrance, plus FHM que Playboy.

 

Et on en arrive là ou j’en suis. On préfère le Morisson calme, qui décide de faire un album musicalement interessant, pas uniquement basé autour de sa personne, sans drogues mais avec beaucoup de bière (on rappellera qu’à cause de ca certains morceau de l’album on été enregistrés dans la salle de bain du studio).


 

Et après… les renie-t-on ? Je ne sais pas. Toujours est-il que les Doors fourniront toujours, à tous les adolescents de tous temps une excitation unique, et aux vieux cons que nous devenons tous, un mythe Rock n’Roll pour dire : « ça c’était quelque chose de grand, musique drogue et mort ». Et encore plus con, après avoir écrit tout ça, je ne sais même plus moi-même ce que je dois penser des Doors.


Ces deux visions s'observeront facilement aux endroits suivants:

- J'aime Jim Morrison et son oeuvre, et plus particulierement le premier album,lui avait tout compris, par G.T.
- Morisson? J'ai plus dix ans et en plus, désolé, mais c'était surtout de la pose, et en plus c'était un connard, par Chtif

 
 (Le contenu des articles étant expliqué ci dessus en gros... vraiment.)


Pour conclure sur l'album: dommage que Morrison n'ait pas voulu en refaire un autre après. On aurait enfin su ce que les Doors valaient musicalement, sans transpirer le malsain et l'excitant par tous les pores...

 

 

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 18:58
2005, année du retard…
 

Soyons honnêtes (enfin, moi du moins), l’album que j’ai finalement choisi pour représenter 2005, je l’ai découvert il y a à peine un mois. Il supplante ainsi les « possibilités » qui s’étaient érigées pour cette année : In your Honor des Foo Fighters et… ouais, en fait j’avais que ça. Mais rassurez vous, l’ami Dave Grohl a fait bien assez pour apparaître ailleurs sur ce blog.

 

Pourquoi cet empressement à présenter Funeral, premier album des controversés (enfin pas trop tout de même) Arcade Fire ? Plusieurs raisons : la première c’est qu’il viennent de sortir leur second album que je n’ai pas encore écouté, et le fait est qu’avant d’entrer dans le débat sur « lequel est le meilleur », je tiens à rappeler que le premier est quand même, pour moi, extraordinaire, vu la claque qu’il colle. La claque, justement. Seconde raison. C’est soudain, on ne s’y attend pas, et on risque toujours de l’avoir oubliée quelques jours plus tard. Alors autant en parler tant qu’on a encore la joue ou les oreilles bien rouges et brûlantes. Et les mêmes justifications s’appliquent à ma troisième raison : la surprise. Surtout quand on est surpris deux ans après tout le monde…Enfin, c’était l’album qui passait hier dans une ravissante librairie où j’ai mes habitudes. Ils ont toujours bon goût là bas c’est un plaisir.

 

Arcade Fire, qui sont-ils ? Ils sont huit, ils sont de Montréal et doués. L’album peut a priori rebuter les abhorrateurs de la surenchère lyrique, que ce soit par le biais de la voix haut perchée mais pas désagréable du chanteur ou du joyeux bordel musical qui lui sert d’écrin… Il y a sur cet album, qui joue, plus d’instruments que je ne dois être susceptible d’en citer… C’est da la pop comme ça faisait un bout de temps que je n’en avais pas entendu, à commencer par le fait que je n’ai même pas chercher à comprendre le sens des paroles, la musique me suffisant amplement (et ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps, très longtemps)

 


Pas la peine d'écrire une légende sur ce coup là, non?

Alors que j’atteins ce point de ma chronique, je commence à envisager la difficulté de parler de cet album. Il m’est impossible de parler des morceaux au titre par titre (même si je dois avouer un petit préféré qui est Rebellion (lies)), mais d’un autre côté, on ne peut pas parler d’album concept, pas d’unité réelle sinon la beauté et la légèreté des mélodies…

 

Ce n’est pas un album qui touche pour une certaine technicité ou des thèmes bien choisis… C’est un des rares albums qui en appelle directement au cœur. D’habitude, le rock et la pop ça vous remue les tripes, ça vous donne envie de bouger, et bien là ça touche au plus profond de l’âme… La moindre envolée de la voix, le plus court des arpèges de guitare, un petit coup de violon bien placé et ça y est, on a les poils tous raides sur les bras.(Et dans le dos, pour ceux qui sont concernés).

 

Finalement en quelques semaines, il m’a fait une sorte de « B.O. de l’existence » vu qu’il a bouclé dans mon iPod. Et il passe en toutes circonstances (dans le train, avant de dormir, dans les files d’attentes, chez Leclerc…). C’est certainement ça qui fait qu’on ne se lasse jamais de certains disques.

 

Maintenant il est l’heure que j’aille à la découverte de son successeur. Sur ce coup là, le second album je ne le redoute pas. Parce qu’au pire, j'ai pas encore fait le tour du premier.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 18:52
1979, année…je trouverais plus tard.
 

En 1979, le temps de la rébellion punk est déjà passé et les rebelles qui s’étaient réunis sous un Union Jack ravagé se sont dispersés (ou sont morts. Ca arrive aussi). Mais une de ces formations résiste encore, et se dit (sûrement, je spécule complètement, là) que maintenant que l’attention des gens a été attirée, le moment est venu de faire passer un message, ou même plusieurs. Cette formation, vous l’aurez deviné en lisant le titre, il s’agit des Clash. Qui sort, en cette belle année 1979, London Calling, leur album désormais le plus célèbre.

 
 
 

Le temps de l’urgence passé, il s’agit de faire passer le message pour se faire comprendre de chacun. « What are we gonna do now ? » interroge Strummer dans Clampdown.  Les morceaux sont moins énervés, certains dépassent amplement les 3 minutes syndicales, l’album est finalement double, ce qui en soit peut faire partie des critères de ce qui n’est PAS punk, du point de vue concept, mais l’est vu l’insistance du groupe à le faire vendre au prix d’un simple.

 

 

L’ouverture par l’éponyme London Calling et son ô combien célèbre « Toum….Tou-dou-dou-doum » de basse remue dans l’instant les tripes de quiconque écoute et annonce quelques constantes de l’album et de la fin de carrière des Clash que sont le métissage des musiques (ici une guitare rock sur une basse reggae) et le message, encore et toujours le message, ici : « Et si Londres disparaissait ? Que ferait on pour nous ? A priori rien. »

 
 

 

La diversité des genres se découvre dans le jazzy Jimmy Jazz (ok, je me suis pas foulé pour trouver cet adjectif là), Lost in the supermarket, qui annoncerait presque Cure dans les guitares, Wrong’em boyo pur moment de joie ska… Et d’un autre côté, un reggae blanc composé par le bassiste Paul Simonon, celui là même que vous voyez à 2 doigts de détruire son instrument sur la pochette : Guns of Brixton, certainement le morceau le plus clair du groupe, sur les méfaits de nos amis de la maréchaussée dans les bas quartiers de l’Angleterre. Et le morceau qui les a fait passer pas trop loin de la censure… Mais bon, train in vain, Death or Glory sont tout autant des morceaux géniaux sur cet album… on va pas s’appesantir !

 
 "Allez, viens voir par ici, viens !!"
 

Ce sont tous ces petits détails (double album, morceau de 5 :33 min, message clairement exprimé, idées politiques posées) qui feront des Clash les « intellos du punk » par opposition aux Pistols… Et c’est vrai que si les Pistols ne sont que hurlements et bonheur de tout foutre en l’air (à commencer par le solfège), les Clash et leur approche raisonnée et calculée offrent malgré tout une musique véritablement agréable, surtout sur cet album qui passe tout seul (mais c'est vrai qu'après, ils sortent un triple album, et là, merde, faut arrêter les mecs...).

 
 
 

Et puis finalement, pourquoi choisir ? Ca dépend du moment. Et de toutes façons, il faut bien remercier ces deux là pour avoir offert au Rock un dernier sursaut avant la grande hibernation des années 1980…


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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 18:08

1995, année fondamentale (pour moi).

 
 
 

Cette chronique va certainement être super chiante pour vous, mais c’est l’un des albums grâce auxquels et pour lesquels ce blog a été monté. Mellon Collie and the infinite Sadness est un album fondamental dans ma discographie, où il figure en bonne place, aux côtés de Ok Computer et du Live at Leeds. Cet album j’attends de le chroniquer depuis l’ouverture de ce blog. J’ai pas intérêt à me louper.

 
 
 

Tout d’abord, j’ai découvert cet album parce que ma sœur l’écoutait en boucle quand il est sorti. La copie en cassette qu’elle en avait, c’est moi qui ai achevé de l’user après. Mais j’en ai encore une copie un peu partout qui m’attend. Oui, c’est mon album fétiche.

 
 
 

C’est un double album, sorti en 1995. Le groupe en est à son troisième album. Il s’est déjà essayé à des albums semi grunge, mais toujours avec une touche un peu perso, et généralement agrémentés de ballades toutes mignonnes (Today) ou assez sombres (Rhinoceros, Disarm).

 
 
 

A l’aube du troisième album, le groupe ne doit pas se planter. Corgan décide de faire un double album, concept mais pas trop. Mellon Collie and the infinite sadness est donc composé de « Dawn to Dusk » et « From twilight to starlight ». C’est encore plus explicite sur la version vinyle qui compte elle six faces distinctes: Dawn, Tea Time, Dusk, Twilight, Midnight et Starlight. Rappelons qu’en bossant sur cet album, Corgan a écrit (d’après ses dires) 56 titres, dont 28 figureront sur l’album (29 pour l’édition vinyle, j’enrage depuis 5 ans de ne toujours pas avoir pu entendre ce titre mystérieux). Corgan, jamais avare d’une fleur perso, l’avait annoncé comme le « The Wall  de la Génération X ».

 
 
 

Du piano instrumental de « Mellon Collie » à la berceuse « Farewell and Goodnight » qui clôt l’album la journée que l’on parcourt est une étendue des talents du quartet de Chicago. Et aussi de leurs références revendiquées. Un métal speedé et violent à la Pantera pour Tales of a scorched earth, des morceaux planants tel une poussière rose descendus en plein vol avant de chuter tel un ballon de plomb, sur Porcelina ou Galapogos

 
 
 

Et l’album a été porté par une batterie de singles permettant de toucher tous les goûts… La complainte de métal léger qu’est «Bullet with butterflies wings », la ballade rock « 1979 », la délicate pop à cordes de « Tonight, tonight », le métal dépressif de « Zero » et la complainte joyeuse « Thirty-three »

 
 
Mellon Billy and the infinite glamness

 

C’est véritablement un album à découvrir, à mon avis, il est tellement riche que chacun peut y trouver son compte. A condition d’apprécier le rock, sur les 28 titres, chacun peut en trouver au moins 2 qui le raviront C’est un des albums fondateurs de mon goût pour le rock, ici tellement mêlé de poésie que c’en devient sentimentalement indécent. D’autant plus que cet album contient l’hymne ultime à toutes les frustrations adolescentes, en tous cas, ce fut celui des miennes : F*** you (an ode to no one) que je rangerais aux cotés de Satisfaction et de My Generation (Pas forcément musicalement, mais pour le propos qui tient toujours autant la route, 30 ans après).  Mais bon de toutes façons, tous les ttres des Pumpkins peuvent prêtre à de multiples interprétations, et s’il y a un truc sur lequel Corgan est avare c’est bien l’explication du sens de ses propres textes…

 

On y retrouve aussi des tentatives plus bruitistes, tel un X.Y.U. long comme un jour sans pain et audible comme une roulette de dentiste, une ballade métallique surprenante (Love), de la « pop lumineuse désabusée » (To Forgive), des morceaux standards pour les Pumpkins (le début du premier CD ressemble beaucoup à celui de Siamese Dream), etc… Mais c’est un album qu’on écoute, réécoute sans se lasser jamais. Ou alors seulement parce qu’on n’a plus besoin de l’album, parce qu’on le connaît par cœur.

 
 
Ben c'est ça aussi la rançon du succès en quelque sorte (épisode "Homerpalooza")

Comme on peut s’en douter après un tel discours d’encensoir, ce fut le succès définitif des Pumpkins, suivi de leur plus grosse tournée, avec l’accident qui les plombera : la mort d’overdose de leur clavier, qui entraînera l’éviction du batteur Jimmy Chamberlain sur l’album suivant, Adore, qui n’en est pas moins un chef d’œuvre. C’est simplement qu’il faut l’écouter plus de fois. Et d'ailleurs, je vous conseille pour finir d'aller voir une critique de Adore particulièrement réussie.


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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 14:16
1977, année punk.
 

Ca suffirait de s’arrêter là, ca justifierai le choix de l’album, du groupe, et sans justification, ben, justement, ca ferait punk. Mais ce serait trop facile.

La facilité, elle est déjà bien engagée quand on dit que 1977 = Sex Pistols. Mais bon, je pouvais de toute façon pas caser ce groupe une autre année, non ?

Ce qui est marrant c’est que les Pistols n’ont rien inventé. Leur musique, c’est celle des Ramones (cf. Anthologie des Ramones : 3 chords, 2 minutes * 58 songs), et les paroles de rébellion non plus c’est pas nouveau. Ce qui les a rendu mythiques,  c’est l’engouement populaire. Si les fans des Beatles se retrouvaient dans l’adoration de leurs idoles, ceux des Pistols se retrouvent dans une volonté de tout foutre en l’air. En plus, ca devait faire déjà un an que les Clash tournaient quand ils sont sortis, non ?

 

Mais bon, certains secrets du marketing sont impénétrables. Deux singles aussi imparables que le « God Save the Queen " impeccablement massacré et un titre aussi clair que « Anarchy for the U.K. », qu’est ce qu’il leur faut de plus aux jeunes rebelles anglais excédés par le chômage, le disco et la crise du pétrole qui les empêche de mettre un peu de gazoline dans leur scooter pour s’offrir une virée et draguer les jeunes filles ?

Et il faut avouer que cet album (le seul que sortiront jamais les Pistols) est extraordinaire. La dégénérescence en 12 titres. Je sais pas si vous avez remarqué, mais il s’ouvre sur le bruit de bottes marchant au pas (en ouverture de Holiday in the Sun) et se ferme sur un sublime « Pet vocal » de Johnny Rotten à la fin d’EMI. Rien qu’avec ca j’oserais presque dire qu’on a fait le tour.

 

En plus l’album est blindé de paradoxes, que je suis incapable de savoir s’ils sont là pour faire parler seulement, ou s’il s’agit de véritables prises de position qui serait vraiment intrigantes, enfin je n’ai qu’un exemple pour cela et pour conclure cette phrase atrocement longue et donc pas punk du tout : Bodies, la chanson anti avortement…. Donc on a de quoi faire parler la presse aussi. Notons aussi que pour faire parler la presse, le simple fait d'appeler cet album "On s'en bat les couilles" aurait largement suffit, mais il est important de donner dans la surenchère quand on fait des concerts de 35 minutes...

 

Anarchy for my stomach...

Et puis, l’histoire qui traîne autour des pistols est énorme… Le groupe monté de toutes pièces par Malcolm Mc Larren… Sid Vicious, le bassiste incapable choisi pour son charisme et sa bellegosserie… Nancy Spungen, encore une femme qui fait chier… (après Yoko, avant Courtney…)

 

Enfin bref… un groupe qui valait plus par son image que par sa musique, mais qui finalement nous a laissé un album qu’on écoute toujours avec autant de plaisir, un album qui reflète bien un époque (la dernière de ce genre certainement), où on croyait encore qu’on allait pouvoir tout faire péter…et tout récupérer pour nous…

 

Bon, ça fait toujours plaisir d’essayer d’y croire de nouveau de temps à autre.

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 14:40
1972, année Glam.
 

J’ai eu beau chercher, pour moi l’album de 1972 ne pouvait être que Ziggy Stardust. Enfin, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders of Mars » pour être complet. Encore un disque que j’ai acheté “parce que c’est une référence”. Et surtout celui que j’écoute en m’endormant depuis 2 semaines. Honnêtement, je vous le conseille. Ca fait 2 jours que je suis rentré pour les vacances et qu’à la place je m’endors sur le premier album des Doors (généralement sur « The End ») et c’est marrant je dors moins bien.

 

En 1972, ca devait être assez déprimant d’aimer le rock… En moins de 2 ans, ont disparus les Beatles, Hendrix, Joplin, Morrison…En 72 sont sortis, à part Ziggy Stardust…euh… Exile on Main Street, et c’est le seul que je vois.

 

Dans la lignée des Tommy et autres, Bowie, qui a déjà 3 albums couronnées d’un certain succès à son actif(dont Hunky Dory, qui a une certaine classe malgré une pochette moche) décide de se lancer dans un « Opéra Rock Glam » si j’ose dire, en laissant la place à ce double qui le poursuivra un bout de temps, Ziggy Stardust, messie alien venu sauver la Terre d’une destruction imminente de cause mystérieuse mais de date précise (dans 5 ans).

 

L’histoire est assez tordue à comprendre. Du moins pour moi. En gros la Terre a encore 5 ans avant la destruction totale et un alien débarque histoire de la sauver (il débarque après avoir pris contact via radio avec un jeune terrien…) en apprenant l’amour à ces gens et ce par le biais du Rock n’ Roll. Il devient tant bien que mal une rock star, d’ailleurs vers la fin, on a une chanson « c’est dur d’être une star », au passage il apprend aux jeunes hommes à accepter leur féminité (Lady Stardust)… Puis c’est la chute. Bref, si l’histoire est complètement bidon, les morceaux sont magnifiques et c’est ce qui fait que cet album se tient, enfin assez pour se le passer en boucle un mois ou deux, avant de faire une pause. De deux jours. (Un peu comme pour Tommy, mais la comparaison s’arrêtera là, rassurez vous)

L'album contient certains titres extraordinaires que tout le monde connait... Starman, Ziggy Stardust... Et d'autres qui me sont plus chers à moi tels que Rock n' Roll Suicide ou Moonage Daydream... Moins péchus mais magnifiques, et au final, c'est bizarre, il y a une certaine joie dans ces morceaux qui parlent pourtant de fin du monde et d'échec...Mais bon, faut se faire une raison.

 

En plus, Bowie a trouvé le moyen de lancer quelques trucs marquants, pour l’époque. Il a pas lancé, certes, mais il a grandement aidé le Glam Rock à se développer, avec ses travestissements, sa provocation semi sexuelle, l’ambiguité sexuelle comme étendard et la musique rock comme hymne… Et par la même, il a lancé une sorte de tradition du personnage fictif derrière lequel se dissimuler, truc qui sera repris par Marilyn Manson à tort et à travers, c’est le premier qui me vient à l’esprit mais je suis sur qu’il doit y en avoir d’autres, si vous en voyez dites le moi…

 

Ensuite, Ziggy c’est aussi un sacré coup marketing, avec son photographe attitré Mick Rock qui fait partie intégrante du mythe et à qui on doit des clichés mythiques comme celui qui accompagne cet article. De la pub à tort et a travers, de la pose (au service d’une bonne musique, donc justifiée), un chanteur sexy et charismatique…

 
"You're not alone !! Give me your hand..."
(Photo Mick Rock, tiens la voilà!)

Enfin, Ziggy c’est surtout un concert mythique et des fans en pleurs, en 1973, pour le dernier concert des Spiders from Mars. Avant que Bowie puisse continuer sous son nom à lui. Mais sans qu’on oublie jamais que Ziggy était là. Pour nous sauver de deux ans de Rock n’ Roll Suicide.

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 14:07

Un article en speed sur cet album que j’ai récemment réécouté et qui vient de voler la place de l’année 1994, originellement prévue pour le « Definitely Maybe »  d’Oasis. Désolé les gars, vous n’apparaîtrez finalement pas dans cette série d’articles….

 1994, année migratoire.


En 1994, Kurt Cobain meurt et le Grunge avec lui. La prochaine séance de commerce musicale aura lieu in the UK avec la britpop. En attendant, aux US, il faut une nouvelle idole pour faire crier et pleurer les gamines...


C’est bien simple cet album, unique album du fils de Tim Buckley est extraordinaire. La voix de Jeff Buckley, même s’il est facile de la comparer à celle des accros du falsetto, les Thom Yorke, les Matt Bellamy est unique. Et elle supporte à elle seule l’album entier.

C’est bien simple, Jeff Buckley était double. Sa voix est aigue mais pourtant, au fond, elle est rauque. Comme un chanteur d’opéra qui aurait abusé du bourbon et des clopes (comme un bluesman quoi). Les ¾ du disque sont larmoyants à souhait, mais « Eternal Life »  reflète son côté hargneux et colérique (tout comme la reprise de « Kick out the jams » du MC5  qui est présente sur certain live … Et enfin, le Jeff Buckley qu’on s’imagine en écoutant est une sorte de Rimbaud moderne, un gamin romantique et dépressif… Une vidéo live suffit pour comprendre que ce mec est une grosse bête de scène suant sang et eau au service des ses chansons, qui, elles, sont supra sentimentales.



Grace
sorti en 1994 reste son seul album publié de son vivant (et on en est à 6 disques sortis depuis sa mort, hors rééditions. Je pense qu’il tient le record)

Galette des rois chez les Buckley?

 

    Personnellement, il n’y a qu’un titre que je n’aime pas sur cet album… Buckley a une voix magnifique, les accompagnements (pas mal de cordes) sont super… La complainte sentimentale sur le passage à l’age adulte qu’est « Lover you should’ve come over » est un hymne, les changements de rythmes sur « Last Goodbye » sont splendides…
    Et les 2 tubes que sont « Grace » (encore une chanson de lover) et la reprise du « Halleluya » de Leonard Cohen,chanson qui n’a qu’un défaut, indépendant de toute volonté : elle a perdu toute intégrité en apparaissant dans la B.O. de Shrek. Ce qui en a fait : « La chanson qu’il y a dans Shrek ». Enfin, Iggy Pop est bien de nos jours «  le mec de la pub SFR » …
    Après, OK, d'autre chef d'oeuvres comme Lilac Wine ou So Real  sont surtout là pour démonstration vocale  et passent un peu innapercus dans la masse mais bon... l'album s'écoute d'une traite.

En bref un album à conseiller à quiconque à un cœur et des larmes à faire sortir. Ou simplement aux amateurs de belles voix.

Sans oublier que Buckley fit la carrière d’une rock star idéale : percée, album, succès, tournée, mort. Comme papa (Tim Buckley, mort à … 27 ans. Encore un). On reverra ça dans « La mort en Rock vol.2 ou : Comment nager dans le Mississipi sans ses Doc Martens pour les nuls)

 
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 09:00
1980, année noire.
 
Tous les groupes pétroliers vous le diront. La fin des années Thatcher et le début des années Reagan, c’est pas trop la fête… La fin du pétrole du moins c’est ce qu’on croit, la fin du punk, et là c’est le contraire qu’on essaye de nous faire croire, l’arrivée de la New Wave qui bientôt sera aussi très Cold, comme la dinde de Lennon et comme bientôt Lennon lui-même, bref, à part L’Empire contre-attaque c’est pas l’année de rêve. Et aussi la naissance de ma sœur mais on s’en fout en fait.
Le petit sursaut d’orgueil Rock n’roll de cette année là viendra de l’album Back in Black d’AC/DC. On aura tout dit sur « essdess », et en particulier sur leur formidable capacité à refaire la même chose d’un album à l’autre, mais bon, on leur doit plusieurs choses :
 
 
-         le fait d’avoir développé le Hard Rock n’Roll, en ayant l’instrumentation lourde du rock lourd, les solos interminables de celui-ci mais avec la conduite, la dégaine, et l’esprit de fun du Rock n’ roll des débuts (Il suffit de voir Angus Young reprendre à son compte le Chuck’s Duck pour comprendre)
-         le fait d’avoir offert au monde quelques uns des plus grand hymnes rock qui soient (Highway to Hell, Whole Lotta Rosie et Hard as a Rock sont quand même imparables, on pourra dire ce qu’on veut)
-         le fait d’avoir montré qu’il existe une scène Rock en Australie, et d’avoir ainsi pu ouvrir la voie à … euh… Silverchair ?
 
Bref, on va dire qu’en 1980, de toutes façons, il n’y avait pas grand-chose de passionnant à se mettre dans les oreilles, alors, par défaut, on peut choisir ce qui est tout simplement le meilleur album d’AC/DC. Le groupe a rencontré le succès international avec Highway to Hell, son album précédent, et aussi le deuil avec le mort de son chanteur, Bon Scott (cf. Rubrique La Mort en Rock, n°1).
 
D’où le nom de l’album : Back in Black. Back parce que c’est le retour, avec une nouvelle formation (Brian Johnson, repéré par Bon Scott himself qui l’a décrit comme « le chanteur de rock le plus pénétré depuis Little Richard ») et in Black parce que bon… on est un peu en deuil non ?
 
AC DC, pret à mettre le feu?
 
L’album a souvent été décrit comme un concept – album sur la mort (Hell’s Bells, Back in black…) et l’hédonisme, du moins c’est ce que je crois avoir compris dans ce que j’ai lu sur Wikipédia…L’album a en fait été commencé du vivant de Bon Scott et certains titres déjà écrits à sa mort ont été conservés. D’autres ont été écrits après son décès.
Ainsi, même si l’ensemble de l’album fait corps musicalement, on peut distinguer, niveau paroles, 2 types de chanson : celles sur la mort (et plus particulièrement sur celle de Bon Scott) (Hell’s Bells, Back in Black et… Have a Drink on Me) et celles ou AC/DC continue à nous conter son goût pour la fête, la drogue et surtout les femmes (You shook me…, ou Givin’ the dog a bone, ou je suppose que vous voyez l’image.) Le tout se réunit pour le final bluesy et hymnesque Rock n’Roll ain’t Noise Pollution : « Rock n’Roll ain’t noise pollution, Rock n’roll ain’t gonna die ».
 
 
 
Sur dix titres dans cet album, 5 sortiront sous forme de single, 5 deviendront des tubes, voir mieux, des classiques : Back in Black, Hell’s Bells, You shook me all night long, Shoot to thrill…Ne serait-ce qu’un détail : depuis cet album, il est impossible de mettre un son de cloche d’église dans un morceau sans qu’on envisage un plagiat de Hell’s Bells. (Seul Daft Punk a osé le faire. Mais selon eux, c’est un « hommage ».)On pourrait allonger la liste jusqu’à ce qu’elle épouse la playlist de l’album… Ce n’est pas le but. Bref, quand on écoute l’album, on comprend très vite que le mot important dans le titre, c’est BACK. « OK, on est tristes, on a perdu notre chanteur, mais on en a trouvé un autre qui gère, et maintenant… On est de retour, et il va falloir faire avec. On est pas près de vous lâcher, et en voici la preuve. »
 
 
 
 
 
Tout est là, encore une fois. Les riffs sont mythiques (Celui de « Back in Black » sera le premier truc qu’apprendra à jouer le jeune Kurt Cobain. Maintenant, le premier truc qu’on apprend à jouer, généralement, c’est « Come as you are »…), les solos ravageurs, mais bon, il n’y a pas qu’Angus Young dans le groupe… Brian Johnson se pose en successeur idéal de Bon Scott, voix nasillarde, hurlements rageurs…Le plaisir de jouer est intact et c’est ce qui les fait tenir…Comme au bon vieux temps du Rock n’roll.
 
Back in black est, avec Highway to hell, la pierre angulaire qui a apporté le succès à AC/DC. (Et pour moi, à l’heure ctuelle, leur meilleur album, pour la simple raison que c’est le seul que j’arrive à écouter d’une traite sans m’ennuyer une seule seconde). A force de faire la même chose, le groupe s’essoufflera très vite, mais s’il y a une chose qu’il prouvera et qu’il se plait encore à prouver, c’est qu’il a toujours été capable de sortir des morceaux foncièrement rock qui balayent tout sur leur passage et qui rallient les foules : For those about to rock (We salute you), Hard as a Rock ou encore Thunderstruck. S’il existe un seul group qui est fait pour remplir les stades, c’est bien AC/DC.
 
 En 1980, on aurait aussi pu acheter:
 
- Double Fantasy  de John Lennon et Yoko Ono...
- Sandinista des Clash
- Seventeen seconds de Cure
-... ou Guerre et Pets de Jacques Dutronc
 
Mais à part ca, j'ai beau y réflechir...
 
 
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 13:58
1967, année charnière.
 
Tout le monde vous le dira. Année charnière, année psyché. Le LSD arrive dans les verres et les buvards et vous fait réaliser que finalement, l’alliance du vert et du violet dans une même image c’est pas si dégueu que ca. Ouais, bof. A l’époque peut être. Peut être quand c’est dans l’association entre un pantalon pattes d’eph’ (oui, déjà à l’époque) et une chemise avec de grandes franges le long des manches, ouverte sur un torse glabre (On voit à peup rès à qui je pense, j'espère, si des mecs qui portaient ET les rouflaquettes ET les cheveux longs...)
 
Bref, tout le monde y va de son petit album haut en couleurs, il suffit de regarder la pochette. Il y a ceux qui sont là depuis un petit temps (les Stones, les Beatles, qui négocieront le virage du costard ou du cuir vers les franges avec plus ou moins d’aisance, et surtout de crédibilité), et ceux qui viendront seulement faire un tour (13th Floor Elevator, Love). Et bien sur ceux qui en profiteront pour vraiment se lancer, parce que bon, il doit leur rester 3 ou 4 ans avant la chute : Hendrix, Janis Joplin, les Doors.
D’un autre coté quelques uns ont décidé en cette année là que la mode c’est le pop art. Les Who, avec leur album – concept-pop-art-radio-rock…tout ça « The Who sell out ». Par exemple.
 
Mais de l’autre coté de l’Atlantique, un ver s’agite dans la Grosse Pomme. Un ver avec des lunettes de soleil, un peu intoxiqué, qui s’appelle Lou Reed, et qui décide de s’accoquiner avec le Pape du Pop Art, Andy Warhol himself. Ajoutez à ca l’irruption de la chanteuse la plus déprimante de tous les temps, Nico, et c’est bon.
 
 
 
Y en a à qui ca fait plaisir d'être pris en photo...
 
 
 
 
Le premier album du « Velvet Underground », qui sort en Mars 1967 (donc avant le « Summer of Love »), est produit par Andy Warhol himself, et pourtant, c’est loin d’être de la soupe (Campbell, désolé j’ai pas pu m’empêcher).  
La pochette représente une banane, jaune, mure, associée à la mention « Peel Slowly and see ». Ainsi que la signature du patron en 4*3 : Andy Warhol. On devine déjà le caractère de ce qui nous attend, ne serait-ce que par le nom du groupe (« velours souterrain »… a chacun d’imaginer ce qu’il veut). L’intérieur (du moins du CD, j’ai pas les moyens de lire des vinyles et ca me désole) révèle la même banane, pelée, mais rose. Là encore, grande classe, et, surtout, 100% premier degré, évidement. Pochette créée, évidement, par le grand maître de la Factory.
 
 
 
Le principe de l’album est simple, il suffit d’écouter les six premiers titres pour le comprendre, mais il ne faut pas atteindre le 7ème sous peine d’être contredit. Une chanson « pop » (et généralement c’est Nico qui s’y colle. Enfin, non, en fait elle chante sur 3 morceaux parmi les 11, mais que des morceaux de ce type.), une chanson un peu plus expérimentale, aux sons torturés, triturés à l’extrême, et parfois à la limite du supportable (European Son, le morceau de clôture).

 
 
 
 
 
 
 
 
 

C’est comme ca qu’on se retrouve avec, sur le même album, des morceaux de « pop lumineuse » comme diraient certains, des morceaux comme le Sunday Morning qui fait rêver Areva, un petit morceau tout mignon, le magnifique Femme Fatale superbement chanté par Nico (et repris en français par je sais plus qui, je crains que ce ne soit Sheila ou Sylvie Vartan), ou le plus basique, plus rock  Run Run Run …
Et côté morceaux pairs, les instrumentations sont plus tordues, Reed et Cale font dans le semi expérimental… Ambiances indiennes sur Venus in furs, impatience, attente du shoot que l’on perçoit clairement dans Waiting for the man
 
 
 
 
 
 
 
 

Mais pour moi le morceau le plus extraordinaire, le plus planant de l’album reste le 7eme : Heroine. Pour moi ce seul morceau justifie à lui seul d’avoir cet album. La démocratie du shoot : un morceau écrit par la drogue, pour la drogue et avec la drogue…Et, surtout, un morceau concept. Il aurait été écrit par les Who qu’on l’aurait qualifié de mini opéra. Un shoot en direct live. La batterie pour le pouls, la basse pour la tension, la guitare pour les illusions, tout s’accélère…puis la descente. Lou Reed qui nous a raconté cette expérience, qui revient à la réalité et se voit bien obligé d’admettre sa dépendance…« Heroin… it’s my wife. And it’s my life »
 
Cet album, je l’ai acheté parce que je voulais découvrir ce groupe dont je connaissais le nom, mais que le nom (il en sera de même pour les Who, Love, les Doors et bien d’autres dans ma vie.). Je me rappelle l’avoir acheté au Virgin de Bercy 2, pour 9,99€, en fin de Terminale, je crois. Aujourd’hui je dois l’écouter encore une fois tous les 2 mois… parce que je le connais par cœur. Quand ca va mal, je me fais ma piquouze virtuelle avec Lou Reed et puis ca va mieux. C’est pas plus compliqué que ca.
 
Je laisserais le mot de la fin à Brian Eno de T-Rex : « Quand cet album est sorti, il n’y a du y avoir que mille personnes pour l’acheter. En tout cas, elles ont toutes cherché à monter un groupe derrière. »
 
 
 
 
En 1967, on aurait aussi pu acheter:
 
- Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band des Beatles
- Their Satanic Majesties Request des Roling Stone (mais moins, déjà)
- The Who sell out des Who
- Surrealistic Pillow de Jefferson Airplaine
- Forever Changes de Love
- The Doors des Doors
- Are you experienced ? de Jimi Hendrix
- The Piper at the Gates of Dawn, premier album de Pink Floyd
- ou... à Santiago de Jean Ferrat.
 
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 13:17

Ca y est j'ai trouvé comment effectuer mon choix. Ce sera la rubrique "une année, un artiste, un album". Bref, un album par artiste, et un album par annnée. Pas 2 du meme auteur, ni deux sortis la meme année. J'ai maintenant une dizaine de chroniques ainsi prévues dans un superbe tableau, qui ne demandent qu'à être rédigées ou publiées.

Mes choix pourraient donc paraitre un peu bizarre, à privilégier Le Velvet and Nico à Sgt Pepper, ou L.A. Woman des Doors à Who's Next. Mais bon, comme ca je n'évoque ces groupes qu'une fois et je saoule pas tout le monde avec les Beatles les Who ou les Pixies. Meme si je vois mal comment on peut se lasser de ces groupes. 

 

 


 Comment ca marche? Et bien c'est TRES simple...
(Michel Chevalet, in "Les extraterrestres? Eh ben qu'ils viennent, j'm'en fous!")

Par contre, si parfois il y a des choix un peu feinteur, je m'engage à ne pas utiliser un mauvais album juste pour parler du groupe qui l'a fait en me libérant une année "utile" et en en bloquant une à option "rien de bon". Par exemple, si je vous parle de Led Zep, je vais pas utiliser "In through the outdoor" pour bloquer un 1979 miséreux en me libérant une période 1969 - 1975 beaucoup plus faste.

Voilà, j'espère donc que ca va vous plaire... Moi, de mon coté j'ai encore du pain sur la planche.

 

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