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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 12:30

David Bowie...

Ce nom veut dire tellement de choses maintenant. Figure emblématique, exemple type choisi pour le terme « touche à tout de génie ». Mais Bowie, c'est... l'artiste toujours en avance sur son temps, qui donne le la, qui lance la mode. Et quand par malheur il a eu l'idée d'avoir juste un peu de retard, il devient fer de lance, leader incontesté et incontestable. Chuter cent fois pour se relever cent, avec la manière en plus. 40 ans de carrière tout à la fois exemplaire et franchement Rock n' Roll, le talent mélé aux excès, la morgue et la classe, toujours.


Choisir 5 titres au cœur de 40 ans de carrière, ce n'est pas facile... Mais bon, autant essayer. Attention, sélection 100 % ressenti, option, poils qui se dressent sur les bras.



Life on Mars?


Ce morceau pour moi, c'est la pop dans son essence la plus pure et la plus directe. Ce piano délicat, puis ces cordes qui entrent en scène... Peu importent les paroles (je ne les connais d'ailleurs toujours pas vraiment), la musique et la voix forment un tout qui transporte... Et cela suffit amplement.

 

 






Rock n' Roll Suicide


C'est peut-être par ce titre  que j'ai compris, enfin, ce que signifiait le terme « album en tant qu'album » (album cohérent si vous préférez). Car cette chanson est pour moi l'archétype de la chanson de fin d'album. Finir sur une envolée, comme ça, qui laisse pantelant l'auditeur qui sait que c'est fini, j'en connais au final assez peu de cette qualité. Et même prise isolément comme je le fais ici, cette notion de final grandiose reste ancré dans ce titre, que je ne saurais écouter sans joindre le geste à la parole de Ziggy : la clope au bec, évidement.


 

 





Cracked Actors


Si Ziggy est l'album le plus souvent cité comme emblème du Glam, c'est pour moi Aladdin Sane qui recèle le plus de titres vraiment Glam Rock en fait. Et Cracked Actors, c'est l'emblème de l'idée que je m'en fais, moi, du glam-rock : un truc sexy, binaire, sexy, sulfureux, sexy, légèrement dansant. Et puis sexy, aussi. Un peu.

 

 



 


Station to Station


Apprécier la partie « Station to Station »  - « Lodger » de l'œuvre de Bowie, et par là j'entends, l'aimer sincèrement, l'apprécier, c'est un peu une sorte de Graal pour l'amateur de Rock. Disons une première étape, un Graal de bronze : c'est la marque que son ressenti approche d'un accord avec l'esthétique globale, car, avouons le, on a fait plus « easy-listening ». Station to Station, le morceau, j'ai trouvé moyen de bloquer dessus plus d'un mois entier, et au final, il me fascine toujours autant : des morceaux de dix minutes qui paraissent en durer 3, il n'y en a pas tant que ça. Et tous sont bons.*

 

 

 




 



Heroes


Outre la bande son d'une éreintante publicité pour un FAI, ce morceau fait surtout office de surprenante respiration au cœur de l'axe glauque évoqué plus tôt  et que d'autres appellent « Station to Station et la trilogie berlinoise ». Un morceau niais, mais niais questions paroles, mais qui joint la musique à la parole : il respire l'espoir et fait que, bon, ... on y croit.

Yes, we can be heroes, just for one day. (But a little longer would be nice).

 

 

 






* A noter que certains morceaux de trois minutes qui paraissent en durer dix sont bons aussi (Hapiness is a Warm Gun), mais pas tous (tout Calogéro)

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 22:00

Remarque préliminaire: même probleme avec Deezer que pour AC/DC. La norme originelle va devenir exception, je le sens.



Faut -il que mon esprit soit pervers pour que je m'inflige ainsi, dès la seconde séance, la pire des tortures ? Sélectionner 5 titres des Beatles, dans la discographie, certes pas la plus grosse qui soit, mais la plus riche et la plus complète, quand même ? Déjà, sélectionner mes 5 albums préférés serait un supplice...

(Non, je déconne : Help, Rubber Soul, Revolver, White Album, Abbey Road)

 


Je dois quand même avouer que je suis le premier à être étonné de ma propre sélection, au final. Aucun titre de Revolver, ni du double blanc dans la sélection de base. Tout simplement, surement, parce que la sélection est trop ardue à faire au cœur de ces chefs d'œuvre. (Bizarrement, c'est plus facile au cœur de Sgt Pepper)


Mais bon... C'est une de mes convictions personnelles que les Beatles, plus que tout autre, est un groupe avec lequel chacun élabore un lien très personnel... Mais c'est quelques chose sur lequel je reviendrai sous peu. Dans la semaine, par exemple. Passons à la sélection.


A hard day's night


Tout d'abord, parce que c'est l'essence de la pop music. Une chanson simple, couplet refrain couplet refrain pont refrain refrain. Ensuite, pour cet accord d'ouverture, qui résonne un rien, et qui finalement marque à jamais. Enfin parce que c'est à l'heure actuelle encore mon record personnel en Blind test, la seule chanson que j'aie reconnu en moins d'une seconde.* Rien que pour ça, je devais la choisir (à noter qu'elle a écarté au tout dernier moment Eight days a week.)



 



The Word


La voilà, ma perle à moi, mon trésor enfoui. Bon, il est pas enfoui bien loin, ce n'est pas une obscure face B... Juste un des morceaux non single-isé de Rubber Soul (mon fétiche !). Un morceau qui, littéralement, me fascine, car totalement banal (ou presque, aucun morceau des Beatles n'est vraiment « banal »), paroles sévèrement niaises, mais... une descente de guitare délicieuse en arrière, un rythme saccadé du plus bel effet... Bon, écoutez, et puis voilà !

 



A Day in the life


Bon, j'étais obligé. C'est vrai que c'est objectivement un des morceaux les plus aboutis du groupe. De plus, en le plaçant, je satisfais tous ceux considérant que mon mépris de Sgt Pepper est la marque de l'infamie sur ma pauvre tête. Mais la raison est plus... scientifique, pour moi. Tous les amateurs éclairés connaissent la façon dont a été élaborée cette motée de cordes finales (les amateurs non éclairés sont invités à jeter un œil sur Wikipedia) : notes de départ et d'arrivées communes à tous les instruments, seule consigne, monter dans les aigus, mais le chemin de notes emprunté est laissé à la liberté de chaque musicien.

Et ça rend de façon magnifique. Moi qui déteste cette forme d'intellectualisation de la manière de composer (L'analyse doit pour moi être une conséquence de la musique et pas son processus de cration), je me retrouve à chaque fois le cul par terre à la fin de ce morceau. Indispensable.

 

 

 

 



Something


Un jour j'ai eu le malheur de dire à un pote que « je devais surement être en train de vieillir, car plus le temps passe, plus je me sens plus Lennon que McCartney ». Ce à quoi il a rien trouvé de mieux à répondre que « T'en fais pas... l'étape suivante c'est de devenir plus Harrison. »

Le pire c'est qu'il avait raison, ce con. Dont acte.

 

 

 



I want you (She's so heavy)


Juste parce que c'est le meilleur morceau de rock planant qui soit pour le détesteur de Pink Floyd que je suis. Enfin, planant... c'est hypnotique, légèrement glauque, parfois nerveux, souvent tendu, virevoltant avant de tomber plus lourdement... Le dernier grand chef d'œuvre de l'ère Beatles issu de l'esprit dérangé de Lennon. Bon, le fait est que j'ai longuement hésité. Mais le fait que le medley McCartnesque soit effectivement un medley et non pas un titre en soi a permis de faire le tri. Mais ca m'a fait mal au cœur de devoir abandonner par la même le solo de batterie le plus drôle du monde, sachez le.

 

 




Reste cependant un regret : aucune ballade dans cette sélection : en choisir une aurait été trop crève cœur, ou alors j'aurais du feinter, faire un top 5 des Top 5 des Beatles... bon, bref, quand même, je m'autorise 5 ballades Beatlesiennes : Yesterday, For no one, In my life, Girl, et You've got to hide your love away.


 

On finit sur un petit bonus : The Dirty Mac - Yer Blues

 

 

En l'honneur du Rolling Stones Rock n' Roll Circus, un supergroupe reprend le « Yer Blues » du White Album : Lennon au chant, Clapton à la guitare, Keith Richards à la basse, et Mitch Mitchell (du Hendrix Experience) à la batterie. Grande version.

 




Concluons : j'avais promis de faire court dans cette sréie, mais faire court quand on parle des Beatles s'apparenterait presque à un crime de lèse-majesté dans mon système moral personnel. Désolé.




* Le seul autre titre pouvant rivaliser, c'est "Les lacs du Connemara" de Sardou, que je reconnais au second coup de vent.

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:10

AC/DC, donc, pour ouvrir le bal. Quelle idée, je me heurte déjà à des problèmes techniques Deezeriens. M'enfin.

 

J'ai dit que j'expliquerai le choix des groupes, mais bon... Si vous vous demandez réellement pourquoi AC / DC ca va dégénérer en "Pourquoi les Beatles ?" un peu plus tard. Et on aura pas fini.


Pour AC/DC, la solution est simple : ne retenir que des hymnes. Même si, des hymnes, il y en a bien plus de cinq dans leur carrière. Et, en plus, se focaliser sur l'age d'or du groupe la période 1975 - 1981, période formatrice et charnière, vu que c'est aussi celle durant laquelle ils ont du malencontreusement changer de chanteur, passant du hurlant Bon Scott au beuglant Brian Johnson. Mais bon. Place aux titres.


It's a long way to the top (if you wanna Rock n' Roll)


Une des meilleures chansons sur ce qu'est le fait de monter un groupe de musique... A faire réécouter à tous ceux qui pleurent sur la perte de leurs royalties, certainement. Et puis rien que le fait qu'il y ait de la cornemuse en fait un monument, parce que 1. La cornemuse ca fait toujours rire, 2. Ca permet à ceux qui ne supportent pas la voix de Bon Scott de s'offrir un peu de repos. Et franchement, que la cornemuse paraisse reposante, c'est pas tous les jours que ça arrive.

 

 




Let there be Rock


La genèse selon Bon Scott, l'expression est consacrée concernant ce titre. Le titre pourrait être le manifeste du groupe. Le morceau est emblématique de cette première période. C'est juste une des plus grosses tueries qu'ils aient jamais sorties. Ca suffit à lui assurer une bonne place ici, non ?

 


 



Hell's Bells


Ah... Chacun ses petites tares : j'adore quand AC/DC rajoute un détail à la con dans ses chansons. Ici le glas de l'intro. Chacun ses petits traumatismes : j'ai un jour entendu quelqu'un répondre « Daft Punk » pour cette intro dans un blind test. Chacun ses petits plaisir : c'est mon titre fétiche pour passer le balai. Chacun ses anecdotes dont tout le monde se fout. Aussi.

 



Rock n' Roll ain't noise pollution


Hell's Bells ouvrait Back in Black, ce morceau le referme, entre les deux s'est déroulé mon album préféré du groupe (et certainement le meilleur, du moins, selon moi, il l'est). Blues Rock fascinant qui fait bouger la tête, un nouvel hymne, un nouveau slogan, mais où s'arrêteront-ils ??


 

 



For those about to rock (We salute you)


Eh bien pas ici. Nouvel hymne, nouveau slogan ET nouveau détail à la con : les canons. Puis un solo de guitare dément et Bye-bye. C'est comme ça que finissent les concerts d' « essdess » et que finit ce mini Best Of perso. C'est peut être complètement con, parce que la chanson qui annonce que ca va rocker  sévère achève la séance de rocking, mais c'est comme ça et pas autrement. For those about to rock, Guic salutes you.

 


 


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:01

Le concept est simple : j'ai sélectionné les 31 artistes, groupes ou chanteurs, les plus importants à mes yeux, les plus fondamentaux, ceux qui ont vraiment marqué ma façon de voir les choses. Et pour chacun, j'ai sélectionné 5 titres + un titre bonus (généralement une reprise, soit d'eux, soit par eux).


De plus, ça me permet, en cas de panne d'inspiration, de continuer à alimenter ces pages, et ce sera pas un mal.



Comprenez cependant une chose : le choix de ces tops 5 ne tient pas tant d'une volonté de classement que d'une volonté de sélection. A force de dire sans cesse que telle ou telle chanson serait dans mon top 5 des chansons du groupe/ des années 60/ pour copuler/pour fumer et boire/ pour se lancer dans une carrière de serial killer/ pour cuisiner des palourdes (rayez les mentions inutiles), la plupart de mes tops 5 dénombrent des milliers d'éléments - de la même façon qu'avec l'ensemble des reliques du Christ trainant dans les cathédrales du monde, on devrait pouvoir reconstituer une bonne dizaine de Christs entiers.



Seules limites : il faut que la carrière soit assez conséquente pour pouvoir en extirper un Best Of. Quoique.

Ma manie du rangement officiera également de la façon suivante : ordre alphabétique d'artiste, ordre chronologique dans les Best Of.

Faisons les choses simplement : j'expliquerai simplement le choix du groupe, l'approche utilisée pour le choix des titres, puis on envoie la playlist Deezer (ou pas, parce que bon ils ont pas tout non plus).

Parfois, on s'offrira le luxe d'un bonus, comme ça, pour le fun.


Bien entendu, n'hésitez pas à livrer votre propre Top 5 / Best Of de chacun des artistes qui seront pris en compte dans cette série !!


C'est parti !

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