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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:42

Nick Cave. Voilà un nom qui a une résonance toute particulière pour tout fan de rock. Car bizarrement, où qu'on aille quoiqu'on cherche, ce nom est là, tapis, prêt à bondir à la face de l'aspirant Rock-addict que chacun a été un jour, ou est peut-être encore.

 

Et si la musique de certains peut attirer des sentiments mêlés d'attirance, de sympathie, voir de reconnaissance (comprenez par là qu'il existe des chansons dans lesquelles on se reconnaît), la musique de Nick Cave (en particulier, et c'est le cas qui nous intéresse, avec l'appui des Bad Seeds, groupe au line-up aussi vacillant que son talent est important, en apporte un que d'autres échoueront toujours à faire naître: la fascination.

 

Et le goût pour les phrases interminables, ai-je aussi l'impression.

 

De plus, dans mon cas personnel (qui s'avère être celui qui nous préoccupe ici), Nick Cave est peut-être le premier que j'aie rencontré et qui m'ait à ce point fasciné à faire partie de la caste des "Rockeurs lettrés". (Evidement, plus tard, arriveront Morrissey et Jarvis Cocker, mais là on est en 2006 et je suis encore en formation, si vous permettez)

 

En fait c'est presque flippant: aucun album des Bad Seeds n'est vraiment mauvais. Oh, bien sur, il en existe des "un ton en dessous", mais qui sont tous, toujours, sauvés, par quelques chansons purement géniales. Car Cave est un extraordinaire songwriter, un génie concernant l'alchimie Musique / Paroles, et les Bad Seeds un groupe complet, au service d'un leader, certes, mais oeuvrant main dans la main avec lui: rien d'étonnant, donc, que chaque changement de line-up donne l'impression d'un nouveau départ, d'une nouvelle orientation de la musique du collectif.

 

C'est par conséquent assez difficile de sélectionner cinq titres sur une carrière en comptant je ne sais combien, dont la majorité sont des joyaux. Alors, ça s'est fait plus ou moins au premier arrivé premier servi… Et je m'octroie le droit de livrer un bonus.

 

Mais malgré cela, alors que je tape ces lignes, me viennent en tête tant de titres, pour certains des classiques, pour d'autres des monuments, que je regrette déjà de n'avoir pas mis… Je vous serais donc reconnaissant de ne pas me lister mes oublis. (Et tapant cela, je sais déjà que certains vont s'empresser de le faire)

 

Ah, j'oubliais, un dernier petit détail: Nick Cave, c'est aussi… le premier artiste vraiment important dans mon existence que j'ai découvert via mes errances blogosphériennes… Donc merci.

 


 

Papa won’t leave you Henry

 

La version du Live Seeds s'il vous plait. Vous le saviez, vous, qu'avec une guitare acoustique on peut arriver à être mille fois plus violent qu'avec des litres de disto sur une Ibanez mal accordée?

Eh bien moi, non, en tout cas jusqu'à la découverte de ce morceau, rageur, puissant, et qui malgré son titre ne recèle pas beaucoup d'espoir… Du Cave tendu à son meilleur.

 


 

 

Lay me low

 

Cette chanson, je veux qu'on la joue à mon enterrement! Voilà, au moins, maintenant, ce sera écrit quelque part.

Cette chanson devrait être au programme de toutes les écoles de Rock – addiction, Coef. 20, mention: "Pourquoi il FAUT écouter les paroles des chansons" (Ben oui, si les paroles n'avaient pas d'importance, on ferait des instrumentaux.)

Sans prendre en compte les paroles, cette chanson est belle. En les comprenant mal, elle est sublime. En les comprenant vraiment, elle est… splendidement atroce. Car Nick Cave (ou Henry?) y décrit rien moins que son propre enterrement et ses conséquences: et là, toute la noirceur de l'âme humaine se révèle à la lueur de la mort des autres: l'hypocrisie, l'égoïsme, la vanité des gens… sur cette musique si apaisante pourtant… Comme écartelé, on est incapable de savoir à quoi s'en tenir… Quand je vous parlais de fascination.

 


 

 

 

Stagger Lee

 

Ca commence par une basse hypnotique et profonde… Ca finit dans un déluge de larsens et de stridences. Entre temps, Cave nous aura narré une mésaventure de western, glauque à souhait comme la majorité des Murder Ballads.* Sauf que… Le gros problème avec Cave, c'est sa capacité à tout distancier, en particulier, distancier la musique des paroles. Et donc, quand même, un carnage aussi funky, aussi chaloupé si on veut, c'est quand même un coup à se poser des questions… Mais surtout à se remettre le truc sur la platine.

 


 

 

Oh my Lord

 

C'est glauque, et ça monte, ça monte, c'est beau… Et pourtant bizarrement, quand on écoute bien, si ça c'est pas déprimant, de la descente aux enfers comme Orphée n'aurait jamais osé la pratiquer…

En plein milieu de l'album le plus déprimant jamais écrit par notre ami Nick cette chanson arrive, pleine de vigueur désespérée, côte à côte de la lumineuse "God is in the house", et terrasse définitivement un auditeur  déjà bien amoché…

Fatal.

 


 

There she goes, my beautiful world

 

Il fallait quand même finir sur une note positive non? Alors, voilà, une splendide chanson, codée, lumineuse et joyeuse, plein d'hommages en vrac aux inspirateurs, à l'inspiration elle-même d'ailleurs. Ah qu'il est dur de se dire que ce titre splendide, fascinant, risque de ne jamais être cité comme référence de l'œuvre des Bad Seeds…Que j'aime ce titre, qu'il est agréable de l'écouter, un dimanche matin, accoudé à la fenêtre, à admirer passer la vie dans la rue, vers le mois de Mars… Ah…

 


 

 


Et le Bonus:

 

No pussy blues, par Grinderman.


Simplement parce que le mec qui vous offre cette sélection, c'est quand même le loser ultime qui s'amuse à vous narrer ses mésaventures pathético – sentimentales sur fond de Rock n’Roll à longueur de "Le Rock Critic est un con".

Par conséquent, pas étonnant que ce titre soit un de mes préférés. En plus, ce morceau est terrassant.

 

Et puis ce titre, aussi…

 


 

Et pensez bien que je suis le premier marri de ne pas avoir trouvé de video live de "Lay me low".

 

 

 

 


 

* Thomas, si tu peux me dire à laquelle de tes critiques (voire lesquelles) j'ai trouvé moyen de piquer cette intro, ce serait sympa: parce que je me suis rendu compte du plagiat psychique seulement à la relecture, mais depuis ça m'obsède.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 19:16

C'est marrant, depuis que j'ai commencé ces tops, c'est donc la seconde fois que l'ordre alphabétique se retrouve à se recouper avec l'actualité. Bon, on verra plus tard si c'est une bonne ou une mauvaise chose.

 

Alors donc, pour parler de Muse, je n'ai pas le choix. Je dois convoquer le jeune Guicard, plus connu dans ces pages sous le nom de "Moi quand j'avais 16 ans". Parce que finalement, seul lui pourra parler de ce groupe, si important dans mon existence, sans se sentir obligé de pratiquer l'ironie ou le sarcasme qu'imposent les deux dernières productions du trio anglais. (On le rappellera, d'ailleurs, quand il faudra parler de Placebo, je pense)

 

Muse est un groupe comme on en rencontre peu dans une vie de fan de rock… Un groupe qu'on trouve talentueux, grand, et éminemment sympathique alors que ses membres ont tout juste quelques années de plus que vous. Et donc évidement un groupe qui donne envie de se passionner encore plus pour la musique, mais aussi qui vous fait caresser le rêve bizarre d'un jour en faire. Pendant mes années de prépa, les rares fois où je parvenais à rêver d'autres choses que d'équations, je rêvais qu'un artiste que j'admirais me faisait monter sur scène avec lui (j'exagère, ce genre de rêves n'a du m'arriver que trois fois… Les artistes, hein, parce que les équations…)

 

Et finalement… c'est resté à l'état de rêve. Mais ce n'est pas plus mal. Reste que j'ai envers eux une dette, et qui, bizarrement, j'ai l'impression qu'ils ont une dette envers moi: garder vivant l'ado que j'ai été et croit être encore.

Alors passons maintenant à la sélection.



Showbiz

 

Issu de l'album du meme nom, ce morceau reste un must. Représentation idéale de mots que j'ai depuis utilisé à m'en faire péter la jugulaire, à savoir "montée en puissance", "tension", "explosion" etc… je n'arrive toujours pas à me lasser de ce titre. Il est beau, ses paroles (niaises, oh mon Dieu qu'elles sont niaises) restent gravées dans mon mental, il est fascinant, il est… l'incarnation de ce que j'aurais voulu que Muse reste. Simple mais pourtant puissant.


 

Host

 

Attention, quota de snobisme en vue. Mais c'est doublement logique: Muse est le premier groupe dont j'ai commencé à collectionner les faces B. Et certaines de leurs faces B sont leurs meilleurs morceaux. Host en fait partie. Une légère fuzz pour une intro splendidement sombre, qui s'achève dans une débauche d'effets, une explosion de souffrance… Bref, un grand moment de bipolarité adolescente. Un petit moment de vie dans le corps d'un ado.

 

 

Hate this and I’ll love you

 

J'ai hésité entre ce titre ci, et "Escape". Finalement j'ai gardé la ballade. Pour les incursions de bruit d'oiseau et de ruissellement d'eau claire tout droit sortis d'un disque de relaxation new age. Pour les paroles, oui, les paroles, codées, mais surtout à interprétations multiples, comme j'aime… Et puis pour la voix, haute, pompeuse, emphatique, qui, malgré le temps, le reniement, et le vieillissement, réussit toujours à faire un petit quelque chose au vieux que je suis devenu.


 

New Born

 

Choix de morceau purement symbolique. Septembre 2001, je traîne les magasins pour les courses de rentrée avec ma génitrice: je vais rentrer en terminale. Au détour d'un rayonnage du Leclerc, je tombe sur cet album. J'aimais déjà bien Muse, j'avais entendu cet album, qui m'avait paru pas dégueu au détour d'une soirée chez un pote, à l'autre bout de la ville, au mois de Juin précédent. Je n'avais pas réussi à ma le fournir (par contre, aucun problème pour récupérer le dernier Blink, sorti une semaine plus tard – étonnant.)

Je ne détaillerais pas plus, mais… Rentrant chez moi, je glisse l'album dans ma (regrettée) chaîne de l'époque. Et, même si j'avais déjà entendu le morceau en radio, l'irruption du riff de New Born, au bout d'une petite minute… Ca m'a juste cloué sur place. Oh certes, j'aime nombre de titres sur cet album (la reprise de Feeling Good est peut-être le seul qui me saoule – trop entendu – et Micro cuts le seul qui me gonfle…), il y a Plug In baby, Dark Shines, que j'adore… Mais non, New Born, ses paroles à la con, son riff démentiel… Oui, toujours, encore, New Born.

Ah, oui, j'oubliais. Cet album quittera la rotation lourde de ma chaîne hifi seulement quand sortira le live associé. C'est-à-dire en Juillet 2002.

 

 

The Small Print

 

Tiens, continuons dans la symbolique. Novembre 2003. Prepa. J'achete cet album le jour même de sa sortie, durant ma pause de midi. Copié sur cassette, il tournera des heures, des heures dans mon walkman. Mais bon, à ce moment là, je connais déjà plus de choses. Par exemple, mon best of des Doors et celui de Bowie ont déjà bien tourné dans ma ch&mbre et mes oreilles. Je n'en ai pas encore conscience, mais je m'élève (musicalement) en quelque sorte.

Conséquence, cet album n'aura pas le loisir de rotationner aussi lourdement que son prédecesseur. Celui-ci, ce n'est pas sa rotation, mais lui-même qui est d'une lourdeur impressionante. Et pourtant… Pourtant, au milieu de tout cela, on dirait que le "vieux" Muse a eu un sursaut d'orgueil. Le temps d'un titre, on laisse tomber les samples, les pianos, les clochettes, les artifices. Et on s'offre un morceau de Rock, de vrai, bien rentre dedans, bien direct.

A l'heure actuelle… Il est encore le seul morceau parfaitement réussi qu'ait offert ce groupe dans lequel j'avais placé tant d'espoirs… aujourd'hui déçus.

 

Eh ben putain j'ai fait long quand même… Allez, player.

 

 


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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:46

Quitte a reprendre une formulé éculée, j'aurais bien envie de dire que Metallica est tout à la fois le meilleur et le pire groupe du monde. La musique de Metallica a tout pour déplaire, en ce sens qu'elle regroupe à peu près tous les clichés du Hard et du Metal: Morceaux qui s'étirent en longueur, cavalcades de batterie (Bat-te-ry!), Soli dans tous les sens qui prennent moitié du morceau, vois rauque qui fleure bon la bière…

 

Mais bizarrement, tous ces clichés (sans lequel le métal ne serait pas le même, quand même!), la team de Metallica réussit à les transcender, et c'est pas pour rien que c'est le groupe de Metal le plus connu au monde. (Derrière Evanescence, quand même, certes.)

Forts d'un bassiste fasciné par la musique classique au point de connaître un destin tragique (à l'image de ses idoles), le quartet thrash de la Bay Area (enfilons les poncifs, mes amis)  a longtemps (sinon toujours) livré une musique qui est bien plus que bourrinage vain, mais un truc… presque "érudit" oserais-je dire. Enfin, tout ça pour dire que dans Metallica, il y a plus que ce que beaucoup veulent y voir.

 

J'arrête là avant de me retrouver à citer Reznor comme tout le monde… Parce que ce salaud là avait raison.

 

La sélection:

 

For Whom the Bell Tolls

 

Un jour, dans votre vie, vous croiserez un morceau dont la structure diffère légèrement de ceux que vous connaissez. Ou la place des instruments n'est pas la même que dans tous les morceaux de Rock que vous avez entendu auparavant. Un morceau ou, pour une fois, on demande un peu plus de boulot à celui qui d'habitude est le branleur du lot.

 

Ce jour là, vous arrêterez de dire "La basse, c'est nul, ça fait "toudoum, toudoum" et c'est tout, je voudrais pas faire bassiste franchement."

 

Ben pour moi, ce morceau, c'était "For Whom the Bell tolls." (Et puis c'est pazs ma faute j'ai toujours adoré les morceaux avec des cloches dedans.)

 

 


 

Fade to Black

 

Tout simplement parce que c'est leur plus beau morceau, ne serais-ce que parce que le premier que j'aie entendu du genre. Plus tard, en découvrant un peu plus le métal et le hard, j'ai vu que le côté lent – montée en puissance – explosion – solo pouvait très vite virer à la recette facile, mais la première fois qu'on entend ça… On est juste cloué à son siège et on déguste (dans tous les sens du terme).

Et puis merde, du "métal romantique" (enfin je trouve) c'est pas tous les jours qu'on en entend du bon!

 


 

 

Enter Sandman

 

Ben quoi? L'hymne par excellence de Metallica. La conclusion de tous leurs concerts… Et de toutes façons, je me suis trop souvent battu pour faire entraver aux gens de ma génération que c'était "Sandman" et pas "Sadman" (quand je dis que les paroles sont importantes aussi!!) pour ne pas faire apparaître cette… tuerie dans ma sélection.

 

 


 

Nothing Else matters

 

On peut dire ce qu'on veut, mais Nothing Else Matters dépasse largement le cadre  de Metallica, et même du métal, pour entrer dans un domaine tout à la fois plus éclaté et plus réservé: celui des premières amours. Celui de la guitare, tout d'abord, car avant même de m'attaquer à "Come as you are", "Nothing Else Matters" est le premier son que j'ai fait sortir d'une guitare. Mais surtout, surtout, "Nothing Else Matters" est susceptible de prétendre à une place dans le Top 5 des plus grands slows jamais écrits. Surtout. Rien que d'écouter ce titre, mes hormones s'emballent et ma jeunesse revient… Un peu plus et l'acné ferait son retour.

 


 

Until it Sleeps

 

Premières amours again… Mais surtout première rencontre avec la voix unique de Lars Ulrich, au gré d'un CD 2 titres habilement subtilisé à ma frangine. (Face B: 2 x 4). Un morceau moins bourrin que beaucoup d'autres, mais pourtant plein de rage, de virulence, bref, un de mes premiers pas dabns le monde fabuleux (si si) du métal, le vrai, le "pas néo".

 


 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 22:23

Je me suis longtemps demandé comment gérer le fait, que, dans le contexte actuel, les Libertines soient les suivants sur ma liste. Devais – je me justifier de les aimer ? Les rabaisser ? Appeler à la raison ?

 

Bon ben finalement, j’ai décidé de partir en vacances une semaine après publication de cet article. Tout simplement. Libre à vous de vous écharper.

Au moins, ce serait dans l’esprit d’un « Up the bracket ! »

 

Mais histoire de faire un peu dans l’originalité, je m’offre une revue de détails. Oui, car parfois, ce sont des petits détails qui nous font aimer de grandes chansons.  (Et j’ai quand même pas été faire mon pervers qui va piocher des titres dans le Legs 11 et des trucs comme ça…)

 

La sélection est donc la suivante :

 

« I get along » (version du single « What a Waster »)

 

Parce que dans cet hymne, dont j’ai choisi cette version, non par snobisme, mais pour qu’il soit chronologiquement premier, les petits londoniens règlent très simplement leurs comptes avec tous ceux qui seraient susceptibles de les dénigrer: “I get along, just singin my song, people telle me I’m wrong… fuck’ em.” Dont acte.

 

« Up the Bracket »

 

Ce cri… mais ce cri !! Ce beuglement de sortie de pub qui annonce déjà la bagarre qui nous attends à la sortie, et donc on va tenter de se sortir tant bien que mal… En cachant sa lâcheté derrière une défiance un peu absurde. Et si c’était ça l’adolescence ?

 

« The Good old days »

 

Une ballade… ou presque. Qui s’énerve… mais pas trop. Une chanson sur la nostalgie (ben tiens, nostalgique, à 23 ans ?? Quelle belle idée à la con… Mais cette montée, mes amis, cette montée, cette beauté, cette arrivée de la saturation, avec cet arpège devant lequel Doherty s’égosille sans crier pourtant, déroule tranquillement son texte… « Things we said we’d do tomorrooooow… ». Et une constatation bizarre : la rage leur convient formidablement, mais, paradoxale, le calme les rendrait presque plus hargneux.

 

« Don’t look back into the sun ».

 

Z’en connaissez beaucoup des chansons comme ça qui, entendue au détour d’une playlist va finir par vous marquer si durablement? Je pourrais dire que c’est le « Yihai » de début, les petits riffs deci de la, les paroles… Non, j’ai pas de détail là-dessus, c’est juste une putain de bonne (de grande !) chanson. Allez, si : le rythme sautillant, bondissant… et en même temps tranchant.

 

« Can’t stand me now »

 

Au moment ou il ne reste de la place que pour un titre, on s’appercoit qu’on a pas évoqué le second album… Et on se sent con, vu que c’est celui qu’on a encensé il y a deux ans. (On, c’est moi)

Alors, au débotté, reste une hésitation, entre ce titre et « What became of the likely lads ? », titres respectivement ouvrant et fermant l’album sur deux décharges électriques résignées, symboles d’une amitié retrouvé mais fragile.

Mais bon, l’harmonica, quand même. (« Et la voix, elle pète ! » dirait un collègue…)

 

La playlist (faute de mieux, c’est la version album de « I get along ») :

 

 

 


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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 21:37

Led Zep, donc. Le meilleur et pire groupe jamais créé, et, pour tout dire, le seul et unique groupe dont je reconnais l'importance, que, de plus, j'apprécie, et que , pourtant… je n'écoute jamais. Véritablement. Pour faire cette sélection, je me suis retyrouvé à écouter leur disco pour la première fois depuis… au moins deux ans. Oh, certes, j'ai écouté Stairway to heaven, isolé, il y a peut-être un an … Mais c'est tout.

 

Parce que Led Zep est un groupe distant, ou du moins trop éloigné. Leur best of a beau avoir longuement bouclé dans ma chambre alors que j'avais 17 ans, je n'ai jamais réussi à m'approprier leur œuvre comme j'ai pu le faire avec, au hasard, les Pumpkins, les Smiths, Radiohead… tous mes groupes préférés quoi.

 

Car Led Zep est comme une fille trop belle pour moi: je l'admire, mais jamais elle ne me parle. Sans compter sur le fait que… tout le monde aime Led Zep. D'ailleurs, tout le monde dit Led Zep. Pas Zeppelin entier (sauf dans That 70's Show en fait).

 

J'avais eu une super bonne idée, jusqu'à ce que je réalise qu'en fait elle n'était pas de moi mais que je l'avais lue dans ce livre, mais il n'empêche qu'elle est vraie: tout ado de sexe masculin a été fan  de Led Zep. Ca peut avoir duré une minute, un jour, un an, une vie, mais c'est le lot de chacun. C'est immuable, c'est comme ça.

Mes potes ont été fans de Led Zep, mes collègues de boulot sont fans de Led Zep, mon beauf a été fan de Led Zep, seul mon père semble être une exception à cette règle, mais ça doit juste être parce qu'il ne sait pas qui est Led Zep en fait.

J'ai même eu un voisin (et accessoirement ami) dont je savais qu'il avait rompu avec sa copine (ce qui arrivait avec une régularité métronomique) quand "Since I've been lovin' you" résonnait au travers de sa porte. C'est dire.

 

Enfin bref. Pourquoi Led Zep? Parce que c'est symboliquement le premier groupe que j'ai admiré et respecté sans pouvoir l'aimer (Et donc celui que je considère comme le premier groupe de Rockstars, plutôt que de rockers en fait (mais c'est surement faux)). De toutes façons, bien assez de personnes s'en chargent à ma place. N'empêche, je me poserai toujours cette question à leur sujet: "Comment considérer un groupe qui regroupe 75% des clichés associés au Hard Rock… quand c'est lui qui les a créés?".

 

 Et donc, la sélection "Led Zep" est composée de....

 

        Dazed and confused

 

Quand on aime pas Pink Floyd, le trip hop, et toute musique trop calme, c'est assez difficile de trouver des titres "hypnotiques" qui vous plaisent.  Ces montées, descentes, accélérations, décellérations sont autant d'étapes d'un voyage qui ne dure, certes, que 6 minutes, mais qui est quand même susceptible de vous embarquer assez loin.

 

        Heartbreaker

 

Ca c'est une face du rock assez fascinante. Du rock bourrin, qui se la pète completement, et pourtant, on a pas de sensation de rejet, on adhère, on admire. On envie. Chez Led Zep, le rock n' roll rejoint très (trop?) souvent le sexe et toute une imagerie quand même pas mal misogyne qui pourtant (malgré toute la bonne éducation qu'on a pu recevoir) fascine. Et c'est pas parce que ça flatte nos bas instincts: c'est juste que Plant draguant avec une délicatesse de routier, c'est tout ce qu'on osera jamais faire. Mais lui il peut: il est rockstar.


        Since I've been loving you

 

Fais toi larguer. Prends une bière. Allume une clope. Convoque des potes. Mets ce morceau. Ca c'est la vraie vie. Et de toutes façons c'était qu'une connasse.

C'est juste trop con que le choix de ce morceau prouve que tu t'en fous pas tant que ça en fait.

 

        Stairway to heaven

 

Attendez. Me dites pas que vous avez cru un seul instant que j'allais peut – être ne pas la mettre! (Ma volonté de me faire remarquer a des limites) Il n'y a qu'une chose a dire: cette chanson est un mythe. C'est une ballade qui va crescendo durant 8 minutes, s'offrant sur la fin le luxe d'un emballement total du groupe. Les paroles sont mystérieuses, fascinantes, ont une touche mystique, et sont facilement mémorisables. Des gens ont entendu des déclarations sataniques en passant ce disque à l'envers. Une des personnes jouant dessus est morte étouffée dans son vomi.

 

Il vous faut quoi de plus que ça, pour créer un mythe Rock n' Roll?


 

        In my time of Dying

 

Ca c'est ma petite perle perso, découverte au fil d'un exemplaire de Physical Graffiti prété par un pote., il y a longtemps. Long morceau (10 minutes!) au riff imparable, idéal pour s'allonger et rêvasser après une longue journée. En répétant, évidement, que « Ce boulot me tue ».

 

Allez, finissons par le player.

 


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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 15:00

Rhàlala. Quelle idée à la con j’ai eu de vouloir mettre les Kinks dans cette selection. Non pas que je trouve cela totalement impossible de sélectionner 5 titres des Kinks. Non, de toutes façons, j’ai même pas peur de l’impossible, je me suis bien amusé à choisir 5 titres de Dylan. Alors si ça ça prouve pas que j’ai peur de rien.

 

Non, j’ai un double problème. De un, j’arrive sans problème à faire ressortir finalement, disons, 8 titres, enfin disons une petite dizaine (vingtaine) de préférés. Donc ca se dispute dans le bas du podium. Et de deux (et surtout), je sais pas, mais… vous en avez pas un peu marre, vous, des Kinks ? Non, pas de leur musique, mais du fait que bizarrement, les Kinks par ci les Kinks par là… Depuis qu’une poignée de nos amis révisionnistes musicaux ont décidé qu’en fait, les Kinks étaient meilleurs que le Beatles, on en bouffe à toutes les sauces, des Kinks. A peine un groupe sort – il un album un tant soit peu mélodique que voilà, bam ! quelqu’un passera pour y aposer directement l’adjectif « kinksien », Preuve assurée de bon goût (je suppose).

A croire qu’un grand plan a été voté pour leur offrir en deux ans l’exposition médiatique qui leur a manqué pendant 40 ans… Bon, pas étonnant que ça me gonfle un peu…

 

Mais faisons parler plutôt la musique, car finalement, c’est elle qui compte, et les Kinks étaient quand même de sacrés bons orfèvres de la pop ouvragée (cliché inside).

 

Mais pour parler des Kinks, la section Top à… s’offre le luxe d’un troisième invité consécutive, ou plutôt d’une invitée, puisque c’est Cissie, live reporter kinksomane de Ma Musique et moi, qui nous fait le plaisir de nous offrir sa sélection perso.

 

 

 

Ma Selection :

 

 

You really got me

 

« Guic’, c’est bien, au moins comme ça on a compris que t’allais pas donner dans l’originalité », que je vous entends déjà dire. Eh bien, ça a beau être vrai, vous vous trompez de raison. Au départ, justement, je ne voulais surtout pas mettre ce titre. Pure vanité, simple envie de faire mon malin (ou mon connaisseur). Et puis, je l’ai réentendu et d’un coup, j’ai réalisé un truc : ce titre est le dernier titre qui soit devenu un standard du rock. Même si on sait que ce sont les Kinks qui l’ont faite, « You really got me » est plus « You really got me » que « You really got me, des kinks » (vous suivez là ?)

Elle est là, coincée entre « Twist and Shout » et «  Louie Louie ». Eternelle, parce que tous les petits groupes qui débutent voudront se faire les dents dessus. Et c’est tant mieux.

 

Dedicated Follower of fashion

 

Là, j’ai choisi celle-ci, mais bon, sincèrement, ce pourrait être beaucoup d’autres en fait (A well respected man en tête). Elle est là pour représenter ces chansons des Kinks sur lesquelles tout à déjà tellement été dit que la moindre chose me passant par l’esprit est immanquablement un cliché. Disons donc juste que… il y a comme ça des petites chansons qui ne payent pas de mine, mais qui en fait s’avèrent être juste parfaites. Des chansons sur lesquelles on a beau chercher, il n’y a rien à modifier, les textes sont fins, drôles et émouvants tout à la fois, les mélodies faciles à retenir, entêtantes mais pas au point d’énerver quand elles restent en tête…

Il y a une certaine magie dans ces chansons, qui, en plus, n’ont pas pris une ride (enfin je trouve)

 

Sunny Afternoon

 

Ploum, ploum, ploum, ploum (*4). La simple écoute de cette descente d’accords, et ça y est, le soleil brille. Plus grande chanson, et d’été, et de remontage de moral jamais écrite, idéale à déguster telle qu’elle se décrit : en terrasse, avec une bière bien fraiche. Sans se prendre la tête. Et donc sans faire défiler le chapelet d’adjectifs consacrés : chef d’œuvre de la pop, perle pop parfaite et intemporelle… Merde, je l’ai fait quand même.

 

 

Village Green

 

Même s’il s’agit là, surement, avec « Village Green preservation Society » de mon album préféré du groupe (en partie par snobisme, en partie par anticonformisme snob en fait), il fut ardu d’en extraire une chanson, là, comme ça. Alors finalement, ça s’est fait au feeling, en balançant la seule chanson d’eux susceptible de me faire venir les larmes. Ode à la nostalgie (comme tout l’album) mais doublée de cette tendresse un peu triste qu’on a envers qui on a été et les erreurs qu’on a pu faire, les occasions manquées, et les regrets qu’on ne regrette plus… Sous une forme fort vicieuse : celle de la petite comptine qu’on garde en tête et qu’on se surprend à siffloter sans s’en rendre compte.

 

Shangri-là

 

Ca voudrait passer pour une chanson conventionnelle, mais on est quand même plus proche, bizarrement, de ces chansons en poupées russes : une chanson composée de plusieurs petites. Alors au milieu d’une épopée musicale concept telle qu’ « Arthur », l’effet miroir collerait presque le vertige.Une chanson en plusieurs mouvements, tous plus fascinants les uns que les autres, à écouter dans son Shangri-là personnel.


 

Sinon, vous remarquerez quand meme que j'ai cherché à faire mon original: pas de titre de "Something Else". C'était ça ou je mettais tout l'album, alors...

 

 

Et maintenant, le Player (la présentation laisse à désirer, car Village Green n’est pas sur Jiwa…. donc vidéo immobile à la place) :

 

 

 

 

 

Et bien entendu la sélection de Cissie que vous trouverez ICI.

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:00

 

Bob Dylan. Monument intouchable, génie intemporel, chantre de la folk-song engagée...

Quoiqu'il arrive, rencontrer Dylan dans une vie, c'est pas rien. Pour moi ça c'est fait par le biais d'un coffret promotionnel 3 CD comme il en fleurit pléthore chaque mois de Décembre, coffret contenant quand même pas rien, vu que c'était quand même ce qu'on pourra qualifier de trio gagnant toutes catégories : Bringing it all back Home, Highway 61 Revisited, Blonde on Blonde.


Vous imaginez la claque que ça peut être de mettre un disque, comme ça, au hasard, qu'on a acheté parce que bon, on m'a dit que Dylan c'est important, et se prendre direct « Like a rolling Stone »  dans les ratiches ? Ben j'espère pour parce que je vois pas grand-chose qui puisse s'avérer plus fort.


Alors c'est sur s'attaquer à Dylan pour le réduire à un top 5, c'est quand même pas une sinécure. Ca peut même faire flipper. Et d'ailleurs ça en a fait flipper un qui a décidé finalement de se rabattre sur d'autres alors que la place de guest était apportée sur un plateau d'argent pour l'hommage au Zim.


Heureusement, une charmante jeune fille a décidé de relever bien haut le défi, mais en même temps, quand on a piqué son nom de blog à une chanson du gars en question, faut assumer.


Ce sera donc pour honorer Bob que notre seconde guest interviendra, et c'est rien moins que la pourfendeuse de Lemmy, tenancière des carnets de culture estampillés 115th Dream, Laiezza, qui nous fait l'honneur de sa sélection Zimmermaniaque.



Ma sélection :


Bon, elle est presque banale, pas de petite perle plaquée au milieu de nulle part qui ressurgi comme ça, et focalisée sur la période 62 - 76 en gros, c'est-à-dire avant les Ray-Ban (quoique) et les hommages à Jésus.



Don't think twice it's alright


Et si c'était ça, la meilleure chanson de tous les temps? Comment on peut réussir à écrire une chanson de rupture si subtile, et surtout intelligente ?  Pourquoi quand je quitte une gonzesse (ce qui ne m'arrive certes pas tous les jours, mais bon), je suis pas foutu d'afficher cette extraordinaire morgue, ce mépris dont on comprend qu'il est la pour cacher une réelle tristesse... Comment on réussit à faire une chanson de rupture qui soit pas déprimante, car sarcastique, tout en étant quand même vachement émouvante... Ca me dépasse.


En fait voilà. Ca peut pas être la plus grande chanson du monde, parce que ce n'est malheureusement qu'une chanson.



Like a Rolling Stone


Ah bah voilà. Y aura toujours un snob pour dire "J'adore Highway 61 mais je zappe toujours "Like a Rolling Stone, comme il y en aura un pour dire "J'adore le premier album des Doors mais pas The End" ou un pour dire « J'adore les Beatles mais Sgt Pepper m'emmerde ».

Si le troisième a effectivement raison, n'écoutez pas les autres. « Like a Rolling Stone », c'est la grosse claque bien violente, la révélation, une chanson obsédante, mystérieuse, parfaite, 6 minutes fascinantes gravées pour l'éternité... Vous voulez du Dylan « intemporel » ? Ben en voilà.



I want you


Il est quand même fort ce Dylan. Non content de faire la chanson de rupture parfaite (LES chansons de rupture parfaites, même), le voilà qui nous sort l'ultime chanson de drague. Non, pas de drague : de séduction. Une mélodie fraîche, un refrain pas trop dur à retenir, on dodeline gentiment en rêvassant à toutes les filles auxquelles on a jamais eu le courage de déclarer sa flamme, et on se dit que la prochaine fois qu'on fera une mixtape on mettre celle là à la fin (penser à garder de la place). Puis d'un coup on réalise qu'on a plus 15 ans, et ça fait chier.



If you see her say hello


Ben tiens. La voilà la seconde meilleure chanson de rupture de tous les temps. Enfin, c'est plutôt une chanson de post-rupture. Peut être est ce la suite de la première, qui sait... Enfin bref : c'est triste, souffreteux, beau, et vrai. Et ça fait mal. (Rajoutez moi « I know it's over » derrière , et bam, vous êtes bons pour planquer tous les objets contondants.)



Hurricane


Pourquoi je l'ai foutue là celle là ? Parce que bon, faut quand même remarquer que c'est le début de la première fin de Dylan l'album « Desire ». (C'est celui ou il part chasser des ours à l'arc sur la pochette). Limite ce serait le seul titre de l'album digne d'être sauvé, en exagérant quand même. Bon allez, on va donner deux raisons quand même. 1. C'est le premier titre de Dylan que j'ai jamais entendu (sauf qu'à l'époque je savais pas que c'était lui). 2. C'est le premier solo d'Harmonica qui m'aie collé des frissons.

Raison subsidiaire : ce titre n'a pas été gâché par Hugues Aufray.



Et maintenant, le player





La sélection de Laiezza se trouve ici.



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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 00:01

Les Doors donc, soit une des rencontres musicales les plus importantes dans ma carrrière de mélomane en devenir. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer plus d'une fois mon intérêt pour ce groupe, tout comme de me le voir reproché, aussi.

Reste que la fin de ma seconde décennie sur cette planète restera marquée à jamais du sceau de Morrison et de sa bande et de l'infamie capillaire.


Reste qu'au moment de faire le choix... c'est tout de suite plus dur. Alors, comme on ne peut pas y couper, non plus, on décide de feinter... C'est pourquoi les Doors seront l'occasion d'accueillir notre premier Guest, en l'occurrence un Guest de luxe : G.T., grand timmonier du classement des blogueurs, musicologue reconnu par la médiathèque d'Albertville et admirateur de James Douglas Morrison et des influences de celui-ci devant l'éternel au point d'y avoir consacré un article-somme comme on dit dans le jargon.


Vous trouverez sa sélection à lui de ce côté - ci, et je vous le dis de suite (au moment ou je tape ces lignes, je n'ai pas idée de ce qu'il a choisi) : tous les morceaux qu'il a choisi aurait tout aussi bien pu se trouver ici*. Mais espérons que chacun aura son angle !



Ma sélection :

 



Break on Through


Il y a des morceaux, comme ça, qui auraient pu être enregistrés avant - hier. Comprenez par là que certains morceaux des années 60 ne vieilliront certainement jamais. « My Generation », par exemple, est éternel. « (I can't get no) Satisfaction » de même. Break on Through, de même, entre cri primal, beat dansant et fracas assourdissant : il faut être déjà snob à 16 ans, pour ne pas s'y retrouver.


Take it as it comes


Des décennies avant Mika, Jim nous enjoignait déjà de prendre les choses à la coule... Sauf que lui on arrivait à le croire vachement plus facilement. Le résultat ? Une des chansons les plus entrainantes des Doors, et une des rares (à mon avis) qui soit purement une chanson pop, distrayante et sans autre prétention.


Moonlight Drive


Merci Arte. Pur les 30 ans de la mort de Jim Morrison, la chaine franco-allemand »e avait diffusé un reportage sur le mythe des Doors, entrecoupé d'extraits de prestations live. Alors que la formation des Doors est évoquée, on voit alors leur premiere chanson apparaitr, invoquée par Jim : Let's swim to the moon, Let's climb to the tide... Le clavier en fond, et cette guitare qui vient puis repart, mimant la marée... Peut être le premier choc musical vraiment innatendu que j'aie eu.



L'America


Si la musique des Doors aime à conduire vers une sensation de malaise (du moins, c'est un des buts avoués de celle-ci), on peut dire que sur ce coup là... C'est réussi. La première moitié du morceau est certainement le truc le plus glauque, malsain, ca pue et c'est aigre... que j'aie entendu... jusqu'à Closer en fait.



Riders on the Storm


Bon, j'étais bien obligé, dans une sélection sur les Doors, de mettre un morceau-fleuve comme ils en ont fait tant (trop?). The End, c'est quand même le seul morceau qui m'ait vraiment foutu dans un état de flip. When the music's over est peut être un peu trop long et bordélique, mais... si bon. Mais bon, au final, ce sera Riders on the Storm, parce que, symboliquement, c'est le dernier morceau des Doors... A jamais. Et c'est un super bon morceau, alors pourquoi s'en priver !

 

 

 

La sélection de G.T.

 



Et bien sur, pour finir, le player:

 




* Clause secrete en petit caractères en bas: si jamais G.T. a sélectionné « The Soft Parade » ou « Celebration of the lizard », considerez la phrase précédente comme nulle et non avenue.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 19:41

Bon, j'aurais préféré essayer d'éviter ça, deux étapes de « top » à la file, mais bon... D'une part c'est plus facile à écrire, d'autre part, celui-ci n'est pas comme les autres : c'est le premier « Hors série » des top, à savoir ceux consacrés à des artistes français, qui n'ont pas forcément leur place sur ce blog volontairement axé « Rock », mais qui ont une place importante dans mes gouts musicaux. Avant toute remarque de Ska, je tiens à préciser que non, Benabar n'y sera pas.

Notez que les hors série seront effectivement classés eux aussi alphabétiquement, mais pas forcément à leur place par rapport à la série courante...




Ah... écouter Brel. C'est un pas important. Dans une vie, dans la mienne a fortiori en ce sens que, là, c'est vraiment écouter la musique de mes parents. Car si ma mère possède une belle collection de 45 tours pop, ses 30 cm sont bien gravés dans la langue de Rabelais : Brel, Brassens. Idem pour la collection paternelle. Et si le gout de la pop a passé chez ma mère l'âge venant, c'est carrément le gout pour la musique qui est passé chez mon père, la mort de ces deux là arrivant.


Un jour, on décide de s'attaquer au monument. On en connaît bien quelques titres, les « Ne me quitte pas », les « Quand on a que l'amour », les belles déclarations, mais bon... C'est de la chanson, quoi. Je savais qu'Amsterdamla valse a Mille Temps... « Rosa » voyait ses paroles écrites sur mon cahier de Latin, aussi... par ironie, par lassitude, par pédanterie, je sais pas. Désir de connivence avec le prof, peut-être. J'étais un petit con à l'époque. était une grande chanson, connaissait


Et j'y suis arrivé, finalement, par plusieurs voix : la satire, l'humour, d'abord : En bon parisien, le sens d'une chanson comme « Les F... » m'échappait complètement (et m'échappe très certainement encore pas mal), mais elle contient une charge dont la virulence est assez grande pour satisfaire un ado, mais bon, là je veux parler de « la parlotte ». Pour avoir trainé et les collèges et les bistros, je peux vous dire qu'une telle chanson... et super bien vue, et même si écrite dans les années 60 est encore d'une actualité surprenante : a croire que la personnalité humaine ne changera jamais.


Puis j'ai prêté l'oreille aux autres chansons, qui m'ont offert quelques rudiments en matière de distinction des styles : la valse a mille temps étant effectivement une valse, Rosa un Tango... on a les oreilles qui s'ouvrent bien vite.


Puis j'ai grandi, muri, utilisez le terme que vous voulez... et bizarrement, chaque fois, je reviens vers Brel. Car c'est vraiment celui qui fait mentir ma distinction personnelle de la chanson et de la pop, a savoir que chez Brel, jamais le texte ne prime sur l'arrangement (ou presque jamais), musique et paroles sont intimement liées. C'est d'ailleurs quand j'écoute le Grand Jacques que je regrette de pas m'être penché plus avant sur l'étude théorique de la musique tant les mots pour décrire tout ce que j'aime dans son œuvre.  Certainement le seul chanteur pour lequel j'oserai presque utiliser le terme de « progression narrative » tant des titres comme « Ces gens là » ou « La quête » reposent sur une montée en puissance... qui échappe d'ailleurs à tous ceux qui veulent reprendre ce dernier titre et l'attaquent quasi-toujours en bramant, tambour battant, des les premiers vers.


Il y a certainement une seule et unique chose sur laquelle je serais toujours d'accord avec mon paternel : on ne reprend pas Brel. Les reprises de Brel sont presque toujours des massacres. Mais j'y apporterai personnellement une nuance : on peut, par contre, reprendre ses chansons. Bowie l'a fait avec un talent certain - au point que je préfèrerai presque « son » Amsterdam. « Ces gens là », repris par Noir Désir, ça passe... grâce à la montée en puissance des instruments. Mais il manque ces cuivres, ces cuivres éclatants qui frappent, comme toujours, au moment le plus opportun*. Brel, l'homme qui m'a fait découvrir la véritable puissance des cuivres, et m'a même fait apprécier l'accordéon. C'est dire.


Même le plus grand des interprètes ne pourraient pas reprendre correctement Brel... Enfin, justement, surtout le plus grand. Car ce qui rend ces chansons parfaites ce sont leurs défauts. « La Quête » sans ses R roulés, ce n'est plus la même chose, et, pour tout dire... c'est moins bien. Regardez -M- qui reprend « Au suivant »... C'est mignon, mais c'est lisse comme le sont ses « Suivant ! ». Tandis que Brel interprète, vraiment, il est autant chanteur qu'acteur, et oui, on y croit, on y est dans ce bordel de campagne, c'est glauque, ca pue, et on maudit en vrac les militaires et les putains**...


L'apogée du ressenti musical, c'est très certainement, soit les larmes (fort peu agréable en soi, mais ça prouve que l'auteur touche à son but), soit le frisson. Ce frisson que je parviens si souvent à ressentir en écoutant, je ne sais pas moi, Jef, Ces Gens là, etc... la liste est longue.


Subséquemment... ce que je préfère faire, avec ces chansons, c'est m'en priver. Parce que, comme la clope qui arrive après de longues heures de privations offre le fugace étourdissement qu'on a ressenti en fumant la toute première de sa vie, retrouver Brel après l'avoir laissé un peu de côté... c'est la garantie d'une session de frissons, de larmes, mais aussi de rires, parfois.


Reste qu'elle est bien longue, cette « introduction ». Et bien bordelique. Mais vu que je ne parlerai très certainement qu'une seule fois de Brel... autant y dire tout ce que j'avais à dire.


Ah, une dernière chose (promis, après on passe à la sélection) : en promenade bruxelloise il y a peu, les gens ont du me prendre pour un barge, vu que j'ai quand même pris des photos... un peu bizarres. A cause de ca justement. Et je vous en aurait meme bien offert deux en pature, mais bon, là, over blog a décidé de refuser de les uploader. Le salaud. Elles sont meme pas sous copyright en plus. Bon, on va passer aux choses serieuses alors.








La sélection : 5 titres, comme d'hab, même si j'aurais plus de facilité à en sélectionner 5 que je n'aime pas en fait. Et encore... Mais bon, la sélection sera faite ainsi : que des chanson qui « me parlent. ». En gros.



Jef : Parce que c'est un splendide hymne a l'amitié. Malgré la chute finale (qui me déprime à chaque fois).


Les Bourgeois : Parce que là, j'en suis au second couplet dans ma vie... Espérons que je n'atteigne jamais le troisième.


Mathilde : Ah... la fatalité de l'amour. La volonté qui plie... C'est horrible mais c'est vrai.


L'air de la bêtise : Parce qu'on devrait toujours se rappeler que « Les Putains, les vraies sont celles qui font payer pas avant, mais après ».


La Bière :  Oui, quand ça sent la bière, Dieu qu'on est bien.

 

 




OK, j'ai été laconique sur le choix des morceaux, ok. Mais bon... Considérez que tous ceux cités (ou même juste évoqués) mériteraient d'y être, et que j'ai essayé d'éviter l'écueil des classiques... Et aussi que, comme je l'ai dit, je ne sais pas comment en parler justement.





*  C'est un des grands mystères de ma vie : j'adore le son des cuivres, et j'aime leur irruption dans la chanson, dans le rock... mais le jazz (et aussi la musique militaire, tiens) c'est pas vraiment ma tasse de café. Oui, j'aime pas trop le thé non plus.


** Second point traumatisant : quand on se fait engueuler par ses parents parce qu'à 15 ans on jure(déjà) comme un charretier (habitude que je n'ai toujours pas perdue), et qu'en même temps, on voit qu'ils considèrent comme chef-d'œuvre ces chansons au langage pour le moins fleuri, quand même... On en perd ses repères.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:04

The Clash. Groupe punk ultime? Surement. Groupe punk adulte surtout. D'abord on s'enflamme pour la folie furieuse des Sex Pistols, puis on se calme, on apprécie plus l'engagement et la maitrise du Clash. Oui, le Clash, dont on se plait à rappeler, au détour d'un snobisme finalement commun, que c'est « le », pas « les », Joe Strummer l'a répété à longueur d'interviews.


Alors, quand est passée la décharge d'électricité, que reste-t-il ? Eh ben un groupe qu'on continue à aimer, qui garde son efficacité, et qui s'est bien installé dans nos oreilles... Pour un bout de temps encore, espère - t- on.


Passons à la sélection.


White Riot


Ou comment commencer par le début. Parce que tout y est. Parce que pour moi, c'est ça, c'est ce morceau là le punk que j'aime. 2 minutes, envoyées plein pot, avec un solo de 5 secondes qui « dépotte  à mort », et basta. La tête qui bouge, les pieds qui sautent, l'envie de coller des droites.

Et aussi parce que la scène d'ouverture de « Joe Strummer, the future is unwritten » nous montre l'ami Joe, en studio, enregistrant les lyrics de ce titre. A cappella. Et que jamais je n'ai ressenti une telle puissance brute depuis.

 



London's Burning


Alors, bon... Autant l'admettre, j'aurais très bien pu faire un simple top 4. Avec les 4 autres chansons de ce top. Ou un top 10, ou j'aurais pu rajouter des trucs un peu honteux comme « Rock the casbah », que j'adore, quand même.

Mais bon, un top 5, c'est un top 5. Cette cinquième place aurait pu très certainement être occupée par n'importe quel titre du parfait premier album du Clash, mais bon, il faut choisir... Donc, London's Burning, before drowning.

 

 




London Calling


C'est bizarre. J'ai toujours connu ce titre, j'ai l'impression. De toute façon, j'ai l'impression d'avoir toujours connu le Clash, mais sans savoir que c'était le Clash. Là, c'est l'exemple type. J'aurais, de longues années entendu ce morceau sans vraiment avoir la moindre idée que ça, c'était censé être punk. Mais bon, c'était bien. Et puis, d'ailleurs, ça l'est toujours : jamais 12 Notes de Basses pour un riff haché n'ont eu plus grand effet.

 

 





Guns of Brixton


Un jour, un morceau de musique n'a pas la même saveur que les autres. Moins de sucre, un peu plus de soufre, tout simplement. Un jour, on comprend que la chanson engagée peut être autre chose que ce qu'on en a toujours entendu, a savoir un moustachu vantant les qualités des Alpes et un anar décoiffé vantant les mérites des Chiens.  Un jour, une chanson s'avère engagée, et en plus vous parle... Mais bon, depuis j'ose plus ouvrir la porte sans être armé.

 

 

 

 




The Magnificent Seven


Ben quoi? On a bien le droit d'aimer danser quand même. Chacun sa façon de se rebeler, et encore ici, pour le troisième morceau consécutif, c'est la basse chaloupée de Paul Simonon qui donne le rythme et qui fait qu'on a envie de sauter sur ses deux pieds. Magnificent.

 



Bon, nous sommes d'accord: sur ce coup là, ma sélection manque totalement (encore, dirons certains) d'originalité... J'essaye de me rattraper pour la prochaine!



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