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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 19:23

Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelques temps, un de mes chers amis de la vie réelle a déposé ce commentaire :e


Bonjour le blog à Guicard, ou plutôt bonsoir !

Il y a longtemps que je n'ai pas osé laisser un commentaire ici, bien que j'y passe quand même régulièrement. Et si je m'y risque une nouvelle fois aujourd'hui, c'est pour demander une coup de paluche et non pour me battre contre les rock-addicts (même si je trouve cela toujours drôle).
Fraîchement émmigré aux Texans, il m'a fallu acquérir une voiture, objet de première necessité ici que j'élèverai au rang de la baguette pour un français. Qui dit voiture dit souvent musique ... et qui dit texas dit road trip. Si vous m'avez bien suivi, qui dit voiture au Texas dit musique pour road trip.
C'est la que vous intervenez : vous avez sans doute pu imaginer le vide sidéral (j'exagère, c'est pour vous ammadouer) qui siège en lieu et place de ma culture musicale. Aussi, votre mission si vous l'acceptez sera d'établir une liste "exhaustive" de parfait titre à Road Trip afin que je parte au boulot tout les matins avec une patate à faire le tour des USA en cadillac. Et là, comme au Texas Hold'em, c'est no limit : je reste 1 an (une éternité ...) et j'ai du CD à revendre !
J'attends vos adresses (ça a déjà du être fait, je vais checker ça apres ce comm), vos suggestions ... enfin ce que vous voulez !
En vous remerkiant
C U
Math

PS : la bise à Guicard et à Doc. Chtif (si il m'a reconnu ...)


C'est vrai qu'il a toqué à la bonne porte. Rock n' Roll et Road Trip (Road Movie aussi) c'est un peu inséparable. La route, ca se prend sur fond de Rock n' Roll. J'veux pas dire mais vous imaginez la scène d'ouverture de Easy Rider avec une mazurka de Chopin en fond ? Non. Moi non plus.


Le livre fondamental de la Beat Generation s'appelle Sur la Route. Le film le plus connu parlant de la génération hippie c'est Easy Rider. Quand un film essaye de parler de musique (Almost Famous, Spinal Tap), on suit généralement un groupe en tournée.


Mais la route Rock n'est pas celle qu'on prend le matin en 205 pour se rendre au boulot, et qu'on pourrait très bien faire en RER sans que ça change quoi que ce soit à l'expérience. Non, la route est rude, sauvage, sans but réel. Comme le dit si bien un célèbre bagagiste dans sa dernière pub ainsi que presque tous les philosophes et de nombreux habitués du PMU en bas de chez moi : l'important n'est pas la destination, c'est le voyage (qui, rappelons le forme la jeunesse et déforme les valises.) Parlons de voyage initiatique et nous aurons fini le tour des lieux communs.


La route Rock est sauvage, donc, et prise à l'arrache le plus souvent. C'est la Route 66 qu'on traverse en Shoper, ou la route qu'on fait en stop pour se rendre à Woodstock ou à Monterey. C'est pas des champs de betteraves qu'on voit sur les côtés, mais du sable rouge à perte de vue, qui fait qu'on se demande qui a été assez fou pour venir tracer une route ici.


C'est dangereux, malsain, sale, mais excitant, attirant... enivrant. Ca c'est la route Rock n' Roll.


 

Mais arrêtons avec ces délires et répondons à Matthieu, avec la Road Trip Playlist (alors que je tape ce mot, Word me propose Playstation pour Playlist... notre civilisation par en sucette.) que j'avais élaborée, pour moi-même, il y a quelques temps déjà. Attention, je précise un truc : ces chansons ne parlent pas forcément de prendre la route... C'est juste que conduire un pick-up la clope au bec avec ca qui sort à font des amplis 2 * 150 watts que t'as fait installer par l'équipe de Pimp my Ride ça doit être vraiment jouissif.

 

 


C'est parti !


La clé de contact en main on enclenche tout on met les gaz... Sur Get it On de T-Rex. Le titre parle de lui-même, et l'ironie est mordante à souhait (Matt, pour info Marc Bolan, de T-Rex est mort dans un accident de caisse.)

On aurait pu préférer : Start me Up des Stones. Si on a une voiture qui parle.


Une fois qu'on a tourné la clé, obligatoirement, on se prend pour le Dennis Hopper du XXIème siècle. Et là, pas le choix, c'est Born to be Wild (Steppenwolf), à fond les ballons. Pied au plancher, fonce vers ton avenir gamin, mais évite les vieux rednecks texans.

 

 


On aurait pu préférer : 2 titres en fait. Pour rester fidèle à Steppenwolf, Magic Carpet Ride, pour rester fidèle à Dennis Hopper, le  If 6 was 9 de Hendrix.


Ensuite il y a les groupes indispensables pour une bonne mix tape de Road Trip... Comme un groupe venant du pays le plus désertique du monde, un bon AC/DC sur fond de terre rouge, d'Ayers Rock et de (ridicules) casquettes à cornes. Et là ou c'est bonheur c'est qu'on a même pas à se creuser la tête : Highway to Hell s'impose. Le morceau comme son titre sont parfaits dans de telles circonstances.

On aurait pu préférer, certes, à la rigueur mais vraiment là tu chipotes : You shook me all night long.


Autre groupe auquel je pense tout de suite pour prendre la route... Metallica. Bizarrement leur musique passe super bien avec une route qui défile. Mais bon, on va faire dans la simplicité, avec un Enter Sandman.

On aurait pu préférer : Ride the lightning ou For whom the bell tolls.


Evidement, un autre groupe définitivement associé à la route. Clip oblige. Donc avec le morceau que le clip oblige. Queens of the Stone Age, Go with the Flow.

On aurait pu préférer n'importe quel titre de Songs for the deaf, sauf les deux derniers, resp. trop joyeux et trop calme. Le ciel doit saigner quand t'écoutes ça.


Remettons un peu de légèreté dans tout ça avec un titre un peu moins... heavy. Et pour cause. Un titre de Arcade Fire. Leur meilleur selon moi, un morceau tout simplement beau et enjoué... Rebellion ( Lies). Là aussi, peut être, influence du clip vu que dedans ils font que marcher. Pendant 5 minutes. Mais bon.

 

 


On aurait pu préférer No cars go. Mais vient pas te plaindre si tu tombes en panne sèche.


Dans la catégorie légèreté, un morceau que j'ai commencé à apprécier justement en l'écoutant sur la route (au fond d'un bus en Irlande pour être précis, même si tu t'en fous), qui s'intitule Everlong, des Foo Fighters.

On peut préférer Learn to Fly, des mêmes, sauf que vraiment Everlong est mieux.


Tiens je me dis que finalement, si on nous dit que généralement la destination du voyage n'est pas forcément ce qui importe le plus, la raison pour laquelle on part peut être vraiment importante, voire être la seule raison de ce départ. Dans ce cas là j'ai envie de dire que, ça depend des raisons, mais rien que par cynisme, pour moi ce serait You're gonna miss me des 13th floor elevator. Et là, la face B dépend de la raison du départ. Mais rares sont les chansons sur « je déménage parce que mon travail m'a muté ». Alors You're gonna miss me, point.


Mais si on part Sur la route(avec Kerouac, pas avec De Palmas), on est obligé (par contrat) de mettre du Bob Dylan. Mais comme t'as pas forcément envie de te tirer une balle , une rythmée, et moi en route j'écouterai bien un petit Tangled up in Blue. Je trouve qu'elle accompagne bien le voyage.

 

On pourrait préférer un classique du style Knocking on Heaven's Door, ou All along the Watchtower (quoi que je mettrais bien la reprise de cette dernière par Hendrix. Influence publicitaire, mais ca passe). Ou même Like a Rolling Stone.

Mais Surtout Surtout pas : If you see her say hello.


Bon, bien sur, n'importe quell groupe de Hard Rock peut apporter sa contribution: Rock n' Roll de Led Zeppelin, un Black Sabbath si tu veux (je connais pas assez pour te dire lequel), un petit Smoke on the Water (Deep Purple) si tu veux... Bref plein de monde. Et si ton trajet est très long, tu peux même enclencher In a gadda da Vida du groupe Iron Butterfly. 17 minutes, je crois.

 

 



 


Mais n'oublions pas que tu es au Texas et donc qu'il faut te mettre de la bonne musique de là bas, enfin, du bon blues, et du Rock de sudiste.

Top of the pop : ZZ Top, avec un bon La Grange à fond les ballons. Là t'en fais des kilomètres. Ou un Gimme all your lovin' à la place, comme tu le sens. Et du Lynyrd Skynyrd aussi, un Simple Man ou le plus standard Sweet Home Alabama, comme tu le sens.


Un autre titre qui me viens, ce serait un bon Born in the USA à fond dans le désert du Nevada.

Ou un Doors, genre un morceau de L.A. Woman... Crawling King Snake, pour arriver sur la côte Ouest dans un soleil couchant rougissant son propre reflet dans la mer... Bien sur, c'est moi qui choisis, alors il FAUT un titre des Pumpkins... Jellybelly, ou, à la rigueur, Bodies, non ?


Bon autrement bien sur tu peux t'amuser à faire ta propre compil a base de nom de ville ou d'états pour suivant ou tu vas, Springsteen t'accompagnant du Nebraska à Philadelphie, Lou Reed t'emmènera à New York, et tant d'autres. Sans oublier Whitney, qui t'accompagnera sur le chemin du retour, direction Houston. Hein, Matt.


Mais surtout, quand tu arriveras, il faudra s'habituer aux embouteillages de la banlieue. Et pour cela, et pour conclure aussi cette compilation (vraiment pas exhaustive), quoi de mieux qu'un délicat Walk on the Wild Side.

 

free music



Voilà. En espérant t'avoir été utile, sachant, que, de toutes façons, je n'ai pas vraiment le droit de m'exprimer sur le sujet de la musique à écouter au volant : j'ai pas le permis.

 

Je laisse maintenant la place à mes camarades pour leurs conseils avisés, non sans rappeler l'adresse du blog d'un mosellan exilé au Texas: http://american-cliche.blogspot.com/



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Published by Guic ' the old - dans Le Rock-Critic est un con
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 13:34

Revenons encore une fois sur le délire de la mort du C.D., qui est, je voudrais le rappeler au passage un constat alarmiste plus ou moins monté de toutes pièces par les maisons de disques (enfin, je dis ça, je sais pas si j’ai raison ou pas, le seul truc c’est que quand je vois la réaction de panique de ma mère à l’idée de devoir apprendre à se servir encore d’une autre truc, question musique, alors qu’elle ignore encore tout du mode « lecture aléatoire » de son poste C.D, j’ai pas envie de vous paniquer, on sait jamais…). Le format mp3, le p2p et tout ça, c’est bien, ne serais ce que parce que ça offre des perspectives inespérées. Bien sur, l’accès à la musique sans rien payer c’est sympa, mais le vrai truc intéressant se situe dans le fait de pouvoir obtenir des trucs qu’on aurait jamais dénichés autrement : pirates ultra rares parus seulement à l’autre bout du monde, éditions limitées qui portent trop bien leur nom, et qu’on a donc pas pu se fournir. (Je parle évidement des vraies éditions limitées, ou c’est ce qu’il y a sur le CD qui diffère de l’édition standard, pas seulement la pochette. Par exemple la version 30 titres, et non 28, de Mellon Collie and the Infinite Sadness. Je l’ai vue une fois dans un bac, et j’avais pas conscience de ce que c’était. Je me hais à 15 ans.)

 
Mais bon… trouver un truc, même le plus grand album de tous les temps, sur la mule, c’est tellement commun… On trouve tout dessus. Sacrément chargée, comme mule. Mais ça ne remplacera jamais cette vraie sensation, agréable, belle, unique : trouver la bonne occase dans les bacs d’un disquaires. D’occasion ou pas. Quand on fout la main sur un disque qu’on cherche depuis un bout de temps, pour moins de, allez, 7 €, c’est quand même une sensation unique. Les seuls moments plus agréables dont j’arrive à me souvenir, ne sont que de ponctuelles réussites scolaires comme avoir mon bac. Ou alors, ça implique des filles (j’ai écrit « des », mais comprenez « une à la fois, et pas ma mère »). 
undefinedPlus jeune, j’avais pas Internet. Oui, j’ai connu une telle époque. Et, quand j’étudiais à Paris, j’étais pas loin (je dirais 1 min 30 à pied depuis le lycée) d’un magasin nommé « Gibert Joseph Musique », qui, pour info, est en gros 4 fois plus grand que celui de Lyon, et encore je compte que les rayons disques. Après analyse de mes rayonnages CD (bon, je vous mens pas, y en a qu’un chez moi), j’ai déterminé que 60 % de mes CD en proviennent. (Ouais, ma mémoire a tenu à se rappeler du lieu et souvent du prix d’achat de tous les CD que je possède. Le seul qui m’échappe, c’est le Live at Fillmore East de Ten Years After. En même temps c’est pas pour ce que je l’ai écouté, franchement). Au cœur d’eux se niche la perle rare : Led Zeppelin II payé 2,30 €. Un record pour un classique, je dis pas chef d’œuvre, j’ai jamais eu la patience de l’écouter entier, comme aucun Led Zep d’ailleurs, sauf Physical Graffity, vous voyez à quel point j’arrive à être cohérent dans mes pensées, c’est un truc de dingue.) Guic', arrête de faire des phrases aussi longues s’il te plait, surtout pour rien dire. Tu digresses tellement que tu te retrouves à fermer des parenthèses que t’as jamais ouvertes.
 
Bref : un rayon d’occase rock indé, c’est génial pour faire des affaires, mais aussi pour réaliser une sorte d’étude sociologique. Les gens qu’on y croise sont aussi diversifiés et disparates que ceux qu’on peut croiser à un concert des Stones ou de Metallica, bref, un groupe qui a au moins 20 ans de carrière derrière. Les petits jeunes en qui essayent de prendre conscience de ce que leur parents ont raté (j’en suis : je connais mieux les groupes de ses 20 ans que ma mère. Mon père j’en parle pas, il a arrêté d’écouter de la musique pendant quasiment toutes les années 70, c'est-à-dire entre les adieux de Brel à la scène, et la sortie des Marquises. Et depuis la mort de Brassens je raconte pas.). Les vieux hippies (sur le retour, ça va sans dire, catogan blanc et vieux cuir ou daim, qui recherchent les rééditions d’albums de leurs folles années. Les bobos lecteurs des Inrocks qui viennent acheter chaque semaine la sensation de… la semaine, que ce soit indifféremment Mika ou une réédition de Pink Floyd. Mais aussi le bon père de famille qui vient faire son tour, celui qui essaye de dénicher un truc pour éduquer sa jeune fille malheureusement fan de Britney Spears, et celui qui lutte pour installer le casque de la borne d’écoute sur les oreilles de son gamin de 5ans, en lui demandant s’il aime ce qu’il entend (NOTA : vraiment vu, et c’était les White Stripes). Bon, y a aussi un panorama de jeunes de toutes castes, le petits punk qui ressortiront, indifféremment, avec les Pistols, Greenday ou Simple Plan, les goths qui ressortiront avec… je sais pas, j’ai l’impression que tant qu’il y a une tête de mort sur fond noir et que l’artiste a un nom d’origine norvégienne, ça leur convient… Bon, OK, je caricature. Quoique…
 
Bon, je ne saurais résister à vous raconter cette anecdote vécue qui me fait toujours marrer. Ca se passe au rayon livres étrangers de Gibert Joseph (Livres). Deux jeunes goths arrivent auprès de la sympathique « indicatrice de livres » (chef de rayon, peut être… je ne sais pas). Quoiqu’il en soit, la mieux des 2 (ça marche par duo, il y a la meneuse, et sa copine moche… c’est un système immonde, mais si commun…), s’adresse à l’aimable hôtesse de comptoir : « Bonjour (manquait juste le « ma brave »), je cherche Dracula, l’original. En anglais. » Plutôt que de lui faire remarquer que si elle le voulait en français, elle était 2 étages trop bas, elle lui indique la direction du rayon Horreur. Le silence suivant fut palpitant. Voire notre amie gothique avouer à reculons qu’elle en ignorait l’auteur occasionna chez moi un fou rire difficile à contenir. Oui, de la même manière que voir des punk en panoplie (crête, rangers, baggy, T- shirt Greenday, pics badges et tags au Tipp-Ex sur le sac Eastpack, non je n’ai pas fait sponsoriser mon blog, même si c’est la troisième marque que je cite en moins de deux pages.) me dire que le punk c’est un état d’esprit me fait vraiment marrer, les gothiques et leur air hautain généralement généraliser me fait marrer. Oui, pour ceux qui ne me connaissent, pas, vestimentairement, je ressemble à un fan d’Oasis tout ce qu’il y a de plus standard, désolé c’est la seule comparaison qui m’est venue à l’esprit.
 
Bref, revenons en à nos petits disques d’occase qui nous attendent dans leurs bacs. Franchement, le cas Led Zep II est un cas rare. Un BON CD en occase, on le trouvera généralement, dans le meilleur des cas, entre 5 et 10 €. C’est logique, l’occase dépend beaucoup plus de l’offre que de la demande. Et vu que quoi qu’il arrive, le mec qui revend son CD le fait à contrecoeur, enfin sauf les maniaques de la copie, mais généralement, un disque revendu pas trop à contrecoeur, c’est qu’il est mauvais, et là il y a une chance sur deux que ce soit un cadeau… Enfin bref, il faut que le disquaire le reprenne pas pour rien quand même. Donc il ne le revend pas pour rien non plus. C’est marrant le nombre de paramètres qui rentrent en compte dans le marché du disque d’occase. Je me suis fait la réflexion que si ça se peut, quand je trouve un super CD en occase, je me réjouis indirectement qu’un gars se soit fait minablement larguer par une gonzesse* qu’avait super bon goût en matière de musique, ou du moins des goûts similaires aux miens. La situation inverse est possible, mais celle-ci est celle qui me fait regretter le statut d’ « inconnus complets » qu’on ces gens dans ma sphère de connaissances.
 
Les occases recèlent de quelques paradoxes qui m’ont permis de comprendre que, même en occase, on pratique pas les tarifs qu’on veut. Tomber sur un album vendu, en promo, à 7 € (6.99 en fait… no comment), avec, à côté, le même, qui en coûte 9 en occase. Explication : c’est pas le même tirage, et ils ont pas le choix, le prix de revente dépend du tirage. Ca m’a fait un choc. Un petit.
Les occases permettent également d’estimer la qualité d’un album : un album pourri, on en trouvera plein en occase. Un pote m’a rappelé qu’il y a encore peu, si t’allais chez un disquaire d’occase et que tu trouvais pas 10 exemplaires de l’album de Maroon 5 en occase… c’est qu’ils faisaient un inventaire, sûrement. L’autre qui me vient à l’esprit, personnellement, c’est le Diorama de Silverchair. C’est là que me viens à l’esprit un bon conseil de tonton Guic’ the old : fréquentez des gens avec des goûts pourris et faites les occases, Noël vous coûtera moins cher. A l’opposé, j’ai déjà vu des albums des Beatles au boîtier pété, au livret déjà à moitié froissé, pas remasterisé, hein, le CD de 1989 au moins… à 14 €. Normal, le mec qui est assez dingue pour se débarrasser d’un album des Beatles, même Love me Do, hein, on le croise pas tous les jours. C’est d’ailleurs là que m’était venu l’idée de la théorie de la rupture sentimentalo-musicale douloureuse… Bref, j’en arrive au point fondamental de ma théorie tordue : si les chiffres de vente n’indiquent rien sur la qualité d’un album, le marketing y étant aujourd’hui pour beaucoup, le nombre d’exemplaires qu’on peut en trouver en occase donne, par contre, une bonne idée de la qualité de celui – ci. Si un disque est disponible en plus de 5 exemplaires d’occasion, dans un même rayonnage, ne l’achetez pas : c’est une merde.
 
Il y a cependant quelques exceptions notables. La mode actuelle des rééditions immitant les vinyles d’époque (ce qui est complètement con, parce que l’interet d’une pochette de vinyle, c’est sa taille, je veux diire, les petites fenètres de Physical Graffiti c’est sympa, mais en 15 cm x 15 cm ça rime vraiment à rien), les rééditions remasterisées, généralement accompagnées de CD bonus de plus ou moins inédits, font que les disques originaux version précédente se retrouve à plus bas prix, mais aussi que les collectionneurs maniaques revendent leur édition pas remasterisée… Plein de raisons pour voir des chef d’œuvres envair les bacs à soldes. Mais les prix ne défient pas toute concurrence pour autant, ce que j’ai dit sur les Beatles est valable pour les Stones ou Dylan.
 
D’autres raisons peut faire baisser le prix d’un album (je parle de la baisse du prix d’un album neuf, je parle pas d’occase, mais les occases suivent la tendance, sauf exceptions.), je cite en vrac : la mort d’un membre d’un groupe, la sortie d’un best of, voire d’un nouvel album (par exemple sur ce coup, The weirdness, qui a descendu les autres Stooges à 7 €, ce qui devrait être un maximum pour des disques aussi indispensables), et, fait observé plus récement, la sortie d’un biopic au cinéma. Bien entendu, ces conditions peuvent se recouper, on peut tout a fairt sortir un best of d’un artiste qui a fait l’objet d’un film, et ce, peu après sa mort, Johnny Cash m’en est témoin. Mais bon, cette supposition a ses limites, Control n’a pas fait baisser le prix des albums de Joy Division. Par contre, Dylan coûte moins cher depuis quelques temps (film + Noël = Best of + Promos, belle équation.)
 
Bref, je tiens à rassurer les grands leaders des maisons de disques, et vous aussi, amis réfractaires à la technologie mp3, mais vous devez être peu nombreux à rôder sur le net : il n’y a pas vraiment de crise du CD, il y a une crise de la musique… Le problème sera résolu quand vous arreterez de nous vendre la soupe populaire comme vous aimez tant le faire à l’heure actuelle. Un disque n’est pas une machine à laver : ça ne profite à personne qu’au bout de 3 ans on ne s’en serve plus, ni à l’auditeur, ni au vendeur.
 
Voilà où on en est aujourd’hui : le Rock critic n’aime pas les contacts humains, sauf dans une fosse de concert ou dans un magasin de disques (ce qui exclue les FNAC, Virgin et espaces culturels de Leclerc. En particulier celui de Vitry – sur – Seine qui est un scandale. Vraiment.)
 
 
 
* Oui, je sais, ce terme fait vraiment années 50, mais je l’utilise, c’est plus fort que moi. J’aime utiliser des mots désuets… comme désuet.
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 10:00

Je vous le promets, cet article est le dernier de cette série de faces B du Golb…C’est pas ma faute non plus si Thom, au top de sa forme, a mêlé articles de qualité et défis un peu cons à mon encontre… Le lancement de ce défi est dans les commentaires de l'article en lien... Vous verrez bien que c'est pas ma faute. Mais c’est de ma faute si je les ai tous relevés avec un plaisir non feint.

 

Nous allons nous pencher sur ce simulacre de parade nuptiale extraordinairement développé sous nos latitudes : le slow. Oui, le slow est une chose qui nous marque, pour toutes les filles que ca nous a permis d’embarquer, toutes les bières qu’on regrette d’être allé chercher pendant la série de slow juste avant de s’apercevoir que la fille pour laquelle on a été en chercher une est en train de danser enlacée dans les bras d’un bellâtre apparu de nulle part, sinon du tréfonds de vos peurs intestines. Oui cet article sera lyrique.

 
 SLOW.jpg
 

Mais je dois d’abord corriger une chose. On ne danse pas un slow. C’est pas parce qu’il y a de la musique en fond et qu’on essaye de faire semblant d’en suivre le rythme qu’on danse. La preuve : il est possible de prendre des cours de salsa, de samba, de rock… mais pas de cours de slow. En quo consiste le slow ? Prenez dans vos bras votre partenaire, et balancez vous d’un pied sur l’autre, comme les gens qui ont envie de pisser dans les dessins animés. Certes, ma comparaison n’est que peu romantique. Mais le slow est, en soi, un système de séduction tellement codifié, mécanisé, qu’il n’a rien de romantique. Madame met ses bras croisés autour de l’encolure de monsieur. Monsieur place ses mains au niveau des hanches de madame. L’éloignement et la position des mains de monsieur indiquent l’avancement de cette conquête silencieuse. Sur les hanches, puis les mains se rejoignent dans le dos, peuvent descendre, voir même se réfugier dans les poches arrière de madame en cas d’éthylisme avancé. Attention, cette action peut être suivie d’une multitude de réactions assez négatives, allant du « S’il te plait » gentil, mais péremptoire, à, directement, la claque en public. Enfin, quoi qu’il en soit, ce simulacre d’accouplement vertical et habillé permet, par plusieurs étapes, de savoir « à quoi s’en tenir » avec l’autre.

 

L’approche : « Tu danses ? » ou une main tendue, ou un rapt au milieu d’un groupe de filles. Le refus fait mal (Je garde le sac à ma copine) et fait qu’on va se la coller tranquille au bar.

 

La mise en place : la distance imposée entre les 2 corps (avant bras, abdos ou distance nulle) est une première indication de la possible animosité régnant entre nos deux protagonistes.

 

L’évolution de la situation : Les mouvements de mains, les caresses furtives, les mots doux chuchotés au creux de l’oreille… Les mains au cul les mouvements de bassin suggestifs. Chacun de vos gestes au cours de la « danse » indique quelque chose. De plus, c’est un moment privilégié : du fait que vous parlez directement dans l’oreille de votre partenaire, elle ne sent pas les délicats relents de houblon accompagnant votre discours.

 

Dernière étape, que nous appellerons « La tentative » (facultative) : elle marque de toute façon le FIN du slow. En cas d’échec, il est fort possible que les 2 se séparent, que l’un se rende au bar, que l’autre retourne voir ces copines… (Oui, c’est cliché, mais c’est vrai). En cas de réussite, les 2 ne « dansent «  plus pour une raison simple : ils se tapent complètement de la musique de son rythme ou tout ça. Ils partiront bras dessus bras dessous faire leurs cochonneries ailleurs dès la fin de la musique.

 
 
 

Slow-5.jpgMais bon, cette chronique socio- intellectuallo- jmenfoutiste n’aurait rien à faire ici, si on ne posait pas derrière la vraie question : qu’est qu’un slow du point de vue musical ? Il y a des gens qui font, musicalement, de la samba, de la house, du Rock. Mais aucun groupe qui joue du slow. Quels critères peuvent donc alors définir le slow, quelle musique peut accompagner cet instant privilégié entre deux êtres humains ?

 

Finalement pour comprendre ce phénomène (j’adore cette expression, j’ai l’impression d’être journaliste à Zone interdite), penchons nous sur ces slows qui nous ont marqué : Stairway to Heaven, Still Loving You, Nothing Else Matters, Under the Bridge, Hotel California, With or Without you, la B.O. de Bodyguard, et j’en passe !

 

Le slow, musicalement, a forcément un tempo lent. Et ce pour deux raisons. Je vous rappelle qu’un slow se pratique en déportant le poids du corps d’une jambe sur l’autre. Or si on veut suivre le tempo et qu’il est trop rapide, deux choses : ca commence à ressembler un peu trop à un pogo, et les gens portant une prothèse à la hanche ne peuvent pas danser.

 

Le slow est anglo-saxon. Enfin, le « grand slow ». Bien sur, en France, on a bien eu Pour que tu m’aimes encore (C.Dion), Que tu reviennes (P. Fiori), certains titres de Goldman… Pourquoi on ne fait pas de grand slow avec de la musique française ? Parce que le slow n’est pas fait pour qu’on se focalise sur les paroles. Ce n’est pas le but. Donc, les paroles sont soit en anglais, soit c’est pas vraiment un slow… Le second problème du slow en français, particulièrement flagrant pour Que tu reviennes dans la liste précédente, c’est qu’il fait rire. Et cela peut s’avérer gênant.


 

L’autre avantage du slow anglo-saxon en France est qu’on ne comprend pas les paroles, tout simplement. Ce qui permet de danser sur n’importe quoi. Mais romantiquement. Under the bridge  parle de l’amour d’une ville et du décès d’Hillel Slovak, leur ancien guitariste. Stairway to Heaven mob48-1186327044.jpgraconte l’histoire d’une jeune droguée allant chercher sa dose. Hotel California  décrit une église reconvertie en bordel. Hey Jude n’est pas destiné à une jeune fille, mais au fils de Lennon, Julian… Mais on se berce d’une illusion de romantisme quant à ces titres…

 

Deux slows m’ont particulièrement plu. Sauf la première fois que j’ai dansé dessus, parce que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Il y a un passage, dans I will always love you, où la musique se coupe. Totalement. Pour faire croire que c’est fini, avant de redémarrer de plus belle. Le gros problème, c’est que ça marche. Et la fille se tire, parce que bon, c’était pas la bonne, elle a accepté pour te faire plaisir. L’idéal alors est de trouver un autre couple qui vient de se séparer (aussi lamentablement que le tien) pour échanger de partenaires. (C’est comme ça, qu’à 14 ans, on découvre de façon détournée l’échangisme. Le boom de cette pratique chez les trentenaires est purement la faute de Whitney Houston). L’autre, c’est Stairway to Heaven : mondialement célèbre, ce titre s’achève dans une explosion de puissance de Robert Plant, Jimmy Page et consorts. Et là… tout s’arrête un instant sur la piste de danse : que faire ? Continuer le slow, parce que merde, j’avais 9 minutes pour serrer, je vais pas laisser passer l’occasion parce que ces cons là ont besoin de s’énerver pendant les 2 dernières…

 
 
 

Les slows (parce qu’ils vont par groupe de 3 normalement, ce qui fait en gros un quart d’heure), sont un moment privilégié pendant la soirée. Les séducteurs sont à l’affut, à la recherche, soit d’une proie au hasard (on les nomme alors crevards), soit de la fille précise qu’ils ont en tête. Ceux qui n’ont pas envie (ou ceux qui récupèrent d’un précédent pogo) ou ceux qui sont la pour se la mettre, sont au bar. Celui qui peut être le plus frustré au final, c’est celui qui s’occupe de la sono, qui ne peut pas aller danser. Ou alors quant il arrive toutes les « bonnes filles » (à ne pas confondre avec les « filles bonnes ») sont prises.

 
 
 

Enfin, d’un point de vue strictement technico-musical, le bon slow dispose d’un instant précis, limite magique, une explosion (par forcément finale mais souvent quand même) qui hérisse le poil : le chœur des enfants dans Under the Bridge, l’ « aveu », still Loving you, dans le morceau du même nom, le début des « nanana » dans Hey Jude, les solos de Hotel California et Stairway to heaven… Ce passage, a, d’un point de vue hormonal, un effet surprenant. Proche d’un délire schizo (certainement entretenu par le tournis que procure cette pratique), le mâle commence à entendre des voix lui susurrant des phrases telles que vas-y, c’est le moment ou jamais, lance toi, tes potes te regardent, motive toi… Le reste appartient à l’histoire personnelle de tout un chacun. Et se solde, soit par un bon souvenir soit par une douleur sur le côté gauche du visage. Les deux pouvant se solder par une consultation chez un médecin, mais là c’est vraiment que le cours de la soirée vous a échappé.

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 No Stairway? C'est Dingue! (Oui, je connais ce film par coeur, oui.)
 

Enfin, notons un dernier effet. Tempo lent. Arpèges de guitare le plus souvent… La conséquence est que, si l’on ajoute cela à de bons souvenirs, les premiers morceaux que tentera n’importe quel guitariste débutant (après Come as you are et Jeux interdits évidement) sont Nothing Else matters et Stairway to Heaven. Souvenez vous, Wayne’s World. Bon, y a aussi House of Rising Sun, mais on la joue de moins en moins souvent en soirée celle là.

 
 
 

Bon, sur ce, je vous abandonne. En musique. Deux vidéos. La première, pour les lovers, les vrais, les accros du slow, de l’échange de salive endiablé rythmé par le jeu de guitare de n’importe quel cheveu dégingandé. Comme, NO STAIRWAY, je vous laisse avec mon petit favori.

 
 

 

 

Cette seconde vidéo, c’est pour ceux qui dansent seuls avec leur bière au comptoir du bar, et qui en souffre. Un autre grand chevelu dégingandé pour cela. (S'il vous plait pas de commmentaires là dessus, c'est venu instinctivement )

 
 

 

 
 
 

Oui, parfois, le Rock – critic est amoureux. Ou se prend un gros râteau. Dans les deux cas… ça l’énerve. Pas assez Rock n’ Roll.

 
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 12:00

Le Rock n'est pas la musique qu'on associe directement à la France, et nous sommes tous d'accord je pense pour dire qu'en France en matière de rock, on a Rock n Folk ou rien. Se croyant digne héritier des magazines de la grande époque (Creem, Rolling Stone...) ses Rock Critic ont réussi le tour de force de réunir dans leurs écrits la majeure partie des défauts de cette presse au point d'en devenir lassant. L'autobiographie mensuelle de Patrick Eudeline pour rendre hommage à nos chers disparus, la chronique de concert du mois des Stones par Manoeuvre, le prosélytisme envers la nouvelle scène parisienne de toute la rédaction, le tir à vue jouissivement méchant de Ungemuth... Et bien sur, ne jamais ô grand jamais se remettre en cause.

Mais bon, avouons les choses... Je suis un peu pareil. J'oserais aussi avancer que sur certains points, vous aussi mes camarades blogueurs musicaux, vous pouvez aussi être un peu comme ça... Mais qu'un peu, hein, vous en faites pas!

Bref, tout ceci est la raison de cette nouvelle rubrique, vraiment occasionelle en forme de mea culpa: Le Rock – critic est un con. Dans le but de ne pas traumatiser les détracteurs du Rock et de sa critique, je jure d'être imbitable, incompréhensible, désagréable pédant et... chiant, tout simplement.




Le commun des mortels n’est pas critique Rock. La preuve : le commun des mortels écoute ce qui passe à la radio sans pester ou maudire les animateurs. Le commun des mortels écoute même RTL 2 sans broncher quand il veut écouter du rock. Le commun des mortels n’est pas plus choqué que ça qu’Europe 2 ait décidé depuis 2 mois d’offrir une programmation « Que du Rock que de la pop » alors qu’auparavant c’était le royaume de Madonna et Justin Timberlake. Le commun des mortels trouve le dernier Muse super original et passionant, a découvert et aimé Placebo avec « Sleeping with Ghosts » et continué à l’apprécier avec « Meds », considère Indochine comme le plus grand groupe de Rock français en activité (et pense que le plus grand groupe de rock français de tous les temps est Téléphone).

Bref, aux yeux du critique Rock, le commun des mortels est composé de cons. Ou plutôt d’incultes finis, mais qu’on peut remettre dans le droit chemin, à condition de savoir s’y prendre… C’est là une des premières erreurs, croire que le commun des mortels :

1/ S’interesse un tant soit peu aux musiques avec des guitares (« Mais merde, les Beatles quand même !!! –Trop vieux. J’écoute pas la même musique que mes parents moi. »)

2/Possède la même sensiblité que le passioné de Rock (« Attends, ce solo, il tue quand même !! – Ouais… C’est vrai qu’il choisit bien ses notes »)


Partant de là, le critique Rock présentera aux yeux des mortels 3 caractéristiques rhédibitoires : l’absence totale d’objectivité, une forme ressetie de pédanteie due au fait qu’il parle de choses qu’il connait mais pas forcément tous les autres gens à qui il en parle, alliées à ce qui passe pour une pédanterie forcenée qui le force à faire des phrases aussi longues et incompréhensibles que celle-ci, et, enfin, une mauvaise foi à toute épreuve.


I/ De la subjectivité comme alternative à l’impossible objectivité.

Oui, avouons le tout de suite, quand on parle de musique, et c’est encore plus vrai quand on parle de Rock, c’est même pas la peine d’envisager ne serais-ce qu’une seconde d’être objectif… Et comme on est rarement d’accord en parlant musique, cet argument sortira,… alors que, par essence, parler d’un disque c’est critiquer, et critiquer, c’est directement être subjectif puisque c’est donner son avis. Mais bon, faisons le tour des arguments pseudo objectifs qu’ont pourrait nous donner :

  • La qualité intrinsèque de l’album : vous cassez pas, c’est inévaluable, et de toutes façons, c’est rarement l’amateur de Tribal King qui sera à même de déterminer les qualités de composition

  • LE nombre de disques vendus : il va peut être être temps de faire comprendre aux gens que le nombre de ventes d’un disque (ou d’un livre pour une fois les deux marchent presque pareil) ne signifie aucunement la réussite de son créateur doublée d’un bon bouche à oreilles. Ca signifie juste un bon mattraquage, une bonne campagne marketing. Best seller n’est pas synonyme de bonnes ventes, il faut comprendre ca une bonne fois pour toutes. (Merde ! serais-je tenté d’ajouter)


Alors vu ce comportement, ce refus du phénomène de masse, le commun des mortels va considérer le Rocker comme snob, pédant, désagréable avec la masse, bref comme un con qui se croit supérieur alors qu’il est juste différent, un peu comme… un albinos mégalomane on va dire.

Bref. On en arrive à un malentendu permanent qui fait croire au commun des mortels que le rockeux se VEUT d’être « underground », alors qu’en fait il a pas le choix, vu que sa musique, en France, elle est pas vraiment « upperground ». (Je vous rappellerait au passage que Pete Doherty a quand même été obligé de se taper Kate Moss pour qu’on parle de lui en France !). Ah oui, rappelons par la même un point important: quand un groupe qu'on aime rencontre le succès, il est fréquent qu'on l'apprécie moins. Ce n'est que très rarement par volonté farouche de conserver le groupe à soi, à un ensemble de connaisseurs. C'est simplement qu'en général, de nos jours, un groupe connait un grand succès public en abaissant son niveau. C'est insulter le commun des mortels que de dire ça, mais c'est vrai: Muse, Placebo, pour ne citer que les plus marquants, ont connus le succès avec leur plus mauvais album. Seulement on avait déjà dit que l'album était mauvais AVANT que le succès ne retentisse. Alors le terme « commercial » n'est qu'une image, pas une catégorie d'albums. Enfin.

C’est par ce biais qu’on en arrive au point II/


II/ Snobisme et pédanterie comme expression extérieure d’une solitude intérieure.


Les critiques Rock sont liés par un certain nombre de choses qui ne sont pas forcément l’apanage du commun des mortels :


En premier lieu, un système de référeces que tout le monde n’a pas forcément… Amis rockeux, prenez bien conscience qu’il existe des gens, tout à fait intelligents, intégrés, voire meme parfois considérés comme cultivés, qui considèrent que les beatles n’ont été QUE des minets en costard avec une coupe au bol chantant des bluettes pour gamines en folie en 196… ?? Dans les années 60 quoi.


Puis vient un gout particulier pour les beaux mots les belles phrases. C’est sur que quand on a été formé à l’anglais par Dylan, le Français s’en ressent dans le bon sens. L’avantage, c’est qu’on verra jamais une critique Rock en langage SMS. L’inconvénient c’est que ca sonne « Pédant » pour le commun des mortels. Une seconde raison qui pourrait être avancée vient de l'origine même du style « critique Rock », aux U.S., avec des mecs comme Lester Bangs et de la version qui en a été faite en France par les Manoeuvre, Eudeline et consorts: Je pense ça, ça n'engage que moi (la preuve, dans ma critique, je ne parle que de moi) et de toutes façons j'ai raison alors ...). C'est vrai que c'est sidérant de mauvaise foi. Oui. D'ou le dernier point du jour:


III/ Mauvaise foi au nom du bon gout.


Ca peut ête franchement énervant, mais la mauvaise foi fait partie intégrante de cet exercice qu'est la critique Rock. Un critique Rock ne peut pas être oris en défaut (son snobisme et sa culture, du moins celle qu'il montre, qu'il l'ait vraiment ou fasse croire qu'il l'a, sont là pour lui éviter ces désagréments). La mauvaise foi atteint des sommets si l'on attaque le Rockeux sur son groupe préféré. On en a tous un ne niez pas. Les Stones pour Manoeuvre (flagrant), Lou Reed pour Bangs... lui-même pour Eudeline. Et même dans notre petit monde de la blogosphère rock, je vois, en vrac, les Who pour Chtif, Bowie pour Thom, Nick Cave pour G.T., Franz Ferdinand pour Alex... et bien évidement les Pumpkins pour moi, j'ai été jusqu'à défendre Zeitgeist un peu partout. Ces groupes ou artistes seront défendus par leur plus fervent admirateur bec et ongles, quoi qu'ils fassent, même pour une reformation perdue d'avance, un album mercatile ou que sais je encore. Passé ce cas extrème, le simple fait d'avoir raison même quant on a tort est, rappelons le, la raison de parler du Rock Critic.


Oui, je confirme, le Rock Critic est un con. Mais il le vit très bien.

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