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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 16:03
Bon, soyons honnêtes : Cet article n'est qu'un immonde copier coller d'un article que j'ai rédigé il y a de cela 6 mois, pour le tout mignon journal des élèves de ma chère école. Ceci explique qu'une image sur 2 soit en Noir et Blanc.
 Considérant cet article comme sympa, et me permettant de poster un billet interessant à peu de frais, c'est sans honte aucune que je vais évoquer avec vous ce sujet qui me passionne autant qu'il me fait marrer : la mort de Paul McCartney... et son remplacement par un sosie.



Nous sommes le 9 Novembre 1966. Paul McCartney, le célèbre bassiste des Beatles, le plus grand groupe du monde, se promène dans son Austin mini, et prend en stop une contractuelle du nom de Rita. Dans la voiture, une altercation se déclenche, et c’est l’accident. Paul est défiguré, et, surtout, tué. Mais on ne sait pas ce qu’il advint de la contractuelle. Les Beatles restants ne veulent pas abandonner pour autant leur carrière. Ils décident donc de remplacer Paul. Par qui ? Par un canadien, vainqueur d’un concours de sosies de McCa, ancien policier, William Campbell.
 
 

Ca vous parait ridicule comme histoire, non ? C’est pourtant la vérité. Et comme les Fab Four ont toujours eu beaucoup de respect pour leurs fans, ils ont parsemé leurs albums d’indices pour nous le faire comprendre… Vous allez voir.

 
            Sergeant Peppers Lonely Heart’s club band:

 

La pochette de cet album est censée représenter l’enterrement des “vieux “ Beatles, des Fab Four. Mais est ce sur ? Pourquoi ne serait-ce pas plutôt celui de Paul ??? La preuve en image :

 

 

D’une part, remarquez que parmi les quatre « actuels », ceux du milieu, seul Paul est pleine face, contrairement aux trois autres, pris selon un angle. Il s’agit en fait d’une effigie cartonnée de Paul qui fut utilisée pour la séance photo, de la même manière que pour tous les autres personnages derrière eux. De plus, Paul est le seul à porter un instrument de musique de couleur noire (english horn) qui est de plus le seul instrument parmi les 4 qui ne figure pas dans une fanfare, i.e. un groupe qui marche…Et par la même le seul instrument parmi ceux de la pochette dont personne ne joue dans l'album. Par contre, le cor posé au sol... on en entend bien dans l'album.

 

Sur la gauche, les Fab Four jeunes, qui regardent le sol, la tombe fraîchement creusée, et parmi lesquels on voit Paul consoler Ringo…

 

La jeune fille placée sur la droite, sur les genous d’une grand mere aux gants tachés de sang…porte sur ses genous à elle une reproduction de l’austin blanche dans la quelle Pauil a trouvé la mort… Austin dont l’intérieur est rouge sang !!! (Mais il faut un sacré bon zoom c'est un truc que perso j'ai cru sur parole tout betement)

 

Mais il nous reste les indices les plus surprenants…. Prenez les fleurs situées sous les lettres « TLE »… ne font elles pas penser à une basse, positionné comme la tiendrait un gaucher ?? (oui, pour les réfractaires à toute musique de qualité, Paul était bassiste, et gaucher. D’où la preuve.) Attention, zoomons sur celle-ci :


 

On remarque la présence sur cette basse florale de tiges de fleurs représentant finalement assez bien les cordes de celle-ci… or il n’y en a que trois au lieu de quatre pour une basse standard, comme il n’y a plus que 3 beatles au lieu de 4 dans le plus grand groupe du monde… de plus, si on tourne un peu celle-ci, genre ¼ de tour vers la gauche, on remarque qu’elle forme un  « P »… Plus troublant encore, regardez la version de droite… N’y lit-on pas explicitement « PAUL ? »… Belle question… la réponse est certainement sous vos pieds…

 

Enfin, regardez avec moi, mes amis, Paul se faire bénir avant de partir dans l’au-delà… Et ce sera pas la dernière fois, on revoit ce signe plus d’une fois sur les pochettes suivantes… démonstration !

 
 
 
 

 

Allez un dernier sur cet album… le tambour : si l’on place un miroir, vertical, au centre du tambour, voici ce qu’on peut lire…. Traduction : « I ONEI X HE<>DIE »

 

 

Outre une faute d’accord que tous les titulaires du TOEIC auront repérée I ONE I X…!!!... « One, and one, and one is three » chanteront- ils plus tard…. X? L’inconnu(e) par excellence, le chaînon manquant, que sais-je???  Et qui est désigné directement, à votre avis, par la fleche entre le « he » et le « die » ??? Paul, évidement… Notons également que 1 ONE/ IX peut également désigner le 11/9 soit 9 Novembre, jour de l’accident…

 
 
 
            Abbey Road :

 

Un autre album fourmillant d’indices…. Attention pochette (un peu tronquée) :

 

Soyons clair dès le départ, Abbey Road ne représente pas les Beatles dans une gentille promenade devant leur studio d’enregistrement… C’est un procession funèbre, c’est l’enterrement de Paul, une fois encore.

 

En tête du cortège, John, en blanc, est le prêtre, derrière, Ringo, l’employé des pompes funèbres, puis Paul…le mort, et enfin George, en jean, le fossoyeur.

Dans le cortège lui-même les indices sont légion… Paul est pieds nus, et ses yeux sont fermés (bon ca se voit pas trop sur cette photo) traditions d’un enterrement européen (oui, ailleurs on enterre parfois les gens avec leurs chaussures..). Paul est à « contre marche » des autres. C’est le seul dont le pied droit est en avant (ce qui le sépare des 3 autres). Et il tient sa cigarette dans la main droite. Or Paul est gaucher. Il a donc passé l’arme à droite oserais je dire. Bref, il n’est plus en « rythme » avec les autres Beatles, ni avec le monde…

 

Détail un peu plus troublant : Au second plan, à droite, une coccinelle (beetle…) immatriculée « LMW 28 IF »

 
 

Or, au moment de la sortie de Abbey Road, Paul aurait eu 28 ans SI il avait toujours été vivant. N’est ce pas troublant. Certains disent aussi que « LMW » signifie « Linda McCartney Weeps » Mais passons.

 

On pourrait également étudier d’autres pochettes, qui elles aussi fourmillent d’indices, mais bon… Passons rapidement aux chansons, qui, comme tout le monde sait, doivent s’écouter à l’envers…

 

A la fin de Strawberry Fields forever, on entend, si l’on monte le son a fond, au milieu de la cacophonie qui achève ce morceau, John dire « I buried Paul »

Sur Revolution 9, l’immonde collage de bruits qui clot presque le double blanc, la voix qui repete « number 9 «  en boucle, si elle est passée à l’envers, sonne comme « Turn me on, dead man. » Notez qu’il y a 9 lettres dans McCartney.

Enfin, sur le meme album, entre « I’m so tired » et « Blackbird » (remarquez les titres ), on a un autre son bizarre… s’il est passé à l’envers, on entend distinctement John hurler « Paul is a dead man now, miss him, miss him, miss him !! »

 

Si vous ne me croyez pas sur parole je me ferais un plaisir de vous envoyer les mp3 à l’endroit et à l’envers pour que vous verifiiez par vous-même…

 

Ensuite, je vous laisse le plaisir de trouver toutes les references qu’on peut voir dans les chansons, si on les passe à l’endroit… Je vous orienterait juste vers « A day in the life », « Come together » ou « I am the walrus »… amusez vous bien.

 

Voilà, il était nécessaire de rétablir la vérité après 40 ans de mensonge. Mais si vous vous posez toujours des question, allez faire un tour chez votre meilleur disquaire et cherchez l’album de McCa (enfin, William) en live intitulé « Paul is Live ». C’est un retour à Abbey Road. Et regardez l’immatriculation de la coccinelle blanche au second plan…

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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 14:40
1972, année Glam.
 

J’ai eu beau chercher, pour moi l’album de 1972 ne pouvait être que Ziggy Stardust. Enfin, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders of Mars » pour être complet. Encore un disque que j’ai acheté “parce que c’est une référence”. Et surtout celui que j’écoute en m’endormant depuis 2 semaines. Honnêtement, je vous le conseille. Ca fait 2 jours que je suis rentré pour les vacances et qu’à la place je m’endors sur le premier album des Doors (généralement sur « The End ») et c’est marrant je dors moins bien.

 

En 1972, ca devait être assez déprimant d’aimer le rock… En moins de 2 ans, ont disparus les Beatles, Hendrix, Joplin, Morrison…En 72 sont sortis, à part Ziggy Stardust…euh… Exile on Main Street, et c’est le seul que je vois.

 

Dans la lignée des Tommy et autres, Bowie, qui a déjà 3 albums couronnées d’un certain succès à son actif(dont Hunky Dory, qui a une certaine classe malgré une pochette moche) décide de se lancer dans un « Opéra Rock Glam » si j’ose dire, en laissant la place à ce double qui le poursuivra un bout de temps, Ziggy Stardust, messie alien venu sauver la Terre d’une destruction imminente de cause mystérieuse mais de date précise (dans 5 ans).

 

L’histoire est assez tordue à comprendre. Du moins pour moi. En gros la Terre a encore 5 ans avant la destruction totale et un alien débarque histoire de la sauver (il débarque après avoir pris contact via radio avec un jeune terrien…) en apprenant l’amour à ces gens et ce par le biais du Rock n’ Roll. Il devient tant bien que mal une rock star, d’ailleurs vers la fin, on a une chanson « c’est dur d’être une star », au passage il apprend aux jeunes hommes à accepter leur féminité (Lady Stardust)… Puis c’est la chute. Bref, si l’histoire est complètement bidon, les morceaux sont magnifiques et c’est ce qui fait que cet album se tient, enfin assez pour se le passer en boucle un mois ou deux, avant de faire une pause. De deux jours. (Un peu comme pour Tommy, mais la comparaison s’arrêtera là, rassurez vous)

L'album contient certains titres extraordinaires que tout le monde connait... Starman, Ziggy Stardust... Et d'autres qui me sont plus chers à moi tels que Rock n' Roll Suicide ou Moonage Daydream... Moins péchus mais magnifiques, et au final, c'est bizarre, il y a une certaine joie dans ces morceaux qui parlent pourtant de fin du monde et d'échec...Mais bon, faut se faire une raison.

 

En plus, Bowie a trouvé le moyen de lancer quelques trucs marquants, pour l’époque. Il a pas lancé, certes, mais il a grandement aidé le Glam Rock à se développer, avec ses travestissements, sa provocation semi sexuelle, l’ambiguité sexuelle comme étendard et la musique rock comme hymne… Et par la même, il a lancé une sorte de tradition du personnage fictif derrière lequel se dissimuler, truc qui sera repris par Marilyn Manson à tort et à travers, c’est le premier qui me vient à l’esprit mais je suis sur qu’il doit y en avoir d’autres, si vous en voyez dites le moi…

 

Ensuite, Ziggy c’est aussi un sacré coup marketing, avec son photographe attitré Mick Rock qui fait partie intégrante du mythe et à qui on doit des clichés mythiques comme celui qui accompagne cet article. De la pub à tort et a travers, de la pose (au service d’une bonne musique, donc justifiée), un chanteur sexy et charismatique…

 
"You're not alone !! Give me your hand..."
(Photo Mick Rock, tiens la voilà!)

Enfin, Ziggy c’est surtout un concert mythique et des fans en pleurs, en 1973, pour le dernier concert des Spiders from Mars. Avant que Bowie puisse continuer sous son nom à lui. Mais sans qu’on oublie jamais que Ziggy était là. Pour nous sauver de deux ans de Rock n’ Roll Suicide.

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 13:58
Le retour de la playlist du mois, finalement vu comme c'est parti il risque d'y en avoir une tous les 5 mois c'est un scandale... Enfin bref les dix morceaux qui ont plus ou moins bouclé dans mon Ipod ces derniers temps sont les suivants. Merci à ceux qui me les ont passés, ou fait découvrir.


Marquee Moon - Television - Marquee Moon
Jessica - As de Trefle - Merci, Bonsoir !
Tracy Jacks - Blur - Parklife
Pug - Smashing Pumpkins - Adore
(Don't fear) the Reaper - Blue Oyster Cult -Un best of quelconque
Rock n' Roll Suicide - David Bowie - Ziggy Stardust
Gloria - Patti Smith - Horses
Tes Vanités - Eiffel - Tandoori
Silas Stingy - The Who - The Who Sell out
Take it as it comes - The Doors - The Doors

Voilà, on se retrouve dans 5 mois, c'est ca?
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Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 14:07

Un article en speed sur cet album que j’ai récemment réécouté et qui vient de voler la place de l’année 1994, originellement prévue pour le « Definitely Maybe »  d’Oasis. Désolé les gars, vous n’apparaîtrez finalement pas dans cette série d’articles….

 1994, année migratoire.


En 1994, Kurt Cobain meurt et le Grunge avec lui. La prochaine séance de commerce musicale aura lieu in the UK avec la britpop. En attendant, aux US, il faut une nouvelle idole pour faire crier et pleurer les gamines...


C’est bien simple cet album, unique album du fils de Tim Buckley est extraordinaire. La voix de Jeff Buckley, même s’il est facile de la comparer à celle des accros du falsetto, les Thom Yorke, les Matt Bellamy est unique. Et elle supporte à elle seule l’album entier.

C’est bien simple, Jeff Buckley était double. Sa voix est aigue mais pourtant, au fond, elle est rauque. Comme un chanteur d’opéra qui aurait abusé du bourbon et des clopes (comme un bluesman quoi). Les ¾ du disque sont larmoyants à souhait, mais « Eternal Life »  reflète son côté hargneux et colérique (tout comme la reprise de « Kick out the jams » du MC5  qui est présente sur certain live … Et enfin, le Jeff Buckley qu’on s’imagine en écoutant est une sorte de Rimbaud moderne, un gamin romantique et dépressif… Une vidéo live suffit pour comprendre que ce mec est une grosse bête de scène suant sang et eau au service des ses chansons, qui, elles, sont supra sentimentales.



Grace
sorti en 1994 reste son seul album publié de son vivant (et on en est à 6 disques sortis depuis sa mort, hors rééditions. Je pense qu’il tient le record)

Galette des rois chez les Buckley?

 

    Personnellement, il n’y a qu’un titre que je n’aime pas sur cet album… Buckley a une voix magnifique, les accompagnements (pas mal de cordes) sont super… La complainte sentimentale sur le passage à l’age adulte qu’est « Lover you should’ve come over » est un hymne, les changements de rythmes sur « Last Goodbye » sont splendides…
    Et les 2 tubes que sont « Grace » (encore une chanson de lover) et la reprise du « Halleluya » de Leonard Cohen,chanson qui n’a qu’un défaut, indépendant de toute volonté : elle a perdu toute intégrité en apparaissant dans la B.O. de Shrek. Ce qui en a fait : « La chanson qu’il y a dans Shrek ». Enfin, Iggy Pop est bien de nos jours «  le mec de la pub SFR » …
    Après, OK, d'autre chef d'oeuvres comme Lilac Wine ou So Real  sont surtout là pour démonstration vocale  et passent un peu innapercus dans la masse mais bon... l'album s'écoute d'une traite.

En bref un album à conseiller à quiconque à un cœur et des larmes à faire sortir. Ou simplement aux amateurs de belles voix.

Sans oublier que Buckley fit la carrière d’une rock star idéale : percée, album, succès, tournée, mort. Comme papa (Tim Buckley, mort à … 27 ans. Encore un). On reverra ça dans « La mort en Rock vol.2 ou : Comment nager dans le Mississipi sans ses Doc Martens pour les nuls)

 
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 09:03
Bon Scott (9 Juillet 1946 – 19 Février 1980) – AC / DC – Chanteur
 
Bon Scott est né en Ecosse, d’où il a déménnagé encore tout jeune, direction l’Australie, alors qu’il a 6 ans. Il veut s’engager dans l’armée australienne qui le réforme for being deemed as socially maladjusted.(Ca rend vachement mieux si on le laisse en Australien dans le texte je trouve.)
 
Il rejoint d’abord les Spektors en tant que batteur. Et parfois, il chante. Il monte ensuite les Valentines, et là, il chante. Le groupe aura de petits succès à l’échelle australienne avec Juliette et Everyday I have to cry ( que je n'ai personnellement pas eu l'occasion d'écouter...), mais se séparera après qu’il soit devenu (attention record) le premier rocker australien arrêté pour possession de marijuana). Il rejoint alors le groupe Fraternity avec lequel il tourne, jusqu’en Europe en 1971 ou il verra sur scène son futur successeur au sein d’AC/DC, Brian Johnson, qui lui laissera une sacrée bonne impression.
 
Il rejoint AC/DC en 1974, remplaçant leur ancien chanteur, Angus et Malcolm Young étant les jeunes frères d’un de ses potes. Ce sera lui qui fera prendre au groupe leur orientation Hard Rock, le groupe étant au départ un groupe de Glam Rock (eh oui, Ziggy Stardust, c’était seulement 2 ans plus tôt). Avec eux, il sortira de nombreux morceaux courronés de succès à l’échelle australienne (T.N.T…) et international (Highway to Hell, évidement)
 
Toutes les bonnes choses ont une fin
 
C’est à Londres, dans le quartier de Camden, et après une bonne nuit de cuite, que des potes de Bon Scott le laissent dans une voiture, dans le but avoué qu’il cuve un petit peu (en anglais : « to sleep it off », je viens de l’apprendre, je vais la retenir). Bref, il est retrouvé mort au petit matin, à 33 ans. Nous sommes le 19 Février 1980, Highway to Hell  est sorti il y a environ 7 mois. L’avis de décès indique, après autopsie, que la raison de sa mort est : « Acute alcohol poisonning ». La conclusion de l’enquète menée suite à sa mort est « Death by misadventure »
 
 
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 09:00
1980, année noire.
 
Tous les groupes pétroliers vous le diront. La fin des années Thatcher et le début des années Reagan, c’est pas trop la fête… La fin du pétrole du moins c’est ce qu’on croit, la fin du punk, et là c’est le contraire qu’on essaye de nous faire croire, l’arrivée de la New Wave qui bientôt sera aussi très Cold, comme la dinde de Lennon et comme bientôt Lennon lui-même, bref, à part L’Empire contre-attaque c’est pas l’année de rêve. Et aussi la naissance de ma sœur mais on s’en fout en fait.
Le petit sursaut d’orgueil Rock n’roll de cette année là viendra de l’album Back in Black d’AC/DC. On aura tout dit sur « essdess », et en particulier sur leur formidable capacité à refaire la même chose d’un album à l’autre, mais bon, on leur doit plusieurs choses :
 
 
-         le fait d’avoir développé le Hard Rock n’Roll, en ayant l’instrumentation lourde du rock lourd, les solos interminables de celui-ci mais avec la conduite, la dégaine, et l’esprit de fun du Rock n’ roll des débuts (Il suffit de voir Angus Young reprendre à son compte le Chuck’s Duck pour comprendre)
-         le fait d’avoir offert au monde quelques uns des plus grand hymnes rock qui soient (Highway to Hell, Whole Lotta Rosie et Hard as a Rock sont quand même imparables, on pourra dire ce qu’on veut)
-         le fait d’avoir montré qu’il existe une scène Rock en Australie, et d’avoir ainsi pu ouvrir la voie à … euh… Silverchair ?
 
Bref, on va dire qu’en 1980, de toutes façons, il n’y avait pas grand-chose de passionnant à se mettre dans les oreilles, alors, par défaut, on peut choisir ce qui est tout simplement le meilleur album d’AC/DC. Le groupe a rencontré le succès international avec Highway to Hell, son album précédent, et aussi le deuil avec le mort de son chanteur, Bon Scott (cf. Rubrique La Mort en Rock, n°1).
 
D’où le nom de l’album : Back in Black. Back parce que c’est le retour, avec une nouvelle formation (Brian Johnson, repéré par Bon Scott himself qui l’a décrit comme « le chanteur de rock le plus pénétré depuis Little Richard ») et in Black parce que bon… on est un peu en deuil non ?
 
AC DC, pret à mettre le feu?
 
L’album a souvent été décrit comme un concept – album sur la mort (Hell’s Bells, Back in black…) et l’hédonisme, du moins c’est ce que je crois avoir compris dans ce que j’ai lu sur Wikipédia…L’album a en fait été commencé du vivant de Bon Scott et certains titres déjà écrits à sa mort ont été conservés. D’autres ont été écrits après son décès.
Ainsi, même si l’ensemble de l’album fait corps musicalement, on peut distinguer, niveau paroles, 2 types de chanson : celles sur la mort (et plus particulièrement sur celle de Bon Scott) (Hell’s Bells, Back in Black et… Have a Drink on Me) et celles ou AC/DC continue à nous conter son goût pour la fête, la drogue et surtout les femmes (You shook me…, ou Givin’ the dog a bone, ou je suppose que vous voyez l’image.) Le tout se réunit pour le final bluesy et hymnesque Rock n’Roll ain’t Noise Pollution : « Rock n’Roll ain’t noise pollution, Rock n’roll ain’t gonna die ».
 
 
 
Sur dix titres dans cet album, 5 sortiront sous forme de single, 5 deviendront des tubes, voir mieux, des classiques : Back in Black, Hell’s Bells, You shook me all night long, Shoot to thrill…Ne serait-ce qu’un détail : depuis cet album, il est impossible de mettre un son de cloche d’église dans un morceau sans qu’on envisage un plagiat de Hell’s Bells. (Seul Daft Punk a osé le faire. Mais selon eux, c’est un « hommage ».)On pourrait allonger la liste jusqu’à ce qu’elle épouse la playlist de l’album… Ce n’est pas le but. Bref, quand on écoute l’album, on comprend très vite que le mot important dans le titre, c’est BACK. « OK, on est tristes, on a perdu notre chanteur, mais on en a trouvé un autre qui gère, et maintenant… On est de retour, et il va falloir faire avec. On est pas près de vous lâcher, et en voici la preuve. »
 
 
 
 
 
Tout est là, encore une fois. Les riffs sont mythiques (Celui de « Back in Black » sera le premier truc qu’apprendra à jouer le jeune Kurt Cobain. Maintenant, le premier truc qu’on apprend à jouer, généralement, c’est « Come as you are »…), les solos ravageurs, mais bon, il n’y a pas qu’Angus Young dans le groupe… Brian Johnson se pose en successeur idéal de Bon Scott, voix nasillarde, hurlements rageurs…Le plaisir de jouer est intact et c’est ce qui les fait tenir…Comme au bon vieux temps du Rock n’roll.
 
Back in black est, avec Highway to hell, la pierre angulaire qui a apporté le succès à AC/DC. (Et pour moi, à l’heure ctuelle, leur meilleur album, pour la simple raison que c’est le seul que j’arrive à écouter d’une traite sans m’ennuyer une seule seconde). A force de faire la même chose, le groupe s’essoufflera très vite, mais s’il y a une chose qu’il prouvera et qu’il se plait encore à prouver, c’est qu’il a toujours été capable de sortir des morceaux foncièrement rock qui balayent tout sur leur passage et qui rallient les foules : For those about to rock (We salute you), Hard as a Rock ou encore Thunderstruck. S’il existe un seul group qui est fait pour remplir les stades, c’est bien AC/DC.
 
 En 1980, on aurait aussi pu acheter:
 
- Double Fantasy  de John Lennon et Yoko Ono...
- Sandinista des Clash
- Seventeen seconds de Cure
-... ou Guerre et Pets de Jacques Dutronc
 
Mais à part ca, j'ai beau y réflechir...
 
 
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 13:58
1967, année charnière.
 
Tout le monde vous le dira. Année charnière, année psyché. Le LSD arrive dans les verres et les buvards et vous fait réaliser que finalement, l’alliance du vert et du violet dans une même image c’est pas si dégueu que ca. Ouais, bof. A l’époque peut être. Peut être quand c’est dans l’association entre un pantalon pattes d’eph’ (oui, déjà à l’époque) et une chemise avec de grandes franges le long des manches, ouverte sur un torse glabre (On voit à peup rès à qui je pense, j'espère, si des mecs qui portaient ET les rouflaquettes ET les cheveux longs...)
 
Bref, tout le monde y va de son petit album haut en couleurs, il suffit de regarder la pochette. Il y a ceux qui sont là depuis un petit temps (les Stones, les Beatles, qui négocieront le virage du costard ou du cuir vers les franges avec plus ou moins d’aisance, et surtout de crédibilité), et ceux qui viendront seulement faire un tour (13th Floor Elevator, Love). Et bien sur ceux qui en profiteront pour vraiment se lancer, parce que bon, il doit leur rester 3 ou 4 ans avant la chute : Hendrix, Janis Joplin, les Doors.
D’un autre coté quelques uns ont décidé en cette année là que la mode c’est le pop art. Les Who, avec leur album – concept-pop-art-radio-rock…tout ça « The Who sell out ». Par exemple.
 
Mais de l’autre coté de l’Atlantique, un ver s’agite dans la Grosse Pomme. Un ver avec des lunettes de soleil, un peu intoxiqué, qui s’appelle Lou Reed, et qui décide de s’accoquiner avec le Pape du Pop Art, Andy Warhol himself. Ajoutez à ca l’irruption de la chanteuse la plus déprimante de tous les temps, Nico, et c’est bon.
 
 
 
Y en a à qui ca fait plaisir d'être pris en photo...
 
 
 
 
Le premier album du « Velvet Underground », qui sort en Mars 1967 (donc avant le « Summer of Love »), est produit par Andy Warhol himself, et pourtant, c’est loin d’être de la soupe (Campbell, désolé j’ai pas pu m’empêcher).  
La pochette représente une banane, jaune, mure, associée à la mention « Peel Slowly and see ». Ainsi que la signature du patron en 4*3 : Andy Warhol. On devine déjà le caractère de ce qui nous attend, ne serait-ce que par le nom du groupe (« velours souterrain »… a chacun d’imaginer ce qu’il veut). L’intérieur (du moins du CD, j’ai pas les moyens de lire des vinyles et ca me désole) révèle la même banane, pelée, mais rose. Là encore, grande classe, et, surtout, 100% premier degré, évidement. Pochette créée, évidement, par le grand maître de la Factory.
 
 
 
Le principe de l’album est simple, il suffit d’écouter les six premiers titres pour le comprendre, mais il ne faut pas atteindre le 7ème sous peine d’être contredit. Une chanson « pop » (et généralement c’est Nico qui s’y colle. Enfin, non, en fait elle chante sur 3 morceaux parmi les 11, mais que des morceaux de ce type.), une chanson un peu plus expérimentale, aux sons torturés, triturés à l’extrême, et parfois à la limite du supportable (European Son, le morceau de clôture).

 
 
 
 
 
 
 
 
 

C’est comme ca qu’on se retrouve avec, sur le même album, des morceaux de « pop lumineuse » comme diraient certains, des morceaux comme le Sunday Morning qui fait rêver Areva, un petit morceau tout mignon, le magnifique Femme Fatale superbement chanté par Nico (et repris en français par je sais plus qui, je crains que ce ne soit Sheila ou Sylvie Vartan), ou le plus basique, plus rock  Run Run Run …
Et côté morceaux pairs, les instrumentations sont plus tordues, Reed et Cale font dans le semi expérimental… Ambiances indiennes sur Venus in furs, impatience, attente du shoot que l’on perçoit clairement dans Waiting for the man
 
 
 
 
 
 
 
 

Mais pour moi le morceau le plus extraordinaire, le plus planant de l’album reste le 7eme : Heroine. Pour moi ce seul morceau justifie à lui seul d’avoir cet album. La démocratie du shoot : un morceau écrit par la drogue, pour la drogue et avec la drogue…Et, surtout, un morceau concept. Il aurait été écrit par les Who qu’on l’aurait qualifié de mini opéra. Un shoot en direct live. La batterie pour le pouls, la basse pour la tension, la guitare pour les illusions, tout s’accélère…puis la descente. Lou Reed qui nous a raconté cette expérience, qui revient à la réalité et se voit bien obligé d’admettre sa dépendance…« Heroin… it’s my wife. And it’s my life »
 
Cet album, je l’ai acheté parce que je voulais découvrir ce groupe dont je connaissais le nom, mais que le nom (il en sera de même pour les Who, Love, les Doors et bien d’autres dans ma vie.). Je me rappelle l’avoir acheté au Virgin de Bercy 2, pour 9,99€, en fin de Terminale, je crois. Aujourd’hui je dois l’écouter encore une fois tous les 2 mois… parce que je le connais par cœur. Quand ca va mal, je me fais ma piquouze virtuelle avec Lou Reed et puis ca va mieux. C’est pas plus compliqué que ca.
 
Je laisserais le mot de la fin à Brian Eno de T-Rex : « Quand cet album est sorti, il n’y a du y avoir que mille personnes pour l’acheter. En tout cas, elles ont toutes cherché à monter un groupe derrière. »
 
 
 
 
En 1967, on aurait aussi pu acheter:
 
- Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band des Beatles
- Their Satanic Majesties Request des Roling Stone (mais moins, déjà)
- The Who sell out des Who
- Surrealistic Pillow de Jefferson Airplaine
- Forever Changes de Love
- The Doors des Doors
- Are you experienced ? de Jimi Hendrix
- The Piper at the Gates of Dawn, premier album de Pink Floyd
- ou... à Santiago de Jean Ferrat.
 
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 13:17

Ca y est j'ai trouvé comment effectuer mon choix. Ce sera la rubrique "une année, un artiste, un album". Bref, un album par artiste, et un album par annnée. Pas 2 du meme auteur, ni deux sortis la meme année. J'ai maintenant une dizaine de chroniques ainsi prévues dans un superbe tableau, qui ne demandent qu'à être rédigées ou publiées.

Mes choix pourraient donc paraitre un peu bizarre, à privilégier Le Velvet and Nico à Sgt Pepper, ou L.A. Woman des Doors à Who's Next. Mais bon, comme ca je n'évoque ces groupes qu'une fois et je saoule pas tout le monde avec les Beatles les Who ou les Pixies. Meme si je vois mal comment on peut se lasser de ces groupes. 

 

 


 Comment ca marche? Et bien c'est TRES simple...
(Michel Chevalet, in "Les extraterrestres? Eh ben qu'ils viennent, j'm'en fous!")

Par contre, si parfois il y a des choix un peu feinteur, je m'engage à ne pas utiliser un mauvais album juste pour parler du groupe qui l'a fait en me libérant une année "utile" et en en bloquant une à option "rien de bon". Par exemple, si je vous parle de Led Zep, je vais pas utiliser "In through the outdoor" pour bloquer un 1979 miséreux en me libérant une période 1969 - 1975 beaucoup plus faste.

Voilà, j'espère donc que ca va vous plaire... Moi, de mon coté j'ai encore du pain sur la planche.

 

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 19:32
Mes amis aujourd'hui etait un grand jour.
Plantons le décor: soutenance de mon stage à 13h30, et il est 9h quand je réalise qu'un de mes résultats les plus classes (8 points corrects sur 8...) est issu d'un calage avec un grosse faute de calcul. Enfin c'est mon maitre de stage qui s'en rend compte, d'où drame. Et on découvre d'autres fautes derrière... Bref je me suis fait pourrir toute la matinée. Pas de pause clope. Je bouffe en 15 min, queue a la cantine comprise....
Enfin bon, soutenance. et ca va mais sans les félicitations. Je bosse, corrige mes heures, et rentre. Dépité.


Mais une fois mes écouteurs enfoncés... j'ai compris. Je connais pas les flics de NYC mais je voulais les pourrir avec les Strokes. Je voulais jouer au flipper, casser des miroirs... Parler aux bulldogs... Tchatcher avec Lucifer...Et j'ai meme relevé les yeux pour sourire, quand pete townsend m'as hurlé que j'étais forgiven ....

Et c'est là que j'ai compris pourquoi j'aime cette musique. le Rian à Foutre. Ton boulot est pourri, ta copine t'as largué, t'en as marre, et ben rien à foutre. Alors que tout est important, ils essayent de te convaincre que rien ne compte, sinon le bruit. Et ca marche, un instant. Enfin, c'est un peu Dazed and confused, assez Hard to Explain
Rien à foutre du talent? Non. Le talent du rien à foutre. Merci, vous m'avez sauvé la journée.
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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 18:23
Pour pouvoir arreter enfin de parler à la troisième personne, je vais vous parler d'un album que je connais bien, un album que j'ai vu sortir. Oui, finis les "ca a fait l'effet d'une bombe" les "ca a changé la face du rock et du monde", toutes ces tournures de prof d'histoire (ou de Philppe Manoeuvre, c'est selon). Assez. Parlons de MA génération.

Ouais, bon... mais de qui. Quel album a franchement apporté quelque chose depuis 2000 (oui, avant j'écoutais plutot des trucs... des trucs quoi.) Bon, ca, ca veut dire exit:
  • les Smashing Pumpkins
  • Nirvana (et encore, avec le recul je trouve qu'on a fait un peu trop de bruit sur eux... non, arretez, arretez avec les pierres, non!! Non, pas les cheveux non plus!!)
  • Placebo (et encore, déjà ils avaient pas fait du trop trop neuf, et après 2000... j'prefere pas en parler je vais m'ennerver.)
  • d'autres qui me viennent pas tout de suite à l'esprit.

        Bon, ok, il y a Radiohead...mais j'en ai déjà parlé... Bon, à la rigueur, dans les trucs plus ou moins récents qui m'ont marqué, il y a les Libertines. Ils avaient le mérite d'etre des bonnes rockstars bien défoncées comme on les aime... Ils ont fait des albums super classes (meme si au final le style est pas trop novateur... bon, ok, exit les White Stripes aussi.)... Et puis ils ont le mérite de pas avoir passé le cap du 2eme album ("le cap du deuxième album" comme disent les magazines... avant "l'exercicie difficile du troisième album" puis quoi d'autre encore...), contrairement à Muse...

        Ah, oui, Muse. Tiens, pourquoi pas parler de Origin of Symmetry? Il est super cet album, plein de bonnes idées, je l'écoute encore avec un certain plaisir... Oui, mais... il y a eu Absolution. Pourquoi ils ont connu un succès mondial avec leur album le plus pourri, merde? Si ca avait été un echec ils auraient peut etre pensé à redresser la barre, et alors... et si...
   
        En tous cas ils auraient pas sorti un truc comme leur dernier album... 3 chansons à vraiment sauver sur 11... Je dis non. Entre la plage 3 avec ses guitares qu'on dirait µPrince qui a piqué une guitare préparé pour que Billy Corgan joue Everlasting Gaze, la 4 une sorte de Dépèche Mode (et mauvais en plus!!) de seconde zone, la ballade standard et sans inventivité ("Soldier's Poem", alors que System dont Matt Bellamy est fan a sorti un "Soldierside" du meme accabit il y a 2 ans...), le ridicule invicinble (quand ca part dans tous les sens sans distorsion, les magazines de Rock disent "onirique", c'est comme les petites annonces, faut déchiffrer), et Hoodoo avec l'autre qui fait du Didgeridoo avec sa voix... (d'ou le titre je suppose)

Pourtant c'est un groupe que j'adore, Showbiz reste un album énorme pour moi... J'ai pas envie de les voir faire n'importe quoi... je suis déçu, c'est tout.


      Tout ca pour dire que, malheureusement pour moi, je ne vois rien de bien passionant se profiler en cette décennie...

 Enfin bref. Je vais aller écouter le Live at Leeds, ca ira mieux.
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