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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 09:58
Aujoud'hui à 10h00 s'ouvre la location des places pour un concert dont je reve depuis que j'ai 15 ans: Les Smashing Pumpkins (dans une formation encore inconnue à l'heure actuelle) seront en concert au Grand Rex le 22/05.
Et moi je serais pas là. On va attendre qu'ils se reséparent et se remettent ensemble.

C'est tout pour aujourd'hui
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 21:09

L.A. Woman… est-ce le meilleur album des Doors ? Les avis sont partagés. Une chose est sure, ça ne peut pas être le plus mauvais puisque les Doors ont commis The Soft Parade. Seconde chose certaine, cet album, livré en Avril 1971 sera le dernier des véritables Doors, vu que Jim Morrison quitte le groupe peu après pour se réfugier à Paris.

 

 

 

Jim en a vu des vertes et des pas mures avant d’en arriver à cet album… Barbu, bouffi, en a assez du showbiz et, quitte à faire de la musique, veut qu’on la reconnaisse pour elle-même , pas pour l’aura qu’il insufle aux morceaux qu’il joue sur scène. D’ailleurs, à mon sens, Morisson est un de ceux qui a le plus contribué à l’élévation de la devise Sex, Drugs & Rock n’roll… Enfin passons.

 

 

 

 

 

« I’m a changeling, see me change »: dès The Changeling, premier morceau de l’album, et par « I need a brand new friend », sur Hyacinth House, le ton est donné, ce ne sera pas un album des Doors conventionnel. The Changeling et son petit rythme de clavier, en arrière-plan qui me fait penser, je ne sais pas pourquoi, à Funkytown (réécoutez, vous verrez). L.A. Woman est un retour aux sources, entre autres au blues, rythm n’ blues, bref les musiques qui ont fait exister le groupe.Et aussi aux thèmes fétiches du Morrison poète: le sexe, le jeu, "la ville" (L.A.) et la Mort.

 

Bien sur, on retrouve des morceaux typiques de la touche Doors, en particulier Love her Madly, petit morceau sympa qui coule tout seul. Et une envolée chamanique sur L.A. Woman, envolée pleine de folie et en même temps de sensualité (le fameux Mr. Mojo Risin’, anagramme de Jim Morisson, son Mr Hyde en gros…).

 

Mais dans l’ensemble on entrevoit un retour au bon vieux blues, sur  Been Down so Long, Cars Hiss by my window, ou même Crawling King Snake, une reprise de John Lee Hooker, que Morisson arrive à emplir d’une sensualité malsaine, de telle sorte que ce morceau représente pour moi un sommet du groupe.

 

 

 

L.A. Woman est un morceau génial, certes, mais les Doors parviennent à offrir deux sommets de la musique à ambiance prépondérante que sont L’America et Riders on the Storm. L’America et son clavier obsédant, malsain, qui colle mal à l’aise mais qu’on écoute jusqu’au bout, une vision désespérée et desespérante… une ambiance comme le groupe n’en avait pas créée depuis The End. Et Riders on the Storm, ses gouttes d’eau, sa mélodie calme de clavier et de guitare, limite disque de relaxation Feng Shui, et ces paroles : « Riders on the storm, there’s a killer on the road » (qui, si je ne m’abuse, font référence à Charles Manson). Un bon contrepied.

 

 

 

 

Au bistrot. Avec les potes. Normal, c'est samedi.


Arrivé ici, comment conclure ? Plus j’écris cette chronique, plus je doute de son utilité…. Pourquoi cet album, hormis le fait que les autres dates sont prises par d’autres disques… Est-ce la maturité qui m’a fait passer de « Strange Days » à L.A. Woman ? (via l’album éponyme quand même..)

 

Parler des Doors est toujours difficile. Parce qu’il s’agit surtout de parler de Morisson. Et c’est pas facile de toucher à une icône, surtout quand c’a été l’une des votres (je pense que le Roi Lezard a son influence dans ma période « je veux porter les cheveux longs ») On a tous découvert les Doors un jour ou l’autre et au même moment on se passionne pour Morisson, sa classe, ses élucubrations, arrestations, sa mort mystérieuses, ses pantalons en cuir. On l’admire, on l’adore, comme si on avait été là à l’époque, c’est une sorte de rêve américain anti-américain, et comme ça, on (enfin moi en tous cas) se retrouve au Père Lachaise, ou à bloquer 10 minute en regardant le balcon de l’appart du 3eme gauche du 17, rue Beautreillis à Paris…

 

Puis on vieillit un peu, ses délires chamaniques ne nous passionent plus autant, puis nous saoulent, et on se dit que quand même les morceaux des Dorrs les plus agréables, c’est Moonlight drive ou Take it as it comes, du rock sexy mais sans outrance, plus FHM que Playboy.

 

Et on en arrive là ou j’en suis. On préfère le Morisson calme, qui décide de faire un album musicalement interessant, pas uniquement basé autour de sa personne, sans drogues mais avec beaucoup de bière (on rappellera qu’à cause de ca certains morceau de l’album on été enregistrés dans la salle de bain du studio).


 

Et après… les renie-t-on ? Je ne sais pas. Toujours est-il que les Doors fourniront toujours, à tous les adolescents de tous temps une excitation unique, et aux vieux cons que nous devenons tous, un mythe Rock n’Roll pour dire : « ça c’était quelque chose de grand, musique drogue et mort ». Et encore plus con, après avoir écrit tout ça, je ne sais même plus moi-même ce que je dois penser des Doors.


Ces deux visions s'observeront facilement aux endroits suivants:

- J'aime Jim Morrison et son oeuvre, et plus particulierement le premier album,lui avait tout compris, par G.T.
- Morisson? J'ai plus dix ans et en plus, désolé, mais c'était surtout de la pose, et en plus c'était un connard, par Chtif

 
 (Le contenu des articles étant expliqué ci dessus en gros... vraiment.)


Pour conclure sur l'album: dommage que Morrison n'ait pas voulu en refaire un autre après. On aurait enfin su ce que les Doors valaient musicalement, sans transpirer le malsain et l'excitant par tous les pores...

 

 

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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 21:54
Il y a des fois où, vraiment, on se surestime. Quand on a passé 15 ans et qu'on se tappe un bonne note en anglais, on commence à se croire bilingue option Shakespeare. La preuve, c'est à cette époque que j'ai commencé à lire Richard III, du grand William, en anglais dans le texte. Autant dire que je l'ai toujours pas fini...
Mais interessons nous, ce coup-ci, aux chansons que mon égo surdimensionné m'a fait comprendre de travers à l'époque, au risque de cuisants malentendus (et c'est le bon mot!)


The Smashing Pumpkins - Bodies.

Le refrain est simple. Une phrase qui résume tout. A quinze ans, sans les paroles sous les yeux, je comprenais "Love is too outside". En bon admirateur de Rimbaud et de Baudelaire, j'y voyais niaisement une licence poétique qui m'échappait, trop élevé pour mon faible sens du verbe. D'autant plus que j'ai longtemps considéré Corgan comme un génie, voire un demi-dieu, jusqu'à son album solo. En fait il fallait comprendre "Love is suicide."  Moins classe mais plus clair. Et surtout ca veut dire quelque chose.

The Clash - London Calling

Ici, c'est la fin du refrain... Avant: "cos' London is burning and I live by the river." C'est bien mon grand, t'auras pas de problème pour alimenter les lances des pompiers. Oui mais non, fausse alerte. "London is drowning and I live by the river". Ah oui, là ca va être plus tendu de sauver la table basse du squat.

Téléphone - Un autre monde

Bon déjà, là, ca me parait moins grave vu que les paroles de Téléphone n'ont pas toujours eu un sens profond évident, mais ici c'est dans ma langue maternelle, d'ou problème. A la fin du morceau, JL Aubert crie "Dansent les ombres du monde." Jusqu'à pau, je comprenais "je suis au bout du monde". Pour ce que ça change, direz vous... Ca change que pendant 5 ans, dans toutes les fêtes où cette chanson est passé, je dansais et faisait le con en hurlant de fausses paroles. Toutes mes excuses à ceux qui m'ont emboité le pas. Ceux qui se foutaient de mon inculture, vous devinez ce que je vous conseille.

Et maintenant, pour le plaisir, 2 chansons que ca fait plaisir de les comprendre de travers!!!

Scorpions - Still Loving You

Amis romantiques, je risque de gacher le slow de votre jeunesse. Une fille dans les bras (ou un mec, pour ce que ca me concerne moi...), slowez, valsez, et écoutez attentivement... "So strong that I can't break throoooouuuugh"...
Vous sentez le second passage du genre arriver, cherchez à entendre "Ce soir j'ai les pieds qui puuuent" avec une pointe d'accent anglais. Au troisième passage, 10 contre un que vous n'entendez que ca et vous éclatez de rire. Les mecs, tirez vous avant la claque fatale.

Metallica - The Unforgiven

Meme système, mais sur les 2 premiers vers (y a pas interet à se louper): "Nous battons des oeufs, et quickly ils sont durs." Celui là il est inloupable quand on a été mis au courant.


Désolé pour ceux qui aimaient ces 2 dernieres chansons. Ca me fait mal, à moi, de ne plus pouvoir écouter la dernière sans éclater de rire comme un con.... Bon courage.




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Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 18:58
2005, année du retard…
 

Soyons honnêtes (enfin, moi du moins), l’album que j’ai finalement choisi pour représenter 2005, je l’ai découvert il y a à peine un mois. Il supplante ainsi les « possibilités » qui s’étaient érigées pour cette année : In your Honor des Foo Fighters et… ouais, en fait j’avais que ça. Mais rassurez vous, l’ami Dave Grohl a fait bien assez pour apparaître ailleurs sur ce blog.

 

Pourquoi cet empressement à présenter Funeral, premier album des controversés (enfin pas trop tout de même) Arcade Fire ? Plusieurs raisons : la première c’est qu’il viennent de sortir leur second album que je n’ai pas encore écouté, et le fait est qu’avant d’entrer dans le débat sur « lequel est le meilleur », je tiens à rappeler que le premier est quand même, pour moi, extraordinaire, vu la claque qu’il colle. La claque, justement. Seconde raison. C’est soudain, on ne s’y attend pas, et on risque toujours de l’avoir oubliée quelques jours plus tard. Alors autant en parler tant qu’on a encore la joue ou les oreilles bien rouges et brûlantes. Et les mêmes justifications s’appliquent à ma troisième raison : la surprise. Surtout quand on est surpris deux ans après tout le monde…Enfin, c’était l’album qui passait hier dans une ravissante librairie où j’ai mes habitudes. Ils ont toujours bon goût là bas c’est un plaisir.

 

Arcade Fire, qui sont-ils ? Ils sont huit, ils sont de Montréal et doués. L’album peut a priori rebuter les abhorrateurs de la surenchère lyrique, que ce soit par le biais de la voix haut perchée mais pas désagréable du chanteur ou du joyeux bordel musical qui lui sert d’écrin… Il y a sur cet album, qui joue, plus d’instruments que je ne dois être susceptible d’en citer… C’est da la pop comme ça faisait un bout de temps que je n’en avais pas entendu, à commencer par le fait que je n’ai même pas chercher à comprendre le sens des paroles, la musique me suffisant amplement (et ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps, très longtemps)

 


Pas la peine d'écrire une légende sur ce coup là, non?

Alors que j’atteins ce point de ma chronique, je commence à envisager la difficulté de parler de cet album. Il m’est impossible de parler des morceaux au titre par titre (même si je dois avouer un petit préféré qui est Rebellion (lies)), mais d’un autre côté, on ne peut pas parler d’album concept, pas d’unité réelle sinon la beauté et la légèreté des mélodies…

 

Ce n’est pas un album qui touche pour une certaine technicité ou des thèmes bien choisis… C’est un des rares albums qui en appelle directement au cœur. D’habitude, le rock et la pop ça vous remue les tripes, ça vous donne envie de bouger, et bien là ça touche au plus profond de l’âme… La moindre envolée de la voix, le plus court des arpèges de guitare, un petit coup de violon bien placé et ça y est, on a les poils tous raides sur les bras.(Et dans le dos, pour ceux qui sont concernés).

 

Finalement en quelques semaines, il m’a fait une sorte de « B.O. de l’existence » vu qu’il a bouclé dans mon iPod. Et il passe en toutes circonstances (dans le train, avant de dormir, dans les files d’attentes, chez Leclerc…). C’est certainement ça qui fait qu’on ne se lasse jamais de certains disques.

 

Maintenant il est l’heure que j’aille à la découverte de son successeur. Sur ce coup là, le second album je ne le redoute pas. Parce qu’au pire, j'ai pas encore fait le tour du premier.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:01

Sid Vicious (John Ritchie)  (10 Juin 1957 – 2 Fevrier 1979) – Sex Pistols – Bassiste en formation

 

John Ritchie, c’est mignon comme nom pourtant ?

On le croirait sorti tout droit de Happy Days… Pourtant cet homme est considéré par certains comme celui qui a inventé le pogo. Quoi qu’il en soit, il est devenu le musicien au rapport succés/ talent le plus élevé de tous les temps, surement.


Né le 10 Juin 1957 à Londres, le petit John est élevé par une mère qui a deux passions dans sa ve : son fils et l’héroïne. On a connu mieux. Quoiqu’il en soit il grandit et rencontre John Lydon, le futur Johnny Rotten, qui lui offre son surnom de Sid Vicious, qui était à l’origine celui de feu le hamster de Rotten.

Rotten devenu le « chanteur » qu’on connaît, Vicious fait parti du noyau dur de fans des Sex Pistols. Il devient ensuite batteur des futurs Siouxsie and the banshees (formation nommée Suzy and the banshees…) et se fait virer pour manque de rythme. Génant pour un batteur. Même quand on marche aux amphèts.




Puis, ô chance, Glenn Matlock quitte les Sex Pistols, et Sid décide de reprendre cette basse dont il ne sait pas jouer quitte à harceler leur manager jusqu’à ce qu’il craque… Et, bien que désireux d’apprendre à vraiment jouer de la basse, il découvre deux nouvelles passions : Nancy Spungen, et l’héroïne. Comme quoi il tenait de sa mère. Puis les Pistols se séparent. Vicious enregistre sa version de « My Way », ou il prouve qu’il a presque plus de talent en temps que chanteur qu’en tant que musicien. Et s’installe à New York, au Chelsea Hotel, avec sa belle.

Le 12 Octobre 1978, c’est le drame. Nancy est retrouvée morte, assassinée de plusieus coups de poignards, dans la chambre du Chelsea hotel. Sid ne sait même pas si c’est lui le coupable, et commence à alterner prison et désintoxication…

Il finit hébergé par sa mère, qui, gentiment, lui fait TOUTES ses courses, y compris de l’héroïne chez les dealers du Bronx avec lesquels John a quelques problèmes. Dans la nuit du 1er au 2 Février 1979, il meurt d’overdose.

 
Moralité : Freud avait raison. Vous pouvez faire toutes les conneries du monde, si derrière vous avez des problèmes, c’est la faute de votre mère.


 
Et pour finir en beauté, une petite vidéo qui fait plaisir…
 
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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 18:52
1979, année…je trouverais plus tard.
 

En 1979, le temps de la rébellion punk est déjà passé et les rebelles qui s’étaient réunis sous un Union Jack ravagé se sont dispersés (ou sont morts. Ca arrive aussi). Mais une de ces formations résiste encore, et se dit (sûrement, je spécule complètement, là) que maintenant que l’attention des gens a été attirée, le moment est venu de faire passer un message, ou même plusieurs. Cette formation, vous l’aurez deviné en lisant le titre, il s’agit des Clash. Qui sort, en cette belle année 1979, London Calling, leur album désormais le plus célèbre.

 
 
 

Le temps de l’urgence passé, il s’agit de faire passer le message pour se faire comprendre de chacun. « What are we gonna do now ? » interroge Strummer dans Clampdown.  Les morceaux sont moins énervés, certains dépassent amplement les 3 minutes syndicales, l’album est finalement double, ce qui en soit peut faire partie des critères de ce qui n’est PAS punk, du point de vue concept, mais l’est vu l’insistance du groupe à le faire vendre au prix d’un simple.

 

 

L’ouverture par l’éponyme London Calling et son ô combien célèbre « Toum….Tou-dou-dou-doum » de basse remue dans l’instant les tripes de quiconque écoute et annonce quelques constantes de l’album et de la fin de carrière des Clash que sont le métissage des musiques (ici une guitare rock sur une basse reggae) et le message, encore et toujours le message, ici : « Et si Londres disparaissait ? Que ferait on pour nous ? A priori rien. »

 
 

 

La diversité des genres se découvre dans le jazzy Jimmy Jazz (ok, je me suis pas foulé pour trouver cet adjectif là), Lost in the supermarket, qui annoncerait presque Cure dans les guitares, Wrong’em boyo pur moment de joie ska… Et d’un autre côté, un reggae blanc composé par le bassiste Paul Simonon, celui là même que vous voyez à 2 doigts de détruire son instrument sur la pochette : Guns of Brixton, certainement le morceau le plus clair du groupe, sur les méfaits de nos amis de la maréchaussée dans les bas quartiers de l’Angleterre. Et le morceau qui les a fait passer pas trop loin de la censure… Mais bon, train in vain, Death or Glory sont tout autant des morceaux géniaux sur cet album… on va pas s’appesantir !

 
 "Allez, viens voir par ici, viens !!"
 

Ce sont tous ces petits détails (double album, morceau de 5 :33 min, message clairement exprimé, idées politiques posées) qui feront des Clash les « intellos du punk » par opposition aux Pistols… Et c’est vrai que si les Pistols ne sont que hurlements et bonheur de tout foutre en l’air (à commencer par le solfège), les Clash et leur approche raisonnée et calculée offrent malgré tout une musique véritablement agréable, surtout sur cet album qui passe tout seul (mais c'est vrai qu'après, ils sortent un triple album, et là, merde, faut arrêter les mecs...).

 
 
 

Et puis finalement, pourquoi choisir ? Ca dépend du moment. Et de toutes façons, il faut bien remercier ces deux là pour avoir offert au Rock un dernier sursaut avant la grande hibernation des années 1980…


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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 18:08

1995, année fondamentale (pour moi).

 
 
 

Cette chronique va certainement être super chiante pour vous, mais c’est l’un des albums grâce auxquels et pour lesquels ce blog a été monté. Mellon Collie and the infinite Sadness est un album fondamental dans ma discographie, où il figure en bonne place, aux côtés de Ok Computer et du Live at Leeds. Cet album j’attends de le chroniquer depuis l’ouverture de ce blog. J’ai pas intérêt à me louper.

 
 
 

Tout d’abord, j’ai découvert cet album parce que ma sœur l’écoutait en boucle quand il est sorti. La copie en cassette qu’elle en avait, c’est moi qui ai achevé de l’user après. Mais j’en ai encore une copie un peu partout qui m’attend. Oui, c’est mon album fétiche.

 
 
 

C’est un double album, sorti en 1995. Le groupe en est à son troisième album. Il s’est déjà essayé à des albums semi grunge, mais toujours avec une touche un peu perso, et généralement agrémentés de ballades toutes mignonnes (Today) ou assez sombres (Rhinoceros, Disarm).

 
 
 

A l’aube du troisième album, le groupe ne doit pas se planter. Corgan décide de faire un double album, concept mais pas trop. Mellon Collie and the infinite sadness est donc composé de « Dawn to Dusk » et « From twilight to starlight ». C’est encore plus explicite sur la version vinyle qui compte elle six faces distinctes: Dawn, Tea Time, Dusk, Twilight, Midnight et Starlight. Rappelons qu’en bossant sur cet album, Corgan a écrit (d’après ses dires) 56 titres, dont 28 figureront sur l’album (29 pour l’édition vinyle, j’enrage depuis 5 ans de ne toujours pas avoir pu entendre ce titre mystérieux). Corgan, jamais avare d’une fleur perso, l’avait annoncé comme le « The Wall  de la Génération X ».

 
 
 

Du piano instrumental de « Mellon Collie » à la berceuse « Farewell and Goodnight » qui clôt l’album la journée que l’on parcourt est une étendue des talents du quartet de Chicago. Et aussi de leurs références revendiquées. Un métal speedé et violent à la Pantera pour Tales of a scorched earth, des morceaux planants tel une poussière rose descendus en plein vol avant de chuter tel un ballon de plomb, sur Porcelina ou Galapogos

 
 
 

Et l’album a été porté par une batterie de singles permettant de toucher tous les goûts… La complainte de métal léger qu’est «Bullet with butterflies wings », la ballade rock « 1979 », la délicate pop à cordes de « Tonight, tonight », le métal dépressif de « Zero » et la complainte joyeuse « Thirty-three »

 
 
Mellon Billy and the infinite glamness

 

C’est véritablement un album à découvrir, à mon avis, il est tellement riche que chacun peut y trouver son compte. A condition d’apprécier le rock, sur les 28 titres, chacun peut en trouver au moins 2 qui le raviront C’est un des albums fondateurs de mon goût pour le rock, ici tellement mêlé de poésie que c’en devient sentimentalement indécent. D’autant plus que cet album contient l’hymne ultime à toutes les frustrations adolescentes, en tous cas, ce fut celui des miennes : F*** you (an ode to no one) que je rangerais aux cotés de Satisfaction et de My Generation (Pas forcément musicalement, mais pour le propos qui tient toujours autant la route, 30 ans après).  Mais bon de toutes façons, tous les ttres des Pumpkins peuvent prêtre à de multiples interprétations, et s’il y a un truc sur lequel Corgan est avare c’est bien l’explication du sens de ses propres textes…

 

On y retrouve aussi des tentatives plus bruitistes, tel un X.Y.U. long comme un jour sans pain et audible comme une roulette de dentiste, une ballade métallique surprenante (Love), de la « pop lumineuse désabusée » (To Forgive), des morceaux standards pour les Pumpkins (le début du premier CD ressemble beaucoup à celui de Siamese Dream), etc… Mais c’est un album qu’on écoute, réécoute sans se lasser jamais. Ou alors seulement parce qu’on n’a plus besoin de l’album, parce qu’on le connaît par cœur.

 
 
Ben c'est ça aussi la rançon du succès en quelque sorte (épisode "Homerpalooza")

Comme on peut s’en douter après un tel discours d’encensoir, ce fut le succès définitif des Pumpkins, suivi de leur plus grosse tournée, avec l’accident qui les plombera : la mort d’overdose de leur clavier, qui entraînera l’éviction du batteur Jimmy Chamberlain sur l’album suivant, Adore, qui n’en est pas moins un chef d’œuvre. C’est simplement qu’il faut l’écouter plus de fois. Et d'ailleurs, je vous conseille pour finir d'aller voir une critique de Adore particulièrement réussie.


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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 14:16
1977, année punk.
 

Ca suffirait de s’arrêter là, ca justifierai le choix de l’album, du groupe, et sans justification, ben, justement, ca ferait punk. Mais ce serait trop facile.

La facilité, elle est déjà bien engagée quand on dit que 1977 = Sex Pistols. Mais bon, je pouvais de toute façon pas caser ce groupe une autre année, non ?

Ce qui est marrant c’est que les Pistols n’ont rien inventé. Leur musique, c’est celle des Ramones (cf. Anthologie des Ramones : 3 chords, 2 minutes * 58 songs), et les paroles de rébellion non plus c’est pas nouveau. Ce qui les a rendu mythiques,  c’est l’engouement populaire. Si les fans des Beatles se retrouvaient dans l’adoration de leurs idoles, ceux des Pistols se retrouvent dans une volonté de tout foutre en l’air. En plus, ca devait faire déjà un an que les Clash tournaient quand ils sont sortis, non ?

 

Mais bon, certains secrets du marketing sont impénétrables. Deux singles aussi imparables que le « God Save the Queen " impeccablement massacré et un titre aussi clair que « Anarchy for the U.K. », qu’est ce qu’il leur faut de plus aux jeunes rebelles anglais excédés par le chômage, le disco et la crise du pétrole qui les empêche de mettre un peu de gazoline dans leur scooter pour s’offrir une virée et draguer les jeunes filles ?

Et il faut avouer que cet album (le seul que sortiront jamais les Pistols) est extraordinaire. La dégénérescence en 12 titres. Je sais pas si vous avez remarqué, mais il s’ouvre sur le bruit de bottes marchant au pas (en ouverture de Holiday in the Sun) et se ferme sur un sublime « Pet vocal » de Johnny Rotten à la fin d’EMI. Rien qu’avec ca j’oserais presque dire qu’on a fait le tour.

 

En plus l’album est blindé de paradoxes, que je suis incapable de savoir s’ils sont là pour faire parler seulement, ou s’il s’agit de véritables prises de position qui serait vraiment intrigantes, enfin je n’ai qu’un exemple pour cela et pour conclure cette phrase atrocement longue et donc pas punk du tout : Bodies, la chanson anti avortement…. Donc on a de quoi faire parler la presse aussi. Notons aussi que pour faire parler la presse, le simple fait d'appeler cet album "On s'en bat les couilles" aurait largement suffit, mais il est important de donner dans la surenchère quand on fait des concerts de 35 minutes...

 

Anarchy for my stomach...

Et puis, l’histoire qui traîne autour des pistols est énorme… Le groupe monté de toutes pièces par Malcolm Mc Larren… Sid Vicious, le bassiste incapable choisi pour son charisme et sa bellegosserie… Nancy Spungen, encore une femme qui fait chier… (après Yoko, avant Courtney…)

 

Enfin bref… un groupe qui valait plus par son image que par sa musique, mais qui finalement nous a laissé un album qu’on écoute toujours avec autant de plaisir, un album qui reflète bien un époque (la dernière de ce genre certainement), où on croyait encore qu’on allait pouvoir tout faire péter…et tout récupérer pour nous…

 

Bon, ça fait toujours plaisir d’essayer d’y croire de nouveau de temps à autre.

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 11:29
Il est des fois ou on refléchit à n'importe quoi... Certains envisagent déjà la musique de leur mariage. Moi, je préfère aller directement au plus probable en éfléchissant directement à la musique de mon enterrement. En exclusivité, 5 chansons plus ou moins morbides que j'aimerait qu'on diffuse lors de ma mise en terre...

D'avance toutes mes excuses à Alex la Baronne pour avoir délibérément pompé la mise en page de ses chansons à thème, mais elle s'impose d'elle même...

1) The Pixies - Where is my mind?


Le titre parle de lui même... Et quand on a vu Fight Club on se dit que ca convient parfaitement pour hérisser les poils de l'assemblée de pleureurs et de pleureuses...



2) Blue Oyster Cult - (Don't fear) the reaper

Parce que de toutes façons, on croisera tot ou tard la faucheuse, autant ne pas la craindre n'est-ce pas? Alors autant s'y mettre à 2... C'est beau, mais assez peu crédible. Heureusement que la musique est là pour sauver cette bluette aux paroles dignes des meilleurs morceaux de The Calling... Et en plus ca me fait toujours penser à Terry Pratchett ce morceau.


3) Bob Marley - Redemption Song

J'étais, assez récement, à un enterrement dans un petit village de campagne, et, lors de la mise en terre, on entendait le voisin d'en face écouter çà à fond... Sacrilège pour toute l'assemblée, B.O. idéale pour moi.



4) Radiohead - Exit Music (for a film)

Encore un titre qui parle de lui-même... Et qui conviendra parfaitement comme ultime morceau de la B.O. du film de mon existence. De toutes façons, il est inenvisageable qu'il n'y ait pas de Radiohead ici, et je voyais mal l'utilité de My Iron Lung si jamais je finis avec une cyrrhose. Alors autant jouer la sécurité.


5) Lou Reed - Perfect Day


Pour finir de faire chialer dans les travées. Et remercier ceux qui auront parcouru mon "jour". A priori, je leur devrais bien ça...




Et pour finir, 2 titres particuliers, au cas où...

Si je meurs avant d'atteindre les 30 ans... My Generation des Who (vous comprenez bien pourquoi)
Si j'ai été excommunié avant : Losing my Religion de R.E.M. (ici encore, on se passe aisément des explications!)

Allez, maintenant c'est l'heure de se réjouir, cet apres midi, c'est Rugby!!
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 16:18
D'avance, toutes mes excuses aux fanatiques de Roger Waters et de ses amis poussièreux.

Je risque de me faire renier de la grande caste des rockers intellectuels par le biais de cette série d'articles : les groupes que... je peux pas. Des fois c'est comme ca, on sait pas pourquoi, ca passe pas.
Interessons nous au premier d'entre eux, et celui pour lequel j'ai les plus grosses craintes de mauvais retours : Pink Floyd

Pink Floyd est, c'est sur, un groupe important du point de vue apport à la musique et aussi du point de vue de l'Histoire du Rock.

Mais (pardonnez moi l'expression) quand j'écoute Pink Floyd... je m'ennuie (non, non, pas tapper). A l'exception de quelques morceaux (Money, Another Brick in the wall, Wish you were here, remarquez l'absence de points de suspension) j'ai vraiment beaucoup de mal.



Tu vas les aimer les Pink Floyd, sinon...


Je n'ai pas forcément de raisons juste, ni justifiée à vous avancer, mais bon... des fois c'est comme ça. J'admets que les morceaux qu'on m'a fait écouter sont beaux... J'admets que ce groupe etait formé de musiciens exceptionnels... Mais ce n'est pas une musique que j'écouterai comme je peux me gaver d'autres groupes. Ca ferait certainement une bonne musique d'ambiance. Certainement.


Une raison peut être de ma répugnance, mais une raison trop récente pour tout justifier : j'ai un ami qui a la facheuse tendance, une fois sur 2 ou il est chez moi, à lancer directement Shine on you crazy diamond (Avec aux alentours de 7 min 10 un passage d'orgue bizarre qui fait penser à du Vladimir Cosma, juste avant que ca chante) réalisant ainsi le plus beau des plombages d'ambiance... 
(De mon coté je ferais remarquer que pour ce jeune homme les Queens of the stone Age ne sont que du bruit.)


Une autre c'est le côté "tu DOIS aimer Pink Floyd, c'est le groupe le plus intelligent du Rock et bla, et bla.

Dernier détail de pure mauvaise foi : je trouve leurs pochettes d'album pompeuses et prétendument intellectualisantes et a moins que ce soit volontairement une parodie de surréalisme... j'adhère pas trop.


Je concluerais en évoquant une conversation que j'ai eu il y a quelques temps, ou la remarque "dans le meme temps, Led Zep te sors 5 notes, Pink Floyd 2 et Steve Vai 15..."
On va dire que je connais la fréquence qui me fait vraiment vibrer.


Alors, n'hésitez pas, que ce soit pour me faire comprendre mon erreur (avec des arguments recevables) ou me soutenir dans mon combat du "J'aime pas Pink Floyd, est ce normal ou dois-je passer chez Delarue?" laissez moi vos avis!!


APrès la discussion et mon visionnage de "The Wall", je conseille ce dossier assez bien fait pour ceux qui, comme moi, n'ont pas tout compris au film, et à l'histoire de The Wall en général :

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Published by Guic ' the old - dans Gros Blogage
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