Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 11:18
Vu que tout le monde se met à y répondre et que de toutes façons mon blog dégénère en confession autobiographique musicale, voici mes réponses au quizz de celebalda trouvé un peu partout...


3 chansons qui ont changé ma vie (oui, oui, rien que ça)

Wait & Bleed de Slipknot, qui m’a orienté vers les guitares.

Paranoid Android de Radiohead, qui m’a orienté vers les guitares calmes

Ziggy Stardust de Bowie, qui m’a orienté vers les guitares « vieilles »

3 chansons que j'ai honte d'aimer, mais que je connais par coeur quand même et que j'adore chanter quand je m'oublie.

Alors en fait j’ai tellement mauvais gout qu’il ne s’agit meme plus de trois chansons mais carrement de trois types de chansons dont je dois parler…

-          Les chansons à boire : J’en ai pas vraiment honte, bramer des chansons à boire ou de carabin est certainement le seul truc que j’ai toujours réussi dans ma vie, à partir du moment ou je suis entré en école d’ingé. Un bréviaire dans une main, une cannette dans l’autre, on regrette de pas avoir une troisième main pour la clope mais on est est prêt à bramer Fanchon et on s’en fout de passer pour un beauf.



-          La Dance du début des années 90 : C’est ma jeunesse, je sais que c’est pourri, mais ca me filera toujours la peche et me donnera toujours plus envie de danser que le dernier remix du « Decerébré mondain » (pour citer Larcenet) David Guetta. Vous aussi vous vous rappelez de ces noms : Masterboy, 2 Unlimited, Ice MC, Ace of Base (les ABBA des années 90)…


 

-          Les chansons de mariage : soleil et grivoiserie. J’adore la compagnie créole, la Danse des canards, Carlos, Annie Cordy. Mais pas à jeun. « Avec ta robe, tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin… »


3 groupes ou artistes dont je ne pourrais jamais me lasser, même quand je serais un vieux crouton tout ridé.

Ca surprendra quelqu’un si je dis les Smashing Pumpkins ? (Mellon Collie et Adore tout particulièrement)

Auxquels je joindrais les Clash dont la musique ne saurait viellir et me permet de toujours me passer les nerfs. Et David Bowie, parce que pour s’en lasser faudrait déjà faire le tour de sa carrière, et il y a de quoi y passer la vie déjà. Et moi ca fait 3 mois sur « Station to Station » sans me lasser. Le morceau, pas l’album.


Le groupe/chanteur/chanteuse qui me rend gaga, fan de, bref complétement ridicule et pas vraiment malgré moi.

Melissa Auf Der Maur mais, soyons honnètes,  ce n’est pas que musical, même si la demoiselle a une carrière surprenante. Seul faux pas : son duo avec Indochine.

 

Le groupe que je pourrais jamais cessé d'aimer, même si maintenant c'est de la daube, qu'il s'est vendu aux majors et qu'on lui a collé un styliste fou pour le relooker.

Les Smashing Pumpkins, sauf que je les ai connus alors qu’ils étaient déjà dans ces circonstances. (Periode Machina)

 

Le groupe dont je fais partie, dans mes rêves les plus fous.

Je suis à la basse (j’ai appris avec Paul Simonon pour le style, John Entwistle pour la technique), Pete Townshend tient la guitare et Dave Grohl les futs. Au chant : Bob Dylan, le seul l’unique. Et nos textes sont signés Pierre Desproges. (Ce qui veut dire que Dylan chante en Français ??) Et le groupe s’appellerait… les Mécréants.

 
La chanson que j'aurais voulu avoir écrite, composée et éventuellement jouée devant un stade en délire

 Presque n'importe lequel... Pour les paroles, un Dylan ou un Nick Cave, la musique un truc extremement pechu sans etre violent... Ca ca me fait rêver... Mais à jouer devant un stade entier, je ne vois rien de mieux qu'AC/DC

 

Le groupe dont j'aurais voulu provoquer le split, et pas que dans mes rêves les plus fous.

Les Clash en 1980, mais on aurait pas eu « Rock the casbah ».


Le chanteur/ la chanteuse dont j'aurais voulu, si j'avais été un psychopathe, voler la vie, les amis et la carrière.

Ils sont trois : Billy Corgan, Joss Homme et Dave Grohl. Mais si je pouvais eviter de récupérer les pensées du premier, le système sanguin du second et les casseroles que traine le troisième…

Le groupe/chanteur/chanteuse dont j'attends de pied ferme la nouvelle production.

Radiohead.

 

Mention spéciale aux…

Beatles, Rolling Stones, Who, Kinks, Small Faces, Animals, Byrds, Everly Brothers … mais pas à Elvis.

 

Repost 0
Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
commenter cet article
25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 15:29
Ou il est question de mon rapport à la musique, de ma découverte du rock, de mon comportement de fan, de mon gout our les citroulles... Bref un article bordélique car écrit au fildes envies et des émotions.


Suite à la conversation (en commentaire de l'article trucullent sur les Smashing Pumpkins à Colmar, chez Alex la Baronne) sur les groupes qu'on a écouté dans son adolescence, je me sens obligé d'en faire un article. Parce que si j'en avais fait un com', trois pages, je me serais fait tuer.

Oui, c'est définitif, la musique qu'on écoute à ses 15 ans, c'est fondamental. Un exemple? Quand je bossais comme ébéniste, en stage, j'ai deviné l'age précis de mon patron grace à la radio. J'écoutais Oui FM en bossant, et , quand il passait, il sifflotait certains des morceaux qui passaient, d'autres pas. Ce qu'il sifflait? Come as you are, Enter Sandman, et d'autres... tous sortis en 1991/1992. Partant de l'idée qu'il avait 15 ans à ce moment, je me suis pas gourré.


Moi aussi la musique de mes 15 ans est fortement gravée en moi. A ceci près que j'écoutais des trucs plus vieux que ca...


Retour sur cette période entre la seconde et la première. J'étais à l'époque inscrit à la médiathèque de ma ville et atteint d'une boulimie de CD. Replacons les choses, j'étais à la recherche de bruit. Après une période ou j'ai écouté du rap fraçais (oui...) un pote m'avait passé de quoi me faire un début de culture, à laquelle j'ai plus ou moins accroché. Je cite, en vrac: des albums de Korn, le premier album de Slipknot, Midnight Vultures de Beck, l'anthologie des Beastie Boys... Bref j'étais quand même plutot dans une période métal rebellion et tout... mais c'est une premère évolution vers le rock


C'est le début de ma recherche Rock ,et la médiathèque a son importance: étant à la base de mes expérimentations musicales, elle caractérise encore mon approche de la musique: la fixette (pas dans le sens drogue, dans le sens obsession) Citons, en vrac: Radiohead, les Doors, les Beatles (les best of rouge et bleu de ma mère n'ont que difficilement quitté ma chambre durant 2 ans), les Who, David Bowie, Nick Cave (l'actuelle fixette), et bien sur les Smashing Pumpkins. Premiers de tous.


L'absence de graveurs de CD à la maison me faisait copier tout ca sur cassette, avec des jaquettes maisons de bristol de couleur ou étaient reproduits: le logo du groupe CORRESPONDANT A L'ALBUM, le titre dans la police présente sur le pochette de l'album, et à l'intérieur les titres. Oasis avait les jaquettes vertes, je m'en souviens, les Pumpkins les bleues. Sur les quatres disques que j'avais le droit d'emprunter, il etait possible que les quatre soient du meme groupe mais c'etait rare à cause de l'approvisionnement. Parmi ces cassettes, celle de mon été entre 14 et 15 ans: Ava Adore. Combiné à une déprime sentimentale adolescente, la première addiction était lancée. Anniversaire de mes 15 ans: on m'offre Black Market Music de Placebo et OK Computer de Radiohead. Anniversaire suvant: Best of des Doors. Suivant: Best of Stones, best of Bowie. 17/18 ans: c'est fait, ma (dé)formation est ammorcée. Prépa: la médiathèque se voit remplacé par le disquaire d'occasions jouxtant mon école. J'aurais jamais cru utiliser le terme « jouxtant » un jour.


Maintenant, qu'en est-il des disques de mon adolescence? Ils sont là, en moi. Tous les groupes que je viens de vous citer, je ne les écoute quasiment presque plus (exception faite des best of, qui souvent ont évolué en intégrale, dans laquelle quelques albums ont été sélectionnés). Comme presque tous les albums dont je vous parle ici. Ils sont dans cette partie de notre mémoire, mystérieuse mais foutrement excitante qu'on nomme « juke box mental ». Ces chansons qu'on connait par coeur sans s'en souvenir. Celle que si on fait exprés d'essayer de les fredonner, on ne se rappelle plus de paroles, mais il suffit de l'écouter pour que toutes les paroles, chaque note de chaque qolo, chaque variation du morceau revienne en tête immédiatement et refasse son chemin dasn notre coeur. Seule ne autre catégorie de disques peut atteindre ce stade... ceux qui sot définitivement associés à une fille.Adore fut, finelement, le premier de cette catégorie aussi. Suivirent Neon Balroom de Silverchair, JEEP des Stéréophonics (en particulier Rooftop), Aegaetis Birjun de Sigur Ros... Bon ok, il y en a c'est pas grave.


Alors oui, ces albums qui ont forgé mon adolescence, que je n'hésite pas à qualifier d'albums fétiches, favoris, géniaux (oui, je suis du genre à ne jamais tarrir d'éloges) (meme remarque pour tarrir que pour jouxtant)... sont certainement les albums que j'écoute le moins.

Je n'ai pas touché à Adore depuis 3 ans je pense. Un morceau de ci de là en version live à l'occasion, quoi. Mellon Collie, j'en ai écouté 3 titres depuis le chronique que j'en ai fait ici (oui, je réécoute les albums avant de les chroniquer, quand même!).

OK Computer? Je sais meme pas. Ca doit bien faire 6 mois que j'ai pas écouté un morceau de Radiohead. Les seuls à tojours être là, c'est la trilogie magique Stones Beatles Bowie: dans mon iPod, j'ai toujours au moins un album des Beatles, une sélection de titres des Stones, et minimum le morceau Station to Station de Bowie, parfois Ziggy Stardust, en ce moment Aladin Sane. Tiens, ca fait combien de temps que j'ai pas écouté Grace? Sais pas. Le Live at Leeds? J'écoute plein de Live des Who, des bootlegs, le Royal Albert Hall avec plein de gens dessus... mais celui là, je sais pas.


Après... pourquoi? Encore une fois, je ne sais...


Finalement, j'ai peut être envie de me dire que j'ai fais au moins un truc bien à 15 ans...


Mais toutça est gravé quelque part. La musique fournit des émotions, fusionne parfois avec elles. Nos vies sont parcourues d'une B.O. Qu'on leur construit, tiens tel albumm je l'écoutais à tel moment, tiens, j'ai décidé d'écouter ca quand... des fois ca confine au ridicule. Quand j'ai eu mes concours, j'ai mis Today des Pumpkins dans ma chaine. C'est con, hein?


Ah, les Pumpkins. C'etait le but de départ de cet article, son origine et là ou je veux en venir. Pour une raison que j'ignore c'est le groupe de ma vie et celui que j'écoute le moins. Ca a commencé avec Mellon Collie et la « fameuse » cassette (cf chronique), puis Adore (médiathèque), gish (médiathèque), Siamese Dream (acheté à la Fnac de Créteil un jour ou j'ai réussi à y trainer mon père), Machina (gravé), Machina II (téléchargé par un pote, puis gravé, sur 2 CD, 18 titres sur le premier, 6 sur le second.) Zwan (acheté en import 1 mois avant sa sortie francaise, Gibert Joseph, Paris)... Oui,je me souviens de tout ça. J'ai écris les paroles de Mellon Collie sur mes cahiers de lycée. J'ai tenté de draguer des filles sur Zero (n'essayez pas).


Puis est venu le 10 Juillet 2007. En ce jour du septième mois de l'année 2007 sort le septième album des Pumpkins que j'attends avec plus d'impatience que le septième tome de Harry Potter... Acheté le jour meme de sa sortie francais à Gibert Joseph, Lyon.


Je n'ai pas été déçu: lors du redémarrage péchu sur Tarantula, je chialais de bonheur. Oui, j'ai compris que je suis un FAN. Un vrai, un con, un maniaque. La voix de Corgan, les dérappages de guitare, les roulements interminables et permanent de Chamberlain sont gravés en moi, résonnent et entrent en résonance avec mon coeur (attention cette partie est réservée aux physiciens).


Bon, finalement, que dire de plus, comment finir ce texte? J'en sais rien, peut être un merci Corgan, je sais pas. Il y a un coté « il fallait que ca sorte »... Autant laissé ca inachevé, comme (je l'espère) la carrière de ceux à qui je dédie ces mots sans qu'ils le sachent: James Iha, D'Arcy Wrestsky, Jimmy Chaberlain, Mellissa Auf Der Maur et le divin chauve William Patrick Corgan.


PS: Un article vachement long pas structuré et pour rien dire? Ouh là!

Repost 0
Published by Guic ' the old - dans Megalomania
commenter cet article
13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 17:54


    Bon, vu que ca commencait à etre le vrac dans la colonne des liens, et histoire de faire un peu de tri, et de mieux vous indiquer ce sur quoi vous aller tomber si jamais vous cliquez… Permettez-moi de vous présenter…. Mes liens ! (tindiiiinnn !)

Rock On !


LE Chtif : le Rock est un dieu et le riff est son prophète. L’ami Chtif, malgré ses rhumatismes, garde la (mauvaise) foi.


Le Golb : Imaginez un blog musical, un blog littéraire et un blog ou un mec raconte sa vie, tous trois foutrement réussis… Thom les a réunis et en a fait LE Golb.


Art – Rock : Où comment G.T. offre à tous les rock les lettres de noblesse habituellement dévouées au jazz ou au prog rock … Nous sommes tous des snobinards du Rock !


Le Gueusif Online : Quand un mec qui a bon gout sait parler avec classe des choses qu’il aime… ca donne le Gueusif. Comme, en plus, Systool l'a mis online, on va pas se priver !!


Classe ou Crasse : Alex la Baronne est une groupie assumée. Et de bon gout. Un exemple à suivre .


Chronik n’roll : Alf est,aime la musique, dessine, regarde la télé … il est polyfonctionnel, et belge. Alors, ici aussi, pourquoi se priver?

 

    7 and 7 is: Chez Ska, concerts disques photos et playlists... la musique sous tous ses angles.

Zic de l’an mil : Fab est, malheureusement pour lui et heureusement pour nous, schizophrène temporel. Bref il change d’avis sur les disques, et ses chroniques suivent… Nous on suit aussi.

Le bal des vauriens:
klak fut mon premier visiteur inconnu... il aime le punk qui le lui rend bien...


Nevermind the Blogs : NedLabs aime parler de disques, récents, inoubliables, ou meme pourris… Et les note de 1 à 4 a base de beatles… Passage obligé.


    C'est pas parce qu'on a rien à dire...: que mxmm se murera dans le silence!! Des jeux de la musique des livres des films des marabouts... et un chien.

   

    Arbobo-Art of soul: Arbobo pousse le bon gout à ses extrèmes...Le bon gout (enfin la bonne ouie) comme art de vivre.

 

    Du bruit qui pense: Parce que "La Musique, c'est du bruit qui pense" (V. Hugo), Ama-L pense à la musique. Très fort. Et ça fait du bruit.


D'autres potes squatteurs de Web...


Mousse
aime faire des photos de métalleux qui transpirent. Y en a plein sur son site.

   

    NoBuR voulait un blog, il en a ouvert un. Seul problème: il sait pas quoi en faire.


Le Gosse
est pour la sauvegarde des Johnnys, les vrais. On ne peut que l’encourager.


L’année de Béné à Berlin. Ok, maintenant elle est à Lyon, mais bon.


L’année de Caro au Danemark. Ok, maintenant elle est à Toulouse, mais bon.


Le stage de Coudzi aux US. Mais lui, il y est encore !



Voilà, maintenant restera à réactualiser ce guide touristique de ma blogosphère ! Hésitez pas à poster un com si je vous ai oubliés…

Repost 0
13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 11:41

        C’est le mois d’aout, le soleil brille dans les arbres, on hésite à sortir et finalement on se ramènera à un trio fondamental : café clope CD. Trop chaud dehors. Mais pour profiter correctement de ce temps, la partie CD est fondamentale. Et voilà les Cinq albums qui NE DOIVENT MEME PAS EFFELEURER VOTRE PLATINE en cette période d’euphorie météorologique.


Radiohead – OK Computer.

Et oui, le mal être de la société toute informatisée, de l’homme réduit au rang de machine… ca se vit le reste de l’année, on va pas se pourrir les vacances en se le rappelant volontairement, même lors d’une escapade à travers ce chef d’œuvre…


     Jeff Buckley – Grace

    Ah, on se rapproche de la saison… Sauf que les chagrins d’amours n’ont pas de saison. Mais Grace reste un album fondamentalement fait pour l’automne. Elle est partie, c’est l’automne. Les monuments funéraires, C’est l’automne. Le vin de lilas… enfin bon, vous avez compris. C’est pas le moment. Surtout qu’écouter Buckley au bord de la mer, c’est vraiment de mauvais gout...   


        Lou Reed – Berlin

Exception faite des 5 premiers titres, qui peuvent encore passer, le reste de l’album, c’est la descente aux enfers à la portée de toutes les bourses… 1001 manières de ruiner sa vie, de la drogue à la perdition sexuelle… Bref l’album qui pourrait faire couler toutes les boites de nuit de la côte d’azur… A déconseiller aux jet -setters, névropathes et femmes enceintes.

       

        Nick Cave & the Bad Seeds – And no more shall we part

Sans appel: 15 ft of pure white snow, n’est pas une chanson sur le mois d’aout. Ici encore, les thèmes de la souffrance, de la séparation… Bref à éviter si on envisage d’aller draguer à la plage, ca fait trop réfléchir.


        The Smashing Pumpkins – Adore

Eh, oui, comment aurais – je pu achever cette sélection d’albums fondamentalement déprimants sans évoquer cet album, qui annonce la couleur : noir et blanc. Dépouillé mais savamment produit, déchiré mais toujours juste et délicat… Un album sur la brèche. Déconseillé à ceux qui passent leurs vacances à Etretat. NB: Ce fut l'album de mon mois d'aout 2000. Je peux donc vous jurer qu'il ne faut pas l'écouter l'été.



Voilà, c'était ma sélection de ce qu'il ne faut pas écouter cet été si vous voulez l'apprécier. Si vous aussi, vous avez des albums à ne pas me conseiller ce mois ci, n'hésitez pas les com' sont ouverts! Mais notez bien: ces cinq albums sont quand même de purs chefs d'oeuvre. Et ce serait dommage de passer à côté lors des trois autres saisons. Alors pensez-y...




Repost 0
Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
commenter cet article
20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 14:29

Tout d’abord, je tiens à dédier cet article à Chtif. Ce concert est celui d’un groupe qu’il m’a fait découvrir, et j’y suis allé avec la place que je lui ai rachetée, en utilisant sa méthode pour passer un bon concert.

19h30 : MacDo de la place de la Guillotière. Avec Tom, on prend notre repas du soir… Et démarrage.

20h00 : Après avoir tenté 5 parkings, on en trouve 1, on s’installe… On doit redescendre, remonter, tourner à droite… au bout d’un moment on trouve la foule des Nuits de Fourvière. Il y a masse de monde qui attend pour rentrer.


Finalement, on rentre. Le décor se prête apriori extraordinairement bien à l’ambiance « religieuse » d’Arcade Fire, on se rendra compte plus tard que  ce n’est pas qu’a priori… Après une hésitation de quelques secondes, on se place dans la fosse… Au second rang pour être précis. Le couple d’italiens affalés sur les barrières devant nous nous laisse… 10 cm pour se placer sur les marches. Allez, plus qu’1h/1h30 à attendre…on va aller se chercher une bière.

 

21h 20 / 21h 30: Herman Düne rentre sur scène. La preuve, ils nous le disent : « Hello, we are Herman Düne ». En première approche on flippe un peu, parce qu’on a cru voir arriver sur scène les Bee Gees. Mais il ne faut jurer de rien, et chacun se distingue : le bassiste, qui parait tout droit issu de chez Deftones suit sa ligne sans sourciller, le batteur qui s’est déguisé pour l’occasion en membre de Franz Ferdinand (petite veste à épaulettes tout ça…) s’amuse sur sa batterie Ringo Starr (4 – 10 ans) et le chanteur/guitariste se démène, comme celui derrière lui sur ses percus…



"Hello, We are Herman Dune"


Ce qu’ils nous offrent est surprenant, une sorte de country cuivrée qui n’est pas sans rappeler La Maison Tellier, mais avec un chanteur qui a la voix de Brian Molko… Bref une première partie fort agréable, qui donne envie de mieux connaitre le groupe. « On va vous jouer une dernière chanson, celle-ci ne parle pas de Rome. Elle s’appelle Leaving New York City » Alors j’ai beau pas être sur du titre, je vous jure qu’il nous a sorti ça. J’ai pas compris, mais je crois pas être le seul. Le temps d’annoncer le venue de « The Arcade Fire » et ils s’en vont, nous laissant agréablement surpris.


C’est alors le moment de flottement… Les roadies débarrassent les instruments d’Herman, et préparent le décorum, l’écrin dans lequel Arcade Fire va se placer…. Un décor fait de néons chamarrés… Des tuyaux d’orgues qui pendent du plafond, des instruments bizarres qui font qu’on se pose des questions : le mégaphone, OK, mais les casques de moto avec du scotch, ils s’en servent à tous les morceaux ?


Mais l’on est en territoire connu… la bible de néon symbolique du dernier album est partout.


Bref dans la fosse (je rappelle qu’on est au deuxième rang), on spécule sur le morceau d’ouverture, sur le contenu du rappel… Et ils rentrent. Vu qu'ils sont maintenant 10 ca en fait du monde. Deuxième surprise, Win Butler s'est coupé les cheveux: on dirait Josh Homme période "Lullabies to Paralyze"..


22h 05. Les Arcadiens prennent possession du théâtre de Fourvière. Win tient la basse, chacun s’installe, quelques notes, quelques larsens, et le concert débute (logiquement) par Black Mirror… On se laisse porter, et le vent lyonnais qui se lève vers la fin du morceau finit de faire frissonner une foule déjà acquise. Parce qu’on est jamais trop sur, le groupe (la troupe plutôt, parce que bon, ils sont quand même dix sur scène) nous assène direct un  No cars go en forme de chevauchée sauvage… ca y est le public commence à changer d’allure… les « ouh ouh »  sont légion, et Fourvière fait les chœurs. Mais merde, ils sont en train de griller direct leurs meilleures cartouches ou quoi? Faux, faux, complètement faux.


L’ambiance se calme alors… mais pas pour très longtemps. En effet, Régine s’avance pour se lancer dans un Haïti envoutant. En petite vahiné mutine, elle charme le public, tandis que la ballade s’écoule… pour laisser place à un rageur Poupée de Cire Poupée de Son qui finit de dynamiter Lyon. Pendant cinq minutes au moins, tout Fourvière aura été amoureux de Régine Chassagnes.


Franchement, j'ai même pas envie de mettre un commentairehumoristique la dessus...


A partir de là les choses se brouillent un peu pour moi, j’ai pas tout retenu, pour la simple raison que ca y est, on est dedans, le concert on ne l’écoute plus, on le vit… mais le groupe nous offre une grande partie de Neon Bible, entrecoupée par Neighbourhood  #1 (Tunnels), magnifique, #2 (Laïka), géniale, et Intervention, divine.(et c’est d’ailleurs sur Laïka qu’on a compris à quoi servent les casques de moto : à n’importe quoi).


Si les morceaux du premier album sont à chaque fois un joyeux bordel, ou les musiciens se coursent pour se jouer du tambour les uns sur les autres, se battent, tapent trois cymbales avant de retourner faire un tour, ceux du second album (qui sont plus posés, déjà, musicalement) sont beaucoup plus cintrés sur scène. Eh oui, cet album a, comme on dit, les défauts de ses qualités : très produit, il est splendide, mais ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation et à la folie qui a fait la réputation du groupe. Mais on retiendra des morceaux impressionnant de maîtrise, une foule qui suit, heureuse d’être là, qui saute, qui danse… et l’unique slam du concert, sur Laïka, et on félicite ce type quand même.


Cependant, l’ardeur de Win Butler à revisiter ses propres chansons fait effet, chaque chanson ou j’ai eu le malheur de penser, au début, « celle là je l’aime pas trop », était à la fin gratifiée d’un Whaaaaa d’extase de ma part. En ce sens, un grand coup de chapeau pour Windowsill, dans une interprétation calme, certes, mais hargneuse et pénétrée. On se laisse porter par le concert, tranquillement, quand Régine (dont le prénom aura été hurlé bien 500 fois durant le concert) nous annonce : « bon, ceux qui sont dans le fond, si vous envisagez de vous lever et de bouger, va falloir pas trop tarder !! ». Et c’est parti pour une fin de set enflammée, 100% Funeral : Neighbourhood # 3 (Power Out) puis l’apothéose Rebellion (Lies). Le public n’a jamais été plus dynamique que maintenant, ca bouge dans tous les sens, Win Butler vient faire un petit tour pour saluer son public, je sue mais j’m’en fous ©


On nous laisse pas le temps de redescendre que déjà ils quittent la scène… pour mieux y revenir dans les 5 minutes.

Bon, les photos sont pas de moi....


Keep the car running… mais on demande que ça ! Continuez de jouer les gars, faites nous un rappel plus long que le concert, on s’en fout, épuisez votre répertoire, faites des reprises, continuez !!! Mais non. Win Butler nous souhaite une bonne nuit avant d’achever le concert sur Wake up (notez l’ironie de la chose…) Encore un morceau que je n’aimais pas trop, mais qui… Le public chante, fait Whoho, et danse carrément sur le boogie qui achève ce morceau splendide (au passage je remercie ma voisine de droite grâce à qui , en partie, j’ai passé une excellente soirée). Le théâtre s’éclaire de nouveau, on repart tandis qu’une partie du public reste à faire Whoho dans l’espoir du retour d’AF. Finalement, il n’aura manqué que Crown of Love pour rendre ce concert parfait.


On s’en retourne, je suis à moitié sourd mais je m’en fous.


Le dur (mais encore incomplet alors que je tape ces lignes) retour à la réalité s’effectuera en troisa temps : la Clio de Thomas, le réglage du réveil et aaaaargh… la sonnerie du reveil.


Bref, un concert pareil, c’est beau. Mais le mieux, c’est que ce n’est pas un concert sans conséquence. Maintenant, quand je réécoute Neon Bible, je frissone, je réalise à quel point cet album est … une pure beauté.



Bref, merci Win, merci Régine, merci Thomas… et merci Chtif ;-)
Repost 0
Published by Guic ' the old - dans It's a Live
commenter cet article
16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 20:00

Eh oui, l’inspiration est de retour pour ce second bilan sur un groupe considéré comme « important » par d’autres et face auquel je bloque, c’est le principe de cette rubrique enflammée. Nous voici donc face à l’incarnation Mainstream de la laideur la plus absolue créée par le rock dans les années 80 : le hard rock à cheveux.

Mais bon, il n’y a pas que du mauvais à cette époque. Sans ça, on aurait jamais eu droit à ce chef d’œuvre qu’est  « This is Spinal Tap ». (Qu’on conseillera au passage à tous)

 

Une nouvelle distribution, une nouvelle intrigue... "Hair", sans Julien Clerc

Bon, revenons à nos Guns. 20 ans après la sortie de « Appetite to destruction », leur premier… album dirons nous, que retient-on des Guns ? Des cheveux, Oui on l’a déjà dit. Mais aussi un short, une moumoute à la Jackson Five un jour de pluie surmontée d’un chapeau claque (on parle de musique quand, là ?) , des ballades dégoulinantes de solos (inter)minables… (Non, là c’est pour le jeu de mots, je reconnais les qualités de guitariste de Slash. Mais ne cautionne pas forcément ce qu’il en fait)et 2 reprises, qui, finalement seraient sans doute les seuls morceaux à garder de ce groupe. Après, le fait est que, quand on pioche dans le répertoire de Dylan et de McCartney, la chanson est forcément un niveau au dessus. Reste à pas la massacrer totalement, et on s’en sort avec un tube…

Ah oui, image qui reste aussi, Slash qui monte sur le piano ou s’est installé Axl Rose (déjà, un chanteur avec un nom de figure de patinage artistique, c’est pas une idée ultra Rock n’roll…), pour y sortir le solo à peu près aussi connu qu’il est long et répétitif de « November Rain », le morceau qui me dégoute de mon mois de naissance… Mais merde… c’est pas de la musique ça, c’est de la pose !!  Parce que c’est ça la clé du Hard Rock des années 80, c’est la pose… comme Tommy Lee dans sa batterie qui tourne dans tous les sens n’ajoute pas à la valeur musicale de Mötley Crue…
Alors bien sur après ça on dit pas bravo. En même temps les années 80 me donnent pas trop envie de dire bravo. Mais c’est une autre affaire.

 

Certes, j’ai pas forcément pris ce groupe par le bon bout, les deux premiers morceaux que j’en ai entendu étant nommés (je traduis parce que c’est 10 fois plus classe, symboliques et même symptomatique une fois traduit…) « Pluie de Novembre » et « Ne pleure pas ». Ca donne pas envie. Et puis, bien sûr, étant « né à la musique » bien après leur séparation… Les querelles d’égo. Je serais limite tenté de dire que c’est par ce bout là que j’ai commencé à entendre parler d’eux. (Ce qui est évidement faux, le premier souvenir que j’en ai c’est leur logo imprimé sur des Zippos faisant office de lots au tir à la carabine de la fête de mon village. C’est fou ce que c’est précis dans ma tête alors qu’à l’époque, je fumais pas, j’allais coucher à 21 h et surtout, je tirais pas à la carabine. Donc aucune raison de m’en souvenir. Vous vous en tappez ? Moi aussi, mais des fois y a des trucs intriguants comme ça…)

Les querelles d’égo, donc. Les disputes sans fin, la séparation, Axl Rose le gars qui perd son groupe sa crédibilité et ses cheveux (pas forcément dans cet ordre là mais bon).  Ah, quel bonheur de lire un mois sur deux que les Guns (enfin, Axl et trois pékins attirés par le nom, qu’il a racheté), va sortir le nouvel album des Guns, un certain « Chinese Democracy ». D’ailleurs le nom, c’est certainement le seul truc qui est déjà prêt rapport à cet album… Mais va falloir qu’il se bouge, parce que d’ici que l’album sorte, les chinois seront passés à l’Ouest…

 

Mais en même temps, maintenant que j’y pense, c’est pas grave en fait !  Qu’il prenne son temps.
Repost 0
Published by Guic ' the old - dans Gros Blogage
commenter cet article
9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 20:00

1965, fin de la ligne droite.

 


 

Voilà. Je savais bien qu’à un moment ou un autre j’allais devoir en passer par là, ce moment je le redoutais, j’ai essayé de le reculer le plus possible, mais maintenant je suis au pied du mur. Comme tout amateur de rock qui se respecte et qui ose tenir un blog ou il parle de disques… Je vais devoir vous parler des Beatles.  Bon, après, soyons honnêtes, si je vous parle des Beatles maintenant ce n’est que pour mieux reculer le moment ou je devrais vous parler des Who. (Parce que là je vais souffrir ce jour là).

 

Maintenant, le pourquoi du comment de l’album. Je pouvais pas choisir Sgt Pepper, parce que, désolé, mais c’est loin d’être mon préféré. Je ne nie pas ses qualités, mais (je l’ai déjà évoqué un peu partout) pour moi il marque une époque, c’est un bel album, mais qui trouve plus d’importance dans l’évènement de sa sortie que dans l’album lui-même : je ne lui offre pas le qualificatif « intemporel ». Il est d’époque, c’est tout (si je dis « daté », je me fais insulter…). De toute façon, G.T. s’est occupé de le chroniquer il y a quelques temps… Pas envie de rivaliser.

 

Revolver non plus, vu que Thom s’en est fort bien occupé il y a peu, et que, bizarrement, alors que c’est un Album, un vrai, avec une consistance, il y a un certain nombre de titres qui me laissent indifférent (mais bon, « I’m only sleeping », par exemple, me transcende. « For no one » aussi.)

 

Le double blanc non plus. Parce que c’est un album des Beatles sans en être un. On dirait que c’est pas eux qui l’ont fait. Mais personne d’autre n’aurait pu le faire. Normal, c’est eux, mais ils font mumuse chacun dans leur coin, m’avait-on fait remarquer suite à un com’ posté je sais plus chez qui… Si vraiment il vous intéresse (ce qui est vraiment légitime, sans lui je sais pas de quoi parler en 1968…), allez voir ICI, chez Alex (d'ailleurs, elle est partie acheter le pain il y a 4 mois, là ca commence à faire longuet...)

 

 

Abbey Road ? Jamais eu le courage de l’écouter entier. Non, mais sérieusement, écoutez une fois « Maxwell’s silver hammer » et dites moi si vous avez envie d’écouter un album qui contient ça…  Ca doit être un de leurs rares albums ou j’aime QUE la partie faite par Lennon.

 

Et, par conscience professionnelle, j’allais pas choisir « Please Please me ». Quoique…

 

 

 

Finalement, ce sera Rubber Soul. Parce que je l’écoute en boucle depuis la mi-juin, parce que j’ai découvert qu’il y avait plein de trucs à y découvrir, parce que ca me libère es années 1966 et 1968 qui sont bien chargées…

 

Donc nous voilà en 1965, c’est le début de la fin des Beatles première version, la fin des Yé-yé. Enfin, c’était annoncé (Beatles for sale, puis Help !) et les voilà qui attaquent le virage, en prenant la corde, histoire de doubler tout le monde une première fois dans leur carrière. On le rappellera, 65, c’est (i can’t get no) satisfaction , et  Like a rolling stone , donc c’est pas rien. Pour l’instant, le tube des Beatles en 65 c’est  Eight days a week, qui n’est pas un sommet, désolé de le dire…

 

Bref nos Beatles se retrouvent au début du milieu de la seconde révolution Rock, celle qui va faire passer de la pop « classique » à l’expérimentation et au psychédélisme… Tous ces trucs bizarres qui vont permettre à des gens comme Hendrix de creuser leur trou et ouvrir la porte à des Tommy, des Woodstock et toute cette époque… Et bien, tous ces petits trucs, ces modifications techniques presque mineures, on les sent sur cet album, avant les collages de Revolver.

 

Bien sur il y a le fait qu’on retrouve sur cet album quelques-unes des chansons que je préfère des Beatles : Drive my car (la plus marrante), In my life (la plus émouvante),  The word (la plus rythmée)… C’est vrai, je sais pas pourquoi, mais j’adore « The Word », alors que cette chanson est ridiculement niaise, avec ses textes « pré-hippies »… Mais il y a une petite descente de guitare derrière… Pareil pour « Think for Yourself » et sa fuzz discrète… « Michelle », qu’il y a encore peu j’aurais classée comme la chanson des Beatles que je déteste le plus (maintenant c’est Yellow Submarine qui a le titre), et qui, quand on l’écoute vraiment, contient une surprenante ligne de basse. Deux morceaux un peu mélancoliques, mais splendidement maitrisés, comme Girl, ou In my Life.

 

 

 

D’ailleurs, je voudrais signaler là un truc. Avec leur orchestration pas minimaliste, certes, mais en tous cas pas surchargée jusqu’à l’abus, In my Life (avec For no one) est la chanson la plus émouvante jamais écrite par les Beatles… Au moins il y a du sentiment qu’on ressent, pas comme dans un Let it be ou un Hey Jude surproduit, amplifié… en même temps, Let it be a eu droit au « mur de son Spector © » donc…

 

 
Mais oui, moi aussi je t'aime...
 

 

Enfin bref, Rubber soul est le premier album de la série qui verra changer la face des Beatles, et, avec elle, celle des fans (moi le premier, même si j’ai un peu découvert leurs albums dans le désordre…), et donc celle du monde. Oui, car, rappelons le, c’est à cette époque que les Beatles sont « plus célèbres que le Christ »… Tiens, mon blog ne passera pas la censure américaine…

 

Bref, c’est avec cet album qu’on comprend pourquoi les 4 chevelus de Liverpool pouvaient vraiment se permettre de dire ça. On ne peut pas faire une telle musique sans intervention divine. Ou alors faut être vachement doué. Ce qu’ils étaient.

 

 

Repost 0
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 14:06

Nous sommes les premier Juin. Il y a quarante ans paraissait Sgt Pepper's lonely hearts club band.
Je n'ajouterais pas une malheureuse prose de mon cru à la liste des louanges et critiques portées par des scribouillards plus ou moins bien veillants au sujet de cet album, sinon fondateur, du moins innovateur.

Bref, c'etait juste un petit rappel, parce que j'y pense.

C'est pas la bonne, je sais, mais je l'avais sous la main alors...

 

Et quitte à faire mon vieux con, je sens qu'on a quand meme encore 40 ans à attendre pour en avoir un autre du meme accabit. En tout cas, c'est pas le nouvel album solo de McCartney....

Repost 0
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:49

Je me fais pour cet article l'émissaire de l'ami Chtif, qui me l'a demandé ce WE.
Celui - ci étant en plein déménagement, il me charge de vous signaler son absence de la blogosphère pour une durée indéterminée, mais de préférence courte, pour cause de " J'ai pas Internet".

Voilà. Dans l'attente de son retour.

Repost 0
11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 14:09

« En France, on a pas de rockers, mais on a des yé-yés ». Certes, la France n’a jamais été « l’autre pays du Rock n’ Roll », dont l’arrivée correspond du point de vue temporel à une période de gel des mentalités dans le pays : Avant le « sois jeune et tais-toi », d’aucuns auront expérimenté le « sois jeune et BAISSE TA MUSIQUE DE DEGENERES !!! »

Ce serait donc logique, sans idole vraiment rock (désolé, Johnny n’est une version française ni d’Elvis, ni des Beatles) que le journalisme rock en pâtisse. Mais ce serait aller un peu vite, vous oubliez qu’on est dans le pays de Molière, Baudelaire et Lautréamont (et qui accouchera de Frederic Beigbeder, ne remuez pas le couteau dans la plaie.) Et c’est justement le but de cette compilation de textes, qui retrace vite fait le rock vu de la France entre 1960 et 1975 (c’est censé être le tome 1 d’une trilogie… on attend toujours la suite), articles réunis par Gilles Verlant.

(J’ouvre ici une parenthèse pour évoquer Gilles Verlant : quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur lui, le journaliste touche à tout et multi biographe, de Gainsbourg à Lio…, c’est quelqu’un à qui je dois une grande partie de ce que j’ai découvert dans le monde du rock, par le biais de son émission L’odyssée du Rock sur Oui FM.)

Et on peut découvrir dans ce recueil une écriture rock qui n’est pas de la critique rock comme on peut en rêver avec Lester Bangs, mais une sorte de « journalisme rock », avec compte rendus de concerts etc…, de la vraie presse, en tous genres, mais qui parle du rock.

Au passage, quelques piqûres de rappel : le premier disque de Rock français est en fait une « parodie », dont le but est à la base de se foutre des rockeurs américains. C’est le disque de Henry Cording, contenant les titres « Rock Hoquet » ou « Va t’faire cuire un œuf, man ».  Avec le succès qu’il a eu, la véritable identité de ceux qui l’ont commis a été révélée : Vian aux paroles, Michel Legrand à la musique, et Henry Cording n’est autre que Henry…Salvador. Voilà pour les débuts, on passera sur les réactions de la presse suite au mythique concert de la Nation en 1963 etc… Et là arrive le presse spécialisée.


Avec toutes ses facettes. D’un côté le journal du fan de base, « Salut les Copains », dont est extrait un article finalement tordant sur les Beatles… « Sgt Pepper » vient de sortir et  sur trois pages d’article… 5 lignes sont consacrées au disque. On parle de la Rolls de Lennon, de la salle télé de Ringo…pour, à la fin, évoquer l’album mais surtout « la peur de perdre des milliers de fans en s’éloignant de plus en plus de la musique de variétés »

Puis arrive la presse Rock, avec en porte drapeau Rock & Folk, qui compte parmi ses lignes quelques-unes des plus belles plumes de l’époque, et qui plus est des gens qui ont eu l’occasion de picoler avec Hendrix, ou de recueillir un Morrison totalement torché et incapable de quoi que ce soit chez lui…

 
On s’offre avec ce bouquin un panorama de festival en festival, d’artistes en artistes, des « fous » (Zappa, Pink Floyd ) aux « Décadents » (Bowie, Iggy Pop dans un morceau de bravoure d’Yves Adrien )…

Mais aussi un détour par tous les styles… l’ironie de Jackie Berroyer qui nous raconte comment devenir riche en tirant les bijoux fraîchement déposés sur la tombe de Morrison (encore, oui…) ou Gotlib qui explique comment a été créé Hamster Jovial  pour Rock & Folk : « Le Totem sera Hamster Jovial. Parce que un hamster, c’est con. C’est mignon, mais c’est con. Par ailleurs, la jovialité aussi c’est con. »

Enfin bref, ce livre n’est certainement pas LE livre indispensable à tout fan de rock, « Awopbalabop Alopbambom » ou je sais plus bien est une bien meilleure introduction. Mais bon, ici on trouve des trucs uniques… des gens qui chroniquent du Rock au moment ou ça se passe et qui n’y comprennent rien, pour une raison que j’ignore, ça me parle vraiment. Et aussi des maladresses, et la contagion, celle de la nostalgie d’une époque qu’on a pas vécue.


De toutes façons, c’est un bouquin que j’ai du payer 5€ chez Maxi Livres, ce serait trop bête de s’en priver.

 

 

Repost 0