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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 17:31
Franchement la programmation de la publication des articles à l'avance sur Over-blog c'est n'importe quoi!! Cet article devait être publié le 18 Janvier 2015, mais là je sais pas ce qu'Over-blog vient de me faire... Désolé, toutes Mes excuses.



Peter Doherty (27 Mars 1979 - 27 Juillet 2012)
- The Libertines, The Babyshambles - Chant, Guitare

Le jeune Peter Doherty nait le 27 Mars 1979 à Hexham, dans le Northumberland, en Angleterre. Son père est militaire dans la British Army, donc le petit Peter voit du pays très jeune, de l’Allemagne à l’Irlande, de Catterick au Dorset. Il a 2 sœurs, Emily et Amy Jo (comme quoi les 4 filles du Dr March ont fait des ravages à toute époque).

Tout jeune, le petit Pete réussit très bien ses études, et à 16 il gagne un voyage en Russie en remportant un concours de poésie. Plus tard, il s’installe dans l’appartement de sa Grand-mère à Londres, et poursuivant des études de littérature pas bien loin, vu qu’il les abandonne au bout d’un an, il devient un temps fossoyeur au Willesden Cemetery, passant le plus clair de son temps à bouquiner et à écrire, posé sur les tombes alentours. Mais comme toute chose cette oisiveté funèbre finit par lasser. Il s’installe alors dans un autre appart londonien avec un pote musicien (en fait un ancien copain de fac de sa grande sœur), un dénommé Carl Barat. C’est le début de la grande aventure des Libertines.

 

La grande aventure de Lib’s, tout le monde la connait. Ou presque. Le groupe fondé par Pete et Carl fait son trou dans la scène Underground de Londres. Ils enregistrent, avec Mick Jones (ancien guitariste DU Clash) un premier album unanimement salué par la critique (sauf OK Podium) et le public (sauf une ex à moi mais elle n’a jamais eu de goût). Cet album, aujourd’hui classique et classé #3 du « Top des 100 meilleurs albums que si vous les avez pas écouté vous êtes vraiment nuls » récemment publié par Gustave Naast, le rédac chef de R&F, c’est bien évidement Up The Bracket.

C’est la première descente aux enfers. Eh oui, s’il y a une chose qui n’as jamais réussi à Doherty, c’est bien le succès, chacun de ses tops musicaux s’étant suivi d’un gros flop personnel. La première rencontre de Pete avec la drogue. Le succès, les femmes, l’héroïne, la trilogie gagnante du Rock depuis toujours. Pete n’y coupe pas. Et se fait renvoyer du groupe le temps qu’il se désintoxique. Son addiction atteint un sommet qui fait désormais partie du cirque Rock n’ Roll : il se fait arrêter et prend 6 mois ferme pour avoir cambriolé l’appartement de son comparse Carl dans une crise de manque. Fâchés pour toujours, les deux compères se rapprochent durant l’incarcération de Pete, et, le jour de sa libération anticipée, au bout de deux mois, les meilleurs ennemis les plus célèbres d’Albion se font une petite session dans un pub le soir même. Le groupe est réuni et planche sur un nouvel album.

Ce nouvel album, c’est The Libertines, plus posé, plus mélodieux, parfois en forme de confession de ces deux frères ennemis, accessoirement génies musicaux. Pour plus de détails je vous reporte à ma vieille chronique sur cet album.

Pendant la post production de cet album, Pete tente une desintox « originale », une desintox « bio » : la désintoxication Thaïlandaise, ont le principe (très efficace, parait il contre l’addiction au crack et à l’héro) et de se faire frapper chaque jour avec un bambou et de ne se nourrir que de décoctions de plantes à l’action vomitive. Pete tiens 3 jours et rentre à Londres. Mais bon, la medaille a son revers : il se fait virer du groupe. Définitivement.



C’est le premier virage de sa carrière, la formation de son nouveau groupe, les Babyshambles, qui seront toujours comparés au groupe de son ancien compère, Carl Barat, les Dirty Pretty Things. Aves les Baby, Pete assume pleinement, dans ses textes et sa musique, ses inspirations, aspirations et obsessions. Ses inspirations, les Smiths, le Clash. Ses obsessions, Arcadia, le monde sans règles, et Albion, le bateau qui y mène. L’album Down in Albion sort en Novembre 2005, le single Fuck Forever atteindra la 4ème place des charts anglais. En parlant de ça, c’est vers cette époque que Pete Doherty commence à sortir avec celle qu’on appelle aujourd’hui la Yoko Ono de l’an 2000, le top model Kate Moss. Le nez dans la Coke, pas la boisson, la poudre, Kate et Pete (ou Pete et Kate, ca dépend lequel vous avez connu en premier) font à cette époque plus souvent la couverture du Sun que du NME ou de Vogue. Mais petit à petit le rythme de vie du couple se calme. Une semaine en prison, une semaine de tournée, une semaine de désintox, Pete s’organise, et arrive à gérer vie familiale et professionnelle en arrivant à croiser parfois Kate quand elle est pas en désintox pendant sa semaine de tournée. On en oublierait presque de parler de l’album dites donc ! ET ben oui. Cet album est bien-recu-mais-quand-meme-c’est-pas-la-meme-chose-que-les-libs. Pour le public. La critique adhère un peu moins.

Lorsque sort l’album Shotter’s Nation (La Nation des dealers), on apprend la rupture du couple qui a fait le bonheur des tabloïds anglais en mal de sensations fortes et de puritanisme pré – Mayflowerien pendant près de deux ans.

Cet album, produit par Stephen Street, ancien producteur des Smiths et de Blur*, est salué de toutes parts comme un album de la résurrection, Pete Doherty est un « miraculé », une sorte de Christ pop… Ils n’imaginaient certainement pas avoir à ce point raison.

Autre fait marquant à cette époque, le 12 Avril 2007, Carl Barat rejoins son âme damnée sur scène et tous y voient le symbole d’une possible reformation des Libertines.



Tiraillé au final entre la possibilité de retrouver son meilleur comparse et le succès véritable de son nouveau groupe, Pete est perdu. On lui prête à l’époque de nombreuses relations, avec Courtney Love, Amy Winehouse et autres… Mais son unique amour, le seul auquel il reste fidèle, c’est la poudre. Le 18 Janvier 2008, il est hospitalisé pour overdose, alors qu’il était en tournée avec les Babyshambes à Prague. C’est durant sa convalescence et sa désintoxication que sera écrit la majeure partie de ce qui sera son unique album solo : The Arcadia Redemption. On y retrouve les thèmes chers à Doherty, auxquels s’ajoutent la souffrance de la désintox et de la solitude, ainsi que de nombreuses références à ses auteurs préférés, tels Sade ou Baudelaire. Il enchaine avec une tournée européenne dans des sales intimistes, seul à la guitare acoustique ou électrique. Cette tournée s’achève, comme elle a commencé, au Hackney Empire, à Londres. Rejoint sur scène par les membres de Babyshambles puis ceux des Libertines, ce concert est paru sous le titre Pete Doherty : The Hackney Redemption en Janvier 2010.

C’est suite à ces retrouvailles, et à la cleanitude de Doherty depuis 2 ans, les Libertines envisagent une tournée de reformation, suivie de l’enregistrement d’un album. Le groupe reprend les Babyshambles sessions, comme au début du groupe, afin de composer de nouveaux titres. Puis fait une première tournée en Angleterre.  Puis en Europe. Puis… Pete replonge. Lors des sessions d’enregistrement du nouvel album, Pete recommence à se shooter. La tournée de promotion du troisième album des Libertines, sobrement intitulé Likely Lads, est repoussée le temps de la cure de désintox (une de plus).

La tournée débute finalement le 15 Juillet 2007. Lors d’une date à Brighton, le 27 Juillet, Pete s’effondre sur scène. Les médecins arrivent trop tard : Pete Doherty décède sur scène d’un cocktail Alcool + médicaments foudroyant à 33 ans. Comme le Christ. Et Jeff Buckley. Quitte à être rock star autant mourir à un age symbolique. L'autopsie est formelle: Alcohol and drugs poisonning. Il est enterré 4 jours plus tard, en présence de ses deux groupes.

 

Pete Doherty est aujourd’hui enterré au cimetière de Willesden, là ou il a découvert Baudelaire, Camus, Keats, et tous ceux qui lui ont inspiré ces ballades mélancoliques qu’on garde en mémoire, comme Falling without anyone, Outlining Dark Blue ou The First spike is Painless.

 

* Merci à Thom sans qui je saurais pas ça....


Bon, vous vous doutez bien que j'espère avoir tort... mais pas sur tout.

 


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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 16:44
Avec une année de plus qui se profile à mon compteur perso (mais bon encore de la marge d'ici là, mais on y pense...), il était temps de faire un peu le point. D'autant plus que c'est se blog qui va pas tarder non plus à feter ses un an d'activité sérieuse... ou presque.

 

Eh oui, « C’est pas mon année » se dit on parfois en voyant qu’on a un automne pourri, qu’on a pas forcément profité de toutes les occasions qui se sont présentées… Bref, en automne, comme les feuilles et les déclarations d’impots, l’heure du bilan tombe…

C’est pas mon année, oui… mais ou est elle, cette année de rêve, celle ou tout ce qu’on espère se réalise ? Peut être au cœur de nos albums préférés… Allez, je vous laisse le choix dans la date :

 
1969 – The Stooges

Sur leur premier album, on sent que les Stooges sont frustrés, alors ca pète. Pourvu que 1969 soit une bien meilleure année que 1968. Pourvu que mes 22 ans soient meilleurs que mes 21. A croire que non, un an plus tard ils chantaient « 1970 ».

 
1979 – The Smashing Pumpkins

Ah. On était innocents, on était des enfants… C’était le bon temps, pas de prise de tete, pas de star – system… on dévalait la colline dans des pneux de tracteur… C’était bien. Ballade nostalgique pour l’unique tube vraiment pop de Billy et ses Citrouilles.

 
1984 – David Bowie

Froid, malsain, dément… Comme l’œuvre qui a vu naitre Big Brother. Toujours là pour rendre service, le Thin White Duke nous rappelle à l’ordre en musique, sans se départir de sa classe innée habituelle… Grand roman, grand morceau… Bowie quoi.

 
1990 – Jean Leloup

En 1990, il se passe plein de trucs : la coalition, la révolution… Plein d’entrain et de folie, il nous encourage à célébrer dans la joie et la bonne humeur la folie de cette dernière décennie du siècle.

 
Voilà, quelques années en vrac pour passer du 20thcentury boy au 21stcentury schizoid man… Si d'autres vous viennent à l'esprit... Vous savez quoi faire.
 
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 18:35

Avant propos: Cet article se veut prendre la defense des Rockeux, des vrais. Ceux qui ressemblent encore à des êtres humains. Ceci veut dire: pas votre soeur gothique de 16 ans, ni votre frère punk de 13 ans. N'evoquons meme pas les danseurs de tecktonik.


Il y a quelques temps, j’ai reçu sur ce blog (enfin, « nous » avons reçus, c’était aussi adressé à vous chers amis lecteurs) un commentaire un peu… vindicatif à l’égard des choix musicaux pratiqués ici. Vous le trouverez dans la discussion suivant l’article sur Queen. Vous devinerez facilement à la lecture que ce message vient de quelqu’un qui me connait bien, et qu’il faut le prendre sur le ton de la blague… quoique, à mon avis, certaines attaques sont sérieuses.

 

En effet il est clair que vu de l’extérieur, à force de parler de groupes que personne ne connait tout en détruisant les groupes bardés de succès dont tout le monde sait fredonner un air, on passe pour un vieux con, et ce avant que soit posé la question fatidique : « et si, en fait, le monde était mal fait ? ». Et si le succès d’un groupe n’était pas lié à la qualité  de sa musique. Je me doute bien que je risque fortement de prêcher des convertis, mais voici quelques raisons pour lesquelles l’amateur de Rock, en France, est obligatoirement frustré, râleur, vindicatif à l’égard des autres genres, bref : un sale con.

 

 

La France n’est pas « l’autre pays du Rock ». Donc quiconque se met à écouter du rock se retrouve plus ou oins dans l’underground automatiquement. Les meilleures radios rock en France, c’est Oui FM (que sur Paris), Radio Canut (que sur Lyon) et Couleur 3 (qui est carrément une radio suisse.) Donc oui, fatalement, l’amateur de rock se sent « différent des autres », pas sur la même longueur d’ondes, et c’est le cas de le dire. Or comme l’égalité parfaite reste encore un doux rêve, 2 possibilités : il a meilleur ou plus mauvais gout que le commun des mortels… Eh ben comme on a beau être amateur de rock on n’est pas plus con, on pense avoir meilleur gout que les autres et on s’en va prêcher la bonne parole. C’est tout.

 
Mais si, il y a du rock qui passe à la radio, la preuve en images!!!

Ca me fait super mal de mettre ca mais c'est pour soutenir mon propos..


Il est rare l’amateur de rock qui n’est pas aussi passionné de musique. Bref qui est capable d’écouter un disque vraiment, comme on pourrait lire un livre, en y portant toute son attention, ne faisant rien en même temps, pas même danser, et ce, à jeun. Bref c’est un peu comme un amateur de jazz… il écoute vraiment et donc peut repérer très facilement des petits défauts dans ce qu’écoute le commun des mortels (appelé par la suite « Rock quoi ». Expression venant de Thomas VdB : « T’écoutes quoi comme musique ? » «  Euh… Dire Straits, Jean Louis Aubert, du rock quoi. ») Il considère par conséquent qu’il est plus à même d’apprécier la musique que quiconque écoute rapidement la radio, surtout que lui il cherche vraiment sa musique, il a un effort à faire pour retrouver le style qu’il aime (cf. point 1)

 

Le rockeur français est d’autant plus frustré que non seulement du rock, ca passe pas en France, mais en plus on en fait pas !! N’importe quel rockeux ne travaillant pas à Rock & Folk vous dira qu’on a plus rien dans ce domaine en France depuis Noir Désir. (Bon OK c’est négliger des groupes comme Eiffel, mais il est pas à ca prêt le rockeux frustré). En tant que frustré, il ne peut pas admettre que d’autres trouvent leur bonheur musical sur les ondes des radios, qui plus est dans sa langue natale.

 

La langue natale, justement. Le rockeux a été obligé d’apprendre l’anglais, pour comprendre ce qu’il écoute. Il s’est rendu compte que c’est pas toujours d’une finesse extraordinaire, mais il le tait. Par contre il sera là pour vous dire que les paroles, dans ce que vous aimez, vous, c’est pas du Dylan.

Ca fait un peu moins mal mais quand meme...

 

Pour le rock, « Rock » est un mot sacré. Comme ses déclinaisons.  Et le blasphème est toujours condamné par lui. En plus c’est un maniaque. Chaque mot a sa place. Green day joue du punk mais n’est pas punk. Saisissez la nuance. Pascal obispo, Zazie, etc… n’ont pas sorti récemment des albums pop-rock, mais avec des guitares électriques dedans. Car oui, vous pouvez chercher, mais le rockeur ne saurait vraiment définir ce qu’est le Rock (R&F essaye depuis 7 ans maintenant y en a pas 2 d’accord.)

 

Et surtout, le rockeux ne connait pas la demi-mesure. Il fait les choses à fond. Il adore ou il honnit. Il n’aime pas « mais ». Ni « sauf ». Les commentaires tièdes comme « ca me plait bien, c’est pas mal, c’est sympa »… Oubliez. Autant dire tout de suite que vous détestez mais n’osez pas l’avouer. Car oui, le rockeux est une minorité (pas opprimée directement mais le matraquage NRJ lui fait l’effet d’une arme de destruction massive).Et le rockeux est paranoïaque, normal, vu que les médias veulent la mort de sa caste.

 
 

Bref j’espère qu’à la lumière de ces arguments, les gens comprendront que le rockeux est une espèce (qui se croit) en voie de disparition et qu’il faut les protéger ! Il a beau être chiant, sectaire, pédant hautain, il est seul. Le monde s’oppose à ses gouts. S’il détruit les groupes qui ont du succès, c’est pas pour le plaisir, c’est parce qu’il trouve vraiment qu’ils sont nuls, mais peu de gens pensent comme lui… Alors laissez nous ce petit espace qu’est la blogosphère pour lâcher notre fiel ensemble. Comme ça, peut être, à la prochaine soirée, on se retiendra peut être de dire : « Mais c’est quoi cette merde que tu nous passes ? » devant celle avec qui vous vouliez finir votre soirée.

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 14:00

1999, année... XIXéme siècle.


Bon, il n’est pas fréquent que j’écrive mes articles comme ca, sous le coup, non pas forcément de la colère, mais d’un évènement soudain. Bon, certes, je ne peux m’en prendre qu’à moi, je voulais créer une polémique, je l’ai eue… seul problème ce n’est pas celle que je cherchais. Je cite :

 
 
 

« Hmmm... Muse, laissons cela au moins de 20 ans... et préférons leur Queen car au moins, eux, ils avaient beaucoup d'humour »

 

« Muse, Queen, même combat.  Ca sert à rien d'en parler non ? Y a déjà RTL2, Europe 2 et Rire & Chansons qui en passent toute la journée... »

 
 
 

Mon Dieu … Oui, alors une première chose que je voudrais régler, quand j’étais jeune, oui, j’écoutais Rire & Chansons, et leur programmation était tout a fait respectable : Beatles, Stones, Blondie… de quoi s’offrir un début de formation rock fort sympathique.

 
 
 

Mais revenons-en à ceux que je me sens obligé de défendre maintenant : Muse. Oui Muse est un groupe que j’ai renié aujourd’hui, mais je n’ai jamais renié Showbiz. Cet album est grand, ou tout du moins le fut, pour moi, à … 15 ans. Ouais je sais encore un album de 15 ans oui.

 

Enfin bref, j’ai découvert Muse en même temps que Radiohead, au moment de la sortie de leur premier album, Showbiz, et, JE SUIS DESOLE, cet album est extrêmement réussi, 1) pour un premier album, 2) pour un groupe de rock anglais en l’an 2000, 3) pour m’avoir convaincu dès la première écoute.

 
 
 

Multi instrumentiste talentueux, Matthew Bellamy mène le groupe ou il l’entend, et la production de John Leckie (The Bends quand même !!) ajoute de la classe à ce grand œuvre. Sans vouloir rentrer dans les détails, ce sont les micros à condensateurs de John, ramenés d’Allemagne dans les années soixante, qui donnent cette texture à la voix sur Muscle Museum (en passant, le titre vient du fait que ces 2 mots sont ceux qui encadrent « Muse » dans le dictionnaire anglais. The Red Girl ou The Little Bob, je n’ai pas la source) … Comme quoi

 
 
 

Bref, rappelons qu’un disque, c’est pas seulement (comme beaucoup le croit, je le crains, sauf bien sur parmi les gens qui passent ici, evidement...), des chansons par un groupe. C’est aussi un producteur, un label, qui malgré tout ont leur importance. Et là, c’est fatal, Muse a récupéré un ancien producteur de Radiohead, la comparaison est tombée direct. (Nota : c’est pas parce que Charlotte Gainsbourg a enregistré avec Nigel Godrich que son album vaut du Radiohead, comme quoi ca ne fait pas tout…)

 
 
 

Enfin bref. Si Muse s’enfonce à l’heure actuelle dans un symphonico-pompeux grandiloquent digne des pires… Couine, il ne faut pas oublier cet album.


 

Tout d’abord, c’est un signe d’espoir : qu’un groupe, dans une époque pas foncièrement Rock, sorte un album d’une telle facture, avant ses 20 ans, et seulement après 2 démos, c’est vraiment un symbole d’espoir.


 

Et bien évidement c’est un très bel album. Les comparaisons et influences peuvent être nombreuses, voix torturée à la Jeff Buckley, ambiances glauques à la Radiohead, envolées guitaristiques qui essayent de ressembler à du RATM (référence ultime du groupe..).


Jeunes, doués, plein d'opportunités qui miroitent sous nos yeux... le bonheur quoi.


 

Les morceaux se suivent, ne se ressemblent pas forcément, mais sont vraiment réussis. La lente montée en puissance du titre Showbiz avec simplement 8 vers pour tout le titre… avant une explosion finale magnifique. Unintended, ballade désabusée, acoustique, très classe et émouvante, qui sent le vrai, le vécu !! Bien sur les titres les plus connus, Muscle Museum ou Sunburn sont très réussis, piano guitare, voix, une trilogie majeure chez Muse qui fait mouche à chaque coup sur cet album. Et mon petit préféré, Escape… Un coté Pixies / Lithium de Nirvana dans la structure pour raconter cette histoire de « schizophrénie sentimentale » de la rupture imminente (ca veut rien dire mais les paroles parleront mieux que moi…). Et aussi, Hate this & I’ll love you… Le premier morceau semi-symphonique du groupe, un chef d’œuvre. Une guitare acoustique, le bruit de la pluie, des cigales… au service d’un déchirement intérieur, pour clore en apothéose cet album.


 

Bref cet album, il faut le garder en tête… Pour l’espoir, bien entendu, que les jeunes fassent des chef d’œuvre, et que Muse revienne à ce genre de choses simples, vraies, émouvantes.


 

Et aussi pour cette pièce peu fréquente, un groupe de rock anglais qui sort un album qu’on sent (à tort ou à raison) nourri d’un romantisme à la française, un cote « introduction à la souffrance personnelle via les poètes français du XIXème siècle »… Cet album, je l’ai découvert à l’époque ou on lit Rimbaud et Baudelaire… il fut pour eux un splendide écrin.


 

La France a eu ses poètes, les anglais ont leurs rockers… un seul point commun : la Muse.

 
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 18:00

Cette chronique est faite dans le cadre du crossover des blogs organisé par Thom


Il y a des livres qui vous marquent pour un bout de temps. Ceux qu'on se retrouve à relire meme quand on s'en souvient parfaitement. Et meme pas par petits bouts, comme ca, d'une traite.

C'est ce qui m'est arrivé il y a peu avec ce livre, High Fidelity, de Nick Hornby.


Un livre, un disque, un film a toujours un contexte duquel on ne peut le dissocier... Remontons un peu le temps, vers ma première lecture de ce livre. Rob Gordon a 35 ans, j'en ai 16, bientôt 17. Il est passionné de pop music, je suis en train de le devenir. Il vient de se faire larguer par une fille prénommée Laura ... moi aussi. Voilà les conneries qui font qu'au bout de 3 pages, on arrive parfois à s'identifier sans problème à un personnage sans que l'auteur n'ait rien fait pour ça.


High Fidelity donc, ce livre que je lisais dans le RER, que j'ai relu dans le tram. Le roman d'une avancée dans la vie. Trois points de vue à s'offrir dans un unique roman.


Le point de vue du fan de musique, celui qui s'allimente des top 5 de Rob, Barry et Dick, la joyeuse équipe de vendeurs de Championship Vinyl, qui comme Rob rêve de s'envoyer une chanteuse pour finir dans les remerciements du livret d'un disque. Qui s'amuse lui aussi a faire le top 5 des groupes–qui-passeront-par-les-armes-quand-sonnera-la-Revolution-musicale. Il y a une chose qu'on ne peut pas renier... Hornby sait parler de gens qui parlent de musique. L'integrisme musical borné (Barry), la mauvaise foi (Barry), la volonté de faire découvrir des merveilles à tous 


(Dick) ou d'imposer ses gouts aux autres (Barry). Au milieu de tout ça, Rob essaye de regner sur son magasin, tourne, parle musique, prépare la musique pour son enterrement, et se confie.


C'est l'autre vision du roman, celle qui touche non pas l'amateur de musique, mais le gamin de 17 ans ou beaucoup plus... Rob vient de se faire larguer, et cherche à comprendre pourquoi. Oui, précisons que Rob se fait toujours larguer. La seule fois ou la rupture est venu de lui, il l'a regretté une semaine plus tard... on deviendrait largophobe à moins que ca. Le livre s'ouvre d'ailleurs sur ce passage à la fois hillarant et déprimant: le Top 5 des ruptures les plus douloureuses vécues par Rob. Tous les gars à qui j'ai fait lire ce livre se sont reconnus dans au moins 2 d'entre elles. Une bonne part de ce roman est basée sur une reflexion sur le sentiment amoureux... depuis le point de vue d'un monomaniaque. Est ce normal que, si je passe mon temps à courir après l'ombre de mon ex, ca foire à chaque coup? Est ce que je peux tenir avec une fille qui n'a pas les memes gouts que moi, surtout dans un domaine qui est ma passion? (En gros, puis-je supporter de vivre avec une fille qui écoute Bright Eyes de Art Garfunkel ? dans le bouquin). Pourquoi ca a déconné à ce point avec les précédentes? La reponse est toujours personnelle, pour chacun de nous, mais dans ce bouquin, on peut tous trouver des pistes.

 



 

Enfin... l'histoire de Rob et Laura. C'est un peu le but du bouquin. Et, ici encore des questions importantes et des réponses tellement ridicules qu'elles sont vraies. Ma copine vient de me quitter, m'abandonant dans mon grand appart vide avec ma collection de disques. Dois- je essayer de recoller les morceaux, ou dois je passer à autre chose? En attendant je vais mettre un vinyle et fumer une clope c'est ce qu'il y a de mieux a faire. Et qui dois-je blamer? Elle? Le mec pour lequel elle me quitte? La fille avec laquelle je l'ai trompée? Ou (gasp) moi?

Rob va devoir trouver des réponses à ses questions, et, par ce biais... Hornby nous donne un début de réponses aux notres.


Un roman important, à relire régulièrement, pour faire le point... Quels morceaux cités dans le livre ai-je découvert depuis ma dernière lecture? Combien d'histoires pourries ai-je maintenant en commun avec Rob? Suis-je plutot Rob, Barry, ou Dick dans ma manière d'évoquer la vie, et bien sur la musique? Suis-je moi aussi un loser? Oui bien sur. Nous sommes tous des losers. A nous de lutter. Contre les emmerdes, contre les fans de Supertramp, ... contre nous mêmes.


Merci Mr. Hornby.


PS: Notez qu'un film a été tiré de ce livre, aves John Cusack, Jack Black, Tim Robbins, bref plein de gens bien. La réalisation est de Stephen Frears. Mais lisez le bouquin avant quandmeme, meme s'il est fort réussi, drôle et émouvant. Seul défaut: Detroit remplace Londres dans le film. Un estrait pour la route: bonne ambiance un lundi matin chez Championship vinyls

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 02:03

En suite du dermier questionnaire rempli par mes soins, quelques chansons à bramer avec des potes, une bière à la main, en sautant dans tous les sens.

 

Il y a peu, j’évoquais avec vous les chansons à boire et chansons de mariage, que j’apprécie, mais dont je suis sensé avoir honte. Alors que vient de s’achever  mon dernier WE d’Intégration en tant qu’élève, je sais que mon mauvais gout musical va bientôt avoir à retrouver ses marques. Pour me souvenir, mais aussi vous faire profiter d’un instant de détente, je vous propose ces quelques morceaux, aux ambiances kitsch, sombres, délirantes… un petit retour en musique dans ces soirées marquées par l’éthylisme forcené.

 

1)      Dschinghis Kahn – Moskau

Cette chanson fut notre hymne l’an dernier. Dschinghis Kahn, improbable groupe de disco à paillettes allemand, représantant de la RDA en 1979 au concours eurovision (avec leur titre Rocking Son of Dschinghis Kahn, narrant les aventures du fils de Gengis Kahn à convaincre son père d le laisser devenir le nouveau Ringo Star…je ne vous raconte pas le dénouement), nous offre un instant de pur mauvais gout sans s’en rendre vraiment compte


2)      TTC – Girlfriend

Gracieusement apportée en soirée par des amis fans de hip-hop, son premier passage jeta un froid. Au bout de quelques passages, elle devint presque habituelle dans la playlist de soirée. Un an plus tard, elle apparaissait dans le bréviaire officiel de l’école (rédigé par nos soins). Finalement, les gros mots, au bout de 2 fois, on se rend meme plus compte que c’est violent… Je vous laisse juger


3)      Max Boublil – Ce soir

Splendide slow d’un romantisme échevelé, c’est le petit dernier de la famille, découvert il y a 6 mois… Il offre un contrecoup surprenant qui fait toujours son petit effet à la première écoute.


4)      Thierry Julien – Humanity Song

L’apogée du mauvais gout. Se voulant une parodie de « USA for Africa », Humanity Song plonge dans ce qu’il y a de plus noir comme humour et dans un cynisme presque choquant. Dans un humour finalement très anglais, on rit à gorge déployée (mais pas trop) en se disant « Non, quand même c’est pas drôle, merde ! »


5)      Svinkels – Reveille le Punk

S’il est un style musical qui plaira toujours, c’est bien le rap de comptoir du Svink’. Chef d’œuvre de jeu de mots et de défoulage (si ce mot existe)… Gérard Baste est un exemple pour la jeunesse. Même si bière et chips l’ont amené à faire son premier infarctus à 25 ans.

 
 

Alors, je tiens bien à dire que je sais que ces morceaux sont nuls (sauf le dernier) grossier (sauf le premier)… mais ca défoule et ca fait du bien. Et n’en demandez pas trop à des jeunes en etat… vous m’avez compris.


PS: JE remercie G.T. pour m'avoir appris a inserer les videos. J'espere qu'il m'en voudra pas de lui dédier cet article.

Sur ce bon WE.

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 13:25
Jeff Buckley (17 Novembre 1966 - 29 Mai 1997) - Artiste solo ou presque - Chant, Guitare

Jeff Buckley, tout le monde connait, surtout les moins de 30 ans. Le chanteur de Grace. Pour les autres, c’est le fils de Tim Buckley.

Sinon… c’est que la pop vous vous en tapez.

Bref, Jeff nait à Orange County, Califormie, en 1966, le 17 Novembre pour être précis (un Scorpion). Fils de Tim Buckley (Hello & Goodbye, tout ça…) et de Mary Guibert (ex musicienne, récente businesswoman), divorcés, il vit au milieu de la musique. Son père meurt, à 28 ans, en 1975. Le petit Jeffrey Scott Buckley a neuf ans.

Bon, ne nous préoccupons pas de sa jeunesse, passons en 1992/1994, quand ca devient intéressant. A cette époque Jeff écume un peu les bars, fait gentiment son trou, en particulier au Sin–é, d’où sera tiré un live extrêmement classe. Il rencontre Gary Lucas, qui sera son mentor, et sera à l’origine de Grace, son premier album, qui finalement sera son seul album.

Jeff commence à se faire VRAIMENT un nom, aux influences et multiples, reçues ou transmises. Thom Yorke dira qu’il a écrit Fake Plastic Trees en revenant, bouleversé (« upset »). Jeff est même appelé à la rescousse par Patti Smith pour qu’il chante sur « Beneath The Southern Cross «  avec, derrière, Patti Smith, John Cale et Tom Verlaine (de Television). Tom Verlaine qu’il choisira comme producteur pour son second album « My sweetheart the drunk ». Mais ca se passe mal, Jeff arrete l’enregistrement, crevé qu’il est pas 2 ans de tournée non stop et de collaborations diverses. Il fait une pause, compose, et se repose. Il en sortira de nouvelles chansons, il rameute tout son groupe pour aller enregistrer a Memphis.

 

Et c’est comme ça que se noue la tragédie d’une des morts les plus connes du Rock…

Attendant leur arrivée, Jeff se promène au bord du boueux affluent Wolf River avec son ami Keith Foti (je ne sais pas qui il est ni d'ou il sort, mais bon il était là.) et décide d’aller se baigner, tout habillé (!!) , au son de Led Zeppelin II (!!), les jeunes gens ayant embarqué le ghetto-blaster(!!). Si le décor est pas planté pour un drame, là... Son corps est retrouvé dans le Mississipi six jours plus tard (Admirez mon talent de l’ellipse).

Dans Killing Yourself to live, Chuck Klosterman dit ceci: "Avant que Buckley ne meure, Grace était simplement un album au dessus de la norme. C’est sa mort qui en a fait un classic album". Bien vu Chuck.

Mais surtout, Jeff Buckley fait partie du cercle pas si fermé que ca des gens qui ont publié plus d’albums morts que vivants. Et ce, grace au talent de sa mère comme manageuse posthume.



Vivant : Grace.


Mort : Sketches for My Sweetheart The Drunk , Mystery White Boy, Live In Chicago, Live à L'Olympia, Songs To No One 1991-1992, Live at Sin-é Legacy Edition,Grace EP's , Grace (Legacy Edition)


Buckley admirait Nina Simone, Piaf, Brel. Il aura eu la carrière de Bob Marley, Mike Brandt et Dalida. Dommage.




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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 13:36
J’ai envie d’être méchant. Oui je sais c’est mal. Je vois la blogosphère s’agiter chaque jour un peu plus et je trouve qu’ici on est un peu trop au calme. J’ai vu Alex la Baronne se faire agresser pour voir comparé Mika et Queen, Thom se faire voler dans les plumes pour avoir critiqué le livre qu’il ne fallait pas… Alors moi, je dis, à mon tour. Alors, oui, je VEUX déclencher la polémique. Mais je ne suis pas sur d’y arriver. Peut être qu’encore une fois je vais jouer la facilité. Je m’en veux déjà, non, je ne peux pas, c’est indigne de moi…


Oh, et puis merde :


QUEEN EST CERTAINEMENT UN DES PIRES GROUPES QUE LE ROCK AIT CREE.


J’ai écrit ca en majuscules pour être plus visible par les gens qui chercheraient des infos sur Queen sous Google… (j'ai vraiment envie d'attirer la révolte, en fait.) Cette diatribe m’est venue de la façon suivante : il y a quelques jours, j’ai appris que Brian May, guitariste de Queen, venait d’être diplômé en astrophysique. Il avait arrêté ses études pour suivre le groupe, dans sa jeunesse.

Et si… Et si Brian May avait préféré les feux des télescopes aux feux de la rampe ? Et s’il avait préféré se perdre dans les nébuleuses plutôt que de devenir une star ? (Excusez moi pour cette envolée lyrique, Queen m’inspire. Mais pas assez. Normalement, pour respecter le rythme, je devrai trouver trois métaphores dans le genre, mais là… trou noir.)

Bref, et si au lieu de monter lui-même sa guitare pour devenir une légende du Rock, il avais monté, je sais pas moi, le télescope Hubble ? La face de la musique en serait – elle changée ? Je crois pouvoir sans trop m’avancer répondre oui : déjà, on n’aurait surement pas à subir les genres de musiques dits « symphoniques », genre le métal symphonique. Bon après le débat reste posé : qui est responsable de cette catastrophe qu’est Queen à partir de 1980. Brian May ? Freddie Mercury ? Flash Gordon ? Ou encore Christophe Lambert ? Oui : rappelons que Queen n’a pas eu que des collaborations lumineuses.

 

- Quand je serais grand je serais astrophysicien...

- Ca te dirait pas rockstar plutôt?


Donc tout ça, ça démarre comment ? 1975, album A night at the opera, titre honteusement piqué aux Marx Brothers (surement à cause de la ressemblance entre Freddie Mercury et Groucho Marx) et c’est Bohemian Rhapsody qui remporte un franc succès. (Rhapsody, tiens, encore un méfait involontaire de Couine). Mais qu’est qui a pris aux gens d’acheter ce disque ? N’avaient ils pas conscience qu’ils allaient déclencher l’Armageddon ?

Non j’exagère bien sur. Queen, pour la partie de sa carrière qui précède son premier Greatest Hits, a réussi beaucoup de morceaux agréables. On ne peut pas s’empécher de se dandiner un peu en entendant Don’t stop me now, Seven seas of Rhye est super classe, le funk de Another one bites the dust est unique. Mais quand meme, des fois les paroles… Florilège :


 “I want to ride my bicycle. I want to ride it and right now”

“Fat bottomed girls you make the rock n roll go round”

Ou des titres comme “Somebody to love” ou “you’re my best friend”…

 

Et ce best of, qui va nous servir de point de départ, s’achève par… des hymnes pour stade. « We will rock you » et « We are the champions ». La lobotomie à la portée de toutes les bourses. Mais c’est là que d’un coup on a un peu envie de le sauver le Brian May : son solo est le SEUL, je dis bien le SEUL truc à sauver dans « We will rock you ».

 

Maintenant le second best of, sorti à la fin des années 80, qui fut la bande son de mes étés, de 6 à 8 ans. C’est le début de la fin. Pour le groupe, pour la qualité de sa musique, pour Freddie Mercury.

 

"Oui j'ai piqué mon costume de scène à Cloclo, et alors? Viens te battre!" (Freddie, les griffes de la nuit.)


Mercury sait qu’il est malade. Et on a l’impression qu’il veut pas perdre de temps. Un peu comme un mec qui veut faire les 40 ans de carrière de Bowie en 10 ans. Tu m’étonnes qu’il en soit mort. Bref, il touche à tout, essaye des styles, des thèmes, des genres. Mais néglige un GROS détail : Bowie, lui, est un touche-à-tout de génie comme le dit l’expression consacrée. Mercury moins.

Et en plus, ce que je vais dire est abject, je le sais, mais bon… la maladie lui a fait perdre son talent. « Who wants to live forever » c’est niais. « Innuendo », pompeux. Bref 2 choses à sauver : le solo de May sur « I want it all » et le clip de « I want to break free ». Le titre le plus réussi qu’ils aient fait à cette période, c’est la reprise de “The great pretender”… Ou à la rigueur “Under pressure”, en duo avec … Bowie.

Bref Queen a eu ce génie de faire en 20 ans une carrière qui les a menés là ou les Stones ont mis le double de temps à parvenir : Stades, 1 million de personnes dans un concert au Brésil, albums qui se ressemblent tous.

 

Mais bon : 1992, c’est la mort de Freddie Mercury, qui laisse derrière lui une manne de titres inachevés qui feront l’objet d’un troisième best of tout à fait dispensable.

 

"Accusé, levez vous !"

Non... pas envie.

 
Bilan: Je déclare Queen coupable :

-          D’avoir apporté de l’opéra dans le Hard Rock, engendrant des Dream Theater et autres Rhapsody, dont le mauvais gout n’égale que celui d’un Michel Sardou chantant sur la cinquième symphonie de Beethoven.

-          D’avoir fait la B.O. de Flash Gordon et de Highlander (si c’est pas du nanard…) Excuse acceptées pour une présence posthume sur Shaun of the dead.

-          D’avoir fait preuve d’un manque flagrant d’originalité au cours des 10 dernières années d’une carrière qui, en tout, en a compté 20.

-          D’avoir remis à la mode le débardeur moulant, engendrant des Robbie Williams par dizaines

-          De ne pas savoir comment enlever un micro de son pied sans péter le pied en 2.(voir Fig.2)

 

Bref : je remercie Copernic et Einstein d’éloigner Brian May des feux de la rampe. Il ne massacrera plus ce God Save the Queen si bien sublimé par les Sex Pistols en le transformant en immonde démonstration technique. D’ailleurs chanter ce titre était très présomptueux de leur part, un peu comme si je chantais « Dieu est fan de moi ». Titre encore à composer d’ailleurs.

Donc, tant qu’ils ne nous menacent pas de reformation, je dis banco. Sinon je me charge moi-même de la re-dissolution du groupe. Queen est la preuve (plus trop) vivante que parfois, un groupe est plus mythique de son propre avis que de l’avis de ses fans. Et d’ailleurs, qui se réclame de Queen aujourd’hui ? Les Killers, Mika ? Que des pointures quoi.

 

PS : Cette chronique était de pure mauvaise foi. Un petit Queen de temps en temps ça fait pas de mal. Mais torché en soirée quoi. Ca suffit amplement.

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 11:42

"2004, c'est comme 1964, sauf que c'est 40 ans plus tard." Guic' the old


Les années 2000 à l’instar des années 60, ont connu un grand élan POPulaire vers le Rock. Et comme à l’époque, les meilleurs sont 4, avec un petit gout pour la provoc’, et deux leaders. Deux leaders qui ont un mal fou à se supporter, mais qui, quand ils se motivent à bosser ensemble, font des merveilles. Ces deux jeunes là, c’est Carl Barat et Pete Doherty, et le plus grand groupe pop des années 2000… c’est les Libertines.

 

 

 

Car oui, monsieur, oui madame, oui, vous, les lecteurs de Closer Voici ou Rock n Folk, rappelez vous que Pete Doherty a fait de la musique avant de devenir un gibier à scandales. Contrairement à, par exemple, Paris Hilton qui a pris le chemin inverse. Nous sommes en 2003. Yoko ne s’appelle pas encore Kate, mais les Libertines ne sont déjà plus. Auteurs du flamboyant  « Up the bracket !», produit par l’ex – « Beatle des années 70 – 80 » (entendez par là TheClash, évidement) Mick Jones, le groupe s’est dissous, et Pete mène une vie dissolue. Drogues, cambriolage chez Carl Barat dans le but de trouver de la drogue et désintox, on craint la trajectoire éclair à la Jeff Buckley.

 

 

 

Que Nenni ! Pete et Carl ont la bonne habitude d’inviter des fans à les écouter jouer dans leur appart pour se remettre en jambes et en bons termes, et finalement, sortent un second album en aout 2004. « The Libertines ». C’est fou : quand on veut sortir un album « de renouveau », il suffit qu’il soit éponyme. Cure l’a fait. Blink 182 l’a fait. Bizarrement on n’entend plus parler d’eux depuis. Ici il en est de même. Depuis, le groupe a consommé sa séparation. (Pete a consommé plein d’autres trucs, certes, mais là n’est pas le propos).

 

 

 

Mais nous sommes en l’an 200, tout va plus vite, vous savez… la preuve, en Juillet c’était déjà l’hiver et là en septembre c’est déjà le printemps. S’il a fallu 9 albums au 4 de Liverpool pour se séparer, 2 suffirent aux 4 de… tiens, je sais même pas d’où ils sont. « Up the bracket ! » possédait un entrain, une pèche, et une légère naïveté (dues à un enregistrement rapide) issus d’une redécouverte d’un truc qu’on appelle Rock n’ Roll. C’est entrainant, pas toujours Génial mais réussi. C’est With the Beatles . Alors qu’est The Libertines ? L’aveu des erreurs du passé, le choix de la maturité, une évolution dans la musique, mais sans pour autant changer totalement de direction ou renouveler le genre… Oui, je n’ai pas peur de le dire, The LibertinesRubber Soul de l’an 2000.

 

 


On est des rebelles, ok, mais on déconne pas avec le petit dej' les gars.

 

 

 

Vous connaissez mon avis sur Rubber Soul. Il n’est meme plus nécessaire de chroniquer ce The Libertines. De l’harmonica fougueux de Can’t stand me now à What became of the likely lads, ce disque est marqué par les tensions Barat – Doherty pardonnées. Le jazz de What Katie did, l’orgue funeste de Road to Ruin, sont autant d’avancées musicales dans l’univers des Libs. L’ironie (pas forcément volontaire) fait aussi une apparition remarquée sur « Arbeit macht frei », titre décrié à la sorti de l’album … pour son titre justement, par des critiques qui n’avaient certainement même pas cherché à saisir les paroles, vraiment fines et critiques, de ce titre central de l’album. (Central uniquement parce que c’est la plage 8 sur 14 titres, c’est pas plus étudié que ca…)

 

 

 

Bref, maintenant une question se pose… suite au récent rapprochement Barat – Doherty : à quelle rupture des Beatles avons-nous à faire ? La définitive, ou celle qui permettra d’accoucher du nouveau Double Blanc ? Vous devinez ce que j’espère…

 

 

 

Mais je viens d’apprendre que le nouveau John/Pete s’est séparé de sa Yoko/Kate…  Peut être que finalement, l’histoire ne reproduit pas toutes ses erreurs. Quoique la France a déjà droit à sa nouvelle vague Yé-yé.

A lire aussi: l'opinion de Laiezza

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 08:49
Bonjour à tous et à toutes...

Comme chaque année se tient vers la mi septembre le Week end d'intégration (ouu WEI) de mon école. 300 jeunes qui boivent et qui dansent dans l'espoir desespéré et désabusé de pas finir la soirée seul(e)s.

Mais cette année une chose a changé: je dois "mixer" (comme disent les jeunes). Mais je veux rester fidèle à ma ligne de conduite musicale, et je me REFUSE à passer du David Guetta, Vendetta, Kestatua ou je ne sais quoi.

C'est pourquoi je m'en remets à vous qui me lisez: je vous demande de me donner des titres bien Rock, mais bien dansants, groovy et tout ça...

Allez y, lachez vous!!
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