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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 09:30
La playlist proposée par NoBuR: Electro, Folk, punk ou métal, un mélange de qualité et d'éclectisme! Du Motorhead du Dylan du Bowie... Du Amon Tobin du Birdy Nam Nam... En bref que du bon. (En meme temps vu que pas mal de ces trucs, surtout en electro, c'est grâce à lui que je les ai découverts, perso, j'en attendais pas moins!!)


Un peu de pub:









Cancion del Mariachi
 Antonio Banderas (Desperado Soundtrack)
2'06
Searchers
 Amon Tobin (Out from Out Where)
5'45
Abbesses

 Birdy Nam Nam (Birdy Nam Nam)

6'27
St Cloud
 Le Peuple De l'Herbe (Cube)  
0'58
Bigger the Better
 Puppet Mastaz (Creature Shock Radio)
3'15
Johnny Ryall
 Beasty Boys (Paul's Boutique) 
3'00
Breathe and Start

 Blockhead (Music by Cavelight)

4'22

All along the watch tower

 Bob Dylan (Essentiel) 

2'34
Serge
 Herbaliser feat Katerine (Take london) 
5'34
Drunk Trumpet
 Kid Koala (un live je sais pas lequel) 
3'55
Vive le Feu

 Les Beruriers Noirs (un live je sais pas lequel)

4'21
Lofi Nu Jazz #11
 Rubin Steiner (Lofi Nu Jazz vol2)  
4'38
Association de gens normal

 Svinkles feat TTC (Pone reveille le svink')  

3'52
Venurs in furs

 Velvet underground (Peel slowly and see)  

5'12
Viens voir

 Steve Warring (live à la pyramide de romorantin) 

2'45
Rock'n roll Suicide

 David Bowie (the rise and fall of ziggy stardust)

3'02
Riders on the storm

 the Doors (best of)

7'15
Our Dance

 Wax Tailor feat Charlotte Savary (Tales of the forgotten melody)

4'24

Waving my dick in the wind

 Ween (Mollusk)
2'11
Ace of Spades
 Motorhead (best of) 
4'22



Durée Totale: 78 ' 28

Des avis? Des Commentaires?

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 09:30

Voilà, le moment de révéler les choix de chacun dans la grande cours aux 80 minutes éternelles est arrivé. Afin de garder un peu de suspens, de ne pas dénoncer ceux qui rendent leur copie en retard, de permettre à ceux que ca tente de continuer à concourir, et aussi parce que ca permet de publier régulièrement sans avoir rien fait, les playlist de chacun seront publiés dans la (les) semaine(s) suivante(s) au rythme d’une tous les deux jours


 

Après avoir longuement hésité sur l’ordre de publication à adopter, que ce soit par qualité croissante, ordre alphabétique d’auteur etc… j’ai décidé simplement de les publier dans l’ordre ou je les ai reçues…

En vous remerciant tous d’avoir bien voulu participer à ce petit délire personnel, et en espérant que le résultat vous plaira, je vous laisse avec la playlist n°1, à paraitre…demain.


 

N’hésitez pas, bien évidement, à laisser vos commentaires d’appréciations ou de félicitations à chacun des auteurs dans les commentaires des playlists (c’est aussi pour ca que je les publie séparément…)


En vous remerciant encore une fois de votre participation, et en encourageant ceux qui seraient tentés de participer, c’est ouvert à tous !!

 
Guic’ the old
 
 

PS : Rassurez-vous, je ferais tout mon possible pour quand même poster des articles « Normaux » en parallèle…

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 14:05
La façon par laquelle on arrive à découvrir un groupe, un morceau, un livre, bref un truc qu’on pourrait qualifier de culturel, enfin, les façons, sont multiples. Un conseil, un prêt, le hasard, peuvent changer votre vision des choses, votre vie, vos gouts.

Bon, on arrête avec l’intro Amélie Poulain, et on redevient Rock n’ Roll. Vous savez (maintenant) bien que mon groupe fétiche, les Smashing Pumpkins, je les ai découverts en piquant une cassette à ma sœur. Beaucoup de groupes, de trucs comme ça, je les ai découverts par hasard, par chance. Penchons nous maintenant sur le plus gros coup de foudre de mon existence : les Pixies.


 
Les Pixies, à la maison ,tranquille.


En 1987/88, les Pixies, quartet Rock de Boston, fait parler de lui dans la scène indé américaine. Ils ne le savent pas encore, mais ils participeront en grande partie à la survie du rock à travers les années 80. Après un mini album de 8 titres, déjà foutrement réussi, Come on Pilgrim, ils sortent leur premier « vrai » album : Surfer Rosa. Les deux sont aujourd’hui réunis en format CD (coupons court à toutes les discussions sur la distinction entre ces deux albums). Sur cet album, la chanson la plus connue des Pixies. Mais surement la moins représentative du reste de leur œuvre. La preuve : tout le monde l’aime. Franck Black (oups, Black Francis) y chanterai presque juste, sa guitare est presque accordée… mais surtout, on serait presque dans le studio.



La guitare débute, presque lente pour les Pixies, 3 accords, en boucle. Le cœur des sirènes et ses « wouhou » commence, derrière. Puis la batterie sonne les trois coups, et l’affaire est lancée : La basse de Kim Deal, la Les Paul de Joey Santiago et la voix de Franck Black Jr., 4eme du nom commencent leur œuvre de destruction presque simultanément. Quelque 3 minutes 30 plus tard, il ne reste plus rien. Quelques « Wouhou » résiduels en écho au cœur du silence, la seule chose à laquelle se rattacher en ce studio déserté simultanément par tous ses musiciens. Il ne reste bientôt plus rien. Vous, et… le silence le plus bruyant que l’on peut entendre. Celui là même qui prend la place des marteaux piqueurs qui s’acharnent à réduire en miettes le bâtiment voisin de votre lycée.


 

En 1996, un jeune auteur du nom de Chuck Palahniuk publie un premier Roman remarqué : Fight Club. Le narrateur (dont on ignore le nom mais que nous appellerons Jack pour plus de facilité) est un jeune cadre moyen, agent d’assurances. Sa vie aussi, est cadrée, et très, très moyenne. Il est atteint d’insomnies, mais découvre que pleurer est la solution à son problème. Alors, tous les soirs, il se rend dans un groupe d’entraide aux personnes malades, voire en phase terminale. Lundi, cancer des testicules, vendredi anémie falciforme. Il rencontre alors au cours de ces réunions Marla Singer, tricheuse, tout comme lui, qui vient là parce que « c’est plus distrayant que le ciné et en plus il y a du café gratos ».  Alors qu’il voyage de ville en ville en avion, dans sa vie à usage unique, il rencontre un représentant en savon un peu barré : Tyler Durden. De retour chez lui, il trouve son appartement réduit en cendres : il décide d’appeler Tyler. Ce soir là, nos deux compères, passablement éméchés, se colleront des droites sur un parking miteux : c’est la création du Fight Club. Contrairement à ce que j’aurais cru avant lecture, ce synopsis ne rend pas le moins du monde compte de la force de ce livre… Subversif, décadent, fort, marquant. Un style, qui plus est, puissant, qui porte le lecteur là ou il ne voudrait pas aller, mais de son plein gré. Tous les termes ont finalement été accolés à ce bouquin… Nihiliste, Anarchiste, nietzschéen… Pompeux et superflu : ce livre n’est ni plus ni moins que la cristallisation par écrit de toutes les rancœurs, les haines adolescentes, mise en place par un adulte qui sait très bien ce qu’il fait. Un petit génie de la plume. Un mec qui a un gros, gros problème. Et en plus c’est la découverte du « style Palahniuk ». Un mec qui sait vous faire lire une description, une énumération de 3 pages sans que vous vous lassiez, et même en vous surprenant. Des Gimmicks qui structurent le bouquin. Des phrases chocs. Des slogans pour une nouvelle révolution, qu’on ne fera jamais. Une destruction qu’on osera jamais mener à bien. Il n’est ni envisageable ni utile de préparer une révolution dans un monde aussi codé et figé que le notre. Je vous préviens c’est pas joyeux :

 

« Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte bancaire, vous n’êtes pas votre voiture, vous n’êtes pas votre portefeuille, ni votre putain de treillis, vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout. »


« C’est seulement lorsqu’on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »


« Une issue de secours à 9000 mètres d'altitude: l'illusion de la sécurité »


« La publicité nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui ne nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'Histoire. On n'a pas de but ni de vraie place. On n'a pas de grande guerre. On n'a pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rockstars, mais c'est faux et nous apprenons lentement cette vérité. »


« Nous sommes les sous-produits d’un mode de vie devenu une obsession. J’ai envie de loger une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui n'étaient pas foutus de baiser pour sauver leur espèce. »

 

En 1995, David Fincher, déjà réalisateur du troisième volet d’Alien, qui à l’époque était encore une trilogie (je vous parle d’une époque ou Ripley était encore morte, vous vous rendez compte, ça remonte), réalise Se7en, avec Brad Pitt jouant un jeune flic pêchu affrontant un serial killer qui tue dans l’ordre des péchés capitaux (splendide, c'est-à-dire complètement barré, Kevin Spacey), et Morgan Freeman, qui joue le rôle du vieux flic black à deux doigts de la retraite l’aidant (c'est-à-dire qu’il joue … Morgan Freeman. A la rigueur Danny Glover).



Pour son film suivant, il décide d’adapter Fight Club au cinéma. Jack sera incarné par Ed Norton (American History X), et Tyler, par Brad Pitt (Se7en). Marla Singer sera incarnée par Helena Bonham Carter, pas encore mondialement connue, et pas encore femme de Tim Burton, mais déjà impressionnante dans un rôle d’hystérique semi malsaine.


 

Ce film est pour moi un film culte. L’histoire est assez bien adaptée, le film reste rythmé, même s’il est très intrigant… En effet l’histoire est telle qu’on peut y distinguer quatre grandes parties, qui s’imbriquent parfaitement, chacune répondant avec exactitude aux questions posées dans la précédente, en posant de nouvelles… Bref, j’adore ce film. C’est surement le film que j’ai vu le plus souvent (avec Pulp Fiction).


Ce qui rend ce film extraordinaire (outre le jeu des acteurs, plus impressionnant à chaque nouveau visionnage, du grand Ed Norton), c’est son côté film à clé. A savoir que ce film est à regarder en intégralité pour émettre un jugement, la dernière demi-heure vous faisant revoir toute votre lecture du film… Et vous encourageant à le revoir. Que serait Usual Suspects sans ses 5 dernières minutes : un film de gangsters minables, et c’est tout. Là c’est pareil, ce film se regarde ENTIER.

 

« Alors, allez vous me dire (ou pas, si vous vous en tapez), OK, le rapport entre le film et le bouquin OK, mais les Pixies ils viennent faire quoi là dedans ? Rien à voir… »


Eh bien en effet… Ce film n’a rien à voir avec les Pixies. Mais pour moi, les Pixies ont tout à voir avec ce film, oui, je sais, je joue sur les mots. C’est grâce à ce film et à sa magnifique scène de fin que j’ai découvert ce groupe, et Where is my mind ?, chansons des Pixies que ce film a rendu phare dans leur répertoire (elle n’était jamais sortie en single avant, et c’est pourtant ce titre qui est celui connu de tous, pourquoi à votre avis ? Demandez à un fan des Pixies, il vous citera pas forcément celle là en référence direct, Debaser sortira plus facilement…).

 

Ce film, je l’ai découvert un an après sa sortie je crois. Mes potes de lycée étaient allés le voir au ciné. Ils l’avaient trouvé bien. Un an plus tard, peu convaincu (toujours) par cette histoire de club de boxe clandestin, je louais ce film (oui, on avait une carte de Vidéo Club à l’époque). Un quart d'heure après la dernière image du film, je pense, je n’avais pas encore retrouvé mes esprits. Et si je le connais aujourd’hui par cœur, je prends toujours plaisir à le revoir. Ne serais-ce que pour lui rendre hommage. Ne serais ce que parce que je lui dois ma passion pour les Pixies. Ou pour Chuck Palahniuk.

Qu’eux aussi je connais maintenant presque par cœur et retrouve avec toujours autant de plaisir, chez moi ou… sur vos blogs.


Attention: c'est un spoiler (et encore, qu'à moitié, meme pas), mais c'est si beau. Et vu qu'il l'a réclamé, ce qui ne se fait pas... Mais qu'il le mérite vu que c'est lui qui a retrouvé cet extrait, remercions Thom


  

« On est une génération d'hommes élevés par des femmes, j'pense pas qu'une autre femme soit la solution à notre problème »

Tyler Durden

Plus d'enseignements sur Chuck Plahniuk chez Systool:

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 12:00

Le Rock n'est pas la musique qu'on associe directement à la France, et nous sommes tous d'accord je pense pour dire qu'en France en matière de rock, on a Rock n Folk ou rien. Se croyant digne héritier des magazines de la grande époque (Creem, Rolling Stone...) ses Rock Critic ont réussi le tour de force de réunir dans leurs écrits la majeure partie des défauts de cette presse au point d'en devenir lassant. L'autobiographie mensuelle de Patrick Eudeline pour rendre hommage à nos chers disparus, la chronique de concert du mois des Stones par Manoeuvre, le prosélytisme envers la nouvelle scène parisienne de toute la rédaction, le tir à vue jouissivement méchant de Ungemuth... Et bien sur, ne jamais ô grand jamais se remettre en cause.

Mais bon, avouons les choses... Je suis un peu pareil. J'oserais aussi avancer que sur certains points, vous aussi mes camarades blogueurs musicaux, vous pouvez aussi être un peu comme ça... Mais qu'un peu, hein, vous en faites pas!

Bref, tout ceci est la raison de cette nouvelle rubrique, vraiment occasionelle en forme de mea culpa: Le Rock – critic est un con. Dans le but de ne pas traumatiser les détracteurs du Rock et de sa critique, je jure d'être imbitable, incompréhensible, désagréable pédant et... chiant, tout simplement.




Le commun des mortels n’est pas critique Rock. La preuve : le commun des mortels écoute ce qui passe à la radio sans pester ou maudire les animateurs. Le commun des mortels écoute même RTL 2 sans broncher quand il veut écouter du rock. Le commun des mortels n’est pas plus choqué que ça qu’Europe 2 ait décidé depuis 2 mois d’offrir une programmation « Que du Rock que de la pop » alors qu’auparavant c’était le royaume de Madonna et Justin Timberlake. Le commun des mortels trouve le dernier Muse super original et passionant, a découvert et aimé Placebo avec « Sleeping with Ghosts » et continué à l’apprécier avec « Meds », considère Indochine comme le plus grand groupe de Rock français en activité (et pense que le plus grand groupe de rock français de tous les temps est Téléphone).

Bref, aux yeux du critique Rock, le commun des mortels est composé de cons. Ou plutôt d’incultes finis, mais qu’on peut remettre dans le droit chemin, à condition de savoir s’y prendre… C’est là une des premières erreurs, croire que le commun des mortels :

1/ S’interesse un tant soit peu aux musiques avec des guitares (« Mais merde, les Beatles quand même !!! –Trop vieux. J’écoute pas la même musique que mes parents moi. »)

2/Possède la même sensiblité que le passioné de Rock (« Attends, ce solo, il tue quand même !! – Ouais… C’est vrai qu’il choisit bien ses notes »)


Partant de là, le critique Rock présentera aux yeux des mortels 3 caractéristiques rhédibitoires : l’absence totale d’objectivité, une forme ressetie de pédanteie due au fait qu’il parle de choses qu’il connait mais pas forcément tous les autres gens à qui il en parle, alliées à ce qui passe pour une pédanterie forcenée qui le force à faire des phrases aussi longues et incompréhensibles que celle-ci, et, enfin, une mauvaise foi à toute épreuve.


I/ De la subjectivité comme alternative à l’impossible objectivité.

Oui, avouons le tout de suite, quand on parle de musique, et c’est encore plus vrai quand on parle de Rock, c’est même pas la peine d’envisager ne serais-ce qu’une seconde d’être objectif… Et comme on est rarement d’accord en parlant musique, cet argument sortira,… alors que, par essence, parler d’un disque c’est critiquer, et critiquer, c’est directement être subjectif puisque c’est donner son avis. Mais bon, faisons le tour des arguments pseudo objectifs qu’ont pourrait nous donner :

  • La qualité intrinsèque de l’album : vous cassez pas, c’est inévaluable, et de toutes façons, c’est rarement l’amateur de Tribal King qui sera à même de déterminer les qualités de composition

  • LE nombre de disques vendus : il va peut être être temps de faire comprendre aux gens que le nombre de ventes d’un disque (ou d’un livre pour une fois les deux marchent presque pareil) ne signifie aucunement la réussite de son créateur doublée d’un bon bouche à oreilles. Ca signifie juste un bon mattraquage, une bonne campagne marketing. Best seller n’est pas synonyme de bonnes ventes, il faut comprendre ca une bonne fois pour toutes. (Merde ! serais-je tenté d’ajouter)


Alors vu ce comportement, ce refus du phénomène de masse, le commun des mortels va considérer le Rocker comme snob, pédant, désagréable avec la masse, bref comme un con qui se croit supérieur alors qu’il est juste différent, un peu comme… un albinos mégalomane on va dire.

Bref. On en arrive à un malentendu permanent qui fait croire au commun des mortels que le rockeux se VEUT d’être « underground », alors qu’en fait il a pas le choix, vu que sa musique, en France, elle est pas vraiment « upperground ». (Je vous rappellerait au passage que Pete Doherty a quand même été obligé de se taper Kate Moss pour qu’on parle de lui en France !). Ah oui, rappelons par la même un point important: quand un groupe qu'on aime rencontre le succès, il est fréquent qu'on l'apprécie moins. Ce n'est que très rarement par volonté farouche de conserver le groupe à soi, à un ensemble de connaisseurs. C'est simplement qu'en général, de nos jours, un groupe connait un grand succès public en abaissant son niveau. C'est insulter le commun des mortels que de dire ça, mais c'est vrai: Muse, Placebo, pour ne citer que les plus marquants, ont connus le succès avec leur plus mauvais album. Seulement on avait déjà dit que l'album était mauvais AVANT que le succès ne retentisse. Alors le terme « commercial » n'est qu'une image, pas une catégorie d'albums. Enfin.

C’est par ce biais qu’on en arrive au point II/


II/ Snobisme et pédanterie comme expression extérieure d’une solitude intérieure.


Les critiques Rock sont liés par un certain nombre de choses qui ne sont pas forcément l’apanage du commun des mortels :


En premier lieu, un système de référeces que tout le monde n’a pas forcément… Amis rockeux, prenez bien conscience qu’il existe des gens, tout à fait intelligents, intégrés, voire meme parfois considérés comme cultivés, qui considèrent que les beatles n’ont été QUE des minets en costard avec une coupe au bol chantant des bluettes pour gamines en folie en 196… ?? Dans les années 60 quoi.


Puis vient un gout particulier pour les beaux mots les belles phrases. C’est sur que quand on a été formé à l’anglais par Dylan, le Français s’en ressent dans le bon sens. L’avantage, c’est qu’on verra jamais une critique Rock en langage SMS. L’inconvénient c’est que ca sonne « Pédant » pour le commun des mortels. Une seconde raison qui pourrait être avancée vient de l'origine même du style « critique Rock », aux U.S., avec des mecs comme Lester Bangs et de la version qui en a été faite en France par les Manoeuvre, Eudeline et consorts: Je pense ça, ça n'engage que moi (la preuve, dans ma critique, je ne parle que de moi) et de toutes façons j'ai raison alors ...). C'est vrai que c'est sidérant de mauvaise foi. Oui. D'ou le dernier point du jour:


III/ Mauvaise foi au nom du bon gout.


Ca peut ête franchement énervant, mais la mauvaise foi fait partie intégrante de cet exercice qu'est la critique Rock. Un critique Rock ne peut pas être oris en défaut (son snobisme et sa culture, du moins celle qu'il montre, qu'il l'ait vraiment ou fasse croire qu'il l'a, sont là pour lui éviter ces désagréments). La mauvaise foi atteint des sommets si l'on attaque le Rockeux sur son groupe préféré. On en a tous un ne niez pas. Les Stones pour Manoeuvre (flagrant), Lou Reed pour Bangs... lui-même pour Eudeline. Et même dans notre petit monde de la blogosphère rock, je vois, en vrac, les Who pour Chtif, Bowie pour Thom, Nick Cave pour G.T., Franz Ferdinand pour Alex... et bien évidement les Pumpkins pour moi, j'ai été jusqu'à défendre Zeitgeist un peu partout. Ces groupes ou artistes seront défendus par leur plus fervent admirateur bec et ongles, quoi qu'ils fassent, même pour une reformation perdue d'avance, un album mercatile ou que sais je encore. Passé ce cas extrème, le simple fait d'avoir raison même quant on a tort est, rappelons le, la raison de parler du Rock Critic.


Oui, je confirme, le Rock Critic est un con. Mais il le vit très bien.

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 12:30

Bon, à mon tour d’apporter ma contribution au grand concours « Martine wakenwo star » organisé par Du Bruit Qui Pense. Après (dans le désordre) Ska, Alex, G.T., Arbobo, klak et surement d’autres que j’ai oublié… MA contribution aux déboires de Martine.

 

Pas de petite histoire, voir même des trucs pas drôles du tout, juste des mots comme ca… Je vous laisse seuls juges :


 

On vient de parler des Stooges sur ce blog, Martine aussi leur rend hommage….



 

Comme Grace Slick et ses potes de Jefferson Airplane, Martine bad trippe au pays des merveilles…



 

Martine s’avère aussi grande fan des Doors…




Mais a force de trainer avec les Scarabées les plus connus du monde moderne, Martine a développé de drôles d’attirances… et de drôles de comportements vis-à-vis du monde animal.


 

Mais en même temps, elle en a ras le bol de se faire suivre dans la rue par ce gros lourd de chien, donc elle utilise sa dernière solution : en référer à Police.



 

Voilà c’est pas du chef d’œuvre mais bon... Je pouvais pas laisser passer un truc pareil sans apporter ma pierre à l’édifice…

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 01:00

Il est toujours difficile, je pense (et je suis certainement pas le seul), de parler des Stooges. Groupe important, groupe fondamental, groupe révolutionnaire… Tout a été dit (ou presque), pour la simple raison que, sur eux, tout peut être dit (ou presque). Trois albums fondamentaux. Trois albums qui ont changés malgré eux la face du Rock. Et ici le premier. L’album éponyme, The Stooges.

 


 

Aout 1969 : Woodstock n’est même pas encore commencé quand sort cet album. Et pourtant, c’est déjà fini : le rêve, la paix, la révolution psychédélique n’aura pas lieu, c’est ce que peut vouloir dire cet album. Ou pas. S’il fallait choisir un verbe pour décrire cet album… je choisirais transpirer. Cet album transpire les hormones mal digérées, l’envie inassouvie, l’ennui qu’on trompe en grattant des guitares dans un sous sol miteux parce que les parents ont pas de garage. Oui on se fait chier à 21 ans coincé dans le garage de ses parents à Detroit. C’est aussi là qu’on se dit que les années 60 avaient un avantage, c’est que cette situation dans les années 60 nous a offert les Stooges. La même dans les années 90 nous a refourgué Eminem.


 

Bref. The Stooges, après la pop sucrée « Nuggets » de l’ère psyché, ou les expérimentations un peu barrées du Velvet, revient à du vrai, du dur, du brut. Arrêtons de rêver en un avenir meilleur et réalisons que le présent, c’est de la merde. Alors voilà : une musique extraordinairement actuelle. Des crétins de 21 ans qui ont créé une musique qui est l’incarnation même de l’adolescence, ce temps ou on s’emmerde parce que rien nous plait. Ses prestations scéniques mises à part (Rappelons qu’Iggy Pop est le mec même pour qui l’expression bête de scène a du être créée), Le Pop fait montre d’un talent de parolier et d’un talent vocal uniques. Exprimer la frustration, l’envie de voir les choses avancer et l’envie de serrer avec tant d’animalité, cette voix goguenarde, toujours tendue…


 

Et derrière… Les frères Asheton. Qui tiennent la baraque. Je ne suis même pas sur d’être capable de décrire cette musique. Le riff de No Fun parlerait à ma place. Acéré. Aiguisé. Dangereux. Torturé. Binaire en fait. Ces grosses salves de guitares, qui passent direct des oreilles aux tripes… bien rêches. Une autre particularité des morceaux de ce premier album, c’est aussi les fins de morceaux toutes en distorsions douloureuses, salaces, en larsen intrigants…

I wanna be your dog... ou ta table basse si besoin est...

 

La facilité voudrait qu’on dise que les Stooges étaient punk 5 ans avant le punk, mais ce serait réduire le truc. Ils ont influencé le mouvement. Ils ont apporté quelque chose d’unique qui allait engendrer ce mouvement, d’une manière ou d’une autre. Sans eux, il n’y aurait peut être (je dis bien peut être) pas eu de punk. Si j’ose dire, les Stooges sont au punk ce que les Pixies ont été au grunge : ils ont apporté les bases du mouvement, ils l’ont peut être engendré, sans faire exprès, mais ils n’en ont pas fait partie. Ils ont été les idoles, le groupe culte du mouvement, mais ils n’en ont pas fait partie.

 

 

(En plus, dire que les Stooges ont été punk c’est d’autant plus con que quand même, on parle des années 70… Maintenant on a un vague mouvement tous les 5 ans, mais à l’époque 5 ans c’était l’ensemble d’une carrière… Entre les Stooges et le mouvement Punk, il y eu la fin de la pop psyché, le début du prog, la vie et la mort du Glam, l’émergence du blues Rock type Led Zep, des solos de batterie et de guitare, l’élection de Richard Nixon… Je m’égare.)


Et dire que c'est les Ramones qui sont surnommés les Daltons du Rock... Y a aucune justice.

 

 

 

Mais The Stooges, c’est aussi des morceaux indémodables, éternels, connus (au point d’être repris par SFR !!! Mon Dieu). I wanna be your dog et son solo de clochettes tout le long, irritant, hypnotique… Le riff de No Fun, qui rythme les pas d’un Iggy goguenard qui traine dans les rues les plus pourries de Détroit, à la recherche de quelque chose à faire, d’une fille à embarquer, ou, à défaut, d’un mec à tabasser… 1969… incarnation de l’ennui de la jeunesse… On a pas tous les jours 20 ans, ouais, et heureusement.


 

Le seul petit bémol que j’apporterais, c’est sur We will fall, longue descente aux enfers semi religieuse, semi chamanique… qu’on imagine mieux réalisée par les Doors.

 
 
 

Malgré cela, un album essentiel. Violent, mais mélodieux. Rageur, mais apaisé, presque blasé. J’oserais dire que le seul mot susceptible de vraiment bien le décrire serait… indescriptible. Mais à écouter. De quoi passer…A real cool Time.

 
 
 

NOTA : petit jeu. Amusez vous à trouver pourquoi je choisis de parler de cet album aujourd’hui, et précisément aujourd’hui, Dimanche 4 Novembre 2007. La réponse se trouve dans l’album.

 
 
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 17:39

Eh oui, moi aussi, il m’arrive d’avoir des lacunes, je dois l’avouer. Mais ces quelques mois d’éloignement du domicile social (mon école, ses fêtes, ses amateurs de house) furent aussi, voire même surtout l’occasion d’améliorer mes connaissances musicales et de rattraper un retard accumulé à cause de ma trop grande jeunesse. N’ayant pas vraiment idée de ce dont je pourrais vous parler intelligemment, et devant par souci personnel séparer les chroniques un artiste, un album, une année d’au moins 3 articles (convention personnelle) et vu que par lubie il y en a un prévu pour dimanche et pas un autre jour, je vais partager avec vous, malgré le risque d’afficher au grand jour mes honteuses ignorances… fort heureusement rattrapées ces derniers temps. Retour sur ma session de rattrapages de Juin – Septembre.

 
The Dandy Warhols – Thirteen Tales of Urban Bohemia
 

Cet album, je ne le connaissais que de nom (en fait via les 45 fois où Alex l’a cité). Des Dandy Warhols, je ne connaissais que le morceau électro pop de « We used to be friends », très radiophonisé à une certaine époque. Bref, si je n’étais pas tombé sur cet album dans un des bacs à soldes de la Fnac, je serais surement passé à côté de ce que j’appellerais non pas vraiment un chef d’œuvre, mais en tous cas un album au dessus de la moyenne… Premier truc qui saute aux oreilles : l’enchainement des 3 premiers morceaux, vraiment différents, mais qui forment au final un seul et unique morceau allant chercher dans les 10 minutes. La suite de l’album, elle aussi, est surprenante, dans le sens ou cet album réussit à être varié, mais en même temps cohérent. Les albums comme celui-ci sont beaucoup trop rares.

Pas étonnant que les DW aient été dans la quasi-impossibilité de réitérer ce coup là une seconde fois derrière pour finalement se perdre dans une électro pop aseptisée, robotique et sans âme. Mais on ne peut pas se plaindre, il nous reste cet album.

 
T-Rex – Electric Warrior

« Get it on » est typiquement à classer dans les chansons de type « Tiens, je connaissais mais je savais pas que c’était d’eux. En meme temps je connaissais pas non plus le titre. » Je savais que T-Rex = Marc Bolan. Mais ça s’arrète là.

Décrire cet album est difficile. On le dit Glam, mais comme pour moi, le Glam, c’est Ziggy Stardust, là on voit pas trop le rapport. Et c’est trop calme pour passer pour du blues Rock à la Led Zep. En fait le mot qui m’est venu à l’idée en écoutant cet album, c’est groove. Du groove – rock. Orchestration minimale, quand même. Bref un album sympathique (et la je pense déclencher des colères) maiss qui m’a pas marqué plus que ca. Extrèmement agréable, en fond, mais pas vraiment un album à ecouter. Ou alors justement c’est que je l’ai pas assez écouté.

 

Dirty Pretty Things – Waterloo to anywhere


Quand je vous disais que j’ai du retard!! Alors que j’en suis à écouter le second Babyshambles, je découvre seulement le premier album des Dirty Pretty Things… Honte sur moi, vous dis-je ! Eh bien… Cet album est bon. Je peux pas dire le contraire. Je sais pas, Barat a eu une fulgurance en composant cet album et s’est dit « Tiens, je vais mettre direct 3 titres géniaux pour accrocher l’auditeur, après je refourgue le reste ». Oui, les trois premiers titres sont trois tubes. Trois pop songs d’une incroyable efficacité. Mais bizarrement, le reste de l’album n’arrive pas à égaler ces trois titres lancés comme ça, en ouverture, sans autre forme de procès, à la face du monde. Bang bang you’re dead est la meilleure pop song qua j’aie entendue depuis…au moins ca. C’est simple, depuis deux semaine, c’est en boucle les trois premiers titres de cet album et les 3 premiers de Shotter’s Nation. Enfin… y a aussi d’autres trucs, quand même, mais bon…

 
Pulp – His n’ Hers
 

J’ai acheté ce disque parce qu’il vallait 4 euros. Oui. C’est sinon l’unique, la principale raison de cet achat. A côté, il y avait different class avec ce « Common people » que je trouve super classe. Mais à 10 €. Alors je me suis laissé tenté plutôt par cet album, histoire de connaitre un peu mieux ce groupe considéré comme la troisièe alternative de la Brit pop… Pour me rendre compte qu’en fait non. Trop de Synthés. Un coté disco trop prononcé (She’s a Lady). Mais aussi des bonnes chansons bien gentilles, et un certain humour dans le livret (La mention : Priere de ne pas lire les paroles pendant l’écoute du disque, que je me suis empréssé d’enfreindre) comme dans les paroles. Bref, un album fort agréable à écoiuter. En fond, ou pas. Mais faudra que je me penche plus sur les paroles. Bon, après…. Quand même, Common People…merde !

 

Et pour finir, la fixette du mois (enfin des trois dernier mois)… Nick Cave.


 


Je ne sais pas s’il faut remercier ou maudire Thom assisté de G.T. pour avoir pondu CA, article fort bien fait responsable de ma fixette pas prête de passer : Nick Cave & The Bad Seeds. Un groupe qui fait une musique intelligente, variée, tantôt dynamique tantôt pesante, sans jamais être ennuyeux, avec en plus des paroles intrigantes et profondes, et un leader charismatique impressionnant et doué… Ca se rencontre pas tous les jours. Ni même tous les ans. Le dernier groupe à avoir provoqué une obsession de cette envergure chez moi, c’était les Who. C’est pas la même chose, certes, mais les faits sont ce qu’ils sont.

Bref je me retrouve quand même en l’espace de trois mois de passion à avoir 5 albums à écouter de ceux là. Et c’est fou de se dire que, quand même, il y a des artistes qui arrivent quasiment à se renouveler à chaque album… La continuité est pourtant là… En fait ce qui relie les albums de Nick Cave c’est d’être reliés entre eux par une évolution compréhensible. Une sorte de puzzle qu’on pourrait presque remettre en ordre rien qu’avec des écoutes successives de ses disques. Pour plus de détails sur ce puzzle, référez vous à l’article sus-linké.

 

 


5 albums, donc. Différents, mais dans la continuité. 4 se suivent. Presque tous sont des chefs d’œuvre dans leur genre.

 


The Good Son : Finalement, c’est celui qui me plait le moins. Trop hesitant entre de belles ballades au piano et des tentatives apocalyptiques, j’ai pas forcément accroché. Bon, ca reste un album très réussi, et personnellement, toutes les chansons en Song : The Weeping Song, the Ship song, the hammer song, the witness song  sont vraiment réussies. Mais avec le reecul… il tient difficilement la comparaison aux suivants.

 


Henry’s Dream : Ou comment l’acoustique tendu et irrité peut sonner plus violement qu’un déluge d’électricité. (Remarque : sur cet album, c’est la chanson à prénom qui est privilégié, avec Henry, Joe, Christina, Jack…) Un voyage malsain, tendu, bref… un très bon album. Si bon que j’ai du mal à le décrire. Je manque de références, je dois l’avouer. Mais un album à la fois fort, beau, violent sans être bruyant…. Une référence assurément.

 

Let Love in : CE coup ci, c’est le crooner malsain qui prend le dessus. Sexy et malsain. Mais Sexy. Comment dire… Passez moi l’expression : malsain mais bandant. Passez moi la comparaison ordurière : comme une méchante James Bond Girl. Le trio de tête sur cet album (mais je pense pas être original pour deux sous : Do you love me ?, Loverman, Red Right Hand). Trois morceaux qui passent les 6 minutes, mais qu’on voit pas passer… Encore une nouvelle facette, surprenante et excitante.

 


Murder Ballads : Le premier que j’ai acquis. Que des histoires de meurtre, un album concept réussi, des duos à couper le souffle avec PJ Harvey et Kylie Minogue (oui, ça m’a fait un choc quand j’ai vu ça, mais il faut s’incliner devant tant de maestria). Mais cet album on y reviendra plus tard. Il est en effet tellement réussi qu’il a poussé Pinkerton de Weezer à bas de la marche qui lui était auparavant consacrée pour l’année 1996.

 


No more Shall we part : Last but not least, l’album de déprime. Beau mais triste. Mais encore une fois, je me vois oblige de m’incliner devant la maestria de Thom à mettre en mots des sensations qui m’ont largement dépassé lors de écoutes répétées de ce disque… Et ne pas m'y lancer. On passera sur le fait que je me rends compte que j’ai déjà bien attaqué la troisième page d’un article que je prévoyais bien plus court…

 



Voilà… On se rattrape comme on peut. Enfin bref, ces derniers temps j’ai eu l’occasion de découvrir des groupes marquants, des disques importants, des morceaux géniaux. A l’heure actuelle, on s’attaque au nouveau Babyshambles, on se rattrape sur les White Stripes et les QOTSA…. On y reviendra. Si vous voulez. C'est simplement que je me suis dit que ca serait peut être plus interessant cette rapide sélection qu'une playlist de ce que j'ai écouté ces derniers temps comme il a pu m'arriver d'en faire une en Septembre 2006...


 

PS : Précisez-moi vos liens vers des articles concernant ces albums si vous en avez. Merci.

 
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 10:00
Mes chers amis...

Alors qu'on parle petit à petit de la mort du support CD au profit du support numérique, rappelons nous une grande révolution dans ce système.
Le CD musical (gravé ) se mesure en temps.
Le format numérique, lui, se mesure en Go, Mo, Ko... Qui selon le "formatde compression" n'équivalent pas à la meme durée.

Pour célébrer ces "fameuses" 80 minutes (1 h 20) de durée du CD... Je vous propose ce petit jeu:

80 minutes pour une éternité (je sais, ca sonne comme du Marc Lévy, désolé, je viens de m'en rendre compte.)

Le principe est simple: me soumettre, par mail, les "80 minutes idéales" selon vous, la compil la plus réussie qui tienne sur 1 CD. Est ce que vous privilégiez la diversité avec 40 titre des Ramones ou la platitude avec 4 (et encore on se serre) titres de Pink Floyd.

J'ai conscience que... Ca peut etre vraiment très long, le temps de retrouver combien de temps dure tel morceau etc... Je pense bien entendu à ceux qui trainent leur ennui sur Wikipedia et ses disques minutés.

Bien sur vous n'êtes pas obligés d'atteindre les 80 minutes.Seule condition: ne pas les dépasser.

J'attends vos réponses par mail à guicard@hotmail.fr , dans les deux semaines à venir... le temps que je prépare ma sélection en gros...

Laissez simplement un commentaire pour me dire si vous vous joignez à l'aventure ou pas... Que je publie tout le monde en meme temps.

MAintenant, je peux vous souhaiter un très bon Week-End à tous. A bientôt.  
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 18:00

Imagine… you’re in a pick up, travelling across the driest desert of Nevada State. The red sun is white heating the body of the car… and does the same to yours. It’s about time the night rises up. The red light coming from the disappearing sun makes you mistake your sweat for blood. It’s about time you got it done. About time you arrive. Where? Why should you care? Welcome. It’s song for the Deaf.

 

 

 


 

A mon tour de m’attaquer à cet album qui, bien que pas si vieux, tiens déjà du mythe. Pour le confirmer vous n’aurez qu’à regarder la liste de liens vers les articles qui en parlent que je vais caler en fin de cet article… On dirait presque ma liste de lien tout court.

 


Cet album est considéré par beaucoup comme un album presque fondamental, un petit Chef d’œuvre moderne du rock. Pour tout dire, selon moi, le dernier album (avant celui – ci) à s’être vu déclaré unanimement « Chef d’œuvre » par toute une génération de rockeux, ca doit être OK Computer, 5 ans avant. Je vais certainement y aller un peu fort (pour une fois) mais… ne pas aimer cet album, c’est soit :



                Ne pas aimer le rock

                Ne pas avoir écouté cet album (du moins pas assez, ni assez sérieusement)


 

Car oui, finalement ils existent vraiment ces albums qui surprennent (voir même répugnent carrément) à la première écoute, mais qui se révèlent sur le long terme… Personnellement, il n’a pas été pour moi une grande claque, d’un coup « whoa quel album génial ». J’ai vraiment commencé à l’apprécier à force d’écoutes successives, en l’entendant pas forcément chez moi mais chez des potes, passant petit à petit de « Ouais c’est assez chiadé comme truc » à la grosse claque qui fait que depuis quelques semaines il boucle comme pas permis.


Nick Oliveri pris en Flagrant délit de... concert habillé ?!

 


Cet album est surprenant.. il en ressort quelque chose d’à la fois malsain et inexplicablement sexy. Après, avec le recul, on peut dire que les choses ont très bien été faites. Mais revenons vite fait sur la genèse de cet album, pour y voir plus clair.



Les Queens of the Stone Age ont à leur actif deux albums, et le second a eu un certain succès. Deux têtes pensantes se partagent la direction des QOTSA : Joss Homme (Guitare, chant, concours de sosie d’Elvis Presley) et Nick Oliveri (Basse, exhibitionnisme, à l’occasion chant). Ces deux jeunes gens, ils leur manque un batteur. D’après vous à qui ils pensent ? Dave Grohl. Si. Sans Déconner. Et en plus il accepte. Et comme on en a jamais assez, nous, public de gout, ils nous rajoutent, sur 2 titres, Mark Lanegan et sa belle voix rauque et éraillée.


Dave Grohl: Un batteur qui s'adresse aussi à ceux qui sont au fond.

 


Déjà, c’est bien parti non ? Mais quand l’ensemble se met en branle, c’est…. Un grand moment de heavy rock, de blues rock, de métal… de stoner. La musique de Homme & Oliveri est tellement unique en son genre qu’elle y a gagné le droit à sa qualification perso : ils font du stoner rock TM.

 


 

Et cet album est si j’ose dire un « Manifeste du Stoner » comme Sgt Pepper put être celui du psychédélisme. Doublé d’un album… imagé. Il est des disques comme ca, qui vous suggèrent des images. Et celui-ci en est. De par les thèmes abordés, par la musique, par le cover art… Tout cet ensemble forme un tout cohérent, qui tient la route, logique… et génial. De plus la structure en radio pirate (interventions parlées, grésillements de changement de station…) m’a toujours fait penser à un croisement entre une B.O. de Tarantino et une bonne partie de G.T.A… Derrière c’est à ton imagination de faire le travail !!

Ceci n'est pas Lorenzo Lamas.

 


 

Ce qui s’est toujours imposé à moi c’est une longue traversée du désert du Nevada à bord d’un pick up, une traversée sous acide avec ses hauts (représentés pas les pop songs) ses bas (les titres saccadés, qui bouclent, limite oppressant) et qui s’achève par la découverte de l’objet de la quête (dont au final on ignore l’origine comme le but, ce qui rend la quête en elle-meme d’autant plus excitante), dans le grandiloquent « Mosquito Song », ses violons, son explosion de trompettes. L’album se conclut sur « Everybody’s gonna be happy », générique de fin idéal pour celui qui vient de se réaliser au terme d’une aventure aussi belle qu’éprouvante.


Chez les Queens of the Stone Age, on est très famille...




Cet environnement rouge et noir, l’explosion, la folie, les délires sous acide, tout ca se retrouve en 4 minutes dans le clip de « Go with the flow », tellement réussi qu’au final il marque les écoutes ultérieures de l’album.

 
 
 

Car les QOTSA ont plus d’un tour dans leur manche, et savent, avec un meme gimmick décliné plusieurs fois, rendre un morceau surprenant… Le morceau est lancinant, saccadé, il tourne, il tourne, quand tout d’un coup, un incursion 100 % mélodique de la voix de Joss Homme, qui ne dépareille pas DU TOUT avec la musique bourrine autour, vient redonner une tour de roue à la chanson, et la relance pour 2 minutes. On retrouve ca sur First is Giveth, Do it again, God is in the Radio et à chaque fois ça fait mouche.
A coté on a des pop song surprenantes, ultra mélodiques tout en etant assez heavy, comme Another love song ou Gonna Leave you.

 
 
 

Les QOTSA ont, au final, réappris à tous comment faire du neuf avec du vieux et du talent. Un album franchement surprenant, pas direct mais dont chaque écoute permet de découvrir un truc supplémentaire… C’est pas ca un album culte ?

 


 

So, listen… Now, you have to go.In the desert, no one will ever hear you scream. In the desert, you can drink whatever you want. But don’t even dream about water. This is the beginning of a new life. But don’t be afraid. Everybody’s gonna be happy.


 

Et maintenant que je vous ai dit ce que j’en pense, l’avis de:

 
 
 
 
 

Allez. On s'en lasse pas.
On se quitte en suivant le flow sur les routes tendues de pièges et du Nevada.

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 13:12

Cette chronique est dédiée à Alex La Baronne, dont la critique de l’album des Bishops m’a fait découvrir ce groupe. Elle seule peut être tenue responsable de ma non – appréciation du concert.

Ce concert présente à mes yeux une particularité importante : c’est la première fois que je vais à un concert sans vraiment connaitre par cœur tous les titres du groupe etc… mais juste à la lumière dune écoute rapide de l’album (merci Deezer)

 

18 h 30, la nouvelle tombe sur le télescripteur de poche qu’on appelle aussi parfois portable… elle ne viendra pas. Bronchite. Du moins c’est ce qu’elle dit. Peut être qu’en fait le concert de ce soir la branche pas plus que ça. Par volonté de ne pas m’auto gâcher ma soirée, j’arrête là mes suppositions. Logique.

 

19 h, je retrouve mon fidèle compagnon Thomas, et son fidèle destrier une Clio blanche qui démarre quand elle l’entend). Direction le Ninkasi Kao, son bar, sa salle de concert de 600 places d’après le videur. Bon, auparavant, on fait, pour cause de mauvais virage, un petit tour sur le périf, tout ça, mais on arrive devant les portes du Kao à 20 h 15, pour une ouverture des portes à 20 h 30…. Tranquille.

Nous entrons dans la salle. Triple surprise : 1/ C’est « Déjà vu » qui joue en premier. 2/ C’est pas vraiment une première partie, plutôt 2 concert d’environ une heure. 3/ La bière est bonne, et à 2,50 le demi. (OK, c’est le prix d’une bière dans n’importe quel Ninkasi mais j’aurais cru que ca augmentait pour les concerts. Bref.)

Première impression… Merde, j’aurais du repasser chez moi, parce que le coté pantalon à pinces chaussures de ville chemise… C’est pas le genre de la maison ce soir. Seconde impression… Merde, on a du bien feinter les vigiles, ou je sais pas, mais il était ou le panneau « Fosse réservée aux porteurs de Converse All Stars ?? ». Bref, 2 bières, on se fait notre trou en faisant peur aux groupies (« Oh la la ils fument des cigarettes en intérieur !! » Ouais on a un coté Bad boys vachement prononcé nous.)


Bref à 21 h rentre sur scène Déjà Vu.



Perfecto, jean délavé, converses. Mais qu’est ce que je fous ici ?  Quiconque a déjà entendu un album de Luke, a le sens du sarcasme et est de mauvaise humeur (oui, elle n’est pas venue je vous rappelle !!) dira que ce groupe porte foutrement bien son nom. Mais… Au bout de quelques titres, on se laisse porter. C’est pas du grand rock, c’est pas super innovant, c’est de la pop un peu musclée, on sent que le groupe est content d’être là et de jouer pour nous.

Dans les premiers rangs (oui, j’ai oublié de préciser, on commence à s’habituer au second rang avec Thomas, c'est-à-dire juste derrière les jeunes filles célibataires (et qui n’ont donc personne sur les épaules de qui monter pour montrer leur seins au chanteur), quelques groupies hurlent gentiment le nom du chanteur (François je crois… Rock n’ Roll comme prénom), mais le groupe s’amuse et voilà. Donc finalement nous aussi. Le groupe quitte la scène dans un déluge sonore, le chanteur est monté sur la grosse caisse, le guitariste et le bassiste délirent tous les deux… J’aile sourire à la fin, j’ai pas vu leur set passer… et j’ai rien compris aux paroles (en Français pourtant) et je suis déjà à moitié sourd.

Entracte… Pendant que Thomas est parti rechercher des bières, je lui envoie un texto pour lui dire qu’elle rate quelque chose. Et lui faire comprendre ainsi, avec la délicatesse d’un ragondin mort dans une discothèque que je m’amuse quand même. Oui, je suis pas mesquin pour deux sous ce soir.


 

Entrent sur scène, vers 22 h 15… The Bishops.



D’ailleurs, grâce à eux et à leurs petits costards classe je me sens moins seul en tenue de bureau dans la fosse… J’avais jamais vu un trio sur scène :  Et ben c’est super difficile quand on est plein centre de la scène second rang. On peut voir soit le guitariste (à gauche, déchainé), soit le batteur (en face, plein centre), ou le bassiste (à droite, qui fait des petits pas bizarres), mais pas tout en même temps. C’est extrêmement frustrant en fait. Les deux frontmen assument pleinement leur condition de playmobil – rock stars et, heureusement pour nous, Pete Bishop passe une bonne partie du concert à venir provoquer la foule, la gratte pointée sur la foule telle une kalashnikov british arrosant la foule de salves de décibels (oui, j’étais d’humeur lyrique).


Comme j’ai du écouter l’album qu’une ou deux fois avant d’aller à ce concert, je peux pas vous dire tiens ils on joué ca puis ca… Mais Mike était à fond avec petites danses ridicules et positions de bass-hero à l’appui, le batteur suit tranquillement son bonhomme de chemin, en marinière, derrière sa batterie…

Mais en tout cas, les voir sur scène fut très agréable, ils ont ce que j’appellerais… des bonnes gueules d’anglais, sont très marrants à voir (c’est un peu n’importe quoi, allez les voir sur scène, vous aussi l’expression playmobil Rock n’ Roll vous viendra à l’esprit directement). Tout ce que je peux vous dire, quant aux chansons, c’est que toutes passent très bien, rythmés, encore plus que sur l’album. La volonté de jouer sur des amplis pourris dont le son est relayé aux grosses enceintes y est vraiment pour quelque chose dans ce son très 60’s…

Seule chose que je peux vous dire quand à la playlist : Breakaway fut le dernier titre du set (avant rappel), et celui-ci avec les deux titres du rappel est parmi les quelques titres qui m’avaient vraiment sauté à la gueule pendant mon écoute. Et je peux aussi vous dire que si vous avez l’occasion de les voir sur scène… Foncez, c’est un bonheur.

 

Je suis donc sorti de ce concert, finalement assez vite expédié, vers 23 h 15 tout sourire malgré son absence, la tête pleine d’airs qui restent vraiment comme on en fait plus depuis longtemps… Et sans aucune rancune à avoir à l’égard d’Alex la Baronne. En même temps, vu que c’était un concert gratuit, c’aurait vraiment été mesquin de ma part. Et avec la ferme intention de, quand même, m’acheter une paire de Converse.

 

PS : Si tu te reconnais dans la description d’elle, je te présente toutes mes excuses pour cette exposition non désirée. Mais en même temps ca m’étonnerait que tu passes si tu es elle. Je te rappellerai.

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Published by Guic ' the old - dans It's a Live
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