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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 16:47
Bon, ça y est, l’année 2007 s’est achevée, le temps est aux classements et autres best of de l’année. N’ayant pas eu l’occasion d’écouter tous les albums sortis cette année (mes découvertes les plus marquantes cette année sont dans l’ensemble des albums s’échelonnant entre 1965 et 2007, c’est dire…)
Alors donc ce classement ne sera pas vraiment un classement sur les disques écoutés en 2007, mais sur ceux qui ont fait mon année 2007 telle qu’elle a été vécue par mes soins… Attaquons donc mon classement 2007 à moi…
 
La révélation 2007 : The Bishops.
 
Très bon premier album, pas du pur génie mais un disque vraiment très rafraîchissant, un groupe super agréable à voir sur scène, même sans converse, un guitariste déjanté, et de toutes façons, un groupe qui vend des 45 tours dédicacés à 3 € peut pas être fondamentalement mauvais, non ?
 
Le concert 2007 : Arcade Fire
 
Lyon, le théâtre antique, un concert en plein air mi juillet…. Une performance surprenante, un couple d’italiens chiants juste devant nous… Les meilleurs morceaux dans le meilleur ordre… Un concert limite surprise, vu qu’on avait récupéré les billets d’autres… Un concert au sujet duquel les mots me manquent encore, en fait. Très bon.
 
La pop song ultime 2007 : Delivery, Babyshambles
 
Tout ce qu’il faut en quelques minutes : une petite ligne de guitare en intro qui rend le morceau directement reconnaissable, un refrain que même quand on comprend pas forcement l’anglais on réussit à déchiffrer, un solo gentillet et de Who ho ho pour finir comme il faut. Et le tout dans les 2 minutes 50 de la pop song standard. Pete Doherty prouve, une fois de plus qu’il a compris en quoi consiste la pop. Et même quand il chante mal au Grand Journal, ça pète.
 
L’album en 2 temps 2007 : Neon Bible, Arcade Fire
 
Il y a eu avant le concert : oui, c’est un bel album, mais il lui manque la folie du premier, tiens, je vais me refaire toutes les histoires de voisinage. Après le concert : Mais putain, je vais arrêter d’après des frissons sur un titre sur 2, oui ?
 
Les sales mômes 2007: Radiohead et Queens of the Stone Age.
 
2 albums très attendus. 2 albums beaucoup écoutés, et le constat est là : groupes du monde entier, ne publiez pas plusieurs chef d’œuvres d’affilée. Cette comparaison, ça doit être la 632ème fois que je l’utilise, mais bon… Ces deux groupes c’est comme des mômes qui ont toujours tapé 20 dans une matière. Un jour pas comme un autre, ils reviendront avec un 14 et vous, parents ingrats, vous allez les engueuler… Ben là, pareil : ils sortent un album qui est juste « très bon », pas un chef d’œuvre, mais bon quand même !! Et voilà, déception quasi générale (même si cet avis se retrouve légèrement moins concernant Radiohead.)
 
La fixette 2007 : Nick Cave & the Bad Seeds.
 
C’est la faute de Thom et G.T., mais bon, en 5 mois, j’ai tenté de rattraper mon retard sur une carrière de 20 ans. Ma fixette de l’an dernier, c’avait été les Who… c’était moins de travail bizarrement… Que dire : un mec pareil, dont les musiques sont surprenantes, variées, avec des textes d’une richesse extraordinaire… on en croise pas tous les jours, et pourtant on passe son temps à en chercher… Résultat, on écoute que ça pendant un bon petit temps. Le gros problème, derrière, c’est que généralement ces mecs là font des trucs vachement déprimants… Mais bon, c’est le prix à payer.
 
L’album « 3 suisses » 2007 (le chouchou, oui, ce jeu de mots est minable) : Tandoori, Eiffel
 
Cet album a eu le bon goût de sortir en janvier, et donc de constituer un accompagnement de choix pour mon année entière. Mais on va y revenir sous peu dans les grandes largeurs, vous en faites pas.

Allez, cadeau: La playlist qui va avec:
free music
 
Enfin, je ne peux conclure qu’en exprimant mon choix quant à mon prix 2007 du meilleur classement 2007 : Celui de G.T. sur les blogs du coin Ca faisait longtemps que je m’étais pas autant marré. Peut être aussi parce que c’est pas tous les jours qu’on se marre chez G.T. aussi, tout de suite ça fait un choc… Et je ne peux qu'adhérer à ce genre Enfin, tous mes compliments pour ce talent d’éditorialiste et de polémiste qu’ils nous avait si bien caché depuis le temps…
 
Tout ce que je peux faire maintenant c’est vous souhaiter une très bonne année, et espérer que, musicalement, je trouverais 2008 aussi riche que 2007. Sachant que, quand même, 2006 c’était bien pourri j’avais trouvé. Mais ce n’est que mon humble avis…
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Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 16:27

Vous m'excuserez, dans un manque total de correction, je n'ai mis aucun lien. La flemme aussi.  Mais je vous renvoie vers mes liens.

C’est assez marrant, mais bon c’est comme ça. Mon premier article pour mon « retour » (vous aurez constaté j’espère que je ne suis jamais vraiment parti, je me suis juste fait plus discret…), ressemble à une conclusion. Enfin, c’en est une. La conclusion d’une année de bons (enfin, je vous laisse seuls juges) et loyaux (enfin, selon mes critères) services. Il y a un an, enfin plus au moment ou je tape cette ligne, mais j’ai bien l’intention d’antidater cet article au moment de la publication, oui, fi de la continuité spatio temporelle, c’est comme ça, je suis un rebelle, je publiais le mode d’emploi et le premier article de « une année, un artiste, un album », la rubrique qui a donné un sens, enfin du moins une direction, à ce blog… Ah… c’est marrant, j’ai une certaine nostalgie quand je repense à cet article sur le Velvet, j’étais seul dans mon bureau, en stage (quelle idée de bosser entre Noël et le nouvel an en stage…) et je savais pas quoi faire… Ca a donner le premier article que j’arrive à relire sans rougir jamais publié ici… Et encore, incohérences, style franchement pas au point, on sent que c’était le début. Puis est venu celui sur AC/DC, auquel était adjoint le premier « Mort en Rock, le pendant immédiat de l’entière catégorie, planifié avec, mais moins rempli… c’est plus long de se renseigner sur les biographies des gens, surtout quand, comme ce fut parfois le cas, on part de zéro.
A cette époque, seuls quelques gens me connaissant en vrai laissaient à l’occasion un com, juste pour me faire plaisir généralement. Ne vous trompez pas, je vous lisait déjà quasiment tous, bien avant que vous n’ayez conscience de mon existence (Alex, G.T., Thom, klak, et bien sur Chtif, tous je vous ai lu a partir d’août 2006 ou un truc comme ça je dirais. Oui, j’étais déjà en stage à l’époque… J’avais même ressorti le quiz sur les chansons concocté par Thom sur le forum de mon école, principal lieu de déambulation des stagiaires de mon école.)
 
undefinedLa seconde date importante pour la vie de ce blog, c’est aux alentours de Février je crois. Je sais que ça correspond à l’article sur Grace de Jeff Buckley. Enfin, un peu plus tôt. Le soir, ou, au détour d’une conversation à propos de… musique, que j’avais, en soirée, donc légèrement éméché, ave Chtif, un de mes potes a laissé glisser un mot quant à l’existence de ce blog. Avec le recul, je le remercie. Mais sur l’instant… l’idée que ce nouveau chantre de la critique rock pose un œil sur mes modestes critiques, mes articles sans prétention et d’ailleurs, sans talent… ça faisait plus peur que plaisir. Et il m’a collé dans ses liens : mon sort était scellé. A partir de là, foutu pour foutu, j’ai commencé à oser coller mon lien quand je laissais des commentaires chez vous. Puis vous êtes passés ici. C’est marrant, mais ave ma désormais célèbre « mémoire qui sert à rien », je suis quasi certain d’être capable de dire sur quel articles vous avez chacun déposé votre premier commentaire ici. Bref, ça y était, la machine était lancé : j’étais un blogueur. La preuve, je croyais même (et je le crois toujours) pouvoir intéresser quelqu’un quand je parle de quelque chose… et ça s’est développé, et j’ai beaucoup apprécié vous voir me suivre dans mes délires : aspirateur pour poussière rose, cavalier fou voulait faire chuter la reine, ou chroniqueur préhume de l’ami Pete… je ne saurais jamais assez vous remercier d’avoir accueilli chacun de mes délires avec le même enthousiasme, le même esprit à la fois passionné et dérisoire que, je pense, nous avons en partage.
 
Ma fièvre bloguienne a quand même atteint des extrémités surprenantes (même pour moi) durant mon dernier stage, ou je suis passé de 3 articles par mois, à 3 par semaine, et mon stage s’est fini à un article par jour… Il faut dire que tous vos articles à vous sont tout autant de source d’inspiration, de motivation. Autant le dire tout net : j’ai pour vous tous, amis lecteurs, amis auteurs, un grand respect mêlé d’une profonde sympathie… Le Monde du Rock  est beau à voir. J’ai aussi trouvé le temps de commettre « L’éternité en 80 minutes », et, même si c’est la 43ème fois que je le fais, je dois bien vous remercier d’avoir bien voulu vous arracher les cheveux sur cette idée à la con que j’avais pourtant jeté au vent, comme ça, sans trop de conviction, et à laquelle vous avez pourtant (presque) tous adhéré.
Grâce à vous, c’est comme si un Rock n Folk non pompeux paraissait tous les jours… et, définitivement, c’est l’autre chose pour laquelle je dois vous remercier : tous ces morceaux, ces artistes, ces albums, que vous m’avez fait découvrir. Ca, ça ne se résume pas vraiment… 2007 a été une bonne année pour les disques, mais si j’y ajoute tous les artistes que j’ai (re) découvert grâce à vous tous… Je sais bien qu’au fond, ce que je fais ne vous fais pas souvent découvrir quelque chose, généralement, j’évoque plus des classiques que des trucs à découvrir absolument, je parle pas beaucoup de trucs récents… enfin bon. Tout ce petit monde est agréable à observer, à découvrir, et c’est un bonheur de se dire qu’on en fait partie.

 
Voilà, merci à tous, j’espère que cette année pourra en fait être qualifiée de PREMIERE année de ce blog.
 
Merci à vous tous qui êtes passés et en avez laissé une trace, en vrac comme ça vient : Chtif, Thom, Alex, G.T., Ska, klak, alf, Ama-L, Arbobo, Fab de l’an mil, Eric, pyrox, Doc Franknfurter, Math, NoBuR, mais aussi les mystérieux, qui sont passés une fois sans plus de renseignements, LN, Corgan, claire (la maniaque des SP), et tous les autres dont le nom ne m’a pas marqué outre mesure mais que je remercie quand meme tout autant !!
 
Vous en faites pas, je cesse d’être mielleux et de m’auto flatter des le prochain article. On va revenir à la normale, c’est moi qui vous le dis !! Mais bon…. Merci à tous, encore une fois.
 
 
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 14:47

Il est dans la vie des choses qui surprennent. Que mon PC me lache lamentablement pendant la préparation de soutenance de stage compte au nombre de celles – ci.  Que je me retrouve à me pointer chez le responsable info de mon école, mon dur sous le bras, histoire qu’il y récupere ma soutenance, aussi. Qu’il accepte et fasse ça en 5 min, encore plus.Que je squatte le PC portable d’une jeune 2 eme année qui n’a commis d’autre crime que d’allumer la lumière chez elle et d’habiter à 2 studios du mien… pareil. Meme pour 30 minutes.

 
Qu’un des membres du jury ce matin me dise : «  C’était très bien, et ca ne fait que confirmer ce que je pensais de vous : vous ferez un très bon ingénieur »… Tout aussi surprenant. Autant l’avouer, ca me fait peur. Que j’aie une bonne note… ca on s’y habitue jamais.
 
Bref, ces merdes informatiques ne font que retarder mon retour à la blogosphère. Amusant.
Mais bon, voyons le bon côté des choses : ce matin je me suis débattu pendant 15 min à essayer d’ajuster correctement ma cravate, et ca, ca m’amuse.
 
Allez, je vous laisse avec un jolie chanson, qui me plait vraiment…. Et qui a bouclé pendant la préparation de ma présentation. Désolé de pas revenir plus vite. Le 27, je serais là, promis. Pour ce qui est de tenir cette promesse, c’est une autre paire de manches.

 

 
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 19:56
Salut à tous,

En raison d'une fin de stage,  d'un retour  au bercail lorrain, d'une possible difficulté d'accès à l'internet (passagère, certes, mais de durée indéterminée), je laisse donc ce blog en jachère pour un petit temps. N'hesitez quand même pas à laisser des commentaires sur ce que vous voulez, je trouverais le temps et les moyens de vous répondre.


Je veux en profiter au passage pour vous remercier tous, vous tous qui m'avez lu répondu et que je retrouverais avec un plaisir non feint d'ici peu. C'est en grande partie grâce à vous et à votre chaleureux accueil de chacun de mes délires que ce blog a trouver moyen de doubler (en fait c'est cet article qui le fait exactement doubler je crois) de volume en l'espace de 4/5  mois.

J'ai passé de bon moments en stage, sur mon blog, sur les votres, et dans une ville que je quitte presqu'à regret.  C'est pour ça que, alors que je pars demain, je me dois de lui rendre un hommage digne... Avec les moyens du bord.  Je vous annonce, c'est pourri: dans ce clip, on peut croiser, en vrac, une équipe de foot, une limousine, un hummer jaune, un hélico, un immeuble cylidrique, une basilique du XIX eme siècle et des jeunes fiers d'être du "6 - 9", non, pas l'émission radio de NRJ.

Allez, on se quitte en musique pourrie, et on se retrouve, au pire, pour les 1 an de Tout, Rien, et, sur tout, n'importe quoi !!!

 



Vous en faites pas: avoir un article pareil en tête de blog, ca va avoir comme effet de me faire revenir très vite aussi....
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 12:00

Demain, je vous quitte. Pas pour longtemps, mais assez pour que je consomme la rupture. Il y a 1001 façons de quitter quelqu’un. Ca peut être soft. Ca peut être sale. Ca peut être Romantique. Ou pas. Bref, on n’a que l’embarras du titre. Et encore.
Je sais, il manque un "s" à bloguien, mais... la limite de caractères.


 

 

 

 

Queens of the stone age – Gonna leave you

 

I gave it starts, I stomped on your hearts, This the is the end, No more pictures, we ain't friends. I’m gonna leave you –ou-ou.

 

Ca fait du bien de régler les choses, comme ca : au moins les choses sont claires , n’essaye meme pas de me rappeler…. Je décrocherais pas. Joss Homme, saignant, violent… Classe et sadisme faites Homme.

 

 

 

Led Zeppelin – Babe I’m gonna leave you.

 

Baby, baby, I don't wanna leave you, I ain't jokin' woman, I got to ramble. Oh, yeah, baby, baby, I  won't be there, Really got to ramble.

 

J’en ai pas envie, mais je vais te quitter. Pas le choix. Je dois voir le monde, je me suis fait muter par mon boulot, je suis tombé sous le charme de ta sœur, on sait pas quelle est la raison, on sait seulement que Plant DOIT se tirer, mais que techniquement il en a pas vraiment envie.

 

 

 

Bob Dylan – Don’t Think twice it’s all right

 

But goodbye's too good a word, gal So I'll just say fare thee well I ain't sayin' you treated me unkind You could have done better but I don't mind You just kinda wasted my precious time But don't think twice, it's all right.

 

La rupture, selon Dylan, c’est même plus une rupture : c’est un largage direct. Largage de méchanceté sur cette erreur de jeunesse qui l’a empéché d’avancer. Ou essai desespéré de s’auto convaincre d’avoir fait le bon choix. La question reste poser, mais fadrait pas espérer des retrouvailles joyeuses en tout cas.

 

 

 

The Ramones – Glad to see you go

 

You gotta go go go go goodbye Glad to see you go go go go goodbye. Now I know the score I don't need you anymore Don't want you cause you're a bore.

 

Sympa les Ramones!! Entre la volonté de se séparer d’une copine un peu trop encombrante et de devenir célèbre, les frères crétins du Punk envisagent sérieusement une carriere à la Charles Manson… Tout en hargne, virulence et petits bonds qui font danser.

 

 

 

The Smashing Pumpkins – F*** you (An ode to no one)

 

No way! I don’t need it! I don’t need your love to disconnect. Voilà, tout est dit. A moi de me disconnecter pour quelques temps (quelques semaines tout au plus, ne comptons pas en mois…)

 

 

 

arguConverse.jpg

Alors oui, je sais ce que vous allez me dire… Say it ain’t so (Weezer), mais si. Mais je resterai dans les parages, parce que I don’t want to miss a thing (Aerosmith). Certains (mais ce sont des mauvaises langues) diront qu’ils aiment le bruit que je fait en partant (Franz Ferdinand)… Mais je me vengerais en revenant

 

Allez, See you later, alligator.

 
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 13:00

Il est toujours difficile de s’attaquer à un monument. A un album Culte. A un groupe culte. A un groupe dont l’œuvre est riche, même si elle est peu imposante en quantité. 4 albums, un mini-album, de quoi remplir un CD de faces B et une démo mystérieuse, finalement rééditée, la purple tape. Surtout qu’on parle ici d’albums cultes. Pas de classic – album. Les Pixies donc. Doolittle en plus. Tendu. Eviter de sombrer dans le lieu commun. S’excuser par avance d’une critique qui n’en est pas une mais qui pourra forcément être mise en doute.

 

Eviter de détailler les chansons, d’y chercher des références. Eviter de parler technique, production, arrangement. Car tout cela ne tiens pas quand on parle des Pixies. Eviter de se cantonner aux banalités d’usage quand à la hargne, la rage, la force des morceaux.

 

Ah ça oui, on ne peut pas dire le contraire. Il y a une puissance dans cet album qui fait cruellement défaut à la plupart des productions des années 80. Ah oui. Il y a des textes profonds, blindés de références. Il y a de la folie. Des rythmiques démentielles. Des cris de gorets. Mais tout cela ne peut pas se livrer à la dissection et à l’interprétation qu’on a l’habitude de faire d’un disque.

 

pixies-doolittle.jpgDoolittle, et son singe mathématicien de la pochette. Son CD noir, d’une laideur infinie comparée à la richesse du monde graphique entourant ce groupe. 4 AD, LE label indé américain des années 80. Boston. Les Pixies. Je m’emmêle, je veux parler de cet album, mais c’est si difficile. Je vais devoir vous faire un aveu : je me sens minable devant Basile Farkas. Ca fait bizarre, même si j’ai beaucoup de respect pour lui.

 
 
 

Débarrassons nous de suite des lieux communs. Oui, les Pixies sont les sauveurs du Rock US des années 80. Avec Sonic Youth, mais Sonic Youth est un peu plus dur d’accès. Surtout dans les années 80. Oui ce groupe a une histoire complètement dingue : recrutement de la bassiste par petite annonce : « Recherche bassiste aimat Husker Dü et Peter, Paul & Mary ». Une réponse, une seule, celle de Kim Deal*. Le batteur accepté parce que ses parents avaient un garage dans lequel le groupe pouvait répéter. La séparation par annonce à la radio, puis envoi d’un fax au membre du groupe. Tout ceci aussi a contribué à ériger les Pixies en groupe culte.

 

L’imagerie. Ces photos un peu barrées, ce gout du sépia . Ca aussi ca a contribué au mythe. Les querelles intestines. Les délires mystiques. Les Pixies étaient fait pour être cultes. Pas classiques. Cultes. Ce groupe que chacun connait et adore, sauf qu’avant, il faut creuser. Même si on ne le retrouve jamais très loin, il faut chercher un peu.

 
 
 

Doolittle occupe une place particulière dans la discographie des Pixies. Si on prend les choses comme à l’époque, c'est-à-dire en séparant Surfer Rosa et Come on Pilgrim, on a la le troisième album d’une carrière qui en compte cinq. La Coupe de Feu pixienne. Le pilier central. La musique des précedents produite comme celle des suivants. Mais aussi le dernier volet de la trilogie Come on Pligrim / Surfer Rosa / Doolittle qui a elle seule justifie le génie des lutins de Boston. Une apogée.

 

On peut en fait distinguer deux grosses lignes directrices (du point de vue des paroles) dans l’œuvre des Pixies. Au début, les délires bibliques : Nimrod’s Son, Dead, I’ve been tired, Gouge Away font référence, au moins le temps d’un vers à un épisode de l’Ancien Testament. A la fin, c’est l’espace qui fait rêver Franck Black Francis : Motorway to Roswell, Velouria, Bird Dream on the Olympus Mont, et même en moindre mesure Alec Eiffel (Pioneer of aerodynamics).

 
                 pixies.jpg
Alors je sais pas: on trouve assez peu de photos des Pixies sur le net mais dans l'ensemble je trouve qu'elles ont toutes une classe absolue....                                                                                                                                                        
 

A la fois pilier, et tome de conclusion, Doolittle est à mon sens l’album le plus abouti des Pixies. Il a la hargne des premiers et le sens mélodique des derniers. Les délires des premiers, la production des derniers. Kim Deal y est présente, comme sur les premiers, aux cœurs et à la composition. Mais Franck Black occupe pas mal la place, comme dans les derniers. Même le monde graphique entourant le disque est à mi chemin : pochette couleur, comme pour les derniers, pour un livret sépia, comme pour les premiers…  Bref, tous les ingrédients qui font que les Pixies forment le plus grand groupe engendré dans les années 80 sont là, et à leur meilleur niveau.

 

liveus.jpgSur I bleed, l’entrecroisement des voix de Black et Deal (non ce n’est pas une marque d’équipent electroménager) fait dresser les poils du dos. Tout comme, finalement, les cris porcins de ce meme Frank sur Taaaaaaaame. Il est en fait strictement impossible qu’un homme normalement constitué puisse hurler de la sorte. Mais on a aussi des ballades comme La la love you, ou même une sorte de semi Rockabilly avec Here comes your man... Cet album est à la fois super cohérent et part dans tous les sens: bref, il échappe à toute tentative de définition. Doolittle est Doolittle, c'est tout.

 

L’utilisation de la « formule Pixies » couplet lent / refrain speed qui a tant inspiré ses successeurs (meme si, en fait, personne ne peut se targuer d’avoir succédé aux Pixies, mais c’est cette formule qu’on retrouve dans le Lithium  de Nirvana par exemple) est ici au top, et les Pixies jouent de ça, l’inversant pour l’entêtant Gouge Away par exemple. Ils s’offrent une "coda hypnotique" (c'est l'expression consacrée) pour N° 13… dans un état surement second, mais je ne peux pas le prouver. (Rappelons l’origine du nom de ce titre au passage : M est la 13ème  lettre de l’alphabet, ce chiffre est donc  là pour désigner la « sweet leaf ». Merde, J’ai rompu le commandement quant au détaillage des chansons.) 

 

Les paroles ne veulent rien dire. Parce qu’elles sont bourrées de clins d’œil. C’est quand même super ironique de parler de ca par rapport à Debaser. Les amateurs de Bunuel (ou des Pixies, ou des deux) comprendront.

 

Ce disque est beau, violent, rageur. Cohérent, sombre, tendu. Mélodique, bordélique, graphique. Encore une B.O. idéale pour un film complètement barré. Quand Franck Black chante, des fois, on dirait le bébé d’Eraserhead. Les amateurs de Lynch comprendront. Les Pixies ont un monde à eux. A chacun de faire l’effort de s’y plonger. Il est toujours difficile, non pas de décrire, mais de faire ressentir la force des entrelacs de guitares de Black et Santiago. La puissance avec laquelle la basse de Kim Deal va aller fouiller dans vos entrailles pour vous remuer les sangs.

pixies2-copie-1.jpg

 
 
 

Mais pour vous convaincre de vous pencher sur ce disque (même si je pense que nombre d’entre vous le connaissent autant par cœur que moi…), je n’ai qu’une chose à dire : Ce disque, je l’ai acheté, prêté, perdu, racheté. 3 fois **. Heureusement qu’il est en promo perpétuelle depuis la reformation du groupe.

 

C’est un des disques qui font que je continue toujours à chercher au hasard des influences des groupes que j’aime. Je l’ai acheté parce qu’on m’avait dit que ce groupe avait influencé je sais plus qui (pas Nirvana, un autre groupe) et l’avais acheté comme ça sur un coup de tête. On est pas sérieux quand on a 17 ans. Et c’est pas les 30 premières secondes, l’intro de Debaser, cette montée/explosion qui va vous faire penser le contraire. Et au final… Quad ce morceau s’achève, vous savez que vous venez d’entrer dans un voyage qui ne vous laissera pas indemne. Et c’est tant mieux, parce qu’il faut se rappeler qu’on a eu un jour 17 ans, et que c’était pas si mal que ça.

 
 
 

Ce disque est là pour réveiller l’ado nerveux et teigneux qui reste au fond de nous… même quand on est devenu un vieux con de 20 ans.


Et finalement... quoi de mieux que de se refaire un petit coup de Debaser pour se passer les nerfs?

 


 
 
 

* Remarque : dans le R n F du mois dernier, il y en a qui voulaient monter un groupe influences Pink Floyd et Pixies. Comme quoi.

 

** Remarque 2 : Ne prêtez jamais un truc qui a de l’importance à vos yeux à votre dulciné(e) quand ça sent la rupture. J'y ai perdu Doolittle un best of de Led Zep (gravé OK, mais à l'époque...) et j'en passe.

 
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 09:17
Mxmm nous propose une playlist quasi exhaustive de ses gouts, n beau petit panorama de la chanson et du rock des ces 40 dernières années. Et un exemple de plus dans la catégorie... »c'est pas que c'est mauvais c'est que j'ame pas »...(même s'il met Johnny, un mec qui met dans sa playlist les QOTSA, Pearl Jam, les Stones, Metallica, Noir Des'... tout ca, ne peut pas avoir mauvais gout. En fait)

Le coup de pub qui fait la renommée du dépouillement de ce concours...


Allez, régalez vous!!



Queens of the Stone Age

Feel good hit of the summer

2'43

Alain Bashung

2043
3'44

16 Horsepower

Outlaw song

4'29

Rodolphe Burger

Cheval mouvement (Version Hôtel Robinson)

6'32

Grant Lee Buffalo

Soft wolf tread

2'52

Johnny Hallyday

Rock'n'roll attitude (Olympia 2000)

3'17

Ben Harper

Glory & consequence

5'40

The Doors

Take it as it comes*

2'15

Les Innocents

Entre Amos et Amsterdam

4'41

Led Zeppelin

Immigrant song

2'25

Metallica

Of wolf and man

4'16

Noir Désir

Comme elle vient

2'24

Oasis

Supersonic

4'43

NTM

Paris sous les bombes

4'18

Pearl Jam

Present tense

5'46

Rammstein

Los

4'25

R.EM.

Lotus

4'30

The Rolling Stones

Wild Horses

5'44

Johnny Cash

Personal Jesus

3'20

Suede

Crack in the Union Jack

1'56


* Subtilement rebaptisée "Take it easy" dans la playlist qu'il m'a envoyée... L'influence de Mika??


Et là, c'est réglé, car... recomptez si vous voulez... mxmm EGALE LES 80 MINUTES !!

Des commentaires, remarques, idées d'amélioration? Des fans de Johnny en colère?
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 09:30

Pour ce qui est de la sélection de SysTooL, qui fut celui qui mis le plus de temps de la première salve… autant lui laisser la parole, et le laisser expliquer la logique de construction de sa liste :

 

J'ai enfin pu passer un moment à réfléchir à cette fichue liste... :-)

Premièrement, la tâche était trop difficile et m'aurait pris énormément de temps si je devais choisir parmi toutes les musiques existantes, c'est pourquoi j'ai décidé de déroger quelque peu à la règle en me "limitant" au rock... 80 minutes de rock, c'est déjà assez difficile comme ça...

Ensuite, j'ai choisi un titre qui se veut un compromis entre mon goût personnel et l'aspect emblématique pour une formation qui elle-même est représentative d'un courant rock important.

En gros : "London Calling" --> CLASH --> punk

Bref, voici la liste... je tiens à préciser qu'après une grosse sélection, je me suis retrouvé avec une liste qui durait 95 minutes et j'ai dû quelque peu couper dedans... voire même choisir un autre titre plus court d'un certain groupe... mais là, on est à 79:40, environ...

 



 
Phil Spector
Be my baby
2'38
Bob Dylan
Subterranean Homesick Blues
2'20
The Who
My Generation
3'18
The Beach Boys
Good Vibrations
3'35
The Beatles
Strawberry Fields forever
4'10
The Rolling Stones
Paint it black
4'30
Jimi Hendrix
Purple Haze
2'50
Frank Zappa
Peaches in Regalia
3'39
Led Zepellin
Whole lotta love
5'34
Pink Floyd
Comfortably Numb
6'24
The Clash
London Calling
3'20
AC/DC
Highway to Hell
3'28
Joy Division

Love will tear us apart

3'25
Metallica
One
7'24
Stone Roses
I wanna be adored
4'52
Nirvana
Smell like Teen Spirit
5'02
Beck
Loser
3'54
Radiohead
Karma Police
4'21
Dismemberment Plan
A life of possibilities
4'34
 


Et donc, commme indiqué ci-dessus, on atteint… 79 minutes et 40 secondes, ce qui fait de SysTooL (pour l’heure actuelle) le tenant du titre du mec qui se rapproche le plus des 80 minutes sans les dépasser… Rien que pour m’avoir battu je le félicite (Mais bon, 8 secondes… J’aurais du rajouter « le cri de mec bourré au début de Up the bracket)

 

Mais on le pardonne parce qu'il a fourni la playlist Deezer qui va avec... et ca c'est franchement cool.

 

free music


 

Commentaires, critiques, insultes, félicitations ? Les commentaires c’est juste en dessous…

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 10:00

Je vous le promets, cet article est le dernier de cette série de faces B du Golb…C’est pas ma faute non plus si Thom, au top de sa forme, a mêlé articles de qualité et défis un peu cons à mon encontre… Le lancement de ce défi est dans les commentaires de l'article en lien... Vous verrez bien que c'est pas ma faute. Mais c’est de ma faute si je les ai tous relevés avec un plaisir non feint.

 

Nous allons nous pencher sur ce simulacre de parade nuptiale extraordinairement développé sous nos latitudes : le slow. Oui, le slow est une chose qui nous marque, pour toutes les filles que ca nous a permis d’embarquer, toutes les bières qu’on regrette d’être allé chercher pendant la série de slow juste avant de s’apercevoir que la fille pour laquelle on a été en chercher une est en train de danser enlacée dans les bras d’un bellâtre apparu de nulle part, sinon du tréfonds de vos peurs intestines. Oui cet article sera lyrique.

 
 SLOW.jpg
 

Mais je dois d’abord corriger une chose. On ne danse pas un slow. C’est pas parce qu’il y a de la musique en fond et qu’on essaye de faire semblant d’en suivre le rythme qu’on danse. La preuve : il est possible de prendre des cours de salsa, de samba, de rock… mais pas de cours de slow. En quo consiste le slow ? Prenez dans vos bras votre partenaire, et balancez vous d’un pied sur l’autre, comme les gens qui ont envie de pisser dans les dessins animés. Certes, ma comparaison n’est que peu romantique. Mais le slow est, en soi, un système de séduction tellement codifié, mécanisé, qu’il n’a rien de romantique. Madame met ses bras croisés autour de l’encolure de monsieur. Monsieur place ses mains au niveau des hanches de madame. L’éloignement et la position des mains de monsieur indiquent l’avancement de cette conquête silencieuse. Sur les hanches, puis les mains se rejoignent dans le dos, peuvent descendre, voir même se réfugier dans les poches arrière de madame en cas d’éthylisme avancé. Attention, cette action peut être suivie d’une multitude de réactions assez négatives, allant du « S’il te plait » gentil, mais péremptoire, à, directement, la claque en public. Enfin, quoi qu’il en soit, ce simulacre d’accouplement vertical et habillé permet, par plusieurs étapes, de savoir « à quoi s’en tenir » avec l’autre.

 

L’approche : « Tu danses ? » ou une main tendue, ou un rapt au milieu d’un groupe de filles. Le refus fait mal (Je garde le sac à ma copine) et fait qu’on va se la coller tranquille au bar.

 

La mise en place : la distance imposée entre les 2 corps (avant bras, abdos ou distance nulle) est une première indication de la possible animosité régnant entre nos deux protagonistes.

 

L’évolution de la situation : Les mouvements de mains, les caresses furtives, les mots doux chuchotés au creux de l’oreille… Les mains au cul les mouvements de bassin suggestifs. Chacun de vos gestes au cours de la « danse » indique quelque chose. De plus, c’est un moment privilégié : du fait que vous parlez directement dans l’oreille de votre partenaire, elle ne sent pas les délicats relents de houblon accompagnant votre discours.

 

Dernière étape, que nous appellerons « La tentative » (facultative) : elle marque de toute façon le FIN du slow. En cas d’échec, il est fort possible que les 2 se séparent, que l’un se rende au bar, que l’autre retourne voir ces copines… (Oui, c’est cliché, mais c’est vrai). En cas de réussite, les 2 ne « dansent «  plus pour une raison simple : ils se tapent complètement de la musique de son rythme ou tout ça. Ils partiront bras dessus bras dessous faire leurs cochonneries ailleurs dès la fin de la musique.

 
 
 

Slow-5.jpgMais bon, cette chronique socio- intellectuallo- jmenfoutiste n’aurait rien à faire ici, si on ne posait pas derrière la vraie question : qu’est qu’un slow du point de vue musical ? Il y a des gens qui font, musicalement, de la samba, de la house, du Rock. Mais aucun groupe qui joue du slow. Quels critères peuvent donc alors définir le slow, quelle musique peut accompagner cet instant privilégié entre deux êtres humains ?

 

Finalement pour comprendre ce phénomène (j’adore cette expression, j’ai l’impression d’être journaliste à Zone interdite), penchons nous sur ces slows qui nous ont marqué : Stairway to Heaven, Still Loving You, Nothing Else Matters, Under the Bridge, Hotel California, With or Without you, la B.O. de Bodyguard, et j’en passe !

 

Le slow, musicalement, a forcément un tempo lent. Et ce pour deux raisons. Je vous rappelle qu’un slow se pratique en déportant le poids du corps d’une jambe sur l’autre. Or si on veut suivre le tempo et qu’il est trop rapide, deux choses : ca commence à ressembler un peu trop à un pogo, et les gens portant une prothèse à la hanche ne peuvent pas danser.

 

Le slow est anglo-saxon. Enfin, le « grand slow ». Bien sur, en France, on a bien eu Pour que tu m’aimes encore (C.Dion), Que tu reviennes (P. Fiori), certains titres de Goldman… Pourquoi on ne fait pas de grand slow avec de la musique française ? Parce que le slow n’est pas fait pour qu’on se focalise sur les paroles. Ce n’est pas le but. Donc, les paroles sont soit en anglais, soit c’est pas vraiment un slow… Le second problème du slow en français, particulièrement flagrant pour Que tu reviennes dans la liste précédente, c’est qu’il fait rire. Et cela peut s’avérer gênant.


 

L’autre avantage du slow anglo-saxon en France est qu’on ne comprend pas les paroles, tout simplement. Ce qui permet de danser sur n’importe quoi. Mais romantiquement. Under the bridge  parle de l’amour d’une ville et du décès d’Hillel Slovak, leur ancien guitariste. Stairway to Heaven mob48-1186327044.jpgraconte l’histoire d’une jeune droguée allant chercher sa dose. Hotel California  décrit une église reconvertie en bordel. Hey Jude n’est pas destiné à une jeune fille, mais au fils de Lennon, Julian… Mais on se berce d’une illusion de romantisme quant à ces titres…

 

Deux slows m’ont particulièrement plu. Sauf la première fois que j’ai dansé dessus, parce que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Il y a un passage, dans I will always love you, où la musique se coupe. Totalement. Pour faire croire que c’est fini, avant de redémarrer de plus belle. Le gros problème, c’est que ça marche. Et la fille se tire, parce que bon, c’était pas la bonne, elle a accepté pour te faire plaisir. L’idéal alors est de trouver un autre couple qui vient de se séparer (aussi lamentablement que le tien) pour échanger de partenaires. (C’est comme ça, qu’à 14 ans, on découvre de façon détournée l’échangisme. Le boom de cette pratique chez les trentenaires est purement la faute de Whitney Houston). L’autre, c’est Stairway to Heaven : mondialement célèbre, ce titre s’achève dans une explosion de puissance de Robert Plant, Jimmy Page et consorts. Et là… tout s’arrête un instant sur la piste de danse : que faire ? Continuer le slow, parce que merde, j’avais 9 minutes pour serrer, je vais pas laisser passer l’occasion parce que ces cons là ont besoin de s’énerver pendant les 2 dernières…

 
 
 

Les slows (parce qu’ils vont par groupe de 3 normalement, ce qui fait en gros un quart d’heure), sont un moment privilégié pendant la soirée. Les séducteurs sont à l’affut, à la recherche, soit d’une proie au hasard (on les nomme alors crevards), soit de la fille précise qu’ils ont en tête. Ceux qui n’ont pas envie (ou ceux qui récupèrent d’un précédent pogo) ou ceux qui sont la pour se la mettre, sont au bar. Celui qui peut être le plus frustré au final, c’est celui qui s’occupe de la sono, qui ne peut pas aller danser. Ou alors quant il arrive toutes les « bonnes filles » (à ne pas confondre avec les « filles bonnes ») sont prises.

 
 
 

Enfin, d’un point de vue strictement technico-musical, le bon slow dispose d’un instant précis, limite magique, une explosion (par forcément finale mais souvent quand même) qui hérisse le poil : le chœur des enfants dans Under the Bridge, l’ « aveu », still Loving you, dans le morceau du même nom, le début des « nanana » dans Hey Jude, les solos de Hotel California et Stairway to heaven… Ce passage, a, d’un point de vue hormonal, un effet surprenant. Proche d’un délire schizo (certainement entretenu par le tournis que procure cette pratique), le mâle commence à entendre des voix lui susurrant des phrases telles que vas-y, c’est le moment ou jamais, lance toi, tes potes te regardent, motive toi… Le reste appartient à l’histoire personnelle de tout un chacun. Et se solde, soit par un bon souvenir soit par une douleur sur le côté gauche du visage. Les deux pouvant se solder par une consultation chez un médecin, mais là c’est vraiment que le cours de la soirée vous a échappé.

waynesworldnostairwayku0.jpg

 
 No Stairway? C'est Dingue! (Oui, je connais ce film par coeur, oui.)
 

Enfin, notons un dernier effet. Tempo lent. Arpèges de guitare le plus souvent… La conséquence est que, si l’on ajoute cela à de bons souvenirs, les premiers morceaux que tentera n’importe quel guitariste débutant (après Come as you are et Jeux interdits évidement) sont Nothing Else matters et Stairway to Heaven. Souvenez vous, Wayne’s World. Bon, y a aussi House of Rising Sun, mais on la joue de moins en moins souvent en soirée celle là.

 
 
 

Bon, sur ce, je vous abandonne. En musique. Deux vidéos. La première, pour les lovers, les vrais, les accros du slow, de l’échange de salive endiablé rythmé par le jeu de guitare de n’importe quel cheveu dégingandé. Comme, NO STAIRWAY, je vous laisse avec mon petit favori.

 
 

 

 

Cette seconde vidéo, c’est pour ceux qui dansent seuls avec leur bière au comptoir du bar, et qui en souffre. Un autre grand chevelu dégingandé pour cela. (S'il vous plait pas de commmentaires là dessus, c'est venu instinctivement )

 
 

 

 
 
 

Oui, parfois, le Rock – critic est amoureux. Ou se prend un gros râteau. Dans les deux cas… ça l’énerve. Pas assez Rock n’ Roll.

 
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Published by Guic ' the old - dans Le Rock-Critic est un con
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 09:30

Important et tendu. Bruyant mais ecoutable. Violent mais mélodique. Engage mais fondamentalement niais dans les paroles, au premier degré.

La sélection de klak est simple : Agréable à l’écoute, engagée, variée… réussie.

 
 
Et maintenant une page de pub :

 

Love
 A house is not a motel
 3.31
Mama Cass
 Dream a little dream of me
 3.10
Au petit bonheur
 J'veux du soleil
 2.53
Elvis Perkins
 While you were sleeping
 6.21
Nancy Sinatra & Lee Hazelwood
 Summer wine
 3.38
Noir Désir
 One trip / One noise
 4.12
Nirvana
 Lake of fire
 2.56
Neil Young
 Song X
 4.35
Nebula
 Future days
 4.37
Queens of the stone age
 First it giveth
 3.18
Social Distortion
 Telling them
 3.12
The Libertines
 Last post on the bugle
 2.33
The Who
 My Generation
 3.26
The Rolling Stones
 Paint it black
 3.47
The Clash
 What's my name ?
 1.41
La Mano Negra
 Mala Vida
 2.53
Toots & the Maytalls
 Pressure drop
 2.59
Bob Marley & the Wailers
 Trenchtown rock
 2.58
Kortatu
 Zu atrapu arte
 2.12
Rancid
 Salvation
 2.54
Patti Smith
 Ain't it strange
 6.36
The Doors
 Riders on the storm
 7.09


Bien entendu, dans son empressement, klak a … RESPECTE les délais !! avec ses 78 min 13 s de fort belle facture…

 

Comme à l’habitude, les commentaires de cette page attendent ceux de votre plume…


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