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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:58
Bonjour à tous,

Je prends juste le temps de vous donner quelques nouvelles, à commencer par celle-ci: Le Tout, Rien, et, sur Tout, n'importe quoi est mort.

Non, ne pleurez pas. Car comme j'ai un gros problème avec les calendriers (et les dates en général)… (en fait, je retiens bien les dates, anniversaires, morts de Rock stars, dates de rendu de projets, mais… je sais jamais le combien on est ce qui est très gênant au final.), j'ai tout simplement décidé de célébrer Pâques au moment de la Pentecôte et ce blog ressuscitera, plus fort, plus beau, plus classe que jamais d'ici … peu, et surtout sous un autre nom.

Oui, un autre nom, la propale élue, est, bizarrement, celle qui a été le plus plébiscitée, même si elle souffrira quelques modifications… Mais l'esprit reste.

Donc bientôt, nouvelle bannière, nouveau design… nouveaux articles aussi, ce serait pas plus mal.

En cette occasion je vais m'éfforcer de répondre à toutes les questions que vous auriez pu vous poser sur le nom de ce truc, car, comme dirait Fab:

"Avec "Tout Rien machin" tu avais tant bien que mal masqué l'"espritorture.bidule" de l'adresse, mais c'est vrai que c'est pas le genre de blog duquel on avait envie de parler dans la société réelle. "Alors tu vois, c'est un blog sur le rock mais qui dit qu'il parle de rien comme si son créateur l'avait ouvert juste pour se regarder exister sur le net, mais en fait l'adresse, c'est celle d'un adolescent pseudo-rebelle..."

Alors.

L'adresse: ce blog a été créé en Avril 2006. Avec, comme simple but d'en faire un truc "parodique" à l'attention de mes potes (que je n'ai bien sur JAMAIS mis au courant de l'existence de ces pages) justement sur le mode de l'adolescent pseudo-rebelle. Pas la peine de chercher les articles
Mais se sont alors passés deux évènements qui en fait ne sont qu'un: je suis parti en stage… et n'ai donc pas pu continuer à écrire pour le journal de mon école (dont je fus le talentueux rédacteur en chef deux ans durant.)
D'ou les débuts en tant que chroniqueur de disques que j'ai fait ici, et franchement, c'est marrant, mais comme on a beaucoup plus de retours sur le net que via papier, j'ai réalisé que mes critiques ont plus changé en un an de blog qu'en 2 ans de journal…
Mais rendez vous bien compte que à partir de là, mon nom ne passait plus, mais j'allais quand même pas changer d'adresse (et surtout pas d'hébergeur, OB est quand même vachement bien.)
D'ou, le Tout, Rien, et, Sur Tout, N'importe quoi.


D'ou la seconde question de Fab (c'est un peu la star du jour…)

""sur tout, n'importe quoi" je comprends ce que ça peut vouloir dire. Mais "Le Tout virgule Rien virgule", là je sèche. Pourrais-tu nous exposer ce que tu as voulu exprimer de la sorte ?"

J'ai voulu exprimer Tout, Rien, et n'importe quoi. Mais c'était pris. Ce blog parle de Tout. il parle aussi de Rien. Mais N'importe comment, et un peu sur N'importe quoi. Le N'importe quoi étant déjà quelque chose, il ne peut pas porter sur le rien. Par conséquent il est une partie du Tout, d'où le "Sur Tout N'Importe quoi" en deux mots. Ce qui permet le jeu de mots Sur Tout / Surtout par la même.

Ne vous en faites pas cette explication n'était pas réfléchie lors du choix de ce nom elle n'est qu'une justification qui m'est venue plus tard. En plus, comme c'est pas clair, ca fait tout de suite plus sérieux.

De la même manière que j'arrive à justfier l'adresse "espritorture" comme une version classe de dire "branlette intellectuelle"

Voilà, vous savez tout ce qu'il y a à dire sur ces noms divers et varié, et si "espritorture" va rester, Tout Rien et N'importe quoi vont dégager…
Ce qui me désolerais presque c'est de me dire que vous aller tous devoir changer les lien correspondant, et en particulier je pense à un qui perd tout son sens avec le changement de nom.. ici-même.

Enfin, quoi qu'il en soit, moi je vous laisse, je vais passer mon WE les yeux dans la bière, le nez dans l'herbe et la bouche pleine de boue (ah, le Rugby)…
Puis la semaine à venir, les yeux éclatés par mon PC, le nez dans le CSS et les dents serrées.

A bientôt donc, pour un retour avec tous les potards à 11 (evidement)


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Published by Guic ' the old - dans Megalomania
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 00:00
Récemment, j'ai été atteint d'une crise de boulimie. De biblioboulimie Rock. Plein de bouquins, de musiciens, sur les musiciens, pour les musiciens, avec des musiciens... Tout ça. Bien entendu, le crossover 2008 n'y est pas étranger. Alors, tout comme j'avais (déjà une fois) passé les rattrapages discographiques (faudra d'ailleurs que je pense bientôt à la session de Juin), me voici devant l'examinateur en matière de rockologie livresque...

 


On va commencer par le classique, l'alpha et l'oméga de la critique Rock : Lester Bangs.


Lester Bangs : Psychotic reaction et autres carburateurs flingués, Fêtes sanglantes et mauvais goût.




C'est bien facile, le seul résumé que je pourrais vous en faire serait de raconter sa vie. Mais ça nous mènerait pas loin, vous savez : il est mort à 33 ans. Alors finalement, le moyen sûrement le plus simple de présenter ce qu'est l'œuvre de Bangs, c'est de dire ce qu'il n'est pas : il n'est pas Philippe Manœuvre. (Oui, je sais, normalement la proposition se prend dans l'autre sens.) Encore moins Patrick Eudeline (qui, je dois bien lui accorder cela, a signé récemment deux très bon papiers sur le thème « mode et Rock n' Roll » que j'ai dévoré). En bon critique Rock (et vu que c'est le fondateur de la discipline il a intérêt à être bon...), Lester ne parle pas de musique. Enfin, pas vraiment... Il aime bien parler de lui.


Tout comme Rob rangeant ses disques par ordre autobiographique dans High Fidelity, la musique permet à Lester de se rappeler de sa vie, de l'imaginer, de... Lui permet tout en fait. Qu'il s'agisse de lister les 16 raisons d'adorer Metal Music


Machine de Lou Reed ou interviewer Jimi Hendrix depuis l'au-delà pour lui faire avouer que Wilma Pierrafeu est la femme la plus bandante qui soit, il n'oublie rien. Pas même de descendre en flèche le Dionysos Bozo qu'était Morrison ou de nous rappeler en quoi Bob Dylan n'est pas (ou plus) un artiste engagé. (Songez que cet homme est mort AVANT la sortie de Saved). Adorant l'œuvre de Lou Reed autant qu'il méprise l'homme (Lou Reed est à Bangs ce que Napoléon était à Chateaubriand, presque), Bangs va a 200 à l'heure, passe d'une idée à une autre sans demander à personne si ça le dérange. Il nous emporte, nous prend en stop, se fait un rail sur le tableau de bord et roule portière ouverte parce qu'il a trop chaud et nous comme des cons on se laisse porter parce que, bon, le style est là, ces grandes phrases sans fin qui s'achèvent sur une anecdote, une blague, bref un bon mot. Ces grandes phrases que beaucoup auront essayé d'imiter sans jamais toucher à la grâce de vraiment pénétrer la critique dans ce qu'elle a de plus génial et vicieux.


Accourez, mes petits-nenfants aux cheveux filasses, et laissez le blaireau vous faire sauter encore sur ses genoux. Pendant que vous me reconnaissez encore, bande de petits cinglés. Vous le savez, le gong a sonné, c'est à nouveau la saison. Maintenant, laissez ruminer ma vieille cervelle, ah, quel conte alambiqué de ces jours d'autrefois vous narrerai-je aujourd'hui ?


N'importe lequel tonton Lester, nous on te suit.


Ca a été chroniqué par Systool, ici et là.


Lester étant l'alpha et l'oméga, penchons nous sur le Saint Esprit, le petit dernier de la famille. Mon chouchou Chuck Klosterman. Eh oui, vous avez pas fini d'en entendre parler.



 
IV, de Chuck Klosterman. Pas encore sorti en français, et je crains bien que cela n'arrive jamais. Car voyez vous, ce n'est pas un roman (le gars en a quand même 3 à son actif, d'où le titre de ce recueil, IV, malin, non ?), mais un recueil de ses articles parus dans divers journaux. Autant le dire, ici on ne parle pas que de Rock. Pour preuve la liste des journaux ayant publié ses méfaits : Esquire, GQ, Spin, The New York Times magazine, The Washington Post, The Believer, et... ESPN. Oui, il parle pas mal de sport là dedans.

Comme cela est (très bien) expliqué sur la quatrième de couverture, ce bouquin comporte 3 parties (2 et demi en fait) :


  • Things that are true. C'est là que ça parle musique, en vrac Radiohead, les White Stripes, Metallica, Robert Plant, et aussi une interview de Val Kilmer. Le style est plaisant, le mec n'est pas capable de se focaliser sur ce pour quoi on l'a payé (rappel, dans Killing yourself to live, il est envoyé pour réaliser un reportage, il finit avec un roman en bonus... enfin, c'est vrai à 85 %). Il passe plus de temps à raconter les conditions de l'interview que les réponses à ses questions (d'ailleurs, on ignore généralement les questions). Et dans ce domaine, je peux vous dire que son interview de Britney Spears dépasse certainement tout ce que j'ai pu lire comme article musical : on se retrouve passionné par la façon dont l'interviewée réussit à ne pas répondre aux questions qu'on lui pose.



Mais bon, pour vous faire goûter son style et sa façon de repérer des détails, je ne saurais résister à un extrait : il s'agit de l'interview de Radiohead, présentation de Thom Yorke, après la sortie de Hail to the Thief :


Thom Yorke is weird, sort of. But you've met weirder. He's mostly just an intense, five-foot-five-inch thirty-four-year-old who wears hooded sweatshirts with sleaves too long for his limbs and this makes him look like a nervous kindergartener. He doesn't appear to have comb his hair since The Bends came out in 1995, and his beard looks "undecided" if that's possible. [...] That's what everyone seems to miss about him, and about Radiohead as a whole: they may make transcendent, fragile, pre-apocalyptic, math rock for a generation of forward thinking fans, but they're still just a bunch of dudes.


Franchement, si tous les journalistes Rock d'outre atlantique écrivent comme ça, je m'abonne à SPIN direct.


  • Things that might be true : alors là c'est la quintescensse du style Klosterman, la branlette intellectuelle dans sa plus pure expression. Ce mec se cale devant la télé et en déduit des théories plus ou moins fantasques sur la vie. Quand sa copine se sent trahie par la fin de Sex and the City, il échafaude tout un argumentaire prouvant que les gens n'aiment pas les Happy endings (en général, pas que celui de Mika), et toutes autres sortes comme l'apparition proche des êtres humains dotés de pouvoir spéciaux ou la façon de distinguer votre Némésis de votre Archenemy. Sans compter une que j'aime bien, parce qu'il fallait y penser, le top 10 des groupes jugés à leur juste valeur. Je sais pas si la pop culture existe vraiment, mais si oui, elle doit ressembler à ça.


  • Something that isn't true at all est juste une vieille nouvelle, sortie des cartons pour l'occasion.



Franchement un bouquin agréable, à picorer à l'occasion... A mon rythme de lecture, 4 articles vous font déjà les 2/3 d'un trajet Nancy Paris, il vous reste juste le temps d'aller traîner en voiture bar avant d'arriver.

Mais bon, on attaque le plus gros : les biographies. Sachant qu'elles ont déjà été fort bien commentées (dans le cadre du crossover, justement), je vais essayer de rester modeste.


Un démocrate : Mick Jagger, 1960 - 1969, par François Bégaudeau.




Le principe du bouquin (fort court) est simple. Mick Jagger a vécu 9 ans, de 1960 à 1969, là je vous apprends rien, le titre se suffit à lui-même pour vous le faire comprendre. Naissance : dans une gare, quand il rencontre Keith Richards. S'ensuit une belle métaphore sur comment la foule empruntant un train dans cette gare leur a transmis l'énergie du Rock n' Roll via frottement et électricité statique. Mort : Altamont, le concert avec les Hell's angels, la mort de Meredith Hunter, la « trahison » du public.


La théorie qui y est filée est que Mick Jagger, le vrai, est le rocker qui vit sur la scène, qui s'offre à son public, c'est le sens du « démocrate » du titre, celui qui sert, qui est la pour et par le public, la foule, le peuple.

L'idée est intéressante, le truc pas trop mal écrit, franchement, et agréable à lire. Bien documenté sur cette période et particulièrement sur la naissance du groupe. La vision sur les morceaux (en particulier considérer « You can't always get what you want » comme le morceau de la fin, le chef d'œuvre qui marque la fin du Rock n' Roll et le début de la musique... Je vous mettrais bien l'extrait mais j'ai pas le bouquin sous la main, là.)


MAIS (oui, c'est un gros mais) il y a eu quelques trucs qui m'ont dérangé. Et pas forcément du petit dérangement. D'abord, ce gimmick qui revient tout le bouquin du « Mick est mort en 1969, vous ne le savez pas, mais moi si, je vous l'ai déjà dit, vous ne suivez rien. Je vous expliquerai pourquoi je vous expliquerai comment ». Ca revient, ça revient, et à un moment on a envie de coller une grosse tarte à l'auteur parce que, bon, à la fin, c'est lassant. L'auteur, tiens : je sais pas qui est ce « François Bégaudeau ». Mais je suis pas sur que ce soit un fan des Stones. Il a beau qualifier chaque chanson qu'il évoque de « plus grande chanson du monde », chaque album, chaque film sur les Stones et chaque scène de chacun de ces films comme étant « le (la) plus grand(e) du monde » (autre gimmick, pas énervant mais lassant quand même), ça ne suffit pas à ce qu'on sente le passionné, qui se lance à corps perdu dans son sujet. Ca ressemble finalement un peu à tous ces bouquins sur la « sociologie du Rock », ce côté je m'intéresse mais je veux pas me mouiller, le Rock c'est intéressant dans le concept mais trop violent dans les faits... (Ca me fait penser que j'ai un bouquin d'un sociologue sur le mythe Elvis qui m'attend, d'un coup j'hésite). Bref j'envisage trois possibilités, ce mec est sociologue, journaliste aux Inrocks ou romancier qui a voulu aller traîner du côté obscur. Mais je ne renie pas que j'en ai apprécié la lecture (le manque de passion, je m'en suis rendu compte après, avec le recul), appris quelques trucs, mais bon, voilà. Le vrai Rock n' Roll des Stones, ça reste ça :


 



Ca a été chroniqué pour le crossover par Laiezza, ici même.


Enfin, last but not least... « Mort aux Ramones ! » (Poison Heart : Surviving the Ramones), de Dee Dee Ramone.


Bon, j'ai mis le titre en français parce que je l'ai lu en français. Si un jour j'en ai l'occasion, je le lirais en anglais (pas moyen de le trouver en V.O. à Paris, c'est fou ça). La traduction en français est de Virginie Despentes, et... on sent la traduction. Mais ça j'y reviendrai.


 


Bon, d'abord, je vais être honnête, les Ramones j'aime bien, mais je connais pas plus que ça. Quelques albums, des titres ici et là, bref on peut pas vraiment me qualifier de spécialiste. Pour tout dire, jusqu'à peu je savais pas qu'il avait quitté le groupe avant la fin du groupe (7 ans avant quand même). Par contre je savais qu'il était mort. Quand même. Je connaissais pas bien les mésaventures de la carrière des Ramones après End of a Century. Avant non plus d'ailleurs, qaund j'y réfléchis Bref, j'avais de nombreuses lacunes, qui m'ont peut être empêché de correctement saisir le contexte de cette autobiographie, mais pas d'en apprécier la lecture, parce que franchement, c'est extrêmement bien gratté (le comble pour un gars à qui on a reproché la stupidité des textes).

L'autre surprise, c'est que franchement, je sais pas si vous retrouverez ailleurs une autre biographie de musicien ou ça parle aussi peu de musique ! Le père Dee Dee étant défoncé franchement une bonne partie du temps ça parle de dope en majeure partie. Y a un côté « guide du routard de la dope », chapitre New York, section Héroïne... Assez fabuleux en fait. Après ça parle aussi du groupe, mais pas forcément de musique. Surtout de la face cachée de la « Happy Family ». De comment tout le monde se tire dans les pattes et déteste les autres mais continue à bosser avec, parce qu'il faut bien. On parle souvent d'artistes vieillissants qui montent sur scène comme s'ils pointaient à l'usine. Et ben pour Dee Dee à 30 ans à peine c'était déjà comme ça.

Vraiment un livre Sex, Drugs et Rock n' Roll, sauf que le Rock n' Roll est en arrière plan, et que les femmes sont évoquées avec beaucoup de pudeur (il a beau évoquer les femmes qui ont traversé sa vie, impossible d'établir l'enchaînement chronologique précis.)

La traduction, maintenant. Je ne saurais juger des talents d'écrivain de la dame, n'ayant lu aucun de ses livres, ni de sa qualité particulière de traductrice (sans avoir la V.O., c'est toujours plus dur). Mes problèmes se posent sur des points de détail, O.K., mais j'aime pinailler sur des conneries, c'est connu. Et surtout, maintenant que j'ai réussi à m'habituer au parler anglo saxon, je réussis à distinguer les « francismes » dans un texte. Vous savez, c'est comme dans ces séries américaines qu'on regarde doublées, où, d'un coup, ils se mettent à parler de Claude François ou de Jean Pierre Coffe parce qu'en V.O. ils parlent en fait d'une célébrité qu'on connaît pas en France. (Oui, la carrière internationale de JP Coffe ou de Claude François...). Eh ben là c'est pareil, sauf que... c'est ici le verlan utilisé pour remplacer, à mon avis, le slang (argot) anglo-saxon. Alors, à partir de là, il y a plusieurs possibilité, je sais pas, Dee Dee s'étant essayé au rap sur la fin, peut être s'exprime-t-il comme un rappeur et Despentes a voulu rendre compte de ça en utilisant la marque des rappeurs français. Ou alors c'est juste choisir un équivalent à l'argot, mode moderne... ce que je trouve un peu trop facile, voire fainéant : franchement, la drogue c'est un des champs lexicaux les plus larges de l'argot non ? Mais après, peut être que Schnouff c'est trop rétro. Ou peut-être que je traîne pas avec assez de dealers pour connaître toutes les evolutions syntaxiques du jargon.

Dernier détail : page 240, « personne là-bas ne pense que le blues doive être jouer si salement », ça fait pas sérieux, franchement (je vous interdit de rechercher les possibles fautes que j'ai pu faire dans cet article pour la simple raison qu'il est gratuit et ne possède pas d'ISBN.)


Au final, on a le livre d'un junkie talentueux, en tant que parolier mais aussi qu'auteur, qui livre là des mémoires touchantes, émouvantes... humaines. Vraiment. Et pour ne rien vous cacher, à la toute fin du dernier paragraphe, sur la phrase : « Mon livre raconte cette histoire - ça n'est pas rien, et je suis heureux de l'avoir racontée », j'ai du écraser ma larme. Heureux de l'avoir lue.


Conséquence bizarre, je me suis penché suite à ce livre, sur la seconde partie de la carrière des ramones (le CD 2 de mon anthologie, en fait), et franchement il y a du très bon (rien que Pet Semetary, c'est un très bon morceau ! Pop, OK, mais très bon !). Alors, l'extrait du jour sera « The K.K.K. took my baby away » qui est aussi une merveille pop.



 



Celui là a été chroniqué par Thom (en parlant plus du bouquin que de la traduction), ici, en ouverture du crossover, qui s'achève dans quelques jours. Fort belle opération, dont cet article ne fait pas partie, mais bon.


I don' t want to live my life... again...

 




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Published by Guic ' the old - dans Festival de Reading...
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 07:00

Allez, voici l'heure de révéler les premières propositions faites pour rebaptiser ce blog !!

Amusez vous bien.

La grande question est : puis-je espérer en recevoir de nouvelles ?

Si oui : il faut attendre pour le vote.

Si non : lancez vous, et allez y, votez das les com'. Sous forme de Top 3

Je ferais un obscur comptage de points histoire de déterminer quel est le grand vainqueur de « Un nouveau nom pour le blog à Guic' the old »

 

Pour l'instant j'aurais tendance à surtout vous relancer pour de nouveaux titres... Mais qui sait. Peut être craquerez vous pour un de ceux là.

Ah oui, je vous laisse ca comme je l'ai reçu, commentaires inclus... A vous de déterminer si le cœur vous en dit qui a proposé quoi !!

 

 

"Pink Floyd m'a tuer"

The Rise and Fall of Ziguic' Stardust

 

 Courant alternatif 
 Ceci n'est pas une chanson d'amour 
 les chansons qui ne me tuent pas me rendent plus fort 
 Blonde sur blonde 
 Perte d'esprit momentanée 
 Ps : spécial bonus : Combat rock :-) 
   

Du Rock, des Femmes et de la bière nom de Dieu

Laisseriez vous votre fille sortir avec un blogueur?

(Ou la V.O. : Would you let your daughter marry a Rock blogger ?)

Highway to Ale (ou Elle(s) ?) (marche aussi avec Straight to Hell)

 

Rock en Stock (ça fait Mickey ou Stockhausen)

Rock story (c'est triste, mais c'est beau)

Come on let's rock'n'roll (like we did last summer)

Rock on draught (plus hard dans l'implicite, mais c'est toi qui a mis la pression avec les canettes)

Rock on stage (banal)

Rockweb (peut-être pas pris sur over-blog, mais commun)

Riff on the web (ouais...)

Rock Channel

Canal Rock

Nuts'n'Rock (oui, ce serait une translation de ton titre actuel - d'autres, très peu, y ont pensé et pas sur o-b)

Rock no limit (et puis quoi encore !?)

Rock'n'Roll'n'Me

 

A Rock and a Hard place

 

Dark Side of Keith Moon    (ça remplit tous les critères)
Blog to be wild  (idem) 
Almost vicious
Sergeant Popper's and the Lonely Guic' Club Band   (ça fait un peu gay, mais bon).
Songs for the Medeath (ben oui, dans un an tu gagnes de la thune, faut anticiper)

Hors concours : Je suis pas lourde mais je m'incruste assez   (ah ben oui, ça parle pas de rock, mais côté jeu de mot, ça arrache,  n'est-ce pas ?)

 

"T'as pensé à 21st Century Boy ? Ou 21st Century Schizoïd Man ? 21st Century Schizoïd Guic' ? 21st Century Schizoïd Blog ? Schizoïd Androïd ? 21st Centrury Schizoïd Androïd Boy On The Blog ?"

Too serious to fool

 

Change rien, laisse comme ça, c'est parfait!

 

Allez, maintenant c'est à vous de jouer et puis voilà !! Votez dans les commentaires. Bien entendu, dans le but que vous ne votiez pas 45 fois pour votre proposition, seuls les habitués et les personnes facilement identifiables verront leur vote pris en compte.

Oui, en effet comme je suis seul juge de ca c'est pas très démocratique, mais bon... C'est moi qui décide !

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 14:35
Mes amis je suis encore sous le choc d'être tombé sur cette vidéo. Faut que j'arrette de trainer sur You Tube des fois on regrette.

Voir, d'un coup, deux de mes idoles, de mes rockers préférés.... Ridicules, se dandinant lamentablement dans des parures aux couleurs douteuses... C'est un coupà vous faire haîr définitivement la décennie qui vous a vu naître.

Je vous laisse avec l'apogée du ridicule qui fout mal à l'aise: David Bowie, Mick Jagger, Dancing in the Street, le clip.



Je vous en prie, vous qui en savez généralement plus que moi... Dites moi que c'est du second degré...
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Published by Guic ' the old - dans Gros Blogage
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 19:23

Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelques temps, un de mes chers amis de la vie réelle a déposé ce commentaire :e


Bonjour le blog à Guicard, ou plutôt bonsoir !

Il y a longtemps que je n'ai pas osé laisser un commentaire ici, bien que j'y passe quand même régulièrement. Et si je m'y risque une nouvelle fois aujourd'hui, c'est pour demander une coup de paluche et non pour me battre contre les rock-addicts (même si je trouve cela toujours drôle).
Fraîchement émmigré aux Texans, il m'a fallu acquérir une voiture, objet de première necessité ici que j'élèverai au rang de la baguette pour un français. Qui dit voiture dit souvent musique ... et qui dit texas dit road trip. Si vous m'avez bien suivi, qui dit voiture au Texas dit musique pour road trip.
C'est la que vous intervenez : vous avez sans doute pu imaginer le vide sidéral (j'exagère, c'est pour vous ammadouer) qui siège en lieu et place de ma culture musicale. Aussi, votre mission si vous l'acceptez sera d'établir une liste "exhaustive" de parfait titre à Road Trip afin que je parte au boulot tout les matins avec une patate à faire le tour des USA en cadillac. Et là, comme au Texas Hold'em, c'est no limit : je reste 1 an (une éternité ...) et j'ai du CD à revendre !
J'attends vos adresses (ça a déjà du être fait, je vais checker ça apres ce comm), vos suggestions ... enfin ce que vous voulez !
En vous remerkiant
C U
Math

PS : la bise à Guicard et à Doc. Chtif (si il m'a reconnu ...)


C'est vrai qu'il a toqué à la bonne porte. Rock n' Roll et Road Trip (Road Movie aussi) c'est un peu inséparable. La route, ca se prend sur fond de Rock n' Roll. J'veux pas dire mais vous imaginez la scène d'ouverture de Easy Rider avec une mazurka de Chopin en fond ? Non. Moi non plus.


Le livre fondamental de la Beat Generation s'appelle Sur la Route. Le film le plus connu parlant de la génération hippie c'est Easy Rider. Quand un film essaye de parler de musique (Almost Famous, Spinal Tap), on suit généralement un groupe en tournée.


Mais la route Rock n'est pas celle qu'on prend le matin en 205 pour se rendre au boulot, et qu'on pourrait très bien faire en RER sans que ça change quoi que ce soit à l'expérience. Non, la route est rude, sauvage, sans but réel. Comme le dit si bien un célèbre bagagiste dans sa dernière pub ainsi que presque tous les philosophes et de nombreux habitués du PMU en bas de chez moi : l'important n'est pas la destination, c'est le voyage (qui, rappelons le forme la jeunesse et déforme les valises.) Parlons de voyage initiatique et nous aurons fini le tour des lieux communs.


La route Rock est sauvage, donc, et prise à l'arrache le plus souvent. C'est la Route 66 qu'on traverse en Shoper, ou la route qu'on fait en stop pour se rendre à Woodstock ou à Monterey. C'est pas des champs de betteraves qu'on voit sur les côtés, mais du sable rouge à perte de vue, qui fait qu'on se demande qui a été assez fou pour venir tracer une route ici.


C'est dangereux, malsain, sale, mais excitant, attirant... enivrant. Ca c'est la route Rock n' Roll.


 

Mais arrêtons avec ces délires et répondons à Matthieu, avec la Road Trip Playlist (alors que je tape ce mot, Word me propose Playstation pour Playlist... notre civilisation par en sucette.) que j'avais élaborée, pour moi-même, il y a quelques temps déjà. Attention, je précise un truc : ces chansons ne parlent pas forcément de prendre la route... C'est juste que conduire un pick-up la clope au bec avec ca qui sort à font des amplis 2 * 150 watts que t'as fait installer par l'équipe de Pimp my Ride ça doit être vraiment jouissif.

 

 


C'est parti !


La clé de contact en main on enclenche tout on met les gaz... Sur Get it On de T-Rex. Le titre parle de lui-même, et l'ironie est mordante à souhait (Matt, pour info Marc Bolan, de T-Rex est mort dans un accident de caisse.)

On aurait pu préférer : Start me Up des Stones. Si on a une voiture qui parle.


Une fois qu'on a tourné la clé, obligatoirement, on se prend pour le Dennis Hopper du XXIème siècle. Et là, pas le choix, c'est Born to be Wild (Steppenwolf), à fond les ballons. Pied au plancher, fonce vers ton avenir gamin, mais évite les vieux rednecks texans.

 

 


On aurait pu préférer : 2 titres en fait. Pour rester fidèle à Steppenwolf, Magic Carpet Ride, pour rester fidèle à Dennis Hopper, le  If 6 was 9 de Hendrix.


Ensuite il y a les groupes indispensables pour une bonne mix tape de Road Trip... Comme un groupe venant du pays le plus désertique du monde, un bon AC/DC sur fond de terre rouge, d'Ayers Rock et de (ridicules) casquettes à cornes. Et là ou c'est bonheur c'est qu'on a même pas à se creuser la tête : Highway to Hell s'impose. Le morceau comme son titre sont parfaits dans de telles circonstances.

On aurait pu préférer, certes, à la rigueur mais vraiment là tu chipotes : You shook me all night long.


Autre groupe auquel je pense tout de suite pour prendre la route... Metallica. Bizarrement leur musique passe super bien avec une route qui défile. Mais bon, on va faire dans la simplicité, avec un Enter Sandman.

On aurait pu préférer : Ride the lightning ou For whom the bell tolls.


Evidement, un autre groupe définitivement associé à la route. Clip oblige. Donc avec le morceau que le clip oblige. Queens of the Stone Age, Go with the Flow.

On aurait pu préférer n'importe quel titre de Songs for the deaf, sauf les deux derniers, resp. trop joyeux et trop calme. Le ciel doit saigner quand t'écoutes ça.


Remettons un peu de légèreté dans tout ça avec un titre un peu moins... heavy. Et pour cause. Un titre de Arcade Fire. Leur meilleur selon moi, un morceau tout simplement beau et enjoué... Rebellion ( Lies). Là aussi, peut être, influence du clip vu que dedans ils font que marcher. Pendant 5 minutes. Mais bon.

 

 


On aurait pu préférer No cars go. Mais vient pas te plaindre si tu tombes en panne sèche.


Dans la catégorie légèreté, un morceau que j'ai commencé à apprécier justement en l'écoutant sur la route (au fond d'un bus en Irlande pour être précis, même si tu t'en fous), qui s'intitule Everlong, des Foo Fighters.

On peut préférer Learn to Fly, des mêmes, sauf que vraiment Everlong est mieux.


Tiens je me dis que finalement, si on nous dit que généralement la destination du voyage n'est pas forcément ce qui importe le plus, la raison pour laquelle on part peut être vraiment importante, voire être la seule raison de ce départ. Dans ce cas là j'ai envie de dire que, ça depend des raisons, mais rien que par cynisme, pour moi ce serait You're gonna miss me des 13th floor elevator. Et là, la face B dépend de la raison du départ. Mais rares sont les chansons sur « je déménage parce que mon travail m'a muté ». Alors You're gonna miss me, point.


Mais si on part Sur la route(avec Kerouac, pas avec De Palmas), on est obligé (par contrat) de mettre du Bob Dylan. Mais comme t'as pas forcément envie de te tirer une balle , une rythmée, et moi en route j'écouterai bien un petit Tangled up in Blue. Je trouve qu'elle accompagne bien le voyage.

 

On pourrait préférer un classique du style Knocking on Heaven's Door, ou All along the Watchtower (quoi que je mettrais bien la reprise de cette dernière par Hendrix. Influence publicitaire, mais ca passe). Ou même Like a Rolling Stone.

Mais Surtout Surtout pas : If you see her say hello.


Bon, bien sur, n'importe quell groupe de Hard Rock peut apporter sa contribution: Rock n' Roll de Led Zeppelin, un Black Sabbath si tu veux (je connais pas assez pour te dire lequel), un petit Smoke on the Water (Deep Purple) si tu veux... Bref plein de monde. Et si ton trajet est très long, tu peux même enclencher In a gadda da Vida du groupe Iron Butterfly. 17 minutes, je crois.

 

 



 


Mais n'oublions pas que tu es au Texas et donc qu'il faut te mettre de la bonne musique de là bas, enfin, du bon blues, et du Rock de sudiste.

Top of the pop : ZZ Top, avec un bon La Grange à fond les ballons. Là t'en fais des kilomètres. Ou un Gimme all your lovin' à la place, comme tu le sens. Et du Lynyrd Skynyrd aussi, un Simple Man ou le plus standard Sweet Home Alabama, comme tu le sens.


Un autre titre qui me viens, ce serait un bon Born in the USA à fond dans le désert du Nevada.

Ou un Doors, genre un morceau de L.A. Woman... Crawling King Snake, pour arriver sur la côte Ouest dans un soleil couchant rougissant son propre reflet dans la mer... Bien sur, c'est moi qui choisis, alors il FAUT un titre des Pumpkins... Jellybelly, ou, à la rigueur, Bodies, non ?


Bon autrement bien sur tu peux t'amuser à faire ta propre compil a base de nom de ville ou d'états pour suivant ou tu vas, Springsteen t'accompagnant du Nebraska à Philadelphie, Lou Reed t'emmènera à New York, et tant d'autres. Sans oublier Whitney, qui t'accompagnera sur le chemin du retour, direction Houston. Hein, Matt.


Mais surtout, quand tu arriveras, il faudra s'habituer aux embouteillages de la banlieue. Et pour cela, et pour conclure aussi cette compilation (vraiment pas exhaustive), quoi de mieux qu'un délicat Walk on the Wild Side.

 

free music



Voilà. En espérant t'avoir été utile, sachant, que, de toutes façons, je n'ai pas vraiment le droit de m'exprimer sur le sujet de la musique à écouter au volant : j'ai pas le permis.

 

Je laisse maintenant la place à mes camarades pour leurs conseils avisés, non sans rappeler l'adresse du blog d'un mosellan exilé au Texas: http://american-cliche.blogspot.com/



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Published by Guic ' the old - dans Le Rock-Critic est un con
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 20:00

OK, le choix n’est pas ce qu’on peut appeler des plus originaux. Mais bon, déjà, parler des Ramones, c’est déjà pas très original. Surtout depuis qu’ils ont été réhabilités, c'est-à-dire depuis qu’ils sont principalement morts. C’est con mais ca marche souvent comme ça. Alors parlons de live.

 

 

It’s alive est un album live. OK. Mais pire encore c’est un album live des Ramones. C'est-à-dire que pour pouvoir le décrire un peu correctement je vais finir par être obligé de faire appel à tous les clichés et les lieux communs que je pourrais trouver : Les guitares sont abrasives... Les mélodies expédiées à fond la caisse se déversent dans vos oreilles tel un métal en fusion…Non, décidément, je peux pas… Je ne peux donc que difficilement parler de cet album, je peux que vous envoyer l’écouter.

 

Il est juste la preuve que des fois les choses vous échappent, mais bon c’est toute l’histoire des Ramones… Ca veut être les nouveaux Beatles, ca entraine l’éclosion du Punk. Ca écrit de parfaites pop songs, mais comme ça joue un cran trop fort, malheureusement, ca n’aura jamais le succès mérité depuis la première heure.

 

Il est commun de dire que les quatre premiers albums des Ramones sont les meilleurs, plus bruts, plus vifs, plus… réussis, en fait. Ramones, Leave Home, Rocket to Russia, Road to Ruin. Et à partir de là les choses changeront. Parce que le groupe s’est fait devancer sur le devant de la scène par des petits jeunes, Clash, Pistols… Parce que le groupe va faire appel à Phil Spector pour qu’il lui donne une nouvelle jeunesse.

Et que par conséquent It’s alive est le parfait résumé de cette période. Mais finalement, mieux qu’un best of, il dégage toute l’énergie qu’on pourrait espérer d’un groupe de cette trempe. Et, pire que tout… il confirme la légende, l’aura de mythe dont est entouré le groupe.

 

Bon, après, les Ramones se verront toujours reprocher d’avoir des textes ridicules, absurdes, je ne sais quoi. A ceux là on pourra répondre que les Beatles avaient à leurs débuts (et un peu à la fin aussi) des textes niais et que l’Absurde fut quand même un grand mouvement littéraire.

 

Ce qui est marrant aussi, c’est de se dire que ceux qui risquent de vous sortir ça considèrent sûrement, en même temps, que Nevermind The Bollocks est un des plus grands albums du siècle.

 

Et puis de toutes facons, les Ramones sont en quelque sorte les chantres de l’absurde. L’évolution de leur carrière en est l’exemple le plus typique.

 

Quant à leur musique… elle mérite presque tous les adjectifs positifs qu’on pourrait accoler à un morceau : péchus joyeux, expédiés… Pendant un instant on a presque l’impression de renouer avec le Rock n’ Roll des débuts. Le Vrai. Qui a la particularité de pas traîner en longueur pour rien dire*. Comme cet article, qui doit laisser place au Rock, et fissa.

 

 


 Ca c'était le premier titre. Libre à vous d'aller écouter la suite. Ne pas le faire... Ce serait pas Rock n' Roll.

 

 

 

* Non, j’ai pas dit « comme un morceau de Pink Floyd ».

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 16:51
Chers amis, il ne faut jamais perdre espoir. C'est ce que je viens d'apprendre aujourd'hui en recevant ce mail, qui m'a pour le moins surpris. Agréablement. Mais bon, mon titre gâche la surprise.

Alors vous pouvez aller le lire en vrai ICI.

Et comme d'hab la petite pub nécessaire...


Allez, dès demain un article qui a une véritable utilité!!


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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 07:00

Mes chers amis, l’heure est grave.

 

Comme vous avez pu le remarquer, la fréquentation de ces pages a fortement baissée ces derniers temps. Enfin, vu que vous êtes ma fréquentation, vous ne l’avez surement pas remarqué, vu que c’était vous qui étiez absents. Enfin bref.

 

Le fait est qu’à l’heure ou j’écris mes articles les plus forts les plus puissants, les plus existentiels, personne ne me suit. Et je m’éloigne de la célébrité, des drogues gratuites et des femmes faciles que j’espérait de cette blogosphère qui s’avère finalement bien moins généreuse que je ne l’aurais cru.

 

J’ai donc envisagé de nombreuses façons d’y remédier :

 

-         Tranformer ce blog en blog de fan de Tokyo Hotel (l’adresse s’y prétait). Mais non. D’une part, c’est faire trop subir à mes pauvres oreilles qui n’y sont  pour rien, d’autre part, du point de vue femmes faciles… Je veux quand meme pas tomber pour détournement de mineures.

-         Tenir un journal intime de mes états d’âme, afin que mes amis (et d’illustres inconnus également) aient de nouvelles de mes déboires sentimentaux et humains, et y ajouter mon CV dans l’hypothèse ou un recruteur fan des Smashing Pumpkins tiendrait à me nommer directeur de la production dans son usine de la Creuse. Dommage, j’ai déjà un profil Facebook qui fait ça.

-         En faire simplement un Skyblog ou, à l’aide vidéos You Tube, on me verrait boire, danser la Tectonique, construire des bonshommes de neige, chanter du Motorhead en playback, jongler ou faire une course de poubelles dans les rues de Nancy. Mais quand même, je vais pas vous faciliter le boulot, cherchez ces vidéos (mises online à mon encontre) par vous-mêmes.

 

Donc j’en suis arrivé à la solution la plus simple, la plus douloureuse à prendre, mais aussi la plus réaliste.

 

Mes chers lecteurs, mes chers lectrices… J’ai décidé de dissoudre le Tout, Rien, et,  sur Tout, N’Importe quoi. Cette décision est irrévocable.

 

 

 

Je vous laisse digérer la nouvelle. (Mais me dites pas que vous vous en étiez pas doutés, vu la série de réflexions sur la Mort et le Rock n’ Roll que j’ai publié récemment, non ?) (En plus j’ai voulu publier un article sur Tandoori, d’Eiffel, ou j’ai eu le malheur de dire qu’ils étaient de Bordeaux… autant dire que j’ai été rappelé à l’ordre par mail dans le ¼ d’heure. J’en suis resté ahuri. J’ai supprimé l’article. J’ai plus ma forme d’antan je vous dit.) (Après une erreur pareille je me sens même plus digne d’écouter les Beatles. D’ailleurs, là je me fais une session Calogéro / Cali, c’est pas si mal que ça en fait. J’arrive même pas à comprendre comment j’ai pu en dire autant de mal) Ca va, c’est digéré ?

 

Adieu, chers lecteurs alors.



 

 

 

 

Mais non, j’déconne !!!

 

Ce message en grandes pompes a pour seul but de vous annoncer le grand concours 2008 de ce blog. L’an dernier, vous aviez 80 minutes pour composer votre sélection éternelle, cette année vous avez 1 mois pour trouver un nom à mon blog. Facile.

 

La réflexion (qu’on m’a faite plus d’une fois) qui se place derrière ça, c’est que le nom de mon blog a beau être classe et rimer à rien (si, si, ne niez pas, il est classe), il ne correspond pas vraiment à ce que contient ce blog… D’où la volonté de changer pour les raisons précitées.

 

Le seul truc, c’est que, même si j’ai pas envie de faire le boulot, j’ai quelques lignes directrices sur le nom de mon blog… que je vous propose ici.

 

1)      Faut quand même qu’on devine pas trop difficilement que ca parle pas mal de Rock dans le coin

2)      Vous connaissez mon (malheureux) goût pour les jeux de mots et autres calembours, donc ce serait un plus si il y en avait un quelque part, mais c’est pas obligé.

3)      Vous connaissez mon (malheureux) goût pour les références RnR obscures comme j’aime à en faire dans certains titres d’articles, alors s’il y en avait une… (NOTA : il y a des chances que je les comprenne pas toujours… donc prenez moi pour un con, explicitez les svp)

 

 

Maintenant, l’organisation : C’est très simple.

 

Du 5 au 20 Avril : envoyez moi vos propositions par mail (5 maxi par personne) à guicard@hotmail.fr mais bon vous connaissez déjà le chemin.

 

Du 20 Avril à 15 jours plus tard j’ai la flemme de compter : Je publierais un article avec tous les noms proposez, vous voterez direct dans les commentaires (sous forme de Top 3 on va dire). Une fois ce nom trouvé, je pourra&is ainsi parachever le ravallement de ce blog avec une belle banière toute neuve.

 

C’est moins chiant, complexe que les 80 minutes. Laissez parler votre imagination. Merci d’avance à tous ceux qui participeront. J’oubliais bien sur de préciser que l’heureux proposeur du titre finalement choisi se verra offrir son poids en cannettes de bières *

 

Merci d’avance à tous. J’ai hâte de lire vos propositions. Vraiment.


Allez, on se quitte avec un morceau qui convient bien à la situation: 

 

Et à bientôt!


*vides.

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 13:39

 

Quoi de mieux à choisir pour la participation d’un aspirant Rock – critic au crossover 2008 que le livre d’un … Rock Critic ?
Quoi de mieux pour finir cette série de mes réflexions sur la Mort et le Rock que ce livre au titre traduit en français de "Je, la Mort et le Rock n' Roll?"
 
Chuck Klosterman est journaliste à Spin, le journal américain. Entre autres. Il bosse aussi pour ESPN, Esquire, The Washington Post, plein de journaux. Et il s’agit ici de son troisième roman : « Killing Yourself to live ».
 
Son premier, « Fargo Rock city », narre sa découverte du Heavy metal au fin fond d’un petit village des States… Une sorte de Guéret américain, ou de Privas de Cow-boy. Le second, « Sex, drugs and cocoa puffs » narre une nuit de déambulations MTViennes et les réflexions qu’elle peut inspirer.
 
Voilà pour la présentation générale de l’auteur, faisons court.
 
killingyourself.jpgPour celui-ci, Chuck se base sur une vraie mésaventure. « Killing yourself to live » (en V.F. « Je, la Mort et le Rock n’ Roll ») présente Chuck à la rédaction de SPIN, envoyé dans un Road trip morbide pour les besoins d’un article. Un article sur les morts de Rock star. Du Chelsea Hotel (ou Nancy Spungen, la promise de Sid Vicious a été poignardée) jusqu’à Seattle (je vous ferais pas l’affront…) en passant par le crash d’avion de Lynyrd Skynyrd ou « The Day where Music Died », Chuck nous relate ses émotions, réflexions à la vue de ces différents lieux majeurs mais glauques mais rock.
Mais notre héros – enquêteur – narrateur n’est pas n’importe qui. Si Rob, de High Fidelity était un monomaniaque de musique totalement snob et qui a fait de sa passion son travail, Chuck c’est la même chose mais en nettement plus tordu et pervers. Déjà, c’est un fan monomaniaque de Kiss au point de passer 3 pages à décrire la qualité des albums solo de chacun de ses membres. D’autre part, la scène ou il décrit les disques qu’il considère comme indispensable d’avoir avec lui lors de son trajet (2 semaines, il emporte 300 CD, mais à le mérite de prendre un album des Pumpkins) est flippante pour le commun des mortels mais fait rêver le blogueur musical que je suis.
 
Dans HF, la musique était présente en fond, comme une B.O. des déambulations de Rob. Ici, on atteint le niveau supérieur, et LA question de Rob prend deux fois plus de sens : « Did I listen to pop music because I was miserable ? Or did I become miserable because I listened to pop music? ». La musique devient à la fois cause et conséquence de la vie de Chuck. Il arrive qu’on écoute un morceau parce que les conditions s’y prêtent. Mais on oublie trop souvent ces cas ou la musique conditionne la situation. Il est plus facile de séduire sur « Let’s Get it on » que sur « La bonne du Curé ». Mais là je m’égare, quand même…
 
Le principe, au final, de ce roman est simple. Chuck est un journaliste envoyé en pèlerinage morbide pour 2 semaines. Il en reviendra avec l’article qu’on lui aura demandé, et beaucoup (trop) de réflexions métaphysiques. Dont il fera au final un roman. A partir de là, difficile de différencier le vrai du faux. D’ailleurs le sous – titre du roman nous le dit : 85 % of a true story. Ce qui rend le roman d’autant plus passionnant.
De plus, d’un strict point de vue structure (je parle pas de style, du tout), c’est comme si on suivait un des psychopathes ordinaires de Palahniuk, ou un sociopathe classique chez Nick Hornby *, le tout entrecoupé de chroniques à la Bangs, le disque, la musique étant tout à la fois le prétexte, la cause et aussi la plus réussie des caractérisations du trouble d’ado attardé qui habite l’auteur. Cette phrase est tellement tordue que je trouve qu’elle me parle particulièrement bien aujourd’hui.
 
Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ce livre n’est pas illisible. Même pour un non rockeur. Le seul truc c’est que l’auteur est définitivement un rockeur, comprenez : un ado attardé un peu monomaniaque, qui, de la même manière qu’il ne vivra jamais vraiment bien le fait d’être né trop tard pour voir Hendrix en concert, vit dans son propre passé et ressasse ses aventures sentimentales passées, tout en essayent d’oublier tout ça à grands coups de Vodka orange et de Gardénal. Franchement, comment voulez vous que moi, j’ai pas eu de la sympathie à m’égard de ce mec ?! Non ?
 
Mais Klosterman est doué pour parler de musique. Assez doué pour que ça parle à tous. (Assez doué pour qu’on réussisse à lire 3 pages de délire total où il raconte que Kid A de Radiohead constitue plus ou moins la B.O. de rêve du 11 Septembre, et qu’on se dise… C’est vrai que ça colle.) A chaque lieu de décès, il nous rappelle rapidement de ce qu’il s’agit, de qui il s’agit, et nous fait part de quelques unes de ses opinions à ce sujet. J’ai en tête en particulier les pages sur Jeff Buckley ou Kurt Cobain, ou il décide de remettre les pendules à l’heure sur quelques idées reçues, et nous rappeler par la même que d’un point de vue strictement artistique, la mort reste la meilleure des stratégies musicommerciales, qu’on s’appelle Dalida, Jeff Buckley ou Gregory Lemarchal. Et il faut du talent pour écrire un roman sur la Mort, tout en restant joyeux (Pratchett, ça compte pas, il a réussi à rendre la Mort fun.), en étant cynique mais pas au point d’être désagréable, jamais larmoyant… juste émouvant et doué.
 
Et un des derniers aspects que je vais évoquer, même s’il est primordial dans le roman : les femmes. Chuck est bloqué entre une relation qui semble suivie mais ne le satisfait pas complètement, et une série de « one night stand » avec la femme parfaite (enfin selon lui), sans compter qu’il va falloir qu’il retombe sur son amour de jeunesse, à l’époque ou c’était bien et pas prise de tête… Et franchement, des fois, la musique n’a pas la réponse à tout. La Mort non plus du reste.
 
Tout ça pour qu’au final Klosterman ait révolutionné le tryptique. Sex, Drugs and Rock n’ Roll c’est bon pour les stars. Pour le fan, ce sera Love, Drugs, Death and Rock n’ Roll qui mèneront sa vie.
 01-fargo-copie-1.jpg
Les réflexions que mène Klosterman sont souvent superficielles en première approche, mais relèvent de dilemmes beaucoup plus profonds. Ce roman ne pourrait être qu’un énième roman sur la mort et l’amour, auquel on a décidé de rajouter un petit plus via le Rock n’ Roll. Or justement, cela va beaucoup plus loin que ça. Il est la preuve formelle que le Rock n’ Roll est la dernière chose qui réussit à rattacher notre époque à la grande épopée du Romantisme XIX ème siècle. Ce n’est pas un hasard si l’on découvre en général simultanément les Doors, Placebo ou Pete Doherty en même temps que Baudelaire, Rimbaud ou Lamartine…
Et plus l’on traverse le livre, plus ces réflexions se font fortes jusqu’à atteindre un parallèle marquant, si logique qu’il en est gênant… La Mort d’un artiste et une rupture ont bien plus en commun que ce que l’on voudrait bien croire.
Quand quelque chose disparaît, on n’en retient que les côtés positifs. C’est la nature humaine. Quand Ringo Starr nous quittera, on se souviendra de lui comme le batteur (peut être même certains le qualifieront de génial) des Beatles. Pas comme le Beatles qui, durant sa carrière solo n’a pas réussi à sortir un seul album qui mériterait qu’on s’y arrête. Et là, c’est pareil, le temps passant, on finit par ne se souvenir que des bons côtés de ses histoires passées. Jusqu’à, parfois, les regretter, comme on voudrait que Hendrix ne soit jamais mort, restant bêtement persuadés qu’il aurait continué à être une bête de scène… Alors qu’il y a des chances que beaucoup l’ait renié dès les années 80 et que tous se moquent aujourd’hui du « papi du Rock » qui peut desormais jouer « Purple Haze » à la main ET avec les dents, pour le plus grand bonheur de son prothesiste dentaire. Réflechissez un peu, les plus grands admirateurs de la décadence et de la provocation du Summer of Love sont les premiers à dire qu’il serait peut être temps que les Stones raccrochent pour ménager ce pauvre Keith.
 
Eh oui, finalement, ceux qui sont morts jeunes auront réussi une carrière sans faux pas : on ne leur en aura pas laissé le temps. De même les histoires qui se seront achevées à la première dispute sont celles dont on ne gardera que des bons souvenirs, non ?
 
Mais les Romantiques, comme les Rockeurs, doivent bien devenir adultes un jour ou l’autre non ? Sans pour autant oublier que deux qualités font que les choses peuvent être précieuses : qu’elles soient rares… ou éphémères.
Et choisir le rare plutôt que poursuivre l’éphémère, c’est peut être ça être adulte. Et c’est autrement moins cliché que « Carpe Diem »
 
 
 
 
Résumé à l’attention de ceux qui ont décroché quand je suis parti en délire tout seul : Croisement des mésaventures sentimentales d’un personnage de Nick Hornby, des errements d’un paumé jet set à la BEE, d’un sociopathe cherchant sa place à la Palahniuk, sous l’ombre d’un Lester Bangs omniprésent… Chuck Klosterman nous offre une vision décalée, drôle, émouvante… Rock n’ Roll des déambulations d’un paumé, d’un ado de 25/ 30 ans, qui passionne sans qu’on ait vraiment envie de lui ressembler, qui fait rire sans jamais être drôle, qui fait réfléchir sans jamais être sérieux. Bref un mec normal.
 
Un mec normal qu’on suit dans ses déambulations. Dans un road trip qui, en lui faisait traverser les Etats – Unis, le fera grandir. J’ai presque envie de sortir le terme roman initiatique. Un Siddhârta Rock n’ Roll. Qui a un grand mérite. Un livre qui parle de femmes et de Mort et dont la morale n’est pas un banal « Carpe Diem », formule tellement employée qu’elle en a perdu tout son sens, ne peut pas être foncièrement mauvais. Il peut même être bon… ce qui est le cas de celui – ci.

 
NOTA : En fait, j’ai fait cette critique, mais pour être honnête, je dirais que ce livre est typiquement un livre « fait pour moi ». Les non connaisseurs de Rock pourraient s’y ennuyer ferme sur les passages musicaux, les trop connaisseurs aussi, n’y apprenant rien et pouvant être en désaccord total avec les opinions exprimées. Mais bon. Un roman qui s’achève par une table des matières des artistes, chansons, albums évoqués plus tôt ne pouvait mieux convenir au cadre de ce crossover, non ?
 
* Oui, soyons clair, le monomaniaque de musique rock n’est pas l’exemple type du personnage qui réussira sans problème son insertion sociale. Surtoutquand sa passion confine à l’addiction.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 12:00

Allez continuons à crossoverer... Des articles qui sont inclassables car mélangent tout, restons dans l'esprit "Mort et Rock n' Roll" encore un peu!!


Il y a un peu plus d’un mois, je faisais le tour des blogs où j’ai mes habitudes. Comme je n’avais pas pu me connecter durant le WE, j’attendais avec impatience de lire la Chronique du Dépressif du WE. Et là j’en ai vu le titre. « La Mort en Rock ». Et j’ai su que c’était la fin. Et soyons honnêtes, si vous n’avez pas lu cette chronique, vous allez rien comprendre à ce que j’écris derrière. C’était pas un éclair de lucidité, juste que comme je détiens les droits sur cette expression mon compte avait été crédité d’une somme exceptionnelle dont j’ignorais l’existence.  (Ne vous en faites pas, en fait l’expression est libre de droits et en fait j’avais juste touché un remboursement de soins dentaires). Mais je m’étais renseigné sur l’usurpateur qui m’avait annoncé qu’il voulait finir ainsi.

 

C’est marrant mais ça m’a fait un choc. Le Journal du Dépressif est à la fois l’œuvre littéraire que j’ai mis le moins de temps à lire (comptez vingt minutes pour 8 pages) et celle que j’ai mis le plus de temps à lire. 2 ans. Et là j’ai commencé à avoir des idées à la con. Plein d’idées à la con. Sur la narration en musique. Sur les artistes Caméléons. Sur le fait que le Golb est une unité, même s’il y a plusieurs catégories diverses dans cette même œuvre. Et j’ai décidé de pousser les limites de l’indécence jusqu’à renvoyer cet ascenseur virtuel… Voici La Mort en Rock de Thom, le personnage, mais surtout les réflexions qu’elles ont fait naître en moi, petit Chuck Klosterman de banlieue.

 

Oui, le personnage. L’incarnation, une des incarnations, de son auteur. Pourquoi j’ai pensé aux artistes caméléons ? Parce qu’en lisant cette chronique, j’ai pensé à Lay me Low, de Nick Cave. Cette façon de décrire la fin et ce qui se passerait derrière, ça m’a bizarrement frappé. Nick Cave, qui avait fait l’objet d’un Rekapituleidoscope. Comme Corgan, caméléon aussi. Comme Bowie. Et voilà, ça y est, on y est. Bowie. La 100ème chronique s’ouvrait sur un extrait de « Five Years ». La dernière s’achève dans un Rock n’ Roll Suicide. Et Ziggy Stardust fut un personnage, une incarnation, qui a vécu deux ans. Comme Thom, le personnage. Voilà, c’était parti pour une de ces séances de masturbation mentale dont j’ai le secret, sauf que celle-ci j’ai senti la nécessité de la coucher sur le papier. La voici.

 

Les morts qui attristent le plus ne sont pas forcément celles de gens réels. La mort de certains personnages vous attristeront plus que celle de son auteur (la mort de Jean Valjean, de Gavroche, de Javert n’est elle pas mille fois plus triste que celle de Victor Hugo lui-même ?)

 

bowiepatch_228x393.jpgC’est pour ça que, dans un nombre d’années que j’espère énorme, quand David Bowie passera l’arme à gauche, il sera pleuré, mais mille fois moins que n’a pu l’être son alter ego le plus célèbre : Ziggy Stardust, sacrifié sur l’autel scénique en 1973. Après presque deux ans de bons et loyaux services, par peur d’être enfermé dans son personnage d’extraterrestre glam venu sauver la terre d’une catastrophe (ce qu’il rate lamentablement, rappelons le, mais ça ne l’empêche pas d’être sympathique), David, le grand David Bowie décide d’abandonner ses habits de Starman. *

Ziggy ne sauvera plus jamais la terre de ce danger invisible qui la menace. Et son Rock n’ Roll suicide l’empêchera d’y parvenir pour un bout de temps.

 

Ziggy hantera Bowie pendant longtemps. Mais il se renouvellera, changera quatorze fois de personnage, et s’imposera comme un grand.

 

Il en est un autre qui est fan de Bowie. Un autre qui a voulu sauver sinon la Terre, au moins une partie de la Normandie. Un autre qui était un Personnage. Un autre qui fut sacrifié récemment sur l’autel de la littérature. Un autre qui nous l’avait annoncé. Un autre qui fut sacrifié par son auteur. Un autre qui a certainement été pleuré, mais pas trop quand même faut pas déconner…

 

C’était un fan de Bowie, la preuve, il s’appelait Thom. Si c’est pas un hommage flagrant à Space Oddity, qu’est-ce que c’est, hein ? Un hasard du calendrier ? Lui aussi a voulu sauver une partie de l’humanité. Car lui, il avait identifié le mal : la connerie humaine. Dont il s’était auto-déclaré médecin de garde.  Mais bon, la tache était ardue, et lui aussi a échoué, mais en est sorti grandi. Comme Ziggy. Son auteur aussi y a pris des habitudes, de la pratique, une expérience intéressante, enfin c’est ce qu’on espère pour lui. Comme Bowie.

 

Cependant, la tache étant trop ardue, il fallut se résoudre qu’il était temps d’en finir. Avec la mission, avec Major Thom. Pour que Thomas, derrière, retrouve sa liberté. Comme Bowie, mais sans les paillettes. Alors on nous l’a annoncé. Par sous entendus d’abord, puis, pour sa centième apparition, c’était clair : c’était le début de la fin. Le début du chant du cygne, le début de « The Rise and Fall of Major Thom and the human stupidity doctors ».

 

 

I had to cram so many things to store everything in there
And all the fat-skinny people, and all the tall-short people
And all the nobody people, and all the somebody people
I never thought I'd need...so many people

 

 

 

Tout s’est fini donc. De la façon dont ça devait finir. Evidement. In a Rock n’ Roll Suicide. Comme son prédécesseur.

 

C’est marrant de voir ça. Et j’en suis arrivé à me poser cette autre question quant à la rédaction des textes de chansons, une question qu’on se pose pas assez… Une question pourtant souvent posée dans les chroniques du Dépressif. Dans un Roman, ça se devine à peu près qui est le narrateur dans l’histoire, en quoi il peut se permettre de parler à la première personne, de savoir tel ou tel truc, de dire ceci ou cela à untel ou une telle. Mais, c’est marrant, en musique, tout le monde s’en fout. Bon, O.K., on devine facilement à qui s’adresse C. Jérome dans « Et tu danses avec lui », mais bon, là n’est pas le problème. Vous vous doutez que j’ai pas mal écouté Ziggy Stadust, l’album, pendant que je grattais ça. Pour réaliser que Bowie/ Ziggy, on sait jamais qui c’est qui parle. Dans « Moonage Daydream », qui présente le personnage de Ziggy, on est à la première personne, c’est « I’m an alligator ». Mais si on prend « Ziggy Stardust », le titre, c’est tout à la troisième personne… « Ziggy played guitar ». A partir de là, on peut se poser plein de questions, tout en ayant à l’idée qu’il s’agit là d’un album concept, d’un opéra Rock, qui donc doit raconter une histoire et rester cohérent. Alors, le David, il a voulu faire quoi en fait ? Ecrire une chanson extérieure au truc, un retour à la narration de l’extérieur ? Ou alors il a voulu montrer le côté mégalo de Ziggy devenu star en le faisant parler de lui à la troisième personne ? Ou alors c’est simplement que cette chanson ayant été écrite avant le reste de l’album, elle est pas écrite sur le même mode mais il y a pas touché et je suis en train de me prendre la tête pour des conneries ? Franchement quand on voit ce que fait cette chanson sur moi, heureusement qu’il le tue deux titres plus tard… (Et encore,dans Rock n’ Roll suicide il y a ce « You’re not alone », que je pense adressé à Ziggy, ce qui nous fait un troisième système de narration… enfin bref).

 

Et quand on voit ce qu’un article, ou plus précisément une chronique peut me faire me poser comme question, c’est vrai… qu’il fallait en faire quelque chose… Comme cet ersatz de chronique, sur une oeuvre qu'on aurait très bien pu choisir pour le crossover des blogs 2008 par exemple.

 

Alors voilà, ça y est, il a tué son Ziggy Stardust. J’attends de pied ferme son Thin White Duke, sa trilogie berlinoise, pour l’imposer définitivement. Pas trop son Let’s Dance.  Bon courage Thomas. Adieu Thom, décédé d’un sale coup de son auteur le Samedi 2 Février 2008. Et une pensée pour Chtif, G.T. et Alex La Baronne disparue via qui j’ai découvert cette joie bihebdomadaire qui n’est désormais plus.

 

 

Bon, excusez moi pour cet article finalement impudique (même si il est techniquement aussi impudique que n’importe laquelle de mes critiques positives pour lesquelles l’artiste pourrait me lire), et ce trop plein de compliments… Mais quand je parlais de repousser les limites de l’indécence, là je crois avoir réussi. Et désolé pour Thom, qui, je sais a horreur qu’on cherche à comprendre sa psyché…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Cette mort là correspond au suicide de Ziggy par son créateur. Son meurtre sera commis quelques années plus tard et sa dépouille profannée exhibée sur scène, dans une mise en scène grotesque : Ca s’appelle Starmania

 

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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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