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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:55

ou "C'est pas parce qu'on est pas mort qu'on est vivant", ou plus simplement : « Kill your idols ».


J'ai écrit il y a pas longtemps qu'on déteste toujours ce qui nous renvoie à ce qu'on a pu être. J'ai écrit aussi qu'on reste marqué à jamais par la musique qu'on écoute quand on quinze ans. J'ai écrit qu'un de mes plus gros chocs musicaux fut de recevoir OK Computer pour mes 15 ans.


Je ne vous ai jamais menti. Sur ce coup là. J'ai juste caché une partie de la vérité.


OK Computer n'était pas tout seul ce jour là. Il était accompagné de Showbiz de Muse et de Black Market Music de Placebo. Deux albums que j'ai tout autant révérés... à l'époque. Car le présent n'est pas toujours beau à voir. On devrait vivre le présent en oubliant tout du passé.


Placebo, Muse. Deux groupes que j'aurais forcément placés en tête de mes goûts si on me les avait demandé à l'époque. Deux groupes qui font partie de mes souvenirs douloureux aujourd'hui. Deux groupes qui se ressemblent plus qu'on veut bien le croire.


Muse d'abord : ils étaient jeunes, beau gosses, talentueux. Matthew Bellamy était et reste un multi instrumentiste de génie, qui a l'époque était capable de chanter des trucs d‘une naïveté et d'une simplicité émouvantes. Sur l'album Showbiz, on a tout ce qu'on peut espérer d'un groupe débutant, ballade calme et émouvante (Unintended), Hymnes en puissance (Sunburn, Muscle Museum, ou on se rend compte que la surenchère d'effets peut servir le morceau), et construction d'ambiances glauques et oppressantes (Showbiz)... Un album qui fait franchement du bien et laisse espérer en une nouvelle génération...de qualité.

 

 

Placebo, de son côté, en était déjà à son second album à ce moment là... Le premier était l'incarnation de l'adolescence, brut, plein de colère et de provocation... L'ensemble du groupe arborait un look androgyne et restait sexy en diable. Tout pour en faire un groupe risquant de secouer le monde la musique, bien calme tout de même à ce moment là. Le second album, Without you I'm nothing est plus posé, plus travaillé, plus mur, plus abouti en somme. Ca restera pour longtemps leur chef d'œuvre.

 

 


Le second album de Muse, lui, Origin of Symmetry, les fait passer un peu plus loin dans le domaine des expérimentations. Les nappes de clavier et les arrangements bordeliques de Space Dementia (entre autres) sont là pour le prouver. Les morceaux sont plus tortueux, plus fous, plus longs aussi, les paroles plus codées (on a l'impression d'assister à la crise mystique d'un ingénieur informaticien)... Mais l'album reste bon, tous s'accordent à le désigner comme leur meilleur, ceux qui aiment comme ceux qui n'aiment pas.

 

 


Puis vient l'année 2003. Les trois groupes qui firent leur apparition dans ma vie en 2000 sortent un album. Heureusement qu'Hail to the Thief en fait partie, sinon il y a de quoi décider de se crever les tympans.


Ces deux albums ont en commun d'être... disons vicieux. Pour quelqu'un qui se délecte par avance de l'écoute du nouvel album de ses groupes préférés, la première écoute est agréable. Mais arrive le second effet Kiss Cool : ces albums deviennent lassants à la 5 ème écoute, désagréable à la 10 ème, inaudible à la 20 ème.

Et ils ont la particularité d'avoir un troisième effet Kiss Cool : être les plus gros succès de vente de leurs auteurs, être les albums qui les feront connaître aux States, passer en rotation lourde sur MTV.

C'est foutu. On comprend alors ce qu'ont ressenti les premiers fans de la scène Grunge quand ce mouvement est devenu populaire.

Et réglons son compte à ce que vont dire tous les mauvais coucheurs... On les a pas trouvés mauvais du jour ou ils sont devenus connus, mais ils sont devenus connus du jours ou ils ont commencé à être mauvais. Entendons nous bien là-dessus.


Ces deux albums sont évidement Sleeping with Ghosts pour Placebo et Absolution pour Muse.









 

 






Muse décide de faire un album écolo - politico -S.F., commence à se prendre pour le Rachmaninov du XXI ème (influence revendiquée par Matthew Bellamy, mais qu'on cherche toujours, parce qu'au final on pense plus à Queen), récupère l'ingénieur du son de Tom Morello et fait faire ses pochettes par le gars qui s'est occupé decelle de Pink Floyd, rajoute partout des nappes de claviers, des cordes, se prend pour une cantatrice, remplit les stades, fait hurler les gamines de 13 ans qui ne savent pas qui sont Rachmaninov et Tom Morello.


Brian Molko se coupe les cheveux, perd la rebellitude (ah, si, quand même, il met du mascara, comme Greenday), fait un gosse, des concerts d'une heure (quand avant les concerts de Placebo duraient 2 h au bas mot), fait un duo avec Indochine, font hurler des gamines de 13 ans qui les ont découvert via Indochine, qu'elles prenaient pour une influence de Tokio Hotel.


- Eh, regardez, il y a une terre avec une lune dans le ciel... Concept, non?

- Ouah putain, trop fort!


Il suffit d'écouter Black Holes & Revelations, l'album politico - mystico -  S.F. de Muse pour comprendre. Un groupe qu'on connaît depuis leur premier album, on a une tendresse particulière pour lui. Surtout quand ils ont commencé alors qu'on s'ouvrait juste au rock. Muse est pour ainsi dire intimement lié à mon histoire personnelle.

La simple écoute de cet album me donne une bonne idée de ce que doit ressentir une mère quand elle apprend que ses enfants se droguent.

Je vais être honnète : cet album je suis en train de l‘écouter alors que j'écris cet article, et, franchement, j'en sauverais 2 à 3 titres, et encore, « Knights of Cydonia » c'est juste parce qu'il me fait  franchement marrer.


A leurs débuts, Muse passait pour une pâle copie de Radiohead mâtinée de Jeff Buckley. Depuis ils ont réussi à s'émanciper de cette influence. Mais franchement, c'aurait pas été plus mal de la garder plutôt que de s'enfoncer dans ce marasme de superposition de claviers, de guitares vrombissantes et de cordes superflues.

Avant: Une bande de potes vachement Rock n' Roll


Placebo, à leurs débuts, étaient parrainés si l'on ose dire par David Bowie. Et ils finissent par enregistrer leurs albums avec un mec qui a produit Kylie Minogue.


Avant: Sex, vernis à ongles et Rock n' Roll


Et surtout, quand on a 15 ans, on est fier d'écouter une musique qui n'est pas « commerciale » (entendez par là qui ne passe pas en radio). Sur ce coup là j'ai bien l'impression d'avoir été trahi. Faisons plutôt le bilan :


Muse : 4 albums, 3 Live officiels et autant de DVD live, 1 disque de B sides (avec le premier CD live, et encore, qui ne comporte pas les meilleures, comme Host, Pink Ego Box...). Sans compter une moyenne de 5 singles par album (max 14 plages par album), chaque fois regroupés dans un coffret au final. 9 ans de carrière (effective, comptée à partir du 1er album)


2008: Muse réussit là ou U2 et Brain May ont échoué. Organisation d'un séminaire d'astrophysique pour les nuls à Wembley



Placebo : 5 albums (dont « Sleeping with ghosts » édité 3 fois : première réédition avec en bonus « Protect me » version Despentes, puis le même avec en plus un disque de Reprises), 1 Live officiel sorti en DVD aussi, 1 Greatest Hits, 1 disques de B sides - reprises, une moyenne de 4 singles par album (max 12 pistes par album), 1 et bientôt 2 album réédités... spécial 10 ans. 12 ans de carrière (effective, à partir du 1er album). Transformation de « C'est quoi ces drogués ? »  en « Tu sais, le groupe avec le petit gars qui parle bien français » auprès de ma mère.


2008: Placebo réussit là où Johnny et Alice Cooper ont échoué et deviennent la nouvelle égérie de Gap pour la saison printemps été.


Alors, O.K., je sais que certains vont me dire que c'est facile d'attaquer ces groupes et que c'est un peu comme tirer sur une ambulance... Il faudra cependant qu'ils sachent que taper cet article me coûte beaucoup. Ce n'est pas que je renie ces groupes que j'ai adoré (écouter les deux premiers albums de chacun reste un plaisir), c'est juste que... C'est douloureux de voir que « Copain d'avant » n'existe pas pour le Rock n' Roll. Jamais Muse ne m'enverra un mail pour me dire qu'ils sont en concert pas loin de chez moi ou qu'ils viennent de se marier même si je m'en fous...

Comme ces amis avec lesquels on s'est perdu de vue alors qu'on s'était promis de s'écrire... J'ai perdu le lien avec ces groupes. Nos chemins se sont séparés. Tout ce qu'il me reste ce sont de bons souvenirs et une forme de reconnaissance.


Parce que c'est facile de critiquer tous ces groupes entre deux eaux, ces groupes de Rock qui n'en sont pas forcément, et qui virent de plus en plus radiomical. Mais il en faut, pour espérer qu'en les écoutant de nouvelles générations de Rock - addicts apparaissent... Personnellement j'en serais pas là sans Muse, Placebo, Offspring et d'autres que je n'oserai citer, ou que j'ai tout simplement oubliés.


Alors oui, disons le, n'ayons pas peur.... Black Holes & Revelations ou Sleeping with Ghosts, c'est de la merde. Mais si on arrive un peu à être indulgent avec c'est que... C'est un peu comme les enfants des amis on arrive jamais à dire clairement qu'ils sont moches.


Cet article, comme je viens de le montrer, ne peut pas être un Top of The Flops « pur »... C'est juste que ca fait encore plus mal quand ce sont nos amis qui nous trahissent. Et que ces albums rentrent donc au Panthéon des grosses déceptions musicales personnelles.


Allez, oublions tout ça, il suffit d'en rire... Rions donc !


Pour cela : Knights Of Cydonia, évidement... Remarquez que c'est le moment pour Matt Bellamy de monter sa secte, vu comme le public est à fond dedans...



Et « Protect me from what I want », traduction de Virginie Despentes, qui prouve que parfois, c'est mieux quand on comprend pas les paroles !! Remarquez également que Brian Molko, autrefois considéré comme un potentiel successeur de David Bowie, a adopté la dégaine de Freddie Mercury maintenant... on attend avec impatience sa reprise de "Under Pressure" en duo avec lui - même.


PS: Je me doute que beaucoup de vous ont déjà écrit sur ces groupes, mais honnêtement j'ai un peu la flemme de mettre tous les liens... Je vous invite à les poster en commentaires.

Cordialement,

Guic.

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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 12:00
... ou "Repos et déprime" ou "on dort quand même mieux après avoir pleuré".

Voilà donc ma "Mood organ playlist". Playlist un peu particulière, car son but est justement de ne pas être écoutée jusqu'au bout. Allongez vous, mettez la en fond, et détendez vous...

Tout d'abord 3 titres assez long, de moins en moins enervés et de plus en plus ethérés, mais toujours poétiques ou presque... Puis de la ballade à faire pleurer dans les chaumières. De l'acoustique beaucoup. Des morceaux sur lesquels je me suis endormi, souvent. Mais la détente, toujours. Du calme... Des remontées parfois, pour pouvoir ne bénéficier que d'un demi sommeil, celui qui fait que le playlist se sublime toute seule. Bref... Elle est pour vous maintenant. Profitez d'elle pour votre sieste de ce samedi.

Les chansons calmes sont souvent les plus belles. Le seul problème c'est que ce sont souvent les plus tristes aussi.



Cependant, le choix du titre final fut difficile... C'est pourquoi je vous propose une alternative (c'est pas forcément la face B, mais Jiwa l'avait pas...) A la place de "Hurt" vous pouvez également déguster ce titre là...




Bien sur, cela va sans dire... Cette playlist perd tout son intéret si elle est écoutée à fond... Allongez vous, mettez la calmement en fond... et profitez.

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Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 12:15

J'ai été récement tagué. Le but de ce tag est des plus simples : il s'agit des fameux « 5 albums de l'île déserte ». Bref, désigner les 5 disques sans lesquels je peux pas vivre.  Remerciez donc avec moi Pyrox de m'avoir refilé ce cadeau empoisonné (au passage, rappelez moi à l'occasion de ne plus jamais remettre les pieds sur son blog... on sait jamais.)


5 disques donc. 5 disques à faire boucler pour l'éternité en gros. Le seul problème, c'est « lesquels choisir ? » Mes albums préférés, ca sert à rien, je les connais par cœur. A priori je dirais cinq disques que je ne connais pas, mais c'est trop dangereux. Finalement, comme être sur une île déserte ca doit être déprimant et qu'on doit passer son temps à se rappeler à quel point la vie était plus cool avant, là bas, sur le continent, j'ai choisi d'opter pour les cinq disques qui ont fait de moi ce que je suis, à savoir un maniaque à qui l'on demande ses cinq disques de l'île déserte parce qu'un jour il a eu la bonne idée d'ouvrir un blog musical ou pas loin.


1)      Mellon Collie and the Infinite Sadness, Smashing Pumpkins.


Ne me dites pas que vous êtes surpris, les habitués connaissent déjà l'histoire : la cassette, piquée à ma sœur qui m'a fait basculer du coté clair de la Force musicale (adieu rap français de la fin des années 90.) Vous noterez par la même qu'on parle toujours du côté obscur de la force mais qu'on connaît pas le nom du « bon » côté (le Jedisme ?)

 

Je l'ai bien entendu déjà évoqué... ICI


2)      O.K. Computer, Radiohead (ICI)


La encore faites pas vos surpris... Quitte a déprimer sur une île déserte autant avoir une B.O. spécialement pour. Donc, O.K. Computer, j'ai 15 ans, c'est le début d'une maniaquerie rock. Encore naissante, elle sera sanctionnée par :


3)      « The Beatles » (Double Blanc), Beatles.


Entre les dates d'obtention des deux albums precedents, j'ai non pas découvert, mais écouté plus attentivement les Beatles, via les Best Of Bleu et Rouge de ma mère. A la même époque, Rock & Folk sort un hors série « Let it Beatles » (on doit être vers la date de sortie de « 1 », je pense.), hors série que j'offre à ma mère, et qui désormais trone en bonne place dans... MA bibliothèque. Dedans un article « le Double Blanc, le making of » ou quelque chose approchant. Passionnant. Et c'est a cause de cet article que, cherchant à tout prix à découvrir cet album au lieu d'en rester aux best of communs qui satisferaient certainement la plupart des gens.... Je pars en quète du disque ultime, quète pas près de s'achever, pour mon plus grand plaisir.

Je n'en ai pas parlé moi, mais cela a été très bien fait ICI


Or donc je suis ce que je suis en trois albums. Dommage. Sauf que non. Si je suis à cette heure ouvert à la pop, au rock... Il reste à explorer deux voies : une plus douce, une plus rude. D'où :

 


4)      Let Love In - Nick Cave & the Bad Seeds


Nick Cave est une passion récente, mais certainement l'artiste sur lequel j'aurais eu une fixette des plus fortes et des plus longues (7/8 mois à l'écouter au moins une fois par jour. Pas l'album, le groupe) Et celui-ci est celui qui ressort du lot, si parfait, si... Glauque et triste, mais beau et parfois lumineux dans sa noirceur... et pourtant un album souvent très tendu et sexy. Mais avec cela, c'est tout un champ de crooners, de voix et de textes forts qui s'ouvre à moi...

Exploration à continuer...

Cet album a été évoqué (juste évoqué) ICI. Plus de renseignements LA

 


5)      Reign in Blood - Slayer


Non, le métal n'est pas forcément fait que de rale, de cris et de stridences. S'il est ultra violent, cet album de Slayer a une qualité que n'ont pas tous les albums de métal : il est audible. Et c'est déjà énorme. Ajoutez à ca que c'est certainement l'album le plus violent que vous entendrez de toute votre vie... Et donc le plus à même de vous premettre de vous défouler.

Celui là aussi, j'en ai pas parlé, mais d'autres l'ont fait... ICI et LA


Finissons cette sélection en disant une chose rapide : survivre avec seulement 5 disques... Plutôt être sourd ! Quoique... il m'en reste finalement tant en Juke Box mental... u'on ne pourra jamais m'enlever, même à la douane. Et au pire, je pourrais tenter d'en faire d'autre de ce type...


Allez, ce tag est... ouvert disons. Le prend qui veut. Amusez vous !


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Published by Guic ' the old - dans Compilations pirates
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:51

Salut à toi ami jeune !! Comme tu le vois, je fais comme toi quand tu auras du succès, je continue sur ma lancée sans chercher quoi que ce soit de nouveau, en effet, j'ai pas d'inspiration en ce moment !!!

Je t'avais dit la dernière fois qu'aujourd'hui on s'intéresserait aux guitaristes... Eh bien c'est ta leçon n° 1 : l'improvisation. Même le plus méticuleusement réglé de tes concerts risque de partir n'importe comment alors que tu ne t'y attends pas, tu dois être prêt. Donc on va parler de ton futur bassiste aujourd'hui.

Non, sérieusement, pourquoi les bassistes et non pas les guitaristes aujourd'hui ?? Parce que justement, il faut te méfier. C'est toi le leader, ok ? Eh bien, il arrivera parfois qu'un Guitariste Talentueux veuille faire le boulot à ta place... dans ces cas tu dois réagir, comme je le fais là.


Tu pourrais être tenté de choisir ton bassiste à la légère, et c'est vrai que souvent, c'est un poste ingrat : « le bassiste est indispensable, sauf que tout le monde s'en fout » tout le monde s'accorde à le dire. Cependant, son choix peut quand même avoir une certaine importance, car, reconnais le : si tu choisis le premier venu, comme par exemple ton meilleur ami, ton petit frère, ou le mec qui fait la manche au feu rouge à côté de chez toi, essaye de pas faire de new wave. Conseil d'ami.


La dernière fois, si tu te souviens, et si tu te souviens pas regarde l'article précédent, on avait joué aux 7 familles des chanteurs. Mais bon, les bassistes, c'est pas aussi varié que les chanteurs, t'es d'accord. Donc on va se faire une belote. Sors ton jeu de 32 cartes, et on est partis. Je te préviens, je joue en sans atouts, parce que ca me prend vraiment la tête de chercher un truc pour le 9. Le 10 aussi, soit dit en passant... donc passons.

Le Valet : On le retrouve dans beaucoup beaucoup beaucoup de groupes !! Son boulot est simple, il suffit qu'il fasse sa ligne de basse, et tout le monde est content. On lui demande de savoir tenir une note, genre tu la joue 8 fois, puis t'en joues une autre 8 fois... C'est typiquement le bassiste pas chanceux. Mais bon il y en a qui s'en sont sorti, comme euh... Paul Mc McCartney, et... Chris Novoselic ? Ben oui, ils sont vivants quand même...eux.

 

 



 


 



La Dame : On l'oublie parfois, mais la parité n'existe pas encore dans le Rock. La preuve, une ami me disait l'autre jour « moi, je suis très conservateur dans le Rock. Une Rockeuse, il faut qu'elle soit pas physiquement parfaite, j'veux dire, des mecs comme Pete Townshend ou Lemmy ils ont fait du Rock parce qu'ils avaient un problème physique, un complexe... Alors franchement, Beth Ditto j'dis ouais, mais PJ Harvey je peux pas la prendre au sérieux ». Et voilà, c'est comme ça qu'en grande majorité, les groupes ou il y a une seule fille et que des mecs ailleurs... Ben la fille elle est à la basse. Ben oui, on va pas lui laisser une place prédominante... Et je passe sur la connotation érotique d'une fille avec une basse. Des groupes avec une fille, une seule, et à la basse : Sonic Youth, Pixies, Smashing Pumpkins...

 

 

 





Le Roi : Equivalent bassiste du showman de l'article précédent, notre showman saute partout bouge sa tête, il est tout sauf discret, alors que pourtant, l'adjectif « discret » est le premier qu'on associerait à cette belle corporation des bassistes. Et pour celui là il arrive même parfois que les gens se rappellent de son nom et le désignent autrement que comme « le batteur de [nom du groupe] ». L'exemple type serait Flea, « le bassiste des Red Hot » (d'ailleurs, je me rappelle pas comment s'appelle leur batteur, alors que pour les autres groupes c'est l'inverse, vous voyez à quel point j'ai raison.)

 

 

 





L'As : La perle rare, celui que tu pourrais chercher... Sauf si tu veux pas te faire piquer la vedette, évidement. Le virtuose de la basse, le génie de la rythmique, le soliste des graves... Bref, un bassiste de talent. Ne rigole pas, ça existe. C'est dur d'en trouver mais ça existe !! Comment le pas évoquer Nikki Sixx dans cette catégorie... Non je déconne, parlons de John Entwistle. Malgré son mutisme et sa paralysie personnelle sur scène, malgré le fait que tous ses petits camarades s'agitent dans tous les sens, il reste là, fixe, sobre.

 

 



Voilà pour nos amis les bassistes... Mais attends, qu'est ce que c'est que ça ? Merde, il reste...


Le Joker : Pas de bassiste ! Tu te débrouilles, tu les fais faire au clavier, tu doubles ton batteur avec une boite à rythmes, mais bon, bref... Pas de bassiste. Ca réussit parfois, regarde les Doors.

 



Rassure toi, ami jeune, j'avais bien pensé à enlever la carte avec les points des contrats de bridge.


Maintenant tu te dis que ton choix est limité concernant ton bassiste ? Certes, mais bon... Faut admettre que même quand c'est un génie, le bassiste on s'en fout un peu, on fait du Rock pas du Reggae !! Cependant, tu peux créer jusqu'à 15 combinaisons en jouant également sur la position à laquelle est portée la basse :


Sous les bras (je sais c'est une guitare sur la photo maison va pas pinailler):


Sur le ventre (mais t'es pas obligé de jouer torse nu):

 



Sur les genoux :



Voilà, t'as plus que l'embarras du choix. Et si vraiment, ton bassiste c'est un fou, tente comme ca (même Paul il essaye comme ça au dessus!):

 

Bien à toi ami jeune, on se retrouve bientôt!!

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 16:09

Cher ami jeune, tu veux devenir une rockstar. Parce que les femmes lascives et la coke, ça te plait, et ca te changera, toi qui a l'heure actuelle fantasme sur tes cousines et te torches la gueule avec du panaché, avec tes potes, dans des soirées trop destroy que malheureusement tu dois quitter avant 22 h sinon ta mère t'engueule.

Mais pour monter ton groupe (oui, ne te lance pas dans une carrière solo, tu n'as aucun talent je te le rappelle), tu as besoin d'un chanteur. Mais qui choisir ? Pour t'aider, voici un panorama des grands chanteurs de Rock and Roll que tu peux connaître. Pour sélectionner ton chanteur, regarde lequel est le plus complémentaire de toi, histoire que vous vous piquiez pas les gonzesses entre vous.


NOTA : Je suis en train de lire The Dirt, donc j'ignore tout de la musique, et pour moi tout est femmes et cocaïne en ce moment.

 


Le distingué.


Il a toujours la classe. A son entrée sur scène, les femmes s'évanouissent. Il a généralement un timbre chaleureux, il est beau gosse, il... est l'incarnation de la classe. Il est beau, talentueux, original...

Tu as peu de chances d'en croiser un dans ton lycée, mais on ne sait jamais. Cependant, garde bien en tête qu'il y a des chances qu'il lâche le groupe pour se lancer dans une carrière solo dès que vous serez connus.

Quelques exemples célèbres : Stephen Morrissey, Franck Sinatra, tout ce qui peut se rapprocher d'un crooner, et John Lennon aussi , même.




Le travesti

Lui son truc c'est de faire le show déguisé en gonzesse. Il aime prendre une voix androgyne, cabotiner un max,  jouer sur l'ambiguité... Et passe beaucoup dans son look. Il plait aux garcons comme aux filles, mais pas aux metalleux et aux Hells Angels.

Le gros problème c'est que ton chanteur risque de se faire casser la gueule après un concert sur deux, et il y a des chances que tu ais des surprises concernant les groupies qu'il rammène dans les loges.

Quelques exemples célèbres : Brian Molko, ou Vince Neil de Mötley Crüe et tous ses comparses des années 80 qui ont essayé de faire du Metal tout en se prenant pour les New York Dolls...




Le ténébreux


Généralement il porte le groupe. Il est... ténébreux. Et c'es tout. Et c'est beaucoup. Il a tendance à faire comme s'il était à moitié fou, il se roule parfois par terre comme un chien un peu fou. Si  en plus il se pique d'aimer la poésie fraçaise et que tu es anglo saxon, c'est un plus. Sa gamme de chant s'étend du murmure macabre à la suffocation asmathique, qui fait toujours son effet.

Il présente l'avantage de faire faire des économies de spotlights. Mais il a une facheuse tendance à virer fou, drogué, violent ou autres. Arrange toi pour avoir un gars qui a fait psycho dans ton groupe.

Quelques exemples célèbres : Jim Morrisson, Johnathan Davis (mais ca, ca dépend de ta notion de « chanteur », ami jeune), Bertrand Cantat avant 1995...





Le teigneux

Il aime gueuler, et plus particulièrement sur son public. L'insulter, à l'occasion. Lui faire des doigts, aussi généralement il a un message fort à faire passer, qu'il s'agisse de la révolution ou de « je suis completement torché et je vous emmerde »...

Le tuc qui est bien avec lui, c'est que son côté écorché vif va plaire au public, tant aux rebelles quà celles qui vont se persuafder qu'il a une félure interne profonde. Mais il risque de menacer tous les 2 jours de quitter le groupe. Qu'il considérera comme une bande d'incapables.

Quelques exemples célèbres : Johnny Rotten, Liam Gallagher (qui n'est pas que chanteur, quand même, il joue du tambourin aussi.)





Le pénétré torturé

Si ton groupe a decidé de chanter sur la dépresssion, ce monde qui part n'importe comment et la difficulté que vous éprouvez tous à survivre, celui-ci, c'est ton chanteur. On a toujours l'impression qu'il est malade, physiquement rachitique, psychiquement traumatisé et traumatisant, c'est son pied de micro qui le tient... Mais il a le mérite d'être émouvant et de plaire aux critiques de Télérama et des Inrocks

Le gros problème, a priori, c'est que... ben tu sais pas s'il est pas VRAIMENT atteint. Et sa propension au suicide est parfois surprenante.

Quelques exemples célèbres : Ian Curtis, Thom Yorke, dans une moindre mesure Kurt Cobain




Le beau gosse à belle voix


Lui tu l'as en chanteur parce que tu as besoin d'un chanteur. Tu vas vite apprendre à pas pouvoir le blairer parce qu'il embarquera les gonzesses à ta place. Heureusement on lui laisse pas trop de place dans les phases de composition bref celles concernant l'art en soi. De toutes façons, il est là pour faire joli, mais tu mettrais des bandes préenregistrées...

Le gros problème... c'est lui.

Quelques exemples célèbres : Robert Plant (verte, désolé), Roger Daltrey, Axl Rose (c'est la seule raison que j'ai trouvé pour expliquer qu'il ait chanté un jour.)




Le showman


Cherche même pas, tu as beau être un groupe, tu es déjà en train de faire le backing band pour sa carrière solo tellement le public n'a d'yeux que pour lui. Il est fort, fou, dingue, pas toujours beau, mais au moins, avec lui, c'est Rock n Roll et « on en a pour son argent ».

Tu n'as pas de chance mon ami, c'est pile le chanteur qu'il te faut mais tout le monde s'en foutras de toi... La preuve : dans ton groupe, le monde entier connaitra le nom du chanteur... mais que celui du chanteur.

Quelques exemples célèbres : Iggy Pop, Freddie Mercury...

 

 

 


 


 

 


Voilà, cher ami. Maintenant, libre à toi de faire ton choix, mais ne viens pas te plaindre on t'aura prévenu.


La prochaine fois, on t'aidera à choisir ton guitariste.

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 16:00

Cet album est la preuve même que les experts auto déclarés du Rock peuvent se planter tous ensemble, comme des grosses buses. Souvent encensé comme « l'album le plus important du Rock » (voir « meilleur album »... eurk.) « album décisif de l'histoire de la pop music... » J'en passe et des meilleurs.


Bref à peu près toutes les conneries prépensées que vous ont sorties vos profs de Français pour vous convaincre de lire Germinal...


Alors que si on y regarde bien, franchement... C'est tout bêtement le pire album des beatles. (en même temps, si on reste honnête c'est leur dernier en tant que groupe, chacun compose dans son coin derrière, je vous le rappelle... Ca leur aura au moins évité de refaire ça...)


Bon, replaçons le contexte. On est en 1967. Les Beatles ont arrêté la scène et décident de devenir un groupe de studio, s'octroyant la possibilité de bidouiller les bandes comme ils veulent, d'arrêter de faire de la pop, de commencer à faire de la Musique. Et a votre avis, quel est le grand meneur de cette mascarade pompeuse ? Personne d'autre que Sir Paul McCartney. Qui n'a pas encore fini sa petite querelle personnelle avec les Beach Boys (on rappellera que le coup qu'il a joué précédemment c'est quand même Yellow Submarine, ouais bien joué Paul... Franchement, retourne draguer des photographes tu seras moins chiant.)


Et donc Paul a les nerfs. Les Beach Boys viennent de sortir « Pet Sounds » (autre album honteusement surestimé... mais je préfère pas en parler, les pseudos - harmonies vocales des frères Wilson me débectent...). Et là il a l'idée la plus géniale du monde... « L'album concept ».


C'est fou comme aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire qu'un album concept c'est une grosse connerie, que tous les concepts choisis sont miteux, mais aussi comment tout le monde s'accorde à dire que cet album-ci est génial.


Alors je rappelle le principe de celui - ci... il est à peu près aussi développé que les jeux que s'imaginent des gamins de dix ans :


 «  -     On dirait qu'on est pas les Beatles mais qu'en fait on est un autre groupe. Sgt Pepper's lonely hearts club band qu'on s'appellerait. Et on enregistre un disque que ce serait un live mais en fait comme c'est une histoire on le ferait en studio quand même mais qu'on mettrait des applaudissements.

-         Super idée Paul, répondit Ringo, complètement défoncé.

-          J'peux jouer du sitar ? , demanda alors George

-         Mais bien sur, de toutes façons on va mettre plein de cuivres, de violons, et puis Brian se démerde pour mixer tout ça derrière, ok ? Mais au fait, ou est John ?

-         T'occupes il est parti à une expo d'une artiste d'avant-garde japonaise qui se fait découper ses vêtements... Il doit bien se marrer, lui, au moins... Eh, tant qu'on y est , Paul j'aurais le droit de chanter sur celui - là aussi de disque ? Ah Ah Ah  !! (Ringo)

-         Bon ben au moins John me fera pas trop chier. Il écrira 2 titres à la con, on les mettra au début et après on s'attaquera au gros du boulot. »

Et voilà comment s'est décidé un des moments les plus désespérants de l'histoire de la pop music. L'opération Overlord du Rock. Menée de main de maître par le sergent Pepper.

 

Et donc voilà l'objet du délit. LE truc qui est bien avec, c'est qu'il suffit d'écouter ça pour avoir un aperçu de tout ce qui peu ne pas aller dans un album  des Beatles seconde période.

Lennon démarre fort avec des textes codés (Lucy in the sky with diamonds), inspirés par un dessin de son fils mais qui se livre aux plus désespérantes interprétations sur la drogue. Dans la même catégorie, Mc Cartney tape avec « Fixing a hole ». Sauf que quand on lui demande explication, il répond que sa chanson parle de « réparer un trou ». Grand parolier, McCartney, transcende déjà le quotidien 30 ans avant Vincent Delerm.

Mais bon, ils ne peuvent pas paraître totalement ridicule vu que juste avant ils nous ont imposé Ringo au chant sur « With a little help from my friends » *

Sur « She's leaving home « , McCa sort les violons pour faire pleurer dans les chaumières en évoquant les différents parents enfants, avec cette belle histoire de gamine qui fugue en douce... Un grand titre. **

Le pire c'est que comme un con, je croyais que "Getting Better", ça voulait dire "on va faire mieux"... Que nenni.

 


 

Bonjour à tous, alors ceci est la musique de l'avenir, c'est compris ou on vous colle nos avocats au cul?


La face B (de l'époque) s'ouvre sur la pire des dégénérations indophiles de Harrison, « Whithin you, without you » (dont le titre sera honteusement parodié par U2, qui, on se fait rendre des hommages par qui on peut), ses 5 minutes de Sitar... Au moins on peut remercier le côté pratique : on avait qu'à se lever une seule fois pour changer la face ET sauter ce morceau.

En même temps comment dire... Pas la peine de retourner le disque, vu qu'après ne s'enchaînent que des perles de nullité. Depuis le « When I'm sixty four » de Mac Cartney (évidemment, un titre pareil). Manquent juste dans ses paroles un  « Je serais encore en train d'essayer de refaire Yesterday sans y parvenir et vivrai juste sur ma légende » pour que ce ne soit plus une chanson mais une prémonition.

 



Sans parler de Lovely Rita, fantasme de gamin sur une contractuelle... ridicule.

Ou de « Good Morning, Good Morning », après avoir fait sur l'album précédent un « Good Day sunshine » déjà pas mal ridicule... Et enfin, la libération. « Sgt Pepper's reprise ». OK, on aurait préféré qu'ils ne la reprennent pas, mais bon... au moins, ça augure de la fin.


Mais non, c'est pas fini ! Il reste « A day in the life ». Là, je dois cependant m'avouer... non pas vaincu, mais plus modéré. Cette chanson est bien. Et sa place en fin d'album ne fait donc que confirmer la médiocrité de cette galette.

 Personne n'aurait osé la caler plus tôt, elle est trop bien pour faire partie de ce concept minable du faux groupe.

Elle est placée en dehors, mais sur le disque, quand même, tel un argument publicitaire de premier choix Et en plus elle ne sortira pas en 45 tours. Le single de qualité (mais qui ne sort pas en single, hein...) pour promouvoir un album de merde, inventé par les Beatles 20 ans avant MTV... Quand on les dit avant gardistes, hein.


Bref, un album important pour l'histoire du Rock, oui, car il contient déjà, en germe ou déjà éclos, toutes les tares de la pop et du Rock dans les années à venir : De la carrière solo de McCartney à la « promo » qu'on va faire chez Cauet en passant par MTV, en passant par les concept ridicules, tordus, et incompréhensibles mais de toutes façons ils sont trop mal rendus dans les disques qui s'en revendiquent pour qu'on le comprenne, et non, j'ai pas dit Pink Floyd, ou les orchestrations inutilement complexes mais non j'ai pas parlé de Queen.


Pour conclure, je voudrais juste qu'on se rappelle de ceux qui ont su garder la simplicité, les « Pre FAb Four », et leur meneur, le grand Eric Idle.



Et enfin, saluer le courage de G.T., qui, dans sa diatribe contre le Rock dans son ensemble, m'a prémaché le travail. Et le féliciter pour sa constance et sa capacité à ne pas retourner sa veste, non, jamais...


* On rappellera juste au non beatlemaniaque quelques titres chantés par Ringo : Yellow Submarine, With a little help from my friends, Don't pass me by, Octopuss' s garden. Donc qui dit Ringo au chant, dit... Morceau qu'il faut que Joe Cocker en fasse une reprise pour qu'on réussisse à tomber plus bas.


** En meme temps vous attendiez quoi, vous, de la part d'un mec dont le plus grand succès solo sera une B.O. de James Bond? Et encore, repris par les Guns and Roses... Même Tina Turner est pas tombée aussi bas. J'en arrive à me demander si ce serait pas lui en fait qui aurait lancé la rumeur sur sa mort pour pas qu'on lui en veuille de rien avoir fait de bien depuis 30 ans...

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Published by Guic ' the old - dans Gros Blogage
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 18:48

Tout commence... tout commence il y a maintenant quelques années. 2002, je crois. A l'époque, je pouvais écouter Placebo ou Muse sans honte. Et je découvrais Internet, et je découvrais le concept de face B... C'est ainsi qu'on se retrouve à découvrir... les Smiths. Mais on est encore jeune, donc on se satisfait des titres, comme ça, mais on prend les originaux aussi, quand même.


Mais on en reste là. On a encore bien trop de choses à découvrir (c'est le début de la période Pixies, en fait.)






Et on se retrouve 5 ans plus tard. On a ouvert un blog, on parle de Rock, on aime pas les années 80, mais on se dit que merde, il va falloir essayer de jeter un œil, non ? Même si on a pas été convaincu par Joy Division, considéré comme un « grand groupe » par beaucoup, et que bon.. Police, U2, on a passé l'âge de s'extasier devant.


Et un jour on se retrouve à la Fnac... A choisir 3 CD pour profiter de la promo. Avec sa sœur (qui est fan de Police et surtout U2, et on s'excuse auprès d'elle pour les lignes précédentes).

Dans l'urgence (oui, elle, elle a choisi son CD... c'est un best of de Sting), on se retrouve face à un choix : Meat is Murder ou The queen is Dead ? (Hors de question de reposer « For Your Pleasure » et « Tender Prey ». Le recul dit qu'on aurait pu allègrement poser le second... surtout quand on dit qu'on est pas fan des années 80)

Dans le doute, j'envoie un texto à un ami érudit comme on peut en avoir... A priori plus calé que moi sur la question. La réponse sera un laconique « thequeen ». (Oui, c'est à croire qu'il y a des forfaits texto ou on paye à la lettre.). Le seul problème est que la réponse arrive trop tard qu'on est reparti avec, sous le bras, « The Head on the door » de Cure. On ne souffre pas encore avec les Smiths, mais bon... « A night like this » fera son œuvre destructrice.


Puis de nombreux rappels tombent... ici, ... Me rappelant à l'ordre à chaque fois, "Ecoute les Smiths et meurt pas idiot"....


Alors arrive Deezer. Quelques titres, de ci de là... Puis la décision de mettre la main sur ce disque, enfin. Celui qui contient « Bigmouth Strikes again », évidemment, mais aussi « The queen is dead », bien sur (qui complète le trio de titres des Smiths qui trainaient sur mon PC depuis quelques années), « Some girls are bigger than others », There is a light that neve goes out et, bien sûr, I know it's over. Qui prit tout son sens en ce mois de Juin 2008.

 

Par contre, entendons nous bien... Je veux bien écouter de la musique des années 80... Mais regarder, ça c'est une autre histoire. Mais regardez moi ces cheveux... (Merde, je deviens superficiel...)


Certes, mais il y a bien plus à voir dans les Smiths que juste des beaux titres. Morrissey est un parolier de premier ordre, capable de mêler classe, cynisme et sentiments comme on voudrait tous réussir à le faire au quotidien... Et derrière, la guitare de Johnny Marr, si elle est irrémédiablement datée, reste magnifique et porte les paroles du Moz avec une telle aisance...

Et seul Morrissey peut se permettre de te rappeler que t'es tout seul comme le dernier des losers chez toi, te rappeler que tu n'es pas aussi bien que tu croyais... et tu le prends avec un sourire sardonnique.


On me disait il y a peu que la passion pour Morrissey se déclenche toujours dans les moments difficiles... Et c'est quelque chose de tout à fait logique. Même s'il est un playboy, un mec classe, un beau gosse séducteur et talentueux, il reste un colosse aux pieds d'argile qui se confesse dans ses chansons... Pour un Bigmouth Strikes again, combien de titres déprimants et auto-dénigrants, même si ca se dit pas comme ça j'en suis sur...


Morrissey est arrivé pour moi en fin d'une ère...Quatre ans passés avec des gens, ça crée des liens... Alors, quand il s'agit de les quitter, diplôme en poche, pour aller se perdre dans les affres du chômage, le grand vite et le grand doute, oui... Mother, I can feel the soil falling over my head...


Alors, quand la question fut posée de savoir quelle citation je voulais placer lors de ma remise de diplomes (la technologie fait qu'on a droit de remplir une diapo powerpoint qui apparait quand on vient chercher son diplome... bassesses...), la  réponse ne se fit pas attendre.


« It's so easy to laugh

It's so easy to hate

It takes strength to be gentle and kind"


Parfait résumé pour quatres années qui m'ont marqué pour toujours. Parfaite manière d'avoir fait d'un album des années 80, pourtant extrêmement daté, un disque que je gardrais toujours par devers - moi. (Alors que pourtant, je le rappelle, les années 80 s'arrètent pour moi avec Back in Black pour se rouvrir avec Surfer Rosa, musicalement...)

Merci Stephen Patrick Morrissey, merci Johnny Marr, Merci Rourke (Andy, pas Mickey), Merci Joyce (Mike, pas James).


Une fois n'est pas coutume... Je finirais pas une vidéo avec les paroles. Car là, elles sont vraiment importantes. J'en profite pour remercier tous ceux et celles qui on traversé ces 4 dernières années en réussissant à me supporter. Même si ils ne me lisent pas!


I know it's over... Let's try to look ahead.


 

Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
And as I climb into an empty bed
Oh well. Enough said.
I know it's over - still I cling
I don't know where else I can go
Oh ...
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
See, the sea wants to take me
The knife wants to slit me
Do you think you can help me ?
Sad veiled bride, please be happy
Handsome groom, give her room
Loud, loutish lover, treat her kindly
(Though she needs you
More than she loves you)
And I know it's over - still I cling
I don't know where else I can go
Over and over and over and over
Over and over, la ...
I know it's over
And it never really began
But in my heart it was so real
And you even spoke to me, and said :
"If you're so funny
Then why are you on your own tonight ?
And if you're so clever
Then why are you on your own tonight ?
If you're so very entertaining
Then why are you on your own tonight ?
If you're so very good-looking
Why do you sleep alone tonight ?
I know ...
'Cause tonight is just like any other night
That's why you're on your own tonight
With your triumphs and your charms
While they're in each other's arms..."
It's so easy to laugh
It's so easy to hate
It takes strength to be gentle and kind
Over, over, over, over
It's so easy to laugh
It's so easy to hate
It takes guts to be gentle and kind
Over, over
Love is Natural and Real
But not for you, my love
Not tonight, my love
Love is Natural and Real
But not for such as you and I, my love
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my ...
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can even feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my head
Oh Mother, I can feel the soil falling over my ...

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:07

Chers lecteurs,

Et oui, ca y est, le nom a changé... La bannière est en cours de fabrication (ne vous en faites pas, je ne ne saurais laisser  cette horreur plus longtemps, mais celle ci est dans l'esprit du résultat final...)

Bienvenue donc sur.... "Laisseriez - vous votre fille coucher avec un Rock addict?".

C'est la même chose que "Le Tout, Rien, et, sur tout, n'importe quoi", sauf que le titre a un rapport avec le contenu, et qu'on peut le faire comprendre aux gens sans avoir à la dire trois fois...

J'espère que vous y retrouverez ce qui vous plaisait déjà (ou pas) sur la version 1.0.


Comme vous pouvez les voir, je lutte un peu de côté design, et donc vous assistez à un retour aux bases...

Un dernier point à aborder.... Mon absence prologée de la blogosphère a désormais été sanctionnée par un diplôme, ce qui augure d'un retour en force dans les temps à venir, avec, en vrac, un grand jeu "à la con" pour célébrer le 100 ème article de ce blog, et, evidement, ma participation au
Top of The Flop of the pop of the blogs...

Je peux donc maintenant vous dire, sans mentir, à bientôt, dans un monde toujours plus Rock n' Roll.


Mis à Part ça, bien sur, toute proposition d'amélioration de ce foutu design est la bienvenue!

Cordialement,

Guic' the old.

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 23:08
... un message pour justifier mon absence...

La bande annonce (encore) mais maintenant d'une pièce de théâtre...

Voilà comment on se retrouve à occuper son temps dans la vrai vie. Eh oui.


Promis, dès que jen ai fini avec ça, le retour.



C'est dingue, c'est meme pas que je fais plus d'articles de qualité, c'est que ca vire skyblog ici, c'est une horreur....

A bientôt quand meme!
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 09:57
Pour faire de la pub gratos à quelques amis
Pour vous expliquer sommairement pourquoi je ne publie pas plus que ça en ce moment
Pour vous faire rie, voire sourire, voire saliver

J'ai le plaisir de vous présenter la bande annonce de "Behind the Dark Ring of the Unicorn", court métrage d'action nancéien réalisé par deux amis et dans lequel j'ai droit à ma petite apparition.

Sur ce , je vous laisse apprécier.



Sur ce, passez une bonne journée

(Je réalise que ce blog part vraiment à vau-l'eau c'est n'importe quoi en ce moment, excusez m'en. Bientôt, retour à la qualité qui a fait la réputation de ces pages (comment ça "ca fait dix articles qu'il nous dit ça!" ?)

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