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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 19:13


La critique rock est comme un programme libre de patinage artistique. La liberté se situe dans le « plus ». On est libre de faire des choses supplémentaires, mais il y a un minimum de figures imposées. Des choses auxquelles on ne peut pas couper, à moins de vouloir expressément se faire remarquer.

 

Aujourd'hui, première série de notre recensement de ces « Souverains poncifs » de la Critique Rock n Roll, Wikipedia à l'appui.


 

 

éthéré (adj.) : Qui a rapport à l'éther, aux espaces célestes.  (Figuré) Se dit des sentiments très purs, très immatériels,** parfois raffinés, et des Personnes qui les éprouvent.

onirique (adj.) : Qui a rapport aux rêves.

Ethéré, onirique : se dit d'une musique minimaliste, jouée de préférence dans les aigus.

Synonyme : atmosphérique.

Figure imposée pour la critique de disques de Pink Floyd (sauf the Wall) et Sigur Ros.

 


dandysme (n.m.) : Mode masculine de la fin du XIXe siècle, prétendant à l'élégance et au raffinement.

Dandy : Se dit d'un artiste, de préférence chanteur, de préférence masculin, dont on doute des préférences sexuelles. Peut accessoirement avoir une voix androgyne.

Souvent employé suivi de l'adjectif décadent

Figure imposée pour la critique d'un album de David Bowie ou des Smiths (a fortiori de Morrissey solo).

 


dépoter (v. tr) (Jardinage) Ôter une plante d'un pot pour la mettre en terre ou dans un autre pot. Dépoter un rosier, des œillets.(Par analogie) Dépoter du vin, des liqueurs, Les changer de vase. Ce vin étant très vieux, il a fallu le dépoter. (Transports) Décharger des marchandises pulvérulentes, liquides ou gazeuses, d'un véhicule de transport. (Transports) Décharger des marchandises d'un conteneur ou d'une caisse mobile.

Dépoter : verbe dont personne ne saurait définir précisément le sens, souvent associé à l'expression « à mort ».

Synonymes (Remarque : on ne connaît pas non plus les définitions exactes des synonymes, mais on préférera « dépoter », plus classe, ou –par défaut – moins adolescent) : défourailler, tuer, défoncer, envoyer du gros (ou du lourd), déchirer sa mère.

Figure imposée de la chronique de disque de Hard – Rock, voire de métal. Indispensable chez Mötörhead, voire chez Pantera.

 


chamanisme (n.m.) : Système symbolique de médiation entre les humains et les esprits de la nature.

Ake Hultkrantz présente le chamanisme comme un complexe culturel religio-magique et conclut : puisque le monde surnaturel est le monde de la religion, le chamanisme joue donc un rôle religieux et il n'est pas interdit de supposer que toutes les expériences extatiques à l'origine de renouveaux religieux remontent aux chamans des temps anciens.

 

Chamanique : Qualificatif utilisé pour désigner toute prestation scènique s'achevant dans un flot de mots sans queue ni tête (Ex : « The blue bus is calling us »), de préférence en vomissant sur scène (l'effet du mescal), de préférence agité de spasmes et de convulsions que le public prendra pour une entrée en transe.

Figure imposée pour la critique d'un album des Doors.

 

 


magma (n.m.) : (Géologie) Mélange pâteux, plus ou moins fluide, de matières minérales (roches) en fusion, provenant des zones profondes de la terre, où les roches en fusion sont soumises à des conditions extrêmes de pression et de températures. En se refroidissant et en se solidifiant, à la surface du globe, suite à une éruption volcanique, le magma donne naissance aux roches éruptives.

Magma sonore : se dit d'un album bourrin, plein de bruit, mais qu'on aime bien. Dans le cas d'un album, ou d'un morceau bourrin, plein de bruit, mais qu'on aime pas, on privilégiera l'expression « Tentative bruitiste ».

Figure imposée pour la critique de « Fun House » des Stooges, pour cause de pochette.

 

 

** Vous remarquerez que Wikipédia considére que des sentiments peuvent être matériels.

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Published by Guic ' the old - dans Le Rock-Critic est un con
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 08:37

Pour une fois au sein des gros Blogages, je vais pas faire mon guignol branleur qui dézingue à tout va. Même si je ne regrette aucune des saloperies que j'ai pu écrire sur les groupes ou disques auxquels je m'en suis pris, hein. Non. Juste qu'aujourd'hui, je veux aborder un problème qui me touche plus profondément, un problème ... qui me pose problème. Presque un truc éthique.


L'ennui mêlé d'un profond respect que j'ai à l'égard des Albums qui ont Révolutionné le Rock TM, qu'on nommera ARR dans la suite de l'article. C'est sympa les ARR. Tout le monde s'accorde toujours à leur trouver de grandes qualités. On les appelle tantôt « classic-albums », tantôt « meilleur album de... »...

Personne n'oublie jamais de rappeler à quel point ils ont profondément marqué une génération d'ados, celle là même qui mènera la prochaine révolution du Rock TM. Comment Fun House a influencé les punks. Comment Nevermind the Bollocks en influencera d'autres... C'est toujours pareil.


Régulièrement, j'erre dans les rayons « livres sur le Rock » des librairies. On y trouve là, toujours, une demi-douzaine de bouquins se targuant de créer la discothèque idéale. Généralement en 100 disques Rock, mais il y en a un qui en propose mille. Sauf que lui mêle tous les genres. J'ai toujours la curiosité d'aller y jeter un œil... pour finalement savoir, toujours, ce que je vais y trouver. C'est même plus drôle au final.


On se rend compte qu'au final, le Rock critic se targue d'avoir tant de casquettes qu'on a plus à s'étonner qu'il ait la grosse tête. Il se prend tour à tour pour un critique, c'est la moindre des choses, mais aussi pour un historien du Rock, un découvreur de nouveaux talents, un gardien de temple sacré, un esthète moderne, et parfois même pour un écrivain.

Mais on arrive alors à des contresens et des doubles-emplois assez gênants. Si l'historien se doit de savoir ce qu'a fait Napoléon (ou n'importe quel autre, hein), en quoi cela a pu influer sur l'avenir... Personne lui demande de juger si le Bac, le Code Civil ou Austerlitz sont des coups de génie ou des daubes immondes. Et on lui demande encore moins de la faire dans un style alambiqué, tortueux, et plein de références que seuls dix élus en ce monde (à savoir lui et sa famille) peuvent saisir.


La grande confrérie des Rock critics cite toujours Lester Bangs comme un exemple, comme « l'homme qui a trouvé le mot « punk » »... En oubliant totalement que, même si le bonhomme écrivait super bien, avait un talent certain, et si la critique rock lui doit effectivement le gain de ses premières lettres de noblesse, ses gouts... dérouteraient à tout le moins le premier aspirant critic rock venu. Honnêtement, ça vous viendrait à l'esprit, intuitivement, comme ça, de prendre pour exemple un mec capable d'encenser Music Metal Machine pendant 10 pages avant de passer les 3 suivantes à détruire Station to Station ? Non ?


Seulement on vous a dit que Lester était une référence. Et il l'est, je dis pas le contraire. Mais le statut de référence fait qu'on a trop facilement tendance à la fermer et à se dire que bon, ben, si je suis pas d'accord, c'est que je dois être en tort. Parce que ne pas aimer la référence de gens qui sont eux-mêmes des références c'est doublement incorrect... Alors que c'est ce raisonnement qui est doublement crétin. Raisonnement que je me permets de qualifier ainsi car je l'ai moi-même suivi trop longtemps.


Parce qu'après le combo Top of the flops of the pop of the Blogs - Rock n' Roll Hall of Shame, j'ai découvert que la Honte en Rock TM (oui, aujourd'hui c'est la journée mondiale du TM, vous saviez pas ?), eh bien... Ce n'est pas celle que je croyais. Ecouter un groupe dont tout le monde s'accorde à dire que c'est de la merde... ne pose aucun problème. Tout au pire, deux trois blagueurs et / ou snobinards viendront gentiment vous tourner en dérision. Et quelques fans viendront vous houspiller d'avoir sous-entendu que ca pouvait être légèrement ridicule d'apprécier leur groupe favori.




Mais la honte en Rock se situe à un niveau autrement plus élevé. Ce n'est pas de ce qu'il aime que le rockeux doit avoir honte, mais de ce qu'il n'aime pas. (Non, détester Hélène Ségara c'est autorisé, laissez moi finir avant de pousser de hauts cris...) Et s'il y a un enseignement que je tire du Rock n' Roll Hall of Shame... C'est que je me suis planté dans l'énoncé. Pour la simple raison que le rockeux a beau faire jouer la tolérance, et rappeler que critiquer un artiste ce n'est pas critiquer les gens qui apprécient cet artiste (ce qui est somme toute vrai), allez dire du mal d'un classic album et vous aurez une petite idée de ce qui pourrait vous arriver si jamais vous alliez brûler une Bible le dimanche matin à la sortie de Saint Nicolas du Chardonnay : Une assemblée de personnes qui pendant un temps incroyable viennent de prêcher l'amour du prochain le respect la tolérance vous tomberons dessus à bras raccourcis pour vous faire recracher le démon (que selon les cas, on appellera Satan, athéisme, mauvais gout ou surdité) qui s'est, selon eux, emparé de vous.




Et un jour ou l'autre il faut bien exorciser cette honte par soi-même, avec fierté et la politesse du ridicule, c'est-à-dire l'humour.


Cette très longue intro n'est là que pour justifier l'aveu que je vais faire maintenant... Dans leur grande majorité, les « albums révolutionnaires », si je m'incline devant leur réussite, m'ennuient profondément, tout du moins en tant qu'albums. J'y trouverai, bien évidement, toujours quelques titres qui me plairont, mais dans l'ensemble... je suis incapable (sauf que ce n'est pas une question de capacité, juste de volonté) d'en écouter aucun dans son intégralité.


Entendons-nous bien. Il est évident que je parle d'albums révérés dans leur ensemble. Il va de soi que si jamais j'écoute le Double Blanc, je zappe bien sur Revolution N°9. Ce morceau, ce sont les gens qui l'écoutent qui forment la minorité opprimée. Dans la même catégorie, il m'arrive souvent de zapper « We will fall » sur le premier Stooges. Je le laisse si mon humeur me dit de le laisser, parce que dans l'absolu il est pas mauvais, mais le plus souvent je le zappe.

Par contre, des albums encensés qui subissent le traitement de la coupure prématurée ou de l'élagage de masse...



A tout Seigneur tout honneur : Led Zeppelin. C'est simple, j'ai jamais pu écouter un seul de leurs albums en entier. En plus le compte est simple : sur les 4 premiers albums, il y a 8 titres, à chaque fois, et à chaque fois, je n'écoute que les 4 premiers titres. Mon record, je pense, c'est d'avoir réussi à m'enfiler tout le premier CD de « Physical Graffiti », et encore j'ai une excuse, j'étais jeune. La raison en est très simple : ca a vite fait de me gaver. Si je cherchais une explication rationnelle, je dirais qu'un album standard contient un certain nombre des notes, un certain nombre de silences. En quatre titres, Led Zep aligne déjà le nombre de notes que j'aurais pu écouter sur 3 albums standard**, d'où une fatigue équivalente à celle de celui qui a écouté 2 h 15 de musique.

Bon, en fait c'est juste que.. Led Zep, pour moi, c'est un groupe à Best Of. Entendons nous bien, j'ai bien dit « pour moi ». Ce qui fait que j'aime beaucoup de titres, comme ça, diffus, séparés, ou écoutés à la file (ce qui fait qu'en gros j'ai mon propre best of personnel), mais, sur la longueur d'un album, je ne tiens pas.


Bon, il y a aussi des cas où... comment dire. Je « compense ». Des cas ou c'est juste un album que je ne réussis pas à digérer d'une traite, alors que pourtant, du même artiste, je peux me gaver et me regaver d'albums autres, parfois même plus longs d'ailleurs.


Dylan, par exemple. Highway 61 Revisited, entier, ça passe pas. D'ailleurs, généralement, je le mets juste pour écouter « Like a rolling stone », avant de la sortir de la platine et d'y mettre, je sais pas moi... Blonde on Blonde. Qui lui pourrait boucler des heures, entier, sans problème.

Idem, « Fun House ». C'est le premier album des Stooges que j'ai eu et franchement, c'est celui que j'écoute le moins. Non, je rectifie : c'est celui que je n'écoute pas. Les deux autres (oui, les deuxautres) je les connais par cœur et les écoute pourtant encore régulièrement, et entiers. Alors que l'album pour lequel a été créée l'expression magma sonore me donnera toujours plus l'impression d'être une forme aboutie de vomi sonore. Pourtant c'est plus sur Raw Power qu'Iggy Pop pousse ses tripes au plus haut de sa gorge.


Car c'est souvent l'ARR qu'on achète en premier pour découvrir un groupe. Parce que c'est celui dont on a le plus entendu parler, parce que c'est le plus souvent cité... On fait souvent l'erreur d'en déduire que c'est par conséquent le plus représentatif du groupe***... Ce qui n'est vrai qu'avec Nevermind the Bollocks, en fait.


Cette erreur, je l'ai moi-même faite.


Avec pas mal de groupes, les Stooges évidement (même si la question de représentativité est très particulière en ce cas, chacun de leurs albums étant unique...), mais surtout avec les Who.


Quelle erreur de chercher à découvrir les Who avec Who's Next ! Ah oui, peut être qu'aujourd'hui certains se réjouiraient de trouver les génériques de deux subdivisions des Experts sur le même disque (Les Experts, série que je suspecte d'avoir relancé les ventes du criminel « Who are you ? » : sincèrement, payer pour entendre « Sister Disco » relève de l'arnaque pure et simple.) Car Who's Next, s'il a apporté beaucoup (l'utilisation des synthés comme boucles sonores est une idée réussie, il faut le dire), l'album souffre d'une production et d'un mixage par trop présents. Who's Next, c'est l'album sur lequel les Who perdent cette concision Rock et cette pèche qui marquent si bien des titres comme Substitute, ou Can't Explain. Ils y perdent aussi la concision pop qui fait de The Who sell out leur meilleur album dans l'absolu. Pete Townshend, celui-là même qui ne pouvait pas imaginer une chanson dépassant les 2 minutes 50 secondes en 1965 (cf. le Doc « The Kids are alright ») se laisse aller à n'avoir que 2 ou 3 chansons sur 9 dont la durée est inférieure à 4 minutes. Les Who sabordent tout ce qui a fait leur succès, qui en a fait un groupe qui compte (entreprise de démolition lancée avec Tommy, c'est vrai) et sortent... L'album le plus souvent cité des Who. Alors que logiquement, c'est le Live at Leeds qui (bon, ok, c'est un live) devrait récupérer cette place. Que l'album de référence d'un groupe contienne au grand maximum 4 chansons réussies ne donne que rarement envie d'aller plus loin avec ce groupe.

Je ne reviendrais pas sur les griefs que j'ai contre les « géniaux », « extraordinaires » ARR que  sont « Sergeant Pepper's lonely hearts club band »****  ou « Pet Sounds », mais comprenez bien qu'ils ont une caractéristique importante : ils m'ennuient. On pourrait passer un temps fou à en souligner d'autres... Tant d'autres dans lesquels je ne sauverais que quelques titres... chez les Stones, tout particulièrement. Passé Sympathy for the Devil, je m'ennuie ferme au Banquet des Clochards. De même Exile on Main Street, sans « Happy »... C'est triste à dire, mais ces albums mythiques ne m'inspirent pas, rien !


Alors je cherche. Je cherche, je gamberge sur le pourquoi du comment et j'accuse le temps. Le temps qui s'est écoulé, les choses qui sont nées, les créations musicales effectuées depuis, qui bien souvent découlent de ces ARR...

Ce temps que je n'ai pas forcément vécu, cette évolution que je n'ai pas pu voir... Et je me retrouve à écouter des disques qui ont deux fois mon age en les trouvant « ennuyeux ». J'ai beau savoir que c'est parce que, bon, j'en ai déjà écouté les conséquences (un peu comme lire un polar dont on a déjà vu l'adaptation au ciné, le suspens est gâché...) et au final la cause me parait... banale... mais... je ne peux pas m'empêcher d'avoir mauvaise conscience quand je réalise qu'une « référence » ne me touche pas.


C'est très con, n'est-ce pas ?


Mais cette sensation peut également s'accompagner d'un effet totalement inverse ! De nombreux albums dont on m'a dit qu'ils sont simplement bons m'apparaissent comme des petits chef d'œuvres. Et la raison en est simple : personne ne m'a jamais rebattu les oreilles en me disant à quel point ces disques sont génaux, et le plaisir de la découverte s'accompagne de la surprise de la découverte d'un truc génial. Entrent dans cette catégorie « The Who sell out », l'album génial qui n'est pas asssez souvent cité, sauf par quelques über-snobs... (Tommy et évidement Who's Next se voient offrir les lauriers bien avant), « Odyssey and Oracle » des Zombies, « The Kinks are the green village preservation society », dont tout le monde s'accorde à dire que c'est un chef-d'œuvre mais qui a une chance que d'autres n'ont pas : personne ne passe son temps à nous le rappeler. L'album du Velvet Underground que j'écoute certainement le plus, ça reste « Loaded ». Mais je vais lever le pied sur les exemples, pour ne pas perdre les dernières miettes d'estime que vous pouvez avoir pour moi, chers lecteurs de bon goût.


L'autre possibilité est évidement le phénomène générationnel.***** Et le fait de ne pas avoir eu 15 ans en 1967 expliquerai beaucoup de choses. Le fait d'avoir découvert les « classiques » sur le tard (vers 18 / 20 ans) expliquerait le reste. L'exemple qui me vient à l'esprit, directement, c'est le Grunge. Quand je me suis intéressé à la musique, Cobain était déjà mort. Comme tous les gens de ma génération, j'ai écouté Nirvana quand j'avais, en gros, 15 ans****** Depuis, j'ai essayé de m'intéresser au Grunge, mais plus tard, quelques années plus tard. Avec des albums dits de référence concernant ce mouvement, hein. « Dirt », « Vs. » ... Eh bien non. Ca ne me touche pas. Pourtant, Nirvana, ça passe.  Conclusion...


-          Je suis certainement trop jeune pour que ça me touche (en ce sens que j'ai découvert cette musique certainement trop vieux... enfin, y a un problème d'age au final. En gros.)

-          Partant de la, et considérant que le Grunge touche plus facilement une certaine génération, ou plutôt une certaine classe d'âge, et que ça ne me touche pas, et pourtant Nirvana si... De deux choses l'une : soit Nirvana est plus « transgénérationnel », soit c'est « moins du grunge ». Les deux ne sont pas incompatibles en fait je réalise.


Pourtant ces albums... je peux pas dire qu'ils sont mauvais ! C'est peut être même du très bon Grunge. De la même manière, Megadeth c'est peut être du très bon métal.  Mais non. Ca passe pas.



Au final... combien de ces albums qualifiés de « géniaux » nous auront vraiment foutu une claque quand on les a écoutés ? Pas plus d'une vingtaine je le crains.

Et combien ont forgé nos gouts parce qu'on se devait de les aimer, combien se sont imposés à force de réputation ? Un seul, ce serait déjà trop.


Vos devoirs pour la semaine prochaine : trouvez un jeune qui dit qu'il aime le Rock. Faites lui écouter « Fixing a hole ». Demandez-lui son avis sur ce morceau. Evitez de lui coller une claque quand il vous dira que c'est de la merde. Non, vous ne pouvez pas non plus l'engueuler, ni le traiter d'inculte. Répétez l'exercice dix fois.




Et vous savez c'est quoi le plus marrant dans tout ça ? C'est que là, pendant 5 pages je viens de dire qu'à force de nous rappeler que les classiques sont des cmassiques, qu'à force de les porter au pinacle, sans jamais chercher à les réévaluer... on se retrouve dans cette situation particulière ou la découverte d'une classique est si décevante à côté de la réputation qu'il traine qu'on le sous - évalue grossièrement. Et que par conséquent les classiques perdent de leur aura, justement parce que ce sont des classiques, et que dans l'absolu, il faudrait les oublier, pour que, soudain, une génération les redécouvre, et leur rende leur place, qui sait ?

Bref... moins on parlera des classiques, plus facilement il leur sera rendu un hommage juste et digne... Amusant, non?

Parce que ce que je suis en train de vous dire de pas faire... C'est quelque chose que je fais moi-même régulièrement en ces pages, mais aussi dans la vie de tous les jours. Et le pire, c'est que ça me plait !


Vous vous demandez peut être pourquoi ces vidéos le long de l'article... Alors, d'abord c'est histoire de pas faire "pavé de texte" illisible... Ensuite, pour mettre simplement queqlues titres simplement pop qui n'ont jamais rien révolutionné... Mais qui sont si agréables à réécouter.


**  Les silences non utilisés par Led Zep ont pour la plupart été récupérés par Pink Floyd, évidement.

*** Par exemple, l'album le plus souvent cité des Beatles, c'est... Sgt Pepper's. On va pas y revenir, mais il faut bien admettre qu'il n'est pas représentatif des Beatles. Tout au plus des Beatles de 66 - 67. Pour une raison très simple, c'est qu'à partir de 66, chaque album des Beatles n'est représentatif de rien sinon de lui-même, et des Beatles tels qu'ils étaient au moment de l'enregistrer. Et que les albums d'avant 66 sont quand même à mille lieues d' « A day in the life ».

 

**** Pour qu'un album au nom aussi imbittable soit cité aussi souvent il faut vraiment qu'il ait révolutionné la pop music...

 

 

***** Aaaaaaaaahhhh !  Ca faisait longtemps....

 

****** Ouais ben tiens, ça aussi, ça faisait longtemps que j'avais pas parlé de mes 15 ans, tiens.



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Published by Guic ' the old - dans Gros Blogage
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 19:45

J'ai longtemps tergiversé avec moi-même avant de faire cette critique. Et encore, critique c'est pas le terme juste. Je ne suis pas foutu d'émettre un avis, et encore moins un avis cohérent, sur ce livre. Je ne sais même pas vraiment ce que j'en ai pensé.


J'ai longtemps hésité, non pas sur le fait de parler de ce livre, non ça, depuis que je me suis remis à bloguer régulièrement, la question, je ne me la pose même plus. (Le blog a une influence néfaste sur moi qui fait que je commence à croire que tout ce que je raconte peut s'avérer intéressant pour quelqu'un (ce qui entraîne chez moi des accès de mégalo assez frappants qui m'angoissent moi-même, décidément faut que je lève un peu le pied.))


Non, le point sur lequel j'ai pas réussi à me décider tout de suite, c'est : « Ce roman, je le critique ici ou chez les Chats ? », oui, parce que bon, je fais pigiste occasionnel pour les Chats maintenant, aussi.


Alors finalement, presque idiotement, je me suis dit que... c'était surement mieux de le faire ici, ne serai-ce que parce qu'il y a de plus grandes chances de croiser des amateurs de Nick Cave ici. Il y a aussi le fait que Les Chats sortent d'un cycle Philippe Jaenada, on va peut-être pas les traumatiser avec un bouquin aussi glauque que celui-ci. Et puis surtout... parce que je vais peut-être parler d'un livre, ok, mais ce que je vais écrire n'aura rien d'une critique littéraire. Du tout.


J'aime bien Nick Cave, le chanteur. Cela dit j'aime bien Bob Dylan le chanteur et je n'ai jamais lu son roman Tarantula, et n'ai aucune envie de le faire. Alors au final, qu'est-ce qui m'a poussé à le faire... On va dire que j'avais un a priori positif, en avait entendu de bons échos, et pensait que, bon, ben oui, Cave peut me tenir en haleine presque 500 pages. Et puis bon, un rockeur qui préfère écrire directement un bouquin plutôt que d'en faire un concept album imbittable, c'est forcément quelqu'un de bien intentionné.


Mais quand même, qu'est ce que ça raconte ? Euchrid Eucrow est l'honnête fils muet, à moitié autiste et légèrement psychopathe d'une alcoolique et d'un braconnier. Il vit dans Ukulore Valley, dont les productions principales sont la canne à sucre et les prédicateurs de la parole de Joseph Ukulore, fondateur de la secte des Ukulites qui règne en maître dans la vallée.


Admettons qu'on a, rien que dans cette description, suffisamment de choses : un muet, à moitié barge (qui d'ailleurs se parle à lui-même et vit un peu dans son monde), et un mysticisme franchement présent, assez de choses disais-je pour rappeler les pires des concepts album et opéra Rock jamais publiés. Ne manquent que des scooters.


Bon, vous voyez bien que je suis mal barré pour la critique littéraire.



Et je suis pas le seul à être mal barré, m'est avis.


Alors, d'un, ce livre est glauque. De deux, il est blindé de délires mystiques, pourtant pas toujours si délirants que ça. De symboles aussi. De malaise, de bêtise humaine, de cruauté, de... tout ce qui peut ne pas aller chez l'homme. Pour vous dire, même la météo est pourrie jusqu'à la moelle dans ce bouquin.


Et en fait je suis même pas capable de vous dire si j'ai aimé ce bouquin. Je l'ai fini, c'est bon signe. Mais j'ai hésité à le lâcher à une ou deux reprises (surtout au début du livre troisième, en fait...) . Mais le style, mes aïeux, le style !! Cette écriture, cette façon de prendre aux tripes, de tirer dessus et de retourner le lecteur comme une chaussette... Ce livre est saisissant.... On frémit d'horreur, on s'inquiète parfois pour la santé mentale de l'auteur...


Et puis on se rappelle que le bouquin est sorti à peu près au même moment que « Tender Prey »... Et qu'il faut le voir très certainement comme un morceau de l'œuvre Cavienne. On va pas non plus dire que les albums d'après le roman sont plus apaisés, mais ils sont moins... bruitistes, ou même foutraques. (Si, les premiers le sont un peu quand même pour une oreille non habituée, permettez-moi de le dire...)


A croire qu'il a lâché toute une part de son malaise dans le bouquin. Le bouquin, dans lequel on recherche sans même forcément le vouloir, des références aux albums. Un livre encore plus agréable, dans lequel on s'immerge plus encore, à l'écoute des (premiers albums des Bad Seeds  - « Tender Prey »). A croire que dans « From Her to Eternity », « The Firstborn is Dead », et « Your Funeral my trial », ce livre est en germe (et en toute logique il l'est surement), tandis que dans « Henry's Dream », « Let Love In », et «  Murder Ballads », il y résonne encore comme un écho.


Il occupe une place forte en fait dans l'œuvre cavienne, et explique pourquoi je trouvais que « Tender Prey » dépareillait dans la discographie... C'est parce que ce livre (sorti en 1989) y trouverai presque mieux sa place que l'album de 1988. Tiens, c'est marrant... C'est presque devenu un acte manqué révélateur, j'oublie toujours « The Good Son » dans la discographie du sieur Cave.


Bref. Je ne saurais dire si ce livre est bon ou non. Je ne saurais y trouver les références littéraires que tout le monde y attribue, ignorant tout ou presque de Faulkner, de Steinbeck, et de tant d'autres. Je sais que j'y ai trouvé une écriture franchement intrigante, mais qui porte l'histoire. Un gout pour la symbolique que je partage assez. Une folie que j'aime trouver dans ce que je lis. Des références, et quand il y a des références, mon égo est toujours flatté de les relever. Et surtout, j'y ai trouvé une ambiance cavienne comme je les aime. Même si , avec son goût du non-dit et de l'ellipse, je suis même pas sur d'avoir tout compris. Mais bon... c'est presque dans mes habitudes avec lui maintenant*.


Re - bref. Un livre à lire à tout prix si on aime Nick Cave. Malheureusement je ne suis pas apte à juger pour l'autre position.


Allez, je vous laisse avec le morceau que j'ai du écouter le plus durant la lecture de ce roman ... Et le pire c'est que c'en est un des rares qui, au final, me fait pas trop penser au roman.



A lire aussi, la critique du livre par BBB., mais chez Thom


* Ben oui, j'ai beau adorer le morceau, je sais toujours pas qui c'est ce gars qui a une main droite rouge.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 19:41

Je l'ai. En main, enfin, devant moi. En vrai. Cette fois ci, la question ne s'est même pas posée. Quand je l'ai vu dans le rayonnage, je l'ai pris de suite. Si j'ai regardé le prix, c'était vraiment à titre indicatif. Pour me faire une idée. Après... je me suis rué à la caisse. Pas parce que je me suis dit que, non, décidément, ce serait pas sérieux de prendre un autre disque, mais juste parce que... j'aurais pas pu trouver autre chose, mieux, ou même tout simplement intéressant après ça. Pas la peine de se prendre la tête.


Ce disque... j'en ai pas révé non plus, mais j'y ai beaucoup pensé. Dès l'instant où j'ai connu l'existence de cette édition, je savais que jamais je n'achèterais l'édition « classique ». C'est aussi simple que ça. Je ne suis pas un collectionneur. Juste... un doux réveur. Dont le rêve s'est réalisé aujourd'hui, et, par conséquent, a été brisé.


Une fois sorti du magasin... Je ne pouvais pas rentrer, comme ça, chez moi. Parce que, par habitude, je déshabille le CD dans le RER, au retour, impatient d'en découvrir le livret, le visuel, avant de me faire une idée du contenu musical. Là, c'aurait été... une insulte. Je suis donc rentré dans un petit café, place de la Sorbonne, ce café ou j'ai tant traîné à l'époque de mes études parisiennes. Il a le mérite d'être agréable, bien situé, et pas cher du tout. J'ai commandé un grand café, allumé une cigarette, et, pour la première fois depuis très longtemps, commencé à écrire, sur un carnet qui traînait dans mon sac. Ecrire, pas taper. Ecrire, décrire mes sensations, sachant déjà que.... Je risquais de l'oublier cette sensation.


Mon grand café est arrivé, et moi j'ai sorti l'objet. Et hésité. Hésité à le sortir de son emballage plastique. Alors j'ai déjà ouvert l'autre. Trout mask replica. Réalisant à quel point était ridicule mon plaisir de le trouver à pas cher du tout, cet album dont on m'a tant parlé. Et qui d'ores et déjà est relégué au rang de coéquipier. Il n e sera jamais pour moi le « génial album de Beefheart », mais « l'album que j'ai acheté le même jour que ».


Finalement.... Je dois ouvrir mon Graal. D'abord hésitants, mes doigts bourrus sont finalement pris d'une sorte d'hystérie, dépiautent le plastique souple, le réduisent en miettes. Puis le boîtier est là, nu devant moi. L'hésitation me reprend, à l'idée, de, cette fois, l'ouvrir. Et si cette occase était de mauvaise qualité ? Ou tout simplement pas à la hauteur de l'image fantasmée que j'en ai ? La raison reprend le dessus, Guic', tu es franchement ridicule, même les touristes anglais de la table d'à côté pourraient dire à quel point. Mais je les emmerde ! C'est mon grand moment à moi, le moment qui sanctifie 8 ans, presque, un peu plus en fait, de fanatisme, d'adoration de ce disque, bordel ! Bon. Je l'ouvre.



Le livret n'est pas celui que je connaissais. Il est brun, avec un côté « vieux livre », papier vélin, encadrement crénelé... Il ne contient que les paroles. Parce que pour les crédits, le reste de ce que contient le livret standard de ce disque, il y en a un second, en couleurs celui-ci...

Chose inhabituelle, l'intérieur des faces papier du disque sont imprimées, là, au centre du CD !! Oui, la conclusion est claire... L'objet est magnifique. Il y a beau ne pas y avoir les titres supplémentaires que je croyais y trouver dans ma version fantasmée (qui sont donc uniquement sur le vinyle), je me sens.... Bien, heureux, ravi, soulagé.... Etrangement complet.


Puis, d'un coup... le vide. Le rêve a disparu, il s'est brisé, ok, c'est parce qu'il s'est réalisé, mais.... Bref, c'est un sentiment aussi con qu'on cours de philo de terminale, mais il est là et il est dur à digérer ce sentiment. A quoi ca servira, maintenant, de faire les occases, vu que l'occase que j'ai espérée si longtemps est là, entre mes mains ? Je sais pas, que peut-il m'arriver de plus grandiose que ça, musicalement j'entends ? Trouver un exemplaire vinyle du Double Blanc numéroté, à 3 € dans une brocante ? Me faire une ligne de coke avec Pete Doherty ? Non, franchement ?


Alors on va rentrer, et taper un article là-dessus. Parce que cette sensation, si on en ressant le mauvais côté maintenant, on se sent bien de l'avoir vécue, au moins pour l'instant de joie, la découverte, la réjouissance.


Et vous savez c'est quoi le plus con ? C'est que depuis que je suis rentré... Je ne l'ai toujours pas écouté. Pas parce que je le connais par cœur, ça c'est rien... Mais parce que j'ai cette sensation qui fait que je ne trouve aucun système de sonorisation chez moi (entre le PC, le radio CD réveil, le poste.... Comme quoi c'est pourtant pas le choix qui manque), aucun système dis-je qui soit assez ... « digne » à mes yeux de le diffuser. Bizarre.


Mais bon...je sais bien que cette façon d'adorer ce CD va passer, d'ici peu il sera un disque parmi tant d'autres dans ma discothèque, peut être aurais-je un petit pincement en lorgnant dessus, de temps en temps... Peut être un sourire, par rapport à mon côté ridicule le jour de son achat... Mais plus la révérence que j'ai envers lui aujourd'hui.


Et c'est peut être ça le plus triste.



Quelques photos de l'objet du délit, quand même...





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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 12:00

Ou Les Dix Commandements de la Rockstar ramenés à 7 par flemme et manque d'inspiration.


Mon cher ami jeune ça fait maintenant un petit temps que je t'ai laissé en plan, j'espère que tu m'excuseras. Je t'ai promis de t'aider à trouver un batteur, enfin à en choisir un mais je dois être honnête avec toi... j'ai du mal à les séparer en catégories distinctes. Parce que, bon, franchement, passé la longueur des cheveux et le diamètre des bras, rien ne ressemble plus à un mec qui tape qu'un autre mec qui tape. Sauf peut-être  le boss de la section des Hell's angels de ton département. (En tapant ces mots j'imagine déjà un gros barbu avec un cuir, un aigle sur le dos portant l'inscription Hell's Angels - Nevers... j'adore)


Mais bon, mon ami, mon frère... Est-ce que tu sais au moins dans quoi tu t'embarques quand même ? Tout ce que tu devras subir avant d'être enfin une Rock star, sinon LA Rock star ? Non, c'est pas pour te dégouter, mais je me dis qu'il est de mon ressort, et même de mon devoir de t'expliquer ce qui t'attends. La vraie face de la vie de Rock star. Alors autant te le dire, je ne vais pas mentir. On va y aller franc du collier.


  1. Tu dois te droguer.


Alors là, tu vas me dire que c'est bon c'est déjà fait. Mais non. OK, tu as seize ans et tu as déjà pris une cuite à la bière (peut - être même as-tu vomi ce soir là !!) mais c'est pas pour ça que tu es le nouveau Lemmy. Tout au plus tu es peut être le nouveau « ton papa ». Et les pet' sur lesquels tu as tiré trois lattes chez tes potes partis en Week end culturel à la découverte d'Amsterdam, vas-tu me répondre ? Mais rien du tout ! Tu veux être une rock star gamin, ou ?? Tu veux pas faire du reggae, ni du trip - hop, non ? Alors autant être clair : la rock star se pique. C'est tout. A la rigueur elle gobe du LSD et encore... le résultat c'est tout au plus de la pop planante, jamais du Rock.



Ton modèle à toi, qui veut faire du Rock (majuscule incorporée) c'est Iggy Pop, Keith Richards, que sais-je encore... Regarde leurs bras. Demande-toi comment ils font pour tenir encore comme ça à 60 berges. Quoi ? La cocaïne ? Oui, OK, c'est vrai, mais la cocaïne seule... ça reste un truc de technoïdes... La coke, c'est plus David Guetta que David Bowie. (oui, c'est les deux, mais bon tu commences à faire chier là !). Bon regarde leurs bras que j'te dis !!! Bon ben faut assumer, aussi. Bref : si tu fais tout ton possible pour éviter prises de sang et vaccins que ta maman veut à tout prix que tu fasses... Laisse tomber. Deviens Rock - Critic. Tu fréquenteras le milieu du rock sans forcément tous ses dangers. Ou dealer, alors.


  1. Tu dois enchainer les filles


(Pas au sens propre, ni au radiateur.) Devenir une Rock-star, c'est d'ores et déjà renoncer à passer ta vie avec ta copine actuelle. Pourquoi ? Parce que si tu regardes bien, même les « gentils rockers », au final, sont obligés de laisser tomber leurs femmes. Les tournées à répétition, les sautes d'humeur, le côté... « Esprit torturé » de l'artiste, du créateur...A un moment elle va craquer et se barrer. Parce que tu ne seras pas là, et que quand tu seras là, eh bien, soit tu seras chiant, soit tu ne seras pas là quand même à cause du point n°1. Soit trois raisons pour que ca finisse. D'aucuns ont essayé de lutter contre cette logique implacable, et... McCartney a décidé de faire jouer sa femme dans son groupe, et même de l'y faire chanter. Je n'ai pas a en dire plus pour que tu comprennes que c'est pas une bonne idée. Cobain a épousé Courtney Love. Une collègue, qui aurait du comprendre son mal-être. Mais bon, aussi, c'était Cobain, quoi. Lennon a divorcé pour, se recaser... avec le succès qu'on connaît. Bon, OK, de temps en temps on a droit à une histoire glamour, entre Jagger et Faithful, entre Johnny et Sylvie, mais souvent ça finit par une tentative de suicide quand même. Le bilan est donc simple : tu es comme une pierre qui roule, un cow-boy solitaire, un Don Juan de la route. Tu dois abandonner tout espoir de correspondre au rêve de tes parents, leurs petits enfants seront illégitimes, conçus à l'arrière du van de tournée, ou ne seront pas !! Et en plus, quand tu seras devenu has - been (si, si, ça arrivera, c'est ça ou la Mort, en gros) tu pourras revendre la cassette de la conception aux tabloïds.



  1. Tu dois faire la une des tabloïds


Alors ça... Si tu respectes bien les points 1 et 2, tu devrais pas avoir à te fouler. Et si jamais c'est trop dur, démerde-toi pour qu'une de tes régulières fasse (ou ait fait) la célèbre troisième de couverture du Sun ou le mois d'Aout du Calendrier Playboy... Ca devrait passer tout seul.


  1. Tu dois décevoir tes fans de la seconde heure.


Et ce pour une raison très simple. Tu te rappelles ce petit concert presque intime, avec pas plus de 50 personnes à la MJC de Pagny-sur-Moselle ?



Eh bien apprends que dès la seconde année de succès, cette salle aura bizarrement contenu près de 1500 personnes. Au bas mot. Tout le monde a été fan de Nirvana avant la mort de Cobain, c'est bien connu.

Alors tu te dois de faire le tri. Par respect pour tes fans. Les vrais. Ceux qui te suivront partout. Tu dois sortir ton suicide commercial. Un disque déroutant, qui perd tout le monde, auquel on ne s'attend pas. Adore, Young Americans, In Utero, Kid A, les exemples ne manquent pas.

Ne t'en fais pas, ca fera surement mal dans l'instant. Certains des membres de ton groupe se tireront peut être, dégoutés de ne plus connaître le succès... Mais ce disque, oui, celui - ci, celui de ton échec, sera très vite le préféré des snobs, des esthètes, des rock-critics, de tes fans, des ostréiculteurs et des épileptiques.


  1. Tu dois avoir des emmerdes avec la police



La raison n'est pas importante : tu peux te faire choper avec de la drogue sur toi (point 1), tu faire arrêter pour exhibition (point 2), ou simplement avoir collé une droite à un fan (points 3 et 4), l'important est que toi aussi tu aies droit à une splendide photo avec numéro de matricule, pour donner du matériel aux tabloïds (point 3) et créer un nouvel objet de culte fanatique démesuré (point 4). Tu vois : tout se tient (point 5). Parce que, admets le, même les plus grands, dès l'instant ou il ne se montrent pas un tant soit peu sulfureux, personne n'ira les qualifier d'éminement Rock n' Roll... Thom Yorke est un génie, mais il est bien gentil... Si tu n'as jamais d'emmerde avec qui que ce soit... Tu resteras un artiste, mais jamais, jamais tu ne seras une Rock Star.



  1. Tu dois épouser une chieuse.


Oui, OK, je t'ai dit il y a quatre points de ne pas te fixer. Mais ca ne t'empèche pas de te marier. En l'occurrence avec la pire des personnes. Un jalouse déraisonnable qui va te pourrir la vie, te piquer la moitié de ta fortune au moment du divorce... Et de prférence déjà connue avant de t'épouser. Il serait trop facile de citer Yoko Ono, la pauvre, elle en prend déjà assez dans la gueule comme ça.... Non : une Jeri Hall, une Courtney Love, une la-femme-de-McCartney, celle-qui-a-une-jambe-de-bois-tu-sais, une Pamela Anderson. Il faut que ton histoire, déjà assez agitée au départ (épouse la au bout de trois jours !), atteigne son apothéose dans le divorce : Tu dois t'en prendre plein la gueule c'est là que tes fans te défendront alors qu'on t'accusera d'être un père irresponsable, camé jusqu'à la moelle, dangereux pour lui et pour les autres... C'est chiant, OK, ruineux lors de la conquète ET du divorce, mais bon, c'est un passage obligé.


  1. Tu dois mourir.


Oui, bon, on doit tous mourir un jour ou l'autre, mais toi, c'est pas pareil. Tu es une Rock star. Tu as vécu dans l'excès, tu dois donc mourir dans l'excès, ou, à défaut, à cause de tes excès. Imagine la honte, si jamais tu mourais d'une crise cardiaque en faisant ton jogging du dimanche matin, ou si tu mourrais -horreur- « de ta bonne mort » comme on dit par chez moi... Tous ces fans éplorés qui en plus ce diraient... Mais c'est con de mourir comme ça, c'est..... Ridicule, comment a-t-il pu nous faire ça ? Alors tu as le choix. Bien entendu, le suicide parait une option logique, tranquille... Mais bon, derrière tes fans vont chercher un appel à l'aide dans tes disques (oui, je te l'ai pas dit, mais pour être une rock star, oui, il faut faire des disques. Des concerts aussi, c'est un plus, mais c'est pas obligé.), OK, ca boostera les ventes, mais bon, ils ne feront que les comprendre de travers... Tu peux overdoser (cf. point 1.), tu as le droit. Tu peux (bonus) faire une overdose marrante. Tu peux mourir d'une longue et douloureuse maladie (considère l'overdose comme une « courte maladie rigolote »), due, bien évidement, à tes excès. En ce sens, un bon cancer, est, soit, du cerveau, soit du foie, soit des poumons. Une rock star digne de ce nom ne peut pas mourir d'un banal cancer de la prostate, vu que tout le monde en aura un un jour. (Idem : si tu es une rock star femelle, évite le cancer du sein ! Imagine - t -on Blondie sur des affiches encourageant à la mammographie annuelle ? Non, évidement non.)


Après "Pirates des Caraibes 3", Keith Richards devrait faire une apparition dans le prochain George A. Romero.


L'inconvénient dans ce cas, reste la non-surprise. L'anticipation qu'on peut faire de la mort d'un malade.

Alors il te reste l'accident. D'avion, de voiture, de plongée, de Jet-ski, de scooter, de guitare, vasculaire, de piscine, de Mississipi... le choix est vaste. L'accident bête quoi. Mais tellement classe. (Par contre un conseil essaye de te rnseigner pour bien choisir ta date afin d'avoir une couverture maximale aux infos... Si l'on prend l'exemple de Bob Marley, mort le 11 Mai 1981, il a fallu attendre 3 jours pour que sa mort soit évoquée aux infos télé françaises !! - véridique.)

Remarque : la jurisprudence Keith Richards n'est pas une jurisprudence-juste une exception qui confirme la règle.


Bon, cher ami jeune, si à la lumière de tout ça, ça te branche toujours de devenir Rock star... On se retrouve dès que je suis inspiré, et on parle fracassage de futs !!

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 19:25

Une lourde semaine de non-travail, un week end qui s'annonce ensoleillé mais dépourvu de toute activité prévue... On va quand même pas passer le WE à rattraper son retard en séries américaines, ce serait dommage.... Pourtant, même la perspective d'aller dilapider son salaire durement acquis au non-travail en disques et en livres ne m'excite même pas.


Et puis le hasard guide mes pas (enfin, le hasard), chez Arbobo, qui annonce un concert de Siobhan Wilson dans un bar du XIXème.


Siobhan, suffit de lire arbobo et on ne peut pas l'ignorer. Articles, invitations à rejoindre des groupes de fans sur Facebook, c'est clair, arbobo adore et il veut qu'on connaisse.


Bon, j'irais faire un tour.




J'arrive à l'Abracadabar tranquillement, avec un petit quart d'heure d'avance sur l'horaire prévue. C'est le moment des balances, bon, je me prends une bière, me pose, regarde les musiciens se mettre en place, jouer quelques notes, bouquine un peu, sors fumer une clope, tourne en rond, arbobo n'arrive pas, reprends une bière parce que ca fait plaisir des tarifs aussi bas, refume une clope, attends, rencontre arbobo, on discute, Siobhan se joint à la conversation, elle parle français avec un léger accent qui la rend vraiment craquante, et au bout d'un moment, alors qu'on parle Pixies avec arbobo je crois, le concert commence.


Et dès le premier morceau, je me mets à penser à... High Fidelity (oui, encore !!) A une scène précise du film, celle ou les trois losers sont subjugués par Marie De Salle. N'ayant pas trouvé de vidéo sur YouTube, sinon en espagnol, seuls les monomaniaques comprendront la référence, je m'en excuse.


Dans la foule de 12 personnes venues assister au concert, le silence se fait, tous les yeux sont fixés sur Siobhan... qui s'avère être une artiste des plus paradoxales. Elle rayonne mais est particulièrement timide. Elle a une voix splendide mais qui tremble dès qu'il s'agit de s'adresser au public. Elle joue de la guitare avec un talent certain tout en passant une majeure partie du temps à essayer de se cacher derrière elle.


Pourtant, dans la salle, tout le monde n'a d'yeux que pour elle (malgré 3 musiciens très doués en backing band). L'ambiance s'installe, vibrante, émouvante, rendant grâce à un répertoire magnifique, et en demi-teinte. A l'image de cette salle sombre, à peine éclairée par la lumière du dehors, et dans laquelle un unique spot éclaire Siobhan... On ne saurait dire quel est le but de ses chansons. Pendant une minute on se dit qu'on va chialer, la suivante on s'imagine déjà, par un après midi de mai ou Juin, allongé dans l'herbe à rêvasser en écoutant « Winter Song »... Quoiqu'il en soit, on se laisse transporter, agréablement, par la musique, par la voix, par ces textes (dont je ne comprends qu'un mot sur 3).


Bon.... je sais. Ces photos sont toutes pourries. Mais 1) Je les ai fait avec mon portable (je sais c'est mal) et 2) Pour une fois que je pique pas mes photos sur le net pour une chronique de concert....


Et, à un moment, oui, il faut bien que ça arrive, le concert s'achève. Siobhan pose sa guitare, et on revient à la réalité. A ce métro qu'on va devoir aller prendre. Mais on a vécu un grand moment, avec un artiste douée et simple, qui s'enquiert de savoir si on a aimé le concert, et à laquelle on ose pas vraiment avouer que... Oui, on a adoré le concert. Oui, on la trouve géniale, on trouve qu'elle a un talent extraordinaire (la pauvre, elle parait déjà si timide sur scène on va pas lui asséner ça au sortir de la scène...) Et que, si on reconnaît qu'elle devrait avoir du succès, un succès monstre, en toute logique.... On souhaite égoïstement, au fond de soi, que non. Pour continuer à la voir en concert comme ça, dans cette ambiance intime, ave pas plus de 15 autres quidams. Pour se sentir comme ça, bien. Privilégié. Chanceux.


Mais il faut redescendre la Seine, maintenant, retourner au métro, tranquillement.  En pensant au soleil, quand on pense à Siobhan.


(Et là, face à cette chute, je me demande combien de dizaines de personnes l'ont déjà utilisée.)


Donc il me reste plus qu'à vous laisser avec Siobhan... Faute de vidéo digne de ce nom sur YouTube, je vous laisse donc avec son Myspace.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:40

Vu que c'est un disque que je ne saurais pas aborder... Je vais tout simplement pas vous en parler.


Ce week-end j'ai raté un concert. Un concert qui, dès le départ, se révélait bizarre. Pour la nuit blanche, Patti Smith donnait un... « concert ». On serait dans les années 60 et Patti serait Yoko Ono, on appellerait ça une performance. C'est-à-dire un truc bizarre qui risque d'attirer du monde.


Et samedi soir, devant l'église de Saint Germain des Prés, elle devait donner un concert inspirés de textes de Saint François de Salles, accompagnée de son fils et de sa fille. C'aurait été n'importe qui d'autre, j'aurais éclaté de rire, là non. Parce que... parce que c'est Patti Smith, et qu'elle pourrait chanter le bottin, j'y croirais quand même.


Cependant les choses (le destin ?) en ont décidé autrement, et ce soir là, j'étais à des bornes de la petite église que l'œil droit de Sartre pouvait contempler depuis le comptoir du Flore tandis que le gauche touillait un grand crème avec 2 sucres. A la place, ce jour là j'ai acheté « Wave », du Patti Smith Group, comme ça, comme un hommage, à défaut de pouvoir finir ma soirée devant un demi de Jupiler, à draguer la fille de Dame Patti, Patti Smith, la plus grande des poétesses punk, oui, la plus grande car la seule à qui on a apposé ce qualificatif ronflant. En posant le disque sur la platine la déception ne s'est pas fait attendre, oh non : Patti chantait.


Patti chantait. Juste.


Qu'y a-t-il de plus intolérable pour l'indécrottable fanatique de Horses que je suis, qu'une Patti Smith qui chante, comme la dernière des Debbies Harries ? Patti a le droit de parler, de déclamer, de geindre, de hurler, de s'égosiller... mais pas de chanter, et certainement pas juste ! C'est trop intime. Se rend-elle compte que c'est ce que certaines personnes font sous la douche ?


Non... la voix de Patti est faite pour porter un texte fort, tout en changements, sans réelle répétition, le couplet refrain, non, c'est trop banal... Or Patti est unique.


Horses est sorti en 1975. Patti était déjà la femme de Fred Smith, du MC5, un des groupes qui allait sans le savoir changer la face du monde. Monsieur est guitariste dans un groupe de rebelles (que j'oserai qualifier de proto-punk), et Madame est artiste. A eux deux, ils offrent les deux visages du punk, un résumé parfait et pourtant anticipateur de ce qui arrivera des années plus tard (bon, O.K., 2 années plus tard), à savoir ce monstre bicéphale nommé punk, Television vs. Sex Pistols.


Excusez moi de partir comme ça, mais on ne va pas me reprocher de donner dans l'envolée lyrique en parlant de Horses quand même !!


De l'autre coté de Horses, assis derrière la table de mixage... rien moins que John Cale. Le guitariste du Velvet Underground, le producteur de The Stooges, ... et producteur de Horses, également.


L'album s'ouvre sur une reprise, s'achève sur une autre (sur ma version CD!). On ouvre avec un piano, sombre et clair, qui joue les mêmes 4 accords en boucle... La voix arrive, presque décharné, aigre, amère... mais douce. Subtilement douce.


« Jesus died for somebody's sins but not mine... »


Pendant 3 minutes, la musique va s'emballer, tourner de plus en plus vite, avant d'exploser dans une somptueuse reprise de "Gloria"... et ça y est, vous êtes partis.


Tiens, parlons encore d'autre chose que de ce disque, tant que j'y pense. En Juin dernier, le 21 pour être précis, des groupes de jeunes à guitare et à cheveux gras et/ou long avaient envahi la Grand Rue de ma ville d'adoption : Nancy. A peine arrivé dans la rue, un groupe attire notre attention : Converses, jean slim.... Si jamais ils n'ont pas bon gout, on pourra toujours se foutre d'eux, ces Naast du pauvre. Plus ils jouent. Ils commencent un rappel que personne n'a réclamé, mais.... Pour une raison que j'ignore, les accords de guitare provoquent en moi un frisson, et cette interrogation : je connais, mais j'arrive pas à me rappeler... C'est quoi ?


Et, tout à coup (bon, vous l'aviez deviné...) :


« Jesus died for somebody's sins but not mine... »


Les morceaux en crescendo comme celui - ci ont cette beauté, cette force qui empêche qu'on s'en dégoute en les passant en boucle. Le début est beaucoup trop bas par rapport à cette fin en apothéose que... Il nous désintéresse soudain. Il est inaudible à ce moment là. Alors on attendra une heure, un jour, un an avant de le réécouter, avec cette excitation due au fait qu'on sait ce qui va arriver, qu'on l'attend, et que ca ne nous décoit pas quand ça arrive.


Patti déprime: elle vient d'être rétrogradée en 14 ème division.

 

Enfin quoiqu'il en soit, à ce moment c'est bon, vous êtes entré dans l'album, suite de morceaux inspirés de poèmes plus ou moins longs de Mme Smith, qu'elle déclame, chante plus ou moins bien. Parfois la musique et la voix élaborrent une véritable chanson, c'est le cas sur Free Money. Parfois, la musique ne fait qu'accompagner, illustrer le texte déclamé (et surtout pas chanté) ... Et là on atteint des sommets, on décole, on va "up up up up up up up up up up up up uuuuup uuuuuuuup" comme sur Birdland...

C'est amusanbt car en parlant de ça, ça me rappelle le jour où je suis allé voir Boulevard de la Mort" au cinéma... C'était un petit cinéma d'art et d'essai sans prétentions, aux sièges durs malgré la mousse centenaire qui les recouvre, au petit écran mais à la programmation impeccable. Le Zola. J'arrive dans la salle, un peu en avance, car.... je ne supporte pas de rater les bande-annonces. C'est comme ça, on a tous des tics, des obsessions plus ou moins graves. Moi c'est les bande-annonces. Or, dans ce petit cinéma... rien sur l'écran, sauf le film. Et avant... un piano délicat, une basse qui entre... et la voix, troublée, vibrante...

Every night before I go to sleep
Find a ticket, win a lottery,
Scoop the pearls up from the sea
Cash them in and buy you all the things you need
.

Free Money. Le film pouvait être pourri, je m'en foutais, la sortie était réussie. (Bon, déjà, le film était pas pourri, et en plus après Patti, on a eu droit à "Elevation" de Television, c'est dire si j'étais joyeux dans ce petit ciné.)


Tous les snobs du Rock ont l'habitude de faire une distinction entre "culte" et "classique". Pour résumer à l'attention de ceux qui n'ont pas tout suivi : l'artiste culte n'a pas forcément (et même rarement ) connu le succès du temps de son existence, mais a inspiré le groupe « classique » qui a vendu des disques par palettes . Les Pixies sont cultes par rapport au classique Nirvana. Par exemple.


Horses est un album complètement azimuté. Il aurait du rester culte. Mais il est si bon que... c'est devenu un classique. L'emblème Pattismithien. Personne n'ira citer directement de Patti Smith ses albums plus « classiques » dans la forme, les « Easter », « Wave »... Non, on citera Horses. Parce que c'est le plus Patti Smithien des albums de Patti Smith.


D'ailleurs, si on demande à un quelconque quidam de citer un album de Patti Smith, soit il dira Horses, soit il dira « Patti Qui ? ».


Et en parlant de Qui (art de la transition) cet album se referme (en tout cas sur ma version CD, mais je crois que c'est juste un bonus) sur une reprise de My Generation, plus... Plus, quoi. Plus violente, plus sauvage, presque plus rageuse que l'originale.... Pas meilleure, certes pas. Mais plus... punk.


Voilà, le mot est laché. Le reste appartient à l'histoire. Pas comme le concert de samedi.


Et pour pas mourir idiot... L'album est en écoute chez Jiwa.

Et pour ceux qui n'auraient le temps que pour... un déferlement dans leur tête, petit cadeau.

 



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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 19:18
C'est marrant ça.... En musique, il n'y a pas de droit d'auteur sur les titres de chansons. Il y a bien sur des droits sur les chansons, mais les titres... Certes, ca doit parfois offrir quelques déconvenues lors des recherches Google de tout ces méchants pirates qui grouillent sur le net, mais bon. Des fois, on arrive à des droles d'associations...


En voisi juste quelques uns que j'ai relevés par moi-même... Je vous laisse la main pour faire partager vos découvertes concernant ces titres bicéphales...


A tout seigneur, tout honneur (le premier que j'ai remarqué...) :


-         Bodies, par les Smashing Pumpkins, ou les Sex Pistols.

-         1984, Par David Bowie, ou Eurythmics

-         Cemetery Gates, par les Smiths* ou... Pantera

-         Rock n' Roll, par Led Zeppelin, le Velvet Underground, ou encore Daft Punk*

-         Today, par les Smashing Pumpkins, ou Jefferson Airplane

-         Somebody to love, par Jefferson Airplane ou Queen

-         Take a bow, par Muse, ou Rihanna

-         Rock star, par Hole*, ou NERD



Allez, maintenant, à moi de vous laisser vous amuser, non sans vous laisser vous délecter de la playlist qui va avec.... Et voir à quel point les idées peuvent ... diverger sur un titre. (Le Muse / Rihanna reste mon préféré...)


 



*Version absente de la playlist pour cause de Deezer.

 






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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 00:01
... et ce, à moins que vous soyez vraiment super rapides, chanceux, ou réactifs à la publication d'un article ici...

Je serais là...



Ou là...



... donc pas vraiment dans le coin, et peu susceptible à mettre à jour ces pages... Donc, si votre participation au Rock n' Roll Hall of Shame parait en ces jours, envoyez moi le lien par mail à l'adresse habituelle et tout sera publié, remis en ordre, mis à jour dès Dimanche soir...

Retour à la normal espéré pour ... jamais. Ce serait trop triste.
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 15:00

(Un article entrant dans le cadre du Rock n' Roll Hall of Shame, bien évidement.)


Allez-y, riez. Bon, c'est bon, vous êtes calmés,  on peut y aller ?


Replaçons les choses dans leur contexte. J'ai découvert et surtout commencé à apprécier le Rock (enfin, tous les trucs avec des guitares) quand j'étais au lycée. Pas de chance pour moi je suis arrivé au mauvais moment. Cobain, mourrant en 94, marquait la fin de la période Grunge. Is this It ?, premier album des Strokes ne sortira qu'en 2001, amenant avec lui un renouveau médiatique du Rock dit « garage ». Ce timing a une importance capitale. Si seulement j'avais pu m'éveiller au rock, même via une sorte de « pop punk », quelques années plus tôt, quand sortaient les Dookie, Smash et autres ... And out come the Wolves... Mais non : moi, ce sera « Enema of the state ». Rien moins.


Sachant que c'allait pas être mon entourage familial qui allait me rendre enclin à jeter une oreille sur ce style musical, il fallait s'en remettre à un entourage de camarades aux goûts pas beaucoup plus formés que moi, mais qui présentaient un avantage indéniable : eux, ils avaient des graveurs de CD chez eux.


Le premier disque de « Rock » que j'ai écouté et apprécié au moment de sa sortie, c'est le Americana d'Offspring. A l'époque, « Pretty Fly (for a white guy) » passait dans toutes les soirées ou je pouvais aller. Mais c'était bel et bien le SEUL morceau de Rock qui passerait dans la soirée.

Et derrière, arrive ce fameux album, de blink - 182, faut surtout pas oublier le chiffre sous peine de passer pour un profane. L'album de ce fameux mois de Juin... Celui des beaux jours qui reviennent, des jours de lycée où on a le sourire parce que bon, l'année est bientôt finie. L'album qu'on est fier d'écouter car il ne passe pas en radio (ou du moins sur NRJ). L'album fait par des mecs tatoués. Des rebelles. Un album qui s'appelle « Enema of the state », titre dont on ne comprendra que trop tard qu'enema n'est pas une déformation argotique d'enemy (comme on aurait « see ya » par exemple), mais un mot signifiant « lavement ». Rappelons, chose importante, qu'à cette époque, on ne comprends que peu l'anglais, et, surtout, on s'offre des traductions approximatives. « Offspring ? C'est trop commercial, moi j'écoute blink ». (Putain ce qu'on peut être con au lycée * !! Ce que JE pouvais être con.)


Mais avec tout ça.... Qu'y a-t-il dans cet album ?? Eh bien, un petit lot de pop songs tendance punk rock (c'est-à-dire pas l'esprit, mais la construction basique du punk), agréables à écouter, et totalement régressives. Voir What's my age again pour comprendre ce qu'est la régression dans ce qu'elle a de plus... bas, en fait.) Un humour pipi caca version anglo saxonne (Dyssentry Gary, quel titre !) avec, au centre de l'album, la ballade de rigueur, Adam's song, ou on essaye d'être un peu plus sérieux... D'ailleurs, dans la suite des publications de ce groupe, les textes plus sérieux prendront peu à peu plus de place (Stay together for the kids, don't leave me... ) A tel point que leur dernier album, le classique album éponyme du retour aux sources, mins égratigné par la critique (mais quand meme défoncé, hein...) est celui que je n'aime pas: trop adulte. Et aussi tout simplement chiant, et jamais réellement joyeux.


Il est une notion qui est l'ennemi le plus complet de l'amateur de Rock : l'efficacité. Parce que c'est ce qu'on retrouve dans tous les titres de tous les groupes qu'on prendra un malin plaisir à détruire. Ces groupes, les U2, Coldplay etc... sont capables de composer des morceaux « efficaces ». Ce qui veut dire qu'ils plairont à tous. Ils ont « trouvé la recette »  ©, pour faire des morceaux totalement accessibles, qui tapent dans l'oreille et sont agréables dès la première  écoute (mais qu'on aura oublié 3 jours plus tard, certes.) Cet album est vraiment, fondamentalement, efficace. Tous les titres de cet album sont gentillets, agréables à écouter... donnent envie de bouger, sautiller (pas headbanguer, quand même...), et, bon, bref, ça passe tout seul. Même aujourd'hui. Pour celui qui a passé les 10 dernières années à boire du Champagne, le diabolo fraise, qui est pourtant bien moins "évolué" aura un gout particulièrement agréable.

 


"Une truite comme ça que j'te dis !"


Et pourtant, en parallèle, cet album nous a fait poser (« nous » renvoyant aux 15 adolescents boutonneux et à la voix modulable constituant l'auditoire blinkien de ma classe de première) une question fondamentale. « Blink est il, ou pas, punk ?» Au final, la réponse importe peu, même si on sait tous que c'est non, l'important c‘est l'apparition du mot punk dans le paysage. Je sais pas parmi ces 15 combien auront été creuser derrière, essayer de comprendre, mais je sais que moi j'en suis de ceux là, et que... c'est le genre de choses importantes au final quand on se targue d'être un amateur de rock.... J'ai une dette d'honneur envers ces petits gars là. J'y serais certainement venu de toutes façons, mais c'est à cause de Blink - 182 que j'en suis venu à écouter les Sex Pistols, les Clash, les Ramones, Patti Smith.



Alors finalement... Enema of the State est le dernier album totalement insouciant, « pur », complètement déconneur. Juste des chansons sympa, à un moment ou le groupe ne savait pas encore ce qu'était un piano ou un bidouillage électronique, et ne pensait pas qu'une chanson puisse dépasser 3 minutes 30. Et justement c'est ça qui fait que je l'aime encore.


Déjà, il n'a pas vieilli. Oui, ce disque est nul. Mais étant moisi à la base, le vieillissement n'a aucun effet sur lui.


Sauf que... son écoute non plus n'a pas vieilli ! En écoutant cet album, ça y est, je suis de retour en ce beau mois de Juin 2002, de nouveau je suis avec ces potes dont je n'ai pas de nouvelles depuis des années, et ont beau être mes "Friends" sur Facebook, à qui je n'adresse plus la parole et dont j'ignore aujourd'hui tout. On est de nouveau là, à élaborer une antenne en fil de fer pour capter les matches de la Coupe du Monde sur la télé de la salle de classe ou on est censés réviser notre bac. De nouveau je replonge en ces temps insouciants ou mon plus gros problème, ma plus grosse angoisse, c'était le fait de pas avoir de gonzesse  (ça, en plus GROS problème, mais c'était un temps béni !!), ou j'allais bosser avec le sourire, le soleil dans les arbres... Où je savais que de doutes façons j'allais l'avoir mon bac... Et donc m'en foutais totalement. En ce temps où, déjà, je voulais profiter des derniers instants de ce genre que je pouvais vivre.

Pardon. Sincérement. Acceptez ces quelques roses en symbole de notre repentir.

Eux aussi n'avaient pas envie de grandir, avaient envie de rester à faire les cons. Ils étaient... presque comme moi.(Oui, déjà jeune j'étais très prise de tête quand même... et ne pouvait donc pas pleinement me reconnaitre en 3 punkoïdes régressifs californiens.)


C'est marrant, avec le recul, j'en arriverais presque à me dire que Juin 2002 fut le plus génial mois de ma vie... Et cet album y reste associé.


Alors c'est pas parce que je suis devenu un petit con snobinard qui ose dire à sa sœur que U2 c'est pas non plus le plus grand groupe du monde (bah oui, c'est Radiohead le plus grand groupe du monde), parce que je me suis pris de passion pour des groupes tous plus morts les uns que les autres, aux textes (parfois) profonds ou (dans le cas « pas profonds ») incompréhensibles, que je n'ai pas le droit de me faire, avec plaisir, une petite injection de connerie juvénile et de joie puérile. La preuve, en réécoutant cet album pour écrire cet article, je me suis retrouvé à faire semblant de jouer de la batterie pour la première fois depuis.... Des années. (Quand j'ai réalisé que c'était ridicule, et dangereux pour les objets m'entourant.).


En plus, alors que j'approche de l' « age auquel personne ne t'aime », il serait trop con de ne plus apprécier un bon petit « What's my age again ? »... Non ?


« And that's about the time she walked away from me
Nobody likes you when your 23
And you still act like you're in Freshman year
What the hell is wrong with me? »






 * Juste une remarque, qui pourrait vous aider à saisir le contexte (mon influençabilité, le dégoût du « moi à cet âge là » que je peux avoir aujourd'hui...) un peu mieux : le lycée, pour moi, ça a duré de mes 13 ans à mes 16.

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