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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 10:00

Rock Critic ça a l'air fun comme ça, mais quand même c'est vachement tendu comme boulot. Parce que bon : Admettez qu'un mec de 40 balais qui rappelle que les Who, qui chantaient « Hope I'll die before get old » sont ridicules à 60 ans et 50 % du groupe d'origine, faut qu'il ait un sacré aplomb, ou une bonne dose d'inconscience, pour se dire que personne osera lui rebalancer son âge à lui dans la gueule comme contre argument.




C'est que des positions dans le genre, soit fragiles, soit même contradictoires, il en prend un paquet le Rock - Critic.  Paraitrait même que la schizophrénie est reconnue comme une maladie professionnelle chez eux. C'est donc le moment de faire un rapide point sur les grands paradoxes du Rock - Critic.




1. Le Rock critic aime à rappeler que le Rock, c'est la musique de la rébellion adolescente, un truc de jeunes, qu'il faut encore avoir de l'acné et du duvet pour vraiment en comprendre la substantifique moelle, et que de toutes façons, à de très rares exceptions, un groupe de Rock qui passe les 7 ans de carrière va tourner en rond et perdre tout son intérêt et commencer à faire de la variété.

Mais bon, lui-même a déjà au moins 40 ans, 3 mômes et un max de thunes sur son PEL. Et il est l'incarnation même de la cause Rock n'Roll.



2. Le Rock Critic ne supporte pas qu'un artiste n'avance pas. Si un groupe a le malheur de sortir deux albums consécutifs un tant soit peu similaires, il va se faire laminer dans les grandes largeurs. A la rigueur, le second aura droit au qualificatif d'album de la confirmation. Mais un autre se fera détruire, annihiler, réduire à néant. Cependant, si l'artiste en question a fait preuve d'une certaine originalité au court de sa carrière, osant quelques expérimentations çà et là, et que cet album décalque de son début-album est, je sais pas moi, le 5ème, 6ème, 17ème... Il ne s'agit pas là d'une régression artistique, mais, évidement, d'un extraordinaire retour aux fondamentaux.



3. Le Rock - Critic aime que les artistes innovent, propose des choses nouvelles, et se plaint sans cesse que la musique n'avance plus de nos jours, que les artistes se sentent en permanence obligé de faire dans le « déjà entendu ». Pourtant il a gardé intacte sa capacité à s'émerveiller devant l'album d'un groupe qui « n'invente rien, mais le fait tellement bien / avec une telle classe ».



4.Le Rock Critic tient à rappeler que le Rock est avant tout une musique populaire, faite pour parler à tout le monde. Musique intemporelle également, qui s'adresse à la jeunesse, dont les buts premiers sont l'amusement, la déconne, la jeunesse dans toute sa splendeur, sans prise de tête. Mais il est tellement persuadé de son bon gout, de détenir la bonne parole, qu'il se sent obligé de démontrer par a+b le pourquoi du comment de ses opinions, faisant sans cesse appel à des références absconses (de préférences à des domaines artistiques dits majeurs, en particulier la littérature), ... rendant sa critique totalement hermétique à 60 % des gens à qui il croit s'adresser.



5. (Mon préféré) Le Rock Critic a une passion pour tous les artistes qui ont voulu soit revenir aux sources, soit tout détruire dans une furie dévastatrice, vouant un culte immodéré aux punks. Parce que le Rock des années 50 / 60 , la base, ça c'était vrai. La simplicité, l'urgence, la rage du moment, la volonté d'aller de l'avant et de briser les codes, voilà ce par quoi le Rock-Critic jure, par ça, et seulement ça. A ceci près qu'il le fait généralement à grands renforts de phrases de 10 lignes et de mots de 5 syllabes que les Académiciens (Goncourt ou français) ne renieraient pas. Avec ce petit bonus spécial Rock-Critic (oui, le reste pourrait s'appliquer au snob musical commun) que j'appellerai la « peur du vide qualificatif » qui sera notre bonus.


Un exemple, pioché dans un commentaire d'un illustre inconnu, chez G.T. : « le Rock ne prétend pas être une musique Savante. AC/DC, je l'écoute. Je ne suis pas fan, mais leurs morceaux simplissimes et accessibles dégagent une énergie communicative qui mérite d'être valorisée. »





Bonus : la peur du vide qualificatif. C'est une maladie qui touche les Rock Critic, qui fait qu'ils sont incapables d'écrire un nom sans y apposer un adjectif, un verbe sans adverbe, ou une phrase sans incise. Tendance qui atteint son apogée dans les listes de qualifiquatifs ou de qualités.  Quelques exemples pris à et là dans des critiques de collègues parleront surement mieux :


« Savoir, comme le fait Radiohead, composer des chansons très mélancoliques, émouvantes et lyriques sans tomber dans le pathos adolescent et pompier, c'est déjà un exploit. »


(Remarquez cette rythmique toute particulière, avec les énonciations par trois.)


« Qu'il s'agisse de mid-tempos arrosées de guitares saturées [...] ou de power-pop aérienne typique des college-bands américains [...], le groupe témoigne du même mélange d'aisance et de rigueur, de morgue et de maîtrise. »


(Variation du rythme, en « deux fois deux » : forme souvent employée pour former des couples d'opposés : « tout à la fois branleurs et consciencieux, génie oublié et obscur artiste surexposé », par ex.)


« Un peu moins rétro et lyrique qu'Elvis Perkins, un tantinet plus rock que les Pale Fountains malgré la trompette, plus proche peut-être de l-ll ou de Julie Doiron. »


(Une variante de la « surqualification » : la « sur-comparaison ». Très pratique, car on peut s'en servir pour les stickers qu'on accole sur les disques.



Mais bon. Arrêtons-nous là. D'une part, parce qu'il faut garder une part de mystère (ou de quoi faire un second article sur ce thème), d'autre part parce que... C'est bien mignon d'ainsi dénoncer ses petits camarades, mais bon... je ne pense pas valoir beaucoup mieux moi-même, question « tics d'écriture » !




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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:10

AC/DC, donc, pour ouvrir le bal. Quelle idée, je me heurte déjà à des problèmes techniques Deezeriens. M'enfin.

 

J'ai dit que j'expliquerai le choix des groupes, mais bon... Si vous vous demandez réellement pourquoi AC / DC ca va dégénérer en "Pourquoi les Beatles ?" un peu plus tard. Et on aura pas fini.


Pour AC/DC, la solution est simple : ne retenir que des hymnes. Même si, des hymnes, il y en a bien plus de cinq dans leur carrière. Et, en plus, se focaliser sur l'age d'or du groupe la période 1975 - 1981, période formatrice et charnière, vu que c'est aussi celle durant laquelle ils ont du malencontreusement changer de chanteur, passant du hurlant Bon Scott au beuglant Brian Johnson. Mais bon. Place aux titres.


It's a long way to the top (if you wanna Rock n' Roll)


Une des meilleures chansons sur ce qu'est le fait de monter un groupe de musique... A faire réécouter à tous ceux qui pleurent sur la perte de leurs royalties, certainement. Et puis rien que le fait qu'il y ait de la cornemuse en fait un monument, parce que 1. La cornemuse ca fait toujours rire, 2. Ca permet à ceux qui ne supportent pas la voix de Bon Scott de s'offrir un peu de repos. Et franchement, que la cornemuse paraisse reposante, c'est pas tous les jours que ça arrive.

 

 




Let there be Rock


La genèse selon Bon Scott, l'expression est consacrée concernant ce titre. Le titre pourrait être le manifeste du groupe. Le morceau est emblématique de cette première période. C'est juste une des plus grosses tueries qu'ils aient jamais sorties. Ca suffit à lui assurer une bonne place ici, non ?

 


 



Hell's Bells


Ah... Chacun ses petites tares : j'adore quand AC/DC rajoute un détail à la con dans ses chansons. Ici le glas de l'intro. Chacun ses petits traumatismes : j'ai un jour entendu quelqu'un répondre « Daft Punk » pour cette intro dans un blind test. Chacun ses petits plaisir : c'est mon titre fétiche pour passer le balai. Chacun ses anecdotes dont tout le monde se fout. Aussi.

 



Rock n' Roll ain't noise pollution


Hell's Bells ouvrait Back in Black, ce morceau le referme, entre les deux s'est déroulé mon album préféré du groupe (et certainement le meilleur, du moins, selon moi, il l'est). Blues Rock fascinant qui fait bouger la tête, un nouvel hymne, un nouveau slogan, mais où s'arrêteront-ils ??


 

 



For those about to rock (We salute you)


Eh bien pas ici. Nouvel hymne, nouveau slogan ET nouveau détail à la con : les canons. Puis un solo de guitare dément et Bye-bye. C'est comme ça que finissent les concerts d' « essdess » et que finit ce mini Best Of perso. C'est peut être complètement con, parce que la chanson qui annonce que ca va rocker  sévère achève la séance de rocking, mais c'est comme ça et pas autrement. For those about to rock, Guic salutes you.

 


 


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:01

Le concept est simple : j'ai sélectionné les 31 artistes, groupes ou chanteurs, les plus importants à mes yeux, les plus fondamentaux, ceux qui ont vraiment marqué ma façon de voir les choses. Et pour chacun, j'ai sélectionné 5 titres + un titre bonus (généralement une reprise, soit d'eux, soit par eux).


De plus, ça me permet, en cas de panne d'inspiration, de continuer à alimenter ces pages, et ce sera pas un mal.



Comprenez cependant une chose : le choix de ces tops 5 ne tient pas tant d'une volonté de classement que d'une volonté de sélection. A force de dire sans cesse que telle ou telle chanson serait dans mon top 5 des chansons du groupe/ des années 60/ pour copuler/pour fumer et boire/ pour se lancer dans une carrière de serial killer/ pour cuisiner des palourdes (rayez les mentions inutiles), la plupart de mes tops 5 dénombrent des milliers d'éléments - de la même façon qu'avec l'ensemble des reliques du Christ trainant dans les cathédrales du monde, on devrait pouvoir reconstituer une bonne dizaine de Christs entiers.



Seules limites : il faut que la carrière soit assez conséquente pour pouvoir en extirper un Best Of. Quoique.

Ma manie du rangement officiera également de la façon suivante : ordre alphabétique d'artiste, ordre chronologique dans les Best Of.

Faisons les choses simplement : j'expliquerai simplement le choix du groupe, l'approche utilisée pour le choix des titres, puis on envoie la playlist Deezer (ou pas, parce que bon ils ont pas tout non plus).

Parfois, on s'offrira le luxe d'un bonus, comme ça, pour le fun.


Bien entendu, n'hésitez pas à livrer votre propre Top 5 / Best Of de chacun des artistes qui seront pris en compte dans cette série !!


C'est parti !

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 19:25

Arriver sur le Web pour partager sa passion de la musique n'a pas que des avantages. En même temps, se passionner pour la musique, en soi, non plus.


Mais surtout, mon faible esprit se retrouve face à son pire démon : la lassitude. Mais revenons plutôt sur l'évolution des choses afin de bien cerner ce problème.


Bon, vous connaissez tous ce processus, ne serais-ce que parce que je l'ai déjà grandement raconté, mais aussi parce que vous, lecteurs (enfin, je suppose, une grande majorité d'entre vous qui me lisez) êtes aussi passé par là.


La découverte d'une passion pour la musique est quelque chose de fascinant. Surtout quand elle arrive en fin du XXème siècle et qu'on se passionne pour le rock. 50 ans de musique à rattraper... Ca fout le vertige. Le champ des possibles est énorme, les découvertes s'enchainent, on se prend claque sur claque, on en vient à expliquer à ses propres parents à quel point ils n'ont pas su profiter de leur époque... (Mais ca c'est parce qu'on a pas vécu le même contexte : S'il me parait insensé d'écouter Delpech plutôt que le Clash en 1977, c'est uniquement parce que je n'ai pas vécu cette époque. Je suppose que le public des Clash, en France, en 1977, devait être assez réduit, et il n'y a pas de raison pour laquelle j'aurais été plus malin que les autres à cette époque. Mais bon, c'est mon avis.)


Enfin bref : on commence par se passionner pour un groupe, puis pour ses influences, ses parents proches, ses successeurs, et la liste s'allonge, s'allonge, regorge de classiques à connaître, on découvre, on apprécie, on hait, on se prend des claques, on a envie d'en mettre, on headbangue, on pogotte, on râle, on chiale...


Et un jour, bizarrement, la fréquence des claques qu'on se prend diminue.

Et un jour, malheureusement, la claque devient l'exception. Elle devient, certes, plus forte du fait de sa rareté... Mais elle manque.


Au bout de trois ans de « formation », j'avais déjà découvert disons 50 % des artistes qui figurent à l'heure actuelle au rang de mes artistes fétiches. Les classiques, évidement : Les Beatles, Doors, Bowie, Clash, Velvet... Et les miens propres, Smashing Pumpkins en tête.


2006, l'année ou j'ai commencé à fréquenter cette blogosphère rock, marque un tournant : bizarrement, depuis 3 ans, seul un artiste chaque année se voit rejoindre ce groupe des groupes qui comptent vraiment pour moi, souvent à l'occasion d'une redécouverte à l'aune d'une plus grande maturité... En l'occurrence les Who, Nick Cave, et les Smiths. 2009 n'a pas encore apporté sa surprise.


Mais ce qui apparaît en même temps, c'est... d'être au courant de sorties de nouveautés beaucoup plus vite, de savoir que « tiens, cet album là, le gars est pas connu mais le disque est génial », bref, tant de trucs qui font que le boulimique musical qui se terre en moi se trouve ravi.


Mais chaque médaille a son revers et le boulimique finit par ne plus apprécier le gout des aliments. Tout parait soudain fade et plus aucun album ne s'offre le luxe de squatter la platine des semaines et des semaines comme pouvait le faire nombre de ses prédécesseurs. Certes, oui, il y a toujours, ici ou là, un album qui plait franchement, mais rien qui obsède, reste, marque, aucun album qui s'invite au banquet de ceux sans lesquels je ne pourrais survivre. C'est là qu'intervient la lassitude. C'est là que j'admire la capacité des autres blogueurs que je fréquente en ces pages à se réjouir, à s'enflammer pour certains disques, capacité que je perds un peu chaque jour.

Au profit d'une extraordinaire capacité à paraître snob en trouvant tout ce qui sort totalement surévalué.


Putain, le snobisme... Le truc que je voulais éviter à tout prix, le truc qui m'horripile (quand il est réel, pas quand c'est du second degré), le voilà qui me tombe dessus, comme ça, sans prévenir. Et même, au début, sans que je m'en rende vraiment compte pour tout dire. Pas la peine que j'étale le mien, il y a bien assez de nostalgiques et de râleurs snobs qui s'étalent sur la toile... Et pas assez parmi mes lecteurs pour que ce changement de direction soit apprécié!

 



Et la conséquence qui en découle est évidement, mais vous l'aurez deviné, qu'en l'absence d'engouement, en l'absence de motivation, il est tout de suite pplus difficile d'écrire des articles comme ceux dont j'ai abreuvé ce blog pendant plus de deux ans.


« Oulà là » vous dites - vous « il va encore nous faire le coup du faux départ pour relancer un jeu à la con ».


Non, non, tout ce que j'ai écrit depuis le début de cet article est 100 % vrai. Cette lassitude, cette faible motivation à écrire sont bien présentes. C'était d'ailleurs pour retrouver es idées et le gout des choses bien faites que j'ai fait une pause de maintenant presque 3 mois, d'ailleurs. Mais bon.


Le fait est que j'aime partager des trucs sur ce blog, et qu'il n'est pas question de le fermer. Juste de changer de style. Faire plus concis, plus souvent. Ce qui m'arrangera avec le boulot à amasser à côté. D'où mon idée géniale (totalement originale d'ailleurs, du jamais vu...) les top 5.


Parce que c'est court, parce que c'est rapide, parce que c'est succinct, parce que ma pensée s'organise ainsi. Les habituels articles fleuves, les « Le Rock-Critic est un con », et autres « un album un artiste une année » resteront bien évidement de la partie, et seront publiés quand les idées auront pris forme, ne vous en faites pas.


On attaque très bientôt (c'est-à-dire, a priori, demain, avec 155 songs : les best of 5 titres de mes 31 artistes fétiches.) Puis, au fur et à mesure de l'inspiration, des trucs divers, soit issus d'articles fleuves que je ne finirais jamais, soit des idées qui passent comme ça et sur lesquelles j'ai envie de me marrer avec vous.


En espérant que vous resterez de l'aventure...


Guic', qui voudrait moins être « the old ».

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 19:17

Fargo Rock City... Derrière ce titre assez ridicule se cache le bouquin sur lequel j'ai lorgné un bout de temps avant de l'attaquer... Le dernier Klosterman qu'il me restait à lire avant de les avoir tous dévorés. C'est maintenant chose faite, mais bon, il en a sorti un autre en septembre dernier, ca devrait compenser.


1983 - Chuck est gamin. Vit à Wyndmere, Dakota du Nord. De retour du service militaire, son frère lui ramène la cassette de « Shout at the Devil ». Passion immédiate - Traumatisme éternel.


1998 - Chuck est moins jeune. Presque adulte. Et il commence à écrire ce bouquin. Sur l'importance qu'a pu avoir le heavy metal sur sa vie, dans les années 80.Warrant, Poison, Mötley Crüe, Metallica, Van Halen, Slayer, tout le monde y passe. Parce que quand on est critique rock et qu'on possède l'intégralité des albums des groupes suscités, qu'on peut annoncer sans mentir que « Mötley Crüe est le groupe qui a changé [notre] vie », ça doit pas être facile tous les jours.


2009 - J'attaque « Fargo Rock City ».


Alors que dire de ce livre. Ben qu'il est vachement bien. Que dès son premier bouquin, l'ami Chuck a ce sens de la phrase qui tue, de la vanne de fin de paragraphe, qui arrache toujours au moins un sourire, même quand la vanne est totalement pourrie.  Que, même construit sur la répétition d'une même structure à chaque chapitre (Anecdote personnelle - Argument d'un détracteur du Heavy Metal - Analyse de la validité de cet argument) se laisse lire avec plaisir, plein d'enseignements pour un novice de la scène glam-metal comme moi.


Un seul passage moins marrant : la série de (au moins) 20 critiques de disques sur les albums les plus emblématiques du mouvement. Certes bien écrites, souvent justes (en tous cas au sujet de ceux que je connaissais déjà), mais passage un peu lassant à la longue.


Plein d'humour, plein d'une tendresse vers les jeunes années passées à déambuler en ville en rêvant d'avoir les cheveux longs... mais totalement dénué de regrets, de honte, ou de quoique ce soit qu'on pourrait associer à cette période. Chuck a grandi en écoutant ça, et, au final, l'assume complètement. Parce que c'est un élément clé de sa génération, parce que c'est ce qui lui a permis de se construire. Non, le Glam-metal n'était pas bon, ce n'était pas une musique de qualité. Juste une musique qui s'est montrée importante, juste de reflet de l'époque où elle est née et juste réponse aux attentes des ados de l'époque (qui devraient d'ailleurs diriger le monde d'ici 10 ans, il y a de quoi commencer à flipper).


Fargo Rock City : A heavy metal Odyssey through rural North Dakota, non content d'être un très bon document et une étude intelligente au point par point (argent, satanisme, sexe, puissance*, grosses guitares, clips sur MTV... Sans oublier de passer par le nécessaire historique du mouvement, sa mort, et sa « renaissance ».s'offre le luxe d'une mission supplémentaire: une apologie des gouts de nos 15 ans...  Et du Rock, quel qu'il soit, qui permet de faire rêver et s'évader quand on s'autoproclame loser, et qu'on reste convaincu qu'on le sera pour toujours.


Avec un tel fond, comment vouliez-vous que cela ne me plaise pas ?

 

 

Allez: Pour le fun.

 

 




* Ou « L'inversion de la balance dans les années 80  : Comment le heavy metal s'avère le plus souvent « hard » tandis que le hard-rock se montre souvent « heavy ».»

 

 

Et pour rappel: L'article de G.T. sur le même sujet que ce livre (binomez le avec son parcours musical, et vous avez la vision opposée de celle de ce bouquin.)

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Published by Guic ' the old - dans Festival de Reading...
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 19:44

Bon, OK, ca arrive comme un cheveu sur la soupe cet article, et moi-même je me demande pourquoi je l'écris, disons juste qu'il faut que ça sorte, et maintenant, avant d'avoir été influencé par les autres critiques.

 

Donc désolé pour ce demi-article  qui est publié maintenant alors que ni le nouveau design ni la nouvelle bannière ne sont en place.


(Remarque: si entre le moment ou vous lisez l'article et celui ou vous postez un commentaire, le design a totalement changé, c'est normal.)





Bon, vous savez que je suis fan de Pete Doherty au point de prédire sa mort, mais là, bon, c'est pas tout ça, mais c'est trop.


Grace / Wastelands est le premier album solo du gars Pete. Un album à dominante acoustique, qui plus est. Moi qui adore quand il s'énerve (sur, au hasard, Fuck Forever ou French Dog Blues), mais qui baille dès l'instant ou il lève le pied (sauf sur Albion), vous comprendrez bien que cet album j'y allais à reculons.


Surtout que tout le monde encensait cet album. Oui, de la même façon que tout le monde (entendez par là, « les journaux ») ont glorifié le dernier Springsteen et (beurk) le dernier U2, on aurait dit que tout d'un coup, soit ils découvraient que Pete a du talent, soit... J'en sais rien en fait.


Si l'on s'en tient à l'album, plusieurs constatations s'imposent : la première, c'est que je n'ai rien compris à ce que signifiait « acoustique », parce que moi je le voyais déjà enchainer les titre à la guitare Folk, mais non, là, on observe un répertoire étonnant d'instruments utilisés, avec du piano, de la guitare évidement, des arrangements de cordes forts intéressants, et même, j'en ai peur, du mélodica ou un truc approchant. J'ai d'énormes progrès à faire en matière de vocabulaire. Mais avouez qu'imaginer Doherty au piano... n'était pas une évidence.


Non, en fait, acoustique, pour une fois, chez Doherty, est bien loin de rimer avec ennui : Sweet by & by est sautillante, Arcady vachement sympa... Et quand le tempo se ralentit, Doherty réussit pour la première fois à m'émouvoir, et là je dis bravo (1939 Returning, Broken Love Song). Surtout qu'il ose parfois quelques petites envolées qui surprennent, qui rendent joyeux, qui font plaisir (New Love Grows on trees, Broken Love song, again).


Alors quoi ? Ben, alors on se réjouit, on est content d'entendre un album de l'ami Doherty qui ne souffre que de peu de défauts (à mon humble avis), qui coule tout seul. Si certains l'accusent de céder à la facilité (et c'est peut être pas faux), on se demande franchement ce que ca donnerait s'il faisait un effort. (Peut être changerait-il la face de la musique - sait-on jamais.)


Là où je commence à me poser la question, c'est que, aux premières écoutes je le trouvais banal et ne comprenait pas l'engouement général : maintenant je ne vaux pas mieux que les autres. Enfin si, parce que j'ai le recul suffisant pour me demander où on va bien pouvoir aller maintenant.



Quelles conséquences funestes va avoir ce disque ? Il plait à tout le monde, merde ! On est foutus : il va s'écouler par palettes, ca va faire de Pete une nouvelle idole... Certes, il est déjà une idole, mais pour un monde réduit. Maintenant... Enfin, bon : il est certainement en passe d'être (enfin) connu pour autre chose que ses frasques.

A croire qu'il a décidé d'échanger de vie avec son amie Winehouse : elle, on oublie de plus en plus qu'en fait elle chante aussi, lui, les gens vont pas tarder à découvrir ses talents de compositeur.


C'est là que moi je commence à flipper, parce qu'il y a une évidence qu'on va peut-être vérifier : Pete(r) Doherty n'est pas fait pour avoir un succès grand public. Trop fragile. Trop simple. Trop supporter de club de ligue 2 anglaise.


Que va-t-il lui arriver ? Un syndrome Muse / Placebo ? A l'évidence non, puisque cet album n'est certainement pas le plus mauvais qu'il ait fait (de toutes façons, il n'a à l'évidence jamais fait d'album totalement mauvais, juste on préfère l'un, ou l'autre...)


Non, la réponse pour moi, c'est que... mais ils vont nous le tuer !  D'abord symboliquement, parce que non, je ne veux pas partager mon Pete avec la ménagère de plus ou moins 50 ans. Je ne veux pas qu'il passe sur RTL 2 (merde trop tard, Delivery y bouclait).  Alors qu'il s'est sorti le nez de la dope, le succès est le meilleur moyen de lui offrir ce fameux « Palace of Bone »* qu'il veut s'acheter plage 8 ! D'où la mort pas symbolique du tout. Syndrome Cobain / Morrison.


Taxez moi d'oiseau de mauvais augure, mais bon... je commence à avoir peur. Ca doit être à cause des 4 « f » téléramesques collé sur l'emballage du disque. « f » comme funeste.


Mais bon. Voyons le bon côté des choses. Si c'est ça, la fin... oui, je prends. Même si j'aurais bien voulu une reformation des Libertines ! Ouais... C'aurait été bien.


Allez, concluons par la vidéo de "Last of the English Roses", ou l'on voit Pete(r) prendre soin de sa santé.










* Pour ceux qui ne sont pas familiers de l'argot anglais, « Bone », c'est le crack. Du moins dans le contexte de ce titre.

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 12:51
Pour marquer le coup, et avant d'être encore plus absent que je n'ai pu l'être ce dernier mois, faute de connexion maison, laissez moi vous offrir ces quelques morceaux.... Rien, ce n'est rien, juste quelques morceaux pour dandiner de la tête avec un sourire niais pendant le petit déjeuner, un matin de printemps. Histoire de faire pause sur une note positive et joyeuse (croyez moi, je suis le premier surpris de cette idée saugrenue venant de moi...)

A bientôt donc!


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 20:01

Bon, autant l'annoncer directement : ne cherchez aucune logique intrinsèque à cet article, ou du moins aucune logique en dehors de ce qui constitue mon existence, et que, de fait, vous ne connaissez pas. Disons simplement qu'avant quelques modification à venir, ainsi qu'une absence de la blogosphère rock qui nous tient tant à cœur, je vais un peu « vraquer » mes dernières idées dans cet article totalement foutraque pour la simple raison que la simple idée d'écrire un article qui fasse moins de 3 pages m'est désormais intolérable. (De même que l'idée d'écrire une phrase sujet-verbe-complément, j'ai l'impression). Ou qu'un article sans incipit.



Enfin, tout ça pour dire que cet article comprend, en vrac, un bout de « Megalomania », un bout de « Laisseriez-vous votre fille tenir un blog ? », un mini « Le Rock Critic est un con », et aussi une « Compilation pirate ». Alors vous étonnez pas si c'est le bordel...




Bon, autant lâcher la bombe de suite : je pars. Pas bien longtemps, pas bien loin, c'est juste que je déménage, et que, n'ayant toujours pas fait l'effort d'appeler un quelconque fournisseur de chaispasquoi-box je vais devoir me passer de l'internet à domicile un temps encore inconnu.


D'où des mises à jour de cette page certainement très peu fréquentes au cours des semaines a venir (dit le mec qui a laissé son blog en plan depuis presque une semaine déjà). Bon, d'un autre côté, je resterai quand même présent, à traîner dans vos chez-vous, et même par ici, parce que bon, il faut bien passer le temps au boulot.


CE temps passé à l'écart sera mis à profit (j'espère, mais j'en sais rien), pour parachever quelques articles dont l'idée me trotte en tête et que je me refuse à bacler (pour tout vous avouer, la prochaine « Mort en Rock » en est à sa troisième version, et j'en suis toujours pas satisfait...), et aussi en profiter pour fignoler une banière décente ainsi que refaire le design ici suite aux nombreuses plaintes reçues de la part de myopes, migraineux et autres daltoniens. Et en profiter pour remettre à jour la page de liens, chose que j'ai pas faite depuis un paye, et pourtant, elle en a bien besoin.


Je dois donc faire... Ô, bien des choses en somme.


Voici pour les affaires générales.




Passons maintenant à la partie « moins guindée » de l'article. Qui part d'une simple constatation : j'ai découvert que je suis un grand malade. Car voyez vous, j'ai déjà commencé à ranger disques et livres dans les bibliothèques de mon nouvel appartement. D'une, part, le fait que je m'attaque à ce rangement avant même d'avoir déménagé mes vêtements, est un signe d'anormalité, certes. Mais face aux étagères range-CD, j'ai passé tellement de temps à me prendre la tête avec des questions inutiles que... ben je me suis senti obligé de vous en faire part, surtout que vous savez déjà à quel point je souffre quand j'en viens à trier mes fichiers sur mon PC.


Bref, là, debout devant les étagères qui me tendaient les bras, j'avais déjà un premier choix à faire : Est-ce que je fais un classement continu le long des deux étagères, ou d'abord dans une, la fin dans l'autre ? A ce moment là, on se dit qu'une tour de CD c'est quand même moins prise de tête, sauf que : de haut en bas ou de bas en haut ? Question que ne se pose même pas pour l'étagère, ou alors faut vraiment être tordu.

Passé cela, l'ordre de rangement reste le même que celui qu'il a toujours été : par ordre alphabétique d'artiste, puis ordre chronologique de sortie des albums. La beauté de l'ordre chronologique est qu'il n'est pas discutable. Du moins pour les albums. Pour les live, la question de la différence entre la date d'enregistrement et la date de sortie se pose. J'ai personnellement opté pour la date d'enregistrement afin de garder une... « progression logique ». De la même façon, les hypothétiques Best Of que je possède sont placés à leur date de sortie.


Par contre, l'ordre alphabétique... est l'objet d'une terrible schizophrénie. Il y a l'ordre alphabétique « Strict » (qui prend comme référence le nom du groupe, ou le nom de famille de l'artiste solo), et le réglage par défaut de mon cerveau, qui a tendance à me faire chercher Dylan dans les B, et les Clash dans les T. Pj Harvey, classée à H, je la cherche dans les P en premier, avant de me rappeler que non, elle est à H. Nick Cave ? Même problème, confusion C/N. Beaucoup de groupes, je les chercherai à « The » avant de les chercher à la bonne lettre, à quelques très rares exceptions : Sex Pistols (de toutes facons, il n'y en a qu'un avec en plus une tranche rose fluo, ême pas besoin de chercher pour le trouver), Smashing Pumpkins, Beatles, Velvet Underground.

Et encore, je passe sur ma tendance à cher Transformer dans les disques du Velvet ou Viva Hate dans les disques des Smiths.


Et à côté... le même problème se pose, identique, pour les disques gravés. Qui sont rangés après, car même si les tranches des CD peuvent jurer entre elles déjà en tant que telles, je ne supporterais pas de voir la blancheur d'une tranche de CD-R, et encore moins un boitier slim s'incruster au milieu de ça.


Je ne sais pas quand j'ai commencé à souffrir de telles névroses, surtout que ca ne doit faire que... 4 ans que ma discothèque contient plus d'originaux que de gravés. Cela dit, l'épreuve reste quand même raisonnable dans la durée, ma discothèque ne comptant qu'un peu plus de 400 CD. Et encore, un quart d'entre eux sont encore dans des cartons répartis aux 4 coins de l'Est.


Mais... (là vous devez commencer à avoir peur)... Il reste les livres. Et les livres... C'est pire. Parce qu'il y a une sorte de cohérence entre les livres d'une même collection (NOTA : j'ai quasiment que des livres de poche). Mais que bon, les auteurs n'ont pas toujours publiés tous les livres dans la même collection poche (point bonus pour Beigbeder : sa « trilogie Marronnier », y en a pas deux chez le même éditeur) Alors que bon, le CD, c'est un format standard.


Donc là le classement revêt une catégorie supplémentaire : classement par collection, puis ordre alphabétique d'auteur, puis ordre chronologique de sortie



Maintenant, question : après « Folio », on met « Livre de Poche », ou « Points » ? Je cherche encore une réponse à l'heure actuelle pour tout dire.

Sans compter que les bouquins, dans la bibliothèque, il y en a deux rangées. L'une devant l'autre. Qui aura la primeur de la première rangée ? Longue, longue tergiversation.

Et les annales du Disque-Monde, qui elles se voient partager entre une première partie, tout en Français, et une seconde, en anglais, moitié chez l'éditeur américain, moitié chez l'éditeur anglais ?

Et les livres « Grand format », eux, qui restent avec l'honneur de l'étagère centrale, classés, eux, en catégories : roman, documents rock, documents autres... Sauf que l'étagère centrale est pas assez large pour tous les contenir.


Et, à côté de ça, les DVD. Eux, pour une raison que j'ignore totalement, ils peuvent être rangés n'importe comment, je m'en contrefous.


Et quand je pense qu'on m'accuse d'être bordélique. Et quand je pense qu'après un tel rangement, mais disons, pas plus d'une semaine après, ce sera déjà l'anarchie, CD rangés dans les mauvais boitiers (en général dans le boitier de celui qui l'a suivi sur la platine), livres aux quatres coins de l'appart...



Vous comprendrez donc qu'au milieu de toutes ces considérations métaphysiques (que je pense que vous aussi, mélomane avertis, vous devez partager, je le crains), je n'ai finalement eu que peu de temps pour m'occuper de ces pages, y fignoler moult articles talentueux,  ou même des articles tout court, sans compter une léger manque d'idées. Quelques vacances ne me feront par conséquent que le plus grand bien.


Cependant, il serait bon de partir en musique, et non pas en silence. Aussi saute-je sur l'occasion proposée par G.T., et le concept de playlist rock (ce qui me fait marrer, c'est que l'idée de « concours de la meilleure playlist Rock » est tellement simple qu'en fait personne y avait pensé avant). Voici donc une playlist qui est tendue, nerveuse, bref tout ce qu'a demandé G.T., mais dans les limites du catalogue Deezer.







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Published by Guic ' the old - dans Megalomania
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 18:57

Bon. C'était le moment de se bouger le cul, de dépoussiérer « Laisseriez-vous votre fille coucher avec un Rock addict ? », de faire quelques chose.


Parce que voyez vous, là, tout le monde y va de sa petite innovation, entre Klak qui change sa formule au profit de l'hebdomadairité, Arbobo et Ama-L qui s'amusent à transformer leurs site via des logiciels que même Steve Jobs ne comprend pas, et puis voilà qu'il ya même pas 2 jours Thom nous annonce l'arrivée imminente du Golb 2.0, moi je dis, tout ça c'est trop de nouveauté, ca sent la course à la hype, et je vous le dis franchement, c'est scandaleux.


Alors la rédaction, c'est-à-dire moi ,a décidé d'agir. En créant une nouvelle rubrique : Les Disques du mois. Oui, c'est ridicule comme action,  c'est minable, c'est pas original en plus.


Mais ca va me forcer à :


1. Chroniquer des disques parce que quand même plus le temps passe moins je le fais.

2. En plus y en aura un sorti dans le mois à chaque fois, la classe.

3. Ca me permettra, à moi, de me rappeler à la fin de l'année mon parcours musical de 2009, mais bon, ca c'est un argument qui n'a de valeur que pour moi.


Donc, en gros, chaque mois, Une critique d'un album sorti dans le mois (positive ou négative), une critique d'un album sorti il y a une paye (généralement positive), et pour finir, une bonne grosse daube qui m'a fait marrer dans le mois pour détendre l'atmosphère... C'est parti.



Le Disque du mois :


Tonight : Franz Ferdinand : Voyage au bout de la Nuit (titre facile, je me rode...)


Le voilà enfin. Enfin un album de Franz Ferdinand qui me plait, vraiment. Comme tout le monde, il m'est arrivé de gentiment taper du pied sur Take me out ou de chantonner do you do you wanna, à l'occasion. Mais passé cela, un album des Franz, c'était un peu la croix et la bannière à écouter : quand le refrain joué ad lib sert d'outro pendant plus longtemps que la chanson elle - même, j'ai une fâcheuse tendance à bloquer un peu.

Mais là, après trois ans de macération et une mini-arlésienne (cet album est quand même annoncé pour le mois prochain depuis Janvier 2008, en gros) et un livre des bonnes recettes de cuisine de Tonton Kapranos, les FF ont changé, et en bien. Rock n rollement parlant, j'entends. C'est simple : Ulysses est le titre qui m'a redonné foi en eux, dès la fin 2008. Pour la première fois, une chanson de Franz Ferdinand ne virait pas à la bête répétition permanente, était vraiment...construite. De l'intro (basse en avant) au majestueux breaks de batterie finaux (You're never going home... la la la la. Oui, les lala restent quand même.) Tout, je dis bien tout, dans ce titre est intéressant, bien fait, et bien plus original que ce qu'on pouvait trouver sur la presque totalité de leurs albums précédents. Et ce, tout en gardant les refrains entrainants et les couplets bondissants qui sont leur marque de fabrique et des expressions constituant un passage obligé pour toute personne écrivant sur eux.


Et il y a un autre passage important dans ce titre (si j'insiste dessus, c'est parce qu'il est vraiment représentatif de l'album) : quand on nous chante à l'oreille « Last Night was wild », le morceau devient d'un seul coup franchement...sexy. Et un peu plus sombre.

Preuve en est avec le clip du morceau, dans lequel les Franz apparaissent au sortir d'une soirée qu'on suppose arrosée et - cris d'horreur des groupies - décoiffés.


Sombre. Sexy. Construit. Voilà les trois qualités nouvelles qu'on rencontre dans cet album. Rythmé. Dansant. Celles qu'on avait trouvé aux précédents et qu'on a pas perdu ici.


Bref : les anciens gendres idéaux de Franz Ferdinand ont commencé à se taper des groupies sans les rappeler le lendemain. Et leur musique en ressort grandie, et pour tout dire... Cet album me fascine.


J'arrive pas à savoir si cet album est un concept album en tant que tel, ou si c'est juste qu'il est si cohérent et réussi que le concept s'y dessine sans que ce soit voulu.


Cet album... C'est la B.O. idéale pour une soirée de grosse cuite. (J'ai d'ailleurs fini par élaborrer toute une histoire collant à cet album au titre par titre, que je me ferais un plaisir de vous envoyer sur demande, à la seule condition que vous ayez déjà bien écouté l'album avant : je ne voudrais pas vous imposer mon point de vue dessus.)


Tu sais que ca va mal partir, parce que t'es chez toi t'as pas forcément envie de sortir mais il y a tes potes qui passent et qui réussissent à te convaincre de te bouger, c'est Ulysses, et c'est réglé, You're never going home.,  Après, je ne saurais trop détailler, mais on sent bien que le voyage recèle ses épisodes de drague (Kiss me, Bite Hard, What she came for)...ses grandes théories alcoolisées (Live alone), ses délires éthyliques pas trop volontaires sur le dancefloor (Twilight Omens), et peut être se ramener quand même une petite à la maison (Lucid Dreams), voire se réveiller à ses côtés (Katherine Kiss me).



L'apogée de l'album se trouve (comme une évidence) être Lucid Dreams. C'est marrant, parce que Lucid Dreams a été le premier extrait qu'on a pu entendre de l'album, et c'était de bonne facture, du Franz standard, ca fait plaisir à entendre, mais on passe vite dessus. Sauf que la version qu'on a là, c'est pas un « radio edit » du tout, c'est pas la version qu'on pouvait entendre sur leur myspace, c'est... un morceau de 9 minutes difficile à relier à la version qu'on avait déjà entendue, avec la voix en arrière, sous - mixée à mort, et le morceau s'achève sur un truc que je ne parviens à qualifier que de « jam electro »... A coup sur le morceau le plus tordu de l'album, un des plus bizarres aussi, mais une sacrée réussite. S'il faut le relier à un moment de la soirée, c'est simple : c'est le moment ou on se couche dans son lit, et qu'on se dit « oh putain, ca tourne », et qu'on décide de s'allonger en position latérale de sécurité de son propre chef, au cas ou, en tentant de s'endormir et en maudissant les boites de nuit de mettre le son si fort qu'on garde cette saloperie de buzz persistant dans les oreilles.


L'album se clôt alors sur deux titres acoustiques : le sommeil retrouvé, le calme... L'oubli. Parce que demain on aura tout oublié, on ira demander aux autres potes qui étaient avec nous ce qu'on a fait comme conneries encore, et on recommencera les mêmes conneries un peu plus tard. Mais pour l'instant... on est bien, on a retrouvé la douceur de son foyer, heureux comme Ulysse à son retour à Ithaque.


Tout en sachant que le pire c'est que demain on remet ça.







Et l'auditeur de se dire que, d'une part, Franz Ferdinand a réussi à sortir son premier album véritablement bon (parce que jusqu'à présent c'était plutôt un groupe à singles qui s'ignorait), et que rien qu'avec ce disque, 2009 enfonce largement l'année précédente.


La vieillerie :


Reign in Blood, Slayer : Voyage au bout de l'enfer ( je me rode toujours)


Alors qu'on sort de la période bien pensante des fêtes de fins d'année, qu'on se force à souhaiter la bonne année à tous, y compris à des gens qu'on peut pas blairer, et qu'on commence à se lasser d'aller bosser, enfin, d'aller au boulot pour rien foutre sinon attendre que l'heure tourne... Il reste une alternative : Slayer.


Franchement, si je devais résumer, je dirais simplement un truc genre « Putain c'que c'est bon », ou « Putain ca fait du bien ». Ou je gueulerais un bon coup « METAAAAAL ». Et ca suffirait.


Reign in Blood est le plus mythique des albums de Slayer, et pour tout dire c'est le seul que j'aie jamais écouté en entier. C'est un concentré de rage, de violence, de bourrinage, bref c'est une tuerie comme disent les jeunes.



Le truc franchement bizarre avec cet album, c'est que bon... Je trouve (j'ai bien dit je trouve) que tous les morceaux de l'album se ressemblent. C'est un peu chiant de le sens que tu me les passe en Blind test, et ben, a part Angel of Death et Rainin' Blood, jamais je marque de point, vu qu'entre Necrophobic ou Epidemic, je ferais pas la différence. Mais d'un autre côté c'est ce qui fait que cet album s'écoute d'une traite, tel une symphonie maudite, une ode à la gloire du mal en 10 mouvements tous plus virulents les uns que les autres. Et des mouvements t'en fais aussi en écoutant : c'est quand même rempli de roulements de batterie à se faire tout seul le cou du lapin en headbanguant.


En fait, il n'y a pas vraiment besoin de tergiverser sur les qualités évidentes de ce manifeste du métal qui fait mal... Juste commencer par un bon petit Angel of Death et de libérer l'animal enragé qui vit en soi. Après ça dure une demi-heure, derrière on est vidé, défoulé, bien.


Ca vaut bien toutes les parties de squash du monde.







Je ne suis pas le seul à en parler, d'autres l'ont fait bien mieux que moi, et tous nous arrivons à une conclusion commune, au moins une : il n'existe pas de mot assez fort dans la langue française pour décrire à quel point cet album est empli de haine puissance dix, fondamentalement mauvais et méchant, le tout au carré.


Mais que cela ne vous empèche pas d'aller consulter leurs avis, ici ou là.


La Daube du Mois :


Bon, soyons sérieux, je vais pas vous parler d'un truc pourri dans le but pur et simple de vous parler d'un truc pourri. C'est pourquoi je vais me limiter, dans l'ensemble, à des trucs pourris mais franchement drôles, du moins selon mes critères.


C'est pourquoi, selon toute logique, je vais commencer par ce qui constitue pour moi la quintessence du morceau mauvais mais tellement drôle au final que je me le passe quand même par paquets de douze : Poison, d'Alice Cooper.


Entendons nous bien, Alice a peut être été un grand artiste au début des années 70 (et même : il l'a été , sans « peut-être »), mais à la fin des années 80, il est franchement ridicule (quoique peut être hype dans l'esprit de l'époque.) Dans ce morceau, l'ami Vincent / Alice nous décrit les sentiments d'attirance/répulsion, d'amour / dégout qu'il a pour une femme (imaginons la jeune.) Un peu comme quand, au collège, on ressentait une attirance inexplicable pour une fille qu'on haïssait légitimement, sans forcément comprendre pourquoi, mais la conséquence reste qu'on la fait chier pour attirer son attention sans pour autant vouloir lui faire comprendre qu'on la trouve ravissante. Mais d'une façon à la fois plus romantique et plus bourrine : un tirage de couettes Musset / Heavy Metal.








Bien évidement, hors de question de passer à côté du clip, mythique, avec des symboliques splendidement Shakespeariennes, une côté « Entretien avec un vampire » avant l'heure... et du cuir et du maquillage dégoulinant. Mon détail préféré là dedans, c'est quand même que, du premier au second couplet, on change carrément de fille... enfin, on passe d'une brune à une blonde, peut - être est-ce la même vu que... (non, je ne vais pas vous gâcher le rebondissement final), enfin, bref, un petit chef d'œuvre du clip vidéo minable.


Régalez-vous.




Bon, voilà pour la première édition... rendez-vous fin Février.





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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 19:15

Je n'aime pas danser, mais souvent j'aime bien faire de grands gestes en écoutant de la musique. J'aime headbanguer en chantant du Slayer, chanter en pleurant sur du Radiohead, danser sur du Hushpuppies. En chantant, aussi.


Mais finalement, rien ne me fait plus bouger que... Ce morceau de classique qui n'est pas vraiment du classique parce que quand même au XIX ème siècle, les valses viennoises c'était pas forcément ce qui plaisait aux érudits de la Grande Musique.


En 2008, qu'en est - il ?  Il en est que s'il est un évènement classique que je souffre de rater, c'est bien le concert du Nouvel An, et surtout son rappel : Le Beau Danube Bleu - La Marche de Radetzky.


La Marche de Radetzky, on dirait pas, mais c'est vachement innovant. Et le cérémonial autour de ce morceau me fascine toujours autant chaque année. On vient de jouer le Beau Danube Bleu, le chef d'Orchestre vient de recevoir son Bouquet. Il se tourne vers le public, auquel il adresse ses vœux, dans facilement une dizaine de langues, comme le Pape mais en plus cheap.


Puis, tout le monde le sait, le morceau commence. Le chef d'orchestre reste tourné vers le public, qu'il dirige, car le rythme martelé par les mains du public ( qui résonne de force chevalières et solitaires) fait partie intégrante du morceau. Lorsqu'il est ainsi joué.


C'est véritablement un moment que je ne raterai pour rien au monde... sauf cette année. (Et évidement en 2005, lorsque cette marche n'a pas été jouée, en signe de deuil (Tsunami))


Alors j'ai décidé de m'offrir une séance de rattrapage avec cette œuvre.  Parce que bon, on a tergiversé pendant des jours sur le fait d'être un dominant-/dominé intello précaire qui a bon gout mais pratique la violence symbolique ... ou pas, mais finalement, l'important, le véritablement important... c'est la musique et ce qu'elle nous offre et nous fait faire.


Donc faites comme moi, mettez le son à fond et jouez au chef d'orchestre en agitant les bras, et ce, tout en chantant « Tindindin, tindindin, tin - din popopopop pö, pôooo ». Et surtout, surtout, le fait est que.... Certains morceaux me collent la chair de poule quand je les écoute, mais celui-ci est le seul, je dis bien le seul qui me colle la chair de poule quand j'y pense simplement.








Remarquez quand même qu'avec ce choix, je me comporte comme un sale dominant culturel adepte de musique noble.

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