Guic is in the radio

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***




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Gros Blogage

Lundi 19 janvier 2009

Voilà. C'est parti d'un article sur Yahoo Music, ca a dégénéré en débat comme d'habitude et puis voilà, ça dégénère en gros blogage. Comme au bon vieux temps, je me fais une crise de vampirisme intellectuel, allant piocher mes sujets de billets au sein des commentaires des blogs voisins. Quoique, ce coup ci, je vais piocher ça dans un commentaire écrit par moi, donc on peut pas m'accuser de tricherie.



Un gros blogage donc, un gros blogage non pas musical mais médiatique. Autant le dire tout de suite, Radio qui vous vendez comme Rock de France et de Navarre, je vous emmerde. (J'aurais pu dire « vous me décevez » mais bon on est pas chez Drucker.)


On peut compter, en gros, sur Paris, l'existence de 4 radios dites « Rock ». Ou du moins qui se targuent de l'être. Depuis le temps que je traîne mes guêtres dans la capitale j'ai eu le temps de les écouter pas mal de fois. Certaines font même partie intégrante de mon patrimoine culturel. Mais je finirais par celle là.




RTL 2 : S'il est une chose qu'on peut leur concéder aux gens de chez Radio Luxembourg deuxième du nom, c'est qu'eux au moins n'ont pas joué les opportunistes. Quand le rock est redevenu à la mode il y a maintenant quelques années (pour un topo du sujet, je vous renvoie à l'article très juste de Thom, à cause de laquelle cet article sera l'occasion de quelques redites), ils passaient déjà ce qu'ils passent à l'heure actuelle. En fait RTL 2 et son fameux « Son pop-rock des années 80-90-2000 », c'est un peu comme une faille spatio-temporelle. Une radio qui a été à la pointe de la mode entre 1988 et 1992 et qui d'un coup aurait décidé de ne plus jamais renouveler sa playlist. Comme le faisait très justement remarquer NedLabs il y a quelques temps, cette radio passe sans arrêt les mêmes titres et donne une vision très réduite de beaucoup des groupes qu'elle diffuse. Seuls quelques uns échappent à cette règle et voient une grande partie de leurs tubes de l'époque passer sur leurs ondes... Bizarrement ce sont exactement ceux qui sont défendus corps et armes par les commentateurs de la tribune qui a mis le feu aux poudres : Dire Straits, Telephone, Police, U2. Et encore.

Mais bien sur, ils ont leur caution « classique », leur caution culturelle... Francis Zegut. Zégut est connu en particulier pour un truc... comment dire... Zegut est à AC/DC ce que Philippe Manœuvre est au Rolling Stones : un ambassadeur français, un fervent défenseur, un critique perdant tout sens critique dès qu'on en vient à parler de son groupe fétiche.  Il présente la seule émission dans laquelle la programmation change un peu...tout en recevant des coups de fils d'auditeurs pour leur faire gagner des casquettes à cornes.


Pour résumer RTL 2 est au Rock ce que les blind tests de génériques de dessins animés sont à l'apéro dinatoire du samedi soir : un passage obligé pour les trentenaires en mal de nostalgie qui veulent oublier qu'ils se font chier dans les embouteillages. Et pour résumer encore plus : c'est la radio préférée de ma sœur.




Europe 2 : Le concurrent légitime de RTL 2, et surtout le roi du retournement de veste. Ah, oui, merde, maintenant c'est Virgin Radio, excusez-moi. Rock quand le Rock est à la mode, pop quand c'est la pop, RnB quand il faut, Madonna quand elle sort un nouvel album... Du grand art. En fait je ne sais même pas pourquoi j'en parle, ils se disent Rock depuis deux ans, c'est-à-dire depuis qu'ils passent du Placebo et du white Stripes, certes 4 ans après toutes les radio qui s'intéressent un tant soi peu plus à la musique qu'aux chiffres de vente, mais bon. Au moins, le dernier Coldplay et le dernier Keane, ils l'ont passé en même temps que tout le monde. Sans la moindre prise de risque, sans la moindre tentative de faire découvrir quoi que ce soit, ils parviennent à inverser la portée de la radio : plutôt que de jouer un rôle de défricheur qui fait découvrir des trucs aux gens et leur donne envie d'acheter l'album, ils passent ce qui s'est déjà vachement bien vendu, ou qu'ils savent qui se vendra bien, Coldplay, Madonna, tout ça... Au moins comme ça, on est sur que ça plait aux gens et que par conséquent, ils changeront pas de fréquence. Pour tout dire, même Fun Radio est plus intègre : au moins, ça fait 10 ans qu'ils passent de la merde et ca risque pas de changer.




Le Mouv' : Ah qu'il est doux mais aussi douloureux de se rappeler le moment ou Le Mouv' a été racheté par Radio France et a par conséquent commencé à être diffusée sur la région Parisienne (rappelons que cette radio diffusait au départ essentiellement dans le Sud-Ouest.) Je voyais le logo de cette radio orner les affiches de concert de nombreux groupes que j'adorais à l'époque... Et elle avait donc acquis un rang symbolique, une portée fantasmatique et c'est transi d'attentes que j'allumais mon transistor en 2002 pour couter pour la première fois ce que diffusaient ces ondes... Et là ce fut l'angoisse : la musique diffusée était certes  pas celle que j'étais susceptible d'entendre ailleurs, mais... la radio voulait faire jeune, en plus. Et je ne sais pas qui est le con qui a décrété que pour plaire au jeune, une radio devait à tout prix se fournir d'un lot d'animateurs grande gueule tête à claque, mais je lui en tiens rigueur depuis bientôt dix ans déjà. J'ai essayé de réécouter le Mouv' il y a peu. A cause de Thomas VDB, dont j'avais adoré le spectacle, et qui y anime une émission... sympa, mais sans plus. Pas marrante marrante, quoi. Et puis, la programmation... Certes quand on touche au rock anglo-saxon, c'a a le mérite d'être original, varié, vachement bien... Mais on est sur Radio France, donc on passe du Français, et en matière de Rock, la France ne joue pas dans la catégorie des grands, et on tombe dans cette catégorie qu'est ... le « Chanson Rock ». Ah la la... le drame. Parce qu'en France est considéré comme rock tout ce qui comporte une guitare et réussi à se passer de violon ou de piano j'ai l'impression. En vrac.... Elista, Cali, Renan Luce, le mec qui a massacré Du Bellay avec en plus une sorte de gimmick qui te reste dans la tête des heures et des heures, Sinsemilia, Tryo (argh, non, pas Tryo...) j'en passe et des pires. (Remarque au passage : je ne dis pas que j'ai entendu tous ces titres sur le Mouv' explicitement. C'est juste que c'est à ce moment là de la rédaction de l'article que j'y pense. Mais c'est valable pour l'ensemble. Mais ne vous en faites pas, j'ai également consicence que le fait d'être obligé de passer à l'antenne 30 % minimum de musique de langue fraçaise alors que la France est le second pays le moins Rock n Roll du monde derrière l'Afghanistan fait qu'on y perd sur la qualité de programmation). Et après l'émission de Thomas VDB, ça a enchaîné avec « Better » du nouveau Guns n Roses. J'ai zappé. Pourtant l'animatrice qui prenait le relais avait pas l'air trop tête à claques.




Oui FM : Alors là c'est le pire des crèves cœurs. J'ai la même tendresse pour Oui FM que pour Rock n' Folk, la tendresse qu'on a pour ceux qui vous ont fait découvrir des trucs, qui vous ont formé en fait.  Cette radio a hébergé deux des émissions radio que j'ai le plus aimé : le Monde de Monsieur Fred, et L'Odyssée du Rock.

La première, c'était une émission humoristique complètement absurde, mais jouissive, trippante, qui fait partie intégrante des repères que j'avais avec mes potes de lycée. C'est mes 15 ans. Aujourd'hui, je dois en avoir facilement 1,3 Go de mp3 de cette émission (il y a du y en avoir un peu plus de 700, et je dois en avoir environ 300 en mp3)...

L'Odyssée du Rock, c'est l'émission qui a eu vite fait de remplacer la messe. 10 h-13 h le samedi et le dimanche (enfin le dimanche, parce que le samedi y a cours). Thomas Caussé, Gilles Verlant. Qui discutent, de l'histoire du rock, qui passent des morceaux, qui t'explique pourquoi ce morceau est important, de quoi il parle... Je me rappelle de la 200 ème, qui avait pour thématique : les pires morceaux des plus grands groupes ... et s'ouvrait avec « Ob-la-di, ob-la-da »... « L'intégrale Beatles moins un » : deux morceaux par semaines, l'intégrale des Beatles, sauf... devinez lequel.


Et la programmation était cool, aussi, cette radio m'a fait découvrir Muse, System of A Down, Placebo, les White Stripes, les Libertines, m'a appris à découvrir les classiques, Who, Stones, Led Zep... Certes, ça reste du classique, du simple, du Rock normal, pas barré dans tous les sens, mais bon... il faut un début à tout, et peut-on rêver meilleur début ? Non, on peut pas.


Puis je suis parti 4 ans dans l'Est, écoutant toujours l'Odyssée du Rock les week ends ou je revenais, puis... je suis revenu à Paris, une bonne fois pour toutes. Et, tradition oblige, j'ai réécouté ma radio fétiche. Et là j'ai réalisé le décalage entre leur dernière campagne de pub (qui, faisant office de calendrier 2008 de Rock n Folk m'avait accompagnée presque un an) et leur programmation : ai-je jamais entendu les Ramones, Les Clash ou quoi que ce soit du genre classique Rock depuis que j'ai recommencé à écouter Oui FM ? Nenni. Car, en bons pionniers, ils ont décidé de lancer des Web radios, respectivement nommées Oui FM 2 et 3, la 3 étant dévolue aux classiques... Et sa programmation enfonçant largement la programmation de la Radio « officielle ».

Finalement je n'écoute plus Oui FM que deux fois par semaines : le temps de l'Odyssée du Rock (qui n'a plus lieu que le Dimanche) et le temps de « Mes Classiques à moi », version radio du « Mes Disques à Moi » de Rock n' Folk. Ma radio fétiche est une web radio, c'est Oui FM 3.


Là-dessus, rajoutez-moi le rachat de la station par... Arthur (présenté de façon humoristique par un « Vous auriez préféré quoi ? Yoko Ono ? » Ben oui, limite, parce qu'elle il lui reste surement moins de temps à vivre qu'à l'agité touche à tout du PAF... (Arthur et les medias, il me fait penser à un gamin dans un supermarché faut qu'il touche à tout, et quand il renverse une pile de boites de conserves sa mère le regarde d'un œil attendri en trouvant ça mignon avant de la gronder vite fait, pour la forme, pour pas paraître irresponsable. Ben lui, c'est pareil, il fait du théâtre, du stand up, de la télé de la radio... bon, nous on râle, mais dans le supermarché des médias tout le monde ferme sa gueule, ou alors plaisante là-dessus mais sans attaquer frontalement... faut dire qu'il possède les ¾ du magasin. C'était l'instant engagé.)


Tout ça pour dire que Oui FM et moi, on a passé des bons moments ensemble, mais le temps a fait son affaire, comme face à un duo de bons amis qui s'éloignent, et maintenant quand je recroise son chemin, je me demande comment j'ai pu trainer avec ça, et je me dis que si on me présentait cette personne aujourd'hui, sans que je la connaisse, j'aurais plus tendance à lui coller une droite qu'à aller enquiller des bières en faisant des commentaires salaces sur les filles qui passent depuis la terrasse d'un bistrot... C'est triste, mais c'est comme ça. On a changé tous les deux, dans des directions différentes. (Sauf que moi j'ai moins changé. Quand même.)


Alors il reste quoi ? Couleur 3 ? Mais c'est suisse, et j'arrive même pas à la chopper en web radio. Nova ? Trop éclectique, pas assez centré rock... Les radios Deezer ? Laisse moi rire.


Au final, je suis devenu vieux : la radio sur laquelle je suis le plus à même d'entendre les Beatles et les Stones, c'est Nostalgie... Mais bon, ce serait un aveu trop fort.


Non. J'attends le soir, et j'écoute George Lang sur RTL, à Minuit. L'émission pour routiers par excellence, mais avec des morceaux que j'adore. Je me rappelle que pour les 40 ans de Sgt Pepper, ils avaient passé l'album d'une traite le soir du premier Juin 2007. Malgré mon aversion pour cet album, je savais que j'étais bien tombé. Maintenant c'est mon petit rendez vous du soir, le truc que je mets en fond, sur le radio réveil, avant de dormir. C'est mieux que rien, mais ça ne vaut quand même pas les émissions de ma folle jeunesse.


Ouais, je suis vieux. La radio c'est bon pour les jeunes.



Par Guic ' the old
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Dimanche 26 octobre 2008

Pour une fois au sein des gros Blogages, je vais pas faire mon guignol branleur qui dézingue à tout va. Même si je ne regrette aucune des saloperies que j'ai pu écrire sur les groupes ou disques auxquels je m'en suis pris, hein. Non. Juste qu'aujourd'hui, je veux aborder un problème qui me touche plus profondément, un problème ... qui me pose problème. Presque un truc éthique.


L'ennui mêlé d'un profond respect que j'ai à l'égard des Albums qui ont Révolutionné le Rock TM, qu'on nommera ARR dans la suite de l'article. C'est sympa les ARR. Tout le monde s'accorde toujours à leur trouver de grandes qualités. On les appelle tantôt « classic-albums », tantôt « meilleur album de... »...

Personne n'oublie jamais de rappeler à quel point ils ont profondément marqué une génération d'ados, celle là même qui mènera la prochaine révolution du Rock TM. Comment Fun House a influencé les punks. Comment Nevermind the Bollocks en influencera d'autres... C'est toujours pareil.


Régulièrement, j'erre dans les rayons « livres sur le Rock » des librairies. On y trouve là, toujours, une demi-douzaine de bouquins se targuant de créer la discothèque idéale. Généralement en 100 disques Rock, mais il y en a un qui en propose mille. Sauf que lui mêle tous les genres. J'ai toujours la curiosité d'aller y jeter un œil... pour finalement savoir, toujours, ce que je vais y trouver. C'est même plus drôle au final.


On se rend compte qu'au final, le Rock critic se targue d'avoir tant de casquettes qu'on a plus à s'étonner qu'il ait la grosse tête. Il se prend tour à tour pour un critique, c'est la moindre des choses, mais aussi pour un historien du Rock, un découvreur de nouveaux talents, un gardien de temple sacré, un esthète moderne, et parfois même pour un écrivain.

Mais on arrive alors à des contresens et des doubles-emplois assez gênants. Si l'historien se doit de savoir ce qu'a fait Napoléon (ou n'importe quel autre, hein), en quoi cela a pu influer sur l'avenir... Personne lui demande de juger si le Bac, le Code Civil ou Austerlitz sont des coups de génie ou des daubes immondes. Et on lui demande encore moins de la faire dans un style alambiqué, tortueux, et plein de références que seuls dix élus en ce monde (à savoir lui et sa famille) peuvent saisir.


La grande confrérie des Rock critics cite toujours Lester Bangs comme un exemple, comme « l'homme qui a trouvé le mot « punk » »... En oubliant totalement que, même si le bonhomme écrivait super bien, avait un talent certain, et si la critique rock lui doit effectivement le gain de ses premières lettres de noblesse, ses gouts... dérouteraient à tout le moins le premier aspirant critic rock venu. Honnêtement, ça vous viendrait à l'esprit, intuitivement, comme ça, de prendre pour exemple un mec capable d'encenser Music Metal Machine pendant 10 pages avant de passer les 3 suivantes à détruire Station to Station ? Non ?


Seulement on vous a dit que Lester était une référence. Et il l'est, je dis pas le contraire. Mais le statut de référence fait qu'on a trop facilement tendance à la fermer et à se dire que bon, ben, si je suis pas d'accord, c'est que je dois être en tort. Parce que ne pas aimer la référence de gens qui sont eux-mêmes des références c'est doublement incorrect... Alors que c'est ce raisonnement qui est doublement crétin. Raisonnement que je me permets de qualifier ainsi car je l'ai moi-même suivi trop longtemps.


Parce qu'après le combo Top of the flops of the pop of the Blogs - Rock n' Roll Hall of Shame, j'ai découvert que la Honte en Rock TM (oui, aujourd'hui c'est la journée mondiale du TM, vous saviez pas ?), eh bien... Ce n'est pas celle que je croyais. Ecouter un groupe dont tout le monde s'accorde à dire que c'est de la merde... ne pose aucun problème. Tout au pire, deux trois blagueurs et / ou snobinards viendront gentiment vous tourner en dérision. Et quelques fans viendront vous houspiller d'avoir sous-entendu que ca pouvait être légèrement ridicule d'apprécier leur groupe favori.




Mais la honte en Rock se situe à un niveau autrement plus élevé. Ce n'est pas de ce qu'il aime que le rockeux doit avoir honte, mais de ce qu'il n'aime pas. (Non, détester Hélène Ségara c'est autorisé, laissez moi finir avant de pousser de hauts cris...) Et s'il y a un enseignement que je tire du Rock n' Roll Hall of Shame... C'est que je me suis planté dans l'énoncé. Pour la simple raison que le rockeux a beau faire jouer la tolérance, et rappeler que critiquer un artiste ce n'est pas critiquer les gens qui apprécient cet artiste (ce qui est somme toute vrai), allez dire du mal d'un classic album et vous aurez une petite idée de ce qui pourrait vous arriver si jamais vous alliez brûler une Bible le dimanche matin à la sortie de Saint Nicolas du Chardonnay : Une assemblée de personnes qui pendant un temps incroyable viennent de prêcher l'amour du prochain le respect la tolérance vous tomberons dessus à bras raccourcis pour vous faire recracher le démon (que selon les cas, on appellera Satan, athéisme, mauvais gout ou surdité) qui s'est, selon eux, emparé de vous.




Et un jour ou l'autre il faut bien exorciser cette honte par soi-même, avec fierté et la politesse du ridicule, c'est-à-dire l'humour.


Cette très longue intro n'est là que pour justifier l'aveu que je vais faire maintenant... Dans leur grande majorité, les « albums révolutionnaires », si je m'incline devant leur réussite, m'ennuient profondément, tout du moins en tant qu'albums. J'y trouverai, bien évidement, toujours quelques titres qui me plairont, mais dans l'ensemble... je suis incapable (sauf que ce n'est pas une question de capacité, juste de volonté) d'en écouter aucun dans son intégralité.


Entendons-nous bien. Il est évident que je parle d'albums révérés dans leur ensemble. Il va de soi que si jamais j'écoute le Double Blanc, je zappe bien sur Revolution N°9. Ce morceau, ce sont les gens qui l'écoutent qui forment la minorité opprimée. Dans la même catégorie, il m'arrive souvent de zapper « We will fall » sur le premier Stooges. Je le laisse si mon humeur me dit de le laisser, parce que dans l'absolu il est pas mauvais, mais le plus souvent je le zappe.

Par contre, des albums encensés qui subissent le traitement de la coupure prématurée ou de l'élagage de masse...



A tout Seigneur tout honneur : Led Zeppelin. C'est simple, j'ai jamais pu écouter un seul de leurs albums en entier. En plus le compte est simple : sur les 4 premiers albums, il y a 8 titres, à chaque fois, et à chaque fois, je n'écoute que les 4 premiers titres. Mon record, je pense, c'est d'avoir réussi à m'enfiler tout le premier CD de « Physical Graffiti », et encore j'ai une excuse, j'étais jeune. La raison en est très simple : ca a vite fait de me gaver. Si je cherchais une explication rationnelle, je dirais qu'un album standard contient un certain nombre des notes, un certain nombre de silences. En quatre titres, Led Zep aligne déjà le nombre de notes que j'aurais pu écouter sur 3 albums standard**, d'où une fatigue équivalente à celle de celui qui a écouté 2 h 15 de musique.

Bon, en fait c'est juste que.. Led Zep, pour moi, c'est un groupe à Best Of. Entendons nous bien, j'ai bien dit « pour moi ». Ce qui fait que j'aime beaucoup de titres, comme ça, diffus, séparés, ou écoutés à la file (ce qui fait qu'en gros j'ai mon propre best of personnel), mais, sur la longueur d'un album, je ne tiens pas.


Bon, il y a aussi des cas où... comment dire. Je « compense ». Des cas ou c'est juste un album que je ne réussis pas à digérer d'une traite, alors que pourtant, du même artiste, je peux me gaver et me regaver d'albums autres, parfois même plus longs d'ailleurs.


Dylan, par exemple. Highway 61 Revisited, entier, ça passe pas. D'ailleurs, généralement, je le mets juste pour écouter « Like a rolling stone », avant de la sortir de la platine et d'y mettre, je sais pas moi... Blonde on Blonde. Qui lui pourrait boucler des heures, entier, sans problème.

Idem, « Fun House ». C'est le premier album des Stooges que j'ai eu et franchement, c'est celui que j'écoute le moins. Non, je rectifie : c'est celui que je n'écoute pas. Les deux autres (oui, les deuxautres) je les connais par cœur et les écoute pourtant encore régulièrement, et entiers. Alors que l'album pour lequel a été créée l'expression magma sonore me donnera toujours plus l'impression d'être une forme aboutie de vomi sonore. Pourtant c'est plus sur Raw Power qu'Iggy Pop pousse ses tripes au plus haut de sa gorge.


Car c'est souvent l'ARR qu'on achète en premier pour découvrir un groupe. Parce que c'est celui dont on a le plus entendu parler, parce que c'est le plus souvent cité... On fait souvent l'erreur d'en déduire que c'est par conséquent le plus représentatif du groupe***... Ce qui n'est vrai qu'avec Nevermind the Bollocks, en fait.


Cette erreur, je l'ai moi-même faite.


Avec pas mal de groupes, les Stooges évidement (même si la question de représentativité est très particulière en ce cas, chacun de leurs albums étant unique...), mais surtout avec les Who.


Quelle erreur de chercher à découvrir les Who avec Who's Next ! Ah oui, peut être qu'aujourd'hui certains se réjouiraient de trouver les génériques de deux subdivisions des Experts sur le même disque (Les Experts, série que je suspecte d'avoir relancé les ventes du criminel « Who are you ? » : sincèrement, payer pour entendre « Sister Disco » relève de l'arnaque pure et simple.) Car Who's Next, s'il a apporté beaucoup (l'utilisation des synthés comme boucles sonores est une idée réussie, il faut le dire), l'album souffre d'une production et d'un mixage par trop présents. Who's Next, c'est l'album sur lequel les Who perdent cette concision Rock et cette pèche qui marquent si bien des titres comme Substitute, ou Can't Explain. Ils y perdent aussi la concision pop qui fait de The Who sell out leur meilleur album dans l'absolu. Pete Townshend, celui-là même qui ne pouvait pas imaginer une chanson dépassant les 2 minutes 50 secondes en 1965 (cf. le Doc « The Kids are alright ») se laisse aller à n'avoir que 2 ou 3 chansons sur 9 dont la durée est inférieure à 4 minutes. Les Who sabordent tout ce qui a fait leur succès, qui en a fait un groupe qui compte (entreprise de démolition lancée avec Tommy, c'est vrai) et sortent... L'album le plus souvent cité des Who. Alors que logiquement, c'est le Live at Leeds qui (bon, ok, c'est un live) devrait récupérer cette place. Que l'album de référence d'un groupe contienne au grand maximum 4 chansons réussies ne donne que rarement envie d'aller plus loin avec ce groupe.

Je ne reviendrais pas sur les griefs que j'ai contre les « géniaux », « extraordinaires » ARR que  sont « Sergeant Pepper's lonely hearts club band »****  ou « Pet Sounds », mais comprenez bien qu'ils ont une caractéristique importante : ils m'ennuient. On pourrait passer un temps fou à en souligner d'autres... Tant d'autres dans lesquels je ne sauverais que quelques titres... chez les Stones, tout particulièrement. Passé Sympathy for the Devil, je m'ennuie ferme au Banquet des Clochards. De même Exile on Main Street, sans « Happy »... C'est triste à dire, mais ces albums mythiques ne m'inspirent pas, rien !


Alors je cherche. Je cherche, je gamberge sur le pourquoi du comment et j'accuse le temps. Le temps qui s'est écoulé, les choses qui sont nées, les créations musicales effectuées depuis, qui bien souvent découlent de ces ARR...

Ce temps que je n'ai pas forcément vécu, cette évolution que je n'ai pas pu voir... Et je me retrouve à écouter des disques qui ont deux fois mon age en les trouvant « ennuyeux ». J'ai beau savoir que c'est parce que, bon, j'en ai déjà écouté les conséquences (un peu comme lire un polar dont on a déjà vu l'adaptation au ciné, le suspens est gâché...) et au final la cause me parait... banale... mais... je ne peux pas m'empêcher d'avoir mauvaise conscience quand je réalise qu'une « référence » ne me touche pas.


C'est très con, n'est-ce pas ?


Mais cette sensation peut également s'accompagner d'un effet totalement inverse ! De nombreux albums dont on m'a dit qu'ils sont simplement bons m'apparaissent comme des petits chef d'œuvres. Et la raison en est simple : personne ne m'a jamais rebattu les oreilles en me disant à quel point ces disques sont génaux, et le plaisir de la découverte s'accompagne de la surprise de la découverte d'un truc génial. Entrent dans cette catégorie « The Who sell out », l'album génial qui n'est pas asssez souvent cité, sauf par quelques über-snobs... (Tommy et évidement Who's Next se voient offrir les lauriers bien avant), « Odyssey and Oracle » des Zombies, « The Kinks are the green village preservation society », dont tout le monde s'accorde à dire que c'est un chef-d'œuvre mais qui a une chance que d'autres n'ont pas : personne ne passe son temps à nous le rappeler. L'album du Velvet Underground que j'écoute certainement le plus, ça reste « Loaded ». Mais je vais lever le pied sur les exemples, pour ne pas perdre les dernières miettes d'estime que vous pouvez avoir pour moi, chers lecteurs de bon goût.


L'autre possibilité est évidement le phénomène générationnel.***** Et le fait de ne pas avoir eu 15 ans en 1967 expliquerai beaucoup de choses. Le fait d'avoir découvert les « classiques » sur le tard (vers 18 / 20 ans) expliquerait le reste. L'exemple qui me vient à l'esprit, directement, c'est le Grunge. Quand je me suis intéressé à la musique, Cobain était déjà mort. Comme tous les gens de ma génération, j'ai écouté Nirvana quand j'avais, en gros, 15 ans****** Depuis, j'ai essayé de m'intéresser au Grunge, mais plus tard, quelques années plus tard. Avec des albums dits de référence concernant ce mouvement, hein. « Dirt », « Vs. » ... Eh bien non. Ca ne me touche pas. Pourtant, Nirvana, ça passe.  Conclusion...


-          Je suis certainement trop jeune pour que ça me touche (en ce sens que j'ai découvert cette musique certainement trop vieux... enfin, y a un problème d'age au final. En gros.)

-          Partant de la, et considérant que le Grunge touche plus facilement une certaine génération, ou plutôt une certaine classe d'âge, et que ça ne me touche pas, et pourtant Nirvana si... De deux choses l'une : soit Nirvana est plus « transgénérationnel », soit c'est « moins du grunge ». Les deux ne sont pas incompatibles en fait je réalise.


Pourtant ces albums... je peux pas dire qu'ils sont mauvais ! C'est peut être même du très bon Grunge. De la même manière, Megadeth c'est peut être du très bon métal.  Mais non. Ca passe pas.



Au final... combien de ces albums qualifiés de « géniaux » nous auront vraiment foutu une claque quand on les a écoutés ? Pas plus d'une vingtaine je le crains.

Et combien ont forgé nos gouts parce qu'on se devait de les aimer, combien se sont imposés à force de réputation ? Un seul, ce serait déjà trop.


Vos devoirs pour la semaine prochaine : trouvez un jeune qui dit qu'il aime le Rock. Faites lui écouter « Fixing a hole ». Demandez-lui son avis sur ce morceau. Evitez de lui coller une claque quand il vous dira que c'est de la merde. Non, vous ne pouvez pas non plus l'engueuler, ni le traiter d'inculte. Répétez l'exercice dix fois.




Et vous savez c'est quoi le plus marrant dans tout ça ? C'est que là, pendant 5 pages je viens de dire qu'à force de nous rappeler que les classiques sont des cmassiques, qu'à force de les porter au pinacle, sans jamais chercher à les réévaluer... on se retrouve dans cette situation particulière ou la découverte d'une classique est si décevante à côté de la réputation qu'il traine qu'on le sous - évalue grossièrement. Et que par conséquent les classiques perdent de leur aura, justement parce que ce sont des classiques, et que dans l'absolu, il faudrait les oublier, pour que, soudain, une génération les redécouvre, et leur rende leur place, qui sait ?

Bref... moins on parlera des classiques, plus facilement il leur sera rendu un hommage juste et digne... Amusant, non?

Parce que ce que je suis en train de vous dire de pas faire... C'est quelque chose que je fais moi-même régulièrement en ces pages, mais aussi dans la vie de tous les jours. Et le pire, c'est que ça me plait !


Vous vous demandez peut être pourquoi ces vidéos le long de l'article... Alors, d'abord c'est histoire de pas faire "pavé de texte" illisible... Ensuite, pour mettre simplement queqlues titres simplement pop qui n'ont jamais rien révolutionné... Mais qui sont si agréables à réécouter.


**  Les silences non utilisés par Led Zep ont pour la plupart été récupérés par Pink Floyd, évidement.

*** Par exemple, l'album le plus souvent cité des Beatles, c'est... Sgt Pepper's. On va pas y revenir, mais il faut bien admettre qu'il n'est pas représentatif des Beatles. Tout au plus des Beatles de 66 - 67. Pour une raison très simple, c'est qu'à partir de 66, chaque album des Beatles n'est représentatif de rien sinon de lui-même, et des Beatles tels qu'ils étaient au moment de l'enregistrer. Et que les albums d'avant 66 sont quand même à mille lieues d' « A day in the life ».

 

**** Pour qu'un album au nom aussi imbittable soit cité aussi souvent il faut vraiment qu'il ait révolutionné la pop music...

 

 

***** Aaaaaaaaahhhh !  Ca faisait longtemps....

 

****** Ouais ben tiens, ça aussi, ça faisait longtemps que j'avais pas parlé de mes 15 ans, tiens.



Par Guic ' the old
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Dimanche 6 juillet 2008

Cet album est la preuve même que les experts auto déclarés du Rock peuvent se planter tous ensemble, comme des grosses buses. Souvent encensé comme « l'album le plus important du Rock » (voir « meilleur album »... eurk.) « album décisif de l'histoire de la pop music... » J'en passe et des meilleurs.


Bref à peu près toutes les conneries prépensées que vous ont sorties vos profs de Français pour vous convaincre de lire Germinal...


Alors que si on y regarde bien, franchement... C'est tout bêtement le pire album des beatles. (en même temps, si on reste honnête c'est leur dernier en tant que groupe, chacun compose dans son coin derrière, je vous le rappelle... Ca leur aura au moins évité de refaire ça...)


Bon, replaçons le contexte. On est en 1967. Les Beatles ont arrêté la scène et décident de devenir un groupe de studio, s'octroyant la possibilité de bidouiller les bandes comme ils veulent, d'arrêter de faire de la pop, de commencer à faire de la Musique. Et a votre avis, quel est le grand meneur de cette mascarade pompeuse ? Personne d'autre que Sir Paul McCartney. Qui n'a pas encore fini sa petite querelle personnelle avec les Beach Boys (on rappellera que le coup qu'il a joué précédemment c'est quand même Yellow Submarine, ouais bien joué Paul... Franchement, retourne draguer des photographes tu seras moins chiant.)


Et donc Paul a les nerfs. Les Beach Boys viennent de sortir « Pet Sounds » (autre album honteusement surestimé... mais je préfère pas en parler, les pseudos - harmonies vocales des frères Wilson me débectent...). Et là il a l'idée la plus géniale du monde... « L'album concept ».


C'est fou comme aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire qu'un album concept c'est une grosse connerie, que tous les concepts choisis sont miteux, mais aussi comment tout le monde s'accorde à dire que cet album-ci est génial.


Alors je rappelle le principe de celui - ci... il est à peu près aussi développé que les jeux que s'imaginent des gamins de dix ans :


 «  -     On dirait qu'on est pas les Beatles mais qu'en fait on est un autre groupe. Sgt Pepper's lonely hearts club band qu'on s'appellerait. Et on enregistre un disque que ce serait un live mais en fait comme c'est une histoire on le ferait en studio quand même mais qu'on mettrait des applaudissements.

-         Super idée Paul, répondit Ringo, complètement défoncé.

-          J'peux jouer du sitar ? , demanda alors George

-         Mais bien sur, de toutes façons on va mettre plein de cuivres, de violons, et puis Brian se démerde pour mixer tout ça derrière, ok ? Mais au fait, ou est John ?

-         T'occupes il est parti à une expo d'une artiste d'avant-garde japonaise qui se fait découper ses vêtements... Il doit bien se marrer, lui, au moins... Eh, tant qu'on y est , Paul j'aurais le droit de chanter sur celui - là aussi de disque ? Ah Ah Ah  !! (Ringo)

-         Bon ben au moins John me fera pas trop chier. Il écrira 2 titres à la con, on les mettra au début et après on s'attaquera au gros du boulot. »

Et voilà comment s'est décidé un des moments les plus désespérants de l'histoire de la pop music. L'opération Overlord du Rock. Menée de main de maître par le sergent Pepper.

 

Et donc voilà l'objet du délit. LE truc qui est bien avec, c'est qu'il suffit d'écouter ça pour avoir un aperçu de tout ce qui peu ne pas aller dans un album  des Beatles seconde période.

Lennon démarre fort avec des textes codés (Lucy in the sky with diamonds), inspirés par un dessin de son fils mais qui se livre aux plus désespérantes interprétations sur la drogue. Dans la même catégorie, Mc Cartney tape avec « Fixing a hole ». Sauf que quand on lui demande explication, il répond que sa chanson parle de « réparer un trou ». Grand parolier, McCartney, transcende déjà le quotidien 30 ans avant Vincent Delerm.

Mais bon, ils ne peuvent pas paraître totalement ridicule vu que juste avant ils nous ont imposé Ringo au chant sur « With a little help from my friends » *

Sur « She's leaving home « , McCa sort les violons pour faire pleurer dans les chaumières en évoquant les différents parents enfants, avec cette belle histoire de gamine qui fugue en douce... Un grand titre. **

Le pire c'est que comme un con, je croyais que "Getting Better", ça voulait dire "on va faire mieux"... Que nenni.

 


 

Bonjour à tous, alors ceci est la musique de l'avenir, c'est compris ou on vous colle nos avocats au cul?


La face B (de l'époque) s'ouvre sur la pire des dégénérations indophiles de Harrison, « Whithin you, without you » (dont le titre sera honteusement parodié par U2, qui, on se fait rendre des hommages par qui on peut), ses 5 minutes de Sitar... Au moins on peut remercier le côté pratique : on avait qu'à se lever une seule fois pour changer la face ET sauter ce morceau.

En même temps comment dire... Pas la peine de retourner le disque, vu qu'après ne s'enchaînent que des perles de nullité. Depuis le « When I'm sixty four » de Mac Cartney (évidemment, un titre pareil). Manquent juste dans ses paroles un  « Je serais encore en train d'essayer de refaire Yesterday sans y parvenir et vivrai juste sur ma légende » pour que ce ne soit plus une chanson mais une prémonition.

 



Sans parler de Lovely Rita, fantasme de gamin sur une contractuelle... ridicule.

Ou de « Good Morning, Good Morning », après avoir fait sur l'album précédent un « Good Day sunshine » déjà pas mal ridicule... Et enfin, la libération. « Sgt Pepper's reprise ». OK, on aurait préféré qu'ils ne la reprennent pas, mais bon... au moins, ça augure de la fin.


Mais non, c'est pas fini ! Il reste « A day in the life ». Là, je dois cependant m'avouer... non pas vaincu, mais plus modéré. Cette chanson est bien. Et sa place en fin d'album ne fait donc que confirmer la médiocrité de cette galette.

 Personne n'aurait osé la caler plus tôt, elle est trop bien pour faire partie de ce concept minable du faux groupe.

Elle est placée en dehors, mais sur le disque, quand même, tel un argument publicitaire de premier choix Et en plus elle ne sortira pas en 45 tours. Le single de qualité (mais qui ne sort pas en single, hein...) pour promouvoir un album de merde, inventé par les Beatles 20 ans avant MTV... Quand on les dit avant gardistes, hein.


Bref, un album important pour l'histoire du Rock, oui, car il contient déjà, en germe ou déjà éclos, toutes les tares de la pop et du Rock dans les années à venir : De la carrière solo de McCartney à la « promo » qu'on va faire chez Cauet en passant par MTV, en passant par les concept ridicules, tordus, et incompréhensibles mais de toutes façons ils sont trop mal rendus dans les disques qui s'en revendiquent pour qu'on le comprenne, et non, j'ai pas dit Pink Floyd, ou les orchestrations inutilement complexes mais non j'ai pas parlé de Queen.


Pour conclure, je voudrais juste qu'on se rappelle de ceux qui ont su garder la simplicité, les « Pre FAb Four », et leur meneur, le grand Eric Idle.



Et enfin, saluer le courage de G.T., qui, dans sa diatribe contre le Rock dans son ensemble, m'a prémaché le travail. Et le féliciter pour sa constance et sa capacité à ne pas retourner sa veste, non, jamais...


* On rappellera juste au non beatlemaniaque quelques titres chantés par Ringo : Yellow Submarine, With a little help from my friends, Don't pass me by, Octopuss' s garden. Donc qui dit Ringo au chant, dit... Morceau qu'il faut que Joe Cocker en fasse une reprise pour qu'on réussisse à tomber plus bas.


** En meme temps vous attendiez quoi, vous, de la part d'un mec dont le plus grand succès solo sera une B.O. de James Bond? Et encore, repris par les Guns and Roses... Même Tina Turner est pas tombée aussi bas. J'en arrive à me demander si ce serait pas lui en fait qui aurait lancé la rumeur sur sa mort pour pas qu'on lui en veuille de rien avoir fait de bien depuis 30 ans...

Par Guic ' the old
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Jeudi 24 avril 2008
Mes amis je suis encore sous le choc d'être tombé sur cette vidéo. Faut que j'arrette de trainer sur You Tube des fois on regrette.

Voir, d'un coup, deux de mes idoles, de mes rockers préférés.... Ridicules, se dandinant lamentablement dans des parures aux couleurs douteuses... C'est un coupà vous faire haîr définitivement la décennie qui vous a vu naître.

Je vous laisse avec l'apogée du ridicule qui fout mal à l'aise: David Bowie, Mick Jagger, Dancing in the Street, le clip.



Je vous en prie, vous qui en savez généralement plus que moi... Dites moi que c'est du second degré...
Par Guic ' the old
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Mardi 19 février 2008
NOTA : Désolé de revenir avec un article aussi indigent. Mais je bloque sur un autre depuis début Février… C’est juste histoire de donner signe de vie et de dire du mal en fait.
 
Vous vous dites sûrement que finalement ca commence à faire un moment que j’ai pas été saignant, méchant, sur Pink Floyd ou autres. Ne trouvant pas de gros Blogage à vous faire partager, voici la première série des petits blogages…
 
Car oui, même les plus grands ont eu des sacrés passages à vide… ou alors une inspiration soudaine qu’ils auraient mieux fait de jamais avoir en fait…
 
On va commencer avec trois grands… grands groupes, grandes fautes de goût, les voilà…
 
 
The Beatles – Yellow Submarine : 

Là, le collage sonore a montré ses limites. Entre Ringo qui chante, les bruits de cuisine, le refrain hymnique qui reste en tête sans vouloir partir  (record actuel pour moi 37 h…)… Franchement, c’est bien joli d’accuser Lennon et les collages musicaux du seul morceau raté du Double Blanc, mais là, quand meme…
Remarquez, celui – ci est le plus mauvais. Pour le prix du plus ridicule, il y a Ob-la-di, Ob-la-da….
 
  
 
Les Rolling Stones – Anybody seen my baby ?
 
Bon, OK, les Stones a partir de 1980 c’est pas toujours au top, mais bon… pire que le morceau pourri, le morceau pourri qui devient un tube… Le pire c’est que ca part pas mal, la basse est classe… Mais le refrain avec les chœurs, déjà…  et à 2 :45, le drame… les Stones essayent d’être dans le vent… mais je vous laisse la surprise. Bon courage.
 
 


Led Zeppelin – Hot Dog :
 
 

Grosse ambiance piano-bar, c’est la fête dans le Saloon Atlantic… et on a envie de sortir la Winchester pour que tout cela cesse. Jugez par vous-même. 
 
 


Ca vous scandalise que je revienne avec un article aussi simple, court mais quand même marrant j’espère… Moi aussi. Mais admettez que quand on entend des trucs pareils... on a envie de faire une pause d'avec les grands du Rock... A bientot.
Par Guic ' the old
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