Et ainsi nous nous retrouvons pour ce nouveau classement du mois, et pour une fois pas trop à la bourre. J’en suis le premier surpris et ravi.[NDLR : Je vous jure que quand j’ai tapé cette phrase, vers le 4 Juin, elle faisait sens. Au moment de la parution, par contre, c’est plus discutable, je vous l’accorde) Un mois placé sous la double égide antinomique ou presque de Gainsbourg et des Pogues. Et il y a pas à dire, mais moi, quand je me fais une fixette, je mel a fais à fond, que je réalise.
L’anamour – Serge Gainsbourg (Serge Gainsbourg / Jane Birkin, 1969)
Comment peut-on envisage ne serait-ce qu’un instant d’écrire une chanson quand on a entendu celle là? Chaque écoute s’accompagne d’un mini syndrome de Sthendal pour moi. Un texte fabuleux (chef d’œuvre de versification), une musique qui en fait une merveille pop à la française… Je sais pas, ce morceau est juste fabuleux. (Heureusement, sur l’album,, derrière, il y a « Orang-outang » pour se calmer.)
Another
Girl, Another Planet – The Only Ones (The Only Ones, 1978)
Lorsque, il y a bientôt un an, fût lancée ce qui est resté dans les mémoires comme « la bataille des Libertines », le nom des Only Ones, habilement placé entre ceux de Johnny Thunders et Richard Hell (entre autres) m’a tapé dans l’œil. Et quand j’ai découvert leur œuvre, j’en ai surtout retenu cette chanson, en fait. Et j’ai pris un malin plaisir à faire découvrir ce titre, qui est comme qui dirait « une chanson parfaite » (et elle a vraiment que des qualités on dirait). Maintenant, faire découvrir des titres c’est une chose. Faire découvrir un titre à un dangereux maniaque capable de passer en boucle la même chanson (parfois même capable de fixer sur la même durant 3 ans !) un soir ou c’est mon lecteur qui sert de sono, en accès ouvert…. C’est pas forcément la meilleure des idées. Merci Chtif, j’ai du l’écouter 4 ou 5 fois, moi, mais si on compte cette dizaine supplémentaire…
Baudelaire – Serge Gainsbourg (N°4, 1962)
Bon pour celle là je vais pas dire que la versification est géniale (quel cuistre je ferais…). Mais cette douce musique, ces vers qui se déroulent… Quel beau morceau .
Mad World – Tears for Fears (The Hurting, 1981)
J’ai honte de le dire (quoique, c’est un secret de Polichinelle), mais là c’est l’effet nouvelle star. Il y en a un qui a chanté ce morceau (enfin, il a repris la reprise qui en avait été faite pour la B.O. de Donnie Darko), et en fait… j’ai découvert que c’était une reprise de Tears for Fears. Là, moi je me dis « tiens, j’en ai un album en vinyle mais je l’ai jamais écouté. » Et là, bam ! Elle est dessus. Après avoir nettoyé l’album (après avoir découvert la galette a moitié couverte de moisi – et donc découvert qu’un vinyle peut subir ce genre d’outrage du temps), j’ai découvert l’original. Qui est suffisamment sympa pour que je le fasse tourner un paquet de fois en mp3 derrière.
Cannabis – Serge Gainsbourg (B.O.F. Cannabis, 1970)
Résumons. Gainsbourg, entre 66 et 78. Forcément bien. Morceau pop super bien gaulé, voix enfumée, chef d’œuvre.
Streams of Whiskey – The Pogues (Red Roses for me, 1984)
Marrant comme une chanson peut vous changer le moral. Alors que je trainais mon ennui et mon moral en berne par les allées du beau parc de la Tête D’or, d’un coup, via les surprises du mode shuffle, ce fut Shane Mc Gowan qui est venu m’abreuver de bons conseils (susceptibles d’entrainer des complications hépatiques, certes) et de mélodies joyeuses.
Digsy’s Dinner – Oasis (Definitely Maybe, 1994)
Un jour, on écoute un album bêtement pour la millième fois et bizarrement, une chanson qu’on a pourtant entendu plein de fois vous apparait bien plus agréable soudainement, parfaite pour le moment… Vous trouvez que ça ressemble au cliché absolu de la rencontre amoureuse qu’on trouve dans les films avec Hugh Grant… Ben c’est un peu ça, ouais. Sauf que c’est un peu moins classe (Liam Gallagher, quoi), et vachement plus fun.
A rainy night in Soho – The Pogues (Rum Sodomy and the Lash, 1985)
De retour à le tête d’or… En direction du muse d’Art Contemporain, Shane continue de chanter, et c’est toujours aussi bien. Mais on vire plus émouvant, avec certainement la plus belle chanson sur rien qu’on ait écrit. J’adore les chansons à interprétation ouvertes, définitivement.
The Jeweller’s Hands – Arctic Monkeys ( Humbug, 2009)
C’était mon album préféré de 2009. Il tourne moins souvent, ces derniers, temps, et plus souvent en vinyle que dans le lecteur mp3, mais il est toujours là, ce qaui est finalement le cas d’assez peu des disques qui m’ont plu ces dernières années. Et puis ce morceau final est quand même d’une terrifiante beauté.
Don’t want to know if you are lonely – Hüsker Dü (Candy Apple Grey,1985
)
J’ai découvert Hüsker Dü (le nom) via l’histoire de la petite annonce ayant permis aux Pixies de se créer. Et puis un jour, faut bien se motiver à mettrez une musique sur les noms. C’était il y a pas longtemps, et ce titre (avec « Sorry Somehow ») fait partie de ces petites chansons qui ne sont pas extraordinaire, mais sont toujours aussi agréables à écouter.
Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Used to love
her - Guns n' Roses (Live Era 87 – 93, 1999)
Love is
the drug – Roxy Music (Siren, 1975)
One in a million – Guns
N' Roses (GNR Lies, 1988)
Sick of goodbyes – Sparklehorse (Good Morning Spider,
1998)
Treasure Island – Viol (Love Boat,
2009)
I hope I think I know – Oasis (Be Here Now,
1997)
Someday I will treat you good – Sparklehorse
(Vivadixiesubmarinetransmissionplot, 1995)
Caught by the fuzz – Supergrass (I
should Coco, 1995)
Say yes - Elliott smith (Live at L'Olympia,
2000)
Date with Ikea – Pavement (
Brighten the Corners, 1997)
Emily Kane – Art Brut (Bang Bang Rock n’ Roll, 2005)
Alcoholic Unanimous – Art Brut (Art Brut vs. Satan,
2009)
The Lovecats – The Hot Rats (Turn Ons, 2010)
The Coral – Dreaming of you (The Coral,
2002)
Viol – Make me believe in Santa Again (Welfare Heart,
2010)
Warrant – Cherry Pie (Cherry
Pie, 1990)
Guns N’ Roses – November Rain
(Use your illusion 1, 1991), ex aequo avec
Pulp – The Fear (This is hardcore, 2000)
Pearl Jam – Do the Evolution
(Yield, 1998)
Beatallica – Ktulu
(He’s so heavy) (Sergent Hettfield Motorbreath Pub Band, 2007)
Hayseed Dixie – Breaking the Law (Weapons of grass destruction, 2007)
Be Quick or be Dead