Guic is in the radio

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Top à ...

Lundi 2 novembre 2009

Nick Cave. Voilà un nom qui a une résonance toute particulière pour tout fan de rock. Car bizarrement, où qu'on aille quoiqu'on cherche, ce nom est là, tapis, prêt à bondir à la face de l'aspirant Rock-addict que chacun a été un jour, ou est peut-être encore.

 

Et si la musique de certains peut attirer des sentiments mêlés d'attirance, de sympathie, voir de reconnaissance (comprenez par là qu'il existe des chansons dans lesquelles on se reconnaît), la musique de Nick Cave (en particulier, et c'est le cas qui nous intéresse, avec l'appui des Bad Seeds, groupe au line-up aussi vacillant que son talent est important, en apporte un que d'autres échoueront toujours à faire naître: la fascination.

 

Et le goût pour les phrases interminables, ai-je aussi l'impression.

 

De plus, dans mon cas personnel (qui s'avère être celui qui nous préoccupe ici), Nick Cave est peut-être le premier que j'aie rencontré et qui m'ait à ce point fasciné à faire partie de la caste des "Rockeurs lettrés". (Evidement, plus tard, arriveront Morrissey et Jarvis Cocker, mais là on est en 2006 et je suis encore en formation, si vous permettez)

 

En fait c'est presque flippant: aucun album des Bad Seeds n'est vraiment mauvais. Oh, bien sur, il en existe des "un ton en dessous", mais qui sont tous, toujours, sauvés, par quelques chansons purement géniales. Car Cave est un extraordinaire songwriter, un génie concernant l'alchimie Musique / Paroles, et les Bad Seeds un groupe complet, au service d'un leader, certes, mais oeuvrant main dans la main avec lui: rien d'étonnant, donc, que chaque changement de line-up donne l'impression d'un nouveau départ, d'une nouvelle orientation de la musique du collectif.

 

C'est par conséquent assez difficile de sélectionner cinq titres sur une carrière en comptant je ne sais combien, dont la majorité sont des joyaux. Alors, ça s'est fait plus ou moins au premier arrivé premier servi… Et je m'octroie le droit de livrer un bonus.

 

Mais malgré cela, alors que je tape ces lignes, me viennent en tête tant de titres, pour certains des classiques, pour d'autres des monuments, que je regrette déjà de n'avoir pas mis… Je vous serais donc reconnaissant de ne pas me lister mes oublis. (Et tapant cela, je sais déjà que certains vont s'empresser de le faire)

 

Ah, j'oubliais, un dernier petit détail: Nick Cave, c'est aussi… le premier artiste vraiment important dans mon existence que j'ai découvert via mes errances blogosphériennes… Donc merci.

 


 

Papa won’t leave you Henry

 

La version du Live Seeds s'il vous plait. Vous le saviez, vous, qu'avec une guitare acoustique on peut arriver à être mille fois plus violent qu'avec des litres de disto sur une Ibanez mal accordée?

Eh bien moi, non, en tout cas jusqu'à la découverte de ce morceau, rageur, puissant, et qui malgré son titre ne recèle pas beaucoup d'espoir… Du Cave tendu à son meilleur.

 


 

 

Lay me low

 

Cette chanson, je veux qu'on la joue à mon enterrement! Voilà, au moins, maintenant, ce sera écrit quelque part.

Cette chanson devrait être au programme de toutes les écoles de Rock – addiction, Coef. 20, mention: "Pourquoi il FAUT écouter les paroles des chansons" (Ben oui, si les paroles n'avaient pas d'importance, on ferait des instrumentaux.)

Sans prendre en compte les paroles, cette chanson est belle. En les comprenant mal, elle est sublime. En les comprenant vraiment, elle est… splendidement atroce. Car Nick Cave (ou Henry?) y décrit rien moins que son propre enterrement et ses conséquences: et là, toute la noirceur de l'âme humaine se révèle à la lueur de la mort des autres: l'hypocrisie, l'égoïsme, la vanité des gens… sur cette musique si apaisante pourtant… Comme écartelé, on est incapable de savoir à quoi s'en tenir… Quand je vous parlais de fascination.

 


 

 

 

Stagger Lee

 

Ca commence par une basse hypnotique et profonde… Ca finit dans un déluge de larsens et de stridences. Entre temps, Cave nous aura narré une mésaventure de western, glauque à souhait comme la majorité des Murder Ballads.* Sauf que… Le gros problème avec Cave, c'est sa capacité à tout distancier, en particulier, distancier la musique des paroles. Et donc, quand même, un carnage aussi funky, aussi chaloupé si on veut, c'est quand même un coup à se poser des questions… Mais surtout à se remettre le truc sur la platine.

 


 

 

Oh my Lord

 

C'est glauque, et ça monte, ça monte, c'est beau… Et pourtant bizarrement, quand on écoute bien, si ça c'est pas déprimant, de la descente aux enfers comme Orphée n'aurait jamais osé la pratiquer…

En plein milieu de l'album le plus déprimant jamais écrit par notre ami Nick cette chanson arrive, pleine de vigueur désespérée, côte à côte de la lumineuse "God is in the house", et terrasse définitivement un auditeur  déjà bien amoché…

Fatal.

 


 

There she goes, my beautiful world

 

Il fallait quand même finir sur une note positive non? Alors, voilà, une splendide chanson, codée, lumineuse et joyeuse, plein d'hommages en vrac aux inspirateurs, à l'inspiration elle-même d'ailleurs. Ah qu'il est dur de se dire que ce titre splendide, fascinant, risque de ne jamais être cité comme référence de l'œuvre des Bad Seeds…Que j'aime ce titre, qu'il est agréable de l'écouter, un dimanche matin, accoudé à la fenêtre, à admirer passer la vie dans la rue, vers le mois de Mars… Ah…

 


 

 


Et le Bonus:

 

No pussy blues, par Grinderman.


Simplement parce que le mec qui vous offre cette sélection, c'est quand même le loser ultime qui s'amuse à vous narrer ses mésaventures pathético – sentimentales sur fond de Rock n’Roll à longueur de "Le Rock Critic est un con".

Par conséquent, pas étonnant que ce titre soit un de mes préférés. En plus, ce morceau est terrassant.

 

Et puis ce titre, aussi…

 


 

Et pensez bien que je suis le premier marri de ne pas avoir trouvé de video live de "Lay me low".

 

 

 

 


 

* Thomas, si tu peux me dire à laquelle de tes critiques (voire lesquelles) j'ai trouvé moyen de piquer cette intro, ce serait sympa: parce que je me suis rendu compte du plagiat psychique seulement à la relecture, mais depuis ça m'obsède.

Par Guic ' the old
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Mardi 13 octobre 2009

C'est marrant, depuis que j'ai commencé ces tops, c'est donc la seconde fois que l'ordre alphabétique se retrouve à se recouper avec l'actualité. Bon, on verra plus tard si c'est une bonne ou une mauvaise chose.

 

Alors donc, pour parler de Muse, je n'ai pas le choix. Je dois convoquer le jeune Guicard, plus connu dans ces pages sous le nom de "Moi quand j'avais 16 ans". Parce que finalement, seul lui pourra parler de ce groupe, si important dans mon existence, sans se sentir obligé de pratiquer l'ironie ou le sarcasme qu'imposent les deux dernières productions du trio anglais. (On le rappellera, d'ailleurs, quand il faudra parler de Placebo, je pense)

 

Muse est un groupe comme on en rencontre peu dans une vie de fan de rock… Un groupe qu'on trouve talentueux, grand, et éminemment sympathique alors que ses membres ont tout juste quelques années de plus que vous. Et donc évidement un groupe qui donne envie de se passionner encore plus pour la musique, mais aussi qui vous fait caresser le rêve bizarre d'un jour en faire. Pendant mes années de prépa, les rares fois où je parvenais à rêver d'autres choses que d'équations, je rêvais qu'un artiste que j'admirais me faisait monter sur scène avec lui (j'exagère, ce genre de rêves n'a du m'arriver que trois fois… Les artistes, hein, parce que les équations…)

 

Et finalement… c'est resté à l'état de rêve. Mais ce n'est pas plus mal. Reste que j'ai envers eux une dette, et qui, bizarrement, j'ai l'impression qu'ils ont une dette envers moi: garder vivant l'ado que j'ai été et croit être encore.

Alors passons maintenant à la sélection.



Showbiz

 

Issu de l'album du meme nom, ce morceau reste un must. Représentation idéale de mots que j'ai depuis utilisé à m'en faire péter la jugulaire, à savoir "montée en puissance", "tension", "explosion" etc… je n'arrive toujours pas à me lasser de ce titre. Il est beau, ses paroles (niaises, oh mon Dieu qu'elles sont niaises) restent gravées dans mon mental, il est fascinant, il est… l'incarnation de ce que j'aurais voulu que Muse reste. Simple mais pourtant puissant.


 

Host

 

Attention, quota de snobisme en vue. Mais c'est doublement logique: Muse est le premier groupe dont j'ai commencé à collectionner les faces B. Et certaines de leurs faces B sont leurs meilleurs morceaux. Host en fait partie. Une légère fuzz pour une intro splendidement sombre, qui s'achève dans une débauche d'effets, une explosion de souffrance… Bref, un grand moment de bipolarité adolescente. Un petit moment de vie dans le corps d'un ado.

 

 

Hate this and I’ll love you

 

J'ai hésité entre ce titre ci, et "Escape". Finalement j'ai gardé la ballade. Pour les incursions de bruit d'oiseau et de ruissellement d'eau claire tout droit sortis d'un disque de relaxation new age. Pour les paroles, oui, les paroles, codées, mais surtout à interprétations multiples, comme j'aime… Et puis pour la voix, haute, pompeuse, emphatique, qui, malgré le temps, le reniement, et le vieillissement, réussit toujours à faire un petit quelque chose au vieux que je suis devenu.


 

New Born

 

Choix de morceau purement symbolique. Septembre 2001, je traîne les magasins pour les courses de rentrée avec ma génitrice: je vais rentrer en terminale. Au détour d'un rayonnage du Leclerc, je tombe sur cet album. J'aimais déjà bien Muse, j'avais entendu cet album, qui m'avait paru pas dégueu au détour d'une soirée chez un pote, à l'autre bout de la ville, au mois de Juin précédent. Je n'avais pas réussi à ma le fournir (par contre, aucun problème pour récupérer le dernier Blink, sorti une semaine plus tard – étonnant.)

Je ne détaillerais pas plus, mais… Rentrant chez moi, je glisse l'album dans ma (regrettée) chaîne de l'époque. Et, même si j'avais déjà entendu le morceau en radio, l'irruption du riff de New Born, au bout d'une petite minute… Ca m'a juste cloué sur place. Oh certes, j'aime nombre de titres sur cet album (la reprise de Feeling Good est peut-être le seul qui me saoule – trop entendu – et Micro cuts le seul qui me gonfle…), il y a Plug In baby, Dark Shines, que j'adore… Mais non, New Born, ses paroles à la con, son riff démentiel… Oui, toujours, encore, New Born.

Ah, oui, j'oubliais. Cet album quittera la rotation lourde de ma chaîne hifi seulement quand sortira le live associé. C'est-à-dire en Juillet 2002.

 

 

The Small Print

 

Tiens, continuons dans la symbolique. Novembre 2003. Prepa. J'achete cet album le jour même de sa sortie, durant ma pause de midi. Copié sur cassette, il tournera des heures, des heures dans mon walkman. Mais bon, à ce moment là, je connais déjà plus de choses. Par exemple, mon best of des Doors et celui de Bowie ont déjà bien tourné dans ma ch&mbre et mes oreilles. Je n'en ai pas encore conscience, mais je m'élève (musicalement) en quelque sorte.

Conséquence, cet album n'aura pas le loisir de rotationner aussi lourdement que son prédecesseur. Celui-ci, ce n'est pas sa rotation, mais lui-même qui est d'une lourdeur impressionante. Et pourtant… Pourtant, au milieu de tout cela, on dirait que le "vieux" Muse a eu un sursaut d'orgueil. Le temps d'un titre, on laisse tomber les samples, les pianos, les clochettes, les artifices. Et on s'offre un morceau de Rock, de vrai, bien rentre dedans, bien direct.

A l'heure actuelle… Il est encore le seul morceau parfaitement réussi qu'ait offert ce groupe dans lequel j'avais placé tant d'espoirs… aujourd'hui déçus.

 

Eh ben putain j'ai fait long quand même… Allez, player.

 

 


Par Guic ' the old
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Lundi 21 septembre 2009

Quitte a reprendre une formulé éculée, j'aurais bien envie de dire que Metallica est tout à la fois le meilleur et le pire groupe du monde. La musique de Metallica a tout pour déplaire, en ce sens qu'elle regroupe à peu près tous les clichés du Hard et du Metal: Morceaux qui s'étirent en longueur, cavalcades de batterie (Bat-te-ry!), Soli dans tous les sens qui prennent moitié du morceau, vois rauque qui fleure bon la bière…

 

Mais bizarrement, tous ces clichés (sans lequel le métal ne serait pas le même, quand même!), la team de Metallica réussit à les transcender, et c'est pas pour rien que c'est le groupe de Metal le plus connu au monde. (Derrière Evanescence, quand même, certes.)

Forts d'un bassiste fasciné par la musique classique au point de connaître un destin tragique (à l'image de ses idoles), le quartet thrash de la Bay Area (enfilons les poncifs, mes amis)  a longtemps (sinon toujours) livré une musique qui est bien plus que bourrinage vain, mais un truc… presque "érudit" oserais-je dire. Enfin, tout ça pour dire que dans Metallica, il y a plus que ce que beaucoup veulent y voir.

 

J'arrête là avant de me retrouver à citer Reznor comme tout le monde… Parce que ce salaud là avait raison.

 

La sélection:

 

For Whom the Bell Tolls

 

Un jour, dans votre vie, vous croiserez un morceau dont la structure diffère légèrement de ceux que vous connaissez. Ou la place des instruments n'est pas la même que dans tous les morceaux de Rock que vous avez entendu auparavant. Un morceau ou, pour une fois, on demande un peu plus de boulot à celui qui d'habitude est le branleur du lot.

 

Ce jour là, vous arrêterez de dire "La basse, c'est nul, ça fait "toudoum, toudoum" et c'est tout, je voudrais pas faire bassiste franchement."

 

Ben pour moi, ce morceau, c'était "For Whom the Bell tolls." (Et puis c'est pazs ma faute j'ai toujours adoré les morceaux avec des cloches dedans.)

 

 


 

Fade to Black

 

Tout simplement parce que c'est leur plus beau morceau, ne serais-ce que parce que le premier que j'aie entendu du genre. Plus tard, en découvrant un peu plus le métal et le hard, j'ai vu que le côté lent – montée en puissance – explosion – solo pouvait très vite virer à la recette facile, mais la première fois qu'on entend ça… On est juste cloué à son siège et on déguste (dans tous les sens du terme).

Et puis merde, du "métal romantique" (enfin je trouve) c'est pas tous les jours qu'on en entend du bon!

 


 

 

Enter Sandman

 

Ben quoi? L'hymne par excellence de Metallica. La conclusion de tous leurs concerts… Et de toutes façons, je me suis trop souvent battu pour faire entraver aux gens de ma génération que c'était "Sandman" et pas "Sadman" (quand je dis que les paroles sont importantes aussi!!) pour ne pas faire apparaître cette… tuerie dans ma sélection.

 

 


 

Nothing Else matters

 

On peut dire ce qu'on veut, mais Nothing Else Matters dépasse largement le cadre  de Metallica, et même du métal, pour entrer dans un domaine tout à la fois plus éclaté et plus réservé: celui des premières amours. Celui de la guitare, tout d'abord, car avant même de m'attaquer à "Come as you are", "Nothing Else Matters" est le premier son que j'ai fait sortir d'une guitare. Mais surtout, surtout, "Nothing Else Matters" est susceptible de prétendre à une place dans le Top 5 des plus grands slows jamais écrits. Surtout. Rien que d'écouter ce titre, mes hormones s'emballent et ma jeunesse revient… Un peu plus et l'acné ferait son retour.

 


 

Until it Sleeps

 

Premières amours again… Mais surtout première rencontre avec la voix unique de Lars Ulrich, au gré d'un CD 2 titres habilement subtilisé à ma frangine. (Face B: 2 x 4). Un morceau moins bourrin que beaucoup d'autres, mais pourtant plein de rage, de virulence, bref, un de mes premiers pas dabns le monde fabuleux (si si) du métal, le vrai, le "pas néo".

 


 

Par Guic ' the old
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Vendredi 28 août 2009

Je me suis longtemps demandé comment gérer le fait, que, dans le contexte actuel, les Libertines soient les suivants sur ma liste. Devais – je me justifier de les aimer ? Les rabaisser ? Appeler à la raison ?

 

Bon ben finalement, j’ai décidé de partir en vacances une semaine après publication de cet article. Tout simplement. Libre à vous de vous écharper.

Au moins, ce serait dans l’esprit d’un « Up the bracket ! »

 

Mais histoire de faire un peu dans l’originalité, je m’offre une revue de détails. Oui, car parfois, ce sont des petits détails qui nous font aimer de grandes chansons.  (Et j’ai quand même pas été faire mon pervers qui va piocher des titres dans le Legs 11 et des trucs comme ça…)

 

La sélection est donc la suivante :

 

« I get along » (version du single « What a Waster »)

 

Parce que dans cet hymne, dont j’ai choisi cette version, non par snobisme, mais pour qu’il soit chronologiquement premier, les petits londoniens règlent très simplement leurs comptes avec tous ceux qui seraient susceptibles de les dénigrer: “I get along, just singin my song, people telle me I’m wrong… fuck’ em.” Dont acte.

 

« Up the Bracket »

 

Ce cri… mais ce cri !! Ce beuglement de sortie de pub qui annonce déjà la bagarre qui nous attends à la sortie, et donc on va tenter de se sortir tant bien que mal… En cachant sa lâcheté derrière une défiance un peu absurde. Et si c’était ça l’adolescence ?

 

« The Good old days »

 

Une ballade… ou presque. Qui s’énerve… mais pas trop. Une chanson sur la nostalgie (ben tiens, nostalgique, à 23 ans ?? Quelle belle idée à la con… Mais cette montée, mes amis, cette montée, cette beauté, cette arrivée de la saturation, avec cet arpège devant lequel Doherty s’égosille sans crier pourtant, déroule tranquillement son texte… « Things we said we’d do tomorrooooow… ». Et une constatation bizarre : la rage leur convient formidablement, mais, paradoxale, le calme les rendrait presque plus hargneux.

 

« Don’t look back into the sun ».

 

Z’en connaissez beaucoup des chansons comme ça qui, entendue au détour d’une playlist va finir par vous marquer si durablement? Je pourrais dire que c’est le « Yihai » de début, les petits riffs deci de la, les paroles… Non, j’ai pas de détail là-dessus, c’est juste une putain de bonne (de grande !) chanson. Allez, si : le rythme sautillant, bondissant… et en même temps tranchant.

 

« Can’t stand me now »

 

Au moment ou il ne reste de la place que pour un titre, on s’appercoit qu’on a pas évoqué le second album… Et on se sent con, vu que c’est celui qu’on a encensé il y a deux ans. (On, c’est moi)

Alors, au débotté, reste une hésitation, entre ce titre et « What became of the likely lads ? », titres respectivement ouvrant et fermant l’album sur deux décharges électriques résignées, symboles d’une amitié retrouvé mais fragile.

Mais bon, l’harmonica, quand même. (« Et la voix, elle pète ! » dirait un collègue…)

 

La playlist (faute de mieux, c’est la version album de « I get along ») :

 

 

 


Par Guic ' the old
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Mardi 18 août 2009

Led Zep, donc. Le meilleur et pire groupe jamais créé, et, pour tout dire, le seul et unique groupe dont je reconnais l'importance, que, de plus, j'apprécie, et que , pourtant… je n'écoute jamais. Véritablement. Pour faire cette sélection, je me suis retyrouvé à écouter leur disco pour la première fois depuis… au moins deux ans. Oh, certes, j'ai écouté Stairway to heaven, isolé, il y a peut-être un an … Mais c'est tout.

 

Parce que Led Zep est un groupe distant, ou du moins trop éloigné. Leur best of a beau avoir longuement bouclé dans ma chambre alors que j'avais 17 ans, je n'ai jamais réussi à m'approprier leur œuvre comme j'ai pu le faire avec, au hasard, les Pumpkins, les Smiths, Radiohead… tous mes groupes préférés quoi.

 

Car Led Zep est comme une fille trop belle pour moi: je l'admire, mais jamais elle ne me parle. Sans compter sur le fait que… tout le monde aime Led Zep. D'ailleurs, tout le monde dit Led Zep. Pas Zeppelin entier (sauf dans That 70's Show en fait).

 

J'avais eu une super bonne idée, jusqu'à ce que je réalise qu'en fait elle n'était pas de moi mais que je l'avais lue dans ce livre, mais il n'empêche qu'elle est vraie: tout ado de sexe masculin a été fan  de Led Zep. Ca peut avoir duré une minute, un jour, un an, une vie, mais c'est le lot de chacun. C'est immuable, c'est comme ça.

Mes potes ont été fans de Led Zep, mes collègues de boulot sont fans de Led Zep, mon beauf a été fan de Led Zep, seul mon père semble être une exception à cette règle, mais ça doit juste être parce qu'il ne sait pas qui est Led Zep en fait.

J'ai même eu un voisin (et accessoirement ami) dont je savais qu'il avait rompu avec sa copine (ce qui arrivait avec une régularité métronomique) quand "Since I've been lovin' you" résonnait au travers de sa porte. C'est dire.

 

Enfin bref. Pourquoi Led Zep? Parce que c'est symboliquement le premier groupe que j'ai admiré et respecté sans pouvoir l'aimer (Et donc celui que je considère comme le premier groupe de Rockstars, plutôt que de rockers en fait (mais c'est surement faux)). De toutes façons, bien assez de personnes s'en chargent à ma place. N'empêche, je me poserai toujours cette question à leur sujet: "Comment considérer un groupe qui regroupe 75% des clichés associés au Hard Rock… quand c'est lui qui les a créés?".

 

 Et donc, la sélection "Led Zep" est composée de....

 

        Dazed and confused

 

Quand on aime pas Pink Floyd, le trip hop, et toute musique trop calme, c'est assez difficile de trouver des titres "hypnotiques" qui vous plaisent.  Ces montées, descentes, accélérations, décellérations sont autant d'étapes d'un voyage qui ne dure, certes, que 6 minutes, mais qui est quand même susceptible de vous embarquer assez loin.

 

        Heartbreaker

 

Ca c'est une face du rock assez fascinante. Du rock bourrin, qui se la pète completement, et pourtant, on a pas de sensation de rejet, on adhère, on admire. On envie. Chez Led Zep, le rock n' roll rejoint très (trop?) souvent le sexe et toute une imagerie quand même pas mal misogyne qui pourtant (malgré toute la bonne éducation qu'on a pu recevoir) fascine. Et c'est pas parce que ça flatte nos bas instincts: c'est juste que Plant draguant avec une délicatesse de routier, c'est tout ce qu'on osera jamais faire. Mais lui il peut: il est rockstar.


        Since I've been loving you

 

Fais toi larguer. Prends une bière. Allume une clope. Convoque des potes. Mets ce morceau. Ca c'est la vraie vie. Et de toutes façons c'était qu'une connasse.

C'est juste trop con que le choix de ce morceau prouve que tu t'en fous pas tant que ça en fait.

 

        Stairway to heaven

 

Attendez. Me dites pas que vous avez cru un seul instant que j'allais peut – être ne pas la mettre! (Ma volonté de me faire remarquer a des limites) Il n'y a qu'une chose a dire: cette chanson est un mythe. C'est une ballade qui va crescendo durant 8 minutes, s'offrant sur la fin le luxe d'un emballement total du groupe. Les paroles sont mystérieuses, fascinantes, ont une touche mystique, et sont facilement mémorisables. Des gens ont entendu des déclarations sataniques en passant ce disque à l'envers. Une des personnes jouant dessus est morte étouffée dans son vomi.

 

Il vous faut quoi de plus que ça, pour créer un mythe Rock n' Roll?


 

        In my time of Dying

 

Ca c'est ma petite perle perso, découverte au fil d'un exemplaire de Physical Graffiti prété par un pote., il y a longtemps. Long morceau (10 minutes!) au riff imparable, idéal pour s'allonger et rêvasser après une longue journée. En répétant, évidement, que « Ce boulot me tue ».

 

Allez, finissons par le player.

 


Par Guic ' the old
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