Fargo Rock City... Derrière ce titre assez ridicule se cache le bouquin sur lequel j'ai
lorgné un bout de temps avant de l'attaquer... Le dernier Klosterman qu'il me restait à lire avant de les avoir tous dévorés. C'est maintenant chose faite, mais bon, il en a sorti un autre en
septembre dernier, ca devrait compenser.
1983 - Chuck est gamin. Vit à Wyndmere, Dakota du Nord. De retour du service militaire, son frère lui ramène la cassette de « Shout at the Devil ». Passion immédiate - Traumatisme éternel.
1998 - Chuck est moins jeune. Presque adulte. Et il commence à écrire ce bouquin. Sur l'importance qu'a pu avoir le heavy metal sur sa vie, dans les années 80.Warrant, Poison, Mötley Crüe, Metallica, Van Halen, Slayer, tout le monde y passe. Parce que quand on est critique rock et qu'on possède l'intégralité des albums des groupes suscités, qu'on peut annoncer sans mentir que « Mötley Crüe est le groupe qui a changé [notre] vie », ça doit pas être facile tous les jours.
2009 - J'attaque « Fargo Rock City ».
Alors que dire de ce livre. Ben qu'il est vachement bien. Que dès son premier bouquin, l'ami Chuck a ce sens de la phrase qui tue, de la vanne de fin de paragraphe, qui arrache toujours au moins un sourire, même quand la vanne est totalement pourrie. Que, même construit sur la répétition d'une même structure à chaque chapitre (Anecdote personnelle - Argument d'un détracteur du Heavy Metal - Analyse de la validité de cet argument) se laisse lire avec plaisir, plein d'enseignements pour un novice de la scène glam-metal comme moi.
Un seul passage moins marrant : la série de (au moins) 20 critiques de disques sur les albums les plus emblématiques du mouvement. Certes bien écrites, souvent justes (en tous cas au sujet de ceux que je connaissais déjà), mais passage un peu lassant à la longue.
Plein d'humour, plein d'une tendresse vers les jeunes années passées à déambuler en ville en rêvant d'avoir les cheveux longs... mais totalement dénué de regrets, de honte, ou de quoique ce soit qu'on pourrait associer à cette période. Chuck a grandi en écoutant ça, et, au final, l'assume complètement. Parce que c'est un élément clé de sa génération, parce que c'est ce qui lui a permis de se construire. Non, le Glam-metal n'était pas bon, ce n'était pas une musique de qualité. Juste une musique qui s'est montrée importante, juste de reflet de l'époque où elle est née et juste réponse aux attentes des ados de l'époque (qui devraient d'ailleurs diriger le monde d'ici 10 ans, il y a de quoi commencer à flipper).
Fargo Rock City : A heavy metal Odyssey through rural North Dakota, non content d'être un très bon document et une étude intelligente au point par point (argent, satanisme, sexe, puissance*, grosses guitares, clips sur MTV... Sans oublier de passer par le nécessaire historique du mouvement, sa mort, et sa « renaissance ».s'offre le luxe d'une mission supplémentaire: une apologie des gouts de nos 15 ans... Et du Rock, quel qu'il soit, qui permet de faire rêver et s'évader quand on s'autoproclame loser, et qu'on reste convaincu qu'on le sera pour toujours.
Avec un tel fond, comment vouliez-vous que cela ne me plaise pas ?
Allez: Pour le fun.
* Ou « L'inversion de la balance dans les années 80 : Comment le heavy metal s'avère le plus souvent « hard » tandis que le hard-rock se montre souvent « heavy ».»
Et pour rappel: L'article de G.T. sur le même sujet
que ce livre (binomez le avec son parcours musical, et vous avez la vision opposée de celle de ce
bouquin.)
1. Le dernier livre que vous ayez acheté et
terminé.
Ce livre est... surprenant. « Ouais bof, c'est une biographie des Doors, encore une », allez vous me dire. Ben non, justement. Pas
« encore une ». Parce que bon, les biographies des Doors sont peu nombreuses. Des biographies de Morrison, ah ca oui il y en a. Mais des Doors, en tant que groupe ? Eh bien, pas
tant que ça, et celle-ci en est une.
Alors finalement, presque idiotement, je me suis dit que... c'était surement mieux de le faire ici, ne serai-ce que parce qu'il y a de plus grandes
chances de croiser des amateurs de Nick Cave ici. Il y a aussi le fait que Les Chats sortent d'un cycle Philippe Jaenada, on va peut-être pas les traumatiser avec un bouquin aussi glauque que
celui-ci. Et puis surtout... parce que je vais peut-être parler d'un livre, ok, mais ce que je vais écrire n'aura rien d'une critique littéraire. Du tout.


D'ya think it's alright?