Guic is in the radio

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Festival de Reading...

Mercredi 8 avril 2009

Fargo Rock City... Derrière ce titre assez ridicule se cache le bouquin sur lequel j'ai lorgné un bout de temps avant de l'attaquer... Le dernier Klosterman qu'il me restait à lire avant de les avoir tous dévorés. C'est maintenant chose faite, mais bon, il en a sorti un autre en septembre dernier, ca devrait compenser.


1983 - Chuck est gamin. Vit à Wyndmere, Dakota du Nord. De retour du service militaire, son frère lui ramène la cassette de « Shout at the Devil ». Passion immédiate - Traumatisme éternel.


1998 - Chuck est moins jeune. Presque adulte. Et il commence à écrire ce bouquin. Sur l'importance qu'a pu avoir le heavy metal sur sa vie, dans les années 80.Warrant, Poison, Mötley Crüe, Metallica, Van Halen, Slayer, tout le monde y passe. Parce que quand on est critique rock et qu'on possède l'intégralité des albums des groupes suscités, qu'on peut annoncer sans mentir que « Mötley Crüe est le groupe qui a changé [notre] vie », ça doit pas être facile tous les jours.


2009 - J'attaque « Fargo Rock City ».


Alors que dire de ce livre. Ben qu'il est vachement bien. Que dès son premier bouquin, l'ami Chuck a ce sens de la phrase qui tue, de la vanne de fin de paragraphe, qui arrache toujours au moins un sourire, même quand la vanne est totalement pourrie.  Que, même construit sur la répétition d'une même structure à chaque chapitre (Anecdote personnelle - Argument d'un détracteur du Heavy Metal - Analyse de la validité de cet argument) se laisse lire avec plaisir, plein d'enseignements pour un novice de la scène glam-metal comme moi.


Un seul passage moins marrant : la série de (au moins) 20 critiques de disques sur les albums les plus emblématiques du mouvement. Certes bien écrites, souvent justes (en tous cas au sujet de ceux que je connaissais déjà), mais passage un peu lassant à la longue.


Plein d'humour, plein d'une tendresse vers les jeunes années passées à déambuler en ville en rêvant d'avoir les cheveux longs... mais totalement dénué de regrets, de honte, ou de quoique ce soit qu'on pourrait associer à cette période. Chuck a grandi en écoutant ça, et, au final, l'assume complètement. Parce que c'est un élément clé de sa génération, parce que c'est ce qui lui a permis de se construire. Non, le Glam-metal n'était pas bon, ce n'était pas une musique de qualité. Juste une musique qui s'est montrée importante, juste de reflet de l'époque où elle est née et juste réponse aux attentes des ados de l'époque (qui devraient d'ailleurs diriger le monde d'ici 10 ans, il y a de quoi commencer à flipper).


Fargo Rock City : A heavy metal Odyssey through rural North Dakota, non content d'être un très bon document et une étude intelligente au point par point (argent, satanisme, sexe, puissance*, grosses guitares, clips sur MTV... Sans oublier de passer par le nécessaire historique du mouvement, sa mort, et sa « renaissance ».s'offre le luxe d'une mission supplémentaire: une apologie des gouts de nos 15 ans...  Et du Rock, quel qu'il soit, qui permet de faire rêver et s'évader quand on s'autoproclame loser, et qu'on reste convaincu qu'on le sera pour toujours.


Avec un tel fond, comment vouliez-vous que cela ne me plaise pas ?

 

 

Allez: Pour le fun.

 

 




* Ou « L'inversion de la balance dans les années 80  : Comment le heavy metal s'avère le plus souvent « hard » tandis que le hard-rock se montre souvent « heavy ».»

 

 

Et pour rappel: L'article de G.T. sur le même sujet que ce livre (binomez le avec son parcours musical, et vous avez la vision opposée de celle de ce bouquin.)

Par Guic ' the old
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Dimanche 14 décembre 2008

Un tag littéraire que m'a transmis lou, et qui me permet de remplir une petite page de ce blog... Faute d'article interessant, vraiment (plein en maturation, mais pas en phase de rédaction, en fait.)

 

 

 

1. Le dernier livre que vous ayez acheté et terminé.

 

Alors, déjà c'est un peu con comme question dès le départ... les livres je les achete par 4 ou 5.... Faut bien profiter des occases tant que c'est encore des occases. Alors ma dernière session, j'en suis sorti avec :


Mon idée du plaisir, Will Self

Electrons libres, James Flint

Sex, Drugs and Cocoa Puffs, a low culture manifesto, Chuck Klosterman

Le crime de Lord Arthur Saville, Oscar Wilde


Et était offert avec (super promo de chez Points pour Noël et pour écouler les stocks, je le crains...) Verre Cassé, d'Alain Mabanckou.

2. Quel est le livre que vous êtes en train de lire ? Qu'en pensez-vous pour l'instant ? Quelle est la phrase qui se trouve à la ligne TREIZE de la page QUARANTE-DEUX (parce que c'est important, 42) ?


Ben c'est le « Electrons libres » de la liste ci-dessus. Pour l'instant c'est franchement bien, et même marrant parfois... Cet enchainement de mésaventures pour un geek loser timide... j'adore. En plus ca parle nucléaire, donc j'aime bien. Non, le seul truc c'est que c'est un livre assez barré, très documenté, qui mêle hippies en flashback, geeks au présent, et centrales nucléaires au futur... donc en fait, je m'ennuie pas en le lisant et déjà ca c'est beaucoup pour moi... Mais le jugement final, pour ça, faudrait.... Que je le finisse. Ce que ce tag m'empèche de faire, d'ailleurs !


Bon, la page 42, vous avez de la chance que je l'ai passée, sinon jamais j'aurais été la lire. Donc :


Merde, la phrase commence ligne 13, mais va jusqu'à la 17...


« Armes de dissuasion nucléaire, toilettes à chasse d'eau, grands immeubles de banlieue, chauffage central, fast foods, hygiène individuelle... tout ça, c'était l'ennemi. »



3. Choisissez l'un de vos livres favoris, quel est-il ? Pourquoi fait-il partie de vos favoris ? Quelle est la dernière phrase qui se trouve à la page 65 ?


Je vais pas vous reparler de High Fidelity, hein... Alors vu que c'est l'Aristochat actuel, je vais évoquer Edgar Poe. A défaut, « les nouvelles Histoires extraordinaires », mais ca tiendrait qu'a moi je vous parlerai que de la nouvelle « Le Chat Noir ». (Ca tombe d'autant mieux que dans mon edition, la page 65 est dans cette nouvelle là.). C'est une nouvelle que j'adore parce que c'est le premier.... « truc d'adulte » que j'ai lu, je devais avoir... 11 ou 12 ans, et ca m'a traumatisé si j'ose dire. Cette histoire de chat noir-porte-malheur, qui, une fois tué se réincarne en un autre chat noir symbole de chatiment... le tout raconté par l'homme qu'on va bientôt executer, les images qui s'imposent, tout ça... c'est vraiment marquant pour un esprit comme le mien à l'époque. Bon, j'en raconte aps plus parce que  sinon je gache tout. L'autre nouvelle m'ayant marqué, c'est « Le puis et le pendule » mais pour des raisons autres : l'imagerie de la torture de l'inquisition, de la condamnation à mort lente ... c'est tellement fascinant.


La phrase :

« Le lecteur se rappellera sans doute que cette marque, quoique grande, était primitivement indéfinie dans sa forme. »



4. Quel est le dernier livre que vous avez lu et pas vraiment aimé ? Pourquoi ?


Oh là... c'est assez dur à définir parce que bon, généralement...un livre que j'aime pas je le finis même pas, angoissé que je suis à l'idée du temps que je perds à lire un truc mauvais alors que je pourrais l'employer à découvrir un chef d'œuvre. Ah, si ! « Au secours pardon » de Frederic Beigbeder. Il n'y a même pas a expliquer pourquoi j'ai pas aimé ce roman : pour cela il faudrait déjà que c'en soit un, de roman, ce qui n'est pas la spécialité de Beigbeder, qui préfère délirer sur son auguste personne, d'anecdote egocentrique en phrase choc rappelant son ancienne condition de publicitaire.... Sauf qu'il y avait un humour mordant, un cynisme pas désagréable, un j'm'en foutisme sympa, un je ne sais quoi qui rendait cette bouillie lisible. avant... Et il a perdu tout ça à la moitié de « 99 Francs ».... Donc, c'est a fortiori absent dans cette suite. Qui n'a qu'un mérite : c'est le premier Beigbeder post 99 F que j'arrive à finir.



5. Quelles sont les 5 bloggeurs à qui vous passez le relais et pourquoi ?


Non, aucun, je n'en choisis aucun : prenez le si ca vous tente, les cinq premier arrivés seront les 5 premiers servis, et je les ajoute ici. Voilà, c'est simple comme ça.

Par Guic ' the old
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Lundi 1 décembre 2008

John Densmore fut pendant toute leur courte carrière, batteur des Doors. Dans « Riders on the Storm » (bizarrement rebaptisé en français « le vaisseau de Cristal »), il nous conte ses années, derrière les futs, sur scène ou en studio, auprès de la joyeuse bande formée par Jim Morrison, Ray Manzarek et Robbie Krieger. Et donc, lui aussi, et l'avantage certain qu'il tirera d'avoir écrit cette biographie, c'est qu'à partir de maintenant, au moins, je n'oublierais plus son nom (c'était, justement, le « Door » dont je me rappelait jamais du nom...). Et je suis sur que ca lui fait déjà plaisir.




Ce livre est... surprenant. « Ouais bof, c'est une biographie des Doors, encore une », allez vous me dire. Ben non, justement. Pas « encore une ». Parce que bon, les biographies des Doors sont peu nombreuses. Des biographies de Morrison, ah ca oui il y en a. Mais des Doors, en tant que groupe ? Eh bien, pas tant que ça, et celle-ci en est une.


Un livre qui est là pour rappeler que, malgré le charisme de son frontman, musicalement, les Doors sont issus des inspirations diverses (le jazz pour Densmore, les musiques hispanisantes pour Kriegger) des différents membres du groupe. Pour rappeler que si les morceaux sont crédités « The Doors », ce n'est pas nécessairement une largesse de Morrison, mais bel et bien le résultat du fait que chaque membre apportait une pièce à l'édifice. (Dans les faits, Morrison et Kriegger étaient les principaux paroliers, mais la composition des titres était collégiale.)


Et en plus, on a « enfin » j'oserai dire un point de vue interne sur la personnalité morrisonnienne... Parce que bon, quand un des techniciens de studio ou je sais plus trop quoi (un livreur peut être) est embauché comme consultant pour « No one here gets out alive », on se demande quand même un peu à quoi tient la réalité historique. Là non. Densmore a quelque chose que les autres n'ont pas forcément dans cette entreprise... La légitimité (c'est cette légitimité d'ailleurs qui fait que par défaut je me tourne plutôt vers les autobiographies que vers les bio rédigées par le critique littéraire du courrier du Nord qui, tiens, d'un coup a décidé, après son coup d'essai sur Bénabar, de rédiger une bio des Who... qui s'avère moins complète que l'article leur étant consacré sur Wikipedia. Ce raisonnement s'applique tout aussi bien, à, au hasard, je sais pas moi... le bouquin de Bégaudeau sur les Stones par exemple.)


Mais Densmore réussit à flirter avec le contresens sans pour autant jamais y tomber... La volonté de ce livre est de montrer que lui, John Densmore, était batteur des Doors, pas de Jim Morrison, et pourtant... les mésaventures du Lizard King occupent une grande place dans l'histoire, en particulier le ressenti qu'en a John... C'est-à-dire cette sensation prégnante que rester dans ce groupe est dangereux, que Morrison est un fou, que... ben que personne ne sortira vivant de cette histoire. Honnêtement, vu ce qu'il nous raconte, on le comprend.


Mais pourtant... il ne peut s'empêcher de narrer avec émotion et tristesse la descente aux enfers de son frère d'adoption, d'honorer à sa manière sa mémoire...

Rappelons que s'il s'acharne ici à montrer que les Doors étaient un véritable groupe, et que Morrison était leur chanteur, (pas leur leader) , il est celui qui a refusé de participer à la reformation du groupe avec, au chant, le leader de The Cult, celui qui a réalisé le premier que musicalement, les Doors lui colleraient toujours à la peau... Celui qui considère que respecter Jim n'est pas en faire une pub permanente... Bref il n'est pas Ray Manzarek.


Et c'est non sans une certaine émotion qu'on referme le livre, arrivé à la conclusion que nous offre John Densmore... « On me demande souvent si Morrison était un génie sympathique ou un sale trou du cul... Je pense qu'il était les deux. »



PS: Malgré l'image, je vous jure que ma version, le titre sur le bouquin (dans cette collection, hein, les éditions Camion Blanc qui regorgent de très bonnes biographies Rock), le titre c'est "Le vaisseau de cristal, je vous jure!!!)

Par Guic ' the old
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Mercredi 22 octobre 2008

J'ai longtemps tergiversé avec moi-même avant de faire cette critique. Et encore, critique c'est pas le terme juste. Je ne suis pas foutu d'émettre un avis, et encore moins un avis cohérent, sur ce livre. Je ne sais même pas vraiment ce que j'en ai pensé.


J'ai longtemps hésité, non pas sur le fait de parler de ce livre, non ça, depuis que je me suis remis à bloguer régulièrement, la question, je ne me la pose même plus. (Le blog a une influence néfaste sur moi qui fait que je commence à croire que tout ce que je raconte peut s'avérer intéressant pour quelqu'un (ce qui entraîne chez moi des accès de mégalo assez frappants qui m'angoissent moi-même, décidément faut que je lève un peu le pied.))


Non, le point sur lequel j'ai pas réussi à me décider tout de suite, c'est : « Ce roman, je le critique ici ou chez les Chats ? », oui, parce que bon, je fais pigiste occasionnel pour les Chats maintenant, aussi.


Alors finalement, presque idiotement, je me suis dit que... c'était surement mieux de le faire ici, ne serai-ce que parce qu'il y a de plus grandes chances de croiser des amateurs de Nick Cave ici. Il y a aussi le fait que Les Chats sortent d'un cycle Philippe Jaenada, on va peut-être pas les traumatiser avec un bouquin aussi glauque que celui-ci. Et puis surtout... parce que je vais peut-être parler d'un livre, ok, mais ce que je vais écrire n'aura rien d'une critique littéraire. Du tout.


J'aime bien Nick Cave, le chanteur. Cela dit j'aime bien Bob Dylan le chanteur et je n'ai jamais lu son roman Tarantula, et n'ai aucune envie de le faire. Alors au final, qu'est-ce qui m'a poussé à le faire... On va dire que j'avais un a priori positif, en avait entendu de bons échos, et pensait que, bon, ben oui, Cave peut me tenir en haleine presque 500 pages. Et puis bon, un rockeur qui préfère écrire directement un bouquin plutôt que d'en faire un concept album imbittable, c'est forcément quelqu'un de bien intentionné.


Mais quand même, qu'est ce que ça raconte ? Euchrid Eucrow est l'honnête fils muet, à moitié autiste et légèrement psychopathe d'une alcoolique et d'un braconnier. Il vit dans Ukulore Valley, dont les productions principales sont la canne à sucre et les prédicateurs de la parole de Joseph Ukulore, fondateur de la secte des Ukulites qui règne en maître dans la vallée.


Admettons qu'on a, rien que dans cette description, suffisamment de choses : un muet, à moitié barge (qui d'ailleurs se parle à lui-même et vit un peu dans son monde), et un mysticisme franchement présent, assez de choses disais-je pour rappeler les pires des concepts album et opéra Rock jamais publiés. Ne manquent que des scooters.


Bon, vous voyez bien que je suis mal barré pour la critique littéraire.



Et je suis pas le seul à être mal barré, m'est avis.


Alors, d'un, ce livre est glauque. De deux, il est blindé de délires mystiques, pourtant pas toujours si délirants que ça. De symboles aussi. De malaise, de bêtise humaine, de cruauté, de... tout ce qui peut ne pas aller chez l'homme. Pour vous dire, même la météo est pourrie jusqu'à la moelle dans ce bouquin.


Et en fait je suis même pas capable de vous dire si j'ai aimé ce bouquin. Je l'ai fini, c'est bon signe. Mais j'ai hésité à le lâcher à une ou deux reprises (surtout au début du livre troisième, en fait...) . Mais le style, mes aïeux, le style !! Cette écriture, cette façon de prendre aux tripes, de tirer dessus et de retourner le lecteur comme une chaussette... Ce livre est saisissant.... On frémit d'horreur, on s'inquiète parfois pour la santé mentale de l'auteur...


Et puis on se rappelle que le bouquin est sorti à peu près au même moment que « Tender Prey »... Et qu'il faut le voir très certainement comme un morceau de l'œuvre Cavienne. On va pas non plus dire que les albums d'après le roman sont plus apaisés, mais ils sont moins... bruitistes, ou même foutraques. (Si, les premiers le sont un peu quand même pour une oreille non habituée, permettez-moi de le dire...)


A croire qu'il a lâché toute une part de son malaise dans le bouquin. Le bouquin, dans lequel on recherche sans même forcément le vouloir, des références aux albums. Un livre encore plus agréable, dans lequel on s'immerge plus encore, à l'écoute des (premiers albums des Bad Seeds  - « Tender Prey »). A croire que dans « From Her to Eternity », « The Firstborn is Dead », et « Your Funeral my trial », ce livre est en germe (et en toute logique il l'est surement), tandis que dans « Henry's Dream », « Let Love In », et «  Murder Ballads », il y résonne encore comme un écho.


Il occupe une place forte en fait dans l'œuvre cavienne, et explique pourquoi je trouvais que « Tender Prey » dépareillait dans la discographie... C'est parce que ce livre (sorti en 1989) y trouverai presque mieux sa place que l'album de 1988. Tiens, c'est marrant... C'est presque devenu un acte manqué révélateur, j'oublie toujours « The Good Son » dans la discographie du sieur Cave.


Bref. Je ne saurais dire si ce livre est bon ou non. Je ne saurais y trouver les références littéraires que tout le monde y attribue, ignorant tout ou presque de Faulkner, de Steinbeck, et de tant d'autres. Je sais que j'y ai trouvé une écriture franchement intrigante, mais qui porte l'histoire. Un gout pour la symbolique que je partage assez. Une folie que j'aime trouver dans ce que je lis. Des références, et quand il y a des références, mon égo est toujours flatté de les relever. Et surtout, j'y ai trouvé une ambiance cavienne comme je les aime. Même si , avec son goût du non-dit et de l'ellipse, je suis même pas sur d'avoir tout compris. Mais bon... c'est presque dans mes habitudes avec lui maintenant*.


Re - bref. Un livre à lire à tout prix si on aime Nick Cave. Malheureusement je ne suis pas apte à juger pour l'autre position.


Allez, je vous laisse avec le morceau que j'ai du écouter le plus durant la lecture de ce roman ... Et le pire c'est que c'en est un des rares qui, au final, me fait pas trop penser au roman.



A lire aussi, la critique du livre par BBB., mais chez Thom


* Ben oui, j'ai beau adorer le morceau, je sais toujours pas qui c'est ce gars qui a une main droite rouge.

Par Guic ' the old
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Jeudi 4 septembre 2008

« Conne de légende, tiens ». La phrase est d'Arbobo. Bon, certainement que d'autres ont déjà dit des trucs approchant avant, mais bon, là, au moins, ça a été dit ici.


« Les filles foutent la merde dans tous les groupes ». Ca c'est de Chtif.


Bon, maintenant vous avez toutes les clés pour comprendre pourquoi j'ai été déçu par ce livre.


Ah non, il faut en rajouter une quand même... Je gardais le souvenir d'une critique positive dans Rock n Folk quand ce livre était sorti en français, il y a maintenant 3 ans.


Voilà, maintenant vous comprenez.


« Confessions d'une groupie » a le mérite de bien porter son titre, et d'arborer une couverture qu'on s'efforce de cacher quand on lit dans le métro. Les mésaventures sentimentalo- sexuelles de Mlle Miller dans le monde du Rock de la fin des années 60 aux années 80 sont certes intéressantes, mais posent de nombreux problèmes.


Tout d'abord, on est alléché par la liste de Rock star qui sont, on le sait citées dans ce bouquin... Des Byrds aux Stones, Mlle Miller a traîné avec un grand nombre de génies musicaux que, personnellement, j'admire. On s'attend, ou du moins moi, je m'attendais, à avoir une vision du Rock de cette période depuis les coulisses, un point de vue brut de décoffrage qui apporte ce qu'on ne pourrait pas lire dans les biographies officielles.


Car Pamela n'est pas n'importe qui, elle est quand même une des personnes qui a soutenu Mick Jagger au soir d'Altamont ! Elle a couché avec 50 % de Led Zeppelin (confirmant la théorie que le chanteur et le guitariste ont plus de chance que les autres.) !  Elle a vécu pendant 2 ans avec les Zappa !


Et vous savez quoi ? Malgré tout cela, ce livre ne présente pas grand intérêt. Pour une raison simple et pourtant annoncée partout : Pamela Des Barres est : « la groupie de référence ». Cela ne veut pas dire que son avis, ou son histoire, sont intéressants ! Ca veut juste dire que c'est une petite gourde (j'aime les insultes désuètes) qui se fait une fixette sur les Rock stars.


En ce sens on se dit qu'elle a bien réussi à rendre le truc en écrivant ça, du fait qu'une page sur deux on a envie de lui coller un claque tellement on la trouve niaise. La première fois qu'elle se fait avoir et devient un coup d'un soir, ok, on est attendri par sa naïveté, mais bon, la 4 ème fois ou Jimmy Page la trompe et qu'elle tombe toujours des nues on en vient à se demander si elle est pas un peu conne...

 

 

Bon j'ai été gentil parce que j'ai pas voulu sortir une photo de la dame aujourd'hui. Mais en en voyant, je me suis dit que les groupies devraient mourrir quand leurs groupes fétiches splittent, ca serait plus humain. Ah, merde, les Stones sont toujours ensemble.


Et cette sensation ne fait que s'amplifier quand elle avoue qu'elle ne supporterait pas de faire un concert du côté de la foule et veut à tout prix être côté coulisses, quand elle se plaint de ne pas atteindre la clébrité qu'elle recherche après publication d'un album (son seul) ou d'un petit rôle (entre autres dans le 200 Motels de Zappa)...


Bref, qu'a-t-on dans ce livre ? Une vie, un parcours d'une jeune fille, dont la vie fut Sex, Drugs, mais finalement pas très Rock n' Roll, bien que des Rockstars parcourent tout le livre. Et même dans le cas ou sa vie à elle n'est pas très Rock n' Roll, on s'attendait à un bouquin satisfaisant nos plus bas instincts de lecteur de Voici, on voulait, à la rigueur, savoir si Noel Redding est plus slip que caleçon, certes, mais... là, soit on en apprend trop, soit on apprend rien. Les performances sexuelles de Mick Jagger m'indifèrent, et ce n'est un scoop d'apprendre que « la folie de Keith Moon ébranlait l'univers ». Et j'en ai rien à foutre de savoir que Frank Zappa et sa femme aimaient prendre le thé à heures fixes. Et quand arrive dans le paysage Don Johnson (oui, vous savez, Nash Bridges) dont j'ai appris à cette occasion le passé de chanteur country, eh ben, on se dit, « c'est bon, on va pas pousser non plus. » Heureusement qu'il restait que 100 pages et Keith Moon sinon j'abandonnais direct.


Bref, Confessions d'une groupie, ou un bouquin écrit par une féministe, sur le Rock, mais qui n'est pas prêt d'arranger la misogynie inhérente au genre : You can't always get what you want.

Par Guic ' the old
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