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Be Quick or be Dead

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Tell all the people

La mort en Rock

Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 19:35

http://www.buffalospree.com/Blogs/Talk-about-Arts/November-2009/The-Box-Tops-In-Niagara-Falls-Friday/alex-chilton-sized.jpgLa faucheuse ne prend décidément jamais de congés. Déjà, elle ne respecte pas les fêtes sacrées (Vic Chesnutt, le jour de Noël), mais maintenant elle s’en prend aux autres fêtes.  Et ce coup-ci,  elle s’est carrément attaquée à la plus Rock n’ Roll des fêtes. La mort d’Alex Chilton pour la Saint Patrick, c’est pas le meilleur des cadeaux. A la rigueur, je crois que j’aurais encore préféré un chapeau Guinness ridicule.
 

Alex Chilton est né William Alexander Chilton le 28 décembre 1950, à Memphis. Le fameux berceau du Rock. Alex Chilton a réussi à scorer dans les deux catégories les moins enviées qui soient dans le Rock. One Hit Wonder 60’s, à 16 ans, avec les Box Tops, pour « The Letter ». Membre d’un groupe culte des années 70, ensuite, avec Big Star.


Ah… Big Star
. #1 Record et Radio City. Deux albums comme deux classiques confidentiels, qu’on découvre souvent par un détour presqu’infini au sein d’une quête musicale guidée par la seule curiosité. Alors que Big Star, de par son influence sur les générations d’après, on en entend, en quelque sorte, presque tous les jours. Mais voilà deux albums qui ressemblent furieusement à des anomalies. Deux albums de pop tout à la fois « lumineuse et mélancolique », d’une simplicité désarmante et aux mélodies imparables (In the Street est à ce sens un chef d’œuvre), dont on a du mal à croire qu’ils sont effectivement parus en ce début des années 70 où le monde n’a d’yeux que pour le Hard Rock et le Glam. La pop semble morte et enterrée, certes pour mieux renaître, mais Chilton, avec Chris Bell, puis sans lui, parvient à sortir deux albums beaux, simples, émouvants, et qui semblent appelés à ne jamais vieillir.
 

http://3.bp.blogspot.com/_tRg73iZIquM/Syd84URAyKI/AAAAAAAAd_M/5WyLgAgppiw/s320/big+star+debut.jpg

Après un troisième album et la dissolution (la vraie) de Big Star, Chilton mènera une carrière solo qui, bien qu’il se voit érigé petit à petit comme parrain d’une nouvelle scène musicale (en gros la power pop et une partie de la pop indé), restera finalement assez confidentielle (quel artiste américain à succès viendrait signer sur un label indé français, je vous le demande ?)

C’est bien des années plus tard, 30 ans après la sortie de « Radio City », que, sous la houlette des Posies, il se décidera à donner une suite à l’aventure Big Star, avec  l’album « In space ».

Et le voici mort, le 17 Mars 2010, des conséquences d’une crise cardiaque, à la Nouvelle – Orléans. Naître dans le berceau du Rock pour finir ses jours dans celui du jazz, à même pas 60 ans…

 http://riekels.files.wordpress.com/2009/07/big-star-radio-city-album-cover.jpg


Je me sens au final un peu ridicule d’en savoir aussi peu que ça sur Chilton. L’impression de ne pas être digne de me sentir touché par sa mort. Pourtant, parmi tous les groupes des années 70 que j’ai eu l’occasion de découvrir, seul Big Star me touche ainsi. J’aime bien des groupes de cette période. Pourtant, aucun ne me donne l’impression d’être mien. Black Sabbath, Led Zeppelin, les Pistols, Clash, voilà des groupes que j’aime admire et respecte, mais… Seul Big Star, avec ses mélodies tendres, son inclinaison à la mélancolie, sa vision sentimentale des choses, et pourtant ce côté rêche qui perce de temps en temps…  Est capable de me donner l’impression de me parler, à moi, à 30 ans de distance.


J’aurais voulu être triste, vraiment, pour les disparus de la musique depuis le début d’année… Et je ne le suis que pour celui dont, finalement, tout le monde à l’air de se foutre un peu. Et cette mort et d’autant plus ironique que je ne connais quasiment aucun album capable de rivaliser avec
#1 Record pour agrémenter la sensation que peuvent faire ressentir les premiers crépuscules printaniers. Trop vieux pour que ce soit  surprenant, trop jeune pour qu’on s’apitoye vraiment, trop oublié pour qu’on en parle, et surtout une mort trop banale pour faire rockstar (contrairement par exemple à son ancien camarade étoile filante Chris Bell.)

Autant dire qu’il meurt comme il a vécu. Dans un silence qui finalement ne dérange que ceux à qui il parlait droit au cœur.

 

Et si comme moi vous avez une fâcheuse tendance à découvrir les gens seulement une fois qu’on a parlé d’eux pour cause de décès, une rapide playlist (tirée presqu’exclusivement des deux premiers Big Star) : 

 

Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock - Communauté : Le Monde du Rock
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 10:43
Eh oui, contrairement à annoncé il y a même pas 24 h, je sors de ma réserve. Mais comprenez moi: certes, en 2009 on a perdu Ron Asheton, Lux Interior, Bashung, etc... Et bizarrement, là, alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ça me touche plus que tout.


C'est pas qu'Oasis était un groupe vraiment important à mes yeux, ce n'est même pas un de mes groupes préférés de tous les temps, mais... sur mon parcours initiatique du rock n roll ce doit être le troisième ou quatrièmpe groupe que j'ai croisé.
(What's the story ?) Morning Glory est quand même un album que j'adore, et rentrant dans ce cercle très fermés des albums "parfaits", c'est à dire ces albums dont j'aime toutes les chansons, chaque note, chaque mot, chaque pont.

Mais bon, c'est surtout que... Oasis était un groupe pas comme les autres: non contents de la clamer dans "Live Forever", c'était vraiment le groupe que je croyais increvable, revenu de tout, et plus fort que les autres: ni les dissensions, ni les égarements musicaux, ni les changements de line - up, ni l'insuccès ou la ringardisation prématurée n'avaient eu raison d'eux... jusqu'à présent.

Finalement... C'est un peu comme quand un couple d'amis, ensemble de longue date, décide de se séparer, alors qu'on les croyais unis pour toujours. D'un coup, on a beaucoup plus de mal à croire en l'amour. Eh bien moi, aujourd'hui, j'ai beaucoup plus de mal à croire en la force démentielle du Rock n Roll.

Voilà: je suis comme foudroyé à l'idée que ce groupe ne vivra pas éternellement. Mais bon, ne regardons pas le passé avec rancoeur. Quelques hymnes, une paire d'album fondamentaux, un style reconnaissable, et tant de choses. C'est bizarre: personne est mort, et j'ai du mal à ironiser. Enfin, si: c'est pas la première fois, donc peut-être que dans 6 mois on les verra se repointer dans le coin. Sait - on jamais.
Faut pas que j'oublie qu'ils nous ont (et surtout m'ont) offertt quelques unes des chansons respirant le plus l'espoir que je connaisse.

Prenons en une comme ça, pour se dire que, ben voilà.







Cet article manque d'interet, OK, mais c'est pour marquer le coup. Et accuser le coup, aussi

Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock - Communauté : Le Monde du Rock
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 19:51

Note au lecteur occasionnel :

si tu es un fan hardcore de Mickael Jackson et que tu arrives ici au hasard d'une recherche Google, passe ton chemin. S'il te plait.

Idem si tu es fan de Coldplay, mais ça, c'est juste parce que je suis un connard sectaire. Cordialement.



Alors ca y est. Mickael Jackson, le King of Pop, l'idole des trentenaires nostalgiques (avec, bien évidement, Casimir) a passé l'arme à gauche. Et que ça va y aller de son hommage posthume, de son ode au génie de la pop, de  condoléances en remerciements, ad lib.


Certes, je ne saurais que trop me réjouir de voir enfin un peu de reconnaissance suite au décès d'un musicien d'ailleurs qu'en France, et ces hommages nous changerons de l'énième émission hommage à Claude François, de l'ultime reportage télé sur la carrière de Mike Brandt, ou du biopic de trop sur Dalida*. Mais bon, d'un autre côté, je sais bien que quand mourront les grands (du moins,  ceux que je vois comme grands), les Lou Reed, les Bowie, les Iggy... allez, 3 min en fin du journal de Pernault ?


Enfin, reste que la mort de MJ est surtout... un exemple type de tout ce qu'il ne faut pas faire pour vivre une belle mort en Rock. D'où l'affliction qui me touche aujourd'hui.


En même temps, remarquez... C'était le King of Pop. Pas le King of Rock, a fortiori, encore moins le King tout court. Parce que bon, quand on doit te trouver un surnom parce que t'es le meilleur... King, ca vient tout seul. Mais bon, un King il y en avait déjà un. King II ca passe moyen... Donc, allez, King of Pop. Ce qui est d'ailleurs assez ridicule, parce que ce « of pop » est ultra réducteur... C'est un peu comme le gars qui a un poste super élevé pour diriger personne. Un directeur de département avec 3 employés au dessous de lui (dont un stagiaire et un qui attend la retraite). Un mec qu'on surnommerait  The Voice ... mais of Speed Metal. Bref, ca perd de l'ampleur, bref, MJ c'était un peu le Albert de Monaco de la musique.

Mais bon, on s'en fout, « King » (of pop ou autre), c'était juste là pour rappeler à Prince qu'il était moins bon.

 

Il voulait faire croire qu'il venait en paix...

 


Reste que... quand on se fait ainsi surnommer, la comparaison est O-BLI-GA-TOIRE !! Alors c'est que, je te le dis, si jamais tu me lis de là ou t'es (en haut, en bas, ou sur l'ile de Lost, peu importe)... t'as raté ton coup mec. T'as pas pensé qu'on allait faire la comparaison, quand t'as commencé à te gaver de médocs dans ta propriété privée (même si la tienne, elle est en dépôt de bilan) ?  Manquerait plus qu'on apprenne d'ici quelques années que t'es mort, en plus, dans les lieux d'aisance, et qu'en 1990 t'avais proposé à Bush père de dresser une liste des communistes et irakiens bossant avec toi, tiens.


Bon, si, t'as quand même été original sur un truc. T'es mort ni en pleine gloire, ni après avoir pris ta retraite, mais entre les deux. Pas avant tes 40, pas après tes 60, 50, pile, bravo. Bon, OK, il y aussi un certain Elvis, qui lui aussi préparait une nouvelle tournée, mais... passons. Le seul problème, c'est qu'on est ni dans la grande surpise du au jeune âge, ni dans la souffrance de voir quelqu'un qu'on aime chuter (enfin, sur toi ca se voyait plus depuis longtemps, ok), donc... on s'en fout un peu. Alors venant de toi qui nous sortait des plans marketing dont un élève de HEC complètement bourré n'oserai même rêver**... c'est décevant, tu l'admettras, quand même !


A la rigueur... Je dis bien à la rigueur... T'as quand même l'effet de surprise avec toi. Tu nous a fait un peu une Bon Scott. Mourir comme un autre, mais à un moment ou on s'y attendait pas trop. Surtout que tu prévoyais ton grand retour ! Mais... (t'as compris que je te laisserai rien passer, non ?) mais tout ceux qui se sont offert le luxe de mourir en phase de grand retour, ont fait quelque chose, avant de clamser. Morrison venait de sortir avec les Doors son meilleur album depuis 3 ans (à l'échelle de l'an 2000, ce serait depuis 10 ans). Johnny Cash a livré les American Recordings, quand même !!  Tiens, en voilà un exemple. Cash était au fond du trou, oublié par certains, lâché par d'autre, il se remet le pied à l'étrier, publie 4 premiers volumes extraordinaires, et... meurt juste avant la sortie du cinquième. Célébration, hommages, biopic, tout ça. Mais toi, non. T'as rien fait pendant dix ans, on attendait rien de toi, et on a même pas eu l'occasion d'avoir l'impression d'un retour, t'as pas réussi à faire un seul concert avant de jeter l'éponge de la vie... Tout ce qu'on sait sur ton retour, c'est que tu voulais une chorale d'enfants qui parle le sourd muet. Euh... non. Qui « parle la langue des signes » qu'ils avaient dit au journal. Au moins ça,  ça m'aura fait marrer. Mais bon, on sait pas pour quel titre tu voulais ça. Thriller, peut - être.

 

 

 

Mais ce qu'il veut vraiment... C'est du cerveau frais!!!

 



Et puis tiens, j'en parlais il y a 3 minutes... les biopics, t'y as pensé ? Non, évidement. Attends, Mike, t'as une vie de rêve pour faire un film. Une enfance de star, mais enfance pourrie... Avant de se muer, en solo, en génie visionnaire et milliardaire... puis la chute, irrémédiable, dans les bas fonds tant moraux que financiers (et rajoute moi des failles psychologiques, des scandales graveleux, et des scènes de chirurgie trash à la nip/tuck)... C'était le moment de revenir, mais non, toi t'as préféré overdoser ou un truc du genre, on ne sait pas encore trop quoi. Et pour tout dire, on s'en fout. On a même pas envie de crier au complot, pas envie de se dire qu'il y a du mystère. T'en as conscience de ça ? T'en as conscience que le public va sortir de la salle de ciné en se disant que c'était pas mal mais que la fin était à chier ? Et encore, faudrait qu'il vienne. Un film pourri qu'on va voir juste parce que c'est pas cher parce qu'en ce moment c'est la fête du cinéma, voilà ce que ça va être ton biopic !


Ouais, je parle de biopic, parce que bon, on va pas parler musique non plus. Parce que bon, ton retour sur scène était un peu comme celui de RATM, privé de nouveaux morceaux, on se doute bien qu'on va pas être assailli d'inédits, de nouveautés... Juste le conventionnel : un nouveau best of, une promo exceptionnelle sur un de tes albums (4 ,99 €, de préférence un de ceux qui s'est le moins vendu, genre le dernier), peut-être un live inédit. Mais ca va pas faire bézef. Mais faisons confiance aux gens de ta maison de disques, ainsi qu'à ton entourage et à tes ayants droit...Sachant que parmi tes deux ex-femmes, on se dit bien qu'il y en a au moins une qui doit s'y connaître en gestion de patrimoine. Neverland ou comment se faire d'un coup Disneyland et Graceland dans la même journée.


Bon, allez, on va te laisser reposer en paix. Là où t'es, tu pourras peut être enfin régler tes problèmes psycho en collant une bonne rouste à ton daron - juste retour des choses. Mais par contre va pas faire chier le vrai King, parait qu'il est super balèze en karaté. Non, pas en karaoké, en karaté.



Non, quand même, j'suis salaud. Tu nous aura laissé quelques pétites.


 



Voir aussi:

L'hommage de G.T.
L'hommage d'Arbobo
L'"hommage" de Christophe




* Oui, j'ai remarqué ça, mais... quand à la télé il y a des hommages à des artistes disparus, c'est toujours à ceux que j'aime pas. Combien d'hommage à l'horripilant blondinet bondissant pour un hommage à Brel ? Combien de Dalida pour un Brassens ? Et le pire, c'est que Johnny est encore vivant... Imaginez la suite.

 

** Et t'approprier les bonnes idées, hein ? Quand je vois plein de gens félicitant ta « géniale » utilisation du morphing dans le clip de Black & White alors que merde, c'est quand meme l'informaticien, ou l'ingé image qui l'a fabriqué le vrai génie... Personne pour dire que toi, t'as juste eu une idée qui coûte cher en fait.

Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock - Communauté : Le Monde du Rock
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 00:01
Keith John Moon (23 Aout 1946 - 7 Septembre 1978) - The Who, Batteur.

Ah... ça fait bien longtemps maintenant qu'on a pas été faire un tour un tour du côté du cimetière des Rock Stars. Un vrai tour, j'entend, les deux dernières « Mort en Rock » parlant de personnes encore vivante, du moins physiquement.

Ca fait donc... depuis Janvier que je n'ai pas abordé avec vous le monde fabuleux des décès de Rockstar.


Pour la peine, et pour vous montrer que je me fous pas de vous, premier (et plus conséquent) volume d'un diptyque de la mort en Rock, avec des effets spéciaux dignes d'Hollywood. En espérant que ça motivera Chtif à revenir


Soyons clairs : les Who sont le groupe de Rock le plus Rock n' Roll qui ait jamais existé. Alors que les Stones, les Mötley Crüe, et tout ça, ceux qu'on appellerait les "sulfureux" se sont longtemps amusés à faire des conneries comme saccager des hôtels, sniffer des trucs bizarres, se travestir... Les Who (et plus particulièrement Keith Moon, oui), ont fait la même chose, sauf que : eux, au moins, sont allés jusqu'au bout, et sont mort d'une façon presqu'aussi conne qu'un téléviseur jeté du troisième, directement dans la piscine du Hilton.


Keith Moon est connu pour être un des rockeurs les plus déjantés, les plus dangereux, les plus fous qui aient jamais été, héritant ainsi du surnom de Moon the Loon. Le petit Keith John Moon est né le 23 aout 1946, à Londres. Sa jeunesse est agitée : hyperactif, il ne s'interesse qu'à la musique, et, si certains de ses professeurs (enfin, ceux qui ne le croient pas attardé) sont surpris par le jeu bordelique qui fera au final sa réputation, les écoles d'art ne le sont pas. Il abandonne les études, sans diplôme, à 15 ans, rejoint les Who à 17, connaît le succès à 18, se marie et devient père à 20.Impossible de savoir quand précisément il a commencé à se droguer, à picoler, mais par contre on sait qu'il a toujours eu le jeu anarchique et unique qui a fait sa réputation. On sait qu'il adorait chanter même s'il chantait foutrement mal.

 

Et je peux vraiment casser TOUT CA ?!


Moon est aussi connu pour ses frasques que pour son jeu. Il est toujours de bon ton de rappeler, pour montrer qu'on connaît ses références, que c'est lui qui a donné son nom à Led Zep. De rappeler que non, c'est pas vraiment sur qu'il ait conduit une Rolls dans une piscine (que c'était peut etre un lac, peut etre une Lincoln, que cette histoire en cumule peut etre plusieurs autres.). De rappeler que présumant de ses forces, et refusant de se limiter à un demi cachet (parce que non, c'etait pas n'importe quel drogué, c'était Keith Moon), il est tombé dans les pommes en milieu de concert et est resté amorphe en fauteuil roulant pendant 2 jours après, en 1973, suite à un mélange Cognac / Anesthésiant pour cheval. Qu'il avait loisir de louer des costumes d'officier nazi, et se brouilla avec Steve McQueen quand il s'introduisit dans sa propriété de Malibu « pour refaire « La Grande Evasion » ».


Ce qui est sur, c'est qu'en 1970, il a roulé et tué son ami et garde du corps Neil Hammond, et, même s'il s'agissait d'un accident, ne s'en est jamais vraiment remis.


Et c'est marrant comme tout le monde en reste là : Moon, le batteur doué, chaotique, fou,... mais tellement attendrissant. En oubliant totalement que les Who étaient entièrement soudés autour de lui. Plus jeune du groupe, plus fou, oui, mais aussi le membre du groupe que les trois autres appréciaient sans réserve pendant qu'ils se tiraient dans les pattes. A croire que les Who se sont jamais séparés de son vivant pour pas avoir à débattre de qui aurait la garde du gosse, et, surtout, pour pas le traumatiser.

Keith Moon, finalement...un grand enfant...


Le groupe, présent pour l'aider à sortir de la dépendance dans laquelle il s'enlisait : regardez la séquence Barbara Ann dans le documentaire « The Kids are Alright » pour voir à quel point ils sont autour de lui pour qu'il se reprennent.Ils le laissent chanter et même Townshend rit tellement c'est mauvais.


Le 7 Septembre 1978, de retour d'une avant-première à laquelle il avait été convié par Paul McCartney, et de retour à son appartement de Curzon Place, London, au 9, appartement n° 12. L'appartement où Mama Cass Elliot est décédé.

Alors qu'elle faisait la sieste sur le sofa (Keith étant un gros ronfleur), sa copine Annette, se réveille, et inquiète du fait d'un appartement trop calme, tente de réveiller Keith... Vous imaginez la suite.


L'autopsie confirmera l'overdose de Clomethiazole (Heminevrin). Son docteur lui en avait donné 100 comprimés, à prendre selon sa convenance, pour lui contre sa tendance à l'alcoolisme. On en retrouva 32 dans son estomac. Ah, vivre dans l'excès...


Lors de la cérémonie funèbre, Roger Daltrey fera preuve d'un humour qu'on ne soupçonnait pas chez lui, en offrant une couronne funéraire qui fera mémoire dans l'histoire des couronnes funéraires : une bouteille de Champagne encastrée dans un poste de télévision.


Keith Moon, légende du Rock internationale, est morte il y a trente ans exactement. Mais ça, évidement, à la télé, évidemment, personne n'ose le dire.




Allez, on se quitte avec un double hommage vidéo. L'un, pour ses frasques, l'autre, pour son talent.

 




 


Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 13:55

ou "C'est pas parce qu'on est pas mort qu'on est vivant", ou plus simplement : « Kill your idols ».


J'ai écrit il y a pas longtemps qu'on déteste toujours ce qui nous renvoie à ce qu'on a pu être. J'ai écrit aussi qu'on reste marqué à jamais par la musique qu'on écoute quand on quinze ans. J'ai écrit qu'un de mes plus gros chocs musicaux fut de recevoir OK Computer pour mes 15 ans.


Je ne vous ai jamais menti. Sur ce coup là. J'ai juste caché une partie de la vérité.


OK Computer n'était pas tout seul ce jour là. Il était accompagné de Showbiz de Muse et de Black Market Music de Placebo. Deux albums que j'ai tout autant révérés... à l'époque. Car le présent n'est pas toujours beau à voir. On devrait vivre le présent en oubliant tout du passé.


Placebo, Muse. Deux groupes que j'aurais forcément placés en tête de mes goûts si on me les avait demandé à l'époque. Deux groupes qui font partie de mes souvenirs douloureux aujourd'hui. Deux groupes qui se ressemblent plus qu'on veut bien le croire.


Muse d'abord : ils étaient jeunes, beau gosses, talentueux. Matthew Bellamy était et reste un multi instrumentiste de génie, qui a l'époque était capable de chanter des trucs d‘une naïveté et d'une simplicité émouvantes. Sur l'album Showbiz, on a tout ce qu'on peut espérer d'un groupe débutant, ballade calme et émouvante (Unintended), Hymnes en puissance (Sunburn, Muscle Museum, ou on se rend compte que la surenchère d'effets peut servir le morceau), et construction d'ambiances glauques et oppressantes (Showbiz)... Un album qui fait franchement du bien et laisse espérer en une nouvelle génération...de qualité.

 

 

Placebo, de son côté, en était déjà à son second album à ce moment là... Le premier était l'incarnation de l'adolescence, brut, plein de colère et de provocation... L'ensemble du groupe arborait un look androgyne et restait sexy en diable. Tout pour en faire un groupe risquant de secouer le monde la musique, bien calme tout de même à ce moment là. Le second album, Without you I'm nothing est plus posé, plus travaillé, plus mur, plus abouti en somme. Ca restera pour longtemps leur chef d'œuvre.

 

 


Le second album de Muse, lui, Origin of Symmetry, les fait passer un peu plus loin dans le domaine des expérimentations. Les nappes de clavier et les arrangements bordeliques de Space Dementia (entre autres) sont là pour le prouver. Les morceaux sont plus tortueux, plus fous, plus longs aussi, les paroles plus codées (on a l'impression d'assister à la crise mystique d'un ingénieur informaticien)... Mais l'album reste bon, tous s'accordent à le désigner comme leur meilleur, ceux qui aiment comme ceux qui n'aiment pas.

 

 


Puis vient l'année 2003. Les trois groupes qui firent leur apparition dans ma vie en 2000 sortent un album. Heureusement qu'Hail to the Thief en fait partie, sinon il y a de quoi décider de se crever les tympans.


Ces deux albums ont en commun d'être... disons vicieux. Pour quelqu'un qui se délecte par avance de l'écoute du nouvel album de ses groupes préférés, la première écoute est agréable. Mais arrive le second effet Kiss Cool : ces albums deviennent lassants à la 5 ème écoute, désagréable à la 10 ème, inaudible à la 20 ème.

Et ils ont la particularité d'avoir un troisième effet Kiss Cool : être les plus gros succès de vente de leurs auteurs, être les albums qui les feront connaître aux States, passer en rotation lourde sur MTV.

C'est foutu. On comprend alors ce qu'ont ressenti les premiers fans de la scène Grunge quand ce mouvement est devenu populaire.

Et réglons son compte à ce que vont dire tous les mauvais coucheurs... On les a pas trouvés mauvais du jour ou ils sont devenus connus, mais ils sont devenus connus du jours ou ils ont commencé à être mauvais. Entendons nous bien là-dessus.


Ces deux albums sont évidement Sleeping with Ghosts pour Placebo et Absolution pour Muse.









 

 






Muse décide de faire un album écolo - politico -S.F., commence à se prendre pour le Rachmaninov du XXI ème (influence revendiquée par Matthew Bellamy, mais qu'on cherche toujours, parce qu'au final on pense plus à Queen), récupère l'ingénieur du son de Tom Morello et fait faire ses pochettes par le gars qui s'est occupé decelle de Pink Floyd, rajoute partout des nappes de claviers, des cordes, se prend pour une cantatrice, remplit les stades, fait hurler les gamines de 13 ans qui ne savent pas qui sont Rachmaninov et Tom Morello.


Brian Molko se coupe les cheveux, perd la rebellitude (ah, si, quand même, il met du mascara, comme Greenday), fait un gosse, des concerts d'une heure (quand avant les concerts de Placebo duraient 2 h au bas mot), fait un duo avec Indochine, font hurler des gamines de 13 ans qui les ont découvert via Indochine, qu'elles prenaient pour une influence de Tokio Hotel.


- Eh, regardez, il y a une terre avec une lune dans le ciel... Concept, non?

- Ouah putain, trop fort!


Il suffit d'écouter Black Holes & Revelations, l'album politico - mystico -  S.F. de Muse pour comprendre. Un groupe qu'on connaît depuis leur premier album, on a une tendresse particulière pour lui. Surtout quand ils ont commencé alors qu'on s'ouvrait juste au rock. Muse est pour ainsi dire intimement lié à mon histoire personnelle.

La simple écoute de cet album me donne une bonne idée de ce que doit ressentir une mère quand elle apprend que ses enfants se droguent.

Je vais être honnète : cet album je suis en train de l‘écouter alors que j'écris cet article, et, franchement, j'en sauverais 2 à 3 titres, et encore, « Knights of Cydonia » c'est juste parce qu'il me fait  franchement marrer.


A leurs débuts, Muse passait pour une pâle copie de Radiohead mâtinée de Jeff Buckley. Depuis ils ont réussi à s'émanciper de cette influence. Mais franchement, c'aurait pas été plus mal de la garder plutôt que de s'enfoncer dans ce marasme de superposition de claviers, de guitares vrombissantes et de cordes superflues.

Avant: Une bande de potes vachement Rock n' Roll


Placebo, à leurs débuts, étaient parrainés si l'on ose dire par David Bowie. Et ils finissent par enregistrer leurs albums avec un mec qui a produit Kylie Minogue.


Avant: Sex, vernis à ongles et Rock n' Roll


Et surtout, quand on a 15 ans, on est fier d'écouter une musique qui n'est pas « commerciale » (entendez par là qui ne passe pas en radio). Sur ce coup là j'ai bien l'impression d'avoir été trahi. Faisons plutôt le bilan :


Muse : 4 albums, 3 Live officiels et autant de DVD live, 1 disque de B sides (avec le premier CD live, et encore, qui ne comporte pas les meilleures, comme Host, Pink Ego Box...). Sans compter une moyenne de 5 singles par album (max 14 plages par album), chaque fois regroupés dans un coffret au final. 9 ans de carrière (effective, comptée à partir du 1er album)


2008: Muse réussit là ou U2 et Brain May ont échoué. Organisation d'un séminaire d'astrophysique pour les nuls à Wembley



Placebo : 5 albums (dont « Sleeping with ghosts » édité 3 fois : première réédition avec en bonus « Protect me » version Despentes, puis le même avec en plus un disque de Reprises), 1 Live officiel sorti en DVD aussi, 1 Greatest Hits, 1 disques de B sides - reprises, une moyenne de 4 singles par album (max 12 pistes par album), 1 et bientôt 2 album réédités... spécial 10 ans. 12 ans de carrière (effective, à partir du 1er album). Transformation de « C'est quoi ces drogués ? »  en « Tu sais, le groupe avec le petit gars qui parle bien français » auprès de ma mère.


2008: Placebo réussit là où Johnny et Alice Cooper ont échoué et deviennent la nouvelle égérie de Gap pour la saison printemps été.


Alors, O.K., je sais que certains vont me dire que c'est facile d'attaquer ces groupes et que c'est un peu comme tirer sur une ambulance... Il faudra cependant qu'ils sachent que taper cet article me coûte beaucoup. Ce n'est pas que je renie ces groupes que j'ai adoré (écouter les deux premiers albums de chacun reste un plaisir), c'est juste que... C'est douloureux de voir que « Copain d'avant » n'existe pas pour le Rock n' Roll. Jamais Muse ne m'enverra un mail pour me dire qu'ils sont en concert pas loin de chez moi ou qu'ils viennent de se marier même si je m'en fous...

Comme ces amis avec lesquels on s'est perdu de vue alors qu'on s'était promis de s'écrire... J'ai perdu le lien avec ces groupes. Nos chemins se sont séparés. Tout ce qu'il me reste ce sont de bons souvenirs et une forme de reconnaissance.


Parce que c'est facile de critiquer tous ces groupes entre deux eaux, ces groupes de Rock qui n'en sont pas forcément, et qui virent de plus en plus radiomical. Mais il en faut, pour espérer qu'en les écoutant de nouvelles générations de Rock - addicts apparaissent... Personnellement j'en serais pas là sans Muse, Placebo, Offspring et d'autres que je n'oserai citer, ou que j'ai tout simplement oubliés.


Alors oui, disons le, n'ayons pas peur.... Black Holes & Revelations ou Sleeping with Ghosts, c'est de la merde. Mais si on arrive un peu à être indulgent avec c'est que... C'est un peu comme les enfants des amis on arrive jamais à dire clairement qu'ils sont moches.


Cet article, comme je viens de le montrer, ne peut pas être un Top of The Flops « pur »... C'est juste que ca fait encore plus mal quand ce sont nos amis qui nous trahissent. Et que ces albums rentrent donc au Panthéon des grosses déceptions musicales personnelles.


Allez, oublions tout ça, il suffit d'en rire... Rions donc !


Pour cela : Knights Of Cydonia, évidement... Remarquez que c'est le moment pour Matt Bellamy de monter sa secte, vu comme le public est à fond dedans...



Et « Protect me from what I want », traduction de Virginie Despentes, qui prouve que parfois, c'est mieux quand on comprend pas les paroles !! Remarquez également que Brian Molko, autrefois considéré comme un potentiel successeur de David Bowie, a adopté la dégaine de Freddie Mercury maintenant... on attend avec impatience sa reprise de "Under Pressure" en duo avec lui - même.


PS: Je me doute que beaucoup de vous ont déjà écrit sur ces groupes, mais honnêtement j'ai un peu la flemme de mettre tous les liens... Je vous invite à les poster en commentaires.

Cordialement,

Guic.

Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock - Communauté : Le Monde du Rock
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