Partager l'article ! I read a book this year, oh boy... (2): Revenons en donc à la "collection Philippe Manoeuvre". ...
Revenons en donc à la "collection Philippe Manoeuvre".
Forte de … 2 titres, cette collection a publié "Cabala, Led Zeppelin occulte", de Pacôme Thiellement. Alors, je sais pas vous, mais moi, on me dit "Led Zep occulte", tout de suite je pense 1. Aleister Crowley, 2. Passer "Stairway to Heaven" à l'envers. Rien de tout cela dans ce livre, mais une sorte de longue, longue, longue étude sur le rapport entre la musique de Led Zep et la majorité des cultes païens passés, présents, et surement à venir. Pour résumer: ce livre qui utilise plus que de raison l'adjectif "hermétique" en son sens premier (relatif à Hermès, le Dieu, pas les foulerd, donc), l'est plus d'une fois en son sens second. A esquiver, sauf peut-être, au cas ou vous ne connaitriez pas l'histoire de la pochette intérieure de Led Zep 4 et le miroir. Je l'y ai découvert, je suis fan.
L'autre titre, c'est le « Garageland » de Nicolas Ungemuth, compilation sous forme de livre format 45 tours de tous les « Swinging London » passés et surement à venir, soit donc la rubrique sur les gloire souvent éphémères de la pop 60's, tous ces one hit wonders de type Easybeats et de nombreux autres. Si ce liovre n'est pas forcément une extraordinaire mine d'informations utiles (en fait, il l'est si on cherche des infos sur des groupes dont on ne soupçonnait même pas, en général, l'existence), il permet surtout de redécouvrir de nombreuses petites pépites du temps passé, et s'avère finalement un parfait symbole du retour « aux chansons plutôt qu'aux albums » auquel on pourrait croire assister ces derniers temps.

Tiens, d'ailleurs, en parlant de Nicolas Ungemuth (dont on ne sait toujours pas comment se prononce le nom, va falloir que je me décide à écrire à Rock & Folk), il ne faudrait pas faire l'impasse sur les deux mini biographies qu'il a
sorti sur Bowie et Iggy Pop, ça se lit tout seul, le bougre réussit même parfois à proposer un angle de vue ou une approche original, bref, c'est pas cher, ça se lit vite, et c'est bien. Jettez
vous dessus. Surtout le Bowie.
Sans compter que chacun de ces deux petits livres offre en fin un compilation de critiques de la discographie du sujet, et qu'on y retrouve la verve si réjouissante de celui qu'on appelle, dans ces pages, par devers-soi, "le cousin Nico" (y a bien tonton Philippe…)
Restons chez Rock & Folk et évoquons donc le petit volume publié par Basile
Farkas et son comparse Josselin Bordat: Le petit livre de la mauvaise foi musicale. Et là, franchement, il y a pas à dire…Mon "parlez – vous le Rock – Critic?" au même titre que les
Lexiques du Guide du Rockeur de G.T. peuvent aller se rhabiller fissa. Si, si. Ce livre, pour l'amateur que je suis, n'est rien moins qu'une bible extraordinaire de vachetés, de vannes perfides
car tout à la fois méchantes et justes, bref, un bonheur. D'ABBA à ZZ Top (logique), on assiste à un enfilage de définition toutes plus malines et drôles les unes que les autres (et quel ne fut
pas mon plaisir en voyant: "Album de la maturité: troisième album qui se vend moins bien".).
Je pourrais vous citer tout le bouquin, quasiment, mais vais m'abstenir, et vous encourage, si jamais vous tombez dessus au détour d'un rayon, à vous jeter sur les définitions / liste de "pochette", "paroles", ou "nom (de groupe)"… Le bouquin finira à coup sur dans votre bibliothèque le soir même. Bon, le seul bémol que je pourrais voir, c'est le côté hermétique de certaines définitions pour le non-initié… Lire: "Nigel Godrich: producteur de Nathalie Imbruglia", perso, ça me fait éclater de rire… Je pense pas que ce soit le cas du commun des mortels.
Enfin, on ne saurait éviter d'évoquer "Le Rock pour les Nuls", somme
documentaire que nous livre notre estimé collègue Nicolas de chez Crosstown Traffic. Le premier truc qui fait que ce livre est bien, c'est le
fait de citer ce blog dans l'annexe "Sites Internet", ce qui flatte mon ego (on y retrouve également SysTooL, Arbobo et bien d'autres…) et pas qu'un peu.
Ensuite, soyons bien clairs: je pense que tout passionné de musique Rock a un jour envisagé vaguement d'écrire ce genre de livre sur l'histoire du Rock. Et, même si l'on sait pertinement qu'on ne peut pas tout y mettre… tout ce qui n'y est pas nous saute aux yeux: "Pourquoi cette criante absence des Smashing Pumpkins, quand même Blink – 182 est évoqué ?!" hurlais-je dans ma chambrette l'autre jour, feuilletant l'index.
Disons que ce livre porte bien son titre, et constitue une formidable porte d'entrée. Plein de choses à y apprendre, même moi j'y ai découvert des trucs, des noms de groupes que j'avais délaissé, et d'autre part, c'est quand même assez exhaustif du point de vue genres, et, pour une fois, ça fait vraiment plaisir de voir le Hard Rock (même le plus mauvais) vraiment évoqué, et pas juste au détour d'une vanne. En effet, c'est pas parce que Mötley Crüe c'est naze que ce n'est pas un groupe Important (sans Mötley, pas de rejet de Mötley, et donc pas de Grunge, je vous le dis.) par exemple.
Le livre est formidable et quasi exhaustif (du point de vue litanie de groupes importants) sur les années 60 – 70, très bon sur les 80 et un peu léger sur les années 90, mais c'est vrai que… Enfin bon. Pour résumer, ce livre est très bon, le problème c'est que je suis tellement maniaque que ses défauts (l'absence des Pumpkins, ou "Angel Dust" dans les dix albums les plus importants de tous les temps (un peu de modération, un semblant d'objectivité siouplaît)) me sautent aux yeux. Reste que, courrez –y l'acheter, même si c'est pour l'offrir à votre sœur. Ce bouquin est extrêmement réussi pour l'entreprise délirante que c'est, ce serait trop bête de le négliger.
Allez, Fini de parler bouquins. Pour un an encore?
(Faute de temps, il y aura un peu de latence avant la fin du bilan annuel. Veuillez m'en excuser)
Be Quick or be Dead