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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 14:42

Au cours des deux derniers articles nous avons reparlé Top 5 et Alain Souchon… Donc il y a une certaine logique dans l'enchaînement des articles, sur ce coup.

 

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2009/06/10/200906101695_zoom.jpgVoici donc un top 5. Mais pas un simple top 5. Un top 5 thématique (rien que ça). Non content de choisir un artiste, c'est carrément un thème cher à cet artiste (et à moi) que je vais mettre en exergue sous vos yeux ébahis.

 

Il s'avère aussi que ça m'a permis de faire une sélection de 5 dans un top 20 impossible à réduire autrement.

 

Souchon, c'est la tendresse, un type qui inspire automatiquement une grande sympathie, mais c'est aussi… un grand nostalgique. Comme moi.

 

Itinéraire dans les affres de la nostalgie en 5 titres.

 

 

Le Bagad de Lann-Bihoué (1978)

 

Abandonner ses rêves de jeunesse. C'est sensé être une des étapes de la transition vers l'âge adulte. Mais ça n'empêche pas qu'on le regrette plus tarD. La sensation de ne pas avoir été au bout de ses rêves (contrairement à l'autre crétin) est une chose atroce, douloureuse, et que le temps s'écoulant inexorablement nous empêche à jamais de pouvoir vérifier la véracité du "Et si…"

A moins bien sûr d'avoir en sa possession un DeLorean un brin customisée, ce qui était évidement hors de propos en 1978.

 

Manivelle (1980)

 

Métaphore Cinématographique sur la vie comme une bobine de Film. Un inconnu tout-puissant tourne la manivelle du projecteur, à l'ancienne, et la pellicule sur laquelle des vies se font et se défont chute à ses pieds, comme les cheveux s'en vont déserter mon crâne pour boucher l'évacuation de la douche. C'est dur à upporter, mais c'est inexorable, un jour ou l'autre, le mot fin s'inscrit en travers de l'écran, et si la salle se rallume, l'écran, lui, reste définitivement noir.

 

On avance (1983)

 

Avancée inexorable du temps, disait-on? Eh oui. Métaphore automobile, cette fois-ci. On a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens. En laissant derrière soi de belles histoires, des gens qui vont nous manquer, et la personne qu'on a été.

Tout road movie peut être interprété comme une métaphore de l'existence, finalement: l'important, c'est le voyage.

Alors on avance.

 

Les Regrets (1992)

 

(Remarque: Là, on pourrait avoir l'impression que bam, pendant 10 ans, Souchgon a pas écrit de chanson déprimante. Faux: Ultra Moderne Solitude date de 1988 mais ne rentre pas dans le cadre de notre étude.)

 

Non seulement constitue peut-être l'apogée de l'œuvre de Souchon sur ce thème, mais elle est aussi à mes yeux sa "chanson parfaite". Tout donne l'impression d'y être réglé au millimètre près, de l'enchaînement des couplets, à ce pont / solo transpirant d'espoir au milieu d'une chanson nostalgique certes, mais pas cafardeuse du tout. Le vrai grand morceau de "C'est déjà ça" n'est pas "Foule Sentimentale", c'est celui-ci.

(Foule sentimentale, symboliquement, c'est plutôt l'antithèse d'Ultra moderne solitude.)

Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé. N'est-ce pas là la meilleure définition jamais donnée de la nostalgie?

 

L'Horrible bye-bye (1999)

 

La totale. Morceau triste sur musique tendre et joyeuse, métaphore de l'amour, du film, des vacances, et bien sur constatation de la fragilité de la vie, c'est surement un des meilleurs morceaux peu connus de Souchon, planqué au milieu de son meilleur album (dont tous les titres ou presque sont d'énormes tubes, genre 6 ou 7 morceaux sur les 10 qui sont super célèbres).

Manque en fait une allusion à Dylan, et c'était la synthèse ultime de l'œuvre de Souchon. Mais on la retrouve 2 pages plus tard, l'allusion, alors ça va, l'album reste stable.

 

Et symboliquement… Tous ces morceaux, toutes ces réflexions, sont coincées, chronologiquement entre "J'ai 10 ans" (moi aussi, ça fait quinze ans que j'ai 10 ans), et "Et si en plus y a personne" (qui par-delà l'appel à la paix post – 11 Septembre pour lequel on a voulu nous le faire passer, reste surtout une réflexion agnostique sur la mort et le sens (ou l'absence de sens) de la vie.)

 

Player (2 pour contourner le fait que Deezer veut pas exporter plus de 3 titres. Malheureusement, ils ont le meilleur catalogue Souchonnien.)

 

 

 

 

J'ai eu tendance à plébisciter des versions live, déjà parce que j'adore les live de Souchon, et ensuite parce que certains de ses albums (en particulier ceux des années 80) sonnent quand même passablement datés dans leur production. (La version studio de "Manivelle" est, dans le genre, assez atroce.)

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Published by Guic ' the old - dans Top à ...
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commentaires

Ska 20/01/2011 17:29



Voilà qui me fait songer que je n'ai pas écouté la production récente de Souchon (soit depuis dix ans environ) et que c'est un tort. Il faudra que je me rattrape...



alf 18/01/2011 17:56



4 choix : c'est Déjà ça... ah ben voilà la 5e ;-)!



alf 18/01/2011 17:54



il y a la beauté d'Ava Gardner (parce qu'elle aime les hommes qui font ce qu'ils peuvent)


au raz des paquêrette (pour l'atmosphère d'apesanteur)


le zèbre (ah...l'usure des choses)


et le baiser (pour le vent de Belgique)


Souchon... toujours la même chanson, comme la vie



EV 12/01/2011 16:06



Quel grand chanteur, quel parolier...


Même si, franchement, oublier Somerset Maugham... !


Avec tendresse (forcément, si l'on parle de Souchon.)



Jul 12/01/2011 09:32



1 - J'ai dix ans


2 - Allo maman boob


3 - Rive gauche


4 - Sous les jupes des filles


5 - Tailler la zone


Par contre celle qui est franchement insupportable c'est Quand je serai K.O. ...