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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:33

http://supercoolitude.fr/wp-content/uploads/2009/12/gainsbourg1.jpgSamedi, j'ai vu "Gainsbourg (vie héroïque)", de Joan Sfar. Et depuis, bizarrement, je n'écoute QUE du Gainsbourg. Pas tant parce que ce film a changé mon point de vue à ce sujet que parce qu'il m'a donné envie de me rappeler que, quand même, Gainsbourg était un putain de compositeur, parolier, interprète. Musicien, quoi.

Je ne referai pas une critique du film: Ska et Laiezza s'en sont chargés avec talent, et je n'ai rien de mieux à dire que je suis d'accord avec eux, allez les lire.

 

Je n'aurais que peu de choses à ajouter au final, sinon que:

 

-l'absence de tout indicateur temporel rend quand même le film assez hermétique pour le néophyte, je le crains.

- mon esprit scientifique a du mal à s'habituer à ce genre de distorsion temporelle qui font que les années 70 durent 40 minutes, et les 80's, 10 minutes (grand max). D'ailleurs, dans les années 80, Gainsbourg a fait un fils et c'est tout, dirait-on.

- le montage de la deuxième heure a été fait au massicot, enchaînement de scennettes dont la seule logique est la chronologie (mais, je vous le rappelle, le néophyte ne sait pas en quelle année on est)

 

 

N'en restent pas moins quelques scènes vraiment géniales, à commencer par celles avec Vian, les Frères Jacques et Gréco: un moment parfait dans ce film.

 


 

Tout ça pour dire que j'en ai écouté récemment du Gainsbourg, et qu'il est temps de faire un petit top 5 de derrière les fagots, histoire que cela n'ait pas été en vain.

 

Intoxicated Man

 

Autant pour les quatre autres, ce fut facile de choisir. (quoique, ça tenait qu'à moi je vous collais tout Melody Nelson.) Mais la dernière… Evidemment j'avais envie de varier un peu. N'étant pas plus fan que ça du Gainsbourg post – 78, ce devait fatalement être une des premières (ce qui fait cependant 10 ans de marge). Alors? En relisant ta lettre? Les Goémons? Baudelaire? Baudelaire? L'alcool?

Ben non, finalement, ce sera Intoxicated Man. Parce que… bon, c'est un scoop pour personne, je suis pas très jazz. Et pourtant, il y a dans ce titre, ce cool qui fait qu'on a envie de se poser, de s'intoxiquer à son tour, en claquant des doigts, le cul bien calé dans un fauteuil club.


 

 

Requiem pour un con

 

Outre un mépris jouissif qui se ressent à travers les paroles, la construction sur… uniquement des percussions, tout en parlant d'orgues et d'air... Voilà une ironie qui fait bien plaisir. Et puis c'est juste un morceau qu'on rêve de pouvoir balancer dans la gueule de quelqu'un, voilà. L'insulte mesquine et classe par excellence. Pas pour rien que c'est dans un film d'Audiard, tiens.


 

Initials BB

 

Pour la beauté des paroles, l'aisance qui s'en dégage, ce piano entêtant, et évidement, pour les arrangements cordes / cuivres dans cette montée avant le refrain (qui ne sont pas vraiment, totalement, de lui, certes, ok, mais bon…), et pendant le refrain lui-même… Ce gimmick fabuleux. Tout cet ensemble dont finit par se dégager une sensualité trouble, un érotisme à fleur de peau (putain cet empilage de clichés que je m'offre)… Si je ne devais, finalement, n'en garder qu'une, ce serait sûrement celle là, finalement.


 

Cargo Culte


Dénouement tragique et envoutant de Melody Nelson, voici un titre qui m'avait laissé perplexe, la première fois que je l'ai entendu, isolé, dans une émission de "l'Odyssée du Rock". Pourtant, la guitare avait tout pour me plaire, lancinante, légèrement distordue comme je l'aime…

Des fois, il faut croire ce qu'on nous dit. Oui, Melody Nelson est un chef-d'œuvre. Et Cargo Culte, en fin, en est l'apothéose, l'aboutissement. Il faut avoir écouté ce qui précède (ou du moins l'avoir bien en tête) pour l'apprécier. Il faut se laisser qguider par la voix cassée de Gainsbourg, les chœurs fantômatiques, la guitare hypnotisante, et prier les cargos de la nuit avec Serge.

 

Je ne vous le cacherai pas: j'adore m'en dormir en écoutant cet album. Gainsbourg qui me raconte cette histoire tragique avant que je m'endorme… j'adore.


 

Variations sur Marilou

 

Pendant du Cargo Culte pour "L'homme à tête de chou", apothéose mais cependant pas épilogue… Morceau fatalement… glauque et déprimant dès l'intro, bizarrement, c'est peut-être la prmeière fois que c'est la voix de Gainsbourg qui appaise l'ambiance. Longue description, à de nombreuses reprises, d'une femme qui bien que désirable arrive à s'occuper très bien d'elle-même. Variation des descriptions, des rythmes, du degré de détail, morceau fleuve, hypnotique (à croire que c'est ce que je préfère chez Gainsbourg), le groove s'installe petit à petit dans le morceau alors que Marilou monte vers les sommets… Avec, peut-être ici, l'apothéose du jeu sur les allitérations avec lesquelles Gainsbourg s'amuse depuis longtemps déjà (et il n'a pas fini), qui permettent à sa voix de chanter alors qu'il ne fait finalement que parler, pourtant.

 

 


 

 

Je ne vous cacherai pas, non plus que la fin du film m'a déçu. Parce que j'avais déjà, dans mon esprit, une "fin idéale", une façon de voir ça. Et, évidement, la musique qui allait avec. Alors, quitte à ramener Katerine dans l'histoire, voilà "mon" générique de fin idéal, en bonus.

 


 


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Published by Guic ' the old - dans Top à ...
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commentaires

Jul 06/02/2010 11:47


Pas aimé le film non plus ... et pourtant j'adore Gainsbourg (le poète) depuis des années. Un film sympa, un moment sympa, et puis on oublie assez vite et au final on n'a pas appris grand-chose.
(voir ma critique ici : http://jul.over-blog.com/article-vous-avez-lu-l-histoire-de-serge-gainsbourg-44176501.html). Bref je pense pas que Gainsbourg méritait ça.
Sinon pour citer quelques chansons, comme ça : Brigade des stups, Ballade de Johnny-Jane, Ballade de M. Nelson, L'anamour, La poinçonneur des lilas, et puis évidemment, les deux classiques 69 année
érotique et Je t'aime moi non plus


Ska 28/01/2010 15:43


Ahlala ! Requiem pour un con... Cette rythmique hallucinante... Jolie reprise de FFF dans les années 90...

Sinon, sans réfléchir, je mettrais volontiers :
Requiem pour un con
L'hôtel particulier
Bonnie and Clyde
Cargo Culte
+ une chanson d'égérie : Roller Girl par Anna Karina


Guic' the old 28/01/2010 14:32


Bon ben si c'est comme ça, moi aussi je m'en offre un sixième!!
Et ce sera...
Putain j'arrive pas à me décider.

Allez, on va dire une chanson qu'il a écrite mais pas interprétée: Poupée de cire, poupée de son.
(Mais c'aurait pu être "qui est in qui est out".)


klak 27/01/2010 22:14


Je vais le voir demain ce film et moi aussi je me classe dans les neophytes.
Je connais pas la 1ere période mais j'en aime bien l'image donc je prend le classique:
- Le poinsonneur des Lilas
puis
- l'homme à la tête de chou
- Requiem pour un Con, tu expliques très bien pourquoi
- Ford Mustang, Initial BB ça marche aussi bien sûr
- Je t'aime, moi non plus parce que quand même
- Des laids des laids, un ptit reggae pour finir
(ah ben moi aussi j'en ai 6)


Guic' the old 26/01/2010 10:51


Thom: De ceux que tu proposes, le seul que j'aie envisagé de mettre, c'était Hold Up... Je crois qeu c'est bien la première fois depuis
que j'ai commencé des top 5 qu'on a tous deux des sélections aussi différentes l'une de l'autre...

Condotierre: Au passage, je ne te remercierai jamais assez de m'avoir fait découvrir ce morceau...

Lou: Mais pourquoi donc me ferai-je insulter? Célébrer ainsi la beauté de certains titres... Si on m'insulte pour ça, où va le monde?