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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 11:00

 

Guic' traine du côté du 7 ème sous-sol.

 

http://www.labovirtuel.ch/artlive/artlive/enfer01.jpg48 heures en enfer. Même Bruce Willis n'a tenu qu'une journée. 48 heures d'angoisse, suite au mélange détonnant entre le miracle de la vie et ma maniaquerie toute personnelle. Car voyez-vous, je suis devenu tonton. Oui, Tonton Guic' the Old, c'est moi, c'est officiel, c'est déclaré à l'état civil.

 

Et donc, il s'est déroulé 48 heures pendant lesquelles, à tout moment, mon portable pouvait sonner, pour annoncer prénom, taille, poids, et tout le monde va bien. Or évidement c'est une chose importante. Et qui dit chose importante pour moi, dit "musique associée à cet évènement important". Je suis comme ça. Mon Bac? "Rooftop" de Stereophonics. Mon premier râteau? "Zero" des Smashing Pumpkins. L'ouverture de ce blog? "I can't make it on time", des Ramones. Et ainsi de suite.

 

Et là… j'ai finalement passé 48 heures à redouter d'écouter le mauvais truc au moment où j'allais apprendre que j'étais effectivement tonton. Au point de… finalement me priver de musique, car les seuls trucs que j'avais envie d'écouter étaient des "défouloirs" qui auraient été du pire mauvais goût. Ma seule dérogation furent les morceaux de Guitar Hero que je jouait en mode batterie pour me passer les nerfs… finassant par briser ma baguette gauche sur la fin de "Mr Crowley" (d'Ozzy Osbourne). Comme quoi je devais vraiment atteindre genre le 7 ou 8 ème cercle, tout exutoire m'étant retiré.

 

Dans les faits, j'en écrasais méchamment au moment M, et c'est en me réveillant dans un sursaut vers 4 heures du matin que j'appris que c'était bon, c'était fait, j'étais une génération plus vieux. Peu de musique pour quelques temps encore, hors un "Let Down" (de Radiohead) qui cadrait particulièrement bien en ce dimanche matin lumineux et doux.

 

Ernesto Violin flirte avec les limbes.

 

26768 1380572919594 1390051708 1046119 5434097 nPendant ce temps là, sur ma boîte mail arrivait (mais je ne le savais pas encore) la nouvelle que le dernier album de Viol, Welfare Heart était sorti, tout prêt tout chaud, du studio.

Après "Love Boat" et son concept de recherche (et de perte) de l'amour trésor, on se retrouve plongé, le temps de 14 titres et de trois faces, dans l'Amour sous toutes ses formes.

Oui, l'Amour avec un A majuscule, tant rien ne parvient à lutter contre lui, et tant il est une émanation de nature divine, de Dieu, qu'on retrouve, outre sur cette splendide pochette, aux quatre coins de l'album. L'amour, si doux, si délicieux qu'on se surprend à dodeliner (voire sautiller au milieu du salon) à l'écoute de "Flavour of Love", le morceau purement pop qui ouvre l'album, simple et beau et qui ne parait contenir aucun sous entendu ou vice caché… L'amour, juste l'amour, toujours l'amour, pur et beau.

C'est au sein de cette première face (Found Letters) le pivot: aimer, sans limite ni raison, qu'on soit moine (Diary of a Monk), que la promise soit manchote (For the love of young Rose), ou que l'objet de l'amour (su partagé) n'existe tout simplement pas (Make me believe in Santa Again).

 

Puis sur la seconde face on se recentre sur soi, on revisite avec plus ou moins de joie son passé, on règle quelques comptes, on s'offre un "Time Travel" du plus bel effet… Et au sein de la dernière face (la "fameuse" face religieuse annoncée lors du concert), on se frotte à l'Amour Divin. On affronte ses démons, quitte à y perdre son amour (2000 pigs in the sea*)…Et l'album de se clore sur ce qui paraît une épreuve initatique, les déclarations d'amour cédant le pas à une déclaration de Foi vibrante déguisée en ritournelle de marin: c'est la traversée de The Bridge.

 

Aimer les autres, apprendre à s'aimer soi – même, pour pouvoir, enfin, peut-être, aimer Dieu… On pourrait passer des heures à philosopher là-dessus. Sur Love Boat, l'amour "matériel" se voyait voué à l'échec et finalement le trouver était plus excitant que de le posséder. Ici l'amour atteint le niveau supérieur, spirituel, se fait déclaration de Foi vibrante à tous les étages, même si la musique lui servant de support va plus chercher du côté de Liverpool que du côté de St Jean de Latran.

Tout cela est affaire de Foi, c'est-à-dire… de Confiance. Et question confiance, il est indéniable qu'Ernesto a gagné du galon. Confiance en soi, enfin, en le lui –musicien d'abord, de par un éventail d'instrument encore plus large que dans les efforts précédents (accordéon et piano – non, pas orgue, piano) font une entrée remarquée et réjouissante. Mais aussi parce que l'Ernesto-conteur laisse à l'occasion la place à l'Ernesto-guitariste quelques envolées dont on commence à ne pas se lasser. (Make me believe…, mais surtout Avalon)

 

Toutes ces choses mêlées font que certaines des chansons sont encore un cran au-dessus de Love Boat, voire deux crans. Le verso de la médaille explique donc en des termes très clairs que je suis bien en peine pour juger les autres. Tout ce que j'ai à dire, c'est "Jetez-vous sur cet album", ne serait-ce que pour pouvoir écouter ces splendeurs que sont "Flavor of Love", "Time Travel", "The Bridge", "Living in a cemetary", et… ben disons toutes celles que j'ai déjà cité, parce que là on arriverait déjà à lister les 2/3 de l'album facilement.

 

On pouvait s'attendre à ce que le successeur de "Love Boat" soit bon. Il l'est. Par contre je m'attendais pas forcément à ce qu'autant de chansons de cet album, disséminées de-ci de-la, refusent finalement à quitter mon esprit, et restent en permanence ancrées, sinon dans mes oreilles, du moins dans ma tête (certaines mélodies assez imparables sont du genre à rester, quand même).

 

Bref… Ernesto Violin nous régale une fois de plus (et avec quelle réactivité! Love Boat est sorti, je vous le rappelle, il y a à peine 10 mois!) d'un album délicat et fort agréable à écouter: une quinzaine d'écoutes en un peu plus d'une semaine quand même, et plus du double pour certains titres!)

 

Epilogue: Purgatoire et Rédemption

 

 

21/02. Après une rapide visite l'après – midi même, encore tout ému et fasciné et impressionné par la petitesse, la fragilité qui peut s'exhaler d'un enfant si jeune… Ce n'est qu'à ce moment que j'ai appris la sortie du nouvel album

 

L'ayant récupéré, je l'écoutais d'une oreille distraite, devant la porte de mon immeuble en fumant une clope, en réfléchissant au temps qui passe, aux responsabilités qui arrivent, à cette nouvelle génération qui arrive et refait passer à 3 le compte des générations dans la famille.

 

http://adelescostumes.com/santa_claus_costume_los_angeles_santas_beard_disguise_hollywood/santa_claus_costumes_los_angeles_santas_beard_disguises_hollywood_5.jpgEt soudain "Make me believe in Santa Again". Voilà, c'est ça. Face à un gamin si petit, on se sent finalement Père Noël, obligatoirement. Une sorte de tendresse infinie envers ce qui n'est pas encore vraiment quelqu'un qui n'a même pas vraiment de raison d'être. Une sorte d'amour inconditionnel et à peu près aussi absurde que beau, indiscutable… divin, presque. Béatitude. Car si on y réfléchit, en fait, le Père Noël, c'est jamais que "Dieu pour les 2  - 7 ans", non?

 

Et soudain (bis)… Tout le stress qui retombe d'un coup. Tout va bien, et la vie est belle.

 

Retenez donc d’ores et déjà la légende qui finira par remplacer les faits : A l’apparition de la nouvelle génération, j’écoutais « Make me believe in Santa Again ». Autant dire que j’ai aussitôt trouvé que d’un point de vue symbolique, ça collait vachement bien.

 

Arrivés là ;, on pourrait me reprocher de ne pas avoir fait de véritable critique de l’album… Franchement, vous croyez que c’est facile de critiquer un album qui a à ce point compté dans ma vie ?

 

Non…Plutôt que de pinailler de la sorte vous feriez mieux d'aller télécharger l'album à la source, à savoir ici.

 

  Et à l'occasion de ce V - Day, je ne suis pas le seul à en parler. Allez voir aussi ce qu'il en est chez Thomas, Laiezza, Cissie et Klak.

 

* Présentée au concert comme "inspirée d'un passage des Evangiles dans lequel le Christ envoie l'esprit d'un démon sur 2000 cochons", ce passage a depuis titillé ma curiosité… Si vous aussi ça vous intéresse, c'est dans l'Evangile selon Saint Matthieu, 8: 28-34

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commentaires

Benjamin F 06/04/2010 10:26



Bon avec un peu de retard, mais voici donc ma contribution en question (je fais un peu le tour des popotes là^^) :


http://www.playlistsociety.fr/2010/04/viol-welfare-heart-7510.html



mb 25/03/2010 01:29


Rooftop est LA chanson qui m'a fait devenir Fan absolu de ce groupe.  Je n'avais que L.S.V.O? et je l'ai entendu sur un live Olympia 2003 avec Steve Gorman (Black Crows) à la batterie, cette
version est beaucoup plus rock que la version studio, comme tout le live que j'ai écouter tout les jours tout l'été sur mon i.Pod... par contre ce que j'adore sur la version studio c'est la
sensation de vertige au moment ou la chanson change (je souffre de la vertige, c'est terrible!).  Et félicitations! 


Guic' the old 15/03/2010 09:48


Eh ben, on n'a plus qu'à attendre ta contribution ;-)

Sinon c'est vrai que ce débat est assez absurde en fait... (Disons qu'en fait il l'est encore plus du fait que ce soit moi qui ai pris - alors que tout le monde sait que je suis le plus
irréprochable ;-))


Benjamin F 14/03/2010 18:34


Bon j'ai pas tout lu tant le débat me parait ridicule (euh les commentaires hein, pas l'article^^). J'ai découvert Viol grâce à vous et remmettre en cause la démarche du truc, ne serait-ce que se
poser la question, me parait ridicule, à la limite de la théorie du complot. Mon seul regret sur ce Viol Day ? Ne pas y avoir participé (mais je me rattrape bientôt...)


Christophe, aka La voix de la raison 08/03/2010 19:26


Ce fut quand même un beau fight !