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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 19:23

http://3.bp.blogspot.com/_aeKED8wOQzw/Ssh_Y2_5JEI/AAAAAAAACL8/uBIqbr5qdNU/s400/folder.jpgY a pas à dire. J'en aurais mis du temps à venir à Black Sabbath. Et en plus, pour des raisons musicales. Si ça avait été pour cause d'allergie totale au satanisme de bastringue, ce serait compréhensible. De mépris d'Ozzy, aussi. Parce qu'un groupe qui a lancé R.J. Dio, auteur de l'impérissable (malheureusement) "Holy Diver", à la rigueur. Mais non, c'était quelque chose dans la musique qui me bloquait.

 

A croire que j'étais quand même sacrément con, jusqu'à récemment.

 

Entendons-nous bien: évidement que comme l'auditeur de passage j'aimais bien Paranoid et Iron Man (comme tout le monde: ma mère aime Paranoid). Conséquence évidente: m'intéressant à l'album "Paranoid", je le trouvais très bien (on a beau dire, un album de 8 titres avec 4 chefs d'œuvre, on voit pas ça tous les jours.) Mais les autres… Rien à faire. Avec, surtout, cette ironie mordante: De "Sweet Leaf" en "Black Sabbath" comme de"War Pigs" en "Sabbath Bloody Sabbath" (qui n'est pas une reprise thrash de U2, non), j'ai toujours adoré un titre sur les albums du Sab': le premier. Passé cela, souvent, je m'ennuie un peu.

 

Alors quoi de mieux, finalement, pour faire un investissement minime et posséder tous ces titres, mais également les 4 chefs d'œuvres de Paranoid (ce qui fait 7 titres au final, ça se recoupe), que d'investir dans un live?

 

Bon, je vous mens en fait éhontément, ce live, je l'ai juste vu en promo et l'ai pris, comme ça, parce que, de 1) J'avais que Paranoid dans ma discothèque, de 2) Ce live me rappelait le bon souvenir d'une soirée passée, dans l'appart le plus funky de la capitale des Gaules. Vous savez, ces soirées, où plein de gens sont réunis, dont certains font péter le compteur de la geekerie musicale (ce soir là on comptait un fan de Metallica, un fan de Megadeth, un fan des Smashing Pumpkins et… un fan de Phil Collins qui se sentait un peu à l'écart), et où, au milieu d'une conversation agitée, il y en a toujours un pour lever la main, dire "écoute moi ça", et se lancer dans un solo d'air batterie qui serait vraiment affligeant, si on était à jeun (le fan de Metallica, ce soir là).

 

Là où réside le mystère, c'est que, mis à part avoir réclamé qu'on diffuse "Sweet Leaf", je n'ai aucun souvenir du passage de ce disque dans la soirée – mis à part qu'il fut remplacé par un demi- Gloria de Patti Smith, lui-même remplacé par du Megadeth.

Pourtant, quand j'ai acheté ce CD, c'est cette soirée, précisément, où j'appris l'existence même de ce Live de Reformation, qui m'est revenue en tête.

 

Et puis, le temps passant, les écoutes s'affinant, les fixations défilant, j'ai fini par enfin mettre le doigt sur la réponse à l'éternelle question "pourquoi les mecs qui détestent le métal aiment quand même Black Sabbath, au moins un peu ?". Pourtant la réponse est d'une simplicité démoniaque, vu que c'est une simplicité démoniaque. En écoutant Sabbath en l'an 2000, on a finalement du mal à croire que c'est du métal. On le sait. Mais on le croit difficilement. Tout comme à 14 on sait que Madame Bovary est un chef d'œuvre, mais on le croit pas tellement on s'emmerde.

 

C'est juste que, bizarrement, "le Sab'", c'est un peu le métal à l'état pur. A peu près tout ce qui a été fait derrière (à commencer par la carrière solo d'Ozzy) ne ressemble déjà plus à Black sabbath (et donc au Heavy Metal), qui, finalement, produit une musique assez éloignée des clichés du Métal actuel: pas tant de gobelins que ça, des solos juste comme il faut, et surtout, pas de démonstration vaine, des manches simples, des pédales simples, et finalement y a que le live qui est double ce qui ne l'empêche pas d'être très bon. On peut aller chercher dans les 8 minutes pour une chanson, mais pas vers le quart d'heure comme chez Led Zep' (la demi-heure pour Manowar), bref, on a connu quand même vachement moins audible.

 

http://www.boston.com/bostonglobe/ideas/brainiac/BlackSabbath005.jpg

 

Non, mais vraiment... me dites pas que ces gars-là font peur quand même...

 


 

J'ai vu à plus d'une reprise que la majorité des clichés du métal étaient déjà en germe chez Black Sabbath… Pourtant, j'ai beau me creuser, mais à part le satanisme, et, peut-être, la drogue, je trouve pas. La drogue, passons, avec des arguments pareils, ce sont les Stones qui ont inventé le métal. Quant au Satanisme, c'est certes un super fond de commerce, mais quand même, Ozzy c'est sûrement le seul sataniste capable d'appeler Dieu à l'aide quand ça dérape (Black Sabbath, le morceau). On a connu plus téméraire.

Black Sabbath ressemble plus à de la pop psychédélique plombée à mort, minimaliste, lourde, et légèrement bruyante qu'à du métal comme on l'entend communément maintenant. Les Doors pervertissaient le psychédélisme, Sabbath le renverse complètement.

 

Finalement, à part Paranoid, morceau qui résonne comme un "Le Hard – Rock? Ben tiens, en voilà un, fais pas chier, tu vois qu'on a rien à prouver.", la majorité des bons morceaux reposent sur le même gimmick qui fait mouche à chaque fois: un bon gros riff, une section rythmique militaro – plombée, la voix aigre d'Ozzy. Et un thème à la con: Drogue, Satanisme, principalement, et puis, pour le fun, Comics. Surtout pas de Fantasy, ou alors, si, à la rigueur, mais juste pour pouvoir parler de drogue (Fairies Wear Boots). Et puis bien sur un bon solo, et, généralement, une accélération finale histoire de permettre aux Rock – critics de caser "cavalière" dans leur article. La formule est étonnement solide, finalement tout y est. Et ça reste, même 40 ans plus tard (enfin un peu moins) d'une efficacité vraiment… ben oui, démoniaque.

 

Finalement, de retour dans l'appart du fan de Metallica il y a peu, autour d'un café (d'un thé pour lui, les fans de Metallica ne sont plus ce qu'ils croient), mes yeux s'égarant dans les multiples rayonnages, on se décide à le rebalancer. Arrivé à "N.I.B.", la même phrase jaillit presque instantanément des deux côtés: "Tu trouves pas que c'est vraiment le meilleur celui-la? Mais carrément", et lui de rajouter: " Rhaa y a un riff qu'est… Et puis la batterie elle est…" (Comme quoi la simplicité nous désarme), puis de se lancer dans un enchaînement air – guitar / air-batterie, comme de juste.

 

Ben moi, comme de juste aussi, j'ai commencé à air-headbanguer.

 

 

 

(J'ai mis une vieille video parce que finalement, avec les images, le Reunion paraît moins bien...)

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commentaires

dr frankNfurter 25/01/2010 20:46


Référence je ne sais pas, mais le groupe Kasabian qui est loin d'être heavy a plus d'une fois cité le Paranoid du Sab
Sinon concernant les albums du Sab, j'aime bcp Sabotage, leur dernier grand album pour moi.


Guic' the old 25/01/2010 16:54


arbobo: Mais de rien. Et ravi de voir que ma vanne finale aura fait marrer au moins une personne ;-)

Doc: Perso, je dirais surtout les 5 premiers comme indispensable. Mais j'ai l'impression que le nombre de Black Sabbath vraiment indispensables varie d'une personne à l'autre (sans jamais
aller plus loin que "Mob Rules", généralement, cependant.)
D'accord sur les influences, mais bon... on est quand même d'accord pour dire que les groupes influencés, sont, sinon métal, au moins assez heavy. Bref, c'est pas Pulp et Sigur Ros qui prennent le
Sab' comme référence, quoi.


dr frankNfurter 25/01/2010 16:13


Comme tu le soulignes ce live Reunion vaut plus pour la nostalgie d'une époque que son contenu... car là, dispensable...
Pour le reste à des degrés divers, mais les 6 premiers du Sab restent des classiques, après tout dépend son attirance pour le riff plombé ou non.
Après concernant l'influence du Sab sur des musiques autres que metallique, elle n'est plus à prouver mais évidemment, si influence il y a elle provient de leur lourdeur proprement métallique et
pas forcément de leurs paroles...
Cela dit, on peut trouver un autre exemple dans le metal, Slayer même si ça peut en défriser quelques un a aussi influencé à leur manière de par leur virulence d'autres formations et pas seulement
metal justement.


arbobo 23/01/2010 22:48


il y a une paie que je n'avais pas écouté black sabbath, merci l'ami.



arbobo 23/01/2010 18:08


le air headbanging, je sais pas si je vais m'en remettre ^^