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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 17:31
Franchement la programmation de la publication des articles à l'avance sur Over-blog c'est n'importe quoi!! Cet article devait être publié le 18 Janvier 2015, mais là je sais pas ce qu'Over-blog vient de me faire... Désolé, toutes Mes excuses.



Peter Doherty (27 Mars 1979 - 27 Juillet 2012)
- The Libertines, The Babyshambles - Chant, Guitare

Le jeune Peter Doherty nait le 27 Mars 1979 à Hexham, dans le Northumberland, en Angleterre. Son père est militaire dans la British Army, donc le petit Peter voit du pays très jeune, de l’Allemagne à l’Irlande, de Catterick au Dorset. Il a 2 sœurs, Emily et Amy Jo (comme quoi les 4 filles du Dr March ont fait des ravages à toute époque).

Tout jeune, le petit Pete réussit très bien ses études, et à 16 il gagne un voyage en Russie en remportant un concours de poésie. Plus tard, il s’installe dans l’appartement de sa Grand-mère à Londres, et poursuivant des études de littérature pas bien loin, vu qu’il les abandonne au bout d’un an, il devient un temps fossoyeur au Willesden Cemetery, passant le plus clair de son temps à bouquiner et à écrire, posé sur les tombes alentours. Mais comme toute chose cette oisiveté funèbre finit par lasser. Il s’installe alors dans un autre appart londonien avec un pote musicien (en fait un ancien copain de fac de sa grande sœur), un dénommé Carl Barat. C’est le début de la grande aventure des Libertines.

 

La grande aventure de Lib’s, tout le monde la connait. Ou presque. Le groupe fondé par Pete et Carl fait son trou dans la scène Underground de Londres. Ils enregistrent, avec Mick Jones (ancien guitariste DU Clash) un premier album unanimement salué par la critique (sauf OK Podium) et le public (sauf une ex à moi mais elle n’a jamais eu de goût). Cet album, aujourd’hui classique et classé #3 du « Top des 100 meilleurs albums que si vous les avez pas écouté vous êtes vraiment nuls » récemment publié par Gustave Naast, le rédac chef de R&F, c’est bien évidement Up The Bracket.

C’est la première descente aux enfers. Eh oui, s’il y a une chose qui n’as jamais réussi à Doherty, c’est bien le succès, chacun de ses tops musicaux s’étant suivi d’un gros flop personnel. La première rencontre de Pete avec la drogue. Le succès, les femmes, l’héroïne, la trilogie gagnante du Rock depuis toujours. Pete n’y coupe pas. Et se fait renvoyer du groupe le temps qu’il se désintoxique. Son addiction atteint un sommet qui fait désormais partie du cirque Rock n’ Roll : il se fait arrêter et prend 6 mois ferme pour avoir cambriolé l’appartement de son comparse Carl dans une crise de manque. Fâchés pour toujours, les deux compères se rapprochent durant l’incarcération de Pete, et, le jour de sa libération anticipée, au bout de deux mois, les meilleurs ennemis les plus célèbres d’Albion se font une petite session dans un pub le soir même. Le groupe est réuni et planche sur un nouvel album.

Ce nouvel album, c’est The Libertines, plus posé, plus mélodieux, parfois en forme de confession de ces deux frères ennemis, accessoirement génies musicaux. Pour plus de détails je vous reporte à ma vieille chronique sur cet album.

Pendant la post production de cet album, Pete tente une desintox « originale », une desintox « bio » : la désintoxication Thaïlandaise, ont le principe (très efficace, parait il contre l’addiction au crack et à l’héro) et de se faire frapper chaque jour avec un bambou et de ne se nourrir que de décoctions de plantes à l’action vomitive. Pete tiens 3 jours et rentre à Londres. Mais bon, la medaille a son revers : il se fait virer du groupe. Définitivement.



C’est le premier virage de sa carrière, la formation de son nouveau groupe, les Babyshambles, qui seront toujours comparés au groupe de son ancien compère, Carl Barat, les Dirty Pretty Things. Aves les Baby, Pete assume pleinement, dans ses textes et sa musique, ses inspirations, aspirations et obsessions. Ses inspirations, les Smiths, le Clash. Ses obsessions, Arcadia, le monde sans règles, et Albion, le bateau qui y mène. L’album Down in Albion sort en Novembre 2005, le single Fuck Forever atteindra la 4ème place des charts anglais. En parlant de ça, c’est vers cette époque que Pete Doherty commence à sortir avec celle qu’on appelle aujourd’hui la Yoko Ono de l’an 2000, le top model Kate Moss. Le nez dans la Coke, pas la boisson, la poudre, Kate et Pete (ou Pete et Kate, ca dépend lequel vous avez connu en premier) font à cette époque plus souvent la couverture du Sun que du NME ou de Vogue. Mais petit à petit le rythme de vie du couple se calme. Une semaine en prison, une semaine de tournée, une semaine de désintox, Pete s’organise, et arrive à gérer vie familiale et professionnelle en arrivant à croiser parfois Kate quand elle est pas en désintox pendant sa semaine de tournée. On en oublierait presque de parler de l’album dites donc ! ET ben oui. Cet album est bien-recu-mais-quand-meme-c’est-pas-la-meme-chose-que-les-libs. Pour le public. La critique adhère un peu moins.

Lorsque sort l’album Shotter’s Nation (La Nation des dealers), on apprend la rupture du couple qui a fait le bonheur des tabloïds anglais en mal de sensations fortes et de puritanisme pré – Mayflowerien pendant près de deux ans.

Cet album, produit par Stephen Street, ancien producteur des Smiths et de Blur*, est salué de toutes parts comme un album de la résurrection, Pete Doherty est un « miraculé », une sorte de Christ pop… Ils n’imaginaient certainement pas avoir à ce point raison.

Autre fait marquant à cette époque, le 12 Avril 2007, Carl Barat rejoins son âme damnée sur scène et tous y voient le symbole d’une possible reformation des Libertines.



Tiraillé au final entre la possibilité de retrouver son meilleur comparse et le succès véritable de son nouveau groupe, Pete est perdu. On lui prête à l’époque de nombreuses relations, avec Courtney Love, Amy Winehouse et autres… Mais son unique amour, le seul auquel il reste fidèle, c’est la poudre. Le 18 Janvier 2008, il est hospitalisé pour overdose, alors qu’il était en tournée avec les Babyshambes à Prague. C’est durant sa convalescence et sa désintoxication que sera écrit la majeure partie de ce qui sera son unique album solo : The Arcadia Redemption. On y retrouve les thèmes chers à Doherty, auxquels s’ajoutent la souffrance de la désintox et de la solitude, ainsi que de nombreuses références à ses auteurs préférés, tels Sade ou Baudelaire. Il enchaine avec une tournée européenne dans des sales intimistes, seul à la guitare acoustique ou électrique. Cette tournée s’achève, comme elle a commencé, au Hackney Empire, à Londres. Rejoint sur scène par les membres de Babyshambles puis ceux des Libertines, ce concert est paru sous le titre Pete Doherty : The Hackney Redemption en Janvier 2010.

C’est suite à ces retrouvailles, et à la cleanitude de Doherty depuis 2 ans, les Libertines envisagent une tournée de reformation, suivie de l’enregistrement d’un album. Le groupe reprend les Babyshambles sessions, comme au début du groupe, afin de composer de nouveaux titres. Puis fait une première tournée en Angleterre.  Puis en Europe. Puis… Pete replonge. Lors des sessions d’enregistrement du nouvel album, Pete recommence à se shooter. La tournée de promotion du troisième album des Libertines, sobrement intitulé Likely Lads, est repoussée le temps de la cure de désintox (une de plus).

La tournée débute finalement le 15 Juillet 2007. Lors d’une date à Brighton, le 27 Juillet, Pete s’effondre sur scène. Les médecins arrivent trop tard : Pete Doherty décède sur scène d’un cocktail Alcool + médicaments foudroyant à 33 ans. Comme le Christ. Et Jeff Buckley. Quitte à être rock star autant mourir à un age symbolique. L'autopsie est formelle: Alcohol and drugs poisonning. Il est enterré 4 jours plus tard, en présence de ses deux groupes.

 

Pete Doherty est aujourd’hui enterré au cimetière de Willesden, là ou il a découvert Baudelaire, Camus, Keats, et tous ceux qui lui ont inspiré ces ballades mélancoliques qu’on garde en mémoire, comme Falling without anyone, Outlining Dark Blue ou The First spike is Painless.

 

* Merci à Thom sans qui je saurais pas ça....


Bon, vous vous doutez bien que j'espère avoir tort... mais pas sur tout.

 


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Published by Guic ' the old - dans La mort en Rock
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commentaires

Alex la Baronne 23/10/2007 09:35

Pour Amy, ça dépend si tu aimes tomber dans le sensationalisme... Elle a quand même un sacré potentiel d\\\'auto-destruction !

Guic\' the old 22/10/2007 15:45

Choupynette --> Soyons honnète... il a pas l'air "un peu à l'ouest"... il est "completement défoncé". Et Delivery est en effet un morceau très sympa... Que j'ai pas encore eu assez l'occasion d'écouter à mon gout.

Choupynette 22/10/2007 15:24

Moi je dois dire que j'ai découvert pete a travers Kate et leurs frasques. Et franchement, il a un air un peu, je sais pas, à l'ouest. enfin bref, j'ai entendu récemment sa dernière chanson, qui est je crois Delivery, et je l'ai trouvé pas mal.

Guic\' the old 22/10/2007 09:25

klak --> Oui j'ai vu ça... Cette interview dans son ensemble était franchement ridicule. Dommage.SysT --> J'ai vu, va falloir que je remette ca correctement... il fallait bien entendu lire 2012.Thom--> Oui, je vois ce que tu veux dire... Si seulement j'avais plus de temps ou un PC à la maison...Alex --> Dans, la mort en Rock... Une diva soul meme completemennt def' a t elle sa place? Ca se discute...

Alex la Baronne 21/10/2007 15:50

Est ce qu'Amy Winehouse est également prévue au programme de la mort en rock ? Parce que quand même, avoir réussi à reproduire toutes les frasques de Pete en à peine quelques semaines, ça mérite une distinction !