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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 14:29

Tout d’abord, je tiens à dédier cet article à Chtif. Ce concert est celui d’un groupe qu’il m’a fait découvrir, et j’y suis allé avec la place que je lui ai rachetée, en utilisant sa méthode pour passer un bon concert.

19h30 : MacDo de la place de la Guillotière. Avec Tom, on prend notre repas du soir… Et démarrage.

20h00 : Après avoir tenté 5 parkings, on en trouve 1, on s’installe… On doit redescendre, remonter, tourner à droite… au bout d’un moment on trouve la foule des Nuits de Fourvière. Il y a masse de monde qui attend pour rentrer.


Finalement, on rentre. Le décor se prête apriori extraordinairement bien à l’ambiance « religieuse » d’Arcade Fire, on se rendra compte plus tard que  ce n’est pas qu’a priori… Après une hésitation de quelques secondes, on se place dans la fosse… Au second rang pour être précis. Le couple d’italiens affalés sur les barrières devant nous nous laisse… 10 cm pour se placer sur les marches. Allez, plus qu’1h/1h30 à attendre…on va aller se chercher une bière.

 

21h 20 / 21h 30: Herman Düne rentre sur scène. La preuve, ils nous le disent : « Hello, we are Herman Düne ». En première approche on flippe un peu, parce qu’on a cru voir arriver sur scène les Bee Gees. Mais il ne faut jurer de rien, et chacun se distingue : le bassiste, qui parait tout droit issu de chez Deftones suit sa ligne sans sourciller, le batteur qui s’est déguisé pour l’occasion en membre de Franz Ferdinand (petite veste à épaulettes tout ça…) s’amuse sur sa batterie Ringo Starr (4 – 10 ans) et le chanteur/guitariste se démène, comme celui derrière lui sur ses percus…



"Hello, We are Herman Dune"


Ce qu’ils nous offrent est surprenant, une sorte de country cuivrée qui n’est pas sans rappeler La Maison Tellier, mais avec un chanteur qui a la voix de Brian Molko… Bref une première partie fort agréable, qui donne envie de mieux connaitre le groupe. « On va vous jouer une dernière chanson, celle-ci ne parle pas de Rome. Elle s’appelle Leaving New York City » Alors j’ai beau pas être sur du titre, je vous jure qu’il nous a sorti ça. J’ai pas compris, mais je crois pas être le seul. Le temps d’annoncer le venue de « The Arcade Fire » et ils s’en vont, nous laissant agréablement surpris.


C’est alors le moment de flottement… Les roadies débarrassent les instruments d’Herman, et préparent le décorum, l’écrin dans lequel Arcade Fire va se placer…. Un décor fait de néons chamarrés… Des tuyaux d’orgues qui pendent du plafond, des instruments bizarres qui font qu’on se pose des questions : le mégaphone, OK, mais les casques de moto avec du scotch, ils s’en servent à tous les morceaux ?


Mais l’on est en territoire connu… la bible de néon symbolique du dernier album est partout.


Bref dans la fosse (je rappelle qu’on est au deuxième rang), on spécule sur le morceau d’ouverture, sur le contenu du rappel… Et ils rentrent. Vu qu'ils sont maintenant 10 ca en fait du monde. Deuxième surprise, Win Butler s'est coupé les cheveux: on dirait Josh Homme période "Lullabies to Paralyze"..


22h 05. Les Arcadiens prennent possession du théâtre de Fourvière. Win tient la basse, chacun s’installe, quelques notes, quelques larsens, et le concert débute (logiquement) par Black Mirror… On se laisse porter, et le vent lyonnais qui se lève vers la fin du morceau finit de faire frissonner une foule déjà acquise. Parce qu’on est jamais trop sur, le groupe (la troupe plutôt, parce que bon, ils sont quand même dix sur scène) nous assène direct un  No cars go en forme de chevauchée sauvage… ca y est le public commence à changer d’allure… les « ouh ouh »  sont légion, et Fourvière fait les chœurs. Mais merde, ils sont en train de griller direct leurs meilleures cartouches ou quoi? Faux, faux, complètement faux.


L’ambiance se calme alors… mais pas pour très longtemps. En effet, Régine s’avance pour se lancer dans un Haïti envoutant. En petite vahiné mutine, elle charme le public, tandis que la ballade s’écoule… pour laisser place à un rageur Poupée de Cire Poupée de Son qui finit de dynamiter Lyon. Pendant cinq minutes au moins, tout Fourvière aura été amoureux de Régine Chassagnes.


Franchement, j'ai même pas envie de mettre un commentairehumoristique la dessus...


A partir de là les choses se brouillent un peu pour moi, j’ai pas tout retenu, pour la simple raison que ca y est, on est dedans, le concert on ne l’écoute plus, on le vit… mais le groupe nous offre une grande partie de Neon Bible, entrecoupée par Neighbourhood  #1 (Tunnels), magnifique, #2 (Laïka), géniale, et Intervention, divine.(et c’est d’ailleurs sur Laïka qu’on a compris à quoi servent les casques de moto : à n’importe quoi).


Si les morceaux du premier album sont à chaque fois un joyeux bordel, ou les musiciens se coursent pour se jouer du tambour les uns sur les autres, se battent, tapent trois cymbales avant de retourner faire un tour, ceux du second album (qui sont plus posés, déjà, musicalement) sont beaucoup plus cintrés sur scène. Eh oui, cet album a, comme on dit, les défauts de ses qualités : très produit, il est splendide, mais ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation et à la folie qui a fait la réputation du groupe. Mais on retiendra des morceaux impressionnant de maîtrise, une foule qui suit, heureuse d’être là, qui saute, qui danse… et l’unique slam du concert, sur Laïka, et on félicite ce type quand même.


Cependant, l’ardeur de Win Butler à revisiter ses propres chansons fait effet, chaque chanson ou j’ai eu le malheur de penser, au début, « celle là je l’aime pas trop », était à la fin gratifiée d’un Whaaaaa d’extase de ma part. En ce sens, un grand coup de chapeau pour Windowsill, dans une interprétation calme, certes, mais hargneuse et pénétrée. On se laisse porter par le concert, tranquillement, quand Régine (dont le prénom aura été hurlé bien 500 fois durant le concert) nous annonce : « bon, ceux qui sont dans le fond, si vous envisagez de vous lever et de bouger, va falloir pas trop tarder !! ». Et c’est parti pour une fin de set enflammée, 100% Funeral : Neighbourhood # 3 (Power Out) puis l’apothéose Rebellion (Lies). Le public n’a jamais été plus dynamique que maintenant, ca bouge dans tous les sens, Win Butler vient faire un petit tour pour saluer son public, je sue mais j’m’en fous ©


On nous laisse pas le temps de redescendre que déjà ils quittent la scène… pour mieux y revenir dans les 5 minutes.

Bon, les photos sont pas de moi....


Keep the car running… mais on demande que ça ! Continuez de jouer les gars, faites nous un rappel plus long que le concert, on s’en fout, épuisez votre répertoire, faites des reprises, continuez !!! Mais non. Win Butler nous souhaite une bonne nuit avant d’achever le concert sur Wake up (notez l’ironie de la chose…) Encore un morceau que je n’aimais pas trop, mais qui… Le public chante, fait Whoho, et danse carrément sur le boogie qui achève ce morceau splendide (au passage je remercie ma voisine de droite grâce à qui , en partie, j’ai passé une excellente soirée). Le théâtre s’éclaire de nouveau, on repart tandis qu’une partie du public reste à faire Whoho dans l’espoir du retour d’AF. Finalement, il n’aura manqué que Crown of Love pour rendre ce concert parfait.


On s’en retourne, je suis à moitié sourd mais je m’en fous.


Le dur (mais encore incomplet alors que je tape ces lignes) retour à la réalité s’effectuera en troisa temps : la Clio de Thomas, le réglage du réveil et aaaaargh… la sonnerie du reveil.


Bref, un concert pareil, c’est beau. Mais le mieux, c’est que ce n’est pas un concert sans conséquence. Maintenant, quand je réécoute Neon Bible, je frissone, je réalise à quel point cet album est … une pure beauté.



Bref, merci Win, merci Régine, merci Thomas… et merci Chtif ;-)

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Published by Guic ' the old - dans It's a Live
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commentaires

Guic' the old 04/01/2008 11:24

Hermann Dune... J'avais vachement apprécié leur performance ce soir là, mais je me suis pas vraiment beaucoup plus penché sur leur cas depuis... a tort surement...

Doug 03/01/2008 23:51

Bravo - J'ai vu deux fois les Dunes en concerts (a Macon et a Grenoble). Mon groupe prefere du moment..Ils sont bon.. putain, qu'ils sont bon.

Alex la Baronne 05/09/2007 11:02

Hallelujah ! Chtif est parmi nous ! Je cours le cafter sur tous les blogs qui croiseront ma route !

Guic' the old 05/09/2007 09:02

Mon Dieu tu es vivant!!!!!!Reviens nous vite!

Chtif 04/09/2007 23:12

De rien, mister Guic' ! Content que t'aies eu ton dépucelage Arcade !