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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 18:52
1979, année…je trouverais plus tard.
 

En 1979, le temps de la rébellion punk est déjà passé et les rebelles qui s’étaient réunis sous un Union Jack ravagé se sont dispersés (ou sont morts. Ca arrive aussi). Mais une de ces formations résiste encore, et se dit (sûrement, je spécule complètement, là) que maintenant que l’attention des gens a été attirée, le moment est venu de faire passer un message, ou même plusieurs. Cette formation, vous l’aurez deviné en lisant le titre, il s’agit des Clash. Qui sort, en cette belle année 1979, London Calling, leur album désormais le plus célèbre.

 
 
 

Le temps de l’urgence passé, il s’agit de faire passer le message pour se faire comprendre de chacun. « What are we gonna do now ? » interroge Strummer dans Clampdown.  Les morceaux sont moins énervés, certains dépassent amplement les 3 minutes syndicales, l’album est finalement double, ce qui en soit peut faire partie des critères de ce qui n’est PAS punk, du point de vue concept, mais l’est vu l’insistance du groupe à le faire vendre au prix d’un simple.

 

 

L’ouverture par l’éponyme London Calling et son ô combien célèbre « Toum….Tou-dou-dou-doum » de basse remue dans l’instant les tripes de quiconque écoute et annonce quelques constantes de l’album et de la fin de carrière des Clash que sont le métissage des musiques (ici une guitare rock sur une basse reggae) et le message, encore et toujours le message, ici : « Et si Londres disparaissait ? Que ferait on pour nous ? A priori rien. »

 
 

 

La diversité des genres se découvre dans le jazzy Jimmy Jazz (ok, je me suis pas foulé pour trouver cet adjectif là), Lost in the supermarket, qui annoncerait presque Cure dans les guitares, Wrong’em boyo pur moment de joie ska… Et d’un autre côté, un reggae blanc composé par le bassiste Paul Simonon, celui là même que vous voyez à 2 doigts de détruire son instrument sur la pochette : Guns of Brixton, certainement le morceau le plus clair du groupe, sur les méfaits de nos amis de la maréchaussée dans les bas quartiers de l’Angleterre. Et le morceau qui les a fait passer pas trop loin de la censure… Mais bon, train in vain, Death or Glory sont tout autant des morceaux géniaux sur cet album… on va pas s’appesantir !

 
 "Allez, viens voir par ici, viens !!"
 

Ce sont tous ces petits détails (double album, morceau de 5 :33 min, message clairement exprimé, idées politiques posées) qui feront des Clash les « intellos du punk » par opposition aux Pistols… Et c’est vrai que si les Pistols ne sont que hurlements et bonheur de tout foutre en l’air (à commencer par le solfège), les Clash et leur approche raisonnée et calculée offrent malgré tout une musique véritablement agréable, surtout sur cet album qui passe tout seul (mais c'est vrai qu'après, ils sortent un triple album, et là, merde, faut arrêter les mecs...).

 
 
 

Et puis finalement, pourquoi choisir ? Ca dépend du moment. Et de toutes façons, il faut bien remercier ces deux là pour avoir offert au Rock un dernier sursaut avant la grande hibernation des années 1980…


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commentaires

Léa 09/10/2010 20:26



"And you grow up and you calm down
'cause working for a clampdown
You start wearing blue and brown
'cause working for the clampdown"

Efficace, joli, virulent. J'aime les (oh pardon) le Clash.


 


Et j'adore Death Or Glory aussi.



tomtom 26/04/2007 22:09

Il parait qu'on dit LE Clash en Francais...tres bon article en tout cas
Paul Simonon FTW!! (jouer sur une basse au niveau de genoux...faut le faire)

G.T. 03/04/2007 01:58

Non, le vrai sursaut du rock, avant la grande hibernation des 80's (très justement et joliment dit d'ailleurs), c'est The Wall de Pink Floyd !
(Ne frappe pas, je plaisante, je plaisante...)
Bien sûr, album extraordinaire, indispensable, imparable... presque un album parfait, qui peut convaincre et réunir à la fois les amateurs de tubes, les rockeurs purs et durs, et les esthètes...
Heureux aussi de te lire à nouveau, mais tu ne fais pas les choses à moitié, tu reviens avec 3 articles d'un coup !
 

Guic ' the old 03/04/2007 09:02

3 articles en 2 jours et il me reste encore 2 semaines de vacances... alors je risque de chargetr comme une mule sur ce coup là!