Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 18:08

1995, année fondamentale (pour moi).

 
 
 

Cette chronique va certainement être super chiante pour vous, mais c’est l’un des albums grâce auxquels et pour lesquels ce blog a été monté. Mellon Collie and the infinite Sadness est un album fondamental dans ma discographie, où il figure en bonne place, aux côtés de Ok Computer et du Live at Leeds. Cet album j’attends de le chroniquer depuis l’ouverture de ce blog. J’ai pas intérêt à me louper.

 
 
 

Tout d’abord, j’ai découvert cet album parce que ma sœur l’écoutait en boucle quand il est sorti. La copie en cassette qu’elle en avait, c’est moi qui ai achevé de l’user après. Mais j’en ai encore une copie un peu partout qui m’attend. Oui, c’est mon album fétiche.

 
 
 

C’est un double album, sorti en 1995. Le groupe en est à son troisième album. Il s’est déjà essayé à des albums semi grunge, mais toujours avec une touche un peu perso, et généralement agrémentés de ballades toutes mignonnes (Today) ou assez sombres (Rhinoceros, Disarm).

 
 
 

A l’aube du troisième album, le groupe ne doit pas se planter. Corgan décide de faire un double album, concept mais pas trop. Mellon Collie and the infinite sadness est donc composé de « Dawn to Dusk » et « From twilight to starlight ». C’est encore plus explicite sur la version vinyle qui compte elle six faces distinctes: Dawn, Tea Time, Dusk, Twilight, Midnight et Starlight. Rappelons qu’en bossant sur cet album, Corgan a écrit (d’après ses dires) 56 titres, dont 28 figureront sur l’album (29 pour l’édition vinyle, j’enrage depuis 5 ans de ne toujours pas avoir pu entendre ce titre mystérieux). Corgan, jamais avare d’une fleur perso, l’avait annoncé comme le « The Wall  de la Génération X ».

 
 
 

Du piano instrumental de « Mellon Collie » à la berceuse « Farewell and Goodnight » qui clôt l’album la journée que l’on parcourt est une étendue des talents du quartet de Chicago. Et aussi de leurs références revendiquées. Un métal speedé et violent à la Pantera pour Tales of a scorched earth, des morceaux planants tel une poussière rose descendus en plein vol avant de chuter tel un ballon de plomb, sur Porcelina ou Galapogos

 
 
 

Et l’album a été porté par une batterie de singles permettant de toucher tous les goûts… La complainte de métal léger qu’est «Bullet with butterflies wings », la ballade rock « 1979 », la délicate pop à cordes de « Tonight, tonight », le métal dépressif de « Zero » et la complainte joyeuse « Thirty-three »

 
 
Mellon Billy and the infinite glamness

 

C’est véritablement un album à découvrir, à mon avis, il est tellement riche que chacun peut y trouver son compte. A condition d’apprécier le rock, sur les 28 titres, chacun peut en trouver au moins 2 qui le raviront C’est un des albums fondateurs de mon goût pour le rock, ici tellement mêlé de poésie que c’en devient sentimentalement indécent. D’autant plus que cet album contient l’hymne ultime à toutes les frustrations adolescentes, en tous cas, ce fut celui des miennes : F*** you (an ode to no one) que je rangerais aux cotés de Satisfaction et de My Generation (Pas forcément musicalement, mais pour le propos qui tient toujours autant la route, 30 ans après).  Mais bon de toutes façons, tous les ttres des Pumpkins peuvent prêtre à de multiples interprétations, et s’il y a un truc sur lequel Corgan est avare c’est bien l’explication du sens de ses propres textes…

 

On y retrouve aussi des tentatives plus bruitistes, tel un X.Y.U. long comme un jour sans pain et audible comme une roulette de dentiste, une ballade métallique surprenante (Love), de la « pop lumineuse désabusée » (To Forgive), des morceaux standards pour les Pumpkins (le début du premier CD ressemble beaucoup à celui de Siamese Dream), etc… Mais c’est un album qu’on écoute, réécoute sans se lasser jamais. Ou alors seulement parce qu’on n’a plus besoin de l’album, parce qu’on le connaît par cœur.

 
 
Ben c'est ça aussi la rançon du succès en quelque sorte (épisode "Homerpalooza")

Comme on peut s’en douter après un tel discours d’encensoir, ce fut le succès définitif des Pumpkins, suivi de leur plus grosse tournée, avec l’accident qui les plombera : la mort d’overdose de leur clavier, qui entraînera l’éviction du batteur Jimmy Chamberlain sur l’album suivant, Adore, qui n’en est pas moins un chef d’œuvre. C’est simplement qu’il faut l’écouter plus de fois. Et d'ailleurs, je vous conseille pour finir d'aller voir une critique de Adore particulièrement réussie.


Partager cet article

commentaires

Dahu Clipperton 04/10/2010 01:13






...


...


...


Guic, je te l'avais pas dit que c'était dangereux de trop chérir les Pumpkins ?


...


...


Nan mé lol.



amadou 03/10/2010 15:51



pour moi les pumkins et le meilleur groupe de rock des année 90 ,ils sont bien meilleur que nirvana coté creativité ,siamese dream et un album gigantesque ou billy a mis toute son ame pensait t
on mais ils s est surpassé avec mellon colié un album merveilleux ,en ce qui concerne sa voix elle est un peu nasillarde s est vrai surtout dans melon colie mais on s habitu et on s en passe pu
lol



amadou 03/10/2010 15:47



j adore



Guic' the old 01/09/2008 17:41

J'ai en effet fait mon possible... Mais bon, l'objet en lui meme reste  trouver... (en meme temps tant que j'ai pas de platine pour les lire, j'attaque pas la collection de vinyles...)Concernant Machina, les démos acoustiques des titres sont pourtant splendides, mais le disque lui meme.... J'peux pas. De toutes facons, j'en reste à Mellon Collie / Adore... et Zeitgeist en péché inavouable.

Xavier 01/09/2008 17:33

Bravo,  en tant que fan des Pumpkins j'adhère (surtout à la dernière phrase de ton dernier commentaire).Bon je suppose que j'arrive trop tard, mais j'ai l'édition vinyle (magnifique), et je peux donc te fournir le fameux titre manquant... tu dois l'avoir depuis des lustres maintenant...