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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 14:40
1972, année Glam.
 

J’ai eu beau chercher, pour moi l’album de 1972 ne pouvait être que Ziggy Stardust. Enfin, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders of Mars » pour être complet. Encore un disque que j’ai acheté “parce que c’est une référence”. Et surtout celui que j’écoute en m’endormant depuis 2 semaines. Honnêtement, je vous le conseille. Ca fait 2 jours que je suis rentré pour les vacances et qu’à la place je m’endors sur le premier album des Doors (généralement sur « The End ») et c’est marrant je dors moins bien.

 

En 1972, ca devait être assez déprimant d’aimer le rock… En moins de 2 ans, ont disparus les Beatles, Hendrix, Joplin, Morrison…En 72 sont sortis, à part Ziggy Stardust…euh… Exile on Main Street, et c’est le seul que je vois.

 

Dans la lignée des Tommy et autres, Bowie, qui a déjà 3 albums couronnées d’un certain succès à son actif(dont Hunky Dory, qui a une certaine classe malgré une pochette moche) décide de se lancer dans un « Opéra Rock Glam » si j’ose dire, en laissant la place à ce double qui le poursuivra un bout de temps, Ziggy Stardust, messie alien venu sauver la Terre d’une destruction imminente de cause mystérieuse mais de date précise (dans 5 ans).

 

L’histoire est assez tordue à comprendre. Du moins pour moi. En gros la Terre a encore 5 ans avant la destruction totale et un alien débarque histoire de la sauver (il débarque après avoir pris contact via radio avec un jeune terrien…) en apprenant l’amour à ces gens et ce par le biais du Rock n’ Roll. Il devient tant bien que mal une rock star, d’ailleurs vers la fin, on a une chanson « c’est dur d’être une star », au passage il apprend aux jeunes hommes à accepter leur féminité (Lady Stardust)… Puis c’est la chute. Bref, si l’histoire est complètement bidon, les morceaux sont magnifiques et c’est ce qui fait que cet album se tient, enfin assez pour se le passer en boucle un mois ou deux, avant de faire une pause. De deux jours. (Un peu comme pour Tommy, mais la comparaison s’arrêtera là, rassurez vous)

L'album contient certains titres extraordinaires que tout le monde connait... Starman, Ziggy Stardust... Et d'autres qui me sont plus chers à moi tels que Rock n' Roll Suicide ou Moonage Daydream... Moins péchus mais magnifiques, et au final, c'est bizarre, il y a une certaine joie dans ces morceaux qui parlent pourtant de fin du monde et d'échec...Mais bon, faut se faire une raison.

 

En plus, Bowie a trouvé le moyen de lancer quelques trucs marquants, pour l’époque. Il a pas lancé, certes, mais il a grandement aidé le Glam Rock à se développer, avec ses travestissements, sa provocation semi sexuelle, l’ambiguité sexuelle comme étendard et la musique rock comme hymne… Et par la même, il a lancé une sorte de tradition du personnage fictif derrière lequel se dissimuler, truc qui sera repris par Marilyn Manson à tort et à travers, c’est le premier qui me vient à l’esprit mais je suis sur qu’il doit y en avoir d’autres, si vous en voyez dites le moi…

 

Ensuite, Ziggy c’est aussi un sacré coup marketing, avec son photographe attitré Mick Rock qui fait partie intégrante du mythe et à qui on doit des clichés mythiques comme celui qui accompagne cet article. De la pub à tort et a travers, de la pose (au service d’une bonne musique, donc justifiée), un chanteur sexy et charismatique…

 
"You're not alone !! Give me your hand..."
(Photo Mick Rock, tiens la voilà!)

Enfin, Ziggy c’est surtout un concert mythique et des fans en pleurs, en 1973, pour le dernier concert des Spiders from Mars. Avant que Bowie puisse continuer sous son nom à lui. Mais sans qu’on oublie jamais que Ziggy était là. Pour nous sauver de deux ans de Rock n’ Roll Suicide.

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commentaires

Chtif 07/03/2007 02:08

"Laaady Stardust  sang his song of ... darkness and dismay "!!!!tu peux y aller les yeux fermés sur le suivant, Aladdin Sane, mon préféré du Bowie.

Schub-Schub au poil 20/02/2007 16:39

Voilà! j'ai lu mon guiton. moi aussi je vais gouter maintenant! Continue ces petites histoires de "tonton guiton vous raconte le rock". J'essaierai d'épater ma mère en faisant style de m'y connaitre sur Bowie...

Guic ' the old 20/02/2007 18:33

Merci David... on t'en demandais pas tant.