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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:28

http://img.over-blog.com/278x300/0/38/64/59/images2/Gun_Street-Cover.jpgVIOL, Gun Street.

 

Je suis le premier à souffrir de voir le dernier album de l'ami Ernesto Violin apparaître ici, dans cet enchaînement de chroniques à la va-vite. C'aurait été volontiers que j'aurais offert au sieur Violin une vraie chronique, longue et ampoulée et chamarrée faisant l'apologie de cet album fabuleux. Mais les choses sont ce qu'elles sont: Ernesto m'épuise, par son talent comme par sa prolificité (je doute de l'existence de ce dernier terme, mais vous me comprenez). Je n'ai pas le tiers de l'inspiration fabuleuse ou de la flamme qui habitent ce jeune homme, et, au moment d'aborder un des plus beaux albums de ce début d'année, ma plume s'avère aussi sèche que la guitare et la voix de notre folkeux préféré sur cet album.

Alors oui, cela a été dit un peu partout… Cet album est fabuleux, passionnant, rugueux, sombre, habité… On pourrait le résumer avec cette formule (à la va-vite, elle aussi): Ernesto vient d'enregistrer le pendant de "VIIOL" réécrit à l'aune de la maturité acquise au cours des trois derniers albums. Avec toujours ce talent qui nous fait chanter des vers prêtés à des serial killers, faire sa déclaration de "Nazi Love", et draguer des galloises en choeur avec lui.

Finalement, c'est peut-être ça la touche Ernesto: des mélodies si tendres et / ou fascinantes qu'on se rend même plus compte qu'on est parfois en train de chantonner des horreurs: évidement, voilà qui est hautement addictif.

 

Plus chez Le Golb, Le Bal des Vauriens,  Tasca Potosina


 

 

http://awmusic.ca/1/photos/PJ%20Harvey%20-%20let-england-shake.jpgPJ Harvey, Let England Shake

 

N'en faisons pas trois tonnes: album décevant, production minable, minauderies insupportables, concept absurde, et arrangements définitivement mous du cul.

Après, j'aime bien certains titres quand même, mais reste que les gens, s'ils avaient deux sous de logiques et de réalisme vis-à-vis de PJ, devraient se poser des questions sur des sujets autrement plus primordiaux que les trois trompettes de cavalerie à la fin de la plage trois (débat vu non seulement sur les blogs, mais également dans les Inrocks, Rock & Folk, Tecknikart… Oui, j'ai beaucoup pris le train ces derniers temps). Mon avis perso est que ces trompettes leur ont fait interrompre leur écoute, mais que, bien incapable de dire du mal de PJ, ils ne veulent pas l'avouer. Et débattent donc sur ce qu'ils ont supporté d'entendre.

 

Plus sur Le Golb, Le Bal des Vauriens, Playlist Society

 

 

 

http://toulouse.viciouscircle.org/images/the-kills_blood-pressures-200x200.jpgThe Kills, Blood Pressures

 

Je vais peut-être en faire gueuler quelques-une. Moi je l'aime bien cet album. 'Tention, j'ai pas dit qu'il était génial, hein. Mais perso, je trouve qu'il gagne en concision par rapport au précédent, qui était certes vachement sympa, mais que je trouvais un peu trop long.

Après, ouais, on est quand même sévèrement loin d'un bon "Fuck the people" ou "Fried my little brains", et il n'y a pas vraiment de grand titre qui ressort de l'album, n'empèche moi ça me déplait pas forcément.

Résumons ça vite fait mal fait: C'est une déception, mais tellement moindre par rapport aux autres déceptions qu'on a subi ces derniers temps, que finalement, ça passe. De justesse.

 

 

Plus sur Planetgong, Tasca Potosina, Playlist Society

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT6QvRjCLrcG6vABRK9QNAtdsd2WglgsnydMYkoS63S4yzCr_fWhQ&t=1Josh T. Pearson, Last of the country gentleman.

 

C'est un ami qui m'a fait découvrir Lift to Experience. Il m'avait narré comment cet album l'avait accompagné lors de trajets d'une durée incroyable en train à travers la France, en bus à travers des pays que je ne connaîtrais sûrement jamais. Un ami capable de m'envoyer un texto pour me dire, soit qu'il est en train d'écouter des vinyles de Black Sabbath dans un rade du Cambodge, soit qu'il est en train d'admirer ce qu'il reste de la façade du CBGB.

Tout ça pour vous dire que cet album n'offre aps le voyage. Mais il l'accompagne parfaitement.

Il en est – et en sera sûrement – de même pour cet album solo de Josh T. Pearson, qui m'accompagnera, moi, dans mes déambulations actuelles et à venir. Je pense. Car c'est un album pesant à écouter, mais fabuleux à entendre, ce genre de truc idéal en fond, qui occasionnellement te saisit l'oreille et refuse de la laisser partir, au détour d'un accord surprenant ou d'une voix qui se brise sous le coup de l'émotion. Très bon. Mais très exigeant. De l'auditeur.

 

Plus par Playlist Society


 

http://imados.fr/content/8/1/8/528183/The-Strokes-Angles-Artwork1_s200.jpgThe Strokes, Angles

 

Jamais auparavant je n'avais entendu due ma vie un album dont je pouvais assurément dire, dès la première écoute, que c'était fondamentalement à chier. Cet album, surtout, me pose problème d'un point de vue théorique. Tout le monde nous parle du revival 80's dont on est censé être tout juste sortis, et voilà qu'on nous sort un album qui est en plein dedans. Enfin, disons plutôt qu'il est entré en phase 2. Après tous ces albums qui s'inspiraient du post punk Joy disionno- siouxsiesque / Cure première période (ouh que voilà un adjectif démesurément long qu'on réutilisera pas de sitôt) comme ce qu'a fait Interpol de par le passé, on est donc maintenant entré en phase garçons-coiffeurs. Pochette atroce (si, si, faut vraiement être dans une sorte de snobisme post-moderne pour apprécier les damiers de Penrose fluo à la 3D avatarienne), quelques morceaux à sauver (mais qui ressemblent à des morceaux écartés des sessions des deux premiers albums), et du bidouillage flippant, vain, insupportable.

Finalement, le groupe qui était le plus fascinant des années 2001 réussit vraiment un parfait revival 80's, sauf qu'ils décident de revivaliser les Stones, qui, de meilleur groupe du monde en 1971 publiaient en 1981 Tatoo You. (Dont quelques morceaux sont à sauver, qu'on dirait échappés des sessions de Sticky Fingers, genre Start Me up.)

En quelque sorte l'inverse total de ce que nous offrait MGMT l'an passé. J'ai cru que j'allais en vomir mes Raider.

 

Plus avec Tasca Potosina, Planetgong  Playlist Society

 

 

PS: Si vous trouvez ces quelques phrases alambiquées à tort, lourdes, et vides, voyez-y une impressionnante mise en abyme de l'album, et non pas une maladresse scripturale, évidement.

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commentaires

Chtif 03/12/2011 14:36


He ben, les gars , jsuis bien content que vous parliez de Josh, voyez... J'en ai meme jamais entendu autant parler qu'ici, dans les commentaires de ce seul article !


Apres, que les gens calent pas tout de suite, je pense pas que ce soit un probleme, moi il m'avait bien fallu 6 mois ! Mais apres, 'd'Dieu !!! c'est qu'il degage, le bougre.


Apres, oui, franchement, autant commencer par Lift To Experience, a moins d'etre un vieux folkeux refracataire. Une fois familiarise avec, le Josh, il devient comme un vieux pote dont on connait
tous les deboires, et l'album solo passe tout seul ! {y'a meme un petit effet sympathique a la Grant Lee Philips, tiens, l'impression de retrouver un vieux pote a chaque fois...)


 


 

Xavier 21/04/2011 15:14



ah, mais les morceaux les plus marquants, je les ai en tete... le problème, c'est qu'il y en a une trentaine....



Joris 21/04/2011 14:13



Bon désolé pour cette connerie là ! Mais ça participait tellement au même climat d'ensemble que c'était trop tentant... Après oui j'ai caricaturé, et faut dire ce qui est, y'a plein de musiciens
qui sont clichés alors qu'ils cherchent pas à l'être ! ^^



Guic' the old 21/04/2011 14:08



Perso, je réécoute pas les disques avant de faire les top 5.


Les morceaux les plus importants, les plus marquants, tu les as en tête, déjà, normalement ;-)



Xavier 21/04/2011 13:21



Pour Pearson c'est logique de citer Lift to experience, mais pour carricaturer, j'ai beaucoup entendu: "Il est pas un peu chiant l'album de Josh T Pearson?" "non non, écoute Lift to experience
c'est génial...."


Fishboy, sur les premiers titres je me suis dit, "whaou, c'est un parfait condensé de tout ce que je déteste en musique". après, j'ai trouvé pas mal de trucs sympas, globalement c'est un album
énergique et marrant. malheureusement je n'aime pas les albums marrants....


Enfin, j'ai bien plus avancé le boulot que tu m'as donné que celui que m'a donné mon nouveau chef.... je te tiens au courant (le plus long va etre de réécouter mes disques pour ne rien laisser
passer)