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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Here, There And Everywhere

29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 20:23

Très chers lecteurs,

 

Je vous adresse cette lettre ouverte pour vous mettre en garde contre ce que je dis à l'occasion: méfiez – vous. Des fois, je fais des erreurs de jugement graves. Et même pire. Des fois, je n'ose pas recouper les informations.

 

C'est pourquoi, je dois l'admettre, j'ai péché. Mais genre grave.

 

J'avais évoqué, il y a quelques temps, toute la drôlerie que m'évoquait la chanson Poison interprétée par Vincent "Alice" Furnier. Et avais dit, vite fais que, ouais, bon, Alice Cooper ptet que ses albums du début 70's étaient bons, mais bref ça c'est marrant, voilà."

Le premier péquin venu aura remarqué la réponse toute prête, et il aura raison: j'ai délibérément évité la question à l'époque, sachant que ma réponse aurait été Rock n' Rollement incorrecte: en effet, je trouvais pas ça transcendant Alice Cooper, même les vieux. Ouais, School's out c'est sympa, mais bon. Sans doute n’ai-je pas osé le dire par courtoisie envers Vincent/Alice, car, d’aussi loi que je me souvienne, le gaillard m’a toujours paru éminemment sympathique.

 

Mea Culpa, Mea maximae maxima culpa (sua matris).

 

J'avais commis ce jour là plusieurs erreurs fondamentales. La première, et la plus grave, ayant été de ne pas recouper les infos, ne me fiant qu'aux quelques "tubes" dans leur incarnation live en fin de mon best of d'Alice (acheté 2 € dans le seul but de pouvoir me réveiller en écoutant Poison). Et ça m'avait pas fait rêver plus que ça.

La seconde erreur est une écoute pas plus attentive que ça, sûrement au détour d'une lecture, dans un RER bondé.

 

Bref, j'ai merdé.

 

La délivrance vient des efforts conjoints de Xavier (grand Cooperiste devant l'éternel) et de Chtif.

Cela se passait un mercredi, le Chtif et moi-même étions invité à une grande cérémonie de maltologie dans l'antre de perdition que Xavier à construit de ses blanches mains, le "In Heaven's Bar". Au milieu de tergiversations diverses sur nos collections de disques, Xavier nous sortit quelques exemplaires vinyle de l'œuvre du shock rocker de l'ère Nixon. Oui, en plus d'être Cooperiste, il est Alissologue. J'ai toujours bien aimé les vinyles classes, avec de petits dispositifs amusants, or Alice Copper fut (furent?) génial(aux) dans ce sens. Bon, évidement, je connaissais l'histoire de School's out, mais là, avec sous les yeux des exemplaires de From the Inside et surtout Billion Dollar Babies de belle facture… Ben j'étais quand même sur le cul (intérieurement).

 

Pour ce soir là, j'en restais là.

 

Cependant, le lendemain, alors que je traînais mon désarroi et ma gueule de bois en caleçon chez Chtif, je décidai d'écouter, enfin non, d'enclencher dans la chaîne "A fistfull of Alice", live daté de 1997. Ai-je consciemment cherché du Cooper dans les rayonnages monstrueux de Chtif, ou ai-je choisi ce disque après être tombé dessus en écumant les étagères, je ne saurais le dire. Reste que c'est cet album que j'ai choisi.

 

Il s'ouvre sur "School's out", morceau que j'apprécie, certes, mais connais suffisamment pour n'y prêter qu'une oreille distraite, alors que je dégustais une cigarette en feuilletant une BD issue, elle aussi de rayonnages fort bien achalandés.1 La suivante, je l'avais certes déjà entendue, mais jamais écoutée. Elle s'appelle I'm Eighteen. Et là, quand elle est passée dans la chaîne…

 

Ben rien.2 Tout au plus ai-je légèrement opiné en rythme, et tapoté mon pied, en me disant "Tiens, en fait elle est pas mal celle là". Mais rien de plus.

 

Je laissais alors courir le disque, allant jusqu'à "Poison", morceau sur lequel je délaissais ma BD, et me levait pour aller me resservir un coca en esquissant quelque pas de danse.

 

 

Bizarrement, la suite me branchait un peu moins, et, arrivé à "Feed my Frankenstein", je stoppais le disque dans sa course. Ou plutôt: je décidai de revenir à ce titre qui avait légèrement attiré mon attention un peu plus tôt. Découvrant par la même quel était son titre, puisque la boîte était loin de moi (sur la chaîne) et que par conséquent, je remettais, de fait, "la 2". Ce fameux "I'm Eighteen".

 

 

I'm Eighteen and I don't know what I want

 

Moi non plus

 

I wanna get out of this place

 

Tu parles de ton boulot? Ouais, moi aussi, en quelque sorte, pour ça que je suis en vacances dans l'antre du Rock n' Roll d'ailleurs.

 

I got a baby's brain and a old man's Heart

 

Tu parles de mon rapport à la musique ou de mon rapport à la vie Alice? En même temps, p'tet que tu parles des deux… Ben t'aurais raison.

 

Took me eighteen years to get this far

 

P'tain t'es un rapide, 23, moi.

 

 

Partant de là, je me suis intéressé à la discographie studio du groupe Alice Cooper. Et je sais pas, mais bon, je crois que les termes "putain de révélation" ne sont pas encore assez forts pour exprimer à quel point cette rencontre s'est avérée forte.

 

Oh, tous les titres ne sont pas des chefs d'œuvre, certes. Mais Alice sait taper là où il faut… Et bizarrement, on se dit que, finalement, l'humanité ne changera jamais (oui, oubliez vos conneries de révolution des 70's tout ça, hein). L'ado de "I'm Eighteen" est le même en 71 et en 2009 (et en 2003 aussi)."Elected", écrit pour Nixon? Ouais, mais ça s'applique encore vachement aujourd'hui, même si pas au même. "I love the Dead", c'est toujours aussi vénéneux, le shock rocker arrive encore à me choquer, moi, le vieux jeune de l'an 2000 en contant "Million Dollar Babies"…

Ca fait franchement plaisir de retrouver, comme ça, un petit moment, ce côté grandiloquent, non pas de la musique, mais de son auteur, le côté sexy, légèrement glauque…

 

Le Rock est chiant quand il est prétentieux… mais quand c'est le Rocker qui l'est, ça peut faire des merveilles, et en ce sens, Is it my body, Under my wheels, Be my lover sont juste… j'allais dire jouissives, eh bien ce serait certes de mauvais goût mais ce serait ça.

 

Et face à Alice, tout plein de remords, je me sens, à l'instar de Wane Campbell, comme une larve.

 

Car finalement, draguer les filles en conduisant des Cadillac bourré à la bière, c'est ça le Rock… n' Roll.

 

C'est juste dommage d'être obligé de s'en retourner en 1970 pour en avoir une dose.

 

Ah j'oubliais.

 

Quand Chtif est rentré (ouais, parfois il travaille, aussi), je lui fis part de ma "découverte". A laquelle s'associait une interrogation finalement légitime:

 

-         Dis-moi, tu crois que c'est raisonnable qu'à 23 ans je me reconnaisse parfaitement dans une chanson qui s'appelle I'm Eighteen?

 

-         Boarf… Tu sais, moi j'en ai bien 29."


 

Merci, Obi Wan.


 

Sur ce, très chers lecteurs, je vous laisse et vous prie de m'excuser. Je le ferais plus.

 

Cordialement,

 

Guic' the old.

 

 

Je me sens bien obligé, maintenant, de propager la bonne parole, d'où cette rapide playlist, qui pour une fois n'est pas un top 5.

 

 

 


 

1 Oui, le Rock – Critic que je suis, en plus de souffrir de la peur du vide qualificatif, est aussi sujet à la peur du vide actif. Par conséquent, je lis en écoutant de la musique et en fumant et buvant (le plus souvent du café) en alternance, parce qu'on a que deux mains, si vous le voulez bien.

 

2 Oui, là on parle de la vraie vie.

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Published by Guic ' the old - dans Blank Page for a Dead Letter
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commentaires

The Bilbocks 04/10/2009 19:41


 



Bonjour,

En tant que fidèle lecteur de votre blog, je me permet de vous contacter à travers vos commentaires pour vous présenter mon projet.
Je fais partie des Bilbocks et voici notre premier album : « Public Domain Storytelling » , téléchargeable gratuitement.


http://bilbocks.free.fr/publicDomainStorytelling/index.html





Nous aimerions le partager avec vous car c'est un recueil de nombreuses histoires, fables et autres
contes qui peuvent arriver à n'importe qui. Les 10 chansons de « Public Domain Storytelling » abordent toutes des sujets inhabituels : la vie d'un zoo en zone rurale, une noyade, une romance
en CM2, un hôtel détruit par un tsunami... Le point commun entre tous les sujets ? Aucun d'entre eux n'a de rapport avec notre vie ou la vôtre, du moins, à première vue !





Sur ce site, nous vous exposons gratuitement nos morceaux au fur et à mesure des sessions
d’enregistrement, à vous de choisir votre format ! Vous pouvez écouter, télécharger et diffuser toutes nos chansons comme vous le souhaitez. Lorsque l'enregistrement de tous les morceaux sera
terminé, nous vous proposerons « Public Domain Storytelling » sur vinyle et CD, en édition limitée coffret deluxe.





Nous sommes très heureux de vous présenter notre concept musical et d'avancer sur ce projet sous le
contrôle de vos oreilles bienveillantes : n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques ! Nous espérons que ce projet vous apportera autant de plaisir que nous en avons à le mener
!





The Bilbocks








Guic' the old 01/10/2009 17:35


Bah, disons que les deux sont plus ou moins contemporains...
Les Doors c'est 1967 - 1971 (sur Disque, mais bon, ils écumaient la côté Ouest déjà avant)...

Mais il faut admettre que sur quelques morceaux disséminés ici où la, Cooper sonne un peu comme Morrison (même si parfois la musique est par contre bien éloignée de celle des Doors)


Xavier 01/10/2009 16:43


Vous emballez pas les gars, ce nouveau bar ne mérite meme pas de nom tellement il va ressembler à celui de mr tout le monde. c'est bien simple, il est prévu pour les ptits dej familiaux!

Etonnant le comparatif avec les Doors, chronologiquement ils viennent avant AC? je n'ai jamais été grand fan des Doors, je trouve AC beaucoup plus direct et intéressant...


Guic' the old 01/10/2009 11:35


Ben en fait, suite aux conseils de Xavier, je l'ai réécouté hier, et... Il y a un truc qui me bloque un peu, je saurais pas forcément dire quoi, mais par exemple, pour le titre "Welcome to my
nightmare", je sais: j'ai l'imression d'entendre une face B des Doors, bizarrement.
(Y a beaucoup de titres "doorsiens " chez Alice j'ai l'impression. A commencer par "Desperado", écrit en hommage a Morrison annonce-t-il dans le live "A fistful"...)


mb 01/10/2009 10:54


Welcome To My Nightmare été le seul disque d'Alice Cooper que j'avais (à l'époque, je devrais être un peu plus jeune que Christophe) mais comme toi, je n'était pas très attiré par son côté glauque.
Puis j'été très fan d'Aerosmith, Stones et beaucoup d'autres au même moment que j'en suis rester là...