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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 15:00

Rhàlala. Quelle idée à la con j’ai eu de vouloir mettre les Kinks dans cette selection. Non pas que je trouve cela totalement impossible de sélectionner 5 titres des Kinks. Non, de toutes façons, j’ai même pas peur de l’impossible, je me suis bien amusé à choisir 5 titres de Dylan. Alors si ça ça prouve pas que j’ai peur de rien.

 

Non, j’ai un double problème. De un, j’arrive sans problème à faire ressortir finalement, disons, 8 titres, enfin disons une petite dizaine (vingtaine) de préférés. Donc ca se dispute dans le bas du podium. Et de deux (et surtout), je sais pas, mais… vous en avez pas un peu marre, vous, des Kinks ? Non, pas de leur musique, mais du fait que bizarrement, les Kinks par ci les Kinks par là… Depuis qu’une poignée de nos amis révisionnistes musicaux ont décidé qu’en fait, les Kinks étaient meilleurs que le Beatles, on en bouffe à toutes les sauces, des Kinks. A peine un groupe sort – il un album un tant soit peu mélodique que voilà, bam ! quelqu’un passera pour y aposer directement l’adjectif « kinksien », Preuve assurée de bon goût (je suppose).

A croire qu’un grand plan a été voté pour leur offrir en deux ans l’exposition médiatique qui leur a manqué pendant 40 ans… Bon, pas étonnant que ça me gonfle un peu…

 

Mais faisons parler plutôt la musique, car finalement, c’est elle qui compte, et les Kinks étaient quand même de sacrés bons orfèvres de la pop ouvragée (cliché inside).

 

Mais pour parler des Kinks, la section Top à… s’offre le luxe d’un troisième invité consécutive, ou plutôt d’une invitée, puisque c’est Cissie, live reporter kinksomane de Ma Musique et moi, qui nous fait le plaisir de nous offrir sa sélection perso.

 

 

 

Ma Selection :

 

 

You really got me

 

« Guic’, c’est bien, au moins comme ça on a compris que t’allais pas donner dans l’originalité », que je vous entends déjà dire. Eh bien, ça a beau être vrai, vous vous trompez de raison. Au départ, justement, je ne voulais surtout pas mettre ce titre. Pure vanité, simple envie de faire mon malin (ou mon connaisseur). Et puis, je l’ai réentendu et d’un coup, j’ai réalisé un truc : ce titre est le dernier titre qui soit devenu un standard du rock. Même si on sait que ce sont les Kinks qui l’ont faite, « You really got me » est plus « You really got me » que « You really got me, des kinks » (vous suivez là ?)

Elle est là, coincée entre « Twist and Shout » et «  Louie Louie ». Eternelle, parce que tous les petits groupes qui débutent voudront se faire les dents dessus. Et c’est tant mieux.

 

Dedicated Follower of fashion

 

Là, j’ai choisi celle-ci, mais bon, sincèrement, ce pourrait être beaucoup d’autres en fait (A well respected man en tête). Elle est là pour représenter ces chansons des Kinks sur lesquelles tout à déjà tellement été dit que la moindre chose me passant par l’esprit est immanquablement un cliché. Disons donc juste que… il y a comme ça des petites chansons qui ne payent pas de mine, mais qui en fait s’avèrent être juste parfaites. Des chansons sur lesquelles on a beau chercher, il n’y a rien à modifier, les textes sont fins, drôles et émouvants tout à la fois, les mélodies faciles à retenir, entêtantes mais pas au point d’énerver quand elles restent en tête…

Il y a une certaine magie dans ces chansons, qui, en plus, n’ont pas pris une ride (enfin je trouve)

 

Sunny Afternoon

 

Ploum, ploum, ploum, ploum (*4). La simple écoute de cette descente d’accords, et ça y est, le soleil brille. Plus grande chanson, et d’été, et de remontage de moral jamais écrite, idéale à déguster telle qu’elle se décrit : en terrasse, avec une bière bien fraiche. Sans se prendre la tête. Et donc sans faire défiler le chapelet d’adjectifs consacrés : chef d’œuvre de la pop, perle pop parfaite et intemporelle… Merde, je l’ai fait quand même.

 

 

Village Green

 

Même s’il s’agit là, surement, avec « Village Green preservation Society » de mon album préféré du groupe (en partie par snobisme, en partie par anticonformisme snob en fait), il fut ardu d’en extraire une chanson, là, comme ça. Alors finalement, ça s’est fait au feeling, en balançant la seule chanson d’eux susceptible de me faire venir les larmes. Ode à la nostalgie (comme tout l’album) mais doublée de cette tendresse un peu triste qu’on a envers qui on a été et les erreurs qu’on a pu faire, les occasions manquées, et les regrets qu’on ne regrette plus… Sous une forme fort vicieuse : celle de la petite comptine qu’on garde en tête et qu’on se surprend à siffloter sans s’en rendre compte.

 

Shangri-là

 

Ca voudrait passer pour une chanson conventionnelle, mais on est quand même plus proche, bizarrement, de ces chansons en poupées russes : une chanson composée de plusieurs petites. Alors au milieu d’une épopée musicale concept telle qu’ « Arthur », l’effet miroir collerait presque le vertige.Une chanson en plusieurs mouvements, tous plus fascinants les uns que les autres, à écouter dans son Shangri-là personnel.


 

Sinon, vous remarquerez quand meme que j'ai cherché à faire mon original: pas de titre de "Something Else". C'était ça ou je mettais tout l'album, alors...

 

 

Et maintenant, le Player (la présentation laisse à désirer, car Village Green n’est pas sur Jiwa…. donc vidéo immobile à la place) :

 

 

 

 

 

Et bien entendu la sélection de Cissie que vous trouverez ICI.

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Published by Guic ' the old - dans Top à ...
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commentaires

Guic' the old 11/09/2009 10:24

Alors, entendons nous bien... Quand je parle de "révisionisme", ça porte surtout sur le fait qu'après des années de sous-évaluation, les Kinks se voient maintenant assez souvent surévalués sous le titre "génies méconnus pourtant meilleurs que les Beatles".C'est là qu'est le "révisionisme" pour moi.Alors que la "réhabilitation", elle, est évidement la bienvenue.... tant que, comme tu le dis, elle ne va pas trop loin.

Dimitri Dequidt 10/09/2009 20:37

Pour l'introduction, c'est très sévère...je ne trouve pas du tout que l'on parle excessivement des Kinks - et j'entends là leur musique, et pas cet adjectif, "Kinksien", qu'on entend partout, à toutes les sauces, et qui ne veut rien dire de plus que "dylanesque" ou "beatlesque"...-. Il faudrait d'abord que l'on cite d'autres chansons que You Really Got Me ou Sunny Afternoon - entre autres - ; que l'on cite d'autres chansons et...d'autres albums!Le révisionnisme dont vous parlez est donc très relatif...on parlera de révisionnisme quand Preservation Act 1 et Soap Opera seront érigés en chef-d'oeuvres du groupe ( on a le temps de voir la vague venir, entre nous soit dit...). En attendant, si l'on sort ce gros mot au sujet d'Arthur voire de Lola ( en plus de Village Green qui, c'est vrai, est le plus souvent encensé dans la presse spécialisée ) on ne fera que du "rétablissement".

arbobo 12/08/2009 10:11

je l'ouvre tous les 3-4 ans, chez des potes

Guic' the old 12/08/2009 09:36

Arbobo, ca fai combien de temps que t'as pas lu R&F, par hasard ;-)En meme temps, le nom adjectivé c'est une tare dans le monde du Rock en général j'ai l'impression (avec des préférences, certes: personne n'utilise, par ex, "Mötötrheadien")

arbobo 11/08/2009 23:09

ooops...du nom adjectivé bien entendu ;-)