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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 16:05

Cette année, je ne me suis pas rué sur mon bilan de 2010. Car il n'a rien de bien original: 2010 était, musicalement, une année bromure. Mais je me devais le faire, symboliquement. En effet, en 2011, Laisseriez-vous… sera mis en veille, avec des publications un peu moins fréquentes (quoi? C'est possible? Oui oui…).

Mais ne vous en faites pas, c'est juste que je vais me consacrer à un projet parallèle qui risque de me prendre un peu de temps, et dont je vous parlerais plus en détails en temps et en heure mais vous en faites pas, "en temps et en heure", c'est sous peu. J'y reviens bientôt. Enfin bref.

 

 

Finalement, en 2010… Je crois que le sentiment le plus présent fut la frustration: frustration de ne pas arriver à écrire, de ne pas rencontrer de grands disques, de voir les artistes dont j'attendais quelque chose publier des albums médiocres, bref, j'ai fulminé, ralé, me suis un brin refermé sur les valeurs sures, en 2010.

 

Restent quelques disques, cependant, de cette année qui ne restera pas dans les annales.


 

Harlem – Hippies.

 

http://www.popnews.com/popnews/harlem-hippies/harlem-hippies.jpgIl est mon disque de l'année pour des raisons devant autant à la qualité qu'à la symbolique: ça n'invente rien, cet album reste, finalement, une simple compilation de chansons (mais bon, Rubber Soul aussi)… Mais quelles chansons! Rafraîchissantes, joyeuses, sautillantes, simples et drôles. Du sourire sonore, une superbe découverte, un de ces disques dont on sait qu'on ne convaincra personne qu'il est un chef-d'œuvre, mais qu'on écoutera et réécoutera avec plaisir et régularité.

 

Ecouter en priorité: Cloud Pleaser, Someday Soon, Gay Human Bones

 

 

 

MGMT – Congratulations:

 

http://www.artistikrezo.com/images/resized/images/stories/redac3/mgmt_congratulations_200_200.jpgC'est simple, je n'attendais rien de MGMT.Et dans cet album, on trouve de tout. De l'inventivité accessible, surtout. La preuve qu'on peut avoir des ambitions musicales en continuant à trousser des mélodies qui apparaissent dès la première écoute, sans avoir à en passer par le syndrome de Stockholm du Rock – Critic1. Un plaisir, une folie, un moment agréable, un grand disque.

 

Ecouter en priorité: Brian Eno, Flash Delirium, Siberian Breaks

 

 

 


Viol – Welfare Heart

 

http://img.over-blog.com/300x251/0/32/02/56/Images-2/26768_1380572919594_1390051708_1046119_5434097_n.jpgC'était au début de l'année. J'en avais parlé, et, finalement, cet album ne m'a a aucun moment quitté. Au contraire, il a été rejoint par d'autres albums du sieur Violin, des d'avant se faisant plus présents, des d'après gagnant leur place. Mais toujours, au milieu, celui-ci. Que je n'écoute certes plus dans son intégralité – enfin, quasiment jamais dans osn intégralité. Mais certains de ses titres furent écoutés, en boucle et en boucle, tout le long de l'année. Toujours aussi beaux, convenant à tous les temps. Un album imparfait, mais un album qui a fini par m'appartenir (déjà qu'au début on était que 5…)

 

Ecouter en priorité: Make me believe in Santa Again, The Flavor of Love, The Bridge.

 

 

 

Rendez-vous… sous peu (j'allais mettre demain mais je peux rien promettre) pour trois autres albums.

 

 

 

 

1 Le syndrome de Stockholm du Rock – Critic est un phénomène particulier, lié à la fréquentation d'autres Rock-Critics. Prenons un disque, disons de pop indé electro ambiant depressive. Le Rock Critic voit que d'autres amateurs de musique tels que lui l'encensent. Devant ce fait, il décide de l'écouter – et le trouve inaudible. Cependant, ces gens ne peuvent pas l'avoir encensé sans raison – le Rock-critic se dit qu'il a du passer à côté de quelque chose. Il réécoute donc ce disque, à la recherche de quelque chose de marquant. Une fois, dix fois, vingt fois, il se force à écouter ce disque atroce pour comprendre pourquoi. Finalement, à force de séquestration de lui-même en compagnie de ce disque, i finit par lui trouver des qualités, voire commence à aimer ce disque. Il finira par rédiger une chronique dithyrambique de cet album "audacieux" dans laquelle "inaudible" aura été remplacé par l'expression consacrée "difficile d'accès". Critique qui contaminera à son tour d'autres Rock-Critics.

Exemples 2010: Gonjasufi, Sufjan Stevens, Zola Jesus . Les études montrent également que 60 % des artistes responsables ont un nom à la con (Zola Jesus. Pourquoi pas Balzac Buddha tant qu'ils y sont. Non mais.)

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commentaires

klak 10/01/2011 21:54



Bon, c'est quoi ton side-project ? Encore un super groupe avec Jack White?



Guic' the old 05/01/2011 13:52



Le pire, c'est que tout le monde ne parle quasiment que de cet album à l'évocation de Beefheart... Ce qui est une erreur. Safe as Milk ou Captain Beefheart and the Spotlight
Kid sont non seulement très accessibles, mais en plus vraiment pas dégueus.



Xavier 05/01/2011 13:14



Trout Mask Replica: je viens de laisser un commentaire chez Civil Servant en ce sens! assurément l'un des albums les plus surrestimés au monde, que beaucoup citent en référence
sans jamais l'écouter!



Guic' the old 05/01/2011 12:24



Concernant les Top 5: Bon, je pense que je vais m'y remettre, mais dans le désordre. Parce que si je bloque comme ça depuis quelques mois, c'est que voir un enchainement PJ Harvey -
Placebo qui s'annonce, ca ne me motive que guère. Alors je vais me chauffer un peuet m'y remettre, avec des motivants. Les mêmes mais dans le désordre.


Concernat ce bilan (@arbobo, finalement): je ne m'amourache pas, s'il te plait. J'apprécie, j'aime, mais "amouracher... je n'ai plus 15 ans.) Et si peu de disques sont présents, c'est que
peu méritaient d'y figurer. Par contre, je ne compte plus les albums dont je sauverais une paire de chansons pour les porter au pinacle . Goût de la mélodie? Certes, mais je sais pas... je n'aime
pas que ça (j'écoute du métal quand même...) Et puis je sais pas, pour moi, c'est la moindre des choses, qu'il y ait une mélodie.


Sur le syndrôme: ravi que ma théorie vous plaise. J'essaye de remonter à l'origine mais je n'arrive pas à savoir si le premier responsable c'est White Light White Heat ou Trout Mask
Replica. Et pour rebondir sur ce que dit Xavier: tous mes disques d'avant que je devienne collectioneur et passioné je les aime déraisonnablement en partie via ce syndrome.



Xavier 05/01/2011 09:30



ben, j'ai fait un calcul rapide, au rythme ou tu postes (sans tenir compte de ton futur ralentissement), j'aurai 184 ans pour le Top 5 des SP (qui, je le rappelle, doit intervenir AVANT celui des
Smiths)...


sinon, ton syndrome de Stockholm, il marche aussi pour un disque que tu aimes bien mais que tout le monde desend en flèche...