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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:11

 

http://bluestormmusic.com/store/images/smallfaces_ogdens.jpgIl serait faux de dire qu’on parle là d’un groupe méconnu. Bien au contraire, c’est d’ailleurs ce qui est surement le plus dommage. Toute personne ayant un peu chercher à creuser dans l’histoire du Rock n’ Roll pour obtenir la réponse à certaines questions (en tête desquelles « Pourquoi Rod Stewart ? » et « Pourquoi Peter Frampton ? ») sera tombé sur le nom des Small Faces. Mais bizarrement, c’est un groupe qu’on ne cite pas plus osuvent que cela.

 

A la question « Beatles ou Stones ? », il y aura bien souvent un qui se croira malin en répondant Kinks, ou Who. Mais il faudrait vraiment être un sacré peigne-cul pour aller répondre « Small faces ». Poutant, on aurait tort de sous-estimer ce groupe. En effet, la discographie des Small Faces contient un certain nombre de pépites et pas des moindres. En particulier cet album assez fascinant qu’est « Ogden ‘s Nut Gone Flake »

C’est un disque un peu particulier, celui où le groupe mod par excellence, qui s’est fait connaître par des hymnes frekbeat démentiels (« Whatcha gonna do about it ? » ou le toujours aussi fabuleux « Here comes the Nice » (quelle chanson !)) prend la tangente vers le psyché tout juste né.

 

La face A, outre un instrumental d’ouverture ultra planant, reste assez classique, est un enchaînement assez classique de titres dont aucun n’est à jeter, tous dans une sorte d’ambiance bon enfant, des titres mignons assez… mignons et trippants. Je défie quiconque appréciant la pop 60’s de résister à un « Lazy Sunday », ou à un « Afterglow » sur lequel l’orgue fait des merveilles..

On retrouve donc assez bien l’esprit du groupe d’origine, même s’il s’offre le luxe de quelques orchestrations un peu plus complexes.

La face B, elle, s’offre le luxe d’un opéra-rock. En version réduite, mais quand même. Quand un groupe principalement connu pour ses singles tubesques décide de commettre l’hybris  rock n’ roll de la fin des 60’s (après, dans les 70’s, ce sera les guitares à plusieurs manches), on ne s’attend pas forcément à une réussite. De toutes façons, l’expérience le prouve : quand un groupe décide de faire un opéra-rock, c’est généralement qu’il n’y a plus grand-chose à en attendre.

Pour le « scénario », on ne s’étendra pas dessus, sinon pour dire que, si on me forçait à le noter, je dirais qu’il est plus crétin / drogué que Tommy, mais moins que The Lamb lies down on Broadway. (Je sais, dur de trouver échelle plus grande.)

 

http://i.telegraph.co.uk/telegraph/multimedia/archive/01451/small-faces_1451559i.jpg

Paul Weller et Paul McCartney se sont cachés dans cette image, les retrouveras-tu?

 

 

Reste que cette face B, qui fait assez penser aux Who de « Sell out » (l’ouverture d’Happiness Sam fait irrémédiablement penser à Silas Stingy, les interruptions du narrateur aux jingles – sauf que là, ça gâcherai plus qu’autre chose…), vaut le détour. Je suis le premier surpris de dire ça, mais, débarrassé de la necessité d’écrire des chansons – ou du moins d’en écrire des susceptibles de sortir en single- les Small Faces se libèrent, et s’offrent le luxe du psyché teinté de freakbeat et de soul. Sur Rollin’ Over  (fabuleux morceau présageant déjà du virage qui sera pris par les Faces – on jurerai Miss Judy’s Farm au début), on se dit que Steve Marriott n’a jamais aussi bien chanté a part peut-être sur la face A, on s’offre un gros triop à l’acide sur « The Journey », on vocode la voix avec du Farsifa, et on obtient une face entière magnifique et bizarrement peu connue. Ca dure six titres, ce n’est bizarrement pas très chiant… mais pas très original non plus  ( à peu près tout avait été déjà fait quelques…6 mois auparavant, par d’autres – mais je n’ai pas dit « mieux » parce que c’est faux)

Alors on pourrait qualifier un peu vite les Small Faces d’habiles faiseurs, mais ce serait un peu rapide. On a surtout un album quasiment parfait, sur lequel les deux faces font sens, qui est là pour nous rappeler que Immediate n’était pas le moindre des labels, que les Small Faces étaient ftranchement impressionants sur album aussi, et que c’est mesquin de leur en vouloir pour les conséquences négatives qu’ils ont pu avoir sur la musiqeu moderne (ils ne sont pas responsables directement de « Baby I love your way », ni de « Baby Jane ».)

Vraiment, un album à réécouter. Dommage, juste que ce narrateur vienne tout gâcher entre les morceaux.

 

 

 

 

 

 

 

Note : pour ceux qui ne seraient pas au courant – sait-on jamais. En 1969, Steve Marriott quitte les Small Faces. Il montera par la suite Humble Pie avec Peter Frampton, guitariste chanteur coupable de « Frampton comes alive », l’album n°1 dans tous les bacs à soldes du monde, parce que tout le monde l’a déjà et que plus personne ne le veux. Les trois autres membres des Small Faces recruteront au chant Rod Steward, le Johnny Halliday anglais (comprendre par là : très bon interprète, mais son répertoire propre est assez déplorable à partir de 1975)

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commentaires

Chtif 03/12/2011 14:13


effectivement, pour faire le malin avec les anglais, je leur demande  en general "alors, plutot Who ou Small Faces ?", et la reponse usuellement recoltee est : "on va dire Who, je connais
pas les Small Faces"... c'est quand meme con !


ah sinon, t'as oublie de dire que Marriott a refuse de rejoindre un petit groupe qui montait, et qui s'appelait Led Zeppelin, et qu'il est mort en s'endormant avec une cigarette au pieu, ce qui
en fait quand meme u ndes plus sacres poissards du rock, non ?


 


 

Aaron Sanzio 26/05/2011 23:12



"Beatles ou Stones?" Beach Boys bien sûr.


Sinon, bien entendu, très bon groupe que ces Small Faces, mods à souhait. Je m'en vais réécouter "Itchycoo Park" tiens...



Guic ' the old 08/07/2011 07:51



Mais cet album est quand même, je trouve, beaucoup moins orienté "mod" (freakbeat, soul) que les précédents...